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Burkina: tirs d’armes lourdes sur la base où sont retranchés des ex-putschistes

septembre 29, 2015

Ouagadougou – Quatre tirs d’armes lourdes ont visé mardi après-midi la caserne où sont retranchés d’ex-putschistes à Ouagadougou, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des volutes de poussière provenant des impacts s’élevaient dans le ciel au-dessus de la caserne Naaba Koom II, qui jouxte le Palais présidentiel de Ouagadougou, selon la même source.

Anciens putschistes et autorités légales ont poursuivi leur bras de fer toute la journée, alors que des soldats du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP, ancienne garde prétorienne de l’ex-président Blaise Compaoré), auteurs du coup du 17 septembre, rechignent à désarmer pour conserver des moyens de pression.

Cinq jours après sa dissolution officielle par le Conseil des ministres de vendredi, le RSP est toujours retranché dans sa caserne de Naaba Koom II. Après avoir renoncé au putsch, ses hommes tentent de ralentir leur désarmement pour pouvoir mieux négocier.

Mais les autorités semblent vouloir adopter une attitude ferme pour les faire plier. Depuis mardi matin, l’armée encerclait toute la zone autour de la caserne, plaçant véhicules blindés, pick-up et hommes armés de mitrailleuses et de RPG aux carrefours, a constaté un journaliste de l’AFP.

Situé à proximité, l’aéroport de Ouagadougou a été fermé mardi jusqu’à nouvel ordre, a-t-on appris de source aéroportuaire. Tous les vols au départ et à l’arrivée ont été annulés.

La circulation était interdite dans ce secteur et le chef d’état-major, le général Pingrenoma Zagré, a pour des raisons de sécurité, invité les populations à éviter tout mouvement dans la zone de Ouaga2000, quartier sud où se trouvent le Palais présidentiel Kosyam et la caserne.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2015 19h54)

RDC: nouveaux tirs sur un hélicoptère de l’ONU dans l’Est

octobre 18, 2013

KINSHASA – Un hélicoptère de combat des Nations unies a essuyé des tirs vendredi dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), une semaine jour pour jour après une autre attaque du même type, a-t-on appris de source onusienne.

L’incident a eu lieu à une quinzaine de kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, dans la zone de la ligne de front entre l’armée congolaise et les rebelles du Mouvement du 23 Mars alors que les négociations de Kampala (Ouganda) entrent les deux belligérants piétinent.

Deux hélicoptères sont partis en reconnaissance ce matin sur les zones de Kibumba et Kanyamahoro, a déclaré à l’AFP un officier de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), sous le couvert de l’anonymat, les pilotes d’un hélicoptère ont senti sur le cockpit des impacts […] et se sont posés pour examiner les dégâts.

Il n’y a pas eu de blessés, et l’hélicoptère a pu rentrer à sa base, a-t-on indiqué de même source, ajoutant que les tirs provenaient sans doute du M23.

Ce matin, le M23 n’a jamais tiré ou voulu tirer sur la Monusco, a affirmé à l’AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole des rebelles, joint par téléphone depuis Kinshasa, laissant entendre que les tirs étaient venus des Forces armées de la RDC (FARDC).

La Monusco est partenaire des FARDC et on est ensemble sur le terrain, c’est le M23 qui a tiré à partir de la colline Bizuru, à Kibumba, a rétorqué à l’AFP le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu.

Le 11 octobre, un hélicoptère de la Monusco avait essuyé des tirs dans la région de Rumangabo, où se trouve une importante base militaire occupée par le M23. Le lieutenant-colonel Kazarama a reconnu un incident majeur dû à une erreur des deux côtés, et souligné que quatre tireurs avaient été arrêtés pour enquête.

Depuis cet accrochage, les hélicoptères de l’ONU sortent à deux, par sécurité.

Le M23 est né de la mutinerie d’anciens rebelles réintégrés dans l’armée à la faveur d’un accord de paix signé en 2009, et dont les intéressés réclament la pleine application. L’ONU accuse régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de le soutenir, ce que ces deux pays voisins de la RDC démentent.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2013 17h32)

Libye : un projet de loi excluant des collaborateurs de Kaddafi suscite des tensions

avril 12, 2013
Un homme passe devant un mur couvert d'affiches politiques le 5 juillet 2012 à Tripoli. Un homme passe devant un mur couvert d’affiches politiques le 5 juillet 2012 à Tripoli. © AFP

Un projet de loi sur l’exclusion politique des collaborateurs du régime déchu de Mouammar Kaddafi pourrait bannir plusieurs hauts responsables du jeu politique libyen. Un texte qui risque de provoquer de nouveaux remous à l’Assemblée nationale et accentuer les tensions politiques en Libye.

Proposé en décembre, ce projet de loi d’exclusion politique, qui concerne 36 catégories de fonctions et couvre plus de quatre décennies de pouvoir de Kaddafi, est considéré par ses partisans comme « une revendication populaire en respect des sacrifices des martyrs ».

Le projet de loi risque, dans sa version actuelle, de mettre sur la touche un grand nombre des nouveaux dirigeants libyens. Parmi eux figurent notamment Mohamed al-Magaryef, président du Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique de Libye, son adjoint, Jumaa Attiga, et le Premier ministre, Ali Zeidan.

Un amendement apporté mercredi par l’Assemblée sur la Déclaration constitutionnelle provisoire, rendant impossible tout recours judiciaire contre cette loi avant même son vote, est décrit par nombre d’observateurs comme un « pas décisif » vers l’adoption de ce projet controversé. En janvier, des débats houleux provoqués par ce projet avaient déjà favorisé un climat de tension en Libye, pays en proie à une insécurité persistante en l’absence d’organes sécuritaires.

Tirs contre al-Magaryef

Cette tension a atteint son apogée début mars, lorsque la voiture de Mohamed al-Magaryef a essuyé des tirs à Tripoli, au moment où il quittait une salle de réunion assiégée par des manifestants qui réclamaient l’adoption de cette loi.

De son côté, le CGN s’est dit déterminé à faire aboutir ce projet de loi. « La loi sera approuvée à la majorité de cent voix plus une, sur les 200 membres de l’Assemblée, alors que son approbation requérait une majorité de 120 voix », a indiqué le porte-parole du CGN, Omar Hmeidan. Selon lui, l’Assemblée a surmonté un autre obstacle dans la Déclaration constitutionnelle selon laquelle « les Libyens sont égaux devant la loi dans la jouissance des droits civils et politiques », en introduisant un nouvel article « autorisant l’exclusion temporaire de certains Libyens de l’action politique ».

L’immunisation (la protection contre une éventuelle contestation en justice, NDLR) de la loi sur l’exclusion politique constitue une première étape « pour réussir une loi fondée sur des critères objectifs, équitables et impartiaux », a déclaré Sami al-Saadi, un ex-détenu politique devenu l’un des chefs du Groupe islamique combattant en Libye (GICL). « L’exclusion politique n’est pas une punition ou la preuve d’une infraction pénale, mais une mesure de précaution temporaire pour assurer la construction d’une nouvelle Libye dépourvue de la corruption et du désordre, vestige de l’ancien système », a-t-il indiqué. Sami al-Saadi a dit « être conscient que la loi pourrait concerner des patriotes honnêtes » mais il est « inévitable de l’accepter afin de ne pas ouvrir la voie à des exceptions pouvant faire avorter la loi, au motif qu’elle est taillée sur mesure contre un courant ou parti politique au détriment d’un autre ».

Soutien du mufti

Les détracteurs de la loi estiment pour leur part qu’elle a été faite « sur mesure » pour écarter Mahmoud Jibril, le chef de l’Alliance des forces nationales (de tendance libérale) qui a gagné les élections législatives de juillet 2012 devant les islamistes.

Le mufti de Libye, Cheikh Sadok Gharyani, a appelé les citoyens à manifester par milliers pour soutenir l’adoption de cette loi. Le Conseil national de transition (CNT), ex-bras politique des rebelles libyens, avait lui institué une Haute commission de l’intégrité et du patriotisme, organisme public chargé des dossiers des responsables ou candidats à des postes de responsabilité dans l’administration pour déterminer s’ils ont servi l’ex-régime. La Commission a jusqu’à présent exclu 350 personnalités dont certaines ont émis et gagné des recours devant les tribunaux administratifs.

Jeuneafrique.com avec AFP

Des soldats sud-coréens tirent par erreur sur un avion de ligne

juin 18, 2011

Ils ont cru que l’appareil de la compagnie Asiana venait de Corée du Nord.

Des soldats sud-coréens ont ouvert le feu par erreur sur un avion de ligne de la compagnie Asiana, sans l’atteindre, après l’avoir confondu avec un appareil nord-coréen, a annoncé samedi un porte-parole des Marines sud-coréens.

L’incident s’est produit près de la ligne de démarcation entre les deux pays lorsque l’avion de la compagnie sud-coréenne Asiana était en phase d’approche de l’aéroport international d’Incheon, selon ce porte-parole cité par l’agence Yonhap.

Des soldats en faction sur l’île de Gyodong, à 1,7 km au sud de la frontière avec la Corée du Nord, ont ouvert le feu avec leurs fusils d’assaut K-2 en direction de l’appareil.

« Les tirs ont duré environ 10 minutes mais l’avion était hors de portée et n’a subi aucun dommage », a ajouté le porte-parole, selon lequel les soldats ont ouvert le feu après avoir pris l’appareil pour un avion nord-coréen. Les soldats ont tiré 99 balles, selon Yonhap.

Le vol Asiana, avec 119 personnes à bord, arrivait de Chine et suivait une route habituelle, selon un contrôleur aérien interrogé par l’AFP.

« Il volait normalement. Et n’a pas dévié de sa route », a indiqué le contrôleur aérien.

Après quelques mois de calme relatif, la Corée du Nord a récemment haussé le ton envers son voisin du sud, annonçant fin mai qu’elle renonçait désormais à toutes négociations avec le gouvernement sud-coréen et qu’elle cessait les liens de communication militaires.

Séoul a indiqué cette semaine ne pas exclure la possibilité d’une « provocation » lancée par la Corée du Nord.

L’armée suit de près les mouvements de troupes au Nord et se tient prête à faire face à « tout type de provocation ».

Le ministre de la Défense, Kim Kwan-Jin, avait demandé en mars à ses troupes d’ouvrir le feu en cas d’attaque nord-coréenne sans attendre les ordres des commandants sud-coréens.

L’armée est également sur le point de déployer des hélicoptères d’attaque sur la plus grande des îles frontalières avec la Corée du Nord, près de la zone frontalière disputée entre les deux pays en mer Jaune, selon un rapport du ministère de la Défense cité par l’agence Yonhap.

Les tensions entre les deux Corées sont vives depuis une série d’incidents frontaliers, dont le bombardement d’une île du sud par le Nord ayant fait quatre morts en novembre dernier.

Ces tensions rendent encore plus compliquée la reprise des discussions à six pays (deux Corées, Russie, Chine, Japon, Etats-Unis) sur la dénucléarisation de la Corée du Nord au point mort depuis avril 2009.

Liberation.fr
(source AFP)