Posts Tagged ‘Train’

France: nouvelle panne géante à Paris-Montparnasse

décembre 3, 2017

La Gare Montparnasse à Paris, le 31 juillet 2017 / © AFP/Archives / Lionel BONAVENTURE

Quatre mois après une panne de signalisation qui avait provoqué une pagaille monstre pendant trois jours à Paris-Montparnasse, un nouveau problème technique a provoqué dimanche l’interruption totale du trafic dans cette gare très fréquentée et l’exaspération des voyageurs.

La panne, qui a débuté vers 13H30, est due à une « perte de télécommande des installations de sécurité » qui empêche de « faire les itinéraires nécessaires et l’ouverture des signaux », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la SNCF, sans pouvoir dire quand le problème serait réglé.

« Tous les techniciens de réseau sont mobilisés sur cette affaire-là, ils sont à pied d’oeuvre sur la panne, et on mobilise un maximum d’agents pour l’accueil, l’information en Gare Montparnasse », a-t-il assuré.

Vers 15H30, le hall de la gare était bondé de voyageurs, valises au pied et yeux rivés sur leurs téléphones portables pour avertir leurs proches de leur retard ou trouver une solution de repli.

– Colère, impatience, inquiétude –

Les bornes automatiques étaient prises d’assaut pour échanger les billets, et les agents d’accueil de la SNCF étaient assaillis de questions par des voyageurs partagés entre colère, impatience et inquiétude.

Une longue file d’attente se formait devant le guichet d’information central.

« Il y a un train demain matin mais pour 300 euros! », s’agace Sébastien Cazareth, qui travaille à Bordeaux. Prévenu de la panne 40 minutes avant le départ de son train, il cherche avec sa compagne à louer une voiture.

Chantal Lucas, 73 ans, confie sa « peur de rester là une partie de la soirée à (se) geler sans boire ni manger ». Elle va chercher des amis pour l’héberger, « sinon ce sera l’hôtel ». « C’est très, très décourageant comme situation. On ne sait pas du tout quand ça va repartir », soupire-t-elle.

Les messages affluaient aussi sur Twitter, des voyageurs demandant des renseignements ou fustigeant les pannes à répétition touchant ce noeud du trafic ferroviaire.

« Bloqué à Paris Gare Montparnasse comme des milliers de voyageurs … que se passe-t-il? », a notamment écrit l’ancien ministre Stéphane Le Foll, député de la Sarthe.

La SNCF demande « aux voyageurs de repousser leur voyage », a déclaré le porte-parole, indiquant que toutes les annulations et remboursements se feraient « sans frais et pendant un mois ».

Tous les trains (TGV, Transiliens, TER et Intercités) étaient concernés dimanche.

La SNCF peut toutefois assurer des liaisons vers Nantes, Bordeaux et Rennes à partir de la gare d’Austerlitz et à raison d’un train par heure aller-retour, selon le porte-parole. Au-delà de Rennes et Bordeaux, les correspondances pourront se faire par TER.

D’après lui, la fermeture du trafic « doit représenter 75% du trafic TGV » habituel à Montparnasse, mais il n’était pas en mesure pour l’heure de dire le nombre de voyageurs concernés.

Suite à la panne, les Transiliens, TER et les Intercités ne peuvent pour leur part partir et arriver qu’à la gare de Versailles-Chantier.

Cet incident n’est pas le premier qui touche Paris-Montparnasse: une panne de signalisation, dans l’alimentation électrique d’un poste d’aiguillage à Vanves (Haut-de-Seine), avait déjà provoqué trois jours de pagaille fin juillet, en plein chassé-croisé estival, pénalisant des dizaines de milliers de voyageurs.

Le porte-parole de la SNCF a affirmé à l’AFP que cette nouvelle panne ne s’apparentait pas à celle de cet été, sans plus de détails.

– Réseau vieillissant –

Face à l’urgence des besoins de maintenance et de modernisation d’un réseau ferroviaire vieillissant, un rapport remis quelques jours après la panne de l’été contenait neuf recommandations qui devaient être « engagées avant fin 2017 », portant sur l’infrastructure, le plan de continuité du service et l’information aux voyageurs.

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, avait demandé à la SNCF de se pencher en particulier sur la « révision des règles de gestion du trafic » pour permettre une meilleure reprise des circulations en cas d’incident et sur un « calendrier précis d’amélioration du système d’information des voyageurs pour le rendre plus réactif et plus cohérent ».

Le Premier ministre Edouard Philippe avait demandé « pour des raisons de sécurité » de « consacrer beaucoup plus de moyens à l’entretien des réseaux existants ». Trois milliards d’euros par an doivent être investis pour rénover le réseau, selon Mme Borne.

Romandie.com avec(©AFP / 03 décembre 2017 17h07)                

Accident de train en RDC: de huit à 33 morts (responsable régional, média)

novembre 12, 2017

Lubumbashi (RD Congo) – Un accident de train de marchandises, transportant des matières inflammables, a tué huit à 33 passagers clandestins dimanche dans le sud-est de la République démocratique du Congo, selon une source officielle et la radio des Nations unies Okapi.

« Jusque là il y a huit morts et plusieurs blessés. Le bilan pourrait être beaucoup plus important », a déclaré à l’AFP Jean-Marie Tshizainga, ministre des Mines et de l’émergence de la classe moyenne de la province de Lualaba, dont le chef-lieu est Kolvezi.

Sur son site internet, Okapi parle de 33 tués, plusieurs blessés et brûlés dans l’accident de ce train qui allait de Lubumbashi à Luena dans la région minière du Katanga.

Les faits se sont produits à Buyofwe, une gare située à près de 30 km de Lubudi dans la province du Lualaba, subdivision de l’immense Katanga, région grande comme l’Espagne (497.000 km2).

Le convoi transportait 13 wagons dont des citernes d’essence. « Sur une pente, la locomotive s’est emballée avant de finir sa course dans un ravin. Dans ce choc, les citernes ont pris feu, surprenant certains passagers en plein sommeil », selon radio Okapi.

Les passagers se trouvaient à bord de ce train de marchandises après être montés illégalement pour se déplacer.

« C’est un train de marchandises qui a déraillé, qui n’est supposé transporter que des marchandises. S’il y a des individus (à bord) nous les considérons comme des clandestins », a déclaré à l’AFP un haut-responsable de la Société nationale de chemin de fer du Congo (SNCC), Sylvestre Ilunga Ilukamba.

Moteur économique de la RDC avec ses richesses minières à la frontière avec la Zambie, le Katanga a été le théâtre d’autres accidents du même type.

Le 22 avril 2014, un train de marchandises transportant plusieurs centaines de personnes avait également déraillé à hauteur de la localité de Katongola.

Le bilan officiel a fait longtemps état de 74 morts et 163 blessés, mais la Croix-Rouge congolaise affirme que 100 à 200 corps ont été inhumés sur place dans les jours qui ont suivi la catastrophe. L’agence congolaise de presse (gouvernementale) parlera un mois plus tard de 136 morts.

Le 2 juillet 1987 (la RDC s’appelait alors le Zaïre), à la frontière avec la Zambie, le déraillement d’un train à un passage à niveau a fait 150 morts. Un camion remorque, qui n’a pas pu s’arrêter au passage à niveau, avait heurté le train.

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2017 21h38)                   

États-Unis: New York-Washigton en 29 minutes en train? Elon Musk dit avoir l’accord gouvernemental

juillet 20, 2017

L’entrepreneur Elon Musk, patron de SpaceX et Tesla, le 19 juillet 2017 à Washington / © AFP / Brendan Smialowski

L’entrepreneur Elon Musk a annoncé jeudi que le projet de train à très grande vitesse qui relierait New York à Washington en 29 minutes seulement a reçu l’accord verbal du gouvernement, se disant « optimiste » quant à un accord formel qui pourrait intervenir « rapidement ».

L’homme d’affaires, fondateur du groupe automobile Tesla et de la société aéronautique SpaceX, a indiqué, dans un tweet, que l’accord avait été donné à la Boring Company, entreprise spécialisée dans le creusement de tunnel, qu’il a également créée.

« Viens de recevoir l’assentiment verbal du gouvernement pour la Boring Company afin de construire un Hyperloop souterrain NY-Phil-Balt-DC. NY-DC en 29 minutes », a tweeté le milliardaire sur son compte Twitter, utilisant les abréviations pour New York, Philadelphie, Baltimore et Washington, la capitale fédérale.

Environ 500 kilomètres séparent New York de Washington.

Sollicité, le ministère américain des Transports a renvoyé vers un porte-parole de la Maison Blanche, qui n’a pas confirmé cet accord.

« Nous avons eu des discussions prometteuses jusqu’ici », a indiqué le porte-parole, « et sommes résolus à mener des projets d’infrastructures transformants et nous croyons que les meilleures solutions sont souvent venues de l’ingéniosité et de l’énergie du secteur privé. »

Contactée par l’AFP, la société The Boring Company n’a pas immédiatement donné suite.

Elon Musk n’est directement impliqué que dans la réalisation des tunnels, par le biais de sa société The Boring Company.

Les trains, eux, sont développés par d’autres sociétés, sans lien capitalistique avec lui.

Dans ses tweets, jeudi, Elon Musk n’a pas expliqué quel était le partenaire du projet de train entre New York et Washington.

Plusieurs sociétés se sont positionnées sur ce marché. En avril, The Northeast Maglev, une société américaine, a présenté un projet similaire à celui évoqué jeudi par Elon Musk.

Elle collabore avec la compagnie ferroviaire japonaise JR Central, qui a développé la technologie dite « Scmaglev », pour Superconducting Magnetic Levitation, et teste actuellement un nouveau train à sustentation électromagnétique devant relier Tokyo à Osaka à une vitesse de 500 km/heure.

Contacté par l’AFP, The Northeast Maglev n’a pas immédiatement donné suite.

Cette société n’utilise pas le nom d’Hyperloop, à la différence d’Hyperloop One et Hyperloop Transportation Technologies (HTT), qui développent également leurs propres projet de train à sustentation magnétique.

Dans d’autres tweets postés jeudi, Elon Musk évoque la création d’une liaison à très grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco ainsi que d’une ligne reliant plusieurs villes du Texas.

Il cite aussi le tunnel actuellement en construction pour désengorger Los Angeles.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juillet 2017 23h57)

Au Japon, les mini-croisières en train de luxe font recette

juin 17, 2017

Le train de luxe « Twilight Express Mizukaze » à Osaka le 23 février 2017 / © JIJI PRESS/AFP/Archives / STR

Son nom: « Twilight Express Mizukaze ». Le nec plus ultra des luxueux trains qui sillonnent le Japon est entré en service samedi avec quelques voyageurs privilégiés, prêts à débourser des milliers d’euros pour une escapade ferroviaire.

Exploité par la compagnie JR West, il est parti d’Osaka avec une trentaine de passagers, tirés au sort tant la demande était forte, en route vers le sud et ses paysages bucoliques. Pour les couples les plus fortunés, une suite propose le confort d’un hôtel cinq étoiles, avec lits douillets et salle de bains en marbre. Prix du séjour: 2,4 millions de yens (près de 20.000 euros) pour un aller-retour sur trois jours.

Le « Mizukaze », qui signifie « vent frais » en japonais, arbore un style opulent Art Déco et une silhouette désuette en hommage à son ancêtre, le « Twilight Express », mis au rebut en 2015 du fait de son grand âge.

Mariée la veille, Ayaka Kobayashi, 39 ans, s’est offert ce plaisir avec son mari pour leur lune de miel. « Je suis absolument ravie de voyager dans ce train historique, je veux savourer ce moment spécial dans un endroit unique », a-t-elle confié à l’agence de presse Jiji avant le départ, sous le regard d’admirateurs, petits et grands, dépités de rester à quai.

Les Japonais vouent une passion au rail, dans un pays offrant un réseau extrêmement dense, efficace et varié. Les trains-couchettes étaient jadis nombreux dans l’archipel, mais ils ont quasiment disparu avec l’arrivée du TGV japonais, le « Shinkansen », pionnier mondial du transport ferroviaire ultra-rapide né il y a un demi siècle.

– ‘Une fois dans ma vie’ –

« Tout a été repensé ex nihilo, ce qui a donné naissance à une nouvelle génération » de trains, explique le photojournaliste Kageri Kurihara, spécialiste du sujet.

« Les compagnies essayent de montrer ce dont elles sont capables quand elles n’ont pas de contraintes. +Regardez ce que nous pouvons offrir!+, clament-elles, loin de l’image des wagons-lits exigus et si inconfortables ».

Début mai, un autre train au nom tout aussi poétique, le « Shiki-Shima » ou « Ile des quatre saisons », quittait Tokyo pour une grande boucle passant par l’île septentrionale de Hokkaido. Dîner préparé par de grands chefs, cocktail à siroter dans un piano-bar baigné par la chaude lumière d’une (fausse) cheminée: l’expérience se veut inoubliable, et malgré la coquette somme (950.000 yens par personne pour un duplex), les clients sont au rendez-vous: réservations complètes jusqu’à mars 2018!

La facture a certes été élevée pour la société JR East qui l’exploite (10 milliards de yens) mais, si les profits sont limités en raison du faible nombre de passagers, l’enjeu en terme d’image vaut le pari.

Avant eux, Kyushu Railway s’était aussi lancé sur le créneau haut de gamme, proposant depuis 2013 sur l’île méridionale et rurale de Kyushu le « Nanatsuboshi » (sept étoiles), un train à sept voitures et 14 suites en lambris.

« Cette tendance survient au moment où de plus en plus touristes visitent le Japon », qui espère en accueillir 40 millions en 2020, année des jeux Olympiques de Tokyo, souligne M. Kurihara.

Et si l’économie nippone n’est pas aussi florissante qu’il y a quelques années, de nombreux Japonais sont prêts à s’offrir une escapade à bord d’une des versions locales du mythique Orient Express.

« Si je mettais de l’argent de côté, j’adorerais voyager à bord au moins une fois dans ma vie », se prend à rêver le journaliste.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juin 2017 13h22)                

Arrivée à Londres du premier train de marchandises en provenance de Chine

janvier 18, 2017

Londres – Au terme d’un voyage de 18 jours et long de 12.000 kilomètres, le premier train de marchandises reliant directement la Chine au Royaume-Uni est arrivé mercredi à Londres.

Ce périple témoigne de la volonté de Pékin de renforcer ses liens commerciaux avec l’Europe de l’Ouest, en faisant renaître l’ancestrale Route de la soie qui permettait d’acheminer la précieuse marchandise sur le Vieux continent.

La locomotive aux couleurs jaune et rouge siglée du logo de la compagnie allemande Deutsche Bahn est arrivée à destination à Barking dans l’est de Londres peu après 13H00 GMT.

Roulant à très faible allure pour son arrivée, le train est passé à travers une vaste banderole où était inscrit: Premier train de marchandises de Chine vers le Royaume-Uni – Yiwu vers Londres – Janvier 2017, avant de recevoir une pluie de confettis.

Le train, dont les wagons étaient remplis de vêtements et d’autres biens de consommation courante, comportait 34 conteneurs, bien loin des navires de commerce qui peuvent en contenir entre 10.000 et 20.000.

Le train est parti le 1er janvier de la ville industrielle de Yiwu située dans la province côtière de Zhejiang au sud de Pékin, puis a poursuivi son aventure à travers le Kazakhstan, la Russie, le Bélarus, la Pologne, l’Allemagne, la Belgique et la France, avant d’entrer au Royaume-Uni par le tunnel sous la Manche.

Le train entré en gare est toutefois différent de celui qui est parti de Chine à l’orée de la nouvelle année, puisque des locomotives et wagons différents ont dû être utilisés tout au long du parcours en raison d’une largeur de voie plus importante dans les pays de l’ancienne Union soviétique.

Londres est la 15e ville desservie par ce nouveau service de fret ferroviaire, proposé par la compagnie d’Etat China Railway Corporation.

Le service est censé être meilleur marché que le transport aérien et plus rapide que le transport maritime.

« Le nouveau service propose un voyage très rapide », relève Mike White, directeur opérationnel de l’opérateur de transport Brunel Project Cargo, qui participe à la liaison Chine-Royaume-Uni.

« Nous pensons que cela va changer la manière dont de nombreux spécialistes de transports et affréteurs voient les importations et exportations chinoises », selon lui.

Ces nouvelles liaisons font partie du projet des autorités chinoises, lancé en 2013, de construire une nouvelle « Route de la soie » pour renforcer les liens économiques et commerciaux à travers l’Asie, la Russie et l’Europe.

La Chine, première puissance marchande planétaire, vise à renforcer les liens avec ces régions à coups d’investissement dans les infrastructures pour doper les échanges et permettre dans le même temps d’offrir de nouveaux débouchés aux usines chinoises souvent en surcapacité.

Romandie.com avec(©AFP / 18 janvier 2017 16h01)

Cameroun: 2000€ pour les victimes de l’accident de train

novembre 7, 2016

L’opérateur ferroviaire Camrail, filiale du français Bolloré, a annoncé aujourd’hui une première enveloppe pour indemniser les victimes de l’accident de train survenu le mois dernier au Cameroun.

Un train de passagers bondé a déraillé le 21 octobre alors qu’il effectuait la liaison entre Yaoundé et Douala, provoquant la mort de 79 personnes.

« Les procédures d’indemnisation pouvant être longues et complexes dans ce type d’accident, Camrail a souhaité faciliter les procédures et débloquer dans l’urgence une première enveloppe budgétaire destinée à la prise en charge des frais funéraires », a fait savoir la société dans un communiqué.

« Cette enveloppe de 1.500.000 FCFA (2287 euros, NDLR) par victime n’est pas une indemnisation pour préjudice mais une prise en charge des frais d’obsèques des passagers ayant perdu la vie dans ce terrible accident », a ajouté la filiale de Bolloré, précisant que « 45 familles se sont déjà manifestées et ont, à ce jour, perçu cette aide ».

« S’agissant des indemnisations pour les préjudices subis (…), un accent particulier est mis par Camrail et ses assureurs pour un traitement personnalisé des dommages subis, directement auprès des blessés et de leurs familles », a également indiqué l’opérateur.

Ces annonces interviennent alors que des proches des victimes de l’accident ont déposé plainte contre Camrail et Bolloré, les accusant de négligence et d’homicide involontaire.

Lefigaro.fr avec Reuters

Les Camerounais se plaignent d’être mal informés sur la catastrophe ferroviaire, dont le bilan s’alourdit

octobre 23, 2016

Près de 1 300 personnes étaient à bord de ce train de neuf voitures, auxquelles avaient été ajoutés huit wagons en raison de la paralysie du trafic routier.

L’accident, dont les causes sont toujours inconnues, s’est produit vendredi vers 11 heures, près de la gare d’Eseka, à environ 120 km à l’ouest de Yaoundé. Crédits : AFP
Le déraillement d’un train bondé au Cameroun, vendredi 21 octobre, a fait au moins 75 morts et entre 500 et 600 blessés, selon le dernier bilan de la police, le lendemain. « Mes sincères condoléances aux familles endeuillées suite au déraillement du train de la compagnie Camrail à Eseka », a écrit le président Paul Biya sur sa page Facebook, alors qu’il est en séjour à l’étranger. En mémoire des victimes, il a décrété le lundi 24 octobre comme journée de deuil national, mais ses compatriotes ont été surpris par son temps de réaction, cela lui a pris plus de 24 heures après le drame.

« J’ai demandé au gouvernement de fournir une aide totale pour les survivants, tandis que les enquêtes seront faites pour déterminer la cause du déraillement », a ajouté le président. Le train de la compagnie Camrail, dont l’actionnaire principal est le groupe français Bolloré, assurait la liaison entre Yaoundé et le port de Douala, les deux plus grandes villes du pays.

L’accident, dont les causes sont toujours inconnues, a d’abord été nié par le ministre des transports, Edgar Alain Mebe Ngo’o, qui a parlé « d’information malveillante ». Il s’est produit vendredi vers 11 heures, heure locale, près de la gare d’Eseka, à environ 120 km à l’ouest de Yaoundé alors que le train roulait vers Douala. « Il y a eu un bruit sourd. J’ai regardé derrière moi et les wagons derrière nous ont quitté les rails et commencé à s’empiler les uns sur les autres. Il y avait beaucoup de fumée », a constaté un journaliste de l’agence de presse Reuters qui voyageait en tête du train. Joint par Le Monde Afrique, il poursuit :

« Les wagons de derrière ont fait des tonneaux tandis que le nôtre, tracté par une locomotive devenue folle, a fini par se stabiliser 5 kilomètres plus loin, dans un bosquet. »

Environ 1 300 personnes voyageaient à bord de ce train de neuf voitures, auxquelles avaient été ajoutés huit wagons afin d’embarquer plus de passagers, en raison de la paralysie du trafic routier. En effet, le même jour, l’effondrement d’une section de l’autoroute reliant Douala à Yaoundé a causé des perturbations.

Le Congolais Glenn Zao, installé à Yaoundé, était dans un des wagons suivants, lâché par la locomotive. Son témoignage a été recueilli par la journaliste Caroline Chauvet :

« Quelques kilomètres avant le lieu du drame, le train a commencé à fumer. Et puis il a ralenti. Après, tout d’un coup, il a accéléré, un truc de malade. La locomotive s’est détachée et a continué à rouler. Nous, notre wagon s’est retourné à une vitesse de mort. Et derrière c’était pire ».

Lire aussi :   Une victime française dans la catastrophe ferroviaire au Cameroun

Manque d’informations

« C’est à partir de 20 heures, soit environ 8 heures après ce drame, que des ambulances sont arrivées pour secourir les blessés », témoigne Laurent, proche d’une femme blessée dans l’accident, qui est parti chercher sa sœur sur les lieux du drame.

A Yaoundé, où les morts sont transférés, « nous avons reçu entre 60 et 70 corps à la gare ce matin, ainsi qu’une cinquantaine de blessés », a déclaré samedi à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable de la compagnie ferroviaire, la Camrail. « Il y a des Blancs, beaucoup de femmes et des bébés parmi les 29 corps que nous avons reçus », a expliqué un employé de la morgue de l’hôpital de Yaoundé sans pouvoir fournir de précisions sur les nationalités.

Depuis le 21 octobre au soir, les habitants du quartier Beedi, où se situe l’hôpital général, entendent les sirènes des ambulances retentir. La mobilisation des personnels de santé a été une bonne surprise pour les proches des victimes. « Le personnel [de l’hôpital général] a été très réactif et n’a pas parlé administratif, surtout pas d’argent, comme souvent, poursuit Laurent. Pour une fois, c’était uniquement l’état de santé du patient qui comptait, pas son portefeuille. »

Désormais, les Camerounais se plaignent du manque d’informations concernant les 1 300 passagers du train intercity 152 de la Camrail. « Personne n’a jamais pu nous expliquer pourquoi Bolloré Railways n’a jamais voulu informatiser son ticketing » se demande le blogueur Florian Nguimbis. Cependant, ils se félicitent de voir que certains hôpitaux, dont la Quintinie, ont publié une liste complète des personnes admises.

Interrogé par la télévision nationale vendredi, deux heures après le drame, le ministre des transports Edgar Alain Mebe Ngo’o a déclaré : « Je voudrais saisir cette occasion pour apporter un démenti catégorique à une information malveillante actuellement en circulation dans les réseaux sociaux et qui fait état d’un déraillement du train voyageur qui serait survenu ce jour ». L’ancien ministre de la défense a tenté de se reprendre quelques heures plus tard mais le mal était fait : plusieurs voix demandent désormais sa démission. Quant au président Paul Biya, il devrait revenir dans la capitale dimanche 23 octobre après une absence du pays d’un mois et d’une semaine. Il se trouvait dans une destination qui n’a pas été révélée.

Dans un communiqué envoyé de Paris par la société mère, le groupe Bolloré, Camrail dit coopérer avec les autorités camerounaises pour s’assurer que les blessés seront pris en charge, et les familles des victimes soutenues. La société ajoute qu’une enquête technique est en cours et promet que ses conclusions seront rendues publiques « dès qu’elles seront connues ».

Lemonde.fr avec AFP et Reuters

Cameroun: 53 morts dans le déraillement d’un train de voyageurs

octobre 21, 2016

Yaoundé – Cinquante-trois personnes ont péri vendredi au Cameroun dans le déraillement d’un train de voyageurs reliant Yaoundé à la ville portuaire de Douala, a annoncé vendredi soir la radio-télévision d’Etat (CRTV).

On dénombre également plus de 300 blessés, a ajouté la radio d’Etat. Le pronostic vital de certains blessés est très engagé (…) Les causes de l’accident ne sont pas encore élucidées.

Le train, bondé en raison de l’interruption du trafic routier entre les deux villes due à l’effondrement d’un pont, a déraillé un peu avant la ville d’Eseka (centre), avait annoncé auparavant le ministre camerounais des Transports, Edgar Alain Mebe Ngo’o, faisant état de dégâts importants, humains et matériels.

Ce déraillement a fortement perturbé la circulation sur la voie ferrée, a précisé la radio.

Les équipes d’intervention et de sécurité sont mobilisées, a assuré de son côté la société chargée du transport ferroviaire, Camrail.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un pont routier s’est effondré sous l’effet de la pluie, paralysant la circulation sur la route reliant Yaoundé à Douala.

Les voyageurs se sont rabattus en masse vendredi matin vers les gares de Douala et de Yaoundé, nombre d’entre eux n’ayant pas les moyens de prendre l’avion.

La route a été coupée dans les deux sens au niveau de Matomb, à 68 km de Yaoundé, à la suite de l’effondrement d’une buse métallique sur la RN3 (route nationale numéro 3), selon le ministère des Travaux publics.

La route reliant le port de Douala, capitale économique, à Yaoundé est l’une des plus importantes du pays par la densité du trafic. Les échanges vers le Tchad et la Centrafrique transitent aussi par cet axe, par ailleurs l’un des plus dangereux du Cameroun en termes d’accidents.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2016 21h44)

Suisse: L’assaillant du train et une victime succombent à leurs blessures

août 14, 2016

L’attaque contre les passagers d’un train de Salez (SG) samedi a fait deux victimes: l’assaillant et une de ses victimes ont succombé à leurs graves blessures dimanche, a annoncé la police saint-galloise. Il s’agit d’un homme de 27 ans et d’une femme âgée de 34 ans.

La police a perquisitionné le domicile de l’agresseur, situé dans un canton voisin de celui de St-Gall. Les résultats de la perquisition font partie de l’enquête. Le motif n’étant pas encore clarifié, la police enquête « dans toutes les directions », a-t-elle indiqué dimanche. Toutefois, le motif ne serait ni terroriste ni politique.

Pas de casier judiciaire
L’assaillant âgé de 27 ans aurait agi seul. Il est Suisse, n’est connu ni des services de police de St-Gall ni de son canton de résidence et n’a pas de casier judiciaire.

Au total, sept personnes ont été blessées, l’agresseur compris. Plusieurs victimes, grièvement blessées, ont dû être héliportées dans des cliniques spécialisées. Dimanche, une femme âgée de 34 ans a succombé à ses graves blessures. Plusieurs victimes avaient été transportées dans des cliniques spécialisées en raison de brûlures et de blessures au couteau.

Selon les médecins, les blessures d’une femme de 17 ans et celles d’une fillette de 6 ans sont graves. Les autres victimes sont une femme 43 ans, un jeune homme de 17 ans et un homme de 50 ans.

L’agression a été filmée par une caméra de surveillance à 14h20: on y voit l’homme armé d’un couteau verser un liquide inflammable, qu’il a allumé. Les flammes ainsi que des coups de couteau ont blessé les passagers ainsi que l’agresseur.

Sorti du train
Lorsque le détecteur de fumée s’est déclenché, le conducteur de la locomotive a arrêté le train à la gare la plus proche, Salez. « C’était une bonne décision », a dit Bruno Metzger, porte-parole de la police cantonale. Les secours ont ainsi pu accéder aux victimes sans entraves.

Un homme, qui se trouvait sur le quai lorsque le train s’est arrêté, s’est précipité dans la voiture en feu et a tiré l’agresseur hors du train, indique la police. Ce sauveur a été intoxiqué par la fumée.

Enquête pénale
Le Ministère public de St-Gall a ouvert une enquête pénale pour blessures corporelles et incendie intentionnel. Les parties du train endommagées ont été séquestrées. Le liquide inflammable est analysé par la section chimique et technologique de la police st-galloise.

Les dégâts matériels sont estimés à plus de 100’000 francs. La circulation a repris normalement dès 21h00, indique encore la police dans son communiqué. Plus de 90 membres de la police, pompiers, secouristes et du soutien psychologique ont été engagés. La police ne prévoit pour l’heure pas davantage d’informations au public.

Cette attaque survient dans un contexte de forte tension en Europe, suscitée par une vague d’attentats et d’agressions au cours des derniers mois, dont beaucoup ont été revendiqués par le groupe djihadiste Etat islamique.

Romandie.com avec(ats / 14.08.2016 14h06)

Suisse : un homme met le feu à un wagon et poignarde des passagers, six blessés

août 13, 2016

Genève – Un Suisse de 27 ans a mis samedi le feu à un wagon avec un liquide inflammable et poignardé des passagers dans un train en Suisse, blessant six personnes dont un enfant de six ans, a annoncé la police.

L’attaque a eu lieu dans un train circulant dans l’est, le long de la frontière avec le Liechtenstein, a déclaré la police régionale de Saint-Gall dans un communiqué, précisant que l’assaillant a également été blessé.

La police, qui a ouvert une enquête criminelle, ne se prononçait pas sur le mobile de l’assaillant.

L’attaque a lieu vers 14H20 heure locale (12H20 GMT) près de la gare de Salez. Le train reliait Buchs à Sennwald.

L’homme, un Suisse de 27 ans, a versé du liquide inflammable (…) qui a pris feu, a dit la police, ajoutant qu’il était également armé d’au moins un couteau.

Les six passagers blessés et l’assaillant ont été hospitalisés pour des brûlures ou des plaies provoquées par les coups de couteau, ajoute le communiqué.

Outre l’enfant, deux hommes, de 17 et 50 ans, et trois femmes de respectivement 17, 34, et 43 ans ont été blessés, selon la police qui précise que des dizaines de passagers se trouvaient à bord du train au moment de l’attaque.

Policiers, pompiers, ambulances et hélicoptères sont arrivés en masse sur les lieux de l’attaque.

La police a précisé que le montant des dégâts causés au train s’élevait à 92.000 euros.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2016 19h06)