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Côte d’Ivoire: 137 enfants « sauvés » de la traite lors d’une opération de police

janvier 13, 2020

 

© Fournis par Belga
 

137 enfants promis au travail dans les champs ou le commerce, voire à la prostitution, ont été « sauvés » lors d’une opération policière menée jeudi et vendredi dans l’est de la Côte d’Ivoire, selon le Comité national des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS)

« Nous avons pu secourir 137 enfants victimes de traite et d’exploitation. Les enfants sauvés sont de nationalité nigériane, nigérienne, béninoise, ghanéenne et togolaise », a déclaré le commissaire divisionnaire Kouadio Yeboué Marcellin, préfet adjoint de police d’Aboisso (sud-est, frontière du Ghana), dans le texte diffusé par le CNS.

Le CNS, qui a financé l’opération, est présidé par la première dame, Dominique Ouattara.

« 12 trafiquants » ont été arrêtés, selon le texte.

« Selon leur nationalité, ils (les enfants) étaient destinés à la prostitution pour les Nigérianes, le pneumatique (réparation de pneus sur le bord de la route) et le commerce pour les Togolais, les Béninois et les Nigériens (…). L’âge de ces enfants sauvés varie entre 6 et 17 ans. »

Les policiers ont contrôlé des bus, ciblant les enfants non accompagnés, mais ils sont aussi intervenus dans des villages: la « première journée a permis de secourir une quarantaine d’enfants découverts en situation d’exploitation et de traite dans les plantations ou exerçant un métier dangereux pour leur âge », assure le texte.

Des recherches sont menées pour retrouver les parents des enfants.

Avec Belga

Russie: Poutine propose au Japon un traité de paix sans condition, Tokyo répond froidement

septembre 12, 2018

Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Vladivostok, dans l’Extrême orient russe, le 12 septembre 2018 / © AFP / Kirill KUDRYAVTSEV

Vladimir Poutine a proposé mercredi au Japon de tourner la page de la Deuxième guerre mondiale en signant d’ici à la fin de l’année et « sans conditions préalables » un traité de paix, une proposition froidement accueillie par Tokyo qui exige la restitution de quatre îles annexées par l’URSS en 1945.

Le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga a immédiatement réagi à la proposition du président russe, rappelant « le principe simple » selon lequel Tokyo ne conclura un tel traité qu' »après le règlement du problème de l’attribution » de ces îles volcaniques du sud de l’archipel des Kouriles que le Japon, qui les appelle les Territoires du Nord, revendique.

C’est précisément ce différend territorial qui a jusqu’à présent empêché les deux pays de parvenir à la signature d’un traité de paix et les négociations sur ce point n’ont pas connu d’avancées majeures ces dernières années malgré les appels répétés du Premier ministre Shinzo Abe.

M. Poutine a fait cette proposition dans le cadre du Forum économique de Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, où M. Abe venait lui aussi de lancer un appel en faveur de la signature d’un tel traité, sujet majeur de discussions ces dernières années.

Le chef de l’Etat russe, jusqu’alors très prudent sur ce sujet qui empoisonne des relations par ailleurs en plein développement, a expliqué que « l’idée lui (était) venue à l’esprit ».

« Cela fait 70 ans que nous cherchons à régler nos différends. Cela fait 70 ans que nous menons des négociations (…) Shinzo a dit +Changeons d’approche !+. Et en effet : allons-y ! Signons un traité de paix, pas maintenant mais d’ici à la fin de l’année ! Sans conditions préalables », a déclaré Vladimir Poutine, sous des applaudissements dans le public constitué majoritairement d’hommes d’affaires asiatiques, notamment japonais.

« Et ensuite, sur la base de cet accord de paix, comme des amis, nous continuerons à régler tous les sujets de discorde. Il me semble que cela rendrait plus simple la résolution de tous les problèmes que nous ne pouvons régler depuis 70 ans », a-t-il avancé.

Lundi encore, le président russe, qui a fréquemment rencontré Shinzo Abe, déclarait qu’il serait « naïf de penser qu’on peut résoudre en une heure » ce différend, se disant simplement « prêt à chercher des solutions qui conviendraient à la fois à la Russie et au Japon ».

Le porte-parole du Kremlin a déclaré que les deux dirigeants n’ont pas encore évoqué la proposition du président russe.

– « Devoir envers les générations futures » –

Dans son discours devant le forum de Vladivostok, avant la proposition de Vladimir Poutine, le chef du gouvernement japonais avait encore fait un long plaidoyer en faveur du règlement de ce différend territorial.

Les îles Kouriles / © AFP / AFP

« Les relations entre la Russie et le Japon avancent à un rythme jamais vu (…) Il ne reste qu’un obstacle qui les empêche de prospérer complètement (…) et ce n’est rien d’autre que le fait que nos deux pays doivent encore conclure un traité de paix », avait-il expliqué.

« Si nous ne le faisons pas maintenant, alors quand ? Et si nous ne le faisons pas, alors qui va le faire ? » avait demandé M. Abe. « Nous sommes tous les deux (avec Vladimir Poutine, ndlr) conscients que cela ne sera pas facile. Cependant, nous avons un devoir envers les générations futures ».

Il a estimé que les îles pouvaient servir de « hub logistique » et de « symbole de coopération », faisant de la mer du Japon « une autoroute pour le transport de marchandises dans les deux sens ».

Les déclarations de Vladimir Poutine ont surpris beaucoup d’observateurs.

Alexandre Gabouev, le directeur du programme Asie-Pacifique au centre moscovite Carnegie, estime qu’elles sont le résultat de la frustration de la Russie face à la faiblesse des investissements japonais.

« Cela semble être une déclaration faite sur le coup de l’émotion plutôt que quelque chose de réel », a-t-il déclaré à l’AFP.

Jusqu’à présent, les deux pays ont progressé à petits pas, s’engageant à faciliter la visite d’anciens habitants sur ces îles et lançant quelques projets économiques communs.

Lundi, Vladimir Poutine et Shinzo Abe ont annoncé la visite en octobre en Russie du chef d’état-major japonais, Katsutoshi Kawano, et d’une délégation d’hommes d’affaires japonais sur les îles disputées.

Romandie.com avec(©AFP / (12 septembre 2018 15h05)

ONU: signature d’un traité interdisant symboliquement l’arme nucléaire

septembre 20, 2017

Le Secrétaire général de l’ONU à la tribune de la 72e cession à New York, le 19 septembre 2018 / © AFP / Jewel SAMAD

Une cinquantaine de pays, Brésil en tête, ont lancé mercredi la signature d’un traité bannissant l’arme atomique, à la portée symbolique en raison du boycott du texte par les grandes puissances nucléaires.

Le traité, élaboré en quelques mois, a été adopté en juillet par 122 pays. Il entrera en vigueur dès lors qu’il aura été ratifié par 50 pays.

Le président brésilien Michel Temer a été le premier à signer ce texte, et devait être suivi par 50 autres pays.

Aucune des neuf puissances nucléaires – Etats-Unis, Russie, Chine, Inde, Pakistan, Israël, France, Royaume-Uni, Corée du Nord – n’a prévu de s’y rallier. Les pays de l’Otan sont aussi restés à l’écart, ainsi que le Japon, seul pays à avoir subi, en 1945, une attaque à l’arme atomique.

Etats-Unis, France et Royaume-Uni, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ont à plusieurs reprises critiqué l’initiative ces derniers mois, citant la crise nord-coréenne en exemple d’un contexte sécuritaire qui rendrait l’arme atomique indispensable.

« Il n’y a rien que je souhaite tant pour ma famille qu’un monde sans arme nucléaire, mais nous devons être réalistes. (…) Qui peut croire que la Corée du Nord accepterait une interdiction des armes nucléaires? » avait ainsi déclaré en mars l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2017 15h14