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Congo: Brazzaville et les 2 tours avec son Centre-ville

juin 12, 2021

Avec LocomodevTV

Saint-Malo, Tours, Bayonne, Lille… Les villes qui imposent le masque en extérieur se multiplient

août 2, 2020

Pour lutter contre la propagation du virus en cette période estivale, près d’une centaine de communes n’hésitent pas à limiter l’accès des centres-villes.

«Les préfets pourront désormais par arrêté étendre l’obligation de port du masque aux lieux publics ouverts. Cette décision pourra être prise localement, en fonction de l’évolution de l’épidémie dans chaque territoire», a annoncé Olivier Véran, vendredi 30 juillet, dix jours après l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos.

Dès le lendemain de l’annonce du ministre de la Santé, le préfet du Nord a délimité «un certain nombre de zones» de la métropole européenne de Lille où le port du masque sera obligatoire, en extérieur. Très rapidement, une centaine de communes ont rapidement suivi.

Pourtant déclaré comme «inutile» dans les rues par Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, le masque en extérieur est devenu «recommandé» par le ministre de la Santé, jeudi dernier lors d’un déplacement dans les Yvelines. «Si vous êtes dans une rue où il y a plusieurs personnes qui vont se balader et vous n’êtes pas sûr de pouvoir garder la distance, je le recommande.»

Craintifs d’une nouvelle vague, les élus locaux ont préféré prévenir que guérir. Territoire en «vulnérabilité élevée», le département de la Mayenne, a rendu le port du masque obligatoire dans 69 de ses villes dès le lundi 3 août, pour limiter la propagation du virus et faire face à la résurgence du nombre de contaminations.

«Au cours des dernières semaines», «plusieurs foyers épidémiques ont été recensés», a alerté le préfet. La vigilance est donc accrue pour les autorités qui craignent une flambée de l’épidémie avec l’arrivée des aoûtiens et «circulation encore active du virus». Jusque-là, seules les villes principales du département étaient concernées mais avec la nouvelle mesure, 30% des communes et 70% de la population mayennaise devront porter un masque en extérieur.

Centres-villes, marchés ou zones touristiques concernés

Biarritz, Bayonne, Saint-Malo, Le Touquet, Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) ont elles aussi rendu leurs centres-villes et zones touristiques uniquement praticables par des piétons masqués. Une mesure «nécessaire pour protéger les estivants et les Biarrots», a justifié Maider Arosteguy, maire de Biarritz. «La fréquentation du mois du juillet a été très forte et nous craignons un mois d’août encore plus difficile à gérer face à la crise sanitaire.»

De son côté, le maire de Tours, Emmanuel Denis, pourtant sceptique quelques jours plus tôt, s’est ravisé le 2 août en rendant le masque obligatoire dans «l’hypocentre» de la ville. Décision prise et élargie aux bords de la Loire pour éviter que «la situation n’empire» et «stopper cette progression», d’après la préfète d’Indre-et-Loire, interrogée par la Nouvelle République.

À Nice, seules les rues les plus fréquentées sont soumises à cette restriction. La mairie a par ailleurs mis en place des haut-parleurs pour rappeler aux Niçois et aux touristes l’importance de respecter les distanciations sociales et l’interdiction de consommer de l’alcool aux bords des plages.

D’autres édiles ont fait le choix de limiter les mesures restrictives à quelques heures de la journée. À l’instar des plages des Sables d’Olonne fermées lors de la marée haute, les pavés à Orléans ne peuvent être foulés que par des promeneurs masqués de 21h à 6h du matin.

Les marchés en extérieur sont aussi dans la ligne de mire des élus. Autorisés à tous rouvrir le 11 mai, beaucoup sont de nouveau soumis à des mesures sanitaires strictes dont le port du masque. À Blanquefort, Caen, Cannes, Carpentras, Lorient, les promeneurs pourront acheter fruits et légumes à condition d’être masqués afin de limiter la propagation de l’épidémie.

Jusqu’à 3750 euros d’amende

Si un piéton ne respecte pas le port du masque obligatoire en extérieur, il doit s’acquitter d’une amende de 135 euros, même montant que s’il ne le portait pas dans un lieu clos ou dans les transports en commun. S’il récidive, l’amende passe à 1 500 euros. La loi se durcit pour les indociles. En cas de triple récidive en moins de trente jours, le promeneur risque six mois de prison et 3 750 euros d’amende.

La France n’est pas le seul pays à imposer le port du masque. Au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, aux Pays-Bas et en Italie, il est obligatoire dans tous les lieux clos. En cas de non-respect, le citoyen risque entre 110 euros pour les Anglais, entre 300 et 4000 euros pour les Italiens, 350 euros pour les Portugais.

Les Belges quant à eux sont contraints de porter un masque en intérieur comme en extérieur si le mètre de distanciation sanitaire ne peut pas être respecté. L’amende a été fixée à 250 euros par le ministère de l’Intérieur. Même régime pour les Espagnols qui risquent généralement une sanction de 100 euros. Toutefois, l’autonomie dont jouissent les régions permet à certaines d’imposer des tarifications plus élevées comme dans l’Estrémadure, au sud-ouest du pays, qui promet une amende allant jusqu’à 6 000 euros !

Circulation soutenue de l’épidémie

Les vacances accompagnées des températures estivales encouragent les Français à diminuer leur prudence mais «la circulation du virus reste soutenue», précise vendredi 31 juillet, la Direction générale de la Santé dans son bilan hebdomadaire.

La veille, l’agence sanitaire Santé publique France relevait également une augmentation des nouveaux cas de 54% par rapport à la semaine précédente, «particulièrement chez les 20-30 ans». Les scientifiques restent donc très vigilants et surveillent de près les chiffres pouvant indiquer une reprise de l’épidémie. Les autorités appellent, quant à elles, les Français à faire preuve de responsabilité en veillant aux gestes barrières, seules capables pour l’instant de faire front au virus.

Avec Le Figaro par Marie-Liévine Michalik

France: Une personne obtient le droit de se dire de « sexe neutre »

octobre 14, 2015

Le tribunal de grande instance de Tours a ordonné à l’officier d’état civil de la commune de substituer la mention « sexe neutre » à celle de sexe masculin sur un acte de naissance. La personne concernée était née avec une ambiguïté sexuelle.

Le jugement, que Reuters a consulté, a été prononcé le 20 août est une première en Europe, selon son avocate. Il a été révélé mercredi par le quotidien français « 20 minutes ».

L’intéressé, aux traits plutôt masculins à la suite d’un traitement hormonal inadapté, d’après son avocate, dit ne se sentir ni homme ni femme et estime que son identité masculine lui a été « imposée ». Marié à une femme avec laquelle il a adopté un enfant, il se définit comme « intersexué ».

Je vis avec les deux sexes
« Cela fait 64 ans que je vis avec les deux sexes. Je suis la preuve que l’on peut avoir une existence sans subir d’opération mutilante. A condition que la société soit prête à l’accepter », dit-il au quotidien gratuit. « Aujourd’hui, j’ai enfin le sentiment d’être reconnu pour ce que je suis », ajoute-t-il.

En appui de sa requête pour voir modifier son état civil, un médecin a confirmé qu’il était né avec une ambiguïté sexuelle. Dans un certificat médical, il évoque sa « disposition intersexuée », en raison de l’absence de développement sexuel de ses organes génitaux, qui ont conservé à l’âge adulte des aspects féminins et masculins.

Le ministère public s’était opposé à sa demande, estimant qu’elle renvoyait « à un débat de société générant la reconnaissance d’un troisième genre, qui en l’état des textes n’est pas tranché ».

Ordre public
Mais pour le tribunal de Tours, en Indre-et-Loire, autoriser son changement d’état civil ne risque pas de troubler l’ordre public. « La rareté avérée de la situation dans laquelle il se trouve ne remet pas en cause la notion ancestrale de binarité des sexes ».

Et de souligner que par cette décision, il ne reconnaît pas l’existence d’un « troisième sexe ». Il prend simplement acte de « l’impossibilité de rattacher en l’espèce l’intéressé à tel ou tel sexe », et constate donc le caractère « erroné » de la mention « masculin » sur son acte de naissance.

Le parquet de Tours a fait appel, et l’affaire sera rejugée devant la cour d’appel d’Orléans. Mais pour son avocate, Me Mila Petkova, il s’agit d’une première victoire. »C’est une vraie première reconnaissance légale qui est très importante puisqu’elle rend visible une réalité qui ne l’est pas », dit-elle.

La reconnaissance de son sexe « neutre » est une première en France et en Europe, assure-t-elle. Seuls deux précédents existent dans le monde, ajoute-t-elle. En Australie, la justice a reconnu l’existence d’un sexe « non spécifique », et au Népal, la Cour suprême a entériné un « troisième genre ».

1,7% de bébés intersexués
Selon l’avocate, 1,7% des bébés nés en France sont « intersexués ». Une circulaire française de 2011 prévoit que ne soit indiquée dans l’acte de naissance aucune mention sur le sexe de l’enfant si des doutes existent sur celui-ci. Elle donne un délai d’un ou deux ans pour noter ce sexe, à la suite de traitements appropriés.

Mais les textes n’évoquent « pas la possibilité où le sexe de l’intéressé ne pourrait jamais être déterminé, ce qui est précisément le cas » ici, souligne le tribunal de Tours. Il fait état d’un « vide juridique ».

« Le sexe qui a été assigné (au requérant) à sa naissance apparaît comme une pure fiction, qui lui aura été imposée pendant toute son existence sans que jamais il ait pu exprimer son sentiment profond », ajoute-t-il. Il estime que c’est une violation de la Convention européenne des droits de l’Homme.

Romandie.com