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Côte d’Ivoire : 60 milliards FCFA des victimes des déchets toxiques dorment chez Trafigura (Avocat)

août 25, 2014
Ramassage des déchets toxiques à Abidjan

Ramassage des déchets toxiques à Abidjan

Accusé d’avoir « détourné » plus de 4 milliards FCFA, représentant les frais d’indemnisation des victimes des déchets toxiques, Me Koné Cheick Oumar a récusé, les faits, estimant que pour « pouvoir détourner de l’argent, il faut l’avoir reçu, ce qui n’est pas le cas », soulignant, également que Trafigura reste « devoir 60 milliards FCFA » aux dites victimes.

«Pour pouvoir détourner de l’argent, il faut bien que je l’ai vu. Or, je n’ai pas reçu de l’argent pour indemniser qui que ce soit. Je n’ai jamais gardé de l’argent pour payer des victimes des déchets toxiques » a déclaré lundi à APA l’avocat dont le cabinet est impliqué dans le dossier des indemnisations des victimes des déchets toxiques.

Brandissant des documents, Me Koné a reconnu, cependant, avoir « touché une partie des honoraires » de sa « prestation. Ce qui est légal », à ne pas confondre, selon lui, à des frais pour dédommager les victimes des déchets toxiques.

« Si la police économique m’avait contacté, elle aurait su que j’ai une convention d’assistance judiciaire avec la coordination nationale des victimes des déchets toxiques qui m’autorise à recevoir 10% de l’argent de l’indemnisation. Je n’ai eu qu’une infime partie et ils me doivent encore beaucoup », a expliqué Koné Cheick Oumar.

« Ce sont des commérages, tout ce qui se raconte sur moi. Maintenant, j’ai décidé de parler. Désormais quiconque me traînera dans la boue dans ce dossier me trouvera sur son chemin » a-t-il averti.

Selon lui, Trafigura, auteur du déversement des déchets toxiques en Côte d’Ivoire qui reste devoir la somme de ‘’ 60 milliards FCFA » pour l’indemnisation, ‘’ transige avec les victimes ». C’est pourquoi, il a conseillé ‘’l’union » de toutes les victimes pour se ‘’battre ensemble » afin de récupérer cet argent.

Dans la nuit du 19 au 20 août 2006, le navire grec battant pavillon panaméen, le Probo Koala, affrété par la société Trafigura déversait des déchets hautement toxiques de 528 m3 dans la décharge publique d’Akouédo, à l’Est d’Abidjan et dans près d’une dizaine d’autres sites à forte densité de population.

Ces déchets toxiques ont provoqué officiellement la mort d’au moins 17 personnes et intoxiqué plus de 100.000 personnes.

Trafigura, une entreprise néerlandaise de courtage pétrolier et d’affrètement maritime et l’État ivoirien ont conclu, le 13 février 2007, un accord à l’amiable dans lequel cette société s’engageait à verser 100 milliards FCFA à l’État en échange de l’abandon des poursuites judiciaires.

Apanews.net

Trafics helvétiques en Angola et au Nigeria

février 13, 2013
L'ONG met en lumière les liens étroits entre Trafigura et des hommes proches du pouvoir angolais. Ici le général Le rôle de la Suisse comme centre névralgique dans les affaires de détournement de l’argent du pétrole africain vient d’être une nouvelle fois mis à jour.. par une ONG suisse. La société Trafigura, basée en Suisse, est notamment soupçonnée d’avoir facilité la sortie illégale de devises d’Angola.

C’est une affaire qui fait grand bruit. Un rapport publié le 3 février par La Déclaration de Berne, une ONG helvète, met en évidence des liens étroits unissant la société de négoce Trafigura, basée en Suisse, à des personnalités proches du pouvoir angolais. Le général Leopoldino Fragoso do Nascimento, alias « Dino », se retrouve ainsi, à travers un écheveau de sociétés offshore (Suisse, Singapour, Bahamas, îles Vierges britanniques), dans l’actionnariat de DTS Holdings, une entreprise détenue en partie par une filiale de Trafigura. Or DTS Holdings a signé avec Luanda, en 2009, un contrat d’échange (pétrole brut contre carburant) estimé fin 2011 à 2,5 milliards d’euros. Ce type de montage, complexe et bien souvent destiné à sortir illégalement des devises du pays, est dans le collimateur des États-Unis et de l’Union européenne, qui souhaitent légiférer afin que les sociétés installées sur leur territoire fassent preuve de plus de transparence.

La Suisse, centre névralgique

La Suisse apparaît une fois de plus comme le centre névralgique des détournements de l’argent du pétrole africain. En octobre 2012 déjà, le Nigeria s’est tourné vers les autorités helvétiques pour l’aider à enquêter sur une longue liste de petites sociétés nigérianes liées à d’importantes firmes de négoce suisses. Contacté par Jeune Afrique, l’Office fédéral de la justice indique avoir ouvert « une enquête préliminaire sur la recevabilité de cette demande » et attendre « des éléments de précision de la part du Nigeria ». Abuja estime à 5,2 milliards d’euros les sommes détournées entre 2009 et 2011.

Jeuneafrique.com par Michael Pauron

Escale du Probo Koala: ouverture du procès en appel de Trafigura aux Pays-Bas

novembre 14, 2011

Le procès en appel contre la multinationale Trafigura, condamnée en juillet 2010 à une amende d’un million d’euros pour exportation illégale à la suite de l’escale aux Pays-Bas du cargo Probo Koala, dont la cargaison de déchets toxiques avaient ensuite été déversée en Côte d’Ivoire, s’est ouvert lundi à Amsterdam.

La première matinée d’audience a été consacrée notamment au programme des auditions de témoins. Les juges devaient dire dans l’après-midi s’ils autorisent le témoignage du capitaine ukrainien du Probo Koala à l’époque des faits, comme le souhaitent les avocats de Trafigura.

Sergiy Chertov, condamné à cinq mois de prison avec sursis, n’avait pas été entendu lors du procès en première instance.

Le 23 juillet 2010, le tribunal d’Amsterdam avait jugé Trafigura coupable d’infraction à la législation européenne sur l’importation et l’exportation de déchets et d’avoir caché la nature des déchets transportés par le cargo à son arrivée à Amsterdam. La multinationale avait toutefois été relaxée de faux en écriture.

Trafigura et le parquet, qui avait requis une amende de deux millions d’euros, avaient tous deux interjeté appel.

Le cargo Probo Koala avait accosté le 2 juillet 2006 à Amsterdam afin que ses slops (résidus de nettoyage des cales) soient traités mais l’opération avait été annulée, ces résidus s’avérant plus toxiques qu’annoncé.

Le navire était reparti trois jours plus tard et les déchets avaient été déversés par la suite dans des décharges autour d’Abidjan, faisant des milliers d’intoxications, selon la justice ivoirienne. Trafigura a toujours nié que le déversement ait provoqué décès et maladies graves.

Le parquet avait également fait appel de la relaxe dans cette affaire de la ville d’Amsterdam, gestionnaire du port, et de la société APS (Amsterdam Port Services), chargée du traitement des déchets.

Jeuneafrique.com avec AFP

Déchets toxiques: des milliers d’Ivoiriens toujours pas indemnisés (Amnesty)

août 19, 2011

ABIDJAN, Amnesty International a appelé vendredi le nouveau gouvernement ivoirien à « agir fermement » pour que des milliers de
victimes des déchets toxiques déversés en 2006 à Abidjan perçoivent l`indemnisation prévue, et mis en cause l`association chargée de la répartir.

« Plus de 6.000 personnes n`ont toujours pas reçu ce qui leur est dû, (…) après un accord obtenu difficilement auprès de Trafigura », l`affréteur du cargo Probo Koala, affirme l`ONG dans un communiqué.

Dénonçant, cinq ans après le déversement des déchets, les « retards répétés et (le) manque de transparence » qui ont marqué l`opération de dédommagement, l`organisation de défense des droits de l`Homme a appelé les autorités à « agir fermement pour montrer que la corruption et le détournement de fonds ne seront pas tolérés ».

Selon l`ONG, la somme totale des indemnisations versée par Trafigura « dépassait les 260 millions de dollars, mais on ignore ce qu`est devenue une bonne partie de cet argent », dont la distribution avait été confiée à la Coordination nationale des victimes des déchets toxiques (CNVDT-CI).

Après un accord signé en septembre 2009, Trafigura a versé 22,5 milliards de francs CFA (33 millions d`euros) destinés à quelque 30.000 victimes.

En février 2007, la compagnie avait conclu un accord amiable avec l`Etat ivoirien qui arrêtait toute poursuite en contrepartie du versement d`une indemnisation globale de plus de 100 milliards de FCFA (152 millions d`euros).

« Le gouvernement de Côte d`Ivoire doit veiller à ce que la CNVDT-CI verse aux plaignants les millions qu`elle leur doit », a insisté Amnesty.

Le déversement de résidus toxiques du cargo Probo Koala à Abidjan en août 2006 avait causé la mort de 17 personnes, selon la justice ivoirienne, et des milliers d`intoxications. La compagnie a toujours nié qu`il ait pu provoquer décès et maladies graves.

AFP