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États-Unis: la candidate à la tête de la CIA promet ne plus recourir à la torture

mai 9, 2018

Gina Haspel, candidate pour diriger la CIA, témoigne devant une commission du Congrès qui doit valider sa nomination, le 9 mai 2018 à Washington / © AFP / MANDEL NGAN

La CIA ne reprendra pas le programme d’interrogatoires poussés introduit après les attentats du 11-Septembre et assimilé à de la torture, même sur ordre du président, a assuré mercredi au Congrès Gina Haspel, choisie par Donald Trump pour diriger l’agence américaine de renseignement.

Agé de 61 ans –celle qui a passé 33 ans au sein de l’agence basée à Langley (Virginie) et deviendrait la première femme à la diriger– a créé la polémique pour avoir dirigé pendant au moins une partie de l’année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande, où les détenus suspectés d’appartenir à Al-Qaïda étaient fréquemment torturés.

« Je peux vous assurer de mon engagement personnel et sans réserve, que sous ma direction la CIA ne reprendra pas un tel programme de détention et d’interrogatoire », a-t-elle affirmé devant la commission sénatoriale du renseignement, chargée de valider sa candidature.

Ces séances incluaient des simulacres de noyade (« waterboarding »), une technique illégale selon le code militaire mais qui figurait parmi celles « autorisées par les plus hautes autorités judiciaires et aussi par le président » George W. Bush.

Elles ont été définitivement bannies par son successeur Barack Obama.

« Mon code moral est solide. Je ne permettrais pas à la CIA de poursuivre des activités que j’estimerais immorales, même si elles étaient techniquement légales », a-t-elle répondu à un sénateur qui lui demandait si elle obéirait à un ordre du président dans ce sens.

Elle a toutefois défendu ce programme, assurant qu’il avait fourni « des informations de valeur » pour empêcher d’autres attentats.

Après le 11-Septembre, « nous étions chargés de nous assurer que le pays ne soit plus attaqué », a-t-elle souligné. « Mes collègues et moi au sein de l’antiterrorisme avons travaillé aussi dur que possible avec les outils à notre disposition pour nous assurer que notre mission serait couronnée de succès ».

Elle a également défendu la décision de détruire une centaine de cassettes vidéo d’interrogatoires poussés d’un suspect, en raison des risques pour la sécurité des agents qui pouvaient être identifiés sur les images.

– « Bien élevée » –

Gina Haspel bénéficie du soutien de Donald Trump et d’une partie de la commission.

« Ma très respectée candidate pour diriger la CIA est saluée car elle a été et sera toujours DURE CONTRE LE TERRORISME! », avait tweeté mardi le président américain.

Donald Trump a affirmé être favorable à titre personnel à la torture, tout en conditionnant un éventuel changement de la loi à un avis de son ministre de la Défense, Jim Mattis, qui y est opposé.

« Je pense que la torture ne marche pas », a souligné Mme Haspel, assurant qu’elle ne soutiendrait pas un changement de législation.

Mais certains membres démocrates se sont dits sceptiques sur la capacité de Mme Haspel d’accomplir sa mission en toute indépendance.

La session, plusieurs fois interrompue par des opposants à sa nomination, devait se poursuivre à huis clos dans l’après-midi pour évoquer des dossiers classifiés.

La décision de la commission pourrait être annoncée la semaine prochaine. Le Sénat, où les républicains disposent d’une courte majorité (51 contre 49), doit également se prononcer probablement d’ici fin mai.

Vêtue d’un ensemble beige, les cheveux bruns jusqu’aux épaules, Mme Haspel a dévoilé quelques détails de sa carrière au sein de services clandestins de la CIA, qu’elle dit connaître « sur le bout des doigts ».

Elle a ainsi dit avoir « excellé à trouver des informations confidentielles obtenues de la main à la main, dans des cachettes ou par des rencontres dans des rues sombres de capitales du tiers-monde ».

« Mes parents m’ont bien élevée, je sais faire la différence entre le bien et le mal », a-t-elle souligné, se présentant comme la fille d’un militaire de l’US Air Force née dans le Kentucky (sud) et issue de la classe moyenne américaine. Elle a suivi son père déployé à l’étranger avant d’intégrer l’agence en janvier 1985.

Officier traitant en Afrique et chef de poste en Europe et en Asie, elle a aussi travaillé au centre antiterroriste de l’Agence, qu’elle rejoint le 11 septembre 2001, alors que plusieurs attentats à New York et Washington faisaient près de 3.000 morts.

Onze ans plus tard, elle a été nommée directrice adjointe des opérations clandestines mondiales, puis directrice-adjointe de la CIA en 2017. Elle doit succéder à Mike Pompeo nommé secrétaire d’Etat.

Romandie.com avec (©AFP / 09 mai 2018 20h02)                

En Guinée équatoriale, des opposants affirment avoir été torturés par la police

mars 28, 2018

 

Les faits auraient eu lieu juste après que le régime eut annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’Etat, fin 2017.

 

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, en Bolivie, en novembre 2017. Crédits : David Mercado / REUTERS

Des militants d’un parti d’opposition dissous en février en Guinée équatoriale affirment avoir été « torturés », pratique confirmée par des défenseurs des droits humains mais fermement démentie par le pouvoir à Malabo. C’est à « Guantanamo », surnom du commissariat central de Malabo, que plusieurs des 38 militants du parti d’opposition Citoyens pour l’innovation (CI) disent avoir subi des mauvais traitements, du 28 décembre 2017 au 3 janvier, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

Les faits auraient eu lieu juste après que le régime eut annoncé avoir déjoué, le 24 décembre 2017, une tentative de coup d’Etat dont les commanditaires étaient des Equato-Guinéens et les exécutants des étrangers, parmi lesquels des Français, selon Malabo. Des militants du parti CI avaient été arrêtés après une tentative de rassemblement début novembre.

« Nous avons été torturés pendant une semaine, affirme Ernesto Obama Ondo, 42 ans, militant de CI. Je recevais 150 coups de fouet chaque jour, mes fesses étaient en lambeaux. » Mireille Buila Euka, 24 ans, elle aussi membre de CI, a également reçu des coups de fouet après avoir été attachée par les mains et les pieds : « J’ai reçu 100 coups la première nuit » en détention.

Un opposant « mort sous la torture »

Ernesto Obama Ondo dit avoir été finalement emmené à l’hôpital La Paz de Malabo, comme d’autres victimes, information confirmée à l’AFP par des employés de l’hôpital. C’est là que Susana Esono, la trentaine, affirme avoir subi une tentative d’assassinat. Elle y avait été emmenée après avoir eu un bras cassé et une côte fracturée à coups de barre de fer lors de son arrestation le 28 décembre.

« Après deux jours à l’hôpital La Paz, un homme m’a fait une injection et je me suis évanouie », dit-elle. Alors qu’elle était encore sous perfusion, des « policiers » sont venus la chercher pour la conduire à « Guantanamo », où ils lui ont arraché la perfusion en disant que « les gens de CI doivent mourir et n’ont pas droit au traitement ».

Selon M. Obama Ondo et le parti CI, un autre opposant, Santiago Ebee Ela, « est mort sous la torture » en détention, mi-janvier. « Ce n’est pas vrai, je pense qu’il était malade », avait affirmé à l’époque le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, promettant une enquête sur les circonstances de son décès qui n’a pas encore commencé, selon l’avocat Fabian Nsue et Amnesty International. « Les militants de CI ont été torturés, nous envisageons une action en justice », a déclaré Me Nsue à l’AFP, doutant qu’elle aboutisse, la justice étant selon lui liée au gouvernement, dont l’objectif est « d’en finir avec CI ».

Saisie, l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) souhaiterait que l’ONU mène une enquête, a indiqué la chercheuse Sarah Saadoun. « Je suis en train de faire de plus amples recherches » pour une plainte devant l’ONU, déclare Tutu Alicante, Equato-Guinéen en exil et collaborateur de HRW.

Des militants comparés à « des paramilitaires »

Début février, l’Union européenne s’est inquiétée de la « forte détérioration de la situation des droits de l’homme » en Guinée équatoriale, tout comme Amnesty International. « Depuis les élections législatives et municipales de novembre 2017, nous avons constaté une augmentation du nombre de cas de torture de membres de l’opposition », déclare à l’AFP Marta Colmer, chercheuse à Amnesty. Mais le « refus de collaborer » des autorités équato-guinéennes rend difficile la vérification « des violations des droits de l’homme dans ce pays », explique-t-elle.

« Qui est torturé ? », se demande l’ambassadeur de Guinée équatoriale en France, Miguel Oyono Ndong Mifumu, interrogé par l’AFP. « Les gens qui ont été arrêtés ne l’ont pas été parce qu’ils étaient membres d’un parti politique », affirme-t-il. Ils l’ont été pour « sédition, désordre public, atteintes à l’autorité et blessures graves » suite à des échauffourées survenues le 5 novembre pendant la campagne pour le scrutin du 12 novembre à Aconibe, sur la partie continentale du pays. « Un groupe de 200 personnes » a « tabassé des policiers », a ajouté l’ambassadeur, comparant les militants de CI à « des paramilitaires ».

La police avait empêché la tenue d’un meeting de campagne du parti CI à Aconibe, ville natale du leader du parti, Gabriel Nse Obiang Obono. Trois policiers avaient été blessés et leurs armes de service arrachées.

Fin février, CI a été dissous et 147 de ses militants jugés sur la base des événements d’Aconibe, dont 21 condamnés à plus de trente ans de prison. Trente-et-un militants sont encore en détention, selon CI, dont son unique député, Jésus Mitogo. Le parti affirme que, lors de leur procès, mi-février, une trentaine d’accusés ne pouvaient pas se tenir debout « en raison de la torture subie » pendant leur détention « à Guantanamo ».

Le Monde.fr avec AFP

Un Libanais arrêté pour le meurtre d’une domestique philippine au Koweït

février 24, 2018

Manille – L’un des deux principaux suspects du meurtre d’une domestique philippine dont le corps a été retrouvé dans un congélateur au Koweït a été arrêté et est détenu au Liban, ont annoncé les autorités philippines.

Le corps de Joanna Demafelis, qui présenterait des signes de torture, avait été découvert début février alors que ses employeurs, un Libanais et son épouse syrienne, avaient disparu en 2016.

A Beyrouth, un responsable judiciaire a confirmé samedi l’arrestation du Libanais mais aussi de son épouse.

Le meurtre, devenu un symbole des sévices parfois infligés aux domestiques philippines à l’étranger, a contribué à une crise diplomatique entre le Koweït et Manille qui a décidé une interdiction totale de signer de nouveaux contrats de domestiques dans le petit Etat du Golfe d’où quelque 1.700 Philippins ont été rapatriés à leur demande.

Le ministère philippin des Affaires étrangères a indiqué vendredi soir que Manille avait été averti par le Koweït la veille de la détention au Liban du Libanais Nader Essam Assaf accusé du meurtre de la jeune femme.

Le couple était recherché par Interpol depuis la découverte du corps de la domestique, selon le ministère.

« Le président (Rodrigo Duterte) se félicite des informations selon lesquelles Nader Essam Assaf se trouve actuellement aux mains des autorités au Liban », selon un communiqué du ministre philippin des Affaires étrangères Alan Cayetano.

Cette arrestation « constitue une première étape essentielle dans notre quête de justice pour Joanna et nous sommes reconnaissants à nos amis au Koweït et au Liban pour leur aide », a-t-il ajouté.

De son côté, le responsable judiciaire libanais a précisé que le couple avait été arrêté dans la capitale syrienne Damas où il s’était rendu après avoir fui le Koweït.

« Les autorités syriennes ont livré le mari au Liban (…). La Syrie a gardé l’épouse en détention, car il s’agit d’une ressortissante syrienne », a précisé ce responsable s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Le corps de Joanna Demafelis, 29 ans, avait été découvert plus d’un an après que sa famille eut signalé sa disparition.

Selon les chiffres officiels, quelque 252.000 Philippins travaillent au Koweït –sur plus de 2 millions dans la région–, une bonne partie en tant que domestiques. Les récits de sévices et de surexploitation abondent dans les médias.

M. Duterte a accusé les employeurs de l’émirat de régulièrement violer leurs domestiques, de les forcer à travailler 21 heures par jour et leur donner les restes à manger.

Environ dix millions de Philippins au total travaillent à l’étranger et leurs envois de fonds constituent une contribution essentielle à l’économie du pays où la manière dont ils sont traités dans les pays où ils se trouvent fait souvent l’objet de débats politiques.

M. Duterte, qui envisage d’étendre à d’autres pays l’interdiction décrétée pour le Koweït, a envoyé cette semaine une équipe dans l’émirat pour négocier une meilleure protection des travailleurs philippins émigrés.

Romandie.com avec(©AFP / 24 février 2018 11h23)                                            

L’inventeur danois Peter Madsen a torturé la journaliste suédoise avant de la tuer (parquet)

janvier 24, 2018

Madsen has admitted cutting up Wall’s body and dumping it at sea but has denied intentionally killing her. / © Scanpix Denmark/AFP/Archives / Bax Lindhardt

L’inventeur danois Peter Madsen a infligé de multiples sévices à la journaliste suédoise Kim Wall avant de la tuer à bord de son sous-marin en août 2017, affirme le parquet danois dans l’acte d’accusation remis mercredi à l’AFP.

Peter Madsen a été inculpé le 16 janvier de meurtre avec préméditation, atteinte à l’intégrité d’un cadavre et agression sexuelle.

M. Madsen, 47 ans, a attaché Kim Wall au niveau de la tête, des bras et des jambes, puis lui a porté des coups, l’a « poignardée et coupée ». L’autopsie a révélé 14 plaies internes et externes au niveau du sexe de la victime, dues à un objet coupant et infligées alors qu’elle était encore vivante.

Si l’autopsie n’a pas permis de déterminer les causes de la mort, le parquet pense que M. Madsen l’a égorgée ou étouffée.

Les enquêteurs sont convaincus que Peter Madsen avait préparé son acte en apportant à bord du sous-marin scie, couteau, tournevis affutés, sangles et colliers de serrage notamment.

Kim Wall, une journaliste indépendante de 30 ans qui avait exercé sur tous les continents et collaboré avec The Guardian et le New York Times, avait embarqué le soir du 10 août près de Copenhague à bord du Nautilus avec Peter Madsen, le concepteur et propriétaire du submersible.

Elle souhaitait faire le portrait de cet ingénieur autodidacte obsédé par la conquête des mers et de l’espace, dont l’enquête a aussi révélé la part d’ombre : son inclination pour les vidéos mettant en scène des décapitations de femmes et ses accès de violence.

L’accusation soutient que M. Madsen a tué Kim Wall afin de satisfaire un fantasme sexuel, ce qu’il nie. Aucun mobile n’apparaît cependant clairement dans l’acte d’accusation.

M. Madsen, 47 ans, a été secouru le 11 août dans la matinée, avant le naufrage de son bâtiment, qu’il admettra plus tard avoir sabordé. Affirmant avoir débarqué la jeune femme la veille au soir, il a rapidement été soupçonné par les enquêteurs, arrêté et écroué.

Le tronc décapité et amputé de Kim Wall, sa tête et ses jambes, et enfin ses bras, la plupart lestés au moyen de pièces métalliques, ont été repêchés dans la baie de Køge séparant le Danemark de la Suède.

Le Danois a fini par avouer avoir démembré et jeté le corps à la mer, mais il dément avoir intentionnellement tué la jeune femme et avoir eu des rapports sexuels avec elle.

Il affirme qu’elle est morte à la suite d’un accident, mais dans des circonstances dont la nature a varié au fil des interrogatoires.

Son procès s’ouvrira le 8 mars à Copenhague. Il encourt la prison à vie.

Romandie.com avec(©AFP / 24 janvier 2018 13h41)                

Congo: Une jungle de torture et d’arrestations arbitraires

novembre 29, 2016

Le Congo-Brazzaville et sa DGST sont devenus une jungle à torture, d’arrestations arbitraires et d’assassinats.

M. MAYANGUI Jugal a été enlevé par les éléments de la garde présidentielle puis torturé.

Les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire, sont effroyables. Le degré suprême de l’inhumanité et de la bestialité sont inacceptables et effroyables.

Soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) BRAZZAVILLE aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.

Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté, ses repassées et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’il le torturait. Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville.

Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime avec M. Ntumi.

Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de
MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.

 

« Le Congo Brazzaville et sa DGST sont devenus une jungle à torture, arrestation arbitraire, assasinat .
M. MAYANGUI Jugal a été enlevé par les éléments de la garde présidentielle et torturé 

Les  actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire sont effroyables.  Le degré suprême de l’inhumanité et de la bestialité chez les Nguesso.

Soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) BRAZZAVILLE aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.

Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’ils le torturaient. Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville. 

Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime a
avec M. Ntumi.

Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de
MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.

<< Sachez très bien , les présumés auteurs et notamment leurs chefs hiérarchiques vont répondre devant les instances judiciaires internationales . >> »
« Le Congo Brazzaville et sa DGST sont devenus une jungle à torture, arrestation arbitraire, assasinat .
M. MAYANGUI Jugal a été enlevé par les éléments de la garde présidentielle et torturé 

Les  actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire sont effroyables.  Le degré suprême de l’inhumanité et de la bestialité chez les Nguesso.

Soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) BRAZZAVILLE aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.

Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’ils le torturaient. Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville. 

Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime a
avec M. Ntumi.

Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de
MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.

<< Sachez très bien , les présumés auteurs et notamment leurs chefs hiérarchiques vont répondre devant les instances judiciaires internationales . >> »« Le Congo Brazzaville et sa DGST sont devenus une jungle à torture, arrestation arbitraire, assasinat .
M. MAYANGUI Jugal a été enlevé par les éléments de la garde présidentielle et torturé 

Les  actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire sont effroyables.  Le degré suprême de l’inhumanité et de la bestialité chez les Nguesso.

Soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) BRAZZAVILLE aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.

Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’ils le torturaient. Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville. 

Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime a
avec M. Ntumi.

Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de
MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.

<< Sachez très bien , les présumés auteurs et notamment leurs chefs hiérarchiques vont répondre devant les instances judiciaires internationales . >> »
Avec Brazzanews.fr

Congo: Torturé dans les locaux de la DGST

novembre 28, 2016

Dans les locaux de la DGST de BRAZZAVILLE : la torture broie les prisonniers ( Congolais) . La torture pratiquée à grande échelle au Congo-Brazzaville.

Sur ces Images, il s’agit d’un agent de la force publique, l’adjudant mbouji (fils de maître selah) qui à été enlevé chez lui à Mansimou par une milice composée d’hommes cagoulés et qui l’ont torturé.

Il est actuellement incarcéré à la DGST de BRAZZAVILLE .

L’OCDH ( Organisation Congolaise des Droit de L’homme) vous donnera plus de détails dans les heures qui suivent de cette personne.
Indignez-vous ! Agissez en faisant une large diffusion de ce message et images

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Me Massengo-Tiassé répond au gouvernement dictatorial du Congo, sur le mandat d’arrêt, la pratique de la torture et le génocide en cours au Congo

octobre 23, 2016
Me Massengo-Tiassé poursuivi pour avoir soutenu le général Jean Marie Michel Mokoko vainqueur des élections présidentielles actuellement en prison (pendant la campagne dans le pool le 7 mars 2016) (Violations des Droits de l'Homme en Afrique et dans le monde)

Me Massengo-Tiassé poursuivi pour avoir soutenu le général Jean Marie Michel Mokoko vainqueur des élections présidentielles actuellement en prison (pendant la campagne dans le pool le 7 mars 2016)

En réponse au Gouvernement dictatorial du Congo, la déclaration de Me Massengo-Tiassé sur le mandat d’arrêt international sur la pratique de la torture et du génocide en cours au Congo

Les autorités de la nouvelle république du Congo ont lancé contre ma personne un mandat d’arrêt international pour détention illégale d’armes de guerre. Cela me fait sourire. Je crois que c’est un canular, si c’en est pas un, dans ce cas je doute que ce ministre jouisse de toutes ses facultés ? Moi je suis persuadé qu’il est incapable de répondre aux faits évoqués dans le rapport de plus de 43 pages, déposé à l’ONU et à La CPI et qui a été remis dans plusieurs chancelleries en Europe, qui semble t-il fait trembler le pouvoir.

En expert des droits de l’homme nous avons consigné avec précision toutes les exactions d’un pouvoir usé devenu tyrannique. Il faut bien entendu une bonne dose de mauvaise foi pour voir dans la dénonciation des violations des droits de l’homme au Congo et des crimes contre l’humanité en cours dans le pays et particulièrement au Pool et dans la Bouenza, une quelconque responsabilité dans ce qui s’est passé le 4 avril 2016 à Brazzaville, alors que je n’étais plus dans la capitale depuis le saccage de ma résidence de Mayanga.

A trois reprises les escadrons de la mort sont venus chez moi de jour comme de nuit. Ils n’ont jamais trouvé des armes. Ils se sont même rendus à l’hôtel Saphir, à ma recherche. Les armes dont on m’accuse de détenir proviennent d’où ? Le rapport déposé aux Nations Unies et à la CPI fait allusion à toutes ces opérations des milices du pouvoir qui avaient pour but également de m’attraper ou de m’éliminer physiquement et faire croire que je détenais des armes de guerre pour le compte du Général Mokoko dont j’étais le Conseiller pendant sa campagne des présidentielles. La preuve lorsque la police politique et les escadrons de la mort sont arrivés à Mayanga avec plus de deux cents éléments représentants toutes les milices, j’étais sur place, je me suis éclipsé, sans qu’ils ne me voient. J’ai eu la vie sauve parce que Dieu m’aime, mes ancêtres et les victimes de ce pouvoir veillent sur moi. Ils m’ont aidé à quitter le pays, c’est aussi cela la vérité. Le Saint Emile Cardinal BIAYENDA, martyr de la foi m’a toujours protégé il ne m’abandonnera jamais. C’est aussi cela mon témoignage.

Tant pis pour ceux qui ne veulent pas croire. C’est pourquoi par la vérité de la miséricorde de Dieu, nous membres de l’association Emile Biayenda Santo Subito, interpellons le Vatican de proclamer la canonisation de ce martyr de la foi tué par Sassou Nguesso voici bientôt 40 ans.
Ma vie était mise en danger à plusieurs reprises par des tentatives d’enlèvements nocturnes. Je n’ai pas fui le Congo, je suis parti en France pour un contrôle médical que je devais effectuer en décembre 2015, suite à l’empoisonnement dont j’étais victime en 2012, lorsque j’étais empêché de prendre le vol AF 897 du 5 décembre 2015. J’ai été persécuté durant une longue période d’octobre 2015 au 31 mars 2016. Après l’interpellation ratée du 28 mars 2016 à Mayanga où ils ont tenté de déposer deux caisses d’armes et de munitions, j’ai décidé de quitter Brazzaville le jeudi 31 mars 2016 en me réfugiant d’abord dans le Pool. Mon voyage en Europe était bel et bien prévu, afin d’une part, d’effectuer mes contrôles et soins médicaux attestés par mes Médecins et d’autre part, de fêter en famille les 30 ans de ma soutenance de thèse de doctorat d’Etat en droit dans la nouvelle spécialité du droit international des droits de l’homme.

Le juriste Mabiala, non expert sur les questions des droits de l’homme, est incapable de répondre ou de contredire les faits évoqués dans ce rapport, faits qui sont incontestables, irrécusables, irréprochables, irréfragables, irréfutables et inattaquables. Ce gouvernement illégitime qui pue le mensonge, la tricherie et les crimes en se servant des montages policiers pour étouffer la vérité, est réputé dans la théorie du complot initiée en mars 1977, par Sassou Nguesso chef de la junte militaire, reconnu responsable, par la conférence nationale souveraine, des assassinats des Présidents Marien Ngouabi et Alphonse Massamba Débat, du Cardinal Emile Biayenda , du Capitaine Luc Kimbouala Nkaya Saint cyrien, Ancien Chef d’Etat Major Général, Kikadidi, Samba dia Nkoumbi,Ndoudi Nganga et d’autres victimes innocentes.

J’avais toujours dit que la confiscation du pouvoir ne passera pas. Très tôt je l’avais dénoncé le 6 mai 2012 à RFI en tant qu’invité de Christophe Boisbouvier. C’est pourquoi je me suis rangé du côté du peuple, de l’opposition et du Général Jean Marie Michel Mokoko qui incarne l’assurance et l’espoir de voir un véritable Etat de droit au Congo avec une bonne administration de la justice et une force publique républicaine.

Je fais partie des Congolais qui résistent et résisteront jusqu’à la fin du régime oppressif et sanguinaire de Sassou Nguesso. Je le sais aussi qu’on a planifié et programmé mon assassinat à défaut de tenter un nouvel empoisonnement, car le premier a été un échec, mon organisme a résisté et digéré le poison qui n’a pas laissé les séquelles grâce à Dieu.

Moi je me bats pour faire valoir les droits de l’homme, c’est-à dire les droits humains qui sont différents des droits humanitaires, que le ministre ignorant confond aux droits de l’homme l’autre appellation « droits humains » adoptée à la conférence mondiale des droits de l’homme du 14 au 25 juin 1993 à Vienne en Autriche.

Le régime qui s’est imposé par les armes le 4 avril 2016 veut légitimer son pouvoir qualifié de tyrannique en nous donnant une leçon dans un domaine que son ministre de la justice ne maîtrise pas, ni même son ministre de la communication. Je connais les règles du droit international et particulièrement le droit international des droits de l’homme dont je suis le premier spécialiste francophone depuis mars 1986. Ce pseudo mandat d’arrêt sera voué à l’échec. Ce n’est pas la première fois que je suis confronté à ce genre de poursuite illégale. Me reprochant de faire valoir ma liberté d’expression, en octobre 1994, le régime du Professeur Pascal Lissouba, qui pourtant assista à ma soutenance de thèse, avait lancé un mandat d’arrêt contre moi. Monsieur Mabiala était l’avocat de l’Etat et le mandat d’arrêt était nul et non avenu.
Il faut que le Ministre sache que le droit international des droits de l’homme est un droit de protection permettant à l’individu d’obtenir le rétablissement de ses droits fondamentaux, c’est pourquoi en ma qualité de spécialiste et défenseur des droits de l’homme, je ne peux pas me taire et boucher les oreilles lorsque j’ai connaissance des exactions dans un pays et surtout le mien. Je considère ce qu’on me reproche comme un grossier montage policier, qui trouve probablement sa source en faisant avouer par la torture des jeunes desperados ou des pauvres jeunes innocents, et d’affirmer qu’ils ont reçu des armes et de la drogue de ma part.

La fachosphère actuelle du Congo poursuit tous ceux qui résistent contre la tyrannie de Sassou et son clan. La preuve nous est donnée par les enlèvements des opposants ou des cadres qui n’adhèrent pas à son projet de confiscation du pouvoir et d’épuration ethnique. Le Colonel Loembé et le Docteur Augustin Kalla Kalla ont été sauvagement torturés à mort. De nombreux anonymes subissent le même sort, récemment des dizaines de jeunes de Mouyondzi.

Je ne suis pas un criminel et je ne crois pas que le Pasteur Ntumi soit un terroriste. Il ne fait que résister comme l’a fait Sassou Nguesso de juin à octobre 1997, contre le pouvoir de Lissouba. A cette époque j’étais le premier à alerter l’opinion internationale pour l’attaque de sa résidence de Mpila. Et pourquoi aujourd’hui on me reproche de me placer du côté des résistants contre la tyrannie. Le 26 septembre 1992, le général Sassou avait déclaré: « j’insiste pour dire, lorsque la Constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l’accepter ! Nous prenons l’opinion internationale à témoin… Pour la défense de la démocratie et de la constitution nous ne céderons jamais. » .

Aujourd’hui, nous démocrates sommes dans cette logique de la résistance contre la tyrannie de Sassou. Nous ne céderons jamais face à la folie meurtrière de Sassou dont l’objectif final est de dépeupler le Pool et le nord de la Bouenza en donnant la mort ; – par des bombardements aveugles ; – par l’empoisonnement des sources d’eau ; – par le maintien des déplacés dans les forêts par la terreur du pilonnage des villages et les pousser à la mort lente par la famine et les maladies ; par l’achat aux chinois et autres étrangers des milliers d’hectares dans la zone dépeuplée et enfin terroriser les résistants de l’étranger. Voici un plan concerté et des meurtres que ne peuvent nier les 3M, Mouamba, Mabiala et Moungala, les corrompus qui se sont embarqués dans cette barbarie de Sassou. Le gouvernement est responsable du génocide en cours dans le pays. Il répondra un jour de ce crime, nous en avons déjà les preuves.

S’il y avait une justice digne de ce nom, j’aurais pu affronter mes accusateurs,car on ne peut pas continuer de diriger un pays dans le mensonge. Je sais que le système est habitué à fabriquer et monter les preuves. C’est facile de prendre des desperados dans la rue et leur remettre lad rogue ou des armes et leur faire dire ceci: « nous avons été armé par untel». Depuis mars 1977, un mois particulièrement sanglant, la règle et les méthodes du système Sassou, ce sont les fausses accusations, les montages policiers, la falsification, les faux coups d’état et surtout son plan de génocide contre les populations du pool et de la Bouenza. Qu’on ne se trompe pas et qu’on ne dise pas de mensonges sur le Pasteur Ntumi. Ce plan diabolique d’extermination des populations civiles au Pool et une partie de la Bouenza est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso qui tient coûte que coûte à modifier la démographie de cette partie du territoire.
Connaissant ce plan concerté, son ami,le Général Bouissa Matoko alias Casis a été tué mercredi 5 avril 2006, des suites d’un empoissonnement imputé à Sassou Nguesso.
Nul n’ignore au Congo que Sassou a préparé la situation actuelle de trouble et de génocide, d’abord en recrutant massivement dans la fameuse pseudo force publique, milices secrètes, entre juillet et novembre 2015, des jeunes gens issus de l’espace utile de la Cuvette Ouest, ensuite a provoqué des vraies et fausses attaques le 4 avril 2016 à Brazzaville. Ce qui lui a donné l’occasion de brandir « le fait d’un tiers ». Ntumi et les anciens combattants constituent la cible désignée pour justifier les attaques dans le Pool et entamer une épuration ethnique dans le silence de la communauté internationale à qui on veut faire croire, que le Pool est en proie au terrorisme de Boko Haram. Et pourquoi interdire une commission d’enquête internationale libre de ses mouvements au Congo?

La proclamation de l’état d’urgence a permis d’opérer des arrestations arbitraires des opposants. Souvenez vous que le 18 mars 1977, après avoir assassiné Marien Ngouabi, le faux tiers comme l’écrit Moudileno Massengo, « ce faux tiers fut l’impérialisme international dit aux abois, puis Massamba-Débat. En 1979, il fut Yhomby Opango, le traitre de la vie exemplaire de Marien Ngouabi. Le 5 juin 1997, il a été Pascal Lissouba, le traitre de la démocratie. En 1998-1999, ce furent les exilés revenus dans leur pays, après promesse d’une amnistie, puis les populations du Sud, qui devaient être exterminées, aveuglement dans le cadre des opérations Mouébara etc. » Référence Afrique Education N°379 du 1er au 15 novembre 2013.

Le 4 mars 2012 une explosion est organisée à Mpila et le coupable désigné est le Colonel Marcel Ntsourou, un brillant officier supérieur qui n’adhère pas au projet de la confiscation du pouvoir par le clan Sassou. Sassou a fait comme Néron qui a brûlé Rome à l’an 64 afin d’incriminer les chrétiens et de les envoyer à la mort. Aujourd’hui sous le prétexte de chercher le Pasteur Ntumi, « responsable désigné des attaques du 4 avril 2016 », Sassou poursuit son plan d’extermination des BaKongos en bombardant les villages du Pool et de la Bouenza. On comptabilise déjà plus de 3000 morts et disparus.

Au lieu de lancer un mandat d’arrêt qui ne va pas aboutir, pourquoi ne pas accepter les observateurs et les Organisations humanitaires pour aider les populations en détresse.
Atteinte à la sûreté de l’Etat est le chef d’accusation qui est retenu contre tous ceux qui s’opposent à la dictature de Sassou, c’est le cas du Général Jean Marie Michel Mokoko en tête au 1er tour des élections du 20 mars 2016, c’est le cas de Paulin Makaya qui a eu le mérite de mobiliser des foules pour contester le référendum constitutionnel, c’est aussi le cas d’Okombi Salissa, aujourd’hui dans la clandestinité pour avoir refusé d’accompagner le hold- up électoral de Sassou Nguesso, et aujourd’hui c’est moi qui suis dans le collimateur de la justice. Le peuple n’est pas dupe. Il sait que ce gouvernement est incapable de lui donner l’eau potable, l’électricité, les soins de santé primaire, l’emploi, les lieux culturels comme des salles de cinéma, les bureaux de postes pour la distribution des courriers, les services d’hygiène etc…
Aujourd’hui, ce sinistre ministre de l’injustice aux méthodes du 3è Reich aurait pu autoriser les enquêtes sur toutes les allégations de torture et de décès en détention et poursuivre les auteurs d’actes de torture dans les prisons. La torture et le crime dans la république des barbares sont complètement banalisés. Le ministre se tait sur le cas de mon ami le Docteur Augustin Kalla Kalla torturé sauvagement et laissé pour mort à l’entrée de la morgue de Brazzaville. Ecoutons le récit très choquant fait par son épouse qui l’a récupéré en pleine nuit à la morgue :
« A 22 heures, je reçois un coup de fil et c’est la voix de mon mari : Chérie viens vite, vite viens vite. On s’est rendu sur les lieux et quand on lui a demandé, mais comment ça s’est passé ? Ils sont venus me jeter ici et j’ai vu des petits qui passaient ; je leur ai demandé un service, si vous avez un téléphone de passer un coup de fil pour appeler ma femme. Mon mari était si mal en point que j’ai eu du mal à le reconnaître. Il était vraiment dans un état critique. On ne savait même pas qu’il allait vivre jusqu’à aujourd’hui. Il ne pouvait pas marcher, il avait de grosses plaies partout surtout au dos, les pieds enflés ».

Augustin Kala Kala a raconté les séances de torture et les interrogatoires qu’il dit avoir subis.
« Il articule difficilement. Il a tout de même pu dire qu’on le baladait d’un coin à un autre, de nuit comme de jour. On le déplaçait et comme il était cagoulé, il ne pouvait pas savoir où on l’amenait. Et lorsqu’on l’enfermait dans un petit container, il était interrogé et on lui posait des questions pour savoir où se trouvait monsieur Okombi Salissa, quel était le soutien de l’opposition, où est-ce que nous trouvions de l’argent pour faire ce que nous faisons, est-ce qu’il y a des puissances étrangères qui nous soutiennent? Puis, il a pu aussi nous dire ces tortionnaires lui ont proposé un marché, c’est à dire de quitter les rangs de l’opposition, comme ça il pourrait bénéficier des soins intensifs et de l’argent et qu’il quitte l’opposition en dénonçant ce que l’opposition était en train de faire». Fin du récit.

Voici une autre preuve de l’Etat de non droit instauré par la nouvelle République.
Et le gouvernement ose nier que les forces de l’ordre ne sont pas concernées par cette affaire. En racontant une fois de plus des inepties du genre : « qu’Augustin Kala Kala avait choisi de se soustraire volontairement à la vie publique depuis la présidentielle avant de réapparaître gravement blessé, mais qu’il n’est ni recherché ni poursuivi par aucune force de police».

Le mercredi 19 octobre 2016 un hélicoptère de la milice tribale de Sassou Nguesso et piloté par les mercenaires ukrainiens a atterit dans Mouyondzi village. Les miliciens ont fouillé maisons par maisons, embarquant les jeunes gens valident pour le village Bantounga où ils ont subi des tortures pendant toute la nuit, trois d’entre eux ont succombé des suites de la torture. Un grand nombre de jeunes ont été déférés à Brazzaville.

Voilà comment ce pouvoir sanguinaire qui a tenté de m’appréhender et de m’éliminer physiquement aurait pu justifier son forfait. Et aujourd’hui gêné par tous les témoignages rapportés dans le rapport, il ose me traduire en justice pour des faits que je ne reconnais pas.
Aujourd’hui, nous demandons aux jeunes de résister contre la barbarie de Sassou.
Le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire sont deux branches du droit distinctes, mais complémentaires. Toutes les deux traitent de la protection de la vie, de la santé et de la dignité des personnes. Le droit humanitaire s’applique en situation de conflit armé, tandis que les droits de l’homme s’appliquent en temps de paix comme en temps de guerre.

Le « droit de résistance à l’oppression » est un des droits naturels et imprescriptibles cités au 3è considérant du préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La résistance à l’oppression relève, du fait des expressions du préambule de cette Déclaration, de ces droits inaliénables et sacrés qui encadrent l’action des pouvoirs publics et fondent les réclamations des citoyens. Son objet est de lutter contre les abus et privilèges, de s’opposer au despotisme, à la tyrannie, de rappeler à tout système de gouvernement que la cause principale des malheurs publics sont « l’ignorance, l’oubli et le mépris des droits de l’homme ».

Le droit de poursuite est nul et non avenu à ceux qui revendiquent leurs droits et qui dénoncent un régime dictatorial. Le Congo est-il dans une démocratie pluraliste? Je ne le pense pas.
La démocratie est une expression du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes; Le peuple congolais avait disposé de sa souveraineté en écartant Sassou Nguesso le 20 mars dernier. Rien ne me fera changer d’opinion, comme en 1994, quand j’ai commencé à dénoncer les dérives du régime Lissouba, qui avait institué les milices. Imposer la dictature, c’est donc méconnaître le droit des congolais de disposer d’eux-mêmes. Le droit de poursuite qu’évoque Mabiala pour le Pasteur Ntumi, n’a pas de fondement juridique. Tout acte juridique ou toute décision imposant le droit de poursuite des citoyens résistants à une tyrannie et une oppression reconnue est nulle et de nul effet sur le plan international. Ce ne sont pas des manœuvres des tricheurs, des néo nazis et des franquistes qui peuvent nous apeurer, en utilisant la presse comme la DINA, la police politique du dictateur Pinochet.
Quand le gouvernement ne s’acquitte pas de ses obligations fondamentales envers l’ensemble de la population, quand un dirigeant s’impose par les armes pour se maintenir au pouvoir, quand les milliers d’individus souffrent de la faim lorsqu’il est possible de les nourrir, quand les jeunes gens sont exposés à la fureur du tyran Sassou Nguesso, par les arrestations arbitraires, détentions abusives les brutalités inadmissibles et assassinats aveugles par les forces dites publiques, on ne peut que contester cette démarche. Le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions d’un régime dictatorial. La justice est entre les mains de la dictature. les magistrats au lieu d’appliquer la loi et de dire le droit, ils sont instrumentalisés et intimidés. Aucun gouvernement respectueux des principes du droit international des droits de l’homme ne peut vous suivre dans cette aventure du droit de poursuite. Poursuivre qui? un opposant politique, un résistant ou un défenseur des droits de l’homme?
Le droit international relatif aux droits de l’homme énonce les obligations que les États sont contraints de respecter. En devenant parties aux traités internationaux, les États assument des obligations et des devoirs au titre du droit international et s’engagent à respecter, protéger et satisfaire les droits de l’homme. L’obligation de respecter signifie que l’État doit se retenir d’intervenir dans l’exercice des droits de l’homme ou de les restreindre. L’obligation de protéger exige de l’État qu’il protège les personnes et les groupes contre les violations des droits de l’homme. L’obligation de satisfaire signifie que l’État doit prendre des mesures positives pour faciliter l’exercice des droits de l’homme fondamentaux. Ce n’est pas le cas dans ce régime autoritaire où l’administration de la justice est inexistante ou c’est la loi de l’arbitraire de la police qui est la règle.

Les droits de l’homme sont inexistants au Congo.
1- Il n’existe pas une société organisée sous forme d’un Etat de droit, c’est-à dire un état dans lequel toutes les autorités et tous les individus se trouvent liés par la loi. Dans la fraude, Sassou a changé la première loi, la constitution pour se représenter.

 2 – A l’intérieur de l’Etat, les droits de l’homme ne sont pas exercés dans un cadre juridique préétabli, l’administration de la justice est supplantée par l’arbitraire de la police politique;
3 – L’exercice des droits de l’homme par les Congolais qui en sont les titulaires n’est pas assorti de garanties juridiques précises. Des recours pour en obtenir le respect sont négligés d’où l’immixtion de la police politique dans les décisions de justice.

En ratifiant les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, le gouvernement congolais s’est engagé à mettre en place des mesures et une législation nationales compatibles avec les obligations et les devoirs inhérents à ces traités. Malheureusement le système juridique du Congo ne fournit pas la protection juridique principale des droits de l’homme garantis par le droit international. Au contraire les procédures juridiques que défendent le gouvernement tyrannique et répressif ne remédient pas aux violations des droits de l’homme, il encourage les montages policiers et les arrestations arbitraires.

Voilà un montage grossier et grotesque qui me fait passer pour un criminel ayant armé les jeunes gens le 4 avril 2016.

Ce fameux mandat d’arrêt « international » n’a aucun fondement juridique, car délivré par un régime criminel. Il repose sur rien. Il est le fruit de l’imagination d’une police politique spécialisée dans l’extorsion des aveux des jeunes gens sous la torture.

Comment peut-on faire passer un vice président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du statut de défenseur des droits à celui de criminel armant les jeunes drogués? Il y a que dans une tyrannie où l’on vivre ce genre de situation. Son rapport de 43 pages remis à l’ONU et à la CPI a offert à la meute de Sassou Nguesso de se lancer sur ses traces et d’aboyer à ses chausses.

Ne vous étonnez pas que Denis (Congo) emboite le pas de la folie de Pierre et de Jacob (Burundi et Afrique du Sud) en quittant la CPI. Ces maîtres chanteurs oublient que leurs crimes restent imprescriptibles et leur retrait de la CPI n’entraine aucun effet rétroactif. Peine perdue.
Le chemin de la paix reste une voie difficile et impossible à atteindre par ce pouvoir tyrannique qui a décidé d’exclure le pluralisme politique de son projet.

Qu’est-ce que le pervers ministre sait d’une bonne administration de la justice, de la primauté du droit et de la protection des droits de l’homme, pour me donner une leçon sur la défense des droits de l’homme. Ce n’est pas son petit confort acquis par des pratiques douteuses qui peut m’ébranler. Ce n’est pas son discours creux, forcément lénifiant et mensonger qui peut m’ébranler. Moi je me bats pour faire valoir les droits de l’homme qui sont différents des droits humanitaires.
Aujourd’hui ce pouvoir en contestant mon engagement pour les droits de l’homme, me pousse dans l’activisme politique soit à créer ou à rejoindre un mouvement politique, afin de répondre aux nombreux appels des Congolais résignés, qui m’apportent un grand soutien dans ce combat contre la dictature implacable au Congo Brazzaville. Je suis prêt pour défendre les Congolais opprimés, du pouvoir sanguinaire, par un engagement actif dans la politique de mon pays.
Je termine cette mise au point en renouvelant mes propositions contenues dans ma déclaration de candidature au poste de Premier Ministre du Congo à la Conférence Nationale Souveraine le 7 juin 1991:

« … Il est temps pour nous Congolais de nous mettre à la tâche car la liberté ne saurait s’établir sans de solides institutions dirigées par des hommes et des femmes à la probité sans tâche et sans défaillance comme l’a exigé notre Conférence nationale souveraine. L’ère du monopartisme est révolue. Ainsi ceux d’entre nous qui ont agi par le passé en accord avec les pouvoirs que nous avons dénoncés doivent comprendre que leur présence au gouvernement de transition serait une insulte au peuple, une honte pour le Congo. Ce serait indigne de nous, nous conférenciers qui avons la mission de mettre en place et de développer des institutions démocratiques qui seront la colonne vertébrale du Congo de demain. Pas de cohabitation avec les hommes de dictature. Ainsi, chers compatriotes, j’ai l’impérieux devoir de vous mettre en garde contre la stérilité de certaines actions et de certaines promesses. Le Congo profond ne nous pardonnera jamais une quelconque complicité avec les hommes usés qui comportent le risque évident de bloquer le processus démocratique par leurs calculs politiciens et par leurs intérêts égoïstes qui empêcheront pour cela toute procédure de récupération des fonds pillés….
« Je suis fier en tant que défenseur des droits de l’homme de contribuer aux grands changements démocratiques intervenant dans notre continent. Je serai encore plus fier demain dans douze mois de donner aux congolais les moyens d’affronter l’ère démocratique dans la liberté, la paix et la dignité… Nous avons été de ceux qui ont demandé à la France d’avoir une attitude claire par rapport aux Etats africains qui favorisent les libertés et les droits de l’homme et d’appliquer le principe de la conditionnalité liant la coopération économique aux progrès des libertés et des droits de l’homme et pour cela , j’espère que la France nous comprendra, et nous ferons jouer toutes nos relations dans les milieux parlementaires européens, américains et auprès des hommes d’affaires pour obtenir des moyens de faire asseoir notre jeune démocratie, conformément au sommet de la Baule et aux décisions de la CEE …

« En effet depuis 1988, je suis de ceux qui réclament dans toutes les instances internationales, l’adoption d’une Convention internationale sur le rapatriement des fonds provenant du Tiers Monde… Le premier acte de mon gouvernement serait de traduire en justice toutes les personnes qui ne nous remettrons pas dans un délai de 15 jours un ordre de virement de leurs fonds à l’étranger au Trésor public…. Le recouvrement de ces centaines de milliards spoliés donnera à notre pays un certain crédit moral à l’égard des institutions financières internationales afin d’enclencher le démarrage économique qui favorisera, le plein emploi, la gratuité des soins au plus démunis de notre société, le droit au logement salubre, le droit d’être à l’abri de la faim et à la réalisation d’autres droits de l’homme…

« Nous allons dans l’immédiat réorganiser notre administration afin de mettre tous les fonctionnaires au travail productif. Afin de renflouer les caisses de l’Etat, les services des impôts et des douanes seront mieux structurés.

« Pour le respect du droit à l’information, une attention particulière sera accordée à la presse afin de faire échec à la désinformation et à la manipulation des journalistes… A vous chers amis journalistes de favoriser la naissance d’une véritable démocratie dans notre pays. Dans une démocratie, lorsqu’il y a un scrutin, les candidats à ce scrutin doivent avoir le même traitement. Je m’adresse à vous jeunes du Congo, courageux dans cette salle, ne ratez pas cette occasion pour mettre fin à jamais la tyrannie, le tribalisme, le régionalisme et empêcher enfin ceux qui veulent toujours confisquer les postes que vous devriez occuper. Ceux là même qui n’ont pas dit la vérité sur certaines affaires…. ».

Fait à Genève le 23 octobre 2016
Maître Maurice MASSENGO-TIASSE
Docteur d’Etat en droit
2è Vice Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme

(Congo-Brazzaville) Des personnes âgées violées et torturées dans le Pool

octobre 20, 2016

 

Faute d’avoir atteint leur but, les miliciens et mercenaires de Sassou-NGuesso se sont acharnés sur plusieurs personnes âgées, dont un vieux de plus de 75 ans qui se nommerait Kouma, accusé d’être le féticheur du pasteur Ntumi. Après l’avoir torturé, il a été transféré dans les geôles de la Sécurité d’Etat à Brazzaville.
Des personnes âgées violées et torturées dans le Pool

pooliste

A la recherche de Ninjas imaginaires qu’elle ne trouve pas, l’armée tribale du dictateur Sassou-NGuesso s’en prend à tous les jeunes du Pool à partir de 15 ans qu’elle juge en âge de porter une arme, comme ce fut le cas, pour plus de 353 Koongo assassinés (affaire des disparus du Beach).

Le 17 octobre 2016 dans la matinée les miliciens du bourreau de l’Alima ont mené des véritables rafles et perpétré des actes de barbarie sur plusieurs personnes âgées (viols, séquestrations, tortures…), dans le village de Ngandou Boudzoua dans la région de Mindouli (Pool). Après leurs forfaits, tous les véhicules dont les propriétaires étaient originaires du Pool ont été incendiés.

L’armée génocidaire de Sassou-NGuesso s’est aussi déchainée sur des paisibles citoyens qui se rendaient à Brazzaville par la Route Nationale, en installant des barrages routiers, avec pour but non seulement de piller, mais aux fins de torturer ces pauvres voyageurs considérés à tort comme des partisans du pasteur Ntumi.

Faute d’avoir atteint leur but, les miliciens de Sassou-NGuesso se sont acharnés sur plusieurs personnes âgées, dont un vieux de plus de 75 ans qui se nommerait Kouma, accusé d’être le féticheur du pasteur Ntumi. Après l’avoir torturé, il a été transféré dans les geôles de la Sécurité d’Etat à Brazzaville.

Pendant que le génocide des populations du Pool poursuit son cours,  les hommes politiques vaquent tranquillement à leurs occupations politiciennes.

Tsaty Mabiala de l’UPADS est en campagne électorale pour les législatives de 2017 et Parfait Kolelas prépare sa convention de la soi-disant opposition, pour un dialogue avec le diable !

Quelle indécence, quel cynisme …les hommes politiques congolais n’ont aucune humanité !

ce jeudi 06 octobre 2016 à 10 heures précises à KOMONO

Tsaty-Mabiala à Komono le jeudi 06 octobre 2016

upads

Tsaty Mabiala à Bambama le mercredi 05 octobre 2016

convention

La Rédaction

(Extrait de congo-liberty)

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AUTRE FAIT :

Une femme de 50 ans, prénommée COSETTE, mère de six enfants, a été enlevée et enfermée à la DGST où  elle subit, avec d’autres femmes de son âge voire plus, les sévices, les viols, les tortures en tout genre des miliciens et mercenaires de Sassou Nguesso. Leur crime : leur appartenance ethnique, parce que originaire du Pool, parce que Kongo.

Par Mediapart.fr avec Congonews.fr

Congo: Augustin Kala Kala, membre du CADD d’André Okombi Salissa, torturé durant son arrestation

octobre 20, 2016
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
 

Décharné et méconnaissable, complètement étiolé, Augustin KALA KALA, a été torturé, électrocuté puis mutilé lors de son arrestation. Le corps de Mr KALA KALA est décimé, laminé au fer brûlant. Il a été abandonné devant la morgue municipale de Brazzaville par ses bourreaux, les éléments de la garde présidentielle de Sassou Nguesso.

Augustin KALA KALA, membre du CADD, proche de l’opposant André OKOMBI SALISSA exfiltré de sa résidence surveillée jusqu’alors réfugié dans un lieu tenu secret, avait été enlevé le jeudi 29 Septembre 2016 par les éléments de la garde présidentielle pour lui tirer les vers du nez sur la destination de son chef André Okombi Salissa.

Il était incarcéré dans les prisons qui se trouvent à la présidence de la république, ce dernier a subi des tortures : électrocuté, mutilations, son corps est décimé par la torture que lui infligeait Serge OBOA, patron de la garde présidentielle et d’autres éléments de la garde présidentielle.

Deux semaines après une longue torture et pris pour mort, Augustin KALA-KALA à été abandonné sous la pluie, en pleine nuit, devant le portail de la morgue municipale de Brazzaville.

Encore des méthodes Nazis pour embastiller les partisans de l’opposition.

 

 

Photo de BrazzaNews.

 

Augustin Kala Kala sauvé par un passant

Des personnes de bonne foi l’ont aidé a entré en contact avec son épouse.

Pour retrouver André Okombi Salissa, ses proches subissent les sévices les plus impudents.

Torturé à mort pour retrouver André Okombi Salissa

Liliane Moukoulou, l’épouse d’Augustin Kala Kala donc est venue le récupérer en pleine nuit, devant la morgue de Brazzaville. Elle raconte qu’il était si mal en point, qu’elle a eu du mal à le reconnaître. « A 22 heures, je reçois un coup de fil et c’est la voix de mon mari : ‘’Chérie, viens vite, viens vite. Ils sont venus me jeter près de la morgue. Je suis là. Viens vite’’. On s’est rendus sur les lieux et quand on lui a demandé, mais comment ça s’est passé ? Il dit qu’il était ici et qu’il a vu des petits qui passaient : ‘’Je leur ai demandé un service, si vous avez un téléphone de passer un coup de fil pour appeler ma femme’’. Il était vraiment dans un état critique. On ne savait même pas qu’il allait vivre jusqu’à aujourd’hui. Il ne pouvait pas marcher, il avait de grosses plaies partout. Les pieds enflés, par rapport aux tortures ».

Augustin Kala Kala a raconté qu’il avait été emmené en dehors de la ville : « Il était cagoulé, il ne pouvait pas voir le visage de ces gens, mais il peut dire qu’il n’était pas à Brazzaville. Il était hors de Brazzaville, enfermé dans un container, et de temps en temps, dans des sacs. Enfermé, tabassé, on lui demandait où se cachait son chef, ou était X ou Y. Ils voulaient savoir où se cachait son chef.

Brazzanews.fr avec Zenga-mambu.com .

Ethiopie: le Conseil national des droits de l’Homme dénonce des exécutions extrajudiciaires

mars 14, 2016

Addis Abeba – Le Conseil éthiopien des droits de l’Homme a accusé lundi les autorités éthiopiennes d’avoir recouru aux exécutions extrajudiciaires et à la torture pour réprimer les manifestations antigouvernementales déclenchées en novembre 2015 dans la région de l’Oromia.

La plupart (des victimes) ont été tuées d’une balle dans le dos ou dans la tête, écrit le Conseil dans un rapport publié lundi, qui a recensé 102 exécutions extrajudiciaires entre le 2 décembre et le 20 janvier, et évoque aussi des dizaines de cas de tortures, de détentions illégales et de disparitions forcées.

Les victimes avaient entre 12 et 68 ans, et beaucoup des meurtres n’ont pas eu lieu pendant les manifestations, souligne ce rapport, qui note qu’au moins 56 personnes ont été blessées et 22 torturées, et fournit leurs photos d’identité.

Beaucoup des meurtres ont eu lieu de nuit, après les manifestations, quand les gens marchaient dans les rues. Ces meurtres ne peuvent pas être expliqués ou excusés par le fait que les forces de sécurité essayaient de restaurer l’ordre, a déclaré Kumlachew Dagne, vice-président du Conseil.

Le Conseil, une ONG créée en 1991, n’a pas donné d’estimation du nombre total de victimes car nous avons seulement pu enquêter dans 33 woredas (districts) à cause de nos moyens limités, alors que l’Oromia compte 342 districts, selon M. Dagne.

Le chiffre de 102 exécutions extrajudiciaires suggère cependant que le bilan pourrait être bien plus élevé que celui établi début janvier par Human Rights Watch (HRW), qui avait parlé de 140 morts et de milliers d’arrestations.

Forte de 27 millions d’habitants, l’Oromia encercle Addis Abeba et s’étend sur de larges parties de l’ouest, du centre, de l’est et du sud du pays. Elle a sa propre langue, l’oromo, distincte de l’amharique, langue du peuple amhara et de l’administration.

Les manifestations ont éclaté en novembre, d’abord à l’initiative d’étudiants, pour protester contre un plan gouvernemental d’urbanisme visant à l’expansion de la capitale éthiopienne Addis Abeba. Ce Master plan, finalement abandonné le 12 janvier, suscitait des craintes d’expropriation de fermiers oromo, le plus important groupe ethnique du pays.

La réponse du gouvernement aux demandes des étudiants et des gens (…) n’est d’aucune manière acceptable, ajoute le Conseil, qui réclame que tous les responsables de ces violences soient poursuivis en justice, qu’une commission d’enquête soit mise en place et que les personnes encore détenues soient relâchées.

Le Conseil souligne encore recevoir des rapports sur des violences. Des hommes armés du gouvernement fouillent des maisons la nuit, commettent des actes illégaux: tabassage, menaces, intimidation ou harcèlement, ajoute le rapport, qui fait aussi état de viols commis par ces individus.

La semaine dernière, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn s’est excusé devant le Parlement, reconnaissant que les problèmes de l’Oromia étaient la conséquence du chômage et de l’inaction des autorités.

Il a toutefois mis les morts sur le compte de groupes violents, opposés à la paix, et a promis d’intensifier encore la répression contre ces forces.

Fin février, HRW avait assuré que cette répression était toujours en cours, affirmant que des assassinats et arrestations arbitraires sont presque quotidiennement rapportés depuis le début de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2016 14h55)