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Québec/Trois-Rivières: Ouverture des terrasses sur des Forges avec l’inquiétude de passer en zone rouge

avril 16, 2021

La rue des Forges se transforme à nouveau en rue piétonne à compter de jeudi. Les terrasses des restaurants commencent à prendre forme. Ils pourront y accueillir des clients dès ce soir.

La rue des Forges est redevenue temporairement piétonne jeudi au centre-ville de Trois-Rivières.

© /Radio-Canada La rue des Forges est redevenue temporairement piétonne jeudi au centre-ville de Trois-Rivières.

La directrice générale de Trois-Rivières Centre, Gena Déziel, explique que certains changements seront apportés cette année. Notamment, les clôtures de contrôle de foule ne reviendront pas, ce qui permettra d’agrandir les terrasses des restaurants.

Les flèches au sol aussi disparaîtront. Le but est d’embellir la rue et de se fier au bon jugement des gens pour respecter les mesures de distanciation.«Il va y avoir des fresques qui vont être aménagées sur le sol. Ce sera des choses plus artistiques», explique Gena Déziel.

L’accès sera également facilité pour les personnes à mobilité réduite. Des rampes seront offertes aux restaurateurs à raison d’une rampe par paire de restaurants.

La terrasse St-Lau devrait également être de retour, mais la situation sanitaire incertaine ne permet pas à Trois-Rivières Centre de confirmer les dates.

Une zone rouge qui menace les restaurateurs

Les terrasses ouvrent pour le moment deux mois plus tôt que l’année dernière ce qui réjouit les restaurateurs. Si la région demeure en zone orange, elles devraient permettre aux restaurateurs de retrouver une rentabilité après des mois de fermeture.

«On est encore en mode de recherche de solutions si ça ferme, on veut être proactifs. On est confiants de pouvoir rester ouverts, mais c’est sûr que ça pend toujours au-dessus de nos têtes. On se croise les doigts» confie Cédric Bournival, copropriétaire de La Brasserie. Il ajoute surveiller la situation d’heure en heure.

De son côté, le propriétaire de la Maison de débauche s’inquiète surtout de perdre ses employés à force de fermer et d’ouvrir la salle à manger. «On espère de ne pas les écoeurer complètement et de les perdre pour de bon», affirme Dany Bruneau.

Les règles en terrasses seront les mêmes qu’en salle à manger. C’est-à-dire le contrôle de la zone de résidence des clients et le registre y sont obligatoires. La réservation sera aussi obligatoire avant d’aller en terrasse.

L’Association restauration Québec rappelle également qu’il est toujours interdit d’ouvrir des terrasses en zone rouge.

Par  CBC/Radio-Canada avec les informations de Claudia Cantin

France: Une dizaine de terrasses fermées ce week-end à Paris pour avoir ouvert trop tôt

mai 31, 2020

 

La préfecture de police a contraint dix restaurateurs parisiens à ranger leurs tables. Ils ne pourront les ressortir que mardi prochain, date autorisée par le gouvernement.

Aussitôt sorties, aussitôt remises à l’intérieur. Malgré la date fatidique du 2 juin pour accueillir leurs clients en terrasse, plusieurs restaurateurs n’ont pas résisté à sortir leurs tables restées confinées pendant deux mois. Au grand bonheur des parisiens, en ce beau week-end ensoleillé de la Pentecôte.

Deux restaurants dans le XVIIIe arrondissement, une crêperie du VIIe et un bistrot du Xe ont été sanctionnés samedi 30 mai par la préfecture de police de Paris. Le lendemain, six autres établissements ont été contraints de fermer. Chaque propriétaire est reparti avec une amende pour ne pas avoir respecté cette mesure de déconfinement.

La veille, la maire de Paris a annoncé son projet pour permettre l’ouverture des restaurants et cafés parisiens en toute sécurité. Des chaises et des tables pourront être installées sur les trottoirs et des places de stationnements. Certaines rues pourront aussi être fermées à la circulation afin que les clients puissent s’attabler. Anne Hidalgo espère ainsi redonner le sourire aux professionnels de la restauration qui ont particulièrement souffert du coronavirus.

Avec Le Figaro par Michalik Marie-Liévine

La tribu éthiopienne de Konso célèbre son entrée au patrimoine mondial de l’Unesco

juin 12, 2012
La tribu éthiopienne de Konso célèbre son entrée au patrimoine mondial de l'Unesco La tribu éthiopienne de Konso célèbre son entrée au patrimoine mondial de l’Unesco © AFP

Tambours et chants résonnent entre les collines. La tribu éthiopienne Konso, femmes flamboyantes dans leurs jupes oranges, hommes couverts de masques en peau de vache et plumes blanches, fêtent l’inscription de leur paysage culturel au patrimoine mondial de l’Unesco.

En ce jour de célébration, des centaines de Konso ont investi les rues de leur désormais célèbre ville, située à quelque 600 km au sud-ouest de la capitale éthiopienne Addis Abeba.

Situé sur les hauts plateaux d’Ethiopie, le paysage culturel du pays Konso, a été choisi l’an dernier par l’Unesco, mais n’a officiellement rejoint la liste du patrimoine mondial que cette année.

L’Unesco a distingué ce site aride de 55 km2, ses terrasses en pierre et ses fortifications, parce qu’il « constitue un exemple spectaculaire d’une tradition culturelle vivante » vieille de plus de 400 ans et qu’on y trouve des statues de bois anthropomorphiques qui constituent « un témoignage exceptionnel et vivant de traditions funéraires sur le point de disparaître ».

L’inscription du paysage Konso au patrimoine mondial fait de l’Ethiopie le pays d’Afrique au plus grand nombre de sites protégés. Les églises de Lalibela, haut lieu du christianisme orthodoxe éthiopien, ou encore les stèles d’Axoum font parties des autres trésors du pays reconnus par l’organisation onusienne.

Dans un pays en rapide développement, l’entrée de Konso dans le patrimoine mondial devrait lui permettre de protéger sa culture ancestrale.

La région est « une zone de mondialisation (. . . ) et Konso ne fait pas exception, » reconnaît Yonas Desta, directeur général de l’autorité de recherche et de conservation de l’héritage culturel, une branche du ministère éthiopien de la Culture.

« Comment l’urbanisation peut se conjuguer avec les valeurs essentielles Konso, c’est précisément ce que nous devons soigneusement comprendre et gérer, » poursuit-il.

Pilleurs de tombes

Konso, une ville de quelque 300. 000 habitants, où le bétail obstrue encore souvent les rues étroites, est le premier site éthiopien classé à l’Unesco pour son paysage.

Pour Dinote Kusia Shankere, un responsable culturel de Konso, le classement est « merveilleux » car il va permettre de maintenir en vie les traditions.

« La plupart des jeunes gens oublient leur culture (. . . ) jusqu’à maintenant, rien n’a été écrit sur la culture Konso, » dit-il, posté devant le musée de la ville ouvert il y a deux ans et demi grâce à un financement français.

Le musée contribue avant tout à la préservation des Waka, stèles funéraires de bois sculpté, placées sur les tombes des chefs de clans Konso et longtemps la proie facile de trafiquants et pilleurs de tombes.

De l’inscription au patrimoine de l’Unesco, l’Ethiopie attend aussi un coup de fouet au tourisme. Le secteur a été mis à mal en début d’année par l’attaque meurtrière d’un groupe de touristes européens en territoire Afar, dans le nord-est du pays à la frontière avec l’Erythrée.

Le tourisme est essentiel pour l’économie éthiopienne — il a rapporté quelque 195 millions d’euros au pays ces six derniers mois. Et la population Konso espère aussi que le nouveau statut du site amènera des visiteurs pour dynamiser l’emploi local.

« D’un côté nous gagnons en visibilité dans le monde, et de l’autre, pour la population locale, il y a des revenus, » commente Kushabo Kalale, un habitant. « C’est une chance exceptionnelle d’être reconnu pour notre culture.  »

Jeuneafrique.com avec  AFP