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Mali: au moins 11 civils tués dans le nord-est, selon un élu et un groupe armé

juin 5, 2021

Au moins 11 membres d’une communauté touareg ont été tués jeudi 3 juin par des assaillants non identifiés près de Ménaka, dans le nord-est du Mali, ont indiqué samedi 5 juin une coalition de groupes armés pro-Bamako et un élu local.

«La Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d’Alger a appris l’assassinat lâche de 11 civils de la communauté ibogholitane à Agharangabo (Ménaka) par des individus armés non identifiés», a indiqué dans un communiqué cette coalition bien implantée à Ménaka.

Ménaka et sa région, proches de la frontière avec le Niger, font partie de ces vastes zones qui échappent largement ou entièrement au contrôle d’un pouvoir central affaibli. Agharangabo est un campement à quelque 65 km au nord-ouest de Ménaka.

«Des exécutions sommaires de 11 civils»

Les violences qui ensanglantent ce pays du Sahel depuis 2012 sont multiformes : attaques djihadistes, ou crapuleuses et conflits intercommunautaires, auxquels s’ajoutent les rivalités entre groupes armés.

La Plateforme, qui diffuse une liste de 11 victimes supposées, indique que «ces paisibles civils ont été exécutés le 3 juin 2021 et leurs bétails emportés».

«Ce sont des exécutions sommaires de 11 civils par des hommes armés non identifiés. Ça s’est passé jeudi au cours de trois attaques contre les civils dans cette zone», a dit à l’AFP un élu de la région ayant requis l’anonymat pour des raisons de sécurité.

Par Le Figaro avec AFP

Au moins 110 civils tués dans une attaque jihadiste au Nigeria

novembre 29, 2020
Les funérailles des personnes tuées dans une attaque à Zaabarmar, au Nigeria, le 29 novembre 2020.

Au moins 110 civils ont été tués samedi par des membres présumés de Boko Haram dans un village du nord-est du Nigeria, selon un bilan des Nations unies, ce qui en fait une des attaque les plus meurtrières dans cette région, en proie à une sanglante insurrection jihadiste.

L’attaque s’est déroulée le jour des élections locales dans cet État, les premières organisées depuis le début de l’insurrection de Boko Haram en 2009. Depuis cette date, on dénombre plus de 36 000 tués et plus de deux millions de personnes ont dû fuir leur foyer.

« Le 28 novembre, en début d’après-midi, des hommes armés sont arrivés à moto et ont mené une attaque brutale sur des hommes et des femmes qui travaillaient dans des champs à Koshobe », a déclaré dimanche le coordinateur humanitaire de l’ONU au Nigeria, Edward Kallon.

« Au moins 110 civils ont été froidement tués, et de nombreux autres blessés dans cette attaque », a-t-il ajouté.

Le communiqué de l’ONU ne mentionne pas le groupe jihadiste Boko Haram, qui multiplie les attaques dans cette région depuis plus de dix ans et contrôle une partie du territoire.

L’attaque s’est produite dans une rizière située à moins de dix kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’État du Borno, épicentre de l’insurrection islamiste. Le mois dernier, 22 agriculteurs avaient déjà été tués dans leurs champs, non loin de cette ville.

« Egorgés »

Samedi, le responsable d’un groupe d’autodéfense pro-gouvernemental avait fait état de 43 morts.

« Nous avons retrouvé 43 corps sans vie, tous ont été égorgés », avait déclaré Babakura Kolo. « C’est sans aucun doute l’oeuvre de Boko Haram qui opère dans la région et attaque fréquemment les agriculteurs ».

Les funérailles des personnes tuées dans une attaque à Zaabarmar, au Nigeria, le 29 novembre 2020.

Ces 43 premières victimes ont été enterrées dimanche dans le village voisin de Zabarmari, en présence du gouverneur de l’État du Borno, Babaganan Umara Zulum. Les recherches d’autres victimes dans ces eaux marécageuses et difficile d’accès se poursuivaient.

Le gouverneur avait affirmé dimanche que 70 agriculteurs avaient été tués, tout en prévenant que ce bilan pourrait s’alourdir dans les prochaines heures.

Figurent notamment parmi les victimes des dizaines d’ouvriers agricoles originaires de l’État de Sokoto, à environ 1 000 km à l’ouest, qui s’étaient rendus dans l’Etat de Borno pour trouver du travail dans les rizières.

Le président du Nigeria Muhammadu Buhari a « condamné » samedi soir « le meurtre de ces agriculteurs dévoués à leur travail par des terroristes « , dans un communiqué. « Le pays entier est blessé par ces assassinats insensés », a-t-il ajouté.

« Devoir de voter »

L’attaque est survenue le jour des élections des représentants et conseillers régionaux des 27 circonscriptions de l’État du Borno, un scrutin repoussé depuis 2008 pour des raisons de sécurité.

« C’est mon devoir de venir et de voter pour les représentants et les conseillers régionaux car ils sont les responsables de ma localité », avait témoigné samedi Bukar Amar, un déplacé du conflit qui a voté pour sa localité depuis le camp de Bakassi.

Depuis plusieurs mois, les autorités encouragent les personnes déplacées à retourner dans leur village, affirmant qu’il n’est plus possible financièrement de les prendre en charge, les déplacés – qui n’ont plus accès à leurs champs – dépendant presque entièrement de l’aide humanitaire pour survivre.

Un nombre important de déplacés ont ainsi regagné leurs villages, pourtant ravagés par les violences.

Par Jeune Afrique avec AFP

Le Qatar se dit victime d’une campagne l’accusant de soutien au « terrorisme »

mai 20, 2017

Une photo d’archives du Premier ministre du Qatar cheikh Abdullah ben Nasser ben Al-Thani, le 20 novembre 2016 à Doha / © AFP/Archives / HO

Le Qatar s’est dit samedi victime d’une campagne calomnieuse de certains médias qui l’ont accusé de « soutien » au terrorisme, des allégations qualifiées de « mensongères » par Doha.

Dans un communiqué publié par le service de communication du gouvernement, l’émirat du Golfe affirme avoir été délibérément ciblé avant la tournée du président américain Donald Trump dans la région, qui a débuté samedi.

« A la veille de la visite de M. Trump au Moyen-Orient, un plan orchestré par des organisations anti-Qatar dans diverses publications (…) a prétendu que le Qatar voyait avec sympathie, ou neutralité, les actions de groupes terroristes au Moyen-Orient « , déplore le communiqué.

« C’est absolument faux », rétorque-t-il, assurant que toute « allégation selon laquelle le Qatar soutient le terrorisme est un mensonge ».

Le communiqué ne cite aucun exemple d’articles ni d' »organisations anti-Qatar » auxquels ils fait référence mais assure que les responsables de cette campagne pourraient être démasqués.

Doha a longtemps fait l’objet d’accusations selon lesquelles il parraine le terrorisme.

L’émirat a été critiqué pour son soutien aux groupes rebelles qui se battent contre le président syrien Bachar al-Assad, et des Qataris ont été sanctionnés par le Trésor américain pour des activités de financement du terrorisme.

Le pays, qui accueillera la Coupe du monde de football 2022, est membre de la coalition internationale commandée par Washington qui combat le groupe jihadiste Etat islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mai 2017 17h54)                

Erdogan accuse l’Occident de soutenir le terrorisme et les putschistes

août 2, 2016

Istanbul – Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé mardi les Occidentaux de soutenir le terrorisme et les putschistes, dans l’attaque la plus virulente depuis la tentative de coup d’Etat du 15 juillet.

Malheureusement, l’Occident soutient le terrorisme et se range aux côtés des putschistes, a déclaré le chef de l’Etat dans un discours à Ankara, en réponse aux critiques des Etats-Unis et de pays européens sur l’ampleur des purges qui ont suivi le putsch avorté.

Ceux que nous imaginions être nos amis prennent le parti des putschistes et des terroristes, a-t-il répété lors d’un forum économique organisé à la présidence.

Ce coup d’Etat n’était pas seulement un événement planifié de l’intérieur. Les acteurs ont agi dans le pays selon un scénario qui avait été écrit depuis l’étranger, a affirmé le chef de l’Etat, qui accuse le prédicateur Fethullah Gülen, en exil aux Etats-Unis, d’être le cerveau du putsch. Ce dernier dément vigoureusement.

La Turquie réclame à Washington l’extradition du prédicateur.

Comment se fait-il, alors que nous sommes partenaires stratégiques, que je vous demande de livrer quelqu’un sur la base d’un document de sécurité nationale pour la Turquie et que vous continuiez à le cacher et à le protéger ?, a-t-il lancé à l’adresse des Etats-Unis.

Il a affirmé que Gülen tirait la majeure partie de ses revenus des Etats-Unis. Selon le président turc, le prédicateur gagnerait entre 200 et 300 millions de dollars (178 à 267 millions d’euros) uniquement grâce aux écoles gérées par des fondations qui lui sont liées, sans préciser si ce revenu était annuel.

Pour la première fois depuis le putsch, la Turquie a eu lundi ses premiers contacts de haut niveau avec les Etats-Unis, en recevant le chef d’état-major interarmées Joseph Dunford.

Les relations des deux partenaires clés au sein de l’Otan se sont aigries depuis la tentative de putsch.

Le chef de l’Etat turc s’est aussi insurgé contre la décision des autorités allemandes de lui interdire de s’adresser par un lien vidéo à ses partisans rassemblés dimanche à Cologne (ouest de l’Allemagne) pour soutenir la démocratie.

Il a reproché à Berlin d’avoir laissé récemment s’exprimer par vidéoconférence la rébellion kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), que combat l’armée turque depuis l’expiration d’un cessez-le-feu en juillet 2015.

Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne.

Le président turc a également défendu les mesures prises par son pays après le coup d’Etat raté et notamment l’état d’urgence qui respecte les procédures européennes.

Regardez ce qu’a fait la France: trois plus trois plus six, elle a déclaré un an d’état d’urgence, a-t-il lancé.

Ces déclarations interviennent à la veille d’une visite à Ankara du secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjørn Jagland.

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2016 15h23)

Turquie: deux journalistes britanniques inculpés de terrorisme

août 31, 2015

Diyarbakir (Turquie) – Un tribunal turc a décidé lundi de maintenir en détention deux journalistes britanniques travaillant pour Vice News arrêtés la semaine dernière, les inculpant d’activités terroristes, a constaté un correspondant de l’AFP.

Les deux journalistes et leur traducteur irakien ont été accusés par un tribunal de Diyarbakir, dans le sud-est en majorité kurde, de participer à des activités terroristes pour le compte du groupe Etat Islamique (EI).

Les trois hommes ont été emmenés jusqu’à une prison de Diyarbakir, dans l’attente de leur procès. Aucun détail sur leurs liens présumés avec l’EI n’a filtré.

Un quatrième suspect, le chauffeur du groupe, a été libéré.

Selon certaines informations, la police a arrêté les journalistes après avoir été informée de leur présence dans la région, secouée par des violences entre les forces de sécurité turques et les rebelles kurdes, et a confisqué les images qu’ils avaient prises. Les journalistes ont rejeté les accusations portées à leur encontre, en présence de leurs avocats.

Vice News, une chaîne d’information sur Internet dont le siège est aux Etats-Unis, a identifié les deux journalistes comme étant Jake Hanrahan et Philip Pendlebury.

La chaîne a précisé dans un communiqué que, selon certaines sources, ils avaient été arrêtés pour avoir filmé sans autorisation gouvernementale, mais qu’ils avaient ensuite été accusés de soutenir le soi-disant Etat Islamique.

Un porte-parole de Vice News a ajouté que les journalistes faisaient face à des accusations de terrorisme sans fondement.

Les journalistes s’étaient rendus dans le sud-est de la Turquie, région secouée par des violences depuis qu’Ankara a déclenché fin juillet une guerre contre le terrorisme visant le groupe EI, mais surtout la guérilla kurde turque du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Amnesty International a appelé à la libération immédiate des journalistes, qualifiant les accusations à leur encontre de scandaleuses et étranges.

C’est un nouvel exemple de la manière dont les autorités turques suppriment les informations qui les embarrassent, a estimé Andrew Gardner, chercheur spécialisé sur la Turquie à Amnesty International.

L’arrestation des journalistes survient dans un contexte de préoccupation croissante pour la liberté de la presse dans la Turquie du président Racep Tayyip Erdogan, où des journalistes sont notamment visés par des procédures judiciaires pour des accusations d’insulte envers le pouvoir.

Les autorités devraient protéger les journalistes qui font leur travail, au lieu de les bâillonner, a affirmé Nina Orgianova, du Comité pour la protection des journalistes.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2015 20h08)

Tunisie : la réouverture du musée du Bardo reportée pour raisons de sécurité

mars 24, 2015

Un policier devant l'entrée du musée du Bardo à Tunis, le 20 mars 2015.
Un policier devant l’entrée du musée du Bardo à Tunis, le 20 mars 2015. © AFP/Fethi Belaid

Après avoir annoncé que le musée du Bardo allait rouvrir ses portes au public mardi, les autorités tunisiennes ont finalement décidé de le maintenir fermé pour raisons de sécurité.

« Pour des raisons de sécurité, on ne peut pas recevoir un grand nombre de visiteurs selon le ministère de l’Intérieur », a déclaré mardi 24 mars la chargé de communication du musée, Hanene Srarfi, confirmant, en revanche, la tenue d’une « cérémonie officielle » dans l’après-midi au musée.

« Nous n’avons pas de date » pour la réouverture au public. « Les ministères de l’Intérieur et de la Culture ont décidé que cet après-midi ce serait un évènement officiel pour les médias et les personnalités. (…) Pour le public c’est encore tôt », a-t-elle dit.

La cérémonie officielle maintenue doit donner lieu à un concert de l’Orchestre symphonique tunisien et un nouvel hommage aux victimes.

Évoquant dimanche cette réouverture, le conservateur du musée, Moncef Ben Moussa, avait parlé d’un acte « symbolique ». « C’est un défi mais aussi un message (…). Nous voulons dire qu’ils (les assaillants) n’ont pas atteint leur objectif », avait-il dit.

Divers rassemblements sont en outre programmés, notamment à l’occasion du démarrage du Forum social mondial (FSM), grande messe altermondialiste à laquelle participent plusieurs milliers d’étrangers jusqu’à samedi dans la capitale tunisienne.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le président Obiang affirme que la Guinée Equatoriale est visée par des menaces terroristes

mars 20, 2015

Malabo (Guinée équatoriale) – Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a affirmé que son pays était visé par des menaces terroristes lors d’une intervention à la télévision nationale au moment où un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé dans la capitale Malabo.

L’Afrique centrale fait face à un phénomène qu’elle n’avait jamais connu, le phénomène du terrorisme, a-t-il dit jeudi soir, faisant allusion au groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui a multiplié attaques et enlèvements dans le nord du Cameroun et dans une moindre mesure au Tchad et au Niger ces derniers mois.

Le terrorisme est déjà arrivé au Cameroun, et du Cameroun à la Guinée équatoriale, il y a quelques kilomètres seulement, a-t-il ajouté.

Le nord-est du Cameroun, la région visée par les raids de Boko Haram, est cependant située à un millier de kilomètres de Malabo, dans le sud-ouest de la Guinée équatoriale.

Jeudi, le chef de l’Etat a rendu visite aux soldats du centre d’instruction des forces armées et de sécurité de Mosala, près de la capitale, lors de manoeuvres militaires. Sur les images télévisées, on voit une simulation d’affrontements entre des soldats équato-guinéens et un groupe d’insurgés.

Je suis venu vous encourager à poursuivre les exercices militaires ou manoeuvres, car il y a certains groupes terroristes qui déstabilisent les Etats (d’Afrique), les informations que nous recevons sont graves, a déclaré le président Obiang sans citer nommément Boko Haram.

Il a affirmé disposer d’informations suffisantes pour craindre une attaque sur le sol équato-guinéen.

Soyez préparés pour être en mesure de les repousser, il faut les repousser, nous allons multiplier les exercices pour nous défendre par tous les moyens, a-t-il dit sans préciser la nature de ses informations sur la menace présumée.

Si les assaillants viennent par mer puisque nous sommes entourés de la mer (Malabo est située sur une île), la marine, l’aviation et l’armée de terre doivent pouvoir répondre, a expliqué Teodoro Obiang Nguema.

Depuis quelques jours, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé à Malabo. Sur les grandes artères et principaux de la ville, patrouilles militaires et contrôles policiers se sont multipliés.

Petit pays pétrolier du golfe de Guinée dirigé d’une main de fer par le président Obiang depuis 1979, la Guinée Equatoriale a déjà eu a faire face à des actes de piraterie maritime dans ses eaux territoriales, mais jamais aux islamistes de Boko Haram.

Romandie.com avec(©AFP / 20 mars 2015 13h11)

Dieudonné visé par une enquête pour apologie du terrorisme

janvier 12, 2015

Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête pour apologie du terrorisme contre Dieudonné, a-t-on appris de source judiciaire. Le polémiste a écrit dimanche sur Facebook se sentir « Charlie Coulibaly », en référence à Amedy Coulibaly, qui a tué une policière à Montrouge et quatre personnes dans une épicerie casher de Paris.

L’apologie d’actes de terrorisme est passible de sept ans de prison et de 100’000 euros (près de 123’000 francs) d’amende. L’avocat de Dieudonné n’était pas disponible dans l’immédiat.

« Après cette marche historique, que dis-je… Légendaire! (…) je rentre enfin chez moi », a écrit le polémiste dimanche soir sur Facebook. « Sachez que ce soir, en ce qui me concerne, je me sens Charlie Coulibaly », a-t-il ajouté dans cette publication retirée du site internet.

Dix mille militaires
Dimanche après-midi, Dieudonné avait indiqué sur Twitter défiler « aux côtés des défenseurs de la liberté d’expression ». « Pensées pour tous ceux qui n’ont jamais eu peur de mourir de rire », avait-il ajouté.

La France renforçait lundi son dispositif de sécurité pour parer à de nouvelles attaques terroristes, en commençant par les écoles et lieux de culte juifs. Dix mille militaires seront déployés dès mardi soir, a annoncé le gouvernement, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devait se rendre à l’endroit où a eu lieu la prise d’otages.

« La traque se poursuit »
Le Premier ministre Manuel Valls a également annoncé, avant de participer à cette réunion à l’Elysée sur la sécurité en France, que « la traque se poursuit » pour retrouver d’éventuels complices des trois djihadistes. Il a refusé de livrer davantage de détails.

Hayat Boumeddiene, la compagne et complice présumée d’Amedy Coulibaly, l’un des djihadistes impliqués, a franchi la frontière turque pour se rendre en Syrie, a confirmé le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, cité lundi par l’agence anatolienne de presse.

Romandie.com

Etats-Unis: Une femme intègre pour la première fois la liste des 25 terroristes les plus recherchés par le FBI

mai 5, 2013
Photo non datée de Joanne Chesimard, une Américaine figurant sur la liste des 25 terroristes les plus recherchés par le FBI AP / SIPA
  • 20minutes.fr – Photo non datée de Joanne Chesimard, une Américaine figurant sur la liste des 25 terroristes les plus recherchés par le FBI AP / SIPA

TERRORISME – Joanne Chesimard est accusée d’avoir tué un policier il y a plus de quarante ans…

Il y a une première à tout. Joanne Chesimard, accusée d’avoir tué un policier il y a plus de 40 ans et soupçonnée de s’être réfugiée à Cuba, est devenue jeudi la première femme à figurer dans la liste des 25 «terroristes les plus recherchés» du FBI, a annoncé l’agence fédérale américaine. 

Joanne Chesimard, connue sous le nom d’Assata Shakur, appartenait à l’Armée de libération des noirs, une organisation américaine d’extrême gauche qui s’est engagée dans les années 70 dans la lutte armée pour la cause des noirs.

Marraine du rappeur Tupac Shakur

Marraine du rappeur Tupac Shakur, tué par balle en 1996 à Las Vegas, elle est accusée d’avoir tué un policier dans le New Jersey (nord-est des Etats-Unis), lors d’une fusillade le 2 mai 1973, avec deux complices. Après avoir fui, Joanne Chesimard est arrêtée et accusée en 1977 d’assassinat. Condamnée à la perpétuité, elle parvient à s’enfuir de nouveau de prison deux années après.

La militante a été repérée à Cuba en 1984, où elle serait toujours, affirme le FBI. Joanne Chesimard «est la seconde ressortissante américaine à être intégrée à cette liste» des 25 personnes les plus recherchées par le FBI, qui promet une récompense d’un million de dollars (environ 762.000 euros) pour leur localisation. Le New Jersey promet lui aussi un million de dollars de récompense.

Par 20minutes.fr

Aqmi : les États-Unis pressent le Mali d’agir

novembre 14, 2011

Si les Français semblent s’être résignés à attendre l’élection présidentielle de 2012 au Mali et le remplacement d’Amadou Toumani Touré pour développer leur coopération militaire avec Bamako dans la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), tel n’est pas le cas des États-Unis. Le 28 octobre, ceux-ci ont fait un don en matériel d’une valeur de 4,5 milliards de FCFA et pressent Koulouba d’agir sur le terrain.

Les États-Unis sont déterminés à monter en puissance dans la lutte contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) depuis le Mali. Le vendredi 28 octobre, le Pentagone a offert à l’armée malienne 44 pick-up, 18 camions, 6 ambulances, 17 radios Harris montées sur véhicules, 24 autres portables, des téléphones tactiques et des logiciels de transmission de données. À ce lot s’ajoute des jumelles militaires, des lunettes de vision pour les snipers ou encore des appareils de vision nocturne. Coût total : 4,5 milliards de F CFA. Il y a un an, l’armée malienne avait déjà bénéficié d’un don de 40 véhicules pick-up, de postes radios et de matériels médicaux de campagne.

Équipement et formation

Au-delà de l’équipement militaire, l’armée américaine apporte depuis de nombreuses années son soutien en matière de formation à l’Échelon tactique interarmées (Etia, unité de l’armée malienne spécialisée dans lutte contre le terrorisme) avec l’organisation d’exercices militaires annuels.

« Depuis 2006, nous avons formé un millier de soldats maliens, dans le cadre de la lutte contre Aqmi. Ces formations comprennent des entraînements au tir, les patrouilles, la coordination des mouvements sur le terrain avec les véhicules et la communication », affirme avec satisfaction le commandant de l’Opération Liberté Durable dans le Trans Sahara d’Africom, le commandant Alexander Kelly.

« Face aux nouvelles menaces sécuritaires, le Mali et les États-Unis partagent les mêmes préoccupations et livrent le même combat », a expliqué le ministre malien de la Défense, Natié Pleah. Mais en elle même, cette coopération n’est pas suffisante aux yeux des experts américains. « Il est clair que les formations et les équipements, aussi efficaces soient-ils, ne peuvent pas garantir à eux seuls les meilleurs résultats. À cela, il faudra également ajouter les engagements diplomatiques avec les partenaires régionaux sur les approches coordonnées de lutte contre l’insécurité dans la région », précise le chargé d’affaire de l’ambassade des États-Unis au Mali, Peter H. Barlerin.

Avec ce soutien, les États-Unis visent un double objectif : former des unités spéciales capables de déloger Aqmi de ses bases installées dans le nord et le nord-ouest du pays, mais aussi inciter les autorités maliennes à s’y installer et mieux contrôler les frontières pour lutter contre le trafic de drogue.

Gesticulation et frustration

Pourtant, sur ces points précis, Bamako traînerait les pieds si l’on en croit le contenu d’un câble de l’ambassade des États-Unis à Bamako en 2010 révélé par Wikileaks fin août 2011. Selon la missive, certains « pays du champ » soupçonnent même une complicité en haut lieu avec Aqmi.

Du point de vue de Koulouba, cette inertie est due au manque de moyens et de coopération. « Nous ne sommes pas pour des opérations spectaculaires inutiles ou pour faire plaisir à certains. Il va falloir que les actions soient communes », a déclaré le président Amadou Toumani Touré (ATT) après la remise des dons américains, fin octobre.

Des paroles qui semblent en contradiction avec une déclaration d’ATT du mois de mai 2010, lors la cérémonie de clôture d’une formation militaire d’Africom à l’Etia. À la question d’un journaliste européen portant sur le calendrier des actions contre Aqmi, le président avait répondu en ces termes : « Dans le cadre d’une manœuvre la première chose c’est la gesticulation, c’est de faire savoir à l’ennemi que je m’entraîne, que je suis fort, équipé et que je suis disposé à répondre à toutes les menaces…».

Or depuis 2009, Bamako n’a initié aucune action concrète contre Aqmi. En définitive, l’agitation ou l’inaction de Bamako n’ont pour le moment eu qu’un seul effet concret : susciter la frustration des partenaires du Mali.

Jeuneafrique.com par Baba Ahmed, à Bamako