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Jacob Hoggard est coupable d’agression sexuelle ayant causé des blessures

juin 5, 2022

L’artiste est coupable du viol d’une femme adulte mais a été acquitté du viol d’une adolescente.

Un portrait de Jacob Hoggard.

Jacob Hoggard à l’entrée du palais de justice de Toronto le 9 mai 2022 Photo: Radio-Canada/Evan Mitsui/CBC

Un jury a reconnu le chanteur de Hedley, Jacob Hoggard, coupable de viol après six jours de délibérations, dimanche soir, mais l’a acquitté des deux autres accusations qui pesaient contre lui depuis 2018.

Une adolescente et une femme accusaient Hoggard d’agression sexuelle ayant causé des blessures après avoir rencontré le chanteur de 37 ans dans un hôtel de la région torontoise en septembre et en novembre 2016.

Il faisait aussi face à une accusation de contacts sexuels inappropriés à l’endroit de la même adolescente pour des faits reprochés en avril de la même année.

Hoggard n’est donc pas coupable d’avoir violé l’adolescente ni d’avoir eu des contacts sexuels inappropriés avec elle. Il est en revanche coupable d’avoir violé la femme adulte qu’il avait rencontrée sur Tinder en novembre 2016.

C’est une demi-victoire pour Jacob Hoggard, qui avait l’air perplexe dans le prétoire, assis derrière ses avocates. Présente parmi le public, son épouse semblait confondue elle aussi.

Jacob Hoggard risque maintenant une peine maximale de 14 ans de prison. Son audience sur la détermination de la peine aura lieu à une date ultérieure.Jacob Hoggard, sa femme et son avocate.

Jacob Hoggard à sa sortie du palais de justice, dimanche. Il est accompagné de sa femme et de son avocate, Megan Savard. Photo : Radio-Canada

Le jury n’a pas tout à fait cru au-delà de tout doute raisonnable les allégations de la Couronne, qui accusait le chanteur d’avoir attiré les deux plaignantes sous de faux prétextes dans sa chambre d’hôtel avec l’intention de les violer.

Les questions qu’il a posées à la cour durant ses délibérations laissaient déjà entendre qu’il avait des doutes au sujet du témoignage des deux femmes à la barre des témoins durant les audiences, le mois dernier.

Il a donc conclu que seule la seconde plaignante avait bel et bien été violée.

La Couronne a tenté en vain de faire révoquer la caution du chanteur pour l’emprisonner avant son audience sur la détermination de la peine, en août.

La juge a toutefois convié les deux parties à une audience lundi matin pour resserrer les conditions de remise en liberté de l’accusé.

Position de la défense

Le consentement était au centre des plaidoiries.

Dans ce procès, la défense a toujours soutenu que les relations de son client avec les deux plaignantes avaient bien été consensuelles, qu’il ne les avait pas violées et qu’il n’avait pas touché de façon inappropriée l’adolescente après le concert d’avril 2016 à Toronto.

Elle affirmait que les deux femmes n’étaient pas crédibles et que leurs témoignages à la barre des témoins étaient insidieux, incohérents, illogiques et truffés d’erreurs factuelles.Dessin de cour représentant Jacob Hoggard.

Jacob Hoggard a témoigné durant deux jours à la barre de son propre procès le mois dernier. Photo : La Presse Canadienne/Alexandra Newbould

La défense avait laissé entendre qu’elles avaient inventé ou exagéré leurs blessures et fabriqué de toutes pièces leur histoire dans le but de se venger parce que le chanteur ne s’intéressait pas à elles alors qu’elles étaient amoureuses de lui.

Elle disait qu’elles s’étaient senties humiliées et rejetées parce que son client ne voulait rien savoir d’elles après avoir eu des relations sexuelles.

La défense avait précisé que le fait d’avoir des relations sexuelles inusitées ne faisait pas de son client un homme sadique ou un violeur et qu’on ne peut pas condamner, au Canada, un homme pour son comportement cavalier avec les femmes ou pour sa promiscuité sexuelle.

Position de la Couronne

Dans leurs arguments finaux, les procureures avaient insisté sur le fait que l’accusé avait utilisé le même mode opératoire contre les deux plaignantes, qu’elle avait décrites comme étant jeunes et naïves.

Selon la Couronne, il n’y avait eu aucun hasard dans la façon dont les plaignantes avaient été sélectionnées, manipulées, humiliées et violées.

Elle avait néanmoins rappelé qu’elles n’avaient aucune idée de ce qui les attendait lorsqu’elles avaient volontiers accepté de le rencontrer à son hôtel.Une illustration judiciaire du procès.

Le chanteur Jacob Hoggard a plaidé non coupable de trois accusations de nature sexuelle à l’ouverture de son procès. Photo : La Presse Canadienne/Alexandra Newbould

Les deux femmes avaient donc de bonnes raisons, selon la Couronne, d’être vexées après avoir été utilisées, d’être en colère pour les blessures que le chanteur leur a fait subir et d’avoir attendu 18 mois avant de porter plainte à la police.

La Couronne avait dépeint Jacob Hoggard comme un opportuniste sexuel possessif, violent et sans empathie.

Toutefois, elle avait assuré que les deux plaignantes n’avaient jamais voulu relancer le mouvement #MoiAussi pour lui faire payer son comportement, contrairement à ce qu’avançait la défense du chanteur

Avec Radio-Canada par Jean-Philippe Nadeau

Canada: Une mère de 98 ans et sa fille de 80 ans se rencontrent pour la première fois

mai 8, 2022
Une mère et une fille, toutes deux âgées, se regardent et sourient.

La Torontoise Gerda Cole a finalement rencontré sa fille qu’elle avait dû confier en adoption pendant la Seconde Guerre mondiale. Photo : Radio-Canada/Mark Bochsler

Une Torontoise a reçu le plus beau des cadeaux pour son 98e anniversaire et pour la fin de semaine de la fête des Mères. Samedi, elle a finalement rencontré sa fille de 80 ans, qu’elle avait confiée en adoption sur un autre continent.

Les sourires étaient au rendez-vous au centre de soins de longue durée Revera Kennedy Lodge de Scarborough, car une de ses résidentes, Gerda Cole, a retrouvé sa fille, Sonya Grist, après de très nombreuses années d’attente.

Les deux femmes se sont longuement serrées dans leurs bras et ont tout de suite partagé des moments de complicité. Une atmosphère festive régnait à la résidence, où une célébration avait été organisée.

« Je suis encore en vie. Et je suis avec ma fille. C’est un miracle. »— Une citation de  Gerda Cole, 98 ans, qui vient de retrouver sa fille

Originaire de Vienne, en Autriche, Gerda Cole s’est réfugiée en Angleterre à l’âge de 15 ans pour fuir les horreurs de la Seconde Guerre mondiale et la persécution de son peuple.

Par la suite, à l’âge de 18 ans, elle a accouché d’une fille qu’elle a dû confier en adoption à cause du manque de ressources. Après la guerre, elle a émigré au Canada. Malgré une vie bien remplie, elle n’avait qu’un désir : revoir sa fille. Et, sans qu’elle le sache, ce désir était partagé par son enfant, toujours en Angleterre.

Retrouvailles attendues

L’an dernier, Sonya Grist a eu la surprise de sa vie quand elle a appris que sa mère était encore vivante. Elle n’a donc pas hésité à faire le voyage au Canada pour enfin la rencontrer.

« Je n’ai pas assez de temps pour poser toutes les questions que j’ai en tête. »— Une citation de  Sonya Grist, qui vient de retrouver sa mère

C’est dans un cours de biologie que Mme Grist a pensé pour la première fois qu’elle avait pu être adoptée, car elle a les yeux bruns, mais ses parents adoptifs avaient les yeux bleus, une situation que son enseignant qualifiait d’impossible à l’époque.

J’ai demandé à mes parents et c’est à ce moment-là qu’ils m’ont dit que j’avais été adoptée. J’avais 14 ans, explique-t-elle.

Des décennies plus tard, c’est son fils Stephen, qui voulait retrouver sa grand-mère biologique, qui a finalement retrouvé Mme Cole. Stephen a d’ailleurs accompagné sa mère pendant son séjour au Canada.

Avec la pandémie, j’avais beaucoup de temps et je cherchais à obtenir un passeport autrichien, car je savais qu’on avait des origines dans ce pays. J’ai donc commencé à consulter des sites généalogiques. Finalement, j’ai trouvé quelqu’un qui s’avérait être un ancien beau-fils de ma grand-mère. Je lui ai demandé s’il pouvait me fournir un acte de décès pour que je puisse poursuivre mes démarches. Il m’a dit :  »C’est impossible, car ta grand-mère est toujours en vie à l’âge de 97 ans », a expliqué Stephen Grist.

« Le fait que [la mère de ma mère] était encore en vie et qu’elle allait avoir l’occasion de la rencontrer a été une nouvelle vraiment réjouissante. »— Une citation de  Stephen Grist, qui vient de rencontrer sa grand-mère

Il est par la suite entré en contact avec sa grand-mère, qui a accepté avec joie de les rencontrer.Une famille sourit au photographe.

Gerda Cole (au centre) a rencontré sa fille Sonya Grist (à droite) et son petit-fils Stephen Grist. Photo : Radio-Canada/Stella Dupuy

Déjà des points en commun

Au cours des prochains jours, la famille compte passer du temps ensemble pour apprendre à se connaître.Une mère et une fille se rencontrent pour la première fois dans une résidence. Plusieurs résidents regardent la scène.

Les retrouvailles se sont déroulées au centre de soins de longue durée Revera Kennedy Lodge de Scarborough. Photo : Radio-Canada/Mark Bochsler

Une chose est sûre : Gerda Cole ne manquera pas d’histoires à leur raconter.

Après son arrivée au Canada, elle a obtenu trois diplômes universitaires, dont un baccalauréat spécialisé en études juives à l’Université de Toronto. Elle a aussi voyagé dans plusieurs pays, y compris pour mener des fouilles archéologiques en Israël et à Chypre.

Elle se rappelle aussi de souvenirs moins joyeux. Je me souviens quand j’ai dû signer des papiers à la cour quand j’ai laissé ma fille. Je criais. On n’arrivait pas à me calmer, a raconté la mère, qui a expliqué avoir suivi les recommandations d’un comité chargé d’accompagner les réfugiés. À l’époque, elle n’avait pas vraiment d’éducation et la guerre a compliqué les choses, selon elle.

Maintenant, elle compte profiter de chaque instant avec sa fille, qui remarque déjà des points en commun avec sa mère.

Nous aimons toujours étudier et nous aimons parler différentes langues. Il y a beaucoup de liens, fait-elle remarquer.

Nous avons sans aucun doute beaucoup de choses à nous raconter, renchérit sa mère.

Avec Radio-Canada par Stella Dupuy

Canada: Le fugitif le plus recherché au pays arrêté

avril 28, 2022
Une image du suspect Abilaziz Mohamed

Abilaziz Mohamed était recherché pour le meurtre de Craig McDonald. Photo : Programme Bolo

Un homme trônant au sommet d’une nouvelle liste des fugitifs les plus recherchés au pays a été arrêté quelques heures à peine après que la liste eut été rendue publique.

Abilaziz Mohamed, qui était recherché pour meurtre au premier degré, a été arrêté mardi soir.

La police de Toronto l’avait identifié comme suspect dans le meurtre de Craig McDonald.

Le soir du 13 octobre 2021, Craig McDonald se serait disputé avec le suspect lorsqu’il regardait un match de hockey des Maple Leafs de Toronto, dans un restaurant Boston Pizza, à Scarborough.

Le suspect l’aurait attendu dans le stationnement du restaurant, où il l’aurait tué par balles.

Mardi matin, la police de Toronto, en coopération avec le Programme national Bolo, a établi Abilaziz Mohamed comme le premier des 25 fugitifs les plus recherchés au Canada.

L’avis de recherche promettait une récompense de 250 000 $ pour toute information permettant de mener à son arrestation.

En anglais, l’acronyme Bolo signifie be on the lookout, c’est-à-dire gardez l’œil ouvert ou soyez vigilant.

Dès mardi soir, des informations anonymes ont permis à la police d’arrêter Mohamed.

« Hier, Abilaziz Mohamed était le suspect le plus recherché au pays. Aujourd’hui, il est détenu sous la garde de la police de Toronto. »— Une citation de  James Ramer, chef de police de Toronto

Mohamed fait face à une accusation de meurtre au premier degré. Il a comparu devant le tribunal par visioconférence mercredi matin.

Le directeur du programme Bolo, Max Langlois, estime que cette arrestation rapide envoie un message clair aux autres fugitifs recherchés : Le pays tout entier est à votre recherche. Appelez un avocat. Appelez la police. Prenez les dispositions nécessaires pour vous rendre.

Dans une déclaration, la sœur de Craig McDonald, Derma McDonald, s’est dite soulagée en apprenant la nouvelle de l’arrestation.

Cette arrestation ne ramènera pas Craig, elle ne met pas fin à notre chagrin. La seule grâce qu’elle apporte est qu’elle nous permet de faire le prochain pas en avant dans ce voyage des plus malheureux, a-t-elle déclaré.

Avec Radio-Canada

Canada/COVID-19 : l’Ontario recense 9571 nouveaux cas et déplore 6 autres décès

décembre 24, 2021

L’Ontario avait signalé 5790 cas, jeudi.

Une famille passe dans la rue près d'une manifestante antivaccin.

Parents et enfants à Toronto pour le vaccin contre la COVID-19. Photo: La Presse Canadienne/Chris Young

La COVID-19 se propage à la vitesse grand V en Ontario, qui recense 9571 nouveaux cas selon le dernier bilan des autorités sanitaires.

Alors que le Québec a franchi les 9000 nouveaux cas jeudi, l’Ontario rejoint ce palier avec un jour de décalage.

Avant l’arrivée du variant Omicron, le sommet provincial était de 4812 infections (16 avril 2021).

Selon les répartitions géographiques, 2456 nouveaux cas ont été recensés à Toronto mercredi. La région de Peel est passée de 491 cas à 1113. Dans la région de Halton, les nouveaux cas ont presque triplé, passant de 259 jeudi à 745, vendredi. Il y a également 604 nouvelles infections dans la région de York et 349 dans la région de Durham.

Le nombre de tests de dépistage effectués ne cesse d’augmenter (72 439) depuis le début de la semaine, tout comme le pourcentage de tests positifs (18,7 %).

Mercredi, le taux de positivité des tests de dépistage se situait à 16 % (sur 68 191 tests).

Dans la foulée de la publication du bilan, le ministère de la Santé de l’Ontario a exhorté la population à redoubler de prudence à quelques heures de Noël.

« Les jours et les semaines à venir exigeront une vigilance constante. Pendant le temps des Fêtes, veuillez célébrer en toute sécurité, vous faire vacciner et suivre les mesures de santé publique […] »— Une citation de  Alexandra Hilkene, porte-parole du ministère de la Santé

Hospitalisations

Les hôpitaux de la province accueillent 68 nouveaux malades de la COVID-19, tandis que les soins intensifs ont donné leur congé à cinq patients. 508 patients sont présentement traités à l’hôpital à cause de la COVID-19.

Bien que les unités de soins intensifs de la province restent stables, nous nous attendons à ce que le nombre d’admissions augmente dans les semaines à venir, à mesure qu’Omicron se répand, en particulier chez les personnes non vaccinées, a déclaré le ministère de la Santé de l’Ontario.

En prévision d’une augmentation des hospitalisations, la porte-parole du ministère assure que 600 lits en soins intensifs sont immédiatement disponibles et près de 500 autres lits sont disponibles pour une capacité de pointe si nécessaire.

Vaccination

En date du 24 décembre, au moins 11 379 811 Ontariens ont reçu deux doses du vaccin contre la COVID-19, soit 82% de la population de la province.

Parmi eux, 2 567 601 personnes ont déjà reçu une troisième dose de rappel.

229 743 nouvelles doses ont été administrées depuis le dernier bilan, en baisse par rapport à la veille (253 258 doses).

Sous-évaluation probable

Selon un expert, ces chiffres sous-évaluent grandement le nombre de nouvelles infections quotidiennes dans la province, car les cliniques de dépistage dans plusieurs régions ne suffisent pas à la tâche.

Selon toute vraisemblance, il faudrait multiplier ces chiffres au moins par trois ou quatre pour avoir une idée plus précise de ce qui se passe réellement, estime le docteur Fahad Razak, membre du comité scientifique qui conseille le gouvernement ontarien sur la COVID-19.

L’interniste à l’hôpital St. Michael’s, à Toronto, croit que même dans le meilleur des cas, les cliniques de dépistage ne décèlent probablement qu’environ la moitié de toutes les nouvelles infections en Ontario.

« Vous devez présumer que toute personne que vous rencontrez est porteuse de l’Omicron. »— Une citation de  Fahad Razak, interniste à l’hôpital St. Michael’s de Toronto

Il s’agit vraiment d’essayer de nous protéger autant que possible pendant la flambée et de protéger le système de santé, souligne-t-il, c’est l’objectif le plus important.

Par Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Canada: Des réfugiés afghans logés dans des hôtels se plaignent des conditions

novembre 2, 2021

Dans le stationnement d’un hôtel situé non loin de l’aéroport Pearson de Toronto, plusieurs réfugiés afghans fouillent dans des boîtes et des sacs de vêtements donnés.

Sardar Khan Shinwari vit dans une chambre d'hôtel près de l'aéroport Pearson avec sa femme et ses quatre enfants.

© Eduardo Lima/La Presse canadienne Sardar Khan Shinwari vit dans une chambre d’hôtel près de l’aéroport Pearson avec sa femme et ses quatre enfants.

Ils cherchent des manteaux d’hiver et des chaussures qui pourraient convenir à leurs enfants, ainsi que des vêtements adaptés à la saison pour eux-mêmes. Beaucoup d’entre eux n’ont pas d’argent. De plus, ils n’ont toujours pas reçu de paiements de soutien du gouvernement fédéral.

Une agence a été chargée de s’occuper d’eux en attendant qu’ils soient installés dans un logement plus permanent. Cependant, les réfugiés affirment que nombre de leurs besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits de manière adéquate.

Nous n’avons pas assez de vêtements, pas assez de bottes», déclare Sardar Khan Shinwari, qui vit dans une chambre d’hôtel avec sa femme et ses quatre enfants depuis la mi-octobre.

En ce moment, mes bottes sont des 11, et je porte du 8», explique-t-il.

M. Shinwari fait partie des quelque 770 réfugiés afghans actuellement logés dans deux hôtels près de l’aéroport.

Sa famille a terminé la quarantaine obligatoire en raison de la pandémie, mais ils restent à l’hôtel et dépendent de l’agence. Ils attendent que le gouvernement fédéral traite leurs demandes et délivre leurs cartes de résidence permanente.

Ils n’ont rien»

Les employés du gouvernement leur ont fourni quelques vêtements à l’aéroport, mais ils étaient mal ajustés, dit M. Shinwari.

Le fait de vivre à l’hôtel pendant une longue période signifie également que la famille n’a pas accès à une buanderie ou à sa propre cuisine.

De plus, en raison de la situation géographique de l’hôtel, il n’y a pas d’épicerie à proximité ou de terrains de jeux pour les enfants.

Nous faisons la lessive dans la douche parce qu’il n’y a pas de machine à laver», explique cet homme de 30 ans, ancien interprète des Forces armées canadiennes, qui a réussi à passer les postes de contrôle talibans au Pakistan avant de s’envoler avec sa famille vers Toronto.

Autour de nous, il n’y a que immeubles et stationnements. Où pouvons-nous aller?»

La nourriture fournie n’est pas non plus idéale, en particulier pour ses enfants, selon M. Shinwari. De plus, il affirme que l’agence n’a pas fourni de fournitures adéquates pour son bébé d’un mois.

Yasmin Noori, une résidente de Toronto qui distribue des vêtements qui proviennent de dons des Torontois, affirme que les nouveaux arrivants ont besoin de vêtements d’hiver ainsi que de jouets et de poussettes pour leurs enfants.

Ils n’ont rien», dit-elle. J’ai vu les gens porter des vêtements (d’été) avec des pantoufles, je me sentais si mal parce que le temps était si froid.»

Asadullah Rahimi, un réfugié afghan qui séjourne également dans l’un des hôtels avec sa femme et ses six enfants, affirme que le fait de ne pas savoir quand l’agence leur trouvera un logement exacerbe les problèmes.

Personne ne nou demande : « Où voulez-vous aller? De quoi avez-vous besoin? De quoi vous manque-t-il? À quels problèmes faites-vous face? »», dit-il.

Un porte-parole du ministre fédéral de l’Immigration affirme que le processus de choix d’un lieu d’établissement définitif pour les réfugiés implique généralement des entretiens avant leur arrivée au Canada pour discuter de leurs options, mais cela ne s’est pas produit dans ces cas.

Compte tenu de la nature rapide et volatile de leur fuite d’Afghanistan, cette entrevue avant le départ n’était pas possible», déclare Alexander Cohen.

Le gouvernement cherche à aider les nouveaux arrivants afghans à s’installer dans des zones où ils ont de la famille, des amis ou un soutien communautaire, dit-il.

Des travailleurs sociaux plus expérimentés

M. Cohen ajoute que du personnel du ministère a été envoyé dans les hôtels accueillant des réfugiés afghans, mais que ce sont les travailleurs de l’agence qui traitent directement avec les nouveaux arrivants.

Le directeur général de Polycultural, l’agence chargée de fournir des services aux nouveaux arrivants afghans, affirme que la capacité de son organisation à fournir des services en personne dans les hôtels est limitée en raison de la pandémie, mais il affirme que l’agence donne suite aux préoccupations soulevées.

Nous continuons à prendre en compte toutes les réactions. Les gens appellent ça des plaintes, nous appelons ça des retours d’information, et nous essayons de rendre tout le monde heureux», déclare Marwan Ismail. Nous sommes là pour aider les gens.»

M. Ismail indique que son organisation a récemment signé un accord pour fournir des services de buanderie aux nouveaux arrivants afghans et qu’elle prendra en compte la taille des gens afin de leur fournir des vêtements adéquats.

L’organisation a également changé de fournisseur de services de restauration huit fois au cours des deux derniers mois à la suite de plaintes, dit-il, notant qu’il peut être difficile de fournir des repas qui satisfont des centaines de personnes.

L’organisation a été confrontée à des difficultés avec certains employés, selon M. Ismail. Elle a engagé 35 personnes parlant le pachto et le dari, les deux principales langues parlées en Afghanistan, mais beaucoup d’entre elles n’ont pas suffisamment d’expérience en matière de travail social, dit-il.

Nous étions pressés parce que tout s’est passé très vite à Kaboul», dit-il, faisant référence à la prise de pouvoir rapide des talibans dans le pays. Des travailleurs sociaux plus expérimentés sont maintenant embauchés pour fournir de meilleurs services, dit-il.

Ottawa s’est engagé à accueillir 40 000 réfugiés afghans. À ce jour, l’accueil de près de 9500 personnes a été approuvé et 3260 sont maintenant au Canada.  

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Canada: Le projet de train à grande fréquence Québec-Toronto démarre

juillet 6, 2021

Les Québécois devraient pouvoir monter à bord d’un train à grande fréquence plus rapide en direction de Toronto d’ici 2030, promet le gouvernement fédéral. Le ministre des Transports a annoncé mardi le début de consultations et le lancement d’un appel d’offres cet automne, en vue de construire une toute nouvelle ligne ferroviaire qui reliera Québec et Montréal à la Ville Reine.

Le ministre des Transports, Omar Alghabra, a déclaré que le processus d’appel d’offres se mettrait en branle prochainement.

© David Kawai Archives La Presse canadienne

Le ministre des Transports, Omar Alghabra, a déclaré que le processus d’appel d’offres se mettrait en branle prochainement.

Le gouvernement de Justin Trudeau avait annoncé un investissement de près de 500 millions de dollars pour faire avancer ce projet, dans son budget du printemps dernier. Le ministre des Transports, Omar Alghabra, a déclaré de passage à la Gare du Palais de Québec mardi que le processus d’appel d’offres se mettrait en branle prochainement.

Le fédéral entamera cet été des consultations avec 36 communautés autochtones dont le territoire sera traversé par le tracé prévu du projet. Une évaluation environnementale sera également menée. Et le gouvernement consultera en outre le secteur privé ainsi que les compagnies ferroviaires qui contrôlent les rails des centres-villes qui seront desservis par ce futur train à grande fréquence.

Aux Québécois et aux Canadiens qui se font promettre ce train rapide depuis des années sans encore l’avoir vu circuler sur les voies ferrées du pays, le ministre Alghabra a assuré que son gouvernement irait bel et bien de l’avant. « Un demi-milliard de dollars [promis dans le dernier budget] en dit beaucoup sur notre engagement envers ce projet », a-t-il insisté, en point de presse aux côtés du maire de Québec Régis Labeaume. Les ministres québécois François-Philippe Champagne et Jean-Yves Duclos de même que l’élu de Québec Joël Lightbound les accompagnaient pour cette conférence aux airs d’annonce préélectorale.

Un départ attendu dans 9 ans

Les consultations et le lancement de l’appel d’offres annoncés mardi ne sont que les premières étapes de cet important projet, dont la construction ne devrait être terminée que d’ici 2030. La facture finale pourrait atteindre entre 6 à 12 milliards de dollars, selon le projet final qui sera retenu a indiqué le ministre Alghabra.

Des voies ferrées dédiées au train à grande fréquence doivent être construites, pour permettre d’éviter de partager les voies existantes avec les trains de marchandise comme à l’heure actuelle. Ce nouveau tracé permettrait de réduire le temps de trajet de 30 minutes entre Québec et Montréal et jusqu’à 90 minutes entre Québec et Toronto, car les trains pourraient ainsi atteindre des vitesses de 177 à 200 km/h ont promis les ministres fédéraux.

L’augmentation de l’offre de trajets au quotidien devrait en outre permettre d’attirer quatre fois plus de voyageurs d’ici 30 ans — l’achalandage de cette ligne de train passant de 4,8 millions de passagers par année à 17 millions en 2059, selon les projections d’Ottawa. Outre Québec, Montréal, Ottawa et Toronto, la nouvelle ligne s’arrêterait en outre à Laval, à Trois-Rivières et Peterborough en Ontario, de même qu’à l’aéroport Jean-Lesage de Québec où une nouvelle gare sera construite.

Un TGV ne serait pas plus rapide

Si le gouvernement fédéral a privilégié une nouvelle ligne de train à grande fréquence, plutôt qu’un train à grande vitesse comme en Europe, c’est qu’un TGV aurait coûté plus cher et aurait mis plus de temps à construire sans pour autant offrir un transport plus rapide. Les distances entre les gares étant relativement courtes, un TGV n’aurait pas eu le temps de rouler à grande vitesse très longtemps avant de devoir ralentir à nouveau à l’approche d’un centre-ville, a expliqué le ministre Alghabra. « Un train à grande fréquence est la meilleure option pour les voyageurs, car il offre une fiabilité, il pourra tout de même rouler jusqu’à 200 km/h et offrira les trajets fréquents dont les Québécois et les Canadiens ont besoin », a-t-il fait valoir, avant de se rendre à Trois-Rivières pour y répéter son annonce. Le ministre reprendra en outre l’exercice mercredi, à la Gare Centrale de Montréal.

Les nouveaux trains seront électriques sur à peu près 90 % du trajet, puis à propulsion diesel dans les espaces urbains puisqu’ils devront y emprunter les voies existantes des compagnies ferroviaires privées qui ne pourront pas fournir l’infrastructure électrique.

Le Parti conservateur n’a pas perdu de temps pour critiquer cette annonce du gouvernement Trudeau, rappelant qu’elle figurait dans le dernier budget. « L’annonce libérale d’aujourd’hui n’était qu’une répétition de l’annonce du processus d’engagement préliminaire pour construire la ligne ferroviaire à grande fréquence décrite dans le budget libéral de 2021 — sans calendrier établi et sans progrès réel vers la fourniture de ce service si nécessaire », a reproché la députée Stephanie Kusie, dans une déclaration écrite fournie par son parti.

Par Marie Vastel avec La Presse canadienne

Canada/Train à grande fréquence : une annonce attendue avec impatience à Trois-Rivières

juillet 6, 2021

Après un premier arrêt à Québec ce matin pour parler du projet de train à grande fréquence (TGF), le ministre des Transports du Canada sera de passage à Trois-Rivières, venant ainsi concrétiser la possibilité que ce nouveau train effectue un arrêt dans la ville.

Archives

© Shaun Best/Reuters Archives

Le ministre des Transports, Omar Alghabra, tiendra une conférence de presse à 14 h à la gare patrimoniale de Trois-Rivières, sur la rue Champflour, pour parler de ce TGF qui effectuerait le trajet entre Québec et Toronto.

Il sera accompagné du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, l’honorable François-Philippe Champagne, du maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, ainsi que de la présidente et chef de la direction de VIA Rail Canada, Cynthia Garneau.

La présidente de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, Me Cassy Bernier, espère que l’annonce d’aujourd’hui permettra d’avoir plus de détails sur l’échéancier du projet et sur les étapes à venir.

On veut des nouvelles plus concrètes», a-t-elle déclaré en entrevue à l’émission Toujours le matin. Pour la chambre, c’est une priorité depuis plusieurs années», rappelle-t-elle.

Selon elle, le train à grande fréquence entraînerait des retombées économiques à Trois-Rivières. Elle croit aussi que la présence d’un arrêt dans la ville aura un bon impact sur l’industrie touristique.

On va être très attentif [à cette annonce]», a déclaré le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec, Jean Boulet, qui est aussi le député caquiste dans la circonscription de Trois-Rivières.

Ça fait tellement longtemps qu’on en parle», souligne-t-il. Il espère, lui aussi, que du concret » sera annoncé aujourd’hui.

Dans le dernier budget fédéral, le Parti libéral du Canada avait annoncé une enveloppe de près de 500 millions de dollars pour aider VIA Rail à adapter ses infrastructures au projet de TGF.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada-Toronto: Encourager les communautés noires à se faire vacciner contre la COVID-19

février 14, 2021

Le Dr Akwatu Khenti mène un groupe de travail qui veut s'attaquer à la méfiance envers les vaccins dans les communautés noires.

© Adam Coish/Université de Toronto Le Dr Akwatu Khenti mène un groupe de travail qui veut s’attaquer à la méfiance envers les vaccins dans les communautés noires.

Une équipe d’experts en santé de Toronto s’est donné pour mission de persuader un plus grand nombre de citoyens Noirs de se faire vacciner contre la COVID-19. Elle organise samedi une assemblée virtuelle.

Le Groupe de travail des scientifiques noirs de Toronto sur l’équité en matière de vaccins (Toronto’s Black Scientists’ Task Force on Vaccine Equity) veut réparer des dommages qui remontent à plusieurs générations et qui ont causé une méfiance des communautés noires envers les vaccins.

L’équipe regroupe des immunologistes, médecins de famille, naturopathes, infirmières et experts en santé mentale.

«Les professionnels noirs, en particulier les scientifiques noirs, peuvent aussi parler en tant que victimes. Nous aussi, nous sommes passés par là», souligne le Dr Akwatu Khenti, président du groupe de travail.

La méfiance des Noirs envers les vaccins et les professionnels de la santé en général trouve ses racines dans des événements historiques : par exemple, l’Étude de Tuskegee sur la syphilis en Alabama, lors de laquelle des hommes noirs ont été soumis à leur insu à une expérience médicale non éthique, menée par des médecins blancs.

Des chercheurs, activistes et patients ont aussi maintes fois dénoncé le racisme anti-Noirs dans le système de santé canadien.

Les personnes noires sont donc parmi les plus susceptibles de rejeter la vaccination, selon des experts. Le bureau de santé publique de Toronto a évalué que les résidents noirs de descendance africaine et caribéenne présentent, d’une part, les taux les plus élevés d’infection à la COVID-19, et d’autre part, les taux les plus élevés d’hésitation par rapport à la vaccination.

«C’est en grande partie lié à l’érosion de la confiance, en raison d’agissements et de mauvaises expériences dans le passé », a déclaré le maire John Tory la semaine dernière, alors qu’il annonçait une stratégie pour mieux protéger les populations noires de Toronto face à la COVID-19.

Cinq réunions à venir

L’assemblée virtuelle de samedi – la première d’une série de cinq – abordera donc les «problèmes de confiance historiques et contemporains » autour des vaccins. Lors des prochaines réunions, le groupe de travail compte parler de sujets comme le fonctionnement des vaccins, la désinformation et les théories du complot.

Selon un sondage réalisé en novembre par la santé publique de Toronto, 16 % des résidents de la ville disaient qu’ils n’avaient pas l’intention de prendre le vaccin de la COVID-19, et 11 % étaient indécis.

Toronto n’a pas encore récolté de données raciales sur l’hésitation des citoyens par rapport aux vaccins, mais la Dre Vinita Dubey, médecin hygiéniste adjointe, déclare dans un courriel à CBC que la Ville mènera bientôt «de plus amples recherches sur cet enjeu important».

Des experts soulignent que des théories du complot au sujet des vaccins circulent en ce moment.

© Amir Cohen/Reuters Des experts soulignent que des théories du complot au sujet des vaccins circulent en ce moment.

Le Dr Akwatu Khenti, qui est aussi professeur adjoint à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto, dit qu’il a lui-même rencontré un nombre surprenant de Noirs qui lui ont dit qu’il ne prévoyaient pas de se faire vacciner.

D’autres experts en santé publique ont aussi exprimé leur inquiétude face aux théories du complot qui circulent sur les médias sociaux, au sujet du vaccin et des étapes de développement.

Le Dr Khenti s’inquiète surtout de rumeurs selon lesquelles le vaccin modifierait l’ADN du receveur ou l’infecterait avec de petites doses du nouveau coronavirus ou du VIH.

Il dit que pour lutter contre la méfiance et la désinformation, il faut passer par l’empathie et établir un lien de confiance, en plus d’exposer les faits et la science.

Le groupe de travail s’appuiera sur l’utilisation de métaphores et d’expressions culturellement appropriées et sur la reconnaissance des expériences historiques de différents groupes.

Il souligne qu’il faut aussi s’adapter d’une personne à l’autre, selon ses origines et sa situation.

 CBC/Radio-Canada avec les informations de Nick Boisvert

L’hôtel Novotel du centre-ville de Toronto loué pour les sans-abri

février 6, 2021

La Ville de Toronto affirme avoir loué l’hôtel Novotel du centre-ville. Il servira de refuge pour les sans-abri.

Les sans-abri de Toronto pourront se rendre à l'hôtel Novotel. (archives)

© Muriel Draismaa/CBC News/Radio-Canada Les sans-abri de Toronto pourront se rendre à l’hôtel Novotel. (archives)

L’hôtel, situé au 45 Esplanade, ouvrira ses portes fin février et a été loué jusqu’en décembre, selon un communiqué de la Ville. Il sera géré par la Homes First Society, une agence de logement.

La semaine dernière, Toronto a signalé 10 éclosions de COVID-19 dans des refuges pour sans-abri. 66 personnes ont contracté le virus.

Dans le nouveau refuge, au moins 12 employés seront disponibles sur place 24 heures sur 24, sept jours sur sept, ainsi que des superviseurs pour chaque équipe, et tous les repas seront fournis.

La Ville fournira également un soutien, comme une clinique offrant un soutien physique et psychiatrique et un accès à des travailleurs chargés de la gestion des cas afin d’élaborer un plan de logement permanent. Selon la ville, des protocoles sanitaires seront mis en place dans les salles à manger et dans les ascenseurs afin de prévenir la propagation de COVID-19.

Une équipe de sécurité de quatre à six gardes sera également affectée au refuge et deux équipes de sécurité communautaire patrouilleront les environs de l’hôtel.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada-Ontario: Deux policiers blessés au couteau à Toronto; une arrestation

février 2, 2021

 Deux agents ont été blessés par un individu avec un couteau mardi, selon la police.

© Michael Wilson/CBC Deux agents ont été blessés par un individu avec un couteau mardi, selon la police.

Un suspect a été arrêté à la suite d’une attaque au couteau, mardi, dans une maison du nord-ouest de Toronto au cours de laquelle deux policiers ont été blessés dont un grièvement.

Les policiers étaient sur place pour y chercher des informations au sujet d’un quinquagénaire porté disparu, selon le chef de police James Ramer.

Les deux policiers ont été transportés à l’hôpital après avoir été attaqués, dit-il, par un individu qui serait sorti d’une des chambres de la résidence avec un couteau.

Un des agents souffre de blessures majeures par lacérations, mais on ne craint pas pour sa vie. L’autre policier aurait subi des blessures mineures.

Les policiers ont procédé à l’arrestation d’un suspect, qui n’a pas été blessé. Son mobile est inconnu pour l’instant; l’enquête se poursuit.

La Police de Toronto indique par ailleurs être toujours à la recherche de Nathaniel Brettell, 56 ans, et dit craindre pour sa vie.

Le premier ministre Doug Ford a réagi à l’attaque au couteau, qui s’est déroulée dans le secteur d’Etobicoke, non loin de sa maison familiale. Il affirme trouver la situation «inquiétante» et souhaite un «prompt rétablissement» aux deux agents.

Avec CBC/Radio-Canada