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Trump isolé après sa tournée qui a consterné l’Amérique

juillet 17, 2018

De retour à la Maison Blanche, le président Donald Trump se retrouvait mardi isolé jusque dans son propre camp, après une tournée européenne jugée désastreuse qui l’a vu tourner le dos aux alliés des Etats-Unis et donner des gages au maître du Kremlin, Vladimir Poutine.

Lui qui a si souvent qualifié de « faible » ses opposants, se voyait taxer de faiblesse par des voix émanant de tout l’échiquier politique.

Mais, semblant imperméable à ce déluge de critiques et fidèle à lui-même, le président s’est accordé un auto-satisfecit sur son compte Twitter.

« Bien que j’ai eu une excellente rencontre avec l’Otan, levant d’importantes sommes d’argent, j’ai eu des entretiens bien meilleurs avec Vladimir Poutine de Russie. Malheureusement, les médias n’en font pas état – les médias Fake News sont déchaînés », a tweeté M. Trump.

Cela n’a pas dissipé l’impression d’isolement entourant M. Trump, confortée par un précédent tweet dans lequel il avait remercié le sénateur Rand Paul, l’un des seuls républicains à avoir ouvertement défendu sa prestation au sommet d’Helsinki.

M. Paul a mis les critiques du président américain sur le dos d’un « syndrôme mental anti-Trump », qu’il a opposé à un supposé harcèlement judiciaire du dirigeant des Etats-Unis.

« Merci Rand Paul, vous saisissez bien les choses ! », a écrit Donald Trump, au lendemain de cette première rencontre bilatérale entre le 45e président américain et le président russe.

Dans les jours précédant, à Bruxelles ou Londres, M. Trump a de l’avis général distendu les liens transatlantiques, avec notamment des charges contre l’Allemagne, l’Union européenne ou le Royaume-Uni.

– Avalanche de critiques –

L’hommage adressé par Donald Trump à Rand Paul contraste avec une avalanche de commentaires négatifs émanant de multiples élus et experts géopolitiques, allant de « surréaliste » à « traître », en passant par « embarrassant », « indéfendable ». « irréfléchi », « antipatriotique » ou encore « honteux ».

En adoptant un ton conciliant aux côtés de son homologue russe, et en mettant en doute les conclusions de la justice et des services de renseignement américains qui ont conclu à la réalité d’une interférence russe dans l’élection présidentielle de 2016, M. Trump a consterné jusqu’à des républicains du Congrès qui, d’habitude, ne se sentent pas autorisés à critiquer publiquement le président.

Lors d’une conférence de presse succédant à leur tête-à-tête d’environ deux heures, M. Trump a même semblé valider les dénégations de M. Poutine sur cette ingérence russe.

Signe de l’ampleur du malaise, la télévision préférée des conservateurs, Fox News, a laissé une place inédite aux détracteurs de la tournée présidentielle. Une demi-douzaine de journalistes vedettes de la chaîne ont critiqué le président dans leurs commentaires.

« Aucune négociation ne justifie de sacrifier votre propre peuple et votre propre pays », a tweeté Abby Huntsman, une chroniqueuse de Fox News.

M. Trump « doit immédiatement renverser la vapeur », a de son côté estimé Anthony Scaramucci, un éphémère ancien directeur de la communication de la Maison Blanche.

M. Scaramucci a estimé urgent que les alliés du président s’assoient avec lui pour lui expliquer combien il a fait fausse route.

Un message également adressé par Newt Gingrich, un proche du président et ancien président du Congrès, selon qui M. Trump a commis « la pire erreur de sa présidence, qui doit être rectifiée sur le champ ».

– L’avis d’Obama –

« Actuellement le président n’a pas de rôle moteur, nous avons négocié hier en position de faiblesse et Vladimir Poutine est reparti d’Helsinki en ayant remporté la partie. C’est un désastre », a pour sa part résumé le sénateur républicain Ben Sasse, R-Nebraska.

Depuis l’Afrique du Sud où il est en voyage, l’ex-président démocrate Barack Obama a lui regretté une « époque incertaine », dans laquelle « chaque nouveau cycle d’actualité apporte son lot de titres préoccupants et donnant le tournis ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2018 16h47)                                                        

Des lycéens de Parkland entament une tournée aux États-Unis pour le contrôle des armes

juin 16, 2018

Des manifestants marchent dans les rues de Chicago pendant le rassemblement « La route du changement », organisé pour le contrôle des armes, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

Des lycéens de Parkland (Floride), où un ancien élève a tué 17 personnes en février, ont entamé vendredi à Chicago une tournée en autocar à travers les Etats-Unis, pour inciter les jeunes Américains à voter contre le lobby des armes, la NRA.

La tournée nationale, intitulée « Route vers le changement » (« Road to Change » en anglais) doit traverser 20 des cinquante Etats du pays, parmi lesquels le Texas, un Etat conservateur où les armes sont reines et le droit de les porter défendu par les autorités, jusqu’aux scrutins du 6 novembre.

A chacune des 50 étapes, les organisateurs veulent convaincre les jeunes de s’inscrire sur les listes électorales et les informer sur les candidats locaux qui demandent une réforme des réglementations sur les armes à feu ou ceux qui reçoivent des fonds de la NRA pour défendre le droit constitutionnel de posséder une arme.

Les lycéens ont choisi Chicago comme première étape de leur périple car la 3e ville des Etats-Unis est frappée par une violence endémique: on y a recensé 950 fusillades depuis le début de l’année, et plus de 220 meurtres.

Le musicien américain Chance the Rapper s’adresse à la foule pendant le rassemblement « La route vers le changement », à Chicago, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

L’idée est d’attirer l’attention non seulement sur les tueries de masse qui font la Une des médias, mais aussi sur les tueries du quotidien, qui contribuent à un bilan annuel de quelque 33.000 morts par armes à feu aux Etats-Unis.

« Nos voix, vos voix unies sont plus fortes que tout », a déclaré l’une des lycéennes de Parkland, Kyrah Simon, devant une foule de plus d’un milliers de jeunes réunis au départ de la tournée.

Les élèves de Parkland sont à l’origine d’une mobilisation pour exiger une régulation plus stricte des armes à feu qui avait conduit plus d’un million de personnes à défiler dans les rues fin mars.

L’activiste lycéenne Emma Gonzales, survivante de la fusillade de Parkland en Floride (au centre), lors du rassemblement « Route du changement » à Chicago, le 15 juin 2018 / © AFP / JIM YOUNG

La Floride, un Etat très souple en matière de vente d’armes, a depuis adopté des mesures timides de restriction, notamment en relevant de 18 à 21 ans l’âge limite pour acheter une arme à feu.

Vendredi à Chicago, les lycéens de Parkland ont pris soin de rester en retrait, laissant d’autres jeunes militants prendre la parole devant la foule.

« Des gens sont tués chaque jour à Chicago, et pas parce qu’ils font quelque chose de mal », a souligné Trevon Bosley, dont le frère a été tué sur le parking d’une église.

Des célébrités s’étaient également jointes au mouvement, comme Will.I.Am du groupe The Black Eyed Peas, qui a appelé à « des lois correctes sur les armes » de manière à ce que « les timbrés ne se baladent pas avec des armes militaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 08h44)

Stromae finira sa tournée en allant en RDC puis au Rwanda

septembre 25, 2015

Stromae va conclure sa tournée internationale en retournant en Afrique, selon sa page Facebook. Il donnera en octobre les deux concerts qu’il n’a pas pu assurer en juin dernier en République démocratique du Congo puis au Rwanda, le pays natal de son père.

« Kinshasa, Kigali, je suis heureux d’annoncer que je viendrai clôturer ma tournée chez vous ! », a écrit la star belge sur les réseaux sociaux en dévoilant ses deux nouveaux concerts, le 10 octobre à Kinshasa, puis le 17 octobre à l’ULK Stadium de Kigali.

Malade en raison des effets secondaires liés à un traitement antipaludique, selon son entourage, Stromae avait dû écourter sa première tournée africaine en juin et n’avait pu assurer les deux concerts prévus en RDC et au Rwanda. Cette tournée sur le continent africain et ce concert à Kigali étaient symboliques pour l’auteur de « Papaoutai », dont le père est mort durant le génocide rwandais.

Romandie.com

Liane Foly tacle Céline Dion

septembre 7, 2011

« Céline Dion qui parle de ses ovaires ? Lunaire ! »

Foly est de nature plutôt discrète sur sa vie privée. En revanche, quand il s’agit de clasher ses collègues…

On le sait, la presse people n’a pas bonne presse. Surtout pas auprès de certaines « stars ». Dont Liane Foly, visiblement. Interrogée par le magazine Femme Majuscule, Liane Foly parle de sa carrière (elle imite les grands de la chanson française), de son enfance, de son choix de ne pas avoir d’enfant et son aversion pour la presse people. Que voulez-vous, Liane ne nous aime pas beaucoup, et ce n’est certainement pas dans nos colonnes qu’elle s’épancherait et qu’elle confierait « ne pas avoir d’enfant était un choix ». Heureusement, elle le fait ailleurs pour notre plus grande curiosité. Pas d’enfant, donc, car elle voulait « continuer à être libre… Je n’avais pas trouvé la personne (…) Quand j’ai fini par le trouver, c’était trop tard ».

Liane confie aussi que « préserver son jardin secret tient du domaine de la survie. » D’ailleurs, elle se dit « pudique et discrète », ce qui lui permet d’être très « peu dans la presse à scandales », au contraire d’autres stars qui sont apparemment beaucoup plus impudiques. La chanteuse égratigne ainsi au passage une célèbre chanteuse québécoise : « Les gens qui racontent leur vie et alimentent les tabloïds – comme Céline Dion qui parle de ses ovaires, je trouve ça lunaire ! Je n’aurais pas pu faire carrière si on avait exigé cela de moi. »

Bien sûr, nous nous garderons bien de comparer une carrière qui fait salle comble à Las Vegas depuis quelques années, et une tournée entrecoupée de quelques animations de prime time sur TF1. On n’est pas comme ça.

Voici.fr par A.R.

Barack Obama en tournée en bus pour redorer son image

août 16, 2011

Le président américain traverse trois États clés du Midwest pour rassurer des électeurs inquiets de la situation économique à 15 mois de la présidentielle.

C’est à bord d’un bus blindé flambant neuf à 1,1 million de dollars que Barack Obama a entamé lundi sa tournée de trois jours à travers le Minnesota, l’Iowa et son Etat d’adoption, l’Illinois. Lors de la course à la Maison Blanche de 2008, le candidat Obama l’avait emporté dans ces trois Etats, qu’il ne peut se permettre de perdre s’il souhaite se faire réélire en novembre 2012.

En référence à la situation économique du pays, les adversaires républicains de Barack Obama ont immédiatement qualifié l’initiative de «tournée magique de la misère» ou de «chevauchée pour venir à bout de la dette». Affaibli par les querelles partisanes avec les républicains sur cette question de la dette, ainsi que par une économie en berne, un taux de chômage à 9,1% et des questionnements quant à sa capacité à gouverner, Barack Obama veut aller à la rencontre des électeurs, a expliqué la Maison Blanche.

«Le président est très impatient de sortir de Washington», a commenté son directeur de la communication, Dan Pfeiffer, ajoutant que Barack Obama «a hâte de rentrer chez lui dans l’Illinois, mais aussi dans le Minnesota et bien sûr en Iowa, qui a toujours constitué un endroit un peu spécial pour lui».

L’Iowa est l’Etat où Barack Obama est véritablement sorti de l’ombre en remportant le premier affrontement entre candidats démocrates contre Hillary Clinton au cours des primaires de 2008. Cet Etat constitue aussi l’épicentre de la course à l’investiture républicaine pour la présidentielle. Le gouverneur républicain du Texas Rick Perry, qui s’est officiellement porté candidat ce week-end et semble être un des trois favoris de son parti, était également dans l’Iowa lundi.

Une popularité en berne

La représentante du Minnesota Michele Bachmann, égérie du Tea Party qui a remporté une élection-test entre républicains organisée samedi dans l’Iowa, affûte aussi ses armes et a promis de faire de Barack Obama «le président d’un seul mandat». Quant au favori républicain dans les sondages, Mitt Romney, il s’en est pris lndi à l’initiative de Barack Obama. «Lors de sa tournée magique de la misère, il est peu probable que le président parle avec les Américains sans emploi, les entrepreneurs proches de la faillite ou les familles luttant pour survivre dans ce contexte économique», a-t-il dit. «Il préfère faire campagne dans les Etats indécis que de travailler à résoudre la crise économique qui frappe la classe moyenne», a ajouté l’ancien gouverneur du Massachusetts et ex-homme d’affaires, qui estime que le pays a besoin de «l’expérience de quelqu’un ayant travaillé dans le secteur privé».

La Maison Blanche a du pain sur la planche pour redorer l’image politique de Barack Obama dont la cote de popularité est descendue à 40%, selon un sondage Gallup. Le président a dû encaisser la décision de l’agence Standard and Poor’s d’abaisser la note de dette jusqu’alors impeccable des Etats-Unis. Il avait déjà pris un sérieux coup lors des négociations compliquées avec ses adversaires républicains sur le relèvement du plafond de la dette, qui ont conduit le pays au bord d’un défaut de paiement.

Barack Obama a d’ailleurs reçu des critiques de la part de son propre camp qui lui a reproché de trop céder aux républicains. Il a promis de présenter sous peu des mesures pour réduire le déficit et le chômage, mais les chances qu’elles soient adoptées par la Chambre des représentants à majorité républicaine sont incertaines.

Lefigaro.fr avec AFP

Alpha Blondy dit ses vérités: « Le pouvoir Ouattara est plein d’espoirs »

juillet 28, 2011

Entre deux concerts en France et en Angleterre, Alpha Blondy, la star mondiale du Reggae, a bien voulu s’ouvrir au quotidien Le Patriote. Dans cet entretien, il parle sans détours de la chute de Gbagbo, de l’avènement d’Alassane Ouattara au pouvoir, de sa réconciliation avec Tiken Jah Facoly, de Blé Goudé et édicte les conditions d’une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire.

Le Patriote : Vous êtes en ce moment en tournée en Europe, notamment en France. Comment se passe les choses ?

Alpha Blondy : Super bien.

LP: Etes-vous en bonne santé ? Les Ivoiriens ont eu très peur après votre dernier malaise sur scène…

A. B. : J’ai été « réparé ». On m’a mis un ressort dans l’artère coronaire. Je suis devenu un « rasta bionic », l’homme qui valait 300 € TTC !

LP: Vous avez récemment scellé, en France, la réconciliation avec votre jeune frère, Tiken Jah. Cette réconciliation était-elle sincère ou obéissait-elle à une forme de publicité?

A. B. : C’est une réconciliation sincère et vraie. Nous n’avons pas besoin de profiter du malheur des Ivoiriens pour faire un simulacre de réconciliation, juste pour une pub. En ce qui me concerne, je crois que l’homme qui pardonne ou qui demande pardon, comprend qu’il y a une vérité plus grande que lui.

LP. : Au fond, qu’est ce qui vous opposait fondamentalement

A. B. : Je vous réponds par la même phrase de Jean-Paul II, «l’homme qui pardonne ou qui demande pardon comprend qu’il y a une vérité plus grande que lui».

LP: Pouvez-vous rassurer les Ivoiriens que la page est définitivement tournée?

A. B. : Oui, cette page appartient au passé.

LP: Depuis le 11 avril 2011, le pouvoir issu des urnes s’est installé. Comment jugez-vous ses premiers pas du nouveau locataire du Palais présidentiel ?

A. B. : Les premiers pas de ce nouveau pouvoir sont plein d’espoirs. Et les Ivoiriens ont compris qu’ils doivent tous aider les nouvelles autorités à construire une paix durable.

LP: Vous aviez prévenu la guerre à travers vos chansons. Elle est malheureusement arrivée. Pour vous, que doivent faire les Ivoiriens pour ne pas connaître de nouvelles tragédies ?

A. B. : Bannir à jamais le concept d’ivoirité, qui est à l’origine aussi bien de la crise ivoirienne avant les élections que de la crise postélectorale. La Côte d’Ivoire appartient à tous ses enfants, sans distinction tribale ou religieuse et personne n’a le droit de prétendre qu’il est plus Ivoirien que son prochain, parce qu’en Côte d’Ivoire, on se connait par cœur. Les concepts néo-négro-nazi tels que « Ivoirien de souche multiséculaire », « Ivoirien d’origine » et « Ivoirien de circonstance » ont mis le feu au pays. Ce n’est pas ainsi que nous bâtirons une nation.

Quant à ceux qui prétendent se référer à la Constitution, je voudrais leur rappeler que la Constitution doit être revisitée, parce que, en son état actuel, notre constitution est illégale et anticonstitutionnelle ; elle est née d’un référendum après le coup d’Etat du général Robert Gueï (paix à son âme). Vous conviendrez avec moi qu’un coup d’Etat est un acte anti-démocratique et anticonstitutionnel ; de ce fait, une constitution née de cet acte ne peut être qu’illégale, anti-démocratique et anticonstitutionnelle.
Nous devons donc respecter la voix des urnes et bannir la voix des armes. C’est ainsi que nous deviendrons un vrai modèle de démocratie dans la sous-région. N’acceptons plus jamais un coup d’Etat.

LP: Selon vous, quelles sont les conditions pour la réconciliation nationale ?

A. B. : Se pardonner et réparer les injustices. Reconnaître qu’on a offensé quelqu’un, c’est le commencement du pardon. Ne pas faire ce que nous reprochons à ceux qui nous ont offensés.

LP: Vous avez soutenu un moment le président Laurent Gbagbo. Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur l’homme ?

A. B. : Pendant ma mission onusienne et ma mission comme Ambassadeur de la CEDEAO, j’ai tout fait à mon modeste niveau pour que monsieur Gbagbo mette fin à ce concept d’ivoirité. En vain. Je suis revenu à la charge en lui disant que le tandem Gbagbo-Soro était le tandem qui pouvait mettre fin à la crise militaro-politique, qu’il suffisait de donner des papiers aux Ivoiriens qui le demandent pour que les esprits soient désarmés, parce qu’on ne pouvait pas demander aux Forces nouvelles de désarmer quand la raison qui les a poussées à s’armer n’a pas été réglée.

Malheureusement, durant la campagne électorale, on parlait de «désinfecter la liste électorale» et, comme par hasard, tous les fraudeurs avaient des noms à consonance nordique… Comme si la fraude était génétique! La suite, vous la connaissez : on a supprimé les voix des électeurs de Bouaké, Korhogo, Boundiali, etc… Je n’ai pas compris l’entêtement suicidaire de Laurent Gbagbo. Tous ces morts pour rien ! Dieu merci, il n’a pas été tué.

LP: Avez-vous des nouvelles de Charles Blé Goudé, qui vous fréquentait par le passé?

A. B. : Les nouvelles que j’ai ne sont pas bonnes ; malgré les interviews sur RFI et la vidéo que j’ai vue et écoutée, j’ai des doutes. Je doute que Blé Goudé soit vivant. Je suis comme Saint Thomas : je ne crois que ce que je vois. Le jour où je verrai Blé Goudé en chair et en os, alors là, je croirai, je pourrai l’engueuler et lui dire qu’il aurait dû m’écouter pour éviter tous ces morts et toutes ces larmes. Et des fois, quand je pense à tous ces morts et à Blé Goudé lui-même mort, je ne peux m’empêcher de pleurer.

LP Quels sont vos rapports avec le Président Ouattara, le Premier ministre Guillaume Soro et l’ancien Président Bédié?

A. B. : Nos rapports sont excellents, c’est pour cela que leur légitimité républicaine m’amène à leur emboîter le pas dans le processus de réconciliation nationale. La pacification de la Côte d’Ivoire est l’affaire de tous, et pas seulement des politiques.

LP: Où en êtes-vous avec le projet de caravane pour l’unité nationale?

A. B. : Nos équipes sont à l’œuvre, mais pour le moment, je ne peux pas m’avancer sur le sujet.

LP: Vous avez mis sur le marché un nouvel opus, baptisé « Vision ». Comment se comporte-t-il sur le marché et pourquoi avez-vous choisi cette appellation de « Vision »?

A. B. : Vision se comporte très bien. A l’heure où je vous parle, Vision est disque d’or. J’ai choisi cette appellation parce que la bataille d’Abidjan était visible de loin, même pour un aveugle. Il suffisait de lire les journaux Ivoiriens pour savoir que le « gban-gban » était inévitable.

LP: A quand votre retour au pays?

A. B. : Je serai au pays en août, inch’Allah!

LP: Comment contribuerez-vous à ramener la paix et la concorde en Côte d’Ivoire?

A. B. : Comme je l’ai toujours fait, à travers mes chansons, à travers mes interviews et mes concerts. Et par la grâce de Dieu, j’espère que mes messages de paix, d’unité et d’amour ne tomberont pas dans des oreilles de sourds.

Le Patriote par Bakary Nimaga

Angela Merkel termine au Nigeria sa tournée en Afrique

juillet 14, 2011

La chancelière allemande Angela Merkel a terminé jeudi au Nigeria une tournée dans trois pays d’Afrique qui l’avait conduite auparavant au Kenya et en Angola où son offre de patrouilleurs-garde-côtes a été vivement critiquée.

Mme Merkel a quitté le Nigeria jeudi soir après avoir discuté avec le président nigérian Goodluck Jonathan des moyens d’intensifier la coopération entre l’Allemagne et le plus grand producteur de pétrole d’Afrique.

Elle a également ouvert un forum d’hommes d’affaires allemands et nigérians et discuté dans leur siège d’Abuja avec les représentants de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao).

Le Nigeria, 8e exportateur mondial de brut, envoie environ 3% de ses exportations de brut en Allemagne

Le pays possède aussi des réserves de gaz, encore inexploitées par manque d’infrastructures et espère développer sa production et surtout augmenter les exportations de gaz naturel liquéfié.

En octobre dernier, Goodluck Jonathan avait lancé une opération de séduction en direction des investisseurs étrangers pour dynamiser ce secteur.

Suite à son élection en avril dernier, le président avait fait de la production et fourniture d’électricité l’une de ses priorités, notamment par le biais de privatisations.

La chancelière allemande a été critiquée dans son pays sur l’offre faite mercredi au président angolais José Eduardo dos Santos d' »aider les efforts de défense » de l’Angola et, concrètement, de livrer des patrouilleurs allemands pour les garde-côtes angolais.

« Je ne crois pas que nous faisons là de l’armement », a estimé Mme Merkel à Luanda, citée par son service de presse en Allemagne. « Il s’agit bien plus de bateaux pour la sécurisation des frontières (. . . ) Globalement, il s’agit d’entraîner l’Afrique à pouvoir assumer seule des missions de paix sous mandat de l’ONU. C’est dans l’intérêt de l’Europe », a argué Mme Merkel.

Une délégation d’entreprises allemandes de l’industrie, de la chimie, de l’électricité et du BTP accompagnait la chancelière qui se rendait pour la deuxième fois en Afrique depuis son élection en 2005.

Lors de sa visite à Abuja la chancelière allemande Angela Merkel a évoqué le problème de la tenue d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro en estimant qu’un tel sommet ne pourrait se tenir que lorsqu’ils seraient prêts à adopter un accord pour résoudre la crise de la dette grecque.

Jeuneafrique.com avec AFP