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Togo : un mandat d’arrêt international émis contre l’opposant Agbéyomé Kodjo

juillet 16, 2020

L'opposant togolais Agbéyomé Kodjo, le 24 février à Lomé.

L’opposant togolais Agbéyomé Kodjo, le 24 février à Lomé. © Sunday Alamba/AP/SIPA

 

La justice togolaise a émis un mandat d’arrêt international contre Agbéyomé Kodjo, arrivé deuxième à la présidentielle de février remportée par le chef de l’État sortant, Faure Essozimna Gnassingbé. L’opposant vit désormais dans la « clandestinité au Togo ».

« Un mandat d’arrêt international a été délivré contre Agbéyomé Kodjo. Nous l’avions appris hier auprès du juge instructeur », a déclaré jeudi sur une radio privée Me Darius Kokou Atsoo, son principal avocat. « C’est un acte d’acharnement de plus contre Agbéyomé Kodjo, qui n’entame en rien notre détermination à faire éclater la vérité juridique dans cette affaire », a-t-il souligné.

L’opposant avait refusé de se présenter à une convocation de la justice le 10 juillet, assurant dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux qu’il « craignait pour sa vie ».  Le procureur de la République du Togo, Essolissam Poyodi, a confirmé qu’un « mandat d’arrêt international » avait été lancé à l’encontre de l’opposant depuis cette date.

« Clandestinité »

Il reste depuis introuvable, mais il assuré, dans un message envoyé à l’AFP, être resté au Togo « dans la clandestinité », car sa vie « est en danger ». L’opposant est placé sous contrôle judiciaire depuis le 24 avril, après avoir passé quatre jours à la gendarmerie nationale. Le doyen des juges d’instruction lui avait interdit de quitter le Togo sans autorisation.

Candidat du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo a obtenu 19,46% des suffrages le 22 février, contre 70,78% pour Faure Essozimna Gnassingbé, selon les résultats officiels que l’opposant conteste fermement.

Son immunité parlementaire avait été levée en mars, à la demande du parquet de Lomé, pour s’être « autoproclamé » président de la République. Il s’est également présenté comme « prétendu chef de l’État et chef suprême des Armées », appelant la Nation et les forces armées à se mobiliser contre le pouvoir, des propos et agissements relevant « des qualifications de troubles aggravés à l’ordre public (…) et d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État », selon le procureur.

Fin juin, le MPDD a également demandé la libération de 16 de ses militants incarcérés depuis le 21 avril. Ces derniers avaient été condamnés à quatre mois de prison ferme, pour « flagrant délit, rébellion et complicité de rébellion.

Par Jeune Afrique avec AFP

Mort mystérieuse d’un haut gradé: le Togo sollicite «l’expertise» de la France

juillet 13, 2020

 

Le lieutenant-colonel Bitala Madjoulba avait été retrouvé mort dans son bureau le 4 mai dernier.

Le Togo a sollicité «l’expertise» de la justice française dans l’enquête ouverte en mai sur la mort mystérieuse d’un haut gradé de l’armée, au lendemain de l’investiture du président Faure Gnassingbé, a indiqué à l’AFP, ce lundi 13 juillet, le ministre de la Sécurité.

Le lieutenant-colonel Bitala Madjoulba, commandant du 1er Bataillon d’intervention Rapide (BIR), avait été retrouvé mort dans son bureau le matin du 4 mai. «Le Togo a demandé, dans le cadre de l’entraide pénale internationale, des expertises à la justice française», a déclaré le ministre, le général Yark Damehame.

«La commission d’enquête a envoyé en France, des balles issues des tirs de comparaison et leurs étuis», a précisé le ministre, qui dirige la commission d’enquête mise en place par les autorités sur ce dossier. Une balle a été extraite du corps de la victime lors de l’autopsie, avait déclaré en mai le procureur de la République, Essolissam Poyodi.

Aucune réaction officielle à ce décès n’a été publiée à ce jour. Le successeur du défunt, le lieutenant-colonel Tchangani Atafaï, a pris ses fonctions peu après. Des habitants de Siou, village natal de la victime à plus de 500 km au nord de Lomé, ont manifesté à plusieurs reprises, pour exiger «toute la lumière» sur sa mort.

L’opposition demande une enquête «indépendante»

Nommé à la tête du 1er BIR en 2014, le lieutenant-colonel Madjoulba avait fait l’École de guerre du Cameroun, l’École nationale des officiers du Sénégal et dirigé plusieurs contingents onusiens. Des médias locaux ont évoqué la piste d’un «règlement de comptes» au sein de l’armée et plusieurs leaders de l’opposition ont dénoncé le silence des autorités, réclamant une enquête «indépendante» et «impartiale».

La veille de sa mort, Faure Gnassingbé était investi pour un quatrième mandat de cinq ans à la tête de ce pays d’Afrique de l’Ouest qu’il dirige depuis 2005, à la suite du décès de son père, le général Eyadéma. Il a été réélu le 22 février avec plus de 70% des voix selon les résultats officiels, contestés par l’opposition.

Par Le Figaro avec AFP

Togo : l’opposant Agbéyomé Kodjo libéré sous contrôle judiciaire

avril 25, 2020

Agbéyomé Kodjo, le 22 février 2020, lors de l'élection présidentielle, à Lomé au Togo

Agbéyomé Kodjo, le 22 février 2020, lors de l’élection présidentielle, à Lomé au Togo © AP/Sipa 

L’opposant togolais Agbéyomé Kodjo, arrivé deuxième à la présidentielle de février derrière le sortant Faure Gnassingbé, et arrêté mardi à son domicile, a été libéré vendredi soir et placé sous contrôle judiciaire.

 

 « Agbéyomé Kodjo a été libéré vendredi soir et placé sous contrôle judiciaire, avec des conditions », a déclaré Me Claver N’dry, l’un de ses avocats. Selon une note du doyen des juges d’instruction, l’opposant a interdiction de quitter le Togo sans autorisation et ne doit pas faire de « déclarations tendant à la remise en cause des résultats de la présidentielle du 22 février ». Il est également interdit de « tous propos, déclarations, ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l’ordre constitutionnel et institutionnel ».
Atteinte à la sûreté de l’État
L’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo avait été levée en mars, à la demande du parquet de Lomé, pour s’être « autoproclamé » président de la République. Il s’est également présenté comme « prétendu chef de l’État et chef suprême des armées », appelant la nation et les forces armées à se mobiliser contre le pouvoir, des propos et agissements relevant « des qualifications de troubles aggravés à l’ordre public (…) et d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État », selon le procureur.
L’opposant a été arrêté mardi à son domicile et conduit au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie. Il avait manqué de se rendre à des convocations de la gendarmerie, le 1er puis le 9 avril, et de nouveau mardi, pour des raisons de « santé », selon ses avocats.
Contrôle judiciaire de deux autres opposants
Les évêques du Togo et plusieurs partis d’opposition, ont demandé la libération d’Agbéyomé Kodjo. Par ailleurs, deux autres dirigeants de l’opposition, Brigitte Adjamagbo-Johnson et Fulbert Attisso, sont également placés sous contrôle judiciaire, selon des sources judiciaires
Agbéyomé Kodjo, qui a obtenu 19,46% des suffrages le 22 février, contre 70,78% à Faure Gnassingbé, selon les résultats officiels, a formulé un recours en justice, rejeté en mars par la Cour constitutionnelle, qui a validé le scrutin. Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui avait lui-même dirigé le Togo pendant 38 ans.
Par Jeune Afrique avec AFP

Togo : arrestation de l’opposant Agbeyomè Kodjo

avril 21, 2020

L'opposant togolais Agbéyomé Kodjo, le 24 février à Lomé.

L’opposant togolais Agbéyomé Kodjo, le 24 février à Lomé. © Sunday Alamba/AP/SIPA

 

Après s’être proclamé « président élu » du Togo, Agbeyomè Kodjo a été arrêté ce mardi pour n’avoir pas répondu à sa troisième convocation successive devant le Service central de recherches et d’investigations criminelles de la gendarmerie.

Tous les signes d’une arrestation prochaine étaient là : depuis lundi, le domicile de l’opposant togolais était encerclé par un fort dispositif de forces de l’ordre. Ce mardi matin, Agbeyomè Kodjo a donc, sans surprise, été interpellé à son domicile du quartier de Tokoin-Forever, à Lomé, alors qu’il se trouvait avec sa famille.

Selon une source judiciaire de Jeune Afrique, celui qui n’a cessé de revendiquer la victoire à la présidentielle du 22 février a ensuite été conduit dans les locaux des services de renseignements, pour y être interrogé.

Détention provisoire ?

Il doit ensuite être auditionné par le procureur de la République, avant que le magistrat ne statue sur un éventuel placement en détention préventive. Celle-ci semble d’ores et déjà acquise, à en croire une source proche du parquet, qui assure qu’« il sera détenu pendant toute la procédure ».

« C’est un enlèvement pur et simple », a dénoncé pour sa part Bessan Kodjo, un cadre du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), dont Agbeyomè Kodjo est le président.

L’ancien Premier ministre est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment ceux d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, d’usage des insignes de l’État, de nominations illégales, de troubles aggravés à l’ordre public ainsi que de dénonciations calomnieuses.

Levée de l’immunité

L’Assemblée nationale avait, le 16 mars, levé la double immunité dont bénéficiait Agbéyomè Kodjo comme député et ancien président du Parlement. Une mesure contestée par le président du MPDD qui a saisi, début avril, le tribunal de première instance de Lomé, affirmant que cette procédure aurait violé son droit à la défense.

« La suspension provisoire de toute enquête judiciaire entamée sur la base d’une décision contestée et attaquée devant une juridiction indépendante compétente pour rendre une décision à l’issue d’un procès équitable s’impose », avaient alors, vainement, plaidé ses avocats auprès du procureur de la République

S’il n’a pas répondu physiquement aux deux premières convocations du Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie, Agbéyomè Kodjo s’est fait représenter à chaque fois par ses avocats, qui ont notamment présenté un certificat médical justifiant l’absence de leur client.

Lundi, face à la presse, les avocats de l’opposant avaient annoncé que leur client était souffrant et ne pouvait pas se déplacer pour répondre à la troisième convocation délivrée en moins d’un mois. Me Atsoo Kokou Totékpo-Mawu a notamment avait notamment argué du « réveil récent d’une pathologie locorégionale ancienne » entravant « douloureusement depuis quelques temps, toute mobilité spontanée ».

Messe « d’investiture »

Selon les résultats définitifs de la présidentielle du 22 février, proclamés par la Cour constitutionnelle, Agbéyomè Kodjo a été crédité de 19,46% des suffrages contre 70,78% pour Faure Gnassingbé, et 5% à l’opposant historique, Jean-Pierre Fabre.

Le candidat du MPDD conteste cependant ces chiffres, et affirme que sa victoire lui a été « volée ». Il s’est auto-proclamé « président » lors d’une messe « d’investiture » organisée le 1er février sous l’égide de Mgr Philippe Fanoko Kossi Kpodzro, l’archevêque émérite de Lomé. Il a également nommé un Premier ministre et s’est même adressé à l’armée en endossant le rôle de son « chef suprême ». Autant de faits qui lui valent aujourd’hui les poursuites dont il est l’objet.

Avec Jeuneafrique par Fiacre Vidjingninou

Togo : décès de l’ancien Premier ministre Edem Kodjo

avril 11, 2020

Edem Kodjo (Togo), ancien secrétaire général de l'OUA, ancien Premier ministre du Togo, facilitateur de l'Union africaine pour le dialogue politique en cours en RD Congo. A Paris, le 05.12.2016.

Edem Kodjo (Togo), ancien secrétaire général de l’OUA, ancien Premier ministre du Togo, facilitateur de l’Union africaine pour le dialogue politique en cours en RD Congo. A Paris, le 05.12.2016. © Vincent Fournier/JA 

L’ancien Premier ministre et ex-secrétaire général de l’OUA est décédé ce samedi matin, en région parisienne, à l’âge de 81 ans.

Edem Kodjo est décédé dans la matinée du samedi 11 avril à l’Hôpital américain de Neuilly, en région parisienne, où il était hospitalisé depuis neuf mois à la suite d’un accident vasculaire-cérébral. L’information a été confirmée à Jeune Afrique par son épouse.

Secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) de 1978 à 1983, Edem Kodjo avait aussi été le Premier ministre du Togo à deux reprises : sous la présidence de Gnassingbè Eyadéma d’abord, d’avril 1994 à août 1996, puis sous celle de son fils, Faure Essozimna Gnassingbé, de juin 2005 à septembre 2006.

Mission impossible

En 2009, il avait publiquement annoncé qu’il se retirait de la scène politique togolaise. Il avait repris du service quelques années plus tard, en janvier 2016, en tant que facilitateur du dialogue politique en RD Congo – une mission difficile, « impossible » disait-il, qui lui avait été confiée par la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, alors présidente de la Commission de l’Union africaine (UA). Après dix mois d’une facilitation chahutée, qui lui avait valu d’être contesté par l’opposition congolaise, il avait fini par jeter l’éponge.

Il avait 81 ans.

Avec Jeuneafrique

Présidentielle au Togo : sept candidats retenus par la Cour constitutionnelle

janvier 18, 2020

Vote dans un bureau de Lomé, en 2015 (photo d'illustration).

Vote dans un bureau de Lomé, en 2015 (photo d’illustration). © Erick Kaglan/AP/SIPA

 

La Cour constitutionnelle a publié sa décision vendredi et retenu sept candidats sur les dix enregistrés par la commission électorale, parmi lesquels le président Faure Gnassingbé, en lice pour un quatrième mandat.

Parmi les autres candidats, figurent Jean-Pierre Fabre, chef de file historique de l’opposition et président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), et l’ancien Premier ministre et président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Kodjo Agbéyomé.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) avait enregistré le 8 janvier, les dossiers de dix personnalités.

La Cour constitutionnelle a rejeté les dossiers de deux candidats, pour « insuffisance du nombre de signatures d’électeurs » en leur faveur.

Le troisième (indépendant) avait entre temps décidé de retirer sa candidature.

Révision constitutionnelle

La campagne électorale pour cette présidentielle doit démarrer le 6 février et prendre fin le 20 février. Environ 10.000 gendarmes et policiers membres d’une « Force sécurité élection présidentielle » (FOSEP) seront déployés à travers le pays en vue de sécuriser le scrutin, selon les autorités.

L’actuel président Faure Gnabssingbé, au pouvoir depuis 2005, a été réélu en 2010 et en 2015 au terme de scrutins contestés.

En mai 2019, les députés ont voté une révision constitutionnelle qui permet non seulement au président Gnassingbé de se représenter en 2020 et 2025, mais aussi de bénéficier d’une immunité à vie « pour les actes posés pendant les mandats présidentiels ».

Par Jeuneafrique.com

 

Présidentielle au Togo: des opposants demandent la «suspension» du processus électoral

novembre 13, 2019

 

Plusieurs partis d’opposition ont demandé la «suspension» du processus électoral en vue de la présidentielle prévue en 2020 au Togo, pendant que l’ONU et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’activent pour un scrutin «crédible et transparent».

L’archevêque émérite de Lomé (1992-2020), Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, avait appelé les opposants et la société civile à former une plateforme revendicative pour faire une série de recommandations au pouvoir en place. Plusieurs partis d’opposition, qui faisaient notamment parti de la coalition dissoute de la C14, ou l’importante organisation de la société civile Togo Debout y ont pris part, et ont demandé mardi la suspension du processus électoral. Néanmoins, les deux grands partis de l’opposition, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et le Parti National Panafricain (PNP), qui étaient moteurs des nombreuses manifestations contre le pouvoir entre 2017 et 2018, n’ont pas répondu à l’invitation de l’archevêque.

Au terme de deux jours de concertation, la plateforme d’opposition a également demandé l’ouverture d’un dialogue avec le pouvoir ainsi que la recomposition de la Cour constitutionnelle et le réaménagement de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). De son côté, une mission conjointe des Nations unies et de la Cédéao conduite par Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, était à Lomé cette semaine pour «travailler étroitement avec les institutions et voir comment nous pouvons nous rendre utile pour assurer des élections crédibles et transparentes», a déclaré à la télévision d’Etat M.Chambas. La présidentielle se tiendra «au plus tôt le 19 février et au plus tard le 5 mars 2020» au Togo, a indiqué fin octobre la Cour constitutionnelle.

Le président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 après avoir succédé à son père, devrait être candidat à un quatrième mandat, malgré de nombreux appels de l’opposition à la démission. Début mai, les députés togolais avaient voté une révision constitutionnelle qui permet non seulement au président Gnassingbé de se représenter en 2020 et 2025, mais aussi de bénéficier d’une immunité à vie «pour les actes posés pendant les mandats présidentiels».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Togo : l’opposant Jean-Pierre Fabre candidat à la présidentielle de 2020

octobre 20, 2019

Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) lors de la campagne électorale de 2015. © Erick Kaglan/AP/SIPA 

Jean-Pierre Fabre, principal dirigeant d’opposition du Togo, a été investi samedi candidat à la présidentielle prévue début 2020 lors d’un congrès de son parti, l’Alliance nationale pour le changement (ANC).

Plus de 600 participants au congrès l’ont désigné pour son « engagement politique, son dévouement total de longues années et ses efforts inlassables en vue de réaliser l’alternance au Togo ».

« Oui, j’accepte d’être le porte-étendard de la victoire des Togolaises et des Togolais en 2020 », a répondu Jean-Pierre Fabre, sous un tonnerre d’applaudissements. « J’accepte la mission que vous me confiez. J’accepte de poursuivre avec vous, sans relâche, la lutte commune de libération du Togo et du peuple togolais », a ajouté l’opposant vêtu d’un tissu orange, couleur du parti, avec de longues perles au cou.

Troisième candidature

Personnage central de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, a déjà pris part aux présidentielles de 2010 et 2015 et a toujours occupé la deuxième place avec respectivement 33,93 et 35,19% des voix.

« Je mesure naturellement le poids de la responsabilité qui m’incombe de conduire le peuple togolais à la victoire au moment où notre pays, ruiné et meurtri par plusieurs décennies d’improvisations, de gabegies et de violation massive des droits humains, attend impatiemment de connaître le changement libérateur et refondateur », a poursuivi l’opposant.

Il a demandé aux Togolais de se battre « pour l’obtention des réformes visant l’amélioration du cadre électoral dans l’unité d’action ».

« Tensions socio-politiques »

À l’ouverture du congrès vendredi, Jean-Pierre Fabre avait invité le président Faure Gnassingbé à ne pas briguer un quatrième mandat pour éviter des « tensions socio-politiques » dans le pays.

« Pour des raisons de contexte politique national aussi bien que d’éthique politique, le chef de l’État, qui aura accompli en 2020 trois mandats de cinq ans chacun à la tête de l’État, ne peut plus briguer un 4e mandat présidentiel, sans créer un climat de tensions socio-politiques et d’insécurité pour les populations », avait-il averti.

Début mai, les députés togolais avaient voté une révision constitutionnelle qui permet non seulement au président Faure Gnassingbé – au pouvoir depuis 2005 – de se représenter en 2020 et 2025, mais de bénéficier d’une immunité à vie « pour les actes posés pendant les mandats présidentiels ».

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Togo : l’ANC met de l’ordre dans ses rangs avant la présidentielle de 2020

septembre 18, 2019

Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) lors de la campagne électorale de 2015. © Erick Kaglan/AP/SIPA

 

L’Alliance nationale pour le changement (ANC) accuse certains de ses conseillers municipaux d’avoir accordé des voix à des candidats du parti UNIR au pouvoir, lors des élections des maires. Une manière de réaffirmer son hégémonie à quelques mois de la présidentielle de 2020.

Des conseillers municipaux « ont manqué à leurs obligations », peut-on lire dans un communiqué de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), publié dimanche. Nouvellement élus, des responsables du parti d’opposition, notamment dans les communes de Golfe 3 et Amou 2, « auraient, en dehors de leurs aires de compétence et sans aucun mandat à cet effet, pris des décisions contraires aux instructions du parti et à ses intérêts ».

La formation politique accuse ses élus d’avoir accordé des voix à des candidats de l’Union pour la République (UNIR), le parti au pouvoir, lors des élections des maires, entre le 13 et le 15 septembre. « Ils ont décidé de voter UNIR sans consulter le parti, explique à Jeune Afrique une source au sein du parti. La discipline doit être de rigueur au sein d’une formation politique et la ligne de conduite qui a été fixée doit être respectée ».

Pour « vérifier les faits », « identifier les personnes concernées » et proposer, le cas échéant, des « sanctions disciplinaires », un comité compétent sera mis en place. Ce dernier devrait se réunir « dans les jours à venir et les textes du parti feront foi », précise notre source.

Justement, l’article 41 du statut du parti prévoit que les élus locaux de l’ANC doivent respecter « en toutes circonstances la ligne politique et les directives du parti ». En cas d’infraction à cette règle, « les dispositions relatives à la discipline et aux sanctions prévues par les statuts et le règlement intérieur du Parti leur sont applicables ». Les sanctions peuvent aller du simple avertissement à l’exclusion.

Stratégie de communication

C’est la première fois que le parti de Jean-Pierre Fabre, créé en 2010, annonce ouvertement des sanctions à l’encontre de certains de ses membres. Pour le politologue Mohamed Madi Djabakaté, l’ANC réaffirme ainsi son « hégémonie » depuis que le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Salifou Atchadam est venu bouleverser la scène politique togolaise.

« C’est une stratégie de communication à quelques mois de la prochaine élection présidentielle, affirme le spécialiste. C’est aussi une réponse aux autres partis qui accusent l’ANC d’être en alliance avec le parti au pouvoir ».

Redistribution des cartes 

« La participation de toutes les formations politiques aux municipales a permis de redistribuer ou de redéfinir les cartes de l’influence au sein de l’opposition », analyse Mohamed Madi Djabakaté.

L’ANC, qui ne dispose d’aucun député à l’Assemblée nationale, est arrivée en deuxième position (138 élus locaux) à l’issue des élections municipales lors desquelles les Togolais étaient appelés à élire leurs conseillers municipaux, fin juin, derrière UNIR, devenant, de facto, la première force politique de l’opposition.

Ex-chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre a d’ailleurs été élu maire de la quatrième commune du Grand Lomé, Golfe 4. Dans la capitale togolaise, son parti a remporté trois autres municipalités, contre sept pour UNIR. Une ascension qui pourrait se confirmer lors de l’élection présidentielle de 2020, à l’issue de laquelle le parti espère réaliser l’alternance.

Jeuneafrique.com par Charles Djade

Suisse/Genève: disparition d’un homme à Onex, de son domicile, le 23 septembre

septembre 27, 2018

 

Un homme a disparu de son domicile à Onex, le 23 septembre. Il est activement recherché.

 

Monsieur Blagogee Koffi N Maurice a disparu de son domicile

Monsieur Blagogee Koffi N Maurice a disparu de son domicile Image: Police cantonale genevoise

La police cantonale genevoise a lancé un avis de disparition pour retrouver au plus vite Monsieur Blagogee Koffi N Maurice qui a disparu de son domicile d’Onex, le 23 septembre aux environs de 17h20.

Selon les premières infos récoltées par les enquêteurs, ce monsieur se serait rendu près de l’embarcadère d’Onex-Evaux. Les recherches restent toujours infructueuses.

Monsieur Blagogee Koffi N Maurice, né le 6 novembre 1970 et d’origine togolaise, mesure 1m70 et a le crâne rasé. Il porte un tatouage représentant un scorpion sur le bras gauche.

Lorsqu’il a quitté son domicile, Monsieur Blagogee Koffi N Maurice portait un short beige à carreaux et un polo gris de marque «Steve Guerdat». Il était chaussé de sandales noires en cuir.

Toute personne ayant vu cet homme ou pouvant donner des renseignements pour le retrouver au plus vite est priée de téléphoner au 022.427.75.10. (comm/nxp)

Ave Romandie.com avec Créé: 27.09.2018, 17h03