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France: Un homme nu et menaçant interpellé dans un TGV près de Reims

novembre 5, 2019

 

Un homme nu et menaçant dans un TGV reliant Stuttgart à Paris a été interpellé mardi matin à la gare de Champagne-Ardenne, et le train a été brièvement évacué, a appris l’AFP appris auprès du parquet.

«La police a été requise suite à un individu qui, semble-t-il, s’était enfermé dans les toilettes après s’être dévêtu», a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, confirmant une information de RTL. «Il aurait été prononcé les mots  »Allah Akbar ». Cela a été rapporté dans un premier temps, mais on nous indique également d’autres termes, différents, donc je suis extrêmement prudent», a-t-il souligné. Plusieurs témoins, des voyageurs ou des membres du personnel présents à bord du train, ont été auditionnés.

Le suspect, dont les enquêteurs ne disposent pour l’heure d’«aucun élément d’état civil» d’après le parquet, a été placé en garde à vue pour apologie du terrorisme et exhibition sexuelle. Il y a lieu d’«être prudent sur la notion d’apologie du terrorisme», a insisté Matthieu Bourrette. Il a précisé que le suspect «ne dispose pas de toutes ses facultés». Selon une source proche de l’enquête, l’homme se dit marocain et serait âgé de 22 ou 23 ans. La visite d’un médecin est attendue ainsi qu’une «levée de doutes» sur la nature éventuellement terroriste de l’incident.

Le TGV, qui reliait Stuttgart à Paris, ne devait pas s’arrêter initialement en gare de Champagne-Ardenne, située à 5 kilomètres de Reims. Ce sont les agents à bord du train qui ont sollicité un «arrêt forcé», a précisé un porte-parole de la SNCF. Le train a été évacué afin qu’une fouille puisse être menée et il est reparti vers 11h15, soit 1h15 plus tard, «une fois que toutes les garanties de sécurité» avaient été réunies.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Une rame d’essai d’un TGV déraille en Alsace: au moins sept morts

novembre 14, 2015

Une rame non commerciale d’un TGV, qui effectuait des essais sur la nouvelle ligne à grande vitesse au nord de Strasbourg, a déraillé samedi après-midi près de Strasbourg. L’accident a fait au moins sept morts », selon les autorités locales.

Cette rame d’essai qui, selon la SNCF, circulait avec des techniciens à bord, aurait « déraillé en raison d’une vitesse excessive », selon les mêmes sources. L’accident s’est produit à Eckwersheim, dans le département du Bas-Rhin.

Au total, 49 techniciens se trouvaient dans cette rame qui effectuait des essais sur une nouvelle voie à grande vitesse devant être mise en service au printemps 2016, a précisé cette source. Le nombre de blessés n’était pas précisé.

Sur place, la rame argentée du train était visible, couchée au bas d’un pont dans un canal large d’une quarantaine de mètres, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Une équipe de plongeurs de la gendarmerie, des hélicoptères de la sécurité civile, ainsi que plusieurs dizaines de véhicules de secours, ont été dépêchés sur les lieux de l’accident.

Le secrétaire d’Etat chargé des Transports Alain Vidalies, ainsi que sa ministre de tutelle Ségolène Royale, ont annoncé qu’ils allaient se rendre sur place.

Romandie.com

La Chine embarrassée par les ratés de son TGV

juillet 18, 2011

Les pannes et les retards s’accumulent sur l’emblématique ligne Pékin-Shanghaï.

On n’est pas loin de la «perte de face». Les malheurs du nouveau train à grande vitesse Pékin-Shanghaï font les gorges chaudes de toute la Chine, tandis que la presse se déchaîne et que les autorités tentent de limiter les dégâts. Il faut dire qu’il était mis en avant comme le symbole de l’éclatante réussite ferroviaire chinoise, prête à partir à l’assaut du monde. Or, les débuts sont calamiteux.

La semaine dernière, les trains sont tombés plusieurs fois en ­panne. Les forums Internet et les journaux sont remplis de témoignages indignés de passagers racontant s’être retrouvés en rase campagne, bloqués dans des rames fermées et transpirant à grosses gouttes par la chaleur accablante de l’été. Le ministère des chemins de fer a dû promettre vendredi que ces problèmes allaient être «réglés» avec célérité. Son porte-parole, Wang Yongping, a présenté des «excuses». Et reconnu que la ligne avait connu des «douzaines de coupures de courant» et une série d’autres «problèmes». Les tempêtes estivales seraient les grandes responsables.

Cette emblématique ligne de TGV a été inaugurée en grande pompe le 30 juin dernier, très fièrement avec «un an d’avance» et, tout aussi symboliquement, la veille du 90e anniversaire du Parti communiste. Elle était présentée comme le fleuron de la haute technologie nouvellement maîtrisée par la Chine, et une de ses armes pour partir à la conquête du monde. Le premier ministre, Wen Jiabao, avait déclaré la ligne «opérationnelle», avant d’embarquer à Pékin pour le premier voyage vers le Sud. Ce train doit relier les deux plus grandes villes chinoises, distantes de 1300 kilomètres, en moins de cinq heures. La construction de la ligne a coûté 23 milliards d’euros. En mars, le bureau d’audit de l’État a révélé que 187 millions de yuans (20 millions d’euros) avaient été détournés du chantier par des particuliers ou des entreprises.

Des projets ferroviaires colossaux

Les projets ferroviaires chinois sont colossaux. En 2009, il a été annoncé que 42 lignes à grande vitesse avaient été planifiées pour 2012, pour un investissement de 210 milliards d’euros. La Chine a déjà le réseau de ce type le plus grand au monde, avec plus de 8000 kilomètres de voies, et elle veut l’étendre à 25.000 kilomètres d’ici à 2015 et 50.000 kilomètres en 2020. Cette année, comme l’an dernier, Pékin devrait y investir 70 milliards d’euros. Depuis la fin de l’année 2009, le «train le plus rapide du monde » circule à 350 km/h entre Canton et Wuhan. Et en décembre dernier, la Chine a annoncé fièrement avoir battu le record mondial de vitesse avec une rame non modifiée, à 486,1 km/h. Mais de nombreuses voix émettent des doutes sur la viabilité économique de certaines lignes, moins stratégiques que celle reliant Pékin à Shanghaï. En février, les autorités ont décidé de réduire la vitesse des TGV chinois, à des fins d’économie et pour améliorer leur sûreté. Et le spectaculaire limogeage pour corruption du ministre des Chemins de fer Liu Zhijun, en février aussi, a relancé des spéculations sur un ralentissement des projets ferroviaires.

En attendant, ce sont les compagnies aériennes qui se frottent les mains. On les avait dites condamnées – ou presque – sur cette liaison Pékin-Shanghaï. Les prix d’un aller simple en train varient entre 410 yuans (44 euros) et 1750 yuans (190 euros), selon les trois classes, contre environ 1300 yuans (140 euros) pour un billet d’avion en classe économique. Les transporteurs aériens avaient déjà commencé à baisser leurs prix, avec des réductions allant jusqu’à 65 % pour faire face à ­cette terrestre concurrence. Ils devraient ralentir un peu le ­mouvement…

Lefigaro.fr par Arnaud de La Grange