Posts Tagged ‘touaregs’

Mali: au moins 11 civils tués dans le nord-est, selon un élu et un groupe armé

juin 5, 2021

Au moins 11 membres d’une communauté touareg ont été tués jeudi 3 juin par des assaillants non identifiés près de Ménaka, dans le nord-est du Mali, ont indiqué samedi 5 juin une coalition de groupes armés pro-Bamako et un élu local.

«La Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d’Alger a appris l’assassinat lâche de 11 civils de la communauté ibogholitane à Agharangabo (Ménaka) par des individus armés non identifiés», a indiqué dans un communiqué cette coalition bien implantée à Ménaka.

Ménaka et sa région, proches de la frontière avec le Niger, font partie de ces vastes zones qui échappent largement ou entièrement au contrôle d’un pouvoir central affaibli. Agharangabo est un campement à quelque 65 km au nord-ouest de Ménaka.

«Des exécutions sommaires de 11 civils»

Les violences qui ensanglantent ce pays du Sahel depuis 2012 sont multiformes : attaques djihadistes, ou crapuleuses et conflits intercommunautaires, auxquels s’ajoutent les rivalités entre groupes armés.

La Plateforme, qui diffuse une liste de 11 victimes supposées, indique que «ces paisibles civils ont été exécutés le 3 juin 2021 et leurs bétails emportés».

«Ce sont des exécutions sommaires de 11 civils par des hommes armés non identifiés. Ça s’est passé jeudi au cours de trois attaques contre les civils dans cette zone», a dit à l’AFP un élu de la région ayant requis l’anonymat pour des raisons de sécurité.

Par Le Figaro avec AFP

Guerre au Mali : les unités d’élite du Tchad

janvier 31, 2013
Des soldats tchadien en 2009. Des soldats tchadien en 2009. © AFP

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, doit envoyer au Mali plus de 2 000 soldats réputés aguerris et très bien entraînés. Habitués au combat dans les dunes, ces méharistes peuvent faire la différence.

Fait exceptionnel : le 16 janvier à N’Djamena, c’est par un vote unanime que les députés tchadiens ont approuvé l’envoi de troupes au Mali. Si Idriss Déby Itno tient ses objectifs – un déploiement de plus de 2 000 hommes -, le Tchad sera la deuxième puissance combattante derrière la France. « C’est une projection qui se fait sur 3 000 km. Donc je ne peux pas m’amuser à envoyer une petite unité qui, sans renfort, va être avalée », souligne le président tchadien, qui ne sous-estime pas l’ennemi.

Pour ouvrir un deuxième front contre les jihadistes du Nord-Mali, les Tchadiens se sont déployés au Niger, entre Niamey et la frontière malienne, aux côtés de l’armée nigérienne et des quelque 500 à 700 Touaregs maliens du colonel Ag Gamou qui sont restés fidèles à Bamako. Face aux colonnes jihadistes, N’Djamena joue la mobilité. D’où l’envoi par avions gros porteurs et par la route de dizaines de blindés à roues, qui seront appuyés par des hélicoptères de combat (MI-17 et MI-24), et d’une escadrille de six avions d’attaque Soukhoï-25.

Revanche à prendre

Mais l’ancien « comchef » Idriss Déby Itno parie surtout sur le savoir-faire de ses unités d’élite, qui ont fait leurs preuves contre l’armée libyenne (1986-1987), puis en Centrafrique (1997, 2003) et à N’Djamena même, en 2008, face aux rebelles tchadiens venus du Soudan. Les 500 hommes de la puissante garde présidentielle formeront certainement le fer de lance de ce contingent. Beaucoup d’éléments de cette garde appartiennent, comme le chef de l’État tchadien, à la communauté zaghawa du nord-est du pays.

Le chef du contingent, le général Oumar Bikomo, sera plutôt basé à Bamako, auprès du commandement unifié. Le numéro deux, le général Abderrahmane Youssouf Meïri, dirigera sans doute les opérations sur le terrain. L’officier s’est formé sur le tas, au Tibesti et lors de la dernière grande bataille de 2008. En 2004, c’est lui qui a affronté durement les éléments du chef islamiste algérien Abderrazak el-Para, aux confins du Tchad et du Niger. Les Tchadiens avaient subi beaucoup de pertes. Aujourd’hui, le général Meïri a une revanche à prendre.

Jeuneafrique.com par Christophe Boisbouvier

 

Mali : les troupes françaises atteignent Kidal

janvier 30, 2013
L'aéroport de Kidal, le 7 août 2012. L’aéroport de Kidal, le 7 août 2012. © AFP/Romaric Hien

Les troupes françaises sécurisaient, mercredi 30 janvier au matin, l’aéroport de Kidal. Paris souhaite désormais que les troupes africaines prennent le relais de son action au Nord-Mali.

Quelque 48 heures après les prises de Gao et Tombouctou, c’est au tour de Kidal, la troisième ville du Nord-Mali d’être atteinte par l’armée de reconquête. Des soldats français ont pris position, mercredi 30 janvier au matin, sur l’aéroport du fief de Iyad Ag Ghali, chef d’Ansar Eddine, lequel aurait pris la fuite avec l’émir d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en direction des montagnes proches de la frontière algérienne.

« Un avion français s’est posé sur la piste de l’aérodrome de Kidal. Les soldats ont pris position sur l’aérodrome », a déclaré un responsable de l’administration locale. Un témoignage confirmé par des notables touaregs de la région et une source de sécurité régionale.

MIA ou MNLA ?

La question est désormais de savoir si des islamistes ou des rebelles touaregs, jusque-là alliés, tenteront de résister – activement ou passivement – à la reprise de la ville par les forces franco-maliennes. Deux entités prétendent contrôler la ville. Un groupe dissident d’Ansar Dine, qui se dit favorable aux négociations avec Bamako, le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA). Et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), par qui la rébellion avait débuté au début de 2012, mais qui avait été chassé du Nord par Ansar Eddine et Aqmi.

L’assemblée malienne adopte une feuille de route

À Bamako, les députés ont voté mardi à l’unanimité la mise en place d’une « feuille de route » politique, qui prévoit une discussion avec certains groupes armés dans le cadre de la « réconciliation nationale ». Elle ne fixe aucune date pour la tenue d’élections, mais le président malien par intérim Dioncounda Traoré a déclaré à Addis Abeba qu’il espérait qu’elles pourraient avoir lieu avant le 31 juillet. Du moins si les militaires putschistes emmenés par Amadou Haya Sanogo restent dans leurs casernes.

Le MNLA, discrédité, n’a cependant pas formellement renoncé à l’indépendance de l’Azawad, ce qui n’est en revanche pas l’objectif du MIA. Son chef, Algabass Ag Intalla, notable touareg de la région de Kidal, a affirmé sa volonté de « dialogue » et serait, si ses intentions sont sincères, un représentant crédible de la communauté touarègue pour discuter avec Bamako.

Craignant des représailles de la part de l’armée malienne, des centaines de personnes ont fui Kidal vers des villages plus au nord, vers l’Algérie, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, qui affirme que l’accès à la nourriture et aux biens de première nécessité a été sérieusement affecté par le conflit et la fermeture de la frontière.

Risques d’exactions

Face aux « risque d’exactions », le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a souhaité « le déploiement rapide d’observateurs internationaux » pour veiller « au respect des droits de l’homme ». Human Rights Watch (HRW) avait évoqué dès lundi « des risques élevés de tensions inter-ethniques » dans le Nord, où la rivalité est forte entre les minorités arabes et touareg souvent assimilées à des islamistes, et les Noirs, majoritaires au Mali. Des pillages de boutiques appartenant à des « peaux blanches » ont ainsi été nombreux à Tombouctou, mardi matin.

De son côté, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a affirmé au journal Le Parisien que les forces françaises quitteraient « rapidement » le Mali. « Libérer Gao et Tombouctou très rapidement faisait partie du plan », a expliqué le ministre. « Maintenant, c’est aux pays africains de prendre le relais. Nous avons décidé de mettre les moyens en hommes et en matériel pour réussir cette mission et frapper fort. Mais le dispositif français n’a pas vocation à être maintenu. Nous partirons rapidement. »

« Nous en avons tué beaucoup »

Interrogé sur une éventuelle stratégie des jihadistes consistant à se cacher pour mieux contre-attaquer par la suite, Fabius a répondu : « Nous en avons tué beaucoup. (…) Les terroristes sont désorganisés. Très atteints. Ils savent que nous pouvons écouter leurs moyens de communication, ce qui limite leur capacité de réaction ».

Sur le terrain, 3 500 soldats français et 1 400 soldats ouest-africains, ainsi qu’un contingent tchadien, sont déployés au côté de l’armée malienne. Au total, 8 000 soldats africains sont attendus mais leur déploiement est ralenti par des problèmes de financement et de logistique.

Jeuneafrique.com avec AFP

Nord-Mali : combats à l’arme lourde entre Touaregs et islamistes à Gao

juin 27, 2012

Le mercredi 27 juin à Gao, des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) se sont affrontés avec des islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Le QG des rebelles touaregs aurait été pris par les combattants islamistes.

Cette fois, il ne s’agit pas de simples accrochages. D’après plusieurs témoins, des affrontements armés avaient lieu mercredi 27 juin à Gao (nord-est du Mali) entre des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et des islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Selon plusieurs témoins, le gouvernorat de la ville, qui servait de quartier-général à la rébellion touarègue, a été pris par les islamistes après plusieurs heures de combats qui ont fait des victimes parmi les combattants touaregs. « Les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) sont entrés à l’intérieur du gouvernorat. Les combattants du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rebellion touareg) ont fui, d’autres ont été tués, d’autres arrêtés », a déclaré un responsable de la station-service qui jouxte le gouvernorat.

De son côté, l’agence Reuters affirme que vingt personnes ont été tuées lors de ces affrontements.

« On a peur »

« On entend des coups de feu, les combattants du Mujao et du MNLA se tirent dessus, on a peur », a pour sa part indiqué Nina Oumarou, soeur d’un élu de la ville abattu lundi soir par des hommes armés. Selon elle, un groupe de combattants du Mujao s’est dirigé vers un camp de la ville tenu par les combattants du MNLA, dans le quartier du Château d’eau.

Ces combats armés entre rebelles touaregs et islamistes surviennent au lendemain de violentes manifestations à Gao. De nombreux habitants ont défilé dans les rues de la ville, indignés par l’assassinat lundi du conseiller municipal Idrissa Oumarou, enseignant et membre du parti du président malien de transition, Dioncounda Traoré.

Des hommes en armes ont tiré sur des centaines de manifestants, faisant au moins un mort et une dizaine de blessés. Des témoins avaient accusé le MNLA d’avoir ouvert le feu sur la foule, ce que le mouvement touareg a catégoriquement démenti, parlant d’une manipulation du Mujao.

Vive tension

« Le MNLA condamne fermement la mort de l’élu et condamne aussi fermement, quels qu’en soient les auteurs, ceux qui ont tiré sur la foule qui manifestait son mécontentement ce matin à Gao », a déclaré à Ouagadougou un responsable du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh.

Le Mujao, considéré comme un mouvement dissident d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a annoncé l’arrestation de deux personnes accusées d’avoir tué Idrissa Oumarou, sans préciser s’ils étaient membres du MNLA ou non.

Depuis bientôt trois mois, les villes et régions administratives du nord du Mali – Tombouctou, Kidal et Gao – sont occupées par différents groupes armés. Parmi figurent des islamistes, tels que le Mujao, Ansar Eddine (Défenseurs de l’islam), et Aqmi, ainsi que les rebelles touaregs du MNLA.

La tension est vive entre le MNLA, mouvement laïque qui a déclaré unilatéralement l’indépendance du nord du Mali, et les islamistes dont l’objectif n’est pas l’indépendance du Nord, mais l’application de la charia (loi islamique) dans tout le Mali.

Jeuneafrique.com

Mali : Cheick Modibo Diarra nommé Premier ministre du gouvernement de transition

avril 17, 2012

Le Premier ministre du gouvernement de transition de la république du Mali a été nommé ce mardi 17 avril. Il s’agit de l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, qui aura pour principale mission de régler la crise dans le nord du pays, tombé aux mains des rebelles touaregs.

Après 17 jours de tractations intenses, des aller-retour incessants entre le camp militaire de Kati et Bamako, l’ex-junte militaire et la classe politique malienne se sont mis d’accord sur un nom. Cheick Modibo Diarra, scientifique de renom et président Afrique-Moyen-Orient de Microsoft, est le nouveau Premier ministre du gouvernement de transition de la République du Mali. Le décret de nomination signé du président par intérim, Dioncounda Traoré, rendu public le 17 janvier, a mis fin par la même occasion aux fonctions de l’ancien chef du gouvernement, Mariam kaïdama Cissé.

Un homme apprécié

Alors que les premiers contacts ont eu lieu entre un représentant malien et la rébellion touarègue, qui a décrété avec d’autres groupes islamistes l’indépendance de la partie nord du pays, la nomination d’un chef de gouvernement était très attendue.

L’astrophysicien de 60 ans, Cheick Modibo Diarra, a acquis une renommée planétaire en 1997 en devenant le navigateur en chef de la sonde « Mars Pathfinder » de la Nasa, avant de devenir président de Microsoft Afrique en 2006. Son nom a surgi dans les discussions au cours du week-end du 14 avril et il a été préféré aux autres « finalistes », parmi lesquels figuraient Soumana Sako et Ousmane Issoufi Maïga, qui avaient déjà occupé ces fonctions de 1991 à 1992 pour le premier, et de 2004 à 2007 pour le second.

Pourquoi Cheick Modibo Diarra ? « Parce qu’il n’a pas trempé dans des affaires louches, on ne l’a jamais vu se fourvoyer avec l’ancien régime », explique-t-on du côté du camp de Kati. Aussi parce que celui qui ambitionnait de briguer la magistrature suprême sous la casquette du Rassemblement pour la démocratie au Mali (RDPM), formation politique qu’il a créée en mars 2011, avait de bonnes relations avec l’ensemble de la classe politique. « Son côté débonnaire, le fait qu’il n’attaque personne frontalement, fait qu’il entretient de bonnes relations avec tout le monde », commente un journaliste local.

Former un nouveau gouvernement

Le nouveau Premier ministre devra former un gouvernement de transition dans les prochaines 48 heures. Et là, la bataille s’annonce encore serrée. Les ministères régaliens semblent acquis à la junte militaire. En revanche, les autres portefeuilles ministériels devront être répartis entre les partis politiques et la société civile, de quoi provoquer de nouvelles et intenses tractations.

La nomination tant attendue intervient alors que plusieurs dignitaires, civils et militaires, de l’ancien régime ont été arrêtés dans la nuit du 16 avril au 17 avril. Parmi eux, les anciens Premiers-ministres Modibo Sidibé – dont c’est la troisième arrestation depuis le coup d’État et Soumaïla Cissé, ex-dirigeant de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Mali : Cheick Modibo Diarra nommé Premier ministre du gouvernement de transition | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Le Premier ministre du gouvernement de transition de la république du Mali a été nommé ce mardi 17 avril. Il s’agit de l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, qui aura pour principale mission de régler la crise dans le nord du pays, tombé aux mains des rebelles touaregs.

Après 17 jours de tractations intenses, des aller-retour incessants entre le camp militaire de Kati et Bamako, l’ex-junte militaire et la classe politique malienne se sont mis d’accord sur un nom. Cheick Modibo Diarra, scientifique de renom et président Afrique-Moyen-Orient de Microsoft, est le nouveau Premier ministre du gouvernement de transition de la République du Mali. Le décret de nomination signé du président par intérim, Dioncounda Traoré, rendu public le 17 janvier, a mis fin par la même occasion aux fonctions de l’ancien chef du gouvernement, Mariam kaïdama Cissé.

Un homme apprécié

Alors que les premiers contacts ont eu lieu entre un représentant malien et la rébellion touarègue, qui a décrété avec d’autres groupes islamistes l’indépendance de la partie nord du pays, la nomination d’un chef de gouvernement était très attendue.

L’astrophysicien de 60 ans, Cheick Modibo Diarra, a acquis une renommée planétaire en 1997 en devenant le navigateur en chef de la sonde « Mars Pathfinder » de la Nasa, avant de devenir président de Microsoft Afrique en 2006. Son nom a surgi dans les discussions au cours du week-end du 14 avril et il a été préféré aux autres « finalistes », parmi lesquels figuraient Soumana Sako et Ousmane Issoufi Maïga, qui avaient déjà occupé ces fonctions de 1991 à 1992 pour le premier, et de 2004 à 2007 pour le second.

Pourquoi Cheick Modibo Diarra ? « Parce qu’il n’a pas trempé dans des affaires louches, on ne l’a jamais vu se fourvoyer avec l’ancien régime », explique-t-on du côté du camp de Kati. Aussi parce que celui qui ambitionnait de briguer la magistrature suprême sous la casquette du Rassemblement pour la démocratie au Mali (RDPM), formation politique qu’il a créée en mars 2011, avait de bonnes relations avec l’ensemble de la classe politique. « Son côté débonnaire, le fait qu’il n’attaque personne frontalement, fait qu’il entretient de bonnes relations avec tout le monde », commente un journaliste local.

Former un nouveau gouvernement

Le nouveau Premier ministre devra former un gouvernement de transition dans les prochaines 48 heures. Et là, la bataille s’annonce encore serrée. Les ministères régaliens semblent acquis à la junte militaire. En revanche, les autres portefeuilles ministériels devront être répartis entre les partis politiques et la société civile, de quoi provoquer de nouvelles et intenses tractations.

La nomination tant attendue intervient alors que plusieurs dignitaires, civils et militaires, de l’ancien régime ont été arrêtés dans la nuit du 16 avril au 17 avril. Parmi eux, les anciens Premiers-ministres Modibo Sidibé – dont c’est la troisième arrestation depuis le coup d’État et Soumaïla Cissé, ex-dirigeant de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Jeuneafrique.com par Malika Groga-Brada