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Le trafic d’enfants se renforce sur le continent africain, selon le département d’État américain

juin 29, 2017

En enfant talibé mendie dans la banlieue de Dakar, en septembre 2013. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Le département d’État américain a publié mardi 27 juin son dernier rapport sur le trafic d’êtres humains. En Afrique subsaharienne, la Guinée, le Mali, le Congo Brazzaville et la RDC font leur apparition sur la liste noire.

Au total, treize États africains apparaissent comme de mauvais élèves en matière de lutte contre le trafic humain dans le dernier rapport du département d’État américain en la matière. Des pays qui sont, généralement, à la fois pourvoyeurs et receveurs de personnes victimes d’exploitation. Les femmes et les enfants restent les plus vulnérables, victimes le plus souvent du travail forcé et de la prostitution. Cette année, quatre pays ont franchi la ligne rouge selon les critères du département d’État, équivalent du ministère des Affaires étrangères aux États-Unis. Si la RD Congo est une habituée de la liste noire, c’est la première fois que le Congo Brazzaville, le Mali et la Guinée y sont inscrits depuis dix ans.

Les enfants, force de travail dans les mines…

Plus vulnérables, les mineurs font l’objet de trafics qui se résument dans la plupart des cas à du travail forcé. Au Congo Brazzaville, il s’illustre particulièrement dans les tâches domestiques chez les particuliers, les filles de plus de sept ans originaires du Bénin constituant le gros de la force de travail. Les enfants du Congo n’échappent pas non plus au labeur dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Au Mali et en Guinée, les sites d’exploitation minière regorgent d’enfants qui travaillent aux côtés des adultes. « Les sites d’orpaillage traditionnel, au sud dans la région de Sikasso par exemple, sont de véritables zones de non-droit, dénonce Me Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH). Dans les mines de Morila, les enfants ne viennent pas tout seuls, ils accompagnent leurs parents qui les mettent à contribution dans la recherche de l’or. Un travail extrêmement difficile même pour les adultes. » Il suffit de traverser la frontière guinéenne à l’ouest pour faire le même constat dans les préfectures de Siguiri, Mandiana ou Kouroussa.

« Les parents profitent des vacances scolaires pour amener leurs enfants à travailler avec eux dans les mines, explique Sanaba Kaba, la ministre guinéenne de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance. Certains peuvent y passer un mois sans retourner une seule fois à la ville, et finissent par s’y installer plus durablement. » Le phénomène se caractérise également par l’absence de cadre réglementaire, les exploitations artisanales étant souvent auto-gérées sur la base des traditions ancestrales. « Kouroussa était auparavant connu pour son vivier d’intellectuels. Désormais, il y a plus d’enfants orpailleurs que d’élèves. Partout où il y a des mines, il y a une hausse du risque de déscolarisation. »

La ministre assure actuellement une campagne de sensibilisation à travers le pays sur les dangers du travail des enfants dans les mines, et lance un premier plan pour sortir 250 mineurs des sites d’exploitation. Une action de l’État guinéen que Me Mariko souhaiterait constater dans son pays : « Au Mali, nous avons de jolis textes de lois mais nous ne les appliquons pas. Il y a aussi un manque de volonté politique, car l’État n’intervient que lorsqu’il y a des débordements ou lorsque les orpailleurs empiètent sur les sites que couvrent les grosses sociétés minières. »

…et dans la rue.

Le rapport américain indexe également le Mali pour son incapacité à lutter contre la mendicité forcée des mineurs, généralement exploités par des marabouts, leurs maîtres coraniques. À l’image des talibés du Sénégal, ces enfants des rues sont retirés à leur famille et pris en charge par un marabout, ce dernier promettant de leur enseigner l’islam afin d’en faire des musulmans exemplaires. Si cette tradition existe, elle est depuis longtemps utilisée dans les grandes villes par de nombreux pseudo-enseignants religieux comme moyen d’enrichissement sur le dos de leurs protégés. Mais à Dakar comme à Bamako, « c’est difficile de lutter contre ce trafic car il s’appuie sur une tradition de la transmission du savoir coranique très ancrée dans les mœurs, admet l’avocat malien. Et le marabout est l’un des piliers de la vie sociale. Il faudrait donner des moyens aux vrais marabouts pour qu’ils gardent les enfants dans les écoles coraniques et leur apprennent un métier pour préparer leur sortie. »

En attendant, les victimes se comptent dans une bonne partie de l’Afrique de l’ouest, notamment les pays voisins du Sénégal, la destination finale des enfants mendiants avec la Mauritanie. En janvier 2016, un convoi de 48 mineurs d’une dizaine d’années a été intercepté à Koundara en Guinée, à quelques kilomètres de la frontière sénégalaise. Le phénomène n’est pas nouveau mais il était sous-estimé par le gouvernement qui a décidé de prendre le problème à bras le corps selon la ministre Sanaba Kaba : « Nous prenons désormais des dispositions en impliquant les transporteurs et en renforçant la vigilance à la douane. Nous faisons particulièrement attention aux véhicules sans passagers, car les trafiquants font descendre leurs victimes avant les contrôles et tentent de leur faire passer la frontière à pied. » Mais ces mesures arrivent tardivement pour le département d’État américain, qui regrette que « le gouvernement continue de s’appuyer sur des ONG en manque de financement pour toute la prise en charge des victimes », que peu, voire aucune enquête n’ait été menée pour remonter aux trafiquants et qu’aucun marabout n’ait jamais fait l’objet de poursuites.

Plus facile à dire qu’à faire, à en croire le général Bouréma Condé, ministre guinéen de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, qui insiste sur les efforts fournis par son pays : « Entre septembre 2015 et mai 2017, 1 749 mineurs ont été refoulés de la frontière sénégalaise et interceptés par nos services, la plupart voulaient se rendre en Italie via le Niger et la Libye. » Le manque de moyens reste le principal argument avancé. « Nous avons pris langue avec les représentants et partenaires américains en Guinée sur cette situation, continue le ministre, et évoqué la difficile prise en charge des victimes par nos services face à l’importance de ce genre de trafics. Je ne veux pas commenter la décision du département d’État sur la dégradation de la note guinéenne, mais je tiens à dire que nos efforts sont réels. »

Jeuneafrique.com par

Côte d’Ivoire/Chu de Treichville : Un vaste réseau de trafic de sang découvert, Un vigile et des médecins arrêtés.

août 12, 2016

 

Chu de Treichville : Un vaste réseau de trafic de sang découvert, Un vigile et des médecins arrêtés.

 

Un scandale secoue actuellement, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le centre hospitalier universitaire (Chu) de Treichville et le centre national de transfusion sanguine (Cnts). C’est qu’un trafic de poches et de produits sanguins longtemps dissimilés, vient d’être découvert.Un vigile et des médecins arrêtés.

De sources sécuritaires, tout serait parti d’un employé du chu, cerveau de l’opération, Tah Lucien, vigile de son état (le nom a été changé pour les besoins de l’enquête).

Cette énième opération qui a permis de mettre le grappin sur le vigile, remonte à fin juillet 2016. Elle est donc bien ficelée par le vigile qui surveille pratiquement les parents de patients ayant besoin de sang ou de produits sanguins. Il leur propose de leur trouver ce dont ils ont besoin. D’ailleurs, il sort l’argument selon lequel, les parents ne doivent plus se rendre au Cnts pour l’acquisition de sang, et que seule une ambulance en a le droit. Toute cette péripétie et son coût qu’il évoque, finissent par convaincre les parents en détresse qui tombent dans le piège du vigile. Dès lors, il actionne ses complices médecins ou agents de santé. Ils réussissent à détourner plusieurs poches de sang, qu’ils mettent à la disposition de leurs « clients ».

Ce trafic qui dure depuis quelques mois, est découvert par le nouveau responsable des vigiles, qui exerce également à la Direction générale. Il mène ses enquêtes, et tombe nez à nez avec le vigile en question, qui ne dément pas le trafic illicite. D’ailleurs, il propose vingt mille (20.000) Francs Cfa à « son chef hiérarchique », afin qu’il ferme les yeux sur ledit trafic. La raison qu’il avance, ce sont des arriérés de salaire de plusieurs mois, et que c’est la seule alternative pour lui, de subvenir au besoin de sa famille. Son chef reste inflexible, et le dénonce.

Les forces de l’ordre sont alertées. Il est arrêté. Très prolixe, il cite ses complices que sont des médecins qui sont, à leur tour, interpellés par les forces de l’ordre. La dernière poche détournée en sa possession au Chu de Treichville, est censée servir un patient à l’hôpital général de Koumassi, qui a attendu en vain, croyant avoir affaire à une rupture de stock.

Jusqu’au vendredi 5 août 2016, le vigile était encore entre les mains des éléments de la Police, qui tentent de remonter toute la « filière » qui semble impliquer de grands bonnets.


 linfodrome.com

South African Airways snobe l’aéroport d’Abidjan

août 19, 2015
Des avions de la compagnie South African Airways. © AFP

Des avions de la compagnie South African Airways. © AFP

L’aéroport d’Abidjan, qui a obtenu la certification de l’administration américaine pour des vols directs vers les États-Unis, ne pourra pas compter sur le transporteur sud-africain, a appris « Jeune Afrique ».

Selon nos informations, South African Airways ne démarrera pas ses trois vols hebdomadaires Johannesburg-Abidjan-Washington ce mois-ci, contrairement au programme proposé par Sylvain Bosc, le directeur des affaires commerciales de la compagnie publique sud-africaine, recruté en mai 2014 chez Corsair.

C’est pourtant sur la base de la promesse de l’ouverture de cette ligne que la Côte d’Ivoire a obtenu en avril la certification de la très rigoureuse Transportation Security Administration (TSA), l’agence nationale américaine de sécurité dans les transports.

Trafic

Les Sud-Africains, qui ont inauguré en début de mois la ligne Accra-Washington, font pour le moment l’impasse sur la capitale économique ivoirienne. Selon nos informations, une étude du cabinet d’avocats d’affaires Intervista commandée par South African Airways révélerait que l’aéroport d’Abidjan n’apportera pas suffisamment de trafic, alors même que le transporteur continue d’enregistrer de grosses pertes sur la ligne Johannesburg-Dakar.

Mais Gaoussou Touré, le ministre ivoirien des Transports, et le général Abdoulaye Coulibaly, le président de l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny, ne devraient pas abandonner la piste sud-africaine. D’autant plus que l’américain Delta Airlines, également approché, traînerait les pieds à cause de son partenariat au sein de Sky Team avec Air France, principal opérateur des vols internationaux à l’aéroport d’Abidjan.

Jeuneafrique.com

Un membre de la FIFA à l’origine du trafic de billets (police)

juillet 3, 2014

Un membre de la FIFA est soupçonné d’être à la source d’un important trafic de tickets pour le Mondial démantelé mardi au Brésil. La vente frauduleuse porte sur des dizaines de milliers de billets, a annoncé à Rio la police civile brésilienne.

Selon le quotidien « O Dia », le système de revente de billets dans des tribunes VIP aurait fonctionné pendant les quatre derniers Mondiaux. Il aurait généré pour chaque compétition des recettes d’environ 70 millions d’euros (85 millions de francs).

« Nous pensions que le Franco-Algérien Mohamadou Lamine Fofana était de la FIFA et à la source (du trafic). Mais après son arrestation, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait quelqu’un au-dessus de lui (…) avec un intermédiaire à Match Hospitality », prestataire de la FIFA, a déclaré le commissaire Fabio Barucke. Onze personnes ont été arrêtées mardi en lien avec cette affaire.

« L’Algérien, qui a des racines en France et vit à Dubaï, a obtenu les billets par le biais de Match Hospitality. Ce qui suggère la participation de la FIFA, et cette entreprise fait à présent l’objet d’une enquête », a précisé le policier.

Enquête en secret

« Nous avons des indices selon lesquels au moins une personne de la FIFA fournirait les billets » à Match Hospitality », a ajouté M. Barucke. Il a expliqué lors d’une conférence de presse que l’enquête s’était d’abord déroulée dans le secret et sans contact avec la Fédération internationale de football association (FIFA).

A présent, « nous demandons l’aide de la FIFA pour nous aider à identifier cette personne », a ajouté ce commissaire de police. « Nous voulons identifier depuis le dernier échelon du réseau, les revendeurs devant les stades, jusqu’à ceux qui sont au-dessus de Lamine Fofona, qui lui fournissaient les billets », a-t-il souligné.

Billets revendus au prix fort

Selon la police civile brésilienne, le trafic portait sur la revente de billets fournis à titre gracieux par la FIFA à des parraineurs, des fédérations, des ONG ou des joueurs.

Les autorités brésiliennes avaient dans un premier temps présenté M. Fofana comme le responsable de ce réseau frauduleux. Ce dernier est actuellement en détention provisoire.

Romandie.com

Congo: un Chinois condamné à quatre ans de prison pour trafic d’ivoire

août 13, 2011

Un ressortissant chinois de 35 ans a été condamné à quatre ans de prison ferme par la justice congolaise pour trafic d’ivoire.

« La sanction infligée à ce Chinois est de quatre ans de prison ferme, une amende de 3 millions de Fcfa (4. 500 euros) et 4 millions de Fcfa (6. 000 euros) de dommages et intérêts », a indiqué à l’AFP Naftali Honig, coordonnateur du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune (PALF), ONG basée au Congo spécialisée dans la lutte contre le trafic des animaux.

« C’est une décision de justice qui nous réjouit, nous conservateurs de l’environnement. C’est une avancée, mais il y a encore beaucoup de choses à faire pour combattre la criminalité faunistique », a-t-il ajouté.

Une source judiciaire a confirmé la condamnation à l’AFP.

Le condamné, âgé de 35 ans, a été arrêté en janvier à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville grâce à la vigilance des agents des eaux et forêts.

M. Honig avait affirmé à l’époque à l’AFP qu’on avait retrouvé sur lui cinq défenses brutes représentant 10 kilos, trois statues, 80 baguettes, de petits colliers et des cachets traditionnels (« hankos »).

Le ressortissant chinois, installé depuis plusieurs années au Congo, avait sur lui un billet d’avion pour Nairobi et devait vraisemblablement continuer vers la Chine.

Au Congo, l’éléphant fait partie des espèces intégralement protégées par la loi. En 2008, la population des pachydermes était estimée à 13. 000 têtes dans ce pays où plus de la moitié de la superficie (342. 000 km²) est constituée de forêt.

Jeuneafrique.com avec AFP