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Canada: Trudeau condamne les tirs iraniens contre les Américains en Irak

janvier 8, 2020

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a condamné mercredi les tirs de missiles iraniens sur des bases abritant des soldats canadiens et américains en Irak en représailles à l’élimination par Washington du général Qassem Soleimani. «Le Canada condamne les attaques de missiles lancées par l’Iran la nuit dernière», a déclaré Justin Trudeau lors d’une conférence de presse portant sur le crash d’un Boeing en Iran, appelant de nouveau à une «désescalade des tensions et au dialogue dans la région».

«Je peux confirmer qu’il y avait des Canadiens sur la base canadienne d’Erbil lorsque les missiles se sont abattus, mais ils sont tous en sécurité», a-t-il annoncé.

Après l’attaque américaine qui a tué le 3 janvier à Bagdad le puissant général iranien, Donald Trump avait expliqué que ce raid était nécessaire pour «arrêter» une guerre. Appelé à commenter ces propos, Justin Trudeau a estimé que les «Américains avaient pris une décision en fonction de leur évaluation de la menace», se refusant à préciser s’il partageait cette évaluation.

L’opération «Martyr Soleimani» a été lancée par l’Iran au beau milieu de la nuit en représailles à l’élimination du général Soleimani. Selon le Pentagone, 11 missiles tirés par l’Iran ont touché la base aérienne de Aïn al-Assad (ouest) et un celle d’Erbil (nord), où sont stationnés certains des 5.200 soldats américains déployés en Irak. «Aucun Américain n’a été blessé dans les attaques de la nuit dernière», s’était félicité le président américain Donald Trump plus tôt mercredi avant d’annoncer de nouvelles sanctions économiques contre la République islamique.

Avant même ces frappes de la nuit, le Canada avait annoncé le déplacement d’une partie de ses troupes d’Irak vers le Koweït. Le Canada compte quelque 800 militaires dans la région, dont environ 500 en Irak où ils participent notamment à la mission de formation de l’OTAN, dirigée par la majore-générale canadienne Jennie Carignan. Des soldats canadiens participent également à une autre mission dans le cadre de la coalition internationale luttant contre le groupe Etat islamique, emmenée par les Etats-Unis.

Le Canada a coupé ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2012.

Par Le Figaro avec AFP

Présidentielle au Sri Lanka: tirs contre des bus d’électeurs

novembre 15, 2019

Des hommes armés ont ouvert le feu samedi sur un convoi de bus transportant des électeurs musulmans au Sri Lanka, quelques heures avant l’ouverture des bureaux de vote pour l’élection présidentielle, a annoncé la police. Les autorités ne faisaient pas état de morts dans l’immédiat. Selon un responsable policier, les assaillants ont brûlé des pneus sur la route et installé des barrages pour tendre une embuscade au convoi de plus de 100 bus qui circulait dans le nord l’île.

«Les hommes armés ont ouvert le feu et aussi jeté des pierres», a déclaré une source policière de Tantirimale, ville située à 200 kilomètres au nord de la capitale Colombo. Des musulmans de la ville côtière de Puttalam étaient en chemin pour le district voisin de Mannar, où ils sont enregistrés pour voter. «Au moins deux bus ont été touchés, mais aucun mort ne nous a été signalé», a ajouté le responsable policier.

Près de 16 millions de Sri-Lankais sont appelés aux urnes samedi pour une élection présidentielle qui devrait donner lieu à un duel serré entre Gotabaya Rajapaksa, représentant du redouté clan des Rajapaksa qui vise un retour aux affaires, et Sajith Premadasa, le candidat du parti actuellement au pouvoir.

Confrontation tendue entre police et armée

Cet incident survient alors qu’une confrontation tendue oppose l’armée, que Rajapaksa dirigeait durant la présidence de son frère Mahinda (2005-2015), et la police dans la région de Jaffna, zone à majorité tamoule du nord de l’île. La police a signalé à la commission électorale que l’armée y bloquait illégalement des routes, ce qui pourrait décourager des électeurs de voter dans cette région défavorable aux Rajapaksa.

«Après avoir amené à la connaissance de l’armée que les barrages routiers étaient illégaux en temps d’élection nationale, ils les ont démontés», a déclaré la police dans un communiqué. Des sources policières ont indiqué qu’elles avaient averti les commandants militaires locaux que toute ingérence de l’élection serait signalée et poursuivie en justice.

Par Lefigaro.fr avec AFP

Kim qualifie les derniers tirs nord-coréens d’«avertissement» aux États-Unis et à la Corée du sud

août 6, 2019

 

Les derniers tirs de missiles par la Corée du Nord sont un « avertissement » à Washington et Séoul, qui mènent des manoeuvres militaires conjointes, selon le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, cité mercredi par l’agence d’Etat KCNA.

« Se félicitant du succès de ce tir de démonstration, Kim Jong Un a noté que cette action militaire était une occasion d’adresser un avertissement approprié en direction des manoeuvres militaires conjointes que mènent les Etats-Unis et la Corée du sud », selon KCNA.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’armée sud-coréenne dénonce le tir de deux «projectiles» nord-coréens

juillet 24, 2019

 

Les États-Unis ont confirmé qu’un engin de courte portée a été tiré mercredi.

La Corée du Nord a tiré «deux projectiles non-identifiés», a annoncé jeudi (heure locale) l’état-major des armées sud-coréennes, cité par l’agence de presse de Corée du Sud Yonhap.

Les Etats-Unis ont confirmé mercredi le tir d’un engin de courte portée. « Je peux confirmer qu’il était de courte portée », a indiqué à l’AFP un responsable américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Il n’a pas indiqué quand le tir avait été effectué.

Il s’agit du premier test d’arme depuis la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un à la frontière entre les deux Corées.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Six Palestiniens par des tirs de soldats israéliens

septembre 28, 2018

Un manifestant palestinien sur une chaise roulante lance des pierres sur les soldats israéliens lors de heurts près de la barrière de sécurité séparant la bande de Gaza du territoire israélien, le 28 septembre 2018 / © AFP / Said KHATIB

Six Palestiniens, dont deux garçons de 12 et 14 ans, ont été tués vendredi par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza lors de manifestations et de heurts, a indiqué le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne.

Selon le ministère, il s’agit de la journée la plus sanglante depuis le 14 mai qui avait vu la mort de plus de 60 Palestiniens lors de violences coïncidant avec l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, un motif d’indignation pour les Palestiniens.

Après plusieurs semaines de relative accalmie, ces affrontements rappellent combien la situation demeure précaire dans et autour du territoire palestinien appauvri et reclus dirigé sans partage par le mouvement islamiste Hamas.

Nasser Mossabeh, 12 ans, a été atteint d’une balle dans la tête à l’est de Khan Younès, a dit le porte-parole du ministère gazaoui de la Santé, Achraf al-Qodra. Mohammed al-Houm, 14 ans, et Iyad Al-Shaer, 18 ans, ont été tués lors d’affrontements distincts dans le centre et le nord du territoire, a-t-il ajouté.

Il a fait état de la mort de trois autres Palestiniens d’une vingtaine d’années.

« Les six martyrs ont été tués par les tirs à balles réelles des forces israéliennes », selon lui.

L’armée israélienne a fait état de manifestations et de heurts auxquels ont pris part selon elle plus de 20.000 Palestiniens en différents points de l’enclave le long de la barrière de sécurité lourdement gardée, séparant la bande de Gaza du territoire israélien.

Elle a dit que les soldats postés à la barrière avaient ouvert le feu pour riposter à des jets d’engins explosifs et de pierres. Interrogée par l’AFP, elle ne s’est pas exprimée sur les cas particuliers des Palestiniens tués.

L’armée a ajouté avoir identifié l’infiltration sur son territoire de plusieurs Palestiniens qui ont ensuite rebroussé chemin.

Les soldats israéliens lancent des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants palestiniens près de la barrière de sécurité séparant la bande de Gaza du territoire palestinien, le 28 septembre 2018n / © AFP / SAID KHATIB

– Raids israéliens –

Outre l’emploi de moyens anti-émeutes pour tenir les Palestiniens à distance, l’aviation israélienne a frappé deux positions du Hamas, qu’Israël tient pour responsable de tout ce qui se passe à Gaza, toujours selon l’armée.

En tout, 90 Palestiniens ont été blessés par balles, a dit Achraf al-Qodra.

Depuis le 30 mars, les environs de la barrière de sécurité sont le théâtre de manifestations pour réclamer la levée du blocus imposé depuis plus de 10 ans par Israël à la bande de Gaza et le droit au retour des Palestiniens sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948.

La mobilisation est allée de pair avec plusieurs épisodes de tensions entre les groupes armés palestiniens, dont le Hamas, et l’armée israélienne. Les tirs de roquettes et d’obus de mortier palestiniens et les frappes de riposte israéliennes ont ravivé le spectre d’une nouvelle guerre, qui serait la quatrième dans le territoire depuis 2008.

Au moins 193 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars, pour la majorité lors des manifestations et heurts le long de la frontière. Un soldat israélien a été tué.

Israël accuse le Hamas d’orchestrer ces manifestations et soutient ne faire que défendre ses soldats et son territoire contre les infiltrations de Palestiniens.

Il justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas qui refuse de reconnaître son existence et qu’il considère comme une organisation terroriste, à l’instar des Etats-Unis ou de l’Union européenne.

Des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza face à un véhicule blindé israélien de l’autre côté de la barrière de sécurité séparant l’enclave du territoire israélien, le 28 septembre 2018 / © AFP / SAID KHATIB

– « En chute libre » –

Les heurts de vendredi nourrissent la crainte, constamment présente, d’une nouvelle confrontation dans l’enclave coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée.

Le 20 septembre, l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, a estimé devant le Conseil de sécurité que Gaza pouvait « exploser d’une minute à l’autre ».

L’horizon politique paraît bouché. L’ONU et l’Egypte, l’un des deux seuls pays arabes à avoir fait la paix avec Israël, s’emploient depuis des semaines à tenter de forger une trêve durable entre l’Etat hébreu et le Hamas. En échange du calme, le blocus pourrait être allégé.

L’issue de cette entreprise reste cependant très aléatoire, comme l’effort pour mettre fin à des années de dissensions entre groupes rivaux palestiniens, sans quoi les perspectives à Gaza demeurent très sombres.

Soumise aux blocus israélien et égyptien, la bande de Gaza est affligée par la pauvreté et les pénuries. Son économie est « en chute libre », disait cette semaine la Banque mondiale, selon laquelle 53% de la population et 70% des jeunes sont au chômage.

La bande de Gaza risque encore d’être affectée par les coupes dans l’aide des Etats-Unis et l’arrêt par l’administration Trump du financement à l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens. L’Unrwa est un acteur primordial à Gaza, où 80% des deux millions d’habitants sont tributaires de l’assistance étrangère.

Romandie.com avec(©AFP / (28 septembre 2018 20h42)

Côte d’.Ivoire: un soldat tué dans des échanges de tirs entre forces de défense et de sécurité à Bouaké (officiel)

janvier 5, 2018

Bouaké (Côte d’Ivoire) – Un soldat a été tué et un autre blessé au cours d’échanges de tirs entre des forces de défense et de sécurité, dans la nuit de jeudi à vendredi à Bouaké (nord), épicentre des mutineries de soldats ivoiriens en 2017, a annoncé le ministère de la Défense.

« Dans la nuit du 4 au 5 janvier 2018, une altercation est survenue entre un équipage du centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) et des soldats du Bataillon d’artillerie sol-sol dans la ville de Bouaké, quartier Dar es salam », indique le communiqué, lu vendredi à la télévision nationale.

« Au cours de la dispute qui a suivi, des coups de feu ont été tirés par les protagonistes provoquant le décès par balle du sergent Dembélé Yacouba et faisant un blessé », poursuit le texte.

Selon le communiqué, « une enquête sera diligentée pour cerner tous les contours de ces événements qui mettent à mal la nécessaire fraternité d’armes devant exister entre tous les corps des forces de défense et de sécurité ».

Plus tôt dans la journée, une source proche de l’état-major des armées avait déclaré à l’AFP: « ça semble être une brève querelle entre policiers et CCDO. Il nous revient de façon récurrente qu’un élément du CCDO a essuyé un tir. »

« Nous, militaires, n’envisageons aucun soulèvement. Il n’y a pas de raison de le faire. Les populations vaquent tranquillement à leurs occupations. Il n’y a absolument rien de grave. Nous demandons à notre tutelle de mettre tous les corps en uniforme sur le même pied d’égalité pour éviter des frustrations », a expliqué un soldat du 3e bataillon militaire.

Selon plusieurs habitants, « des coups de feu ont effectivement été entendus au centre ville ». Mais vendredi matin, le calme régnait à Bouaké.

Jeudi, le général Sekou Touré, chef d’état-major des armées ivoiriennes, avait présenté « ses excuses à la Nation » pour les mutineries qui ont ébranlé le pays en 2017 et promis qu’en 2018 l’armée remplira « son devoir ».

D’anciens rebelles intégrés dans l’armée se sont mutinés en janvier puis en mai 2017, obtenant finalement le paiement de 12 millions de francs CFA (18.000 euros) pour chacun des 8.400 d’entre eux. Cette crise a terni l’image de stabilité retrouvée du pays après la crise politico-militaire de 2010-2011 et fragilisé le président Alassane Ouattara et l’équipe gouvernementale.

Dans son allocution télévisée de Nouvel An, le président Ouattara avait affirmé sa volonté de transformer l’armée en une force « véritablement républicaine ».

Fin décembre, un millier de militaires ont quitté l’armée dans le cadre d’une réforme.

De source militaire, l’armée ivoirienne comptait avant ce départ, 23.000 hommes du rang (dont 13.000 issus de la rébellion qui a tenu le nord du pays de 2002 à 2011), et 15.000 sous-officiers.

Les autorités avaient promu massivement des militaires du rang, en intégrant d’anciens rebelles. Les experts estiment qu’une armée doit avoir 20/30% de sous-officiers et 65/70% de militaires du rang.

Romandie.com avec(©AFP / 05 janvier 2018 20h49)                                            

Côte d’Ivoire: tirs à l’école de police à Abidjan

juillet 19, 2017

Abidjan – Des tirs réguliers étaient entendus mercredi soir en provenance de l’école de police de Cocody, un des quartiers centraux d’Abidjan, et des hommes armés de fusils ont pointé leurs armes sur les voitures qui passaient, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Ils nous ont +réquisitionnés+ notre véhicule, ils pointaient leurs armes. Ils arrêtent les voitures et les taxis et ils prennent les véhicules », a affirmé un employé d’une société de gardiennage à quelques dizaines de mètres de l’école.

« Ce sont des policiers cagoulés avec des gilets pare-balles », a témoigné un chauffeur de taxi, Dirassouba Adama, qui s’est fait braquer son véhicule. « Ils ont tiré en l’air et tiré à côté du véhicule, ils m’ont dit de descendre et de partir, et je suis parti. Ils ont donc pris ma voiture. Il y a au moins dix véhicule à l’intérieur » (de l’école de police).

« Ils ont dit: ce pays c’est foutaise, on revendique nos droits », a ajouté ce chauffeur de taxi.

Ces incidents surviennent quelques heures après un remaniement ministériel annoncé mercredi midi, et la nomination d’un nouveau ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, un proche du président Alassane Ouattara.

M. Bakayoko s’est fixé comme priorité de restaurer la « discipline » dans l’armée alors que la Côte d’Ivoire a connu plusieurs mutineries depuis le début de l’année.

Les derniers incidents dans l’armée remontent au week-end dernier. Trois soldats avaient été tués dans la nuit de vendredi à samedi dans des tirs dans un camp militaire de Korhogo, grande ville du Nord.

La Côte d’Ivoire accueille à partir de vendredi la huitième édition des Jeux de la Francophonie, qui doivent rassembler à Abidjan 4.000 jeunes athlètes et artistes de 53 pays, ainsi que de nombreuses personnalités internationales.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 00h47)                                            

Côte d’Ivoire: tirs en l’air de soldats à Adiaké, près d’Abidjan

février 7, 2017

Abidjan – Des militaires ivoiriens des forces spéciales ont tiré mardi de nombreux coups de feu en l’air à Adiaké, à 90 km à l’est d’Abidjan, où se trouve une base militaire, a-t-on appris auprès d’habitants.

« Ça tire en l’air un peu partout. J’ai dû fermer mon commerce », a témoigné Mariame Coulibaly, une habitante jointe au téléphone depuis Abidjan. Une source au ministère ivoirien de la Défense a fait état de « l’arrivée urgente » sur place du chef des Forces spéciales.

« La ville est paralysée, les écoles ont fermé renvoyant les élèves à la maison », a affirmé un autre habitant, faisant état de « soldats dans les rues de la ville ».

La ville d’Adiaké abrite une base maritime qui forme des « commandos marins » et assure en même temps la surveillance côtière dans cette région qui partage une frontière maritime avec le Ghana.

Les Forces spéciales ivoiriennes, unité d’élite de l’armée qui est intervenue en première ligne lors de l’attaque jihadiste de Grand Bassam du 13 mars 2016, y disposent également d’une base.

« Le commandant des Forces spéciales (le général Lassina Doumbia, ndlr) se rend actuellement sur place. Nous en saurons plus dans les heures qui viennent », a annoncé à l’AFP une source proche du ministère ivoirien de la Défense.

Début janvier, la Côte d’Ivoire a été secouée par une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée, qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En satisfaisant à leurs revendications, via le paiement de primes à 8.500 de ces membres de l’ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes, en colère non concernés par cet accord financier qui s’étaient à leur tour mutiné. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre).

Les autorités avaient appelé au calme, promettant « d’améliorer les conditions de vie » de toutes les forces de l’ordre.

La Côte d’Ivoire a lancé en 2016 une ambitieuse loi de programmation militaire jusqu’en 2020, qui prévoit la modernisation et des achats d’équipements pour 1,2 milliard d’euros et une refonte des effectifs.

Romandie.com avec(©AFP / 07 février 2017 15h37)             

Burkina Faso: tirs et détonations ayant fait 30 morts dans un des principaux hôtels du centre de Ouagadougou

janvier 15, 2016

Ouagadougou – Des tirs multiples et des détonations ont été entendus vendredi soir au Splendid, un des principaux hôtels du centre de Ouagadougou prisé par les Occidentaux, a constaté un journaliste de l’AFP à proximité de l’établissement.

Une voiture était en flammes devant cet hôtel situé sur la principale avenue du centre de la capitale, désertée par les passants. Cet hôtel est fréquemment utilisé par des Occidentaux et par du personnel des agences onusiennes.

Ces coups de feu semblent avoir été tirés par trois hommes armés et enturbannés, selon ce qu’a pu distinguer ce journaliste de l’AFP.

Outre l’hôtel Splendid, un café-restaurant également fréquenté par une clientèle étrangère, le Cappuccino, situé face à l’hôtel aurait également été la cible des tireurs, selon les indications données à l’AFP par un témoin sur place.

Trente personnes ont pu sortir saines et sauves de l’hôtel Splendid de Ouagadougou, objet d’une attaque jihadiste, alors que 33 blessés ont été évacués lors de l’assaut toujours en cours des forces burkinabé, a affirmé à l’AFP le ministre de la Communication Rémis Dandjinou.

Parmi les trente personnes indemnes figure le ministre du Travail Clément Sawadogo, présent à l’hôtel au moment de l’attaque, a précisé M. Dandjinou. Il y a des morts mais nous n’avons pas de chiffres, a-t-il dit. L’assaut est en cours avec les forces burkinabè appuyées par les forces spéciales françaises.

Selon une source, le bilan est de 30 personnes tuées. Les forces burkinabé continuent de fouiller l’hôtel. Sur la terrasse du Cappuccino (le café en face de l’hôtel, ndlr), les sapeurs-pompiers ont vu plus d’une dizaine de cadavres, a déclaré par la suite à l’AFP le ministre de l’Intérieur Simon Compaoré, numéro 2 du gouvernement, qui a confié que le nombre d’assaillants était encore incertain. On ne sait pas combien ils sont, a-t-il indiqué.

Un témoin interrogé par l’AFP affirme en avoir vu quatre, mais ils pourraient être plus.

Un conseil des ministres extraordinaire aura lieu samedi matin avec le président Roch Marc Christian Kaboré, qui a été investi fin décembre après son élection fin novembre, a-t-on appris auprès de s ministres.

Romandie.com avec(©AFP / 15 janvier 2016 05h46)

Burundi: la police tire sur un bus, faisant entre un et 16 morts, selon les sources

octobre 31, 2015

Nairobi – Une personne, selon la police, a été tuée samedi près de Bujumbura, la capitale du Burundi, quand des policiers ont tiré sur un bus revenant d’un enterrement, des témoins évoquant eux un bilan pouvant aller jusqu’à 16 morts.

Une personne a été tuée dans des échanges de coups de feu entre les policiers et des criminels armés présents dans le bus et dans trois autres véhicules qui suivaient, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye.

Mais ce bilan a été fortement contesté par de nombreux témoins contactés par l’AFP, qui ont évoqué entre 10 et 16 morts, et assuré qu’aucun coup de feu n’avait été tiré depuis le bus.

Un haut gradé de l’armée, sous le couvert de l’anonymat, a lui fait état auprès de l’AFP de trois morts et plusieurs blessés.

Selon M. Nkurikiye, la police aurait reçu des informations selon lesquelles la personne inhumée, un Rwandais prénommé Théoneste, était le chef d’un groupe qui avait mené cette semaine une attaque contre une position de police près du centre de jeunesse du quartier de Kamenge, dans le nord-ouest de Bujumbura.

La police a laissé les funérailles avoir lieu au cimetière de Mpanda, situé non loin de l’aéroport de Bujumbura, à une quinzaine de kilomètres de la capitale. Mais elle a ensuite attendu le convoi funéraire dans la localité proche de Buringa.

Lorsque la police a voulu arrêter ce bus, les malfaiteurs qui étaient à l’intérieur se sont mis à tirer et les policiers ont riposté, a affirmé M. Nkurikiye, qui a précisé que des hommes armés présents dans deux des autres véhicules s’étaient enfuis en tirant en l’air.

La version de la police a été récusée par de nombreux témoins interrogés par l’AFP. Certaines personnes ont réussi à quitter le bus et une chasse à l’homme s’en est suivie, selon ces témoins.

D’après un jeune qui revenait également de cet enterrement et suivait le bus dans un autre véhicule, une cinquantaine de civils, dont des femmes et des enfants se trouvaient à l’intérieur, et il n’y avait aucune arme à bord.

Le jeune qui venait d’être inhumé aurait été tué d’une balle perdue deux jours plus tôt, selon cette même source.

M. Nkurikiye a précisé à l’AFP que 12 personnes avaient été arrêtées, et que deux fusils et une grenade avaient été récupérés. D’après lui, les personnes arrêtées avaient sur elles des numéros de téléphone d’employés de l’ONG Médecins sans frontières (MSF).

Ces personnes auraient indiqué aux policiers qui les interrogeaient que le personnel de MSF avait l’habitude de venir les évacuer après des combats contre la police et de les soigner, a encore affirmé M. Nkurukiye, n’hésitant pas à accuser l’ONG de complicité avec les insurgés.

Les policiers impliqués appartiennent à la brigade anti-émeute, une unité nouvellement créée pour lutter contre les actes de terrorisme.

Plusieurs témoins ont assuré avoir vu le commandant de cette unité, le colonel Désiré Uwamahoro, donner personnellement les ordres.

Cet officier avait été condamné à cinq ans de prison par un tribunal burundais en 2012, pour des tortures infligées à une vingtaine de civils, dans la commune de Rutegama, au centre du pays, cinq ans plus tôt. Mais il n’a jamais purgé sa peine.

Depuis deux mois, les positions de police sont régulièrement attaquées par des bandes de criminels, le terme officiel désignant une rébellion naissante issue de la contestation du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza.

La volonté acharnée de M. Nkurunziza – au pouvoir depuis 2005 et réélu en juillet – de conquérir un troisième mandat, malgré les critiques de l’opposition, de la société civile et de la communauté internationale, a plongé ce pays d’Afrique des Grands Lacs dans une grave crise politique, émaillée de violences meurtrières.

Romandie.com avec(©AFP / 31 octobre 2015 18h14)