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MCDDI : quand l’illégalité consacre l’illégalité et l’illégitimité

décembre 14, 2012

Dans quelques jours, le 23 décembre précisément, le MCDDI nouvelle formule organisera sa Convention, la deuxième, à Kinkala, en lieu et place d’un Congrès statutaire.

La question qui se pose aujourd’hui est : Pourquoi une Convention et non un Congrès ? Une Convention réunit un nombre restreint de membres du parti, et peut se limiter à quelques têtes cooptées par le patron tout seul ou par un petit comité, à l’inverse du Congrès qui, lui, rassemble la majorité des militants et membres du parti, toutes les instances et structures du parti devant y être représentées.

Mais, Convention ou pas, Congrès ou pas, il y a eu ce que plus d’un d’entre nous, militants et membres de ce parti, pouvons appeler : légalisation et légitimation de l’illégalité et de l’illégitimité.

Que les dirigeants actuels du MCDDI, héritiers matériels et non spirituels du Président-Fondateur de ce parti, préfèrent la Convention au Congrès, là n’est vraiment pas le vrai problème. C’est peut-être une question de sémantique. Ceci étant, on aurait peut-être mieux fait de faire les choses proprement au lieu de placer la charrue avant les bœufs. Car, tout compte fait, personne n’est peut-être opposé au vocable CONVENTION qui, en y regardant bien, n’est qu’une instance intermédiaire comme stipulé dans les nouveaux Statuts consacrés par cette Convention aujourd’hui en cause.

Cependant, faute de CONGRES STATUTAIRE, cette CONVENTION reposant sur des STATUTS adoptés à travers une CONVENTION NON STATUTAIRE, pose un problème de légalité et de légitimité. C’est pourquoi, il est juste de dire que tout ce qui a été adopté par la CONVENTION de 2008 est illégal et illégitime, nul et de nul effet. Tous les travaux et toutes les décisions de la CONVENTION de 2008 sont frappés du sceau de l’illégalité, de l’illégitimité et de la nullité.

Notre frère Guy-Brice Parfait KOLELAS, la tête de pont des initiateurs du vocable CONVENTION, en sa qualité de Coordonnateur désigné par une instance non statutaire, avait certainement été mal inspiré, voire mal conseillé. S’il avait commencé par organiser un Congrès au cours duquel auraient été adoptés les Statuts en vigueur actuellement, la tenue d’une Convention aujourd’hui n’aurait posé aucun problème.

Explication :
1) – Pour que l’instance CONVENTION soit légale et légitime, celle-ci devait avant tout être adoptée par un CONGRES en bonne et due forme.

2) Pour que les Statuts, le Règlement Intérieur et toutes les Instances mis en place à l’issue de cette Convention de 2008, en vigueur actuellement, puissent jouir de leurs pleines légalité et légitimité, il faut impérativement que ceux-ci soient approuvés et adoptés par un CONGRES STATUTAIRES. C’est d’abord le CONGRES qui doit avaliser la nouvelle instance appelée CONVENTION. Alors seulement, ensuite, celle-ci aura la légitimité de prendre des décisions. Le contraire est et sera considéré comme une VIOLATION DES STATUTS DE 1989.

D’abord, la CONVENTION n’étant qu’une instance intermédiaire entre deux Congrès, celle-ci ne devrait pas avoir le pouvoir de mettre en place des structures et instances du Parti et encore moins modifier les Statuts et le Règlement Intérieur. Ces prérogatives sont dévolues à la seule et unique instance : le CONGRES. Ainsi, même adoptée par un Congrès statutaire, la CONVENTION n’a pas la légalité et la légitimité de réviser les Statuts et le Règlement Intérieur, tout comme elle n’est pas habilitée à modifier les instances et leur composition.

3) En dehors de tout CONGRES STATUTAIRE, la CONVENTION DU 23/12/2012 qui se tiendra à Kinkala prochainement est en violation flagrante des Statuts de 1989 parce que celle-ci est née d’une autre violation des mêmes Statuts du MCDDI.

4) Le vocable de COORDONNATEUR né de cette même CONVENTION de 2008 est nul et de nul effet parce que inexistant dans les Statuts de 1989.

Il faut tout recommencer. D’abord un CONGRES au cours duquel sera adopté tout ce qui a été illégalement mis en place en 2008.

“NZILA KA ZIMBAKANA KAALA HANA MAHAMBU”

A Strasbourg, le 14 décembre 2012

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA
Membre du MCDDI
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Crise malienne : « L’armée tchadienne est à la disposition de l’Union africaine », selon Sékouba Konaté

novembre 14, 2012
Sékouba Konaté est arrivé à N'Djamena lundi 12 novembre. Sékouba Konaté est arrivé à N’Djamena lundi 12 novembre. © AFP

Exclusif. Après des mois d’hésitation, le chef de l’État tchadien, Idriss déby Itno, a décidé d’engager ses troupes au Nord-Mali. C’est ce qu’il a confié lors d’un entretien, mercredi 14 novembre à N’Djamena, au commandant de la Force africaine en attente (FAA, de l’UA), le général guinéen Sékouba Konaté.

C’est à un de ses frères d’armes, le général Sékouba Konaté, qu’Idriss Déby Itno a réservé la primeur de sa décision. Mercredi 14 novembre au matin, au cours d’un entretien à la présidence, à N’Djamena, le chef de l’État a confié au commandant de la Force africaine en attente (FAA, de l’UA) que « les forces tchadiennes sont à la disposition de l’Union Africaine et de la Cedeao [pour une intervention au Nord-Mali, NDLR], si elles en font la demande ».

La décision était dans l’air depuis lundi, avec l’arrivée de l’ancien président guinéen de transition dans la capitale tchadienne. Officiellement, Sékouba Konaté venait parler de la mise en œuvre du processus devant aboutir à la mise en place de la force africaine en attente. Mais le sujet de la crise au Mali était incontournable.

Idriss Déby Itno, qui pourrait se rendre à Paris avant la fin de l’année, a donné son accord à la participation de l’armée tchadienne pour une intervention au Mali, mais a souhaité que l’Union africaine et la Cedeao fassent une requête en ce sens. D’autres discussions sont prévues pour déterminer le niveau de participation des Tchadiens (nombre de soldats, moyens). Selon des sources militaires, les troupes d’élite de l’unité anti-terroriste, formées dans le cadre de la coopération avec les États-Unis, devraient former la tête de pont du détachement tchadien.

Les raisons de l’hésitation

Convié à participer au sommet de la Cedeao consacré au Mali, la semaine dernière à Abuja, Déby Itno s’était fait représenter par son Premier Ministre, Emmanuel Nadingar, qui s’est contenté de dire que le Tchad réservait sa réponse.

« Cette affaire concerne d’abord l’Afrique de l’Ouest, on a parlé du Tchad dès que l’idée d’une intervention étrangère a été  évoquée. N’étant pas de l’Afrique de l’Ouest, nous devions ménager les susceptibilités des autres puissances de la sous-région », explique un diplomate sous couvert de l’anonymat. Qui évoque, sans le citer, le Nigeria avec lequel le Tchad a quelques difficultés au sujet de Boko Haram. Les autorités nigérianes sont très remontées contre les Tchadiens, qu’ils soupçonnent de fermer les yeux sur les activités de la secte islamiste sur son territoire. Sur ce dossier, N’Djamena a visiblement préféré jouer profil bas.

 Jeuneafrique.com  par Madjiasra Nako, à N’Djamena

L’étoile de l’économie sud-africaine commence à pâlir

septembre 30, 2012
Marche de protestation de mineurs sud-africains à Rustenburg. Marche de protestation de mineurs sud-africains à Rustenburg. © AFP

L’étoile de l’Afrique du Sud a brusquement pâli: inertie gouvernementale, services défaillants et troubles sociaux forment un cocktail délétère qui ébranle son image de solidité et son statut de tête de pont économique sur un continent instable, selon les analystes.

Alors que l’Afrique n’a jamais autant intéressé les investisseurs, la jeune démocratie sud-africaine, elle, semble bien loin de l’euphorie de la fin de l’apartheid en 1994. La grève sanglante de la mine de Marikana et ses 46 morts, dont 34 abattus par la police dans une fusillade, ont fait revenir le pays aux pires heures de son histoire. Un « accident malheureux » selon le président Zuma, mais le pays peine à s’en remettre.

Des grèves continuent d’affecter le secteur minier, poumon économique du pays, et menacent l’approvisionnement en pétrole, avec le récent mouvement des routiers. Les provocateurs de tout poil comme Julius Malema, exclu de l’ANC, surfent sur le mécontentement des plus pauvres, des millions de Sud-Africains mal payés ou mal desservis en eau, électricité, livres scolaires.

« La situation n’est pas rose », constate Mohammed Nalla, analyste chez Nedbank Capital à Johannesburg. Les perspectives « se dégradent », dit-il parlant d' »un déclin institutionnel et un déclin structurel qui s’installe dans l’économie ». Pour lui et nombre de confrères, le problème vient de l’irresponsabilité du pouvoir qui échappe à toute sanction même en cas d’échec. Faute de rival sérieux, l’ANC est accusé de se préoccuper davantage de s’enrichir et consolider sa mainmise.

Congrès de l’ANC en décembre

Depuis des mois, ses membres sont concentrés sur le congrès qui doit avoir lieu en décembre et sur l’élection du président de l’ANC, amené de facto à devenir président d’Afrique du Sud. Le président Zuma pourrait avoir comme adversaire le vice-président Kgalema Motlanthe, qui ne s’est pas déclaré. En attendant, ni l’un ni l’autre n’ose prendre des décisions et risquer de s’aliéner des soutiens.

Cette dérive politique a commencé à ronger la confiance des investisseurs. Cette semaine, l’agence de notation Moody’s a dégradé d’un cran la note de l’Afrique du Sud, à Baa1, à l’égal de la Russie, du Brésil ou de la Thaïlande. Les doutes de Moody’s tiennent au double déficit de l’Afrique du Sud –balance commerciale et budget– et à l’apathie gouvernementale face aux difficultés économiques croissantes. Ironie du sort, le coup de semonce de Moody’s survient au moment où l’Afrique du Sud rejoint le club fermé des pays admis dans le panier de référence des emprunts d’Etat au sein du Citi Index.

Mais si la mauvaise impression s’installe durablement, alors l’Afrique du Sud pourrait rapidement connaître de sérieux problèmes, et le moment ne pourrait pas être plus mal choisi. En mal de rentabilité dans le monde développé, les investisseurs misent sur les marchés africains, plus risqués mais en croissance, et assis sur d’importantes richesses minières, comme l’Afrique du Sud. La dette sud-africaine et le rand gardent leur attrait, permettant à Pretoria de maintenir son déficit public et commercial sous contrôle. Mais, souligne M. Nalla, « cela ne peut pas durer éternellement ».

Pas comparable au Zimbabwe

Un ralentissement de l’afflux de capitaux étrangers coûterait cher à l’Afrique du Sud: les frais d’emprunt augmenteraient, le budget serait sous pression, la monnaie affaiblie, ce qui renchérirait le coût du pétrole importé.

« La situation n’est pas comparable au Zimbabwe, on ne voit pas les investisseurs partir en courant les mains en l’air », commente Peter Attard Montalto, analyste à la banque d’investissement Nomura. Mais « on assiste à une lente et constante série de contre-performances », l’Afrique du Sud « ne réalise pas complètement son potentiel ».

Le pays est préservé provisoirement par les quelques institutions qui fonctionnent mais les vrais problèmes ne sont pas réglés. « Les investisseurs vont voir la banque centrale, ou le Trésor, qui sont des institutions de tout premier ordre, de qualité égale sinon meilleure que dans les pays développés. Ils ne traitent pas avec le ministère de l’Education, du Travail », explique Peter Attard Montalto. Or, c’est « là qu’on mesure les vrais problèmes. Sans parler de l’échelon provincial dont la vaste majorité souffre d’une grande inefficacité et d’une forte corruption ».

Jeuneafrique.com avec AFP