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Congo-Toussaint : la fête célébrée entre respect aux morts et mesures barrières

novembre 1, 2021

La République a honoré ses filles et fils qui ont quitté ce monde, le 1er novembre, à l’occasion de la fête de la Toussaint en dépit de l’ampleur de la pandémie de la Covid-19. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l’État, Luc Joseph Okio, a déposé une gerbe de fleurs au nom du gouvernement au cimetière de la Tsiémé, à Talangaï, dans le sixième arrondissement de Brazzaville. 

Photos 1&2 : Le ministre Luc Joseph Okio déposant la gerbe de fleurs sur la première tombe du cimetière de la Tsiémé / Adiac

Rendre hommage à la mémoire de ses concitoyens décédés est une façon pour la République de témoigner sa reconnaissance à leur égard et de marquer sa solidarité envers tous les parents qui ont perdu, d’une manière ou d’une autre, des êtres chers. C’est à ce titre que le ministre Luc Joseph Okio a accompli ce devoir au nom du gouvernement au cimetière de la Tsiémé qui a fonctionné de 1961 à 1976.

« C’est d’abord un jour de recueillement pour nous tous, un jour de respect aussi pour tous ceux qui nous ont quittés. C’est pour cela que je viens au nom du gouvernement, rendre hommage et également constater que la politique de déguerpissement qui a été engagée par les autorités municipales se poursuit, parce que nous devons respecter cet espace qui est réservé aux morts », a déclaré le ministre après avoir déposé une gerbe de fleurs.  

Quant au fait que la cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs a lieu à un moment particulier lié à la pandémie de la Covid-19, le ministre Luc Joseph Okio a invité la population à éviter les attroupements. « Je crois que la population respecte les mesures gouvernementales. Il nous est demandé de ne pas trop nous retrouver en groupe pour permettre le respect des mesures barrières, mais en même temps également nous encourageons la population à se faire vacciner. Parce que le meilleur moyen de lutter contre cette pandémie, c’est de se faire vacciner. En attendant, évitons les attroupements pour limiter le cas de contagion », a-t-il ajouté.

Le déguerpissement des occupants anarchiques du cimetière continue

L’administrateur de l’arrondissement 6 Talangaï, Privat Frédéric Ndéké, pour lequel le maire de la ville de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, a confié la mission technique, a fait savoir à la presse que l’opération de déguerpissement des occupants anarchiques du cimetière de la Tsiémé continue.

Cette opération, a-t-il indiqué, s’est faite et se fait dans plusieurs phases. La première a consisté à répertorier ceux qui habitaient ou mieux qui avaient construit à l’intérieur du cimetière. « Nous sommes passés pour leur donner le préavis, malheureusement il y a eu résistance. C’est pour cette raison que le maire avait déclenché l’opération de déguerpissement, d’où toutes les maisons construites sur ce site ont été cassées. Après cette opération, le maire a instruit la mairie de Talangaï et ses services techniques de répertorier d’autres maisons qui existent dans le périmètre du cimetière, parce que ce travail doit se faire sans dérapage pour éviter d’être poursuivi au niveau de la justice si cela n’est pas fait selon les normes », a signifié l’administrateur maire de Talangaï.

C’est pourquoi, actuellement, les services techniques de cette mairie sont en train de se mouvoir pour qu’à travers les plans de délimitation de ce cimetière, qu’ils puissent recenser les maisons qui existent à l’intérieur du périmètre du cimetière et ce sera la troisième phase qui consistera à enlever définitivement tout ce qui reste. Ainsi dit, le travail se poursuit.

Photo 3 : Les maisons cassées du fait de l’occupation anarchique / Adiac

Ambiance inhabituelle au cimetière d’Itatolo

Conformément aux mesures restrictives prises par les autorités, les Brazzavillois n’ont pas presque honoré les morts ce 1er novembre 2021. Au cimetière d’Itatolo où le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebome, a déposé la gerbe de fleurs, c’est un calme absolu qui y a régné. L’ambiance constatée lors des précédentes éditions n’a pas été au rendez-vous. Le marché de fortune ouvert chaque 1er novembre n’a pas non plus existé pour cette fois-ci. La plupart des tombes sont restées dans l’herbe s’apparentant à une forêt. A la place de la foule humaine habituelle, c’est plutôt les hommes en uniforme (les éléments de la force publique) qui ont pris d’assaut les entrées du cimetière d’Itatolo pour faire respecter les consignes du gouvernement.  

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana