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Canada-Toronto: Encourager les communautés noires à se faire vacciner contre la COVID-19

février 14, 2021

Le Dr Akwatu Khenti mène un groupe de travail qui veut s'attaquer à la méfiance envers les vaccins dans les communautés noires.

© Adam Coish/Université de Toronto Le Dr Akwatu Khenti mène un groupe de travail qui veut s’attaquer à la méfiance envers les vaccins dans les communautés noires.

Une équipe d’experts en santé de Toronto s’est donné pour mission de persuader un plus grand nombre de citoyens Noirs de se faire vacciner contre la COVID-19. Elle organise samedi une assemblée virtuelle.

Le Groupe de travail des scientifiques noirs de Toronto sur l’équité en matière de vaccins (Toronto’s Black Scientists’ Task Force on Vaccine Equity) veut réparer des dommages qui remontent à plusieurs générations et qui ont causé une méfiance des communautés noires envers les vaccins.

L’équipe regroupe des immunologistes, médecins de famille, naturopathes, infirmières et experts en santé mentale.

«Les professionnels noirs, en particulier les scientifiques noirs, peuvent aussi parler en tant que victimes. Nous aussi, nous sommes passés par là», souligne le Dr Akwatu Khenti, président du groupe de travail.

La méfiance des Noirs envers les vaccins et les professionnels de la santé en général trouve ses racines dans des événements historiques : par exemple, l’Étude de Tuskegee sur la syphilis en Alabama, lors de laquelle des hommes noirs ont été soumis à leur insu à une expérience médicale non éthique, menée par des médecins blancs.

Des chercheurs, activistes et patients ont aussi maintes fois dénoncé le racisme anti-Noirs dans le système de santé canadien.

Les personnes noires sont donc parmi les plus susceptibles de rejeter la vaccination, selon des experts. Le bureau de santé publique de Toronto a évalué que les résidents noirs de descendance africaine et caribéenne présentent, d’une part, les taux les plus élevés d’infection à la COVID-19, et d’autre part, les taux les plus élevés d’hésitation par rapport à la vaccination.

«C’est en grande partie lié à l’érosion de la confiance, en raison d’agissements et de mauvaises expériences dans le passé », a déclaré le maire John Tory la semaine dernière, alors qu’il annonçait une stratégie pour mieux protéger les populations noires de Toronto face à la COVID-19.

Cinq réunions à venir

L’assemblée virtuelle de samedi – la première d’une série de cinq – abordera donc les «problèmes de confiance historiques et contemporains » autour des vaccins. Lors des prochaines réunions, le groupe de travail compte parler de sujets comme le fonctionnement des vaccins, la désinformation et les théories du complot.

Selon un sondage réalisé en novembre par la santé publique de Toronto, 16 % des résidents de la ville disaient qu’ils n’avaient pas l’intention de prendre le vaccin de la COVID-19, et 11 % étaient indécis.

Toronto n’a pas encore récolté de données raciales sur l’hésitation des citoyens par rapport aux vaccins, mais la Dre Vinita Dubey, médecin hygiéniste adjointe, déclare dans un courriel à CBC que la Ville mènera bientôt «de plus amples recherches sur cet enjeu important».

Des experts soulignent que des théories du complot au sujet des vaccins circulent en ce moment.

© Amir Cohen/Reuters Des experts soulignent que des théories du complot au sujet des vaccins circulent en ce moment.

Le Dr Akwatu Khenti, qui est aussi professeur adjoint à l’École de santé publique Dalla Lana de l’Université de Toronto, dit qu’il a lui-même rencontré un nombre surprenant de Noirs qui lui ont dit qu’il ne prévoyaient pas de se faire vacciner.

D’autres experts en santé publique ont aussi exprimé leur inquiétude face aux théories du complot qui circulent sur les médias sociaux, au sujet du vaccin et des étapes de développement.

Le Dr Khenti s’inquiète surtout de rumeurs selon lesquelles le vaccin modifierait l’ADN du receveur ou l’infecterait avec de petites doses du nouveau coronavirus ou du VIH.

Il dit que pour lutter contre la méfiance et la désinformation, il faut passer par l’empathie et établir un lien de confiance, en plus d’exposer les faits et la science.

Le groupe de travail s’appuiera sur l’utilisation de métaphores et d’expressions culturellement appropriées et sur la reconnaissance des expériences historiques de différents groupes.

Il souligne qu’il faut aussi s’adapter d’une personne à l’autre, selon ses origines et sa situation.

 CBC/Radio-Canada avec les informations de Nick Boisvert

L’hôtel Novotel du centre-ville de Toronto loué pour les sans-abri

février 6, 2021

La Ville de Toronto affirme avoir loué l’hôtel Novotel du centre-ville. Il servira de refuge pour les sans-abri.

Les sans-abri de Toronto pourront se rendre à l'hôtel Novotel. (archives)

© Muriel Draismaa/CBC News/Radio-Canada Les sans-abri de Toronto pourront se rendre à l’hôtel Novotel. (archives)

L’hôtel, situé au 45 Esplanade, ouvrira ses portes fin février et a été loué jusqu’en décembre, selon un communiqué de la Ville. Il sera géré par la Homes First Society, une agence de logement.

La semaine dernière, Toronto a signalé 10 éclosions de COVID-19 dans des refuges pour sans-abri. 66 personnes ont contracté le virus.

Dans le nouveau refuge, au moins 12 employés seront disponibles sur place 24 heures sur 24, sept jours sur sept, ainsi que des superviseurs pour chaque équipe, et tous les repas seront fournis.

La Ville fournira également un soutien, comme une clinique offrant un soutien physique et psychiatrique et un accès à des travailleurs chargés de la gestion des cas afin d’élaborer un plan de logement permanent. Selon la ville, des protocoles sanitaires seront mis en place dans les salles à manger et dans les ascenseurs afin de prévenir la propagation de COVID-19.

Une équipe de sécurité de quatre à six gardes sera également affectée au refuge et deux équipes de sécurité communautaire patrouilleront les environs de l’hôtel.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada-Ontario: Deux policiers blessés au couteau à Toronto; une arrestation

février 2, 2021

 Deux agents ont été blessés par un individu avec un couteau mardi, selon la police.

© Michael Wilson/CBC Deux agents ont été blessés par un individu avec un couteau mardi, selon la police.

Un suspect a été arrêté à la suite d’une attaque au couteau, mardi, dans une maison du nord-ouest de Toronto au cours de laquelle deux policiers ont été blessés dont un grièvement.

Les policiers étaient sur place pour y chercher des informations au sujet d’un quinquagénaire porté disparu, selon le chef de police James Ramer.

Les deux policiers ont été transportés à l’hôpital après avoir été attaqués, dit-il, par un individu qui serait sorti d’une des chambres de la résidence avec un couteau.

Un des agents souffre de blessures majeures par lacérations, mais on ne craint pas pour sa vie. L’autre policier aurait subi des blessures mineures.

Les policiers ont procédé à l’arrestation d’un suspect, qui n’a pas été blessé. Son mobile est inconnu pour l’instant; l’enquête se poursuit.

La Police de Toronto indique par ailleurs être toujours à la recherche de Nathaniel Brettell, 56 ans, et dit craindre pour sa vie.

Le premier ministre Doug Ford a réagi à l’attaque au couteau, qui s’est déroulée dans le secteur d’Etobicoke, non loin de sa maison familiale. Il affirme trouver la situation «inquiétante» et souhaite un «prompt rétablissement» aux deux agents.

Avec CBC/Radio-Canada

COVID-19: des hôpitaux torontois débordés se préparent à des transferts de patients

janvier 8, 2021

TORONTO — Des hôpitaux de l’Ontario ont reçu l’ordre de se préparer à transférer des patients à l’extérieur de leur région, au moment où les hospitalisations liées à la COVID-19 continuent d’augmenter dans la province.

© Fournis par La Presse Canadienne

Une note de service de Santé Ontario aux PDG des hôpitaux, jeudi, indique que les projections actuelles montrent que plus de 500 patients gravement malades de la COVID-19 pourraient se trouver dans les hôpitaux de l’Ontario d’ici le 24 janvier.

L’agence ordonne aux hôpitaux dont les lits de soins intensifs pour adultes sont inoccupés de réserver un tiers de l’espace pour les transferts des hôpitaux dépassant leur capacité.

La note dit que tous les hôpitaux devront être prêts à accepter les transferts lorsqu’ils en auront la demande.

Les hôpitaux sont également invités à uniformiser leurs critères d’admission aux soins intensifs avec le Centre de commandement en soins intensifs chargé de lutter contre la COVID-19 de l’Ontario.

Les établissements médicaux situés dans les zones de transmission communautaire sont invités à poursuivre les soins non liés à la COVID-19 «sans délai» et à préparer des plans pour reporter les soins non urgents si nécessaire.

La note a été transmise au moment où des hôpitaux ont déjà dû reporter des opérations et commencer à transférer des patients en raison de flambées de COVID-19.

L’hôpital régional de Windsor a déclaré que plus de 50 patients avaient été transférés vers d’autres hôpitaux, jeudi.

Des hôpitaux de Toronto transfèrent également certains jeunes patients à l’hôpital SickKids pour faire de la place pour des patients adultes atteints de la COVID-19.

Le réseau Unity Health Toronto a déclaré que des patients pédiatriques du St. Joseph’s Health Centre pourraient être transférés au SickKids si leur médecin détermine qu’ils peuvent y recevoir les soins dont ils ont besoin.

Le réseau ajoute que St. Joseph’s, William Osler Health System et l’hôpital Humber River travaillent tous avec SickKids.

L’effort devrait se poursuivre jusqu’à ce que les volumes de patients atteints de la COVID-19 «reviennent à des niveaux plus raisonnables».

Unity Health indique que le système s’efforce de garantir que les patients reçoivent les soins dont ils ont besoin pendant la «période complexe» de la deuxième vague de la pandémie.

Avec La Presse Canadienne

La militante pakistanaise Karima Baloch retrouvée morte à Toronto

décembre 23, 2020

La famille et un collègue de Karima Baloch ont du mal à croire la thèse de mort non-criminelle mise de l’avant par la police de Toronto, qui ont retrouvé celle-ci morte dans les eaux près du centre-ville de Toronto.

Karima Baloch avait fui le Pakistan en 2016.© Fournie par le Service de police de Toronto Karima Baloch avait fui le Pakistan en 2016.

Lateef Johar, un ami proche et collègue militant de Mme Baloch affirme qu’elle avait récemment reçu des menaces de mort et que la famille de la victime était profondément méfiante à l’égard de ce qui lui était arrivé.

«Son mari a reçu des messages d’inconnus disant qu’ils vont offrir un cadeau de Noël à Karima qu’elle n’oubliera jamais», a affirmé M. Johar.

«Nous respectons tout ce que dit la police, mais nous ne croirons jamais que c’est un accident», affirme M. Johar, «C’était une femme courageuse».

Le mari de Mme Baloch, qui selon M. Johar, arrivé du Royaume-Uni pour une visite il y a deux semaines, n’a pas pu être rejoint pour des commentaires.

Karima Baloch était à la tête de l’organisation d’étudiants qui milite pour l’indépendance des régions pakistanaises d’origine baloutche au sud-ouest du pays.

Le groupe accuse les autorités pakistanaises d’atrocités en matière de droits de l’homme dans la région, où des groupes armés baloutches ont mené pendant des années une guerre contre les forces de sécurité du Pakistan sur fond de séparatisme.

L’armée et le gouvernement pakistanais nient fermement toute violation des droits de la personne.

Mme Baloch a fui le Pakistan en 2015 sur fond d’accusations de terrorisme et de menaces de mort arrivant en novembre 2015 au Canada, où elle a demandé avec succès le statut de réfugié.

Un jour de l’évaluation de sa demande d’asile, selon M. Johar, son oncle que l’on croit avoir été enlevé par l’armée 18 mois plus tôt, a été retrouvé mort au Pakistan.

La section Asie du sud d’Amnistie internationale a qualifié la mort de Mehrab de «profondément choquante».

Dans une déclaration écrite, la police de Toronto indique que la mort de Mme Baloch «fait actuellement l’objet d’une enquête en tant que mort non criminelle et il n’y aurait pas de circonstances suspectes.»

Lundi matin vers 7 h, la police avait signalé la disparition de Mme Baloch, en indiquant s’inquiéter pour sa sécurité. Son corps a été retrouvé environ 2 h plus tard.

Son corps aurait été repêché près du centre-ville mardi.

Elle avait été vue pour la dernière fois dimanche vers 15 h près de l’intersection des rues Bay et Queens Quay West, dans le quartier Harbourfront.

Une partie des soupçons concernant la mort de Mehrab sont nés du fait qu’elle était la deuxième militante baloutche retrouvée morte cette année.

En mai, le journaliste et réfugié Sajid Hussain a été retrouvé mort dans une rivière en Suède, des semaines après sa disparition.

La police de l’époque aurait déclaré que sa mort aurait pu d’un accident ou d’un suicide, bien qu’ils ne puissent pas statuer avec certitude de l’acte criminel.

La BBC avait placé Mme Baloch dans sa liste annuelle des 100 femmes les plus inspirantes et influentes en 2016.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada: Le prince saoudien est accusé de complot pour tuer un ex-espion à Toronto

août 7, 2020

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane aurait envoyé un commando à Toronto pour tuer un ancien espion qui a fui le royaume en 2017.
© Pool/Getty Images Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane aurait envoyé un commando à Toronto pour tuer un ancien espion qui a fui le royaume en 2017.
Une poursuite civile déposée devant la justice américaine accuse le prince héritier de l’Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane, d’avoir cherché à assassiner un ancien agent secret au travers de l’envoi d’un commando à Toronto en 2018.

La plainte déposée jeudi dans une cour de justice américaine accuse le prince Mohammed ben Salmane d’avoir mandaté des mercenaires pour trouver et assassiner un ancien espion de haut rang qui en sait trop.

Le document de 106 pages, qui doit être vérifié par la justice, a des airs de roman d’espionnage. Il indique que le régent du royaume d’Arabie Saoudite a cherché à réduire au silence Saad Aljabri en 2018.

M. Aljabri, résident permanent au Canada, est décrit comme un ancien officiel Saoudien de 39 ans spécialiste en sécurité nationale et en contre-terrorisme.

Peu de personnes en connaissent autant sur le prince héritier que lui, selon la plainte, notamment sur son implication supposée dans des accords commerciaux corrompus et la création d’une équipe personnelle de mercenaires appelée «Tiger Squad».

Ces mercenaires sont derrière l’assassinat et le démembrement du journaliste Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien en Turquie, en 2018, d’après la plainte.

Jamal Khashoggi, journaliste assassiné au consulat saoudien d'Istanbul en 2018

© /AFP/Getty Images Jamal Khashoggi, journaliste assassiné au consulat saoudien d’Istanbul en 2018
M. Aljabri, double citoyen de Malte et d’Arabie saoudite, a fui le royaume en 2017, d’abord en Turquie, puis secrètement à Toronto, où il vit désormais.

Saad Aljabri dit qu’il avait développé une relation de travail étroite avec l’intelligence américaine au fil des décennies. Il dispose, prétend-il, d’une position unique pour menacer la réputation de Mohammed ben Salmane auprès de Washington.

Le plaintif disposerait d’informations sensibles sur le prince

«Rares sont les endroits qui ont des informations plus sensibles, humiliantes et accablantes sur l’accusé ben Salmane que l’esprit et la mémoire de Dr Saad – sauf peut-être les enregistrements réalisés par le Dr Saad par anticipation de son assassinat», affirme M. Aljabri.

«C’est pourquoi l’accusé ben Salmane veut sa mort et pourquoi [il] a travaillé pour atteindre cet objectif au cours des trois dernières années.»

Le prince héritier a ordonné au plaintif de rentrer chez lui à plusieurs reprises et l’a menacé via une messagerie instantanée «d’utiliser tous les moyens disponibles» et de «prendre des mesures qui vont vous nuire», indique le document.

Le commando refoulé à l’aéroport Pearson

Les membres de la «Tiger Squad» seraient arrivés à l’aéroport Pearson de Toronto avec des visas touristiques à la mi-octobre 2018, moins de deux semaines après que M. Khashoggi a été assassiné.

Pour éviter de se faire repérer, ils sont entrés par des kiosques séparés, mais ont éveillé les soupçons après avoir prétendu qu’ils ne se connaissaient pas, toujours selon la plainte. Les Agents des services frontaliers du Canada les auraient tous refusés sauf un, qui voyageait avec un passeport diplomatique.

M. Aljabri affirme qu’un ancien collègue s’est présenté à son bureau de la société de télécommunications de Toronto où il travaillait, se faisant passer pour un investisseur, et a essayé de le persuader d’aller en Turquie pour rendre visite à sa famille.

Malgré son refus, l’homme avait réussi à localiser Saad Aljabri afin que le commando puisse le trouver, présente-t-il.

Des proches «disparus et torturés»

«Mohammed ben Salmane prévoit désormais d’envoyer des agents directement via les États-Unis pour entrer au Canada par voie terrestre et, une fois pour toutes, d’éliminer le Dr. Saad», dit-il.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, en octobre 2018, à Riyad.

© AP/Amr Nabil/La Presse canadienne Le prince héritier Mohammed ben Salmane, en octobre 2018, à Riyad.
Le document affirme que le prince a ordonné la détention et l’enlèvement des membres de la famille d’Aljabri comme moyen de pression. Deux de ses enfants ont «disparu» à la mi-mars et d’autres parents ont été arrêtés, détenus et torturés.

Il dit également que des agents saoudiens ont piraté ses téléphones intelligents et gelé ses comptes bancaires.

Les responsables de l’ambassade saoudienne à Ottawa n’ont pas répondu à une demande de commentaire, tout comme le ministre de la Sécurité publique Bill Blair et l’Agence des services frontaliers du Canada.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: un policier blanc reconnu coupable d’avoir battu un jeune homme noir

juin 26, 2020

 

La justice canadienne a reconnu coupable vendredi un policier blanc de Toronto d’avoir battu et éborgné un jeune homme noir en 2016, un jugement très suivi au Canada en plein débat sur le racisme systémique dans la police. Michael Theriault, un policier de Toronto qui n’était pas en service au moment des faits, accompagné de son frère Christian, a été reconnu coupable par un juge de la Cour supérieure de l’Ontario de voies de fait simples après qu’ils ont roué de coups Dafonte Miller et l’ont frappé avec un tuyau métallique. Christian Theriault a été relaxé. Dafonte Miller, alors âgé de 19 ans, a perdu l’usage de son oeil gauche après l’agression, le 28 décembre 2016.

Les deux hommes, accusés de voies de fait graves et d’obstruction à la justice, plaidaient non coupables et affirmaient avoir agi par légitime défense. Selon la défense, Dafonte Miller cambriolait des voitures avant l’altercation. Ce jugement est survenu dans un contexte de manifestations dénonçant le racisme et les violences policières, dans le cadre du vaste mouvement de protestation provoqué par la mort de l’Afro-Américain George Floyd à Minneapolis, une ville américaine à quelques centaines de kilomètres du Canada.

Une audience prévue le 15 juillet devra déterminer la peine de Michael Theriault.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Toronto/ Black Lives Matter: une ruelle de Toronto taguée entièrement en noir et gris en hommage à George Floyd

juin 13, 2020

«Graffiti Alley», allée touristique de la plus grande ville du Canada, a été revisitée par une quarantaine d’artistes avec des dessins et portraits en l’honneur du mouvement antiraciste.

À Toronto, on espère bien faire passer le message : «les vies noires comptent». Une quarantaine d’artistes ont revisité «Graffiti Alley», une ruelle du centre-ville de Toronto célèbre pour ses graffitis multicolores, avec des dessins et portraits en l’honneur du mouvement antiraciste «Black Lives Matter».

Les fresques, en majorité réalisées en différents niveaux de noir et gris, tranchent avec les couleurs vives des autres peintures de cette allée prisée des touristes, située au sud de la plus grande ville du Canada. Les illustrations représentent notamment des figures éminentes de la communauté noire, tels que Malcolm X et Martin Luther King, ou des victimes de violences policières.

Parmi ces dernières: George Floyd, un Afro-Américain dont la mort le mois dernier aux mains de la police de Minneapolis a provoqué une vague inédite de manifestations aux États-Unis et à travers le monde entier. Le portrait de George Floyd le représente avec un bandeau scotch sur la bouche, sur lequel on peut lire «Je ne peux pas respirer», en référence aux derniers mots qu’il a prononcés alors qu’il était plaqué au sol par un policier. «Mais nous pouvons t’entendre», lui répond, par écrit, le graffeur qui a composé ce dessin.

Un début de conversation

Le projet, réalisé le week-end dernier, est une «manifestation pacifique» qui a pour but de «sensibiliser» et «montrer le soutien» des artistes au mouvement antiraciste, explique à l’AFP Moises Frank, qui a aidé à fédérer les graffeurs autour de cette initiative. «Utiliser l’art comme un outil pour dénoncer l’oppression, c’est un moyen à la fois beau et puissant de protester», dit le jeune homme de 25 ans. «Les gens sont en train de se réveiller et de réaliser que (le racisme) est un problème que l’on ne peut plus feindre d’ignorer. J’espère qu’on est seulement au tout début de la conversation».

Une des fresques murales représente une panthère noire aux yeux orangés, un hommage aux militants des Black Panthers. Une autre montre un poing levé au-dessus duquel on peut lire «On continue à se battre pour les vies noires».

De son côté, Moises Frank a choisi de peindre le visage de Zianna Oliphant, une fillette américaine dont le discours en 2016 dans la ville de Charlotte, aux États-Unis, à la suite de la mort d’un homme noir, abattu par un policier, avait marqué les esprits. «Voir cette petite fille (…) éclater en sanglots en parlant des injustices subies par sa communauté, c’était puissant et émouvant», explique-t-il. «J’espère que dans le courant de sa vie, elle verra les choses changer».

Par Le Figaro avec AFP

 

Canada-Québec: 90 000 masques destinés au Québec disparaissent à l’aéroport de Toronto

mai 28, 2020
Les masques avaient été commandés par le CHU de Québec, responsable de l'approvisionnement en équipement médical pour l'ensemble du système de santé québécois.©
mihalec/getty images/istockphoto Les masques avaient été commandés par le CHU de Québec, responsable de l’approvisionnement en équipement médical pour l’ensemble du système de santé québécois.
En 32 ans de métier comme fabricant de matériel médical, Pierre Jean Messier n’a jamais vu une situation pareille au Canada. Une demi-tonne de masques médicaux destinée aux hôpitaux du Québec a disparu d’une zone sécurisée de l’aéroport international de Toronto.

Le président et fondateur de I3 Biomédical hésite à parler carrément d’un vol, mais il admet que c’est l’hypothèse la plus probante en ce moment.

«Ça fait maintenant une dizaine de jours et plus qu’une recherche a été faite et tout compte fait, ils se sont vaporisés dans les airs», s’étonne Pierre Jean Messier, un peu perplexe.

Pierre Jean Messier, président et fondateur de I3 Biomédical

© /Radio-Canada Pierre Jean Messier, président et fondateur de I3 Biomédical
Un courriel qu’il a reçu du transporteur aérien – courriel que nous avons pu consulter – confirme que les 90 000 masques en provenance du Mexique ont bel et bien passé les douanes à Toronto le 12 mai pour un transfert vers Montréal.

Le 18 mai, les autorités aéroportuaires ont signalé que le matériel manquait à l’appel. Des recherches ont été effectuées le lendemain aux aéroports de Toronto et Montréal sans que la demi-tonne de masques soit retracée.

Selon Pierre Jean Messier, il est peu probable qu’une telle quantité de masques ait pu être remise à bord d’un avion et quitter le pays. Il soupçonne plutôt une ou plusieurs personnes mal intentionnées de les avoir fait sortir de l’entrepôt.

«Le récipiendaire est clairement identifié comme étant des hôpitaux. Alors prendre du matériel que tout le monde est au courant qu’il est tellement nécessaire, et le faire disparaître comme ça, c’est pas très noble», dénonce l’entrepreneur.

Pas de conséquences pour le CHU de Québec

Les masques qui ont disparu représentent qu’une petite partie d’une commande de deux millions de masques effectués par le CHU de Québec, responsable de l’approvisionnement en matériel médical pour tout le Québec pour la durée de la pandémie.

Le président de I3 Biomédical précise que les masques manquants ont rapidement pu être remplacés, à grands frais, en devançant une autre livraison en provenance du Mexique.

L’incident a néanmoins grandement ébranlé sa confiance quant à la fiabilité des transferts de matériel médical par la métropole canadienne.

«Cette situation à Toronto, elle est particulièrement unique. Sincèrement, je ne me serais pas attendu à ce que ça se passe. […] On ne passera plus par Toronto. C’est déjà implanté au niveau opérationnel.»

Il a aussi mis en place plusieurs mesures de protection additionnelles pour les chargements de matériel médical qui transitent au Canada, des mesures que son entreprise réserve habituellement pour les pays où le matériel est plus à risque de disparaître.

L'aéroport Pearson de Toronto vu des airs

© Francis Ferland/Radio-Canada L’aéroport Pearson de Toronto vu des airs
Fabriqués au Québec, assemblés au Mexique
 

Pierre Jean Messier précise que les masques chirurgicaux qu’il fabrique sont entièrement conçus au Québec, mais que le dernier assemblage se fait au Mexique, pour des raisons de coûts.

Selon lui, il serait très facile de faire l’ensemble de la production au Québec, à condition que les gouvernements renoncent à acheter des produits qui sont trois cents plus bas.

Le dirigeant de I3 Biomédical soutient qu’il n’aurait pas besoin de prêts ou de subventions pour rapatrier l’ensemble de ses opérations au Québec, seulement l’engagement que les hôpitaux vont continuer à acheter des produits canadiens et québécois, pas pour deux ou trois mois, mais pour les années qui viennent.

Pierre Jean Messier se souvient très bien des discours politiques quand le SRAS et la grippe H1N1 menaçaient la planète. «On a toujours dit qu’il fallait cesser d’être dépendants, mais dès que la crise passait on revenait aux achats au plus bas prix.»

Il espère que les conclusions qui seront tirées de la pandémie de COVID-19 seront plus durables.

Par la Radio-Canada avec les informations d’Olivier Lemieux

Canada/Coronavirus : les activités de la Semaine de la francophonie à Toronto annulées

mars 12, 2020

Photo d'un drapeau franco-ontarien devant la tour CN à Toronto

Le drapeau franco-ontarien Photo : Radio-Canada / Annie Poulin

Les activités de la Semaine de la francophonie de Toronto sont annulés en raison de la pandémie de coronavirus.

 

L’annulation annoncée jeudi touche le cocktail d’ouverture (19 mars), la journée familiale (21 mars) de même que les deux spectacles de Boucar Diouf, prévus les 27 et 28 mars.

L’annulation de la 20ème édition de la Semaine de la francophonie de Toronto est une décision difficile à prendre mais, compte-tenu du contexte, la seule responsable.

Lise Béland, présidente du comité organisateur de la Semaine de la francophonie de Toronto

L’organisme promet que l’événement sera de retour l’an prochain, qui marquera le 20e anniversaire de l’événement.

Avec Radio-Canada