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RDC/Affaire Tunda Ya Kasende : la coalition FCC-Cach de nouveau dans la tourmente

juin 29, 2020

 

L’épisode du vice-Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Célestin Tunda Ya Kasende, est symptomatique au malaise qui gangrène actuellement la coalition FCC-Cach qui, jusque-là, a su résister aux soubresauts d’un partenariat politique qu’on savait bâti sur du sable mouvant.

 

RDC : le ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende arrêté ...

Le VPM de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende

Plus d’une fois, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila ont joué le sapeur pompier, arrondi les angles et repoussé un peu plus loin  le spectre de la séparation.  Aujourd’hui encore, les voilà remis à l’épreuve. Difficile de dire si la coalition au pouvoir sortira, cette fois-ci, indemne de la brouille provoquée par la dernière sortie ratée et inopportune du Premier ministre, Sylvestre Ilukamba, signataire d’une déclaration politique rendue publique le 27 juin et sanctionnant une réunion secrète aux contours flous. Une déclaration aux accents séparatistes qui, selon une certaine opinion, a foulé au pied l’ordonnance n°20/016 du 27 mars 2020 portant organisation et fonctionnement du gouvernement, modalités de collaboration entre le président de la République et le gouvernement ainsi qu’entre les membres du gouvernement.

D’emblée, il y a lieu de s’interroger sur le sens de cette réunion vespérale convoquée sur un coup de tête après l’interpellation du vice-Premier ministre (VPM) de la Justice et Garde des sceaux. Le PM Sylvestre Ilunkamba qu’entouraient des vice-Premiers ministres, ministres d’Etat, ministres et vice-ministres – certainement de son obédience politique – s’est distingué, dans son communiqué, par  ce que d’aucuns qualifient « d’insubordination péremptoire vis-à-vis du chef de l’Etat ».

Tout en récusant la procédure ayant conduit à l’arrestation du VPM de la Justice, le PM rappelle, dans son communiqué, au président de la République ses devoirs constitutionnels, lui demande de garantir le respect des délibérations du Conseil des ministres,  l’enjoint à saisir le Conseil supérieur de la Magistrature pour l’ouverture d’une action disciplinaire à charge des magistrats ayant procédé à l’arrestation « arbitraire » du ministre de la Justuce, Célestin Tunda ya Kasende. Sylvestre Ilunkamba a poussé l’outrecuidance à l’extrême jusqu’à agiter le spectre de la démission du gouvernement si les choses restaient en l’état. Pour tout dire, explique un praticien de droit sous le sceau de l’anonymat, le PM a manqué de tact et s’est laissé emporter par l’émotion au point de manquer à son devoir de déférence vis-à-vis de l’Institution président de la République. « Il doit, pour ce faire, démissionner et être mis à la disposition du PGR pour outrage au chef de l’Etat », a-t-il déclaré.

Il a botté en touche !

Et pourtant, fait-on savoir, plusieurs faits démontrent le caractère irrégulier et irréfléchi de l’acte posé par le ministre de la Justice, présenté comme fautif sur toute la ligne. « Il a outrepassé délibérément les limites de ses compétences en transmettant en catimini, à l’Assemblée nationale, l’avis du gouvernement en rapport avec les trois propositions de loi querellées relatives à la réforme judiciaire. Il en avait informé personne, ni le Premier ministre, encore moins son vice-ministre », explique un observateur au faîte du dossier. Le pot-aux-roses, allègue la même source, a été découvert au conseil des ministres du vendredi 26 juin, lequel conseil a permis d’établir la commission de l’infraction de « faux en écriture » à charge du concerné. Et pourtant, la loi portant organisation et fonctionnement du gouvernement reconnaît en son article 32 au seul PM la compétence de déposer ou d’introduire les projets de lois et tous les dossiers du gouvernement à l’Assemblée nationale et au Sénat. Elle ouvre cependant une brèche en disant que le cas échéant, et conformément aux instructions du PM, le vice-Premier ministre concerné a la latitude de se plier à cet exercice.

Or, dans le cas d’espèce, fait-on remarquer, Celestin Tunda Ya Kasende a agi seul et n’a reçu aucune instruction du chef du gouvernement quant à ce. Au-delà de l’acte posé par le ministre de la Justice, l’attitude complaisante du PM inquiète et tend à accréditer la thèse selon laquelle il serait complice des égarements de son collaborateur qu’il tient, par-dessus tout, à couvrir au nom d’une solidarité vide de contenu. Bien plus, le ministre incriminé – de surcroit membre du FCC autant que lui – n’a jamais fait l’objet d’une quelconque demande d’explication ou de mise en demeure.

Ce qui est vrai, c’est que la RDC se trouve là en face d’un complot ourdi contre la République visant à tordre le coup à la justice congolaise dont les signes de régénérescence affichés ces derniers temps inquiètent. Lorsqu’il avait procédé, en son temps, au changement des hauts magistrats dans les différentes juridictions d’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi avait su lire les signes de temps.

Aujourd’hui, toutes les initiatives entreprises par le FCC via ses délégués au gouvernement pour contrôler l’appareil judiciaire  butent à l’obstination des hommes en toge, plus que jamais déterminés à sauvegarder leur autonomie. D’où, les propositions de loi du tandem Minaku-Sakata énervent autant la Magistrature que l’homme de la rue. Pour le reste, place à la justice et que le droit soit dit !

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Rose Hanbury, la maîtresse présumée du prince William dans la tourmente

août 17, 2019

Wil

Connue dans le monde entier pour avoir été la supposée maîtresse du prince William, Rose Hanbury voit son empire s’écrouler.

Il y a quelques mois, le couple formé par Kate Middleton et le prince William a traversé une mauvaise passe. En effet, ce dernier a été pointé du doigt pour infidélité. Des accusations qui ne sont restées qu’au stade de rumeurs mais qui ont entaché l’image jusqu’alors si lisse du futur roi d’Angleterre.

Les britanniques ont alors découvert à la Une de tous leurs journaux, le visage de celle qui aurait fait craquer le Duc de Cambridge, la marquise de Cholmondeley, Rose Hanbury. Après ces révélations, Rose Hanbury, qui menait jusqu’alors une vie mondaine avec son mari David Rocksavage, duc de Cholmondeley a vu sa vie changer du jour au lendemain.

Selon les spécialistes de la royauté, la Duchesse de Cambridge ne serait pas étrangère à ces changements. Si elle a su rester digne en public, en coulisses, sa vengeance envers la marquise de Cholmondeley s’orchestrait discrètement. Très rapidement, comme le rapporte le magazine Public, Rose Hanbury n’a plus été invitée aux événements mondains et a vu son entourage prendre petit à petit ses distances.

Mai

© BestImage Rose Hanbury, la maîtresse présumée du prince William dans la tourmente

Comme l’explique une source proche à Grazia UK, les amis de la marquise ont préféré s’éloigner d’elle plutôt que de s’attirer les foudres de la Duchesse de Cambridge : “ C’est un réflexe assez archaïque. Quand vous n’avez plus les faveurs d’une personnalité au sommet de l’échelle sociale, les autres vous ostracisent à leur tour, comme pour montrer leur allégeance. Quiconque a pu se lier d’amitié avec William et Kate ne souhaite pas se mettre en porte-à-faux, en se manifestant auprès de Rose “ .

Aujourd’hui, Rose Hanbury semble avoir disparu de la circulation. D’après les bruits qui courent, elle serait en instance de divorce. Mais ce n’est pas là son seul malheur puisque son manoir de Houghton Hall, dont la location lui apportait un certain revenu, ne semble plus intéresser grand monde. Enfin, l’organisation d’un festival de dance music du 8 au 12 août à côté de son domaine, qui aurait dû lui être également profitable a été annulé pour raisons météorologiques.

Pendant ce temps, Kate et Williams, tout juste rentrés d’un séjour en famille sur l’île Moustique, ont retrouvés la reine au château de Balmoral, en Écosse.

Femmeactuelle.fr avec msn.ca par Julie LEMIERE

Afrique du Sud: visé par une enquête, le ministre des Finances dans la tourmente

octobre 9, 2018

Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, le 27 février 2018 lors de sa prestation de serment au Capn / © AFP/Archives / RODGER BOSCH

Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, se trouvait mardi dans la tourmente, visé par une enquête après avoir reconnu s’être entretenu avec un trio de sulfureux hommes d’affaires proches de l’ex-président Jacob Zuma.

« La médiatrice va enquêter sur les allégations de conduite frauduleuse qui visent le ministre des Finances », a déclaré à l’AFP sa porte-parole, Oupa Segalwe.

Depuis plusieurs jours, les rumeurs vont bon train sur une éventuelle démission ou une éviction de M. Nene, 59 ans, nourrissant l’inquiétude des marchés financiers.

L’affaire a démarré mercredi dernier, lorsque le ministre a raconté à une commission d’enquête qu’il avait été remercié par M. Zuma pour avoir refusé la signature d’un juteux contrat nucléaire favorable aux frères Gupta, proches de M. Zuma.

L’ancien chef de l’Etat a été contraint à la démission en février, poussé vers la sortie par son parti en raison de nombreux scandales de corruption dans lesquels il est mis en cause. Il a toujours ces accusations.

Titulaire du portefeuille des Finances depuis 2014, M. Nene en a été écarté en décembre 2015. Il l’a retrouvé il y a huit mois, nommé par le successeur de M. Zuma, Cyril Ramaphosa.

Lors de son témoignage, le ministre a concédé avoir rencontré les Gupta à leur domicile.

Mais il a catégoriquement nié les accusations d’un parti d’opposition, les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale), qui l’accuse d’arrangements douteux avec les Gupta lorsqu’il était vice-ministre des Finances puis patron du fonds de pension des fonctionnaires (PIC).

Le lendemain, M. Nene a publié une lettre pour s’en excuser, concédant une « faute et une « erreur de jugement ».

« Je vous dois, en tant que serviteur de l’Etat, une conduite irréprochable (…) Ces visites jettent un doute sur ma conduite. Je les regrette profondément et demande votre pardon », a-t-il écrit.

Loin de calmer les critiques, son courrier n’a fait que relancer les accusations et les appels au départ du ministre.

La presse locale a rapporté pendant le week-end que M. Nene avait présenté sa démission à M. Ramaphosa, désormais pressé de toutes parts de trancher sur le sort du ministre.

« Le président est conscient de l’urgence de la situation et il s’est engagé à la résoudre le plus vite possible, d’une façon ou d’une autre », a déclaré sa porte-parole, Khusela Diko, aux journalistes, « sa décision est imminente ».

« Le maintenir à son poste de ministre des Finances n’est pas dans l’intérêt de l’Afrique du Sud », a insisté le porte-parole des EFF, Mbuyiseni Ndlozi, « le Trésor ne peut pas être dirigé par une personne dépourvue d’intégrité ».

Depuis son arrivée au pouvoir en février, M. Ramaphosa a promis d’éradiquer la corruption et de relancer l’économie du pays, en difficulté depuis la crise financière de 2008.

Romandie.com avec(©AFP / (09 octobre 2018 15h39)

Facebook toujours dans la tourmente malgré les excuses de son patron

mars 22, 2018

San Francisco – Les excuses tardives et les promesses du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, étaient loin jeudi d’éteindre la polémique autour de l’utilisation indue de données personnelles de millions d’utilisateurs par la firme britannique Cambridge Analytica.

« J’ai vu la nuit dernière que Mark Zuckerberg s’était excusé et avait dit qu’ils allaient faire des changements. Mais, franchement, je ne pense pas que ces changements aillent assez loin », a déclaré jeudi le ministre britannique de la Culture Matt Hancock sur la BBC.

« Beaucoup de questions restent sans réponses », a commenté sur Twitter le président du Parlement européen Antonio Tajani, qui a dit attendre « avec impatience d’autres explications » du patron de Facebook, invité à venir s’exprimer à Strasbourg.

« Cela ne va pas suffire », a sèchement commenté, sur Facebook d’ailleurs, un élu démocrate à la Chambre des représentants, David Cicilline, pour qui Mark Zuckerberg « devait s’exprimer devant le Congrès américain ».

– « Vraiment désolé » –

Rompant un silence assourdissant depuis le début de la pire crise jamais connue par sa jeune entreprise, dans un contexte de défiance montante face aux mastodontes d’internet, le milliardaire de 35 ans a fini mercredi par s’exprimer sur sa page Facebook, sur CNN et dans le New York Times.

« Cela a constitué un abus de confiance très important et je suis vraiment désolé », a-t-il déclaré dans une interview sur la chaîne télévisée. Il a assuré aussi qu’il « serait heureux » de venir témoigner devant le Congrès.

Dans le New York Times, celui qui a lancé le plus grand réseau social du monde depuis sa chambre d’étudiant à Harvard en 2004, a promis de « réparer le système pour que ce genre de choses ne se reproduise pas ».

Estimant que « les actions les plus importantes avaient déjà été prises » en 2014 pour contrôler des applications tierces telles que celle utilisée par Cambridge Analytica, Mark Zuckerberg a néanmoins concédé: « Lorsque nous avons examiné les systèmes cette semaine, il y avait certainement d’autres choses que nous pensons devoir verrouiller également ». Il a aussi dit que chacun des 50 millions d’utilisateurs potentiellement exposés au scandale serait personnellement averti.

Mais le patron de Facebook a aussi reconnu qu’il fallait que le groupe réponde d’abord lui-même à la question de savoir s’il « n’y a pas d’autres Cambridge Analytica (..) dans la nature », en clair d’autres applications susceptibles de siphonner et de transmettre des informations privées. « C’est quelque chose que nous devons mettre sous contrôle ».

Le groupe californien est dans la tempête depuis que Cambridge Analytica est accusé d’avoir utilisé ses données d’utilisateurs. Grâce à elles, cette société britannique de communication stratégique aurait développé un outil informatique permettant de cibler des électeurs, afin de peser dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.

Cambridge Analytica, dont le patron vient d’être suspendu, aurait profité d’une application de tests psychologiques, « Thisisyourdigitallife », développée par le chercheur russe Alexandre Kogan, lequel refuse de porter le chapeau tout seul. La société britannique « nous a assurés que tout était parfaitement légal et en conformité avec les conditions d’utilisation » de Facebook, a dit à la BBC cet enseignant en psychologie à l’université de Cambridge.

La question est désormais de savoir si Facebook a volontairement ignoré que de telles applications pouvaient engranger des données privées, exploitables ensuite à des fins économiques ou politiques, ce que le groupe dément farouchement.

– « Zuckerberg n’a prévenu personne » –

Selon un ancien responsable d’exploitation de Facebook, Sandy Parakilas, interrogé par une commission parlementaire britannique, « Facebook était au courant de ce qui se passait et n’a prévenu personne ».

Mark Zuckerberg « connaissait les risques », déclare pour sa part à l’AFP Arthur Messaud, militant de la Quadrature du Net, association de défense des libertés sur internet.

Le patron de Facebook a fait de « simples annonces de bonne volonté », estime ce juriste, pour qui la vraie révolution serait que le réseau social modifie ses « Conditions générales d’utilisation ».

« Lorsqu’on s’inscrit sur Facebook, par défaut on accepte une série de choses, qu’il s’agisse de l’accès des applications à nos données, ou des publicités ciblées », critique-t-il.

Sans attendre l’acte de contrition de Mark Zuckerberg, des cabinets d’avocats américains ont annoncé avoir déposé des plaintes et recours en nom collectif (« class action »), et une campagne d’appels à se désabonner (#deletefacebook) a été lancée. Les procureurs de New York et du Massachusetts, imités par le régulateur américain du commerce (FTC), ont lancé une enquête.

L’action Facebook a chuté en Bourse en début de semaine, avec une conséquence immédiate pour Mark Zuckerberg: il a vu sa fortune passer de 75 à 69 milliards de dollars environ, selon le pointage de l’agence Bloomberg.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mars 2018 13h16)                                            

Afrique du Sud: Le président Jacob Zuma dans la tourmente

novembre 3, 2016

La police sud-africaine a tiré, mercredi, 2 novembre, des balles en caoutchouc et utilisé des canons à eau contre plusieurs milliers de manifestants réunis devant le palais présidentiel, à Pretoria, pour réclamer le départ du chef de l’Etat, Jacob Zuma (notre photo). Le président de l’Afrique du Sud n’est pas, seulement, en zone de turbulence. Il est, carrément, dans la tourmente. Il n’est pas exclu que ses ennuis le conduisent, tout droit, vers la démission. Jusque dans son parti, l’ANC, il ne fait plus l’unanimité. Les vétérans du parti, amis de Nelson Mandela, ont été les premiers à le lâcher. Depuis, ce mouvement prend de l’ampleur.

Les manifestants de l’opposition continuent à se masser devant les grilles de sa résidence, gardées par des policiers anti-émeute. Zuma vit, déjà, dans un camp retranché. Certains Sud-Africains qui s’estiment trahis par sa mal-gouvernance et la corruption qu’il a institutionnalisée, sont prêts à enfoncer les grilles de son palais pour l’extirper de sa chambre à coucher, afin qu’il leur rende compte. C’est dire que l’Afrique du Sud est à un véritable tournant de son histoire.

Ses opposants, dont la majorité sont des militants des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale) de Julius Malema, ne sont pas les seuls. D’autres partis politiques dont le leader DA et les syndicats sont, également, partisans de sa démission.

Le document consacré à la corruption au sommet de l’Etat, véritable bombe de la présidence de Zuma, porte, principalement, sur des soupçons d’influence de la sulfureuse famille d’hommes d’affaires Gupta sur Jacob Zuma, au point de lui imposer la nomination de certains ministres pour favoriser leurs intérêts.

En désespoir de cause, le président avait lancé une action en justice pour interdire sa parution, mais, il a, finalement, fait volte face, mercredi matin, en retirant son recours.
Dans la foulée, le tribunal de Pretoria a ordonné la publication « immédiate » du rapport mis en ligne.

Si M. Zuma a survécu à de nombreux scandales depuis sa prise de fonctions, en 2009, il est, aujourd’hui, carrément, sur un siège éjectable. Il lui est impossible de diriger la première puissance économique africaine, dans de telles conditions. Tout laisse penser que, tôt ou tard, il sera contraint de rendre son tablier.

Etats-Unis: Trump dans la tourmente pour des propos abusifs sur les femmes

octobre 8, 2016

A la veille du deuxième débat contre Hillary Clinton, la campagne de Donald Trump pour la Maison Blanche est secouée comme jamais. Le candidat républicain a dû s’excuser pour des propos obscènes de 2005 où il se vante d’abuser des femmes.

L’incendie a éclaté vendredi avec la publication par le Washington Post d’une vidéo datant de 2005. Donald Trump, alors homme d’affaires et vedette de télévision de 59 ans, y est enregistré à son insu en train de parler en termes très crus et dégradants de sa façon d’aborder les femmes qu’il convoite, au besoin sans se soucier de leur consentement.

Il affirme notamment à un présentateur qu’en tant que star, « elles nous laissent faire. On peut tout se permettre ». Un pouvoir qui inclut notamment celui de les « attraper » par le sexe – le milliardaire utilisant un mot vulgaire.

Plus tard, il affirme ne pas pouvoir s’empêcher d’embrasser les belles femmes. « Je les embrasse tout de suite, comme un aimant. Je les embrasse, je n’attends même pas ».

Bombe dans la campagne
La publication de l’enregistrement a fait l’effet d’une bombe dans la campagne électorale, stupéfiant les alliés républicains du candidat. Celui-ci a été contraint de publier des excuses par communiqué puis dans un message vidéo diffusé au milieu de la nuit.

« Ceux qui me connaissent savent que ces paroles ne reflètent pas qui je suis. Je l’ai dit: j’avais tort et je m’excuse », a-t-il déclaré. « Je n’ai jamais dit que j’étais une personne parfaite ».

A l’époque, il n’est qu’un milliardaire à la réputation de coureur de jupons, accusé mais jamais condamné pour harcèlement sexuel. Il a épousé sa troisième femme, Melania Knauss, huit mois plus tôt.

Contre-attaque
Mais, après s’être excusé, Donald Trump a aussitôt contre-attaqué, annonçant qu’il s’en prendrait à Hillary Clinton pour avoir rudoyé les maîtresses de son mari, Bill, dans les années 1990.

« J’ai dit des choses bêtes mais il existe une grande différence entre les mots et les actes d’autres gens. Bill Clinton a réellement maltraité des femmes, et Hillary a harcelé, attaqué, humilié et intimidé ses victimes. Nous en parlerons dans les prochains jours », promet le candidat.

Le débat de dimanche soir s’annonce ainsi houleux. « Cette vidéo est un couteau planté dans le coeur de Trump, au débat, il est certain qu’on va lui poser la question », prédit Larry Sabato, politologue de l’Université de Virginie.

« Trump ne perdra aucune voix au sein de sa base électorale, ils s’en fichent », dit cet expert. « Mais Trump ne parviendra pas à élargir sa base de soutien ».

Peu d’indécis
A ce stade, il ne reste que 4% d’électeurs indécis, selon des sondages Quinnipiac et CBS, et Hillary Clinton a repris l’avance qu’elle avait brièvement perdue en septembre. Elle recueille environ 44% des intentions de vote contre 41% pour lui.

Le milliardaire populiste a déjà connu des semaines noires, notamment en août, mais il s’était relevé de ses dérapages. La différence est que ces révélations émergent à seulement un mois du scrutin, alors que les Américains commencent à voter de façon anticipée.

Panique
Ces propos ont répandu la panique dans les rangs républicains. Les élections présidentielle et législatives ont lieu simultanément dans un mois et de nombreux républicains craignent que le milliardaire n’emporte avec lui tout le parti.

Les uns après les autres, des ténors ont fait part de leur écœurement et de leur colère, notamment l’homme fort du Congrès, Paul Ryan. Il a retiré l’invitation de Donald Trump à un rassemblement samedi sur ses terres.

Plusieurs élus, dont ceux de l’Utah, Etat très conservateur, ont annoncé qu’ils ne voteraient plus pour Donald Trump, sans toutefois aller jusqu’à soutenir la démocrate.

Changer d’image
Le débat, à St. Louis, devait être l’occasion pour Donald Trump de changer d’image auprès des jeunes, des minorités et des électrices. Il entendait prouver qu’il n’est pas le personnage xénophobe et sexiste dépeint par les démocrates.

« Les femmes ont le pouvoir de stopper Trump », a tweeté Hillary Clinton, en diffusant une nouvelle vidéo compilant ses paroles sexistes les plus accablantes.

Romandie.com avec(ats / 08.10.2016 11h11)