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Canada-Québec: Un réseau de trafic de stupéfiants démantelé en Mauricie

juin 3, 2021

Un réseau de trafic de stupéfiants qui opérait dans les secteurs de Trois-Rivières et Shawinigan a été démantelé tôt jeudi matin par l’Escouade régionale mixte (ERM) Mauricie qui a procédé à des perquisitions et des arrestations en la matière. Résultat de l’opération d’envergure, 40 perquisitions, ainsi que 12 arrestations de personnes qui seraient impliquées dans un réseau de trafic de stupéfiants ont été effectuées.

40 perquisitions et 12 arrestations ont été effectuées tôt jeudi matin afin de démanteler un réseau de trafic de stupéfiants, notamment sur le boulevard Sainte-Madeleine, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

© François Gervais 40 perquisitions et 12 arrestations ont été effectuées tôt jeudi matin afin de démanteler un réseau de trafic de stupéfiants, notamment sur le boulevard Sainte-Madeleine, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

L’opération qui a mobilisé 150 policiers de différentes unités de la Sûreté du Québec et de la Direction de la police de Trois-Rivières s’est déroulée dans les secteurs de Trois-Rivières, Shawinigan, Saint-Tite, Saint-Boniface et Batiscan.

Selon La Presse, la résidence du Hells Angels de Trois-Rivières, René Monfette, à Saint-Boniface, et celle de l’aspirant membre Jean-Claude Binet, à Trois-Rivières, font partie des habitations visitées par les policiers. L’arrestation des deux motards ne serait toutefois pas prévue.

Il s’agit d’une opération majeure qui fait suite à une perquisition qui avait été réalisée en février 2021. À ce moment, plusieurs éléments de preuve avaient été saisis.

Cependant, cette vaste opération de démantèlement survenue jeudi matin découle d’une enquête amorcée en 2019 grâce à des informations du public.

Un poste de commandement a été érigé jeudi sur la rue P.-Dizy-Montplaisir, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

© François Gervais Un poste de commandement a été érigé jeudi sur la rue P.-Dizy-Montplaisir, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Selon les informations obtenues en matinée jeudi, le réseau semblait opérer avec un modus operandi bien précis.

«Concernant le trafic de stupéfiants, on parle de trafic lié à certaines drogues et pour conserver l’exclusivité du trafic et du territoire, les têtes dirigeantes remettaient une taxe à un prospect des Hells Angels et lui la remettait ensuite à un membre en règle du chapitre de Trois-Rivières», explique la porte-parole de la SQ, Catherine Bernard.

À cet effet, bien que l’Escouade régionale mixte Mauricie procède régulièrement à des perquisitions en matière de stupéfiants, la sergente Bernard confirme qu’une opération d’une telle ampleur est somme tout assez rare dans la région.

«C’est en effet une opération d’une bonne ampleur pour la région, étant donné que les opérations du réseau se déroulaient spécifiquement à Trois-Rivières et Shawinigan et surtout qu’ils avaient l’exclusivité du territoire.»

Les perquisitions du jour qui se sont somme toute bien déroulées dans le contexte visent entre autres la consolidation de la preuve et la saisie d’éléments utiles à démontrer l’implication de ces suspects dans une organisation criminelle.

La Sûreté du Québec mentionne que toutes les personnes concernées ont été arrêtées lors de l’opération matinale.

Un bilan complet de l’opération sera d’ailleurs transmis par la SQ en fin de journée, jeudi.

Toute information sur des actes criminels ou des événements suspects peut être communiquée à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Avec Le Nouvelliste par Amélie Houle

Québec-Mauricie/Trafic de drogue: «Il empoisonne les gens de sa propre communauté»

décembre 2, 2020

La Tuque — Lucien Awashish, qui avait été arrêté lors d’une opération antidrogue à Wemotaci, connaîtra sa sentence jeudi. Les avocats ont soumis leurs arguments au juge David Bouchard au palais de justice de La Tuque, mardi. Il avait, entre autres, plaidé coupable à des accusations de trafic de drogue et possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic en septembre dernier.

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Rappelons que les policiers avaient effectué deux perquisitions en matière de stupéfiants dans la communauté atikamekw de Wemotaci au début du mois de juillet dernier. Plus de 3400 comprimés de méthamphétamine, plus de 1700 $ en argent canadien et de nombreuses armes à feu avaient été saisis par les policiers.

Le procureur de la Couronne demande au juge d’imposer une peine de pénitencier de deux ans à partir de maintenant.

«Il empoisonne les gens de sa propre communauté. C’est du poison la méthamphétamine», a lancé le procureur de la Couronne Me Éric Thériault.

Ce dernier a plaidé, entre autres, la gravité du crime et que Lucien Awashish faisait le trafic pour l’appât du gain.

Il a demandé au juge de prononcer une sentence exemplaire, une longue peine qui passerait «un message aux gens qui veulent profiter de la vente de méthamphétamine dans les communautés».

«La dissuasion générale doit primer. Le message doit être lancé et la communauté elle-même nous demande de le lancer», a-t-il affirmé.

Il faut dire que le procureur de la Couronne est revenu, lors des plaidoiries sur la peine, sur une lettre du grand chef de la nation Atikamekw, Constant Awashish, qu’il avait déposée au tribunal lors de l’enquête sur remise en liberté.

«La consommation de la méthamphétamine ainsi que des drogues en général est toujours une grande préoccupation sociale dans nos communautés atikamekw, davantage qu’en milieu urbain […] En effet, nous souhaitons voir des conséquences exemplaires pour ce type d’activité criminelle et surtout, nous souhaitons que nos jeunes puissent se développer dans un environnement sain», peut-on lire dans un extrait.

Le procureur a également fait valoir à titre comparatif que 3400 pilules à Wemotaci représentaient l’équivalent de près de 400 000 pilules trouvées chez un individu à Trois-Rivières.

«C’est énorme, c’est trois pilules par individu», a-t-il lancé.

L’avocat de Lucien Awashish pour sa part demande au juge de libérer son client qui a déjà purgé 153 jours de détention et de lui imposer entre 150 et 200 heures de travaux communautaires et plusieurs conditions à respecter.

«Je pense que c’est suffisant pour la détention, pour le reste, je pense qu’on peut encadrer monsieur pour faire en sorte que l’aspect dissuasif soit rencontré et qu’on s’assure qu’il ne recommence pas», a indiqué Me Sébastien Talbot.

L’avocat de la défense a plaidé que son client était un individu de 69 ans sans antécédents judiciaires, qu’il avait plaidé coupable rapidement, qu’il avait collaboré avec les policiers et qu’il exprimait des remords.

«On doit faire une analyse complète des circonstances particulières des individus autochtones avant de prononcer une sentence», a ajouté Me Talbot.

Ce dernier a exposé le passé de Lucien Awashish relié notamment aux pensionnats autochtones. Il a également indiqué au Tribunal que Lucien Awashish avait pris conscience des conséquences et des problèmes que son comportement avait amenés.

«C’est plus une erreur de parcours qu’on a aujourd’hui pour M. Awashish que quelqu’un qui a des valeurs criminelles ancrées en lui. Ç’a été extrêmement difficile pour lui de vivre cette période-là (de détention). L’effet dissuasif est atteint», a plaidé M. Talbot.

Le juge a pris le dossier en délibéré. Il rendra sa décision jeudi.

Avec Le Nouvelliste par  Audrey Tremblay

Trafic de migrants vers le Royaume-Uni : 23 arrestations

septembre 24, 2019

 

Vingt-trois personnes ont été arrêtées dans le cadre d’une enquête sur le passage illégal de migrants vers le Royaume-Uni à bord de véhicules ou de petites embarcations, a annoncé mardi le ministère britannique de l’Intérieur.

Parmi ces personnes de nationalités britannique, iranienne ou irakienne, onze sont suspectées d’avoir «facilité des traversées illégales de la Manche à bord de petits bateaux», a indiqué le ministère dans un communiqué. Ces arrestations ont été effectuées entre le 11 et le 21 septembre par les autorités britanniques, notamment l’Agence britannique chargée de la Lutte contre le Crime organisé (NCA). Douze d’entre elles ont été menées lors de contrôles des frontières dans le nord de la France, selon le ministère.

Depuis fin 2018, les tentatives de traversée de la Manche se sont multipliées malgré le danger lié à la densité du trafic, aux forts courants et à la faible température de l’eau. Plusieurs des personnes arrêtées ont été remises en liberté, mais elles restent sous le coup de l’enquête.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: À Paris, deux policiers mis en examen pour trafic de drogue et corruption

juin 15, 2019

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CHRISTOPHE SIMON/AFP

Selon le site d’information Les Jours, les deux policiers, âgés de 45 et 38 ans, sont accusés d’avoir racketté des dealers, revendu la drogue et blanchi l’argent tiré de ce trafic.

C’est une nouvelle affaire qui vient entacher la police parisienne. Deux policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) du XVIIIe arrondissement ont été mis en examen ce vendredi 14 juin pour trafic de «stup» et corruption, nous rapporte une source judiciaire, confirmant une information du site Les Jours. L’un d’eux a été placé en détention provisoire tandis que le second a été placé sous contrôle judiciaire. Ils sont soupçonnés d’avoir «protégé des trafiquants de stupéfiants contre rémunération» et d’avoir blanchi l’argent ainsi obtenu, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. «Ils revendaient des informations sur les dispositifs policiers de lutte antidrogue et rackettaient les dealers», a ajouté une source proche de l’enquête.

L’affaire, partie d’une dénonciation pour des soupçons de corruption visant l’un des deux policiers, a conduit le parquet à ouvrir une enquête préliminaire confiée à l’IGPN, puis une information judiciaire en octobre 2018. Selon Les Jours, les deux policiers, âgés de 45 et 38 ans, ont été interpellés mardi au petit matin et ont été présentés à une juge d’instruction après 72 heures de garde à vue. À l’issue de leur interrogatoire, tous deux ont été mis en examen pour des chefs de corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique, trafic de stupéfiants, blanchiment, vol, détournement de fichiers de police, faux en écriture publique et association de malfaiteurs. Deux autres suspects ont également été mis en examen. Si le parquet avait requis le placement en détention provisoire des quatre individus, la magistrate en a décidé autrement: «Deux individus, dont un fonctionnaire de police, ont été incarcérés et les deux autres personnes mises en examen ont été placées sous contrôle judiciaire», nous précise une source judiciaire.

Plusieurs policiers incarcérés ces derniers mois

Ce genre d’enquêtes n’est pas si rare. En 2017, la police des polices a enquêté sur 46 affaires de corruption et 107 de vols. Ces derniers, «commis au préjudice d’usagers (espèces, téléphones portables, stupéfiants…) interviennent principalement lors de perquisitions, de contrôles d’identité ou routiers. Ils peuvent également s’être déroulés à l’intérieur des services de police, lorsque des objets ont été placés officiellement sous leur responsabilité (objets trouvés, contenus de fouilles, scellés…)», précisait l’IGPN dans son rapport de 2017. Par ailleurs, 44 enquêtes concernaient des faux et usages de faux en écriture.

Soupçonnés de corruption, plusieurs policiers ont été envoyés derrière les barreaux ces derniers mois. En février, un agent de la BAC de Paris et un fonctionnaire de la Police aux frontières (PAF) de Nice ont été écroués, soupçonnés d’aider un réseau de racketteurs en entrant dans les fichiers de la police. Le mois suivant, l’ex-patron des «stups», François Thierry, a été mis en examen pour l’organisation d’une fausse garde à vue pour favoriser l’importation de drogue. Début mai, c’est un autre agent, également en poste dans le XVIIIe arrondissement, qui a été inquiété et placé en détention provisoire pour des faits de «corruption» et de «trafic d’influence». Ce fonctionnaire de police, proche de la retraite, est soupçonné d’avoir été soudoyé par des gérants de bar dont il devait contrôler les établissements, selon Le Point

Par Le Figaro.fr

Zimbabwe: la police enquête sur Grace Mugabe dans le cadre d’un trafic d’ivoire

mars 25, 2018

 

Grace Mugabe. © AFP

La police zimbabwéenne a confirmé dimanche enquêter sur l’ancienne et très controversée première dame du pays, Grace Mugabe, soupçonnée d’avoir empoché des millions de dollars en exportant illégalement de l’ivoire de contrebande.

« Un rapport a été fait et la police a une enquête, c’est tout ce que je peux dire pour l’instant », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la police, Charity Charamba.

Le journal gouvernemental Sunday Mail a affirmé dimanche que les services de protection de la nature et de la faune avaient établi que Grace Mugabe avait « fait sortir de grandes quantités d’ivoire vers la Chine, les Émirats arabes unis et les États-Unis ».

Selon leur rapport cité par le Sunday Mail, elle aurait couvert son trafic en ordonnant à l’administration de son pays d’émettre des vrais-faux permis d’exportation de défenses d’éléphants pour des « cadeaux » à des dirigeants étrangers.

« Une fois hors du pays, ces  »cadeaux » étaient intégrés à d’autres chargements et livrés au marché noir », a précisé le journal.

« Un piège aux complices présumés »

Cité par le Sunday Mail, un haut responsable de l’actuelle présidence du pays, Christopher Mutsvangwa, a indiqué que le gouvernement avait été informé du trafic par un lanceur d’alerte qu’il n’a pas nommément cité.

« La police et le lanceur d’alerte ont tendu un piège aux complices présumés de Grace Mugabe », a expliqué Christopher Mutsvanga. « Ils ont été arrêtés (…) quand nous avons été confrontés à tant de preuves, nous ne pouvions plus rester sans rien faire ».

Le Sunday Times sud-africain de ce dimanche affirme que le lanceur d’alerte est un photojournaliste australien, Adrian Steirn.

L’ex-première dame doit être prochainement entendue par la police, selon le Sunday Mail.

Goûts de luxe et ambition

Longtemps connue pour ses seuls goûts de luxe, extravagances et coups de colère, Grace Mugabe, avait ses dernières années révélé son ambition de succéder à son mari.

C’est pour l’en empêcher que l’armée est intervenue en novembre, provoquant la démission de Robert Mugabe, au terme d’un règne sans partage de trente-sept ans sur le pays. Il a été remplacé à la tête du pays par son ex-vice-président Emmerson Mnangagwa.

Les autorités anticorruption du Zimbabwe enquêtent actuellement sur les conditions de délivrance d’un doctorat à Robert Mugabe en 2014. Le vice-chancelier de l’université du Zimbabwe a été arrêté le mois dernier dans le cadre de ce dossier.

Jeuneafrioque.com

Mexique: 30 meurtres en 48 heures liés au trafic de drogue

janvier 6, 2018

Des policiers et enquêteurs sur une scène de crime après une fusillade dans laquelle 6 personnes ont été tuées à Ciudad Juarez, dans l’Etat de Chihuahua, le 6 décembre 2017 / © AFP/Archives / HERIKA MARTINEZ

Une trentaine de personnes ont été tuées ces dernières 48 heures à Chihuahua, un Etat du nord du Mexique frontalier des Etats-Unis, qui connaît une nouvelle vague de violence lié au trafic de drogue, a indiqué samedi le parquet.

Sept personnes ont également été blessées par balles jeudi et vendredi, selon la même source. Samedi, une autre personne est décédée des suites de ses blessures.

Sur les 31 morts, figurent quatre femmes et trois adolescents de 14, 15 et 17 ans.

Ce bain de sang est la conséquence de règlements de comptes entre groupes rivaux de trafiquants de drogues qui appartiennent aux cartels de Juarez et de Sinaloa, a déclaré à l’AFP un porte-parole du parquet, Carlos Huerta.

L’Etat de Chihuahua, qui partage une large frontière avec les États-Unis, est l’un des Etats mexicains les plus touchés par les violences liées au trafic de drogue et où opère le cartel de Juárez, rival d’autres groupes criminels comme le cartel de Sinaloa.

Les autorités ont déployé samedi plus de 250 agents de la police fédérale dans la région.

Peu avant cette vague d’assassinats, le gouverneur Javier Corral avait assuré lors d’une réunion consacrée à la sécurité, que l’année 2018 serait « l’année de la sécurité publique à Chihuahua ».

La ville de Juarez, proche de la ville texane de El Paso, a été entre 2008 et 2012 l’une des villes les plus dangereuses au monde avec plus de 11.000 personnes assassinées, meurtres pour la plupart liés au crime organisé.

Une vague de violence frappe le Mexique depuis 2006, et a fait plus de 200.000 morts et des milliers de disparus. A la fin novembre, 23.101 homicides avaient été recensés dans le pays, un chiffre record depuis la mise en place des statistiques en 1997.

Des experts estiment que cette violence est la conséquence de la guerre contre le narcotrafic, lancée en 2006 par le gouvernement avec l’aide de l’armée, qui a abouti à fragmenter les cartels en cellules plus petites et plus violentes.

Romandie.com avec(©AFP / 06 janvier 2018 23h53)                

Dix-Huit ans de prison pour les neveux de la Première Dame du Venezuela

décembre 14, 2017

New York – Deux neveux de la Première dame vénézuélienne Cilia Flores ont été condamnés jeudi à 18 ans de réclusion pour trafic de drogue par un juge fédéral de New York.

Accusés d’avoir tenté d’importer quelque 800 kilos de cocaïne aux Etats-Unis, les deux hommes avaient été reconnus coupables à l’issue de leur procès, mi-novembre 2016.

Efrain Antonio Campo Flores, 31 ans (bien 31 ans), et Franqui Francisco Flores de Freitas, 32 ans (bien 32 ans), avaient été arrêtés le 10 novembre 2015 par l’agence anti-drogue américaine, la Drug Enforcement Agency (DEA), en Haïti, avant d’être transférés aux Etats-Unis.

Ils avaient initialement reconnu les faits aux agents de la DEA, avant de plaider non coupable.

Lors du procès, les avocats des deux hommes avaient tenté de faire valoir que les neveux, « stupides » et « inexpérimentés », étaient tombés dans un piège tendu par les agents de la DEA: des informateurs payés par l’agence leur avaient promis 20 millions de dollars en échange de la marchandise.

Mais le procureur avait soutenu qu’il s’agissait bien de vrais trafiquants, qui se croyaient au-dessus des lois de par leur lien de parenté avec le président vénézuélien.

« Ils n’étaient pas les trafiquants les plus malins qui aient jamais existé », a déclaré le juge fédéral Paul Crotty jeudi au moment de prononcer la peine.

Selon les documents de la DEA, M. Campo Flores prévoyait d’obtenir la cocaïne par un intermédiaire qui se fournissait auprès des FARC, les Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Et M. Flores de Freitas aurait reconnu espérer gagner 560.000 dollars pour une première livraison d’une valeur de cinq millions de dollars.

Après le prononcé de la décision du jury, qui avait reconnu coupable ses neveux, le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro avait estimé que l’acte d’accusation avait été « fabriqué » par « les impérialistes », dans « le seul but (…) d’attaquer la Première dame ».

« Ils ne sont pas le président (Maduro) et ils ne devraient pas avoir à supporter la colère du gouvernement (américain) contre le Venezuela », a commenté jeudi l’avocat de Flores de Freitas, David Rody.

« Ils viennent du Venezuela », a-t-il insisté. « S’ils venaient de République dominicaine ou du Bronx, ce serait un dossier à dix ans » de prison, la peine qu’avaient recommandé les avocats des accusés.

En prononçant une peine de 18 années d’emprisonnement, le juge Paul Crotty n’a néanmoins pas suivi les recommandations du ministère public, qui demandait 30 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 15 décembre 2017 01h28)                                            

Vaste opération d’Interpol contre le trafic d’êtres humains en Afrique

novembre 23, 2017

Quarante personnes ont été arrêtées au cours d’une opération simultanée d’Interpol visant des trafiquants d’êtres humains dans plusieurs pays d’Afrique.

Après des mois de mise en garde par les ONG, et la diffusion d’un documentaire choc de CNN sur des cas d’esclavage en Libye, une quarantaine de personnes impliquées dans le trafic d’êtres humains ont été arrêtées au Tchad, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal, a-t-on appris jeudi auprès d’Interpol.

Des poursuites vont être engagées contre elles pour trafic d’êtres humains, travail forcé et exploitation de mineurs, précise Interpol dans un communiqué.

Au cours des opérations, plus de 500 victimes ont été secourues, parmi lesquelles se trouvaient 236 mineurs, dont certains ont été forcés à se prostituer.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et plusieurs ONG ont auditionné les victimes et ont veillé à ce qu’elles reçoivent le traitement nécessaire. «Cette opération a ouvert un certain nombre d’enquêtes en cours pour empêcher d’agir les réseaux criminels impliqués dans le trafic d’êtres humains», a déclaré Interpol. Une résolution préconisant des mesures plus fermes contre l’esclavage moderne dans le monde a déjà été approuvée à l’unanimité à l’Onu mardi. Cette résolution appelle les pays du monde entier à adopter des lois contre le trafic d’êtres humains, à redoubler d’efforts pour démanteler les réseaux criminels et à soutenir davantage les personnes qui ont réussi à échapper à l’esclavage.

Une situation dénoncée par les ONG depuis des mois

Un documentaire choc de CNN diffusé le 14 novembre a montré des images d’une vente aux enchères d’esclaves près de Tripoli, suscitant une vague d’indignation dans le monde. Emmanuel Macron a qualifié de «crimes contre l’humanité» ces exactions et a appelé à une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu.

Si l’ampleur des réactions est inédite, les révélations sur la maltraitance et le trafic visant les migrants en Libye ne le sont pas. En avril, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) alertait sur des «marchés aux esclaves» découverts sur la route qu’empruntent les migrants africains pour gagner la Libye, y compris dans le sud du pays. Deux mois plus tard, l’OIM informait les Nations unies de cas de torture commis en Libye sur des migrants séquestrés. Là encore, les violences atroces étaient utilisées pour soutirer de l’argent à leurs familles. En octobre, le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) évoquait des cas de «travail forcé» et d’«exploitation sexuelle», des coups à répétition et des privations de nourriture.

Philippines: un maire lié au trafic de drogue tué (police)

juillet 30, 2017

Manille – Un maire philippin soupçonné par le président Rodrigo Duterte d’être impliqué dans le trafic de drogue a été abattu dimanche lors d’une opération des forces de l’ordre dans laquelle 14 autres personnes ont aussi été tuées, a indiqué la police.

M. Duterte a cité nommément des représentants des autorités locales, des policiers et des juges dans le cadre de la « guerre contre la drogue » sans précédent dans ce pays d’Asie du Sud-Est qu’il a lancée depuis son arrivée au pouvoir au printemps 2016.

Parmi les personnes désignées par M. Duterte figurait Reynaldo Parojinog, maire de la ville portuaire d’Ozamiz (sud), qui a été abattu tout comme sa femme, son frère et 12 autres personnes, dimanche par des policiers au cours d’une perquisition dans sa maison.

« Le personnel de sécurité du maire leur a tiré dessus et nos policiers ont riposté », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police régionale, Lemuel Gonda.

Des grenades, des munitions et de la drogue ont été saisies lors de cette opération, a indiqué de son côté le chef de la police de la province, Jaysen De Guzman.

La police avait commencé à surveiller M. Parojinog à la suite des déclarations de M. Duterte à son encontre, a-t-elle précisé.

Deux autres maires dont les noms figuraient sur la « liste » du président philippin ont été abattus l’an passé.

Elu il y a un peu plus d’un an, M. Duterte avait promis de tuer des dizaines de milliers de trafiquants de drogue, afin d’éviter aux Philippines de devenir selon lui un narco-Etat. Depuis sa prise de fonctions le 30 juin 2016, la police a abattu près de 3.200 personnes dans sa lutte contre le trafic de produits stupéfiants.

Plusieurs milliers d’autres ont par ailleurs péri dans des crimes liés aux stupéfiants, selon des statistiques de la police. Des organisations de défense des droits de l’homme font état de nombreuses victimes de milices liées au gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2017 16h21)

Le trafic d’enfants se renforce sur le continent africain, selon le département d’État américain

juin 29, 2017

En enfant talibé mendie dans la banlieue de Dakar, en septembre 2013. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Le département d’État américain a publié mardi 27 juin son dernier rapport sur le trafic d’êtres humains. En Afrique subsaharienne, la Guinée, le Mali, le Congo Brazzaville et la RDC font leur apparition sur la liste noire.

Au total, treize États africains apparaissent comme de mauvais élèves en matière de lutte contre le trafic humain dans le dernier rapport du département d’État américain en la matière. Des pays qui sont, généralement, à la fois pourvoyeurs et receveurs de personnes victimes d’exploitation. Les femmes et les enfants restent les plus vulnérables, victimes le plus souvent du travail forcé et de la prostitution. Cette année, quatre pays ont franchi la ligne rouge selon les critères du département d’État, équivalent du ministère des Affaires étrangères aux États-Unis. Si la RD Congo est une habituée de la liste noire, c’est la première fois que le Congo Brazzaville, le Mali et la Guinée y sont inscrits depuis dix ans.

Les enfants, force de travail dans les mines…

Plus vulnérables, les mineurs font l’objet de trafics qui se résument dans la plupart des cas à du travail forcé. Au Congo Brazzaville, il s’illustre particulièrement dans les tâches domestiques chez les particuliers, les filles de plus de sept ans originaires du Bénin constituant le gros de la force de travail. Les enfants du Congo n’échappent pas non plus au labeur dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Au Mali et en Guinée, les sites d’exploitation minière regorgent d’enfants qui travaillent aux côtés des adultes. « Les sites d’orpaillage traditionnel, au sud dans la région de Sikasso par exemple, sont de véritables zones de non-droit, dénonce Me Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH). Dans les mines de Morila, les enfants ne viennent pas tout seuls, ils accompagnent leurs parents qui les mettent à contribution dans la recherche de l’or. Un travail extrêmement difficile même pour les adultes. » Il suffit de traverser la frontière guinéenne à l’ouest pour faire le même constat dans les préfectures de Siguiri, Mandiana ou Kouroussa.

« Les parents profitent des vacances scolaires pour amener leurs enfants à travailler avec eux dans les mines, explique Sanaba Kaba, la ministre guinéenne de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance. Certains peuvent y passer un mois sans retourner une seule fois à la ville, et finissent par s’y installer plus durablement. » Le phénomène se caractérise également par l’absence de cadre réglementaire, les exploitations artisanales étant souvent auto-gérées sur la base des traditions ancestrales. « Kouroussa était auparavant connu pour son vivier d’intellectuels. Désormais, il y a plus d’enfants orpailleurs que d’élèves. Partout où il y a des mines, il y a une hausse du risque de déscolarisation. »

La ministre assure actuellement une campagne de sensibilisation à travers le pays sur les dangers du travail des enfants dans les mines, et lance un premier plan pour sortir 250 mineurs des sites d’exploitation. Une action de l’État guinéen que Me Mariko souhaiterait constater dans son pays : « Au Mali, nous avons de jolis textes de lois mais nous ne les appliquons pas. Il y a aussi un manque de volonté politique, car l’État n’intervient que lorsqu’il y a des débordements ou lorsque les orpailleurs empiètent sur les sites que couvrent les grosses sociétés minières. »

…et dans la rue.

Le rapport américain indexe également le Mali pour son incapacité à lutter contre la mendicité forcée des mineurs, généralement exploités par des marabouts, leurs maîtres coraniques. À l’image des talibés du Sénégal, ces enfants des rues sont retirés à leur famille et pris en charge par un marabout, ce dernier promettant de leur enseigner l’islam afin d’en faire des musulmans exemplaires. Si cette tradition existe, elle est depuis longtemps utilisée dans les grandes villes par de nombreux pseudo-enseignants religieux comme moyen d’enrichissement sur le dos de leurs protégés. Mais à Dakar comme à Bamako, « c’est difficile de lutter contre ce trafic car il s’appuie sur une tradition de la transmission du savoir coranique très ancrée dans les mœurs, admet l’avocat malien. Et le marabout est l’un des piliers de la vie sociale. Il faudrait donner des moyens aux vrais marabouts pour qu’ils gardent les enfants dans les écoles coraniques et leur apprennent un métier pour préparer leur sortie. »

En attendant, les victimes se comptent dans une bonne partie de l’Afrique de l’ouest, notamment les pays voisins du Sénégal, la destination finale des enfants mendiants avec la Mauritanie. En janvier 2016, un convoi de 48 mineurs d’une dizaine d’années a été intercepté à Koundara en Guinée, à quelques kilomètres de la frontière sénégalaise. Le phénomène n’est pas nouveau mais il était sous-estimé par le gouvernement qui a décidé de prendre le problème à bras le corps selon la ministre Sanaba Kaba : « Nous prenons désormais des dispositions en impliquant les transporteurs et en renforçant la vigilance à la douane. Nous faisons particulièrement attention aux véhicules sans passagers, car les trafiquants font descendre leurs victimes avant les contrôles et tentent de leur faire passer la frontière à pied. » Mais ces mesures arrivent tardivement pour le département d’État américain, qui regrette que « le gouvernement continue de s’appuyer sur des ONG en manque de financement pour toute la prise en charge des victimes », que peu, voire aucune enquête n’ait été menée pour remonter aux trafiquants et qu’aucun marabout n’ait jamais fait l’objet de poursuites.

Plus facile à dire qu’à faire, à en croire le général Bouréma Condé, ministre guinéen de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, qui insiste sur les efforts fournis par son pays : « Entre septembre 2015 et mai 2017, 1 749 mineurs ont été refoulés de la frontière sénégalaise et interceptés par nos services, la plupart voulaient se rendre en Italie via le Niger et la Libye. » Le manque de moyens reste le principal argument avancé. « Nous avons pris langue avec les représentants et partenaires américains en Guinée sur cette situation, continue le ministre, et évoqué la difficile prise en charge des victimes par nos services face à l’importance de ce genre de trafics. Je ne veux pas commenter la décision du département d’État sur la dégradation de la note guinéenne, mais je tiens à dire que nos efforts sont réels. »

Jeuneafrique.com par