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Mali : la Cour constitutionnelle déclare Assimi Goïta président de la transition

mai 29, 2021
Le colonel Assimi Goïta lors d’une rencontre avec une délégation de la Cedeao, le 22 août 2020 à Bamako.

La Cour constitutionnelle malienne a déclaré vendredi le colonel Assimi Goïta chef de l’État et président de la transition censée ramener les civils au pouvoir.

L’arrêt stipule que le vice-président de la transition, le colonel Goïta, « exerce les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme », et qu’il portera « le titre de président de la transition, chef de l’État ».

La Cour constitutionnelle dit avoir constaté la « vacance de la présidence » consécutive à la démission de celui qui était jusqu’alors le président de la transition, Bah N’Daw.

« Vacance de la présidence de la transition »

« En raison de la vacance de la présidence de la transition, il y a lieu de dire que le vice-président de la transition assume les prérogatives, attributs et fonctions de président de la transition, chef de l’État », écrit-elle.

Le colonel Goïta, homme fort du Mali depuis le coup d’État qu’il a mené le 18 août 2020 avec un groupe d’officiers contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), avait fait arrêter lundi le président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane, cautions civiles de la transition ouverte après le putsch. Assimi Goïta avait annoncé mardi les avoir démis de leurs charges. 

Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis: Un conseiller de Trump promet une transition en douceur avec Biden

novembre 17, 2020

©Copyright 2020, L’Obs

Le conseiller à la Sécurité nationale des Etats-Unis a promis lundi une transition en douceur vers une administration Biden, alors que le président Donald Trump refuse toujours de concéder sa défaite face au démocrate.Joe Biden peut-il guérir les plaies de l’Amérique ?

Robert O’Brien, qui coordonne les questions de sécurité nationale à la Maison-Blanche, a déclaré que le pays avait eu « des transitions pacifiques et réussies même dans les périodes les plus litigieuses ».

« S’il est déterminé que le ticket Biden/Harris est le gagnant, et évidemment il semble que ce soit le cas maintenant, nous aurons une transition très professionnelle de la part du conseil à la Sécurité nationale, cela ne fait pas de doute », a dit Robert O’Brien lors du Global Security Forum, une conférence virtuelle.

« Des gens très professionnels »

En décalage avec le président Trump, Robert O’Brien a aussi affirmé que Joe Biden et sa colistière Kamala Harris avaient « des gens très professionnels » dans leur équipe, capables de reprendre les rênes.

« Ils méritent d’avoir un peu de temps pour arriver et mettre en œuvre leurs politiques », a-t-il ajouté. Presque deux semaines après l’élection du 3 novembre, Donald Trump affirme toujours qu’il a gagné et fait état, sans preuves, de fraudes.

Joe Biden doit être investi président le 20 janvier, que Donald Trump concède ou non sa défaite, mais l’agence qui gère la bureaucratie fédérale, la General Services Administration, refuse de certifier sa victoire, ce qui le prive d’informations classées secret-défense et de moyens pour préparer la transition.

« Tout notre possible pour récupérer Austin »

Robert O’Brien, avocat républicain de longue date, a aussi semblé reconnaître les résultats de l’élection en évoquant les efforts en vue de libérer Austin Tice, journaliste américain porté disparu en Syrie.

« Nous faisons tout notre possible pour récupérer Austin », a-t-il dit. « Le président voudrait le voir de retour avant de quitter son poste ».

Avec NouvelObs

Mali : la Cedeao lève les sanctions après la nomination du gouvernement de transition

octobre 6, 2020
Le Premier ministre de la transition au Mali, Moctar Ouane, en mars 2016 à Alger.

L’organisation ouest africaine a décidé de la levée des sanctions qui pesaient sur le Mali au lendemain de la nomination d’un gouvernement de transition. Celui-ci est composé de militaires, qui y tiennent plusieurs postes-clés, de membres de groupes armés, de technocrates et de quelques personnalités issues du M5.

Évoquant des « avancées notables vers la normalisation constitutionnelle et pour soutenir ce processus », les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont décidé de la levée des sanctions qui pesaient encore sur le Mali.

Annoncée dans une déclaration datée du 5 octobre, signée de la main du président ghanéen Nana Akufo Ado, président en exercice de la Cedeao, cette décision a été rendue publique ce mardi, quelques heures après l’annonce de la nomination d’un gouvernement de transition, qui était l’une des conditions requises par la Cedeao en préalable à la levée des sanctions.

Plus d’une semaine après la nomination du diplomate Moctar Ouane comme Premier ministre de la transition, la composition de son gouvernement a e effet été rendue publique le lundi 5 octobre dans la soirée par le secrétaire général de la présidence, Sékou Traoré.

Les 25 membres de cet exécutif aux allures de gouvernement d’union nationale seront chargés de conduire la transition dans les dix-huit prochains mois.

Trois membres de la junte

La junte s’y taille une place de choix. Plusieurs portefeuilles régaliens ont été en effet confiés à des militaires : quatre officiers, dont trois sont membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août, ont été nommés à des postes-clés.

Le colonel Sadio Camara, ancien directeur du Prytanée militaire de Kati et deuxième vice-président du CNSP, devient ministre de la Défense et des anciens Combattants.

Le colonel Modibo Koné, ancien commandant à Koro (Centre) et troisième vice-président de la junte, est pour sa part nommé à la Sécurité et à la Protection civile.

Autre ministère stratégique, qui échoit à l’un des officiers ayant conduit le coup d’État : celui de la Réconciliation nationale, dont les rênes sont confiées au colonel-major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air et porte-parole du CNSP (il en fut la figure la plus médiatique dans les jours qui ont suivi le putsch).

Quatrième militaire à faire son entrée au gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga dirigera le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation – un portefeuille capital puisque, en attendant une éventuelle réforme du système électoral, c’est lui qui aura la charge de l’organisation des scrutins.

Des ministres issus de groupes armés

Des membres de groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015 rejoignent également le gouvernement.

Mossa Ag Attaher et Mahmoud ould Mohamed, de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ont été nommés respectivement ministre de la Jeunesse et des Sports et ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche.

La Plateforme n’a pas été oubliée : deux de ses leaders font leur apparition : Harouna Mahamadou Toureh, ministre du Travail et de la Fonction publique, assurera également les fonctions de porte-parole du gouvernement, et Alhamdou Ag Ilyene devient ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine.

Société civile

À noter aussi que plusieurs personnalités issues de la société civile, dont certaines affiliées au Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), ont été nommées.

C’est le cas de Mohamed Salia Touré, ancien président du Conseil national de la jeunesse (CNJ) et membre de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko. Il « hérite » du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

L’ancien procureur du pôle anti-corruption, Mohamed Sidda Dicko, fait quant à lui une entrée remarquée comme ministre de la Justice et des Droits de l’homme. Un poste d’autant plus stratégique que les nouvelles autorités sont particulièrement attendues sur les questions de lutte contre l’impunité et la corruption.

Autre figure issue de la société civile, Mohamed Coulibaly, proche de Cheick Oumar Sissoko, qui se voit confier la Refondation de l’État et les Relations avec les institutions.

Hamadoun Touré, ancien secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications, est nommé ministre de la Communication et de l’Économie numérique. S’il ne comptait pas parmi ses leaders les plus médiatiques, il était membre du M5.

Technocrates

Conduit par Moctar Ouane, ce gouvernement compte aussi de plusieurs personnalités aux profils de technocrates.

Zeïni Moulaye, ancien ministre des Transports et du Tourisme de 1989 à 1991, ex-ambassadeur du Mali en Arabie saoudite de 2016 à 2020 et ex-conseiller diplomatique d’IBK, a été nommé ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Alhousseini Sanou devient ministre de l’Économie et des Finances, tandis que Doulaye Konaté est nommé ministre de l’Éducation nationale.

La portion congrue pour les femmes

En revanche, la nouvelle équipe gouvernementale, forte de 25 membres, ne compte que quatre femmes. Outre le fait que c’est contraire à la législation, qui prévoit qu’au moins 30% des postes électifs et nominatifs soient confiés aux femmes, aucune n’a obtenu de ministère régalien.

Kadiatou Konaré, fille de l’ancien président Alpha Omar Konaré, a été nommée ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Fanta Siby devient ministre de la Santé et du Développement social et Bernadette Keïta aura la charge de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Enfin, Bintou Founé Samaké est la nouvelle ministre de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

La Cedeao demande la dissolution du CNSP

En annonçant la levée des sanctions, la Cedeao a notamment « pris acte » de l’investiture de Bah N’Daw en tant que président de la transition et de la nomination de Moctar Ouane, un civil, comme Premier ministre.

Elle a également noté que, dans la Charte de la transition publiée au Journal officiel, les dispositions permettant au vice-président – en l’occurrence le colonel Assimi Goïta – de remplacer le président de la transition ont été retirées.

L’organisation régionales demande cependant aux nouvelles autorités de « mettre en oeuvre rapidement les autres décisions du Sommet (d’Accra du 15 septembre dernier), en particulier la libération de tous les officiels militaires et civils arrêtés le 18 août 2020 et la dissolution du CNSP »

Avec Jeune Afrique par Aissatou Diallo

Soudan: le premier ministre de transition investi

août 21, 2019

 

Abdallah Hamdok a été investi ce mercredi comme premier ministre du Soudan et devra mener un gouvernement de transition dans ce pays dirigé durant trente ans par le général aujourd’hui destitué Omar el-Béchir, ont rapporté les médias d’État. Peu de temps après avoir atterri dans la capitale soudanaise, cet ancien collaborateur des Nations unies a prêté serment au cours d’une brève cérémonie.

Désigné par les chefs de la contestation pour devenir le nouveau premier ministre du Soudan, Abdallah Hamdok a appelé ce mercredi à l’établissement d’une démocratie pluraliste après 30 ans de régime autoritaire, a rapporté l’agence de presse soudanaise officielle SUNA.

Cet économiste chevronné qui a travaillé durant des années pour les Nations unies. Il prend la tête d’un futur gouvernement après les mois de manifestations qui ont conduit à la chute de l’ex-président Omar el-Béchir, après 30 ans à la tête du pays, et au transfert du pouvoir par les généraux ayant pris sa suite à une instance de transition dominée par les civils, le Conseil souverain.

La nouvelle phase qui s’ouvre au Soudan va nécessiter des «efforts concertés du peuple pour s’unir et construire un Etat fort», a-t-il déclaré selon SUNA. «Abdallah Hamdok a appelé à l’établissement d’une démocratie pluraliste en accord avec tous les Soudanais», a ajouté l’agence. Deux membres civils du nouveau Conseil souverain l’ont accueilli à son arrivée à l’aéroport. Ce Conseil qui compte onze membres supervisera la transition durant trois ans et trois mois et remplace le Conseil militaire de transition. Le nouveau gouvernement doit en principe être formé le 28 août.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan: les généraux veulent un plan commun Éthiopie-UA pour la transition

juin 23, 2019

 

Le Conseil militaire au pouvoir au Soudan a réclamé dimanche un plan «commun» du médiateur éthiopien et de l’Union africaine pour dessiner les grandes lignes de la transition, exprimant des réserves sur une proposition présentée par Addis-Abeba.

Après plusieurs mois de manifestations qui ont poussé en avril l’armée à destituer le président Omar el-Béchir, le Soudan est le théâtre d’un bras de fer entre le Conseil militaire de transition qui a succédé à el-Béchir et les chefs du mouvement de contestation qui exigent le transfert du pouvoir aux civils.

Samedi, les représentants de la contestation ont accepté la proposition du médiateur éthiopien qui selon eux prévoit la formation d’une instance majoritairement composée de civils pour diriger la transition.

Le porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbachi, a assuré dimanche que le plan éthiopien était «différent» d’une autre initiative présentée par l’Union africaine, sans évoquer les détails des deux documents. Il a critiqué le retard pris selon lui par le médiateur éthiopien pour présenter son plan au Conseil militaire qui n’en a eu connaissance que jeudi.

Le chef du Conseil militaire, Abdel Fattah al-Burhane, a rencontré le médiateur éthiopien et celui de l’UA, a précisé le général Kabbachi. «Il a souligné qu’il vaudrait mieux que les efforts des médiateurs se concentrent sur la préparation d’un document commun, pour rapprocher les points de vue», selon le général.

Les protestataires soudanais demandent depuis des semaines au Conseil militaire de céder le pouvoir aux civils mais les négociations ont été suspendues le 20 mai, chaque camp voulant prendre la tête d’une future instance de transition.

Avant la rupture des pourparlers en mai, les deux parties s’étaient mises d’accord sur une période de transition de trois ans.Ils avaient également convenu d’un Parlement de transition occupé aux deux tiers par l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation. Ces derniers jours, le Conseil militaire a aussi critiqué ce partage.

La tension est montée d’un cran depuis le 3 juin et la dispersion meurtrière d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée. Au moins 128 personnes ont été tuées dans l’opération et la répression qui s’est poursuivie les jours suivants, selon des médecins proches de la contestation.

Les autorités ont évoqué un bilan de 61 morts. Le Conseil militaire a assuré ne pas avoir ordonné la dispersion. Le lendemain de la dispersion, il avait annoncé l’annulation de toutes les mesures sur lesquelles les deux camps s’étaient mis d’accord.

Par Le Figao.fr avec AFP

Soudan : l’armée propose une reprise des discussions sur une transition

mai 11, 2019

Des manifestants à Khartoum, capitale du Soudan, le 9 avril 2019. © AP / SIPA

 

L’armée soudanaise a proposé de reprendre les discussions sur un transfert du pouvoir à une autorité civile, qui étaient au point mort, a annoncé samedi la coordination du mouvement de protestation au Soudan.

Des milliers de manifestants campent devant le QG de l’armée à Khartoum pour demander au Conseil militaire qui a pris les rênes du pays après l’éviction du président Omar el-Béchir il y a exactement un mois le 11 avril, de céder le pouvoir à une administration civile.

Mais les pourparlers entre les dirigeants de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, et le Conseil militaire butent sur des divergences.

« Nous avons reçu un appel du Conseil militaire à reprendre les négociations », a indiqué l’ALC dans un communiqué, disant être prête à y participer mais sans donner de date pour les prochaines rencontres.

Les deux parties divergent sur la composition d’un organe appelé à remplacer le Conseil militaire. L’ALC veut qu’il soit dominé par les civils tandis que l’armée cherche à ce qu’il comprenne une majorité de militaires.

Les généraux au pouvoir veulent en outre garder la Charia (loi islamique) comme source de la législation.

L’ALC a indiqué dans son communiqué avoir identifié les points de désaccord et proposé de parvenir à les résoudre en l’espace de « 72 heures » à partir du début des discussions.

Les concessions faites aux manifestants n’ont jusque-là pas entamé la détermination de ces derniers.

Omar el-Béchir a été arrêté et est détenu à la prison Kober comme d’autres responsables de son régime. La justice a également promis de poursuivre les responsables de la mort de personnes dans les manifestations qui ont commencé le 19 décembre.

Bras de fer

Le mois dernier, l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) qui dirige le mouvement de protestation, a remis aux généraux ses propositions pour l’autorité civile qu’elle appelle de ses voeux.

Les généraux ont répondu en exprimant « beaucoup de réserves », reprochant notamment à l’ALC d’avoir omis de mentionner que la Charia (loi islamique) doit demeurer la source de la législation.

L’ALC a riposté en accusant les militaires de « vouloir prendre en otage la révolution ».

Khaled Omar Youssef, l’un des leaders de manifestants, a agité mercredi la menace d’un mouvement de désobéissance civile face à ce qu’il considère comme les atermoiement des généraux.

Ces derniers subissent aussi des pressions de la part des États-Unis et de l’Union africaine pour procéder à un transfert en douceur du pouvoir.

Pression américaine

Mercredi, le numéro deux du département d’État américain, John Sullivan, s’est entretenu au téléphone avec le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil militaire de transition.

Il a lui demandé « d’aller rapidement vers un gouvernement intérimaire dirigé par des civils » et de trouver un accord avec les meneurs de la contestation réunis au sein de l’ALC.

Face à ces pression, les généraux peuvent compter sur soutien de puissances arabes régionales comme l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et l’Egypte.

Ryad et Abou Dhabi ont annoncé une aide de trois milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) au Soudan où la crise économique a provoqué le raz-de-marée qui a emporté Omar el-Béchir.

Certains restent toutefois optimistes. Les militaires transfèreront le pouvoir si les meneurs de la contestation leur présentent « une forme de gouvernement civil crédible et viable » sur le long terme, a ainsi estimé Sadek al-Mahdi, chef du principal parti d’opposition.

« Parce qu’ils savent que s’ils se contentent d’une dictature militaire, ils seront dans la même situation que Béchir », a-t-il ajouté dans un entretien avec l’AFP début mai. C’est le gouvernement élu de Sadek al-Mahdi que l’ancien président avait renversé lors d’un coup d’État soutenu par les islamistes en 1989.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC: Félix Tsisekedi et Moïse Katoumbi demandent une transition sans Joseph Kabila

septembre 19, 2017
Les opposants congolais Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi. © John bompengo/AP/SIPA et Vincent Fournier/Jeune Afrique-REA

Les deux figures de l’opposition congolaise Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi ainsi que trois représentants de la société civile et de mouvement citoyens ont signé lundi à New York un communiqué dans lequel ils demandent une transition sans le président Joseph Kabila pour préparer des élections en République démocratique du Congo.

Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi ont co-signé un communiqué lundi 18 septembre à New York, où les Nations unies tiennent mardi une réunion sur la crise en RDC liée au maintien au pouvoir du président Kabila, dont le second mandat a pris fin le 20 décembre 2016, la Constitution ne lui permettant pas de briguer un nouveau mandat.

Dans leur communiqué, signé également par André Mbata Mangu (directeur exécutif de l’Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le développement en Afrique), Paul Nsapu (secrétaire général de la FIDH en charge de l’Afrique) et Floribert Anzuluni (coordonnateur du mouvement citoyen Filimbi), les deux opposants pointent la responsabilité de Joseph Kabila « dans le non-respect de la Constitution et de l’accord du 31 décembre 2016 » qui prévoyait des élections d’ici décembre 2017.

« Pour prévenir le vide juridique et le chaos dans la perspective de la non-tenue des élections le 31 décembre 2017 au plus tard, (nous) exigeons une transition sans M. Kabila, devenu illégal et illégitime », écrivent les deux leaders du Rassemblement de l’opposition et leurs cosignataires.

Cette transition sera « conduite par des personnalités éminentes consensuelles chargées de préparer les élections démocratiques, libres, transparentes et paisibles qui ne sont pas possibles, ni avec M. Kabila ni avec la commission électorale (Céni) dans sa configuration actuelle », ajoutent-t-ils.

Les signataires rejettent d’avance « tout projet de référendum constitutionnel » qui modifierait la Constitution sur la question du nombre et de la durée du mandat du président de la République.

Jeuneafrique.com avec AFP

L’ONU appelle à une transition pacifique vers une élection apaisée en RDC

novembre 12, 2016

Kinshasa – Une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies en visite en République démocratique du Congo a appelé samedi à Kinshasa à une transition pacifique vers une élection apaisée dans ce pays divisé sur le report de la prochaine présidentielle.

Les représentants des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont échangé samedi, au deuxième jour de leur visite avec le président congolais Joseph Kabila, les acteurs politiques de la majorité et de l’opposition, les évêques catholiques et autres acteurs de la société civile.

Tout le monde veut un consensus sur la recherche d’une solution politique reposant sur le respect de la constitution, a déclaré dans la soirée l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, François Delattre, lors d’une conférence de presse.

L’éventualité d’un changement de la Constitution pour permettre à M. Kabila de briguer un nouveau mandat n’a pas été pris comme possibilité de sortie de crise, a ajouté l’ambassadeur d’Angola à l’ONU, Ismael Abraao. Il n’est pas question de troisième mandat pour le président Kabila, a-t-il dit.

Plus tôt dans la journée, M. Delattre avait indiqué que lors de la rencontre avec M. Kabila, la délégation a rappelé que la RDC est à un moment charnière de son histoire, une transition pacifique doit conduire à des élections apaisées.

Il revient aux forces vives de maintenir le pays sur le chemin de la paix, avait appelé le diplomate français.

Vendredi, l’ONG Human Rights Watch (HRW) avait appelé cette délégation à dénoncer la répression politique en RDC pour éviter une crise de large envergure.

La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection du président Kabila en 2011 au terme d’un scrutin contesté. La crise a été aggravée par le report à avril 2018 de la présidentielle qui devait se tenir avant la fin 2016.

Ce renvoi a été décidé en octobre dernier par la majorité présidentielle et une frange minoritaire de l’opposition. La majeure partie de l’opposition a rejeté cet accord issu d’un dialogue national et plaide pour la tenue du scrutin en 2017.

Le président Kabila a invité la délégation à écouter les Congolais et à les aider à trouver une solution telle que les Congolais le conçoivent, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

L’accord du 18 octobre doit être considéré comme le socle, le point de départ, la pierre angulaire vers laquelle la communauté internationale doit agir pour ramener tout le monde a un compromis, a-t-il ajouté.

Les membres du Conseil de sécurité doivent rencontrer plusieurs acteurs de la société congolaise à Kinshasa et dans l’est du pays.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et son mandat expire le 20 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter mais le chef de l’État est resté silencieux sur ses intentions et son avenir politique. Ses détracteurs craignent qu’il ne cherche à s’accrocher au pouvoir ou brigue un nouveau mandat.

Depuis janvier 2015, l’opposition et les mouvements citoyens congolais ont multiplié les manifestations contre M. Kabila pour exiger son départ à la fin de son mandat, le 20 décembre, et la tenue de la présidentielle avant cette date, ce qui est aujourd’hui impossible.

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2016 22h54)

Burkina: Ban Ki-moon salue le rétablissement de la transition

septembre 24, 2015

Paris – Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué jeudi le rétablissement du président (Michel) Kafando dans ses fonctions ainsi que des institutions transitionnelles au Burkina Faso, après l’échec du coup d’Etat, selon un communiqué de son service de presse reçu à Paris.

La reprise du processus de transition permettra au Burkina Faso d’organiser des élections présidentielles et législatives, en accord avec sa Constitution et la Charte de la Transition, a ajouté Ban Ki-moon. Des élections générales étaient prévues le 11 octobre mais pourraient être reportées de plusieurs semaines, selon les autorités du pays.

Les autorités de transition (président, gouvernement, assemblée) ont été officiellement rétablies dans leurs fonctions mercredi après l’échec du coup d’Etat mené depuis le 17 septembre par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), unité d’élite de l’armée burkinabè.

La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui a joué un rôle de médiation – parfois contesté – dans la crise.

Ban Ki-moon se félicite également selon le communiqué des efforts déployés par les chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao et de l’excellente collaboration entre les Nations Unies, l’Union africaine, la Cédéao et autres partenaires internationaux pour garantir le retour à l’ordre constitutionnel dans le pays.

Le Représentant spécial du secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest, le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas, continuera à travailler étroitement avec les partenaires régionaux et internationaux pour soutenir les autorités nationales dans la préparation d’élections paisibles et transparentes, ajoute-t-il.

Le putsch avait mis un coup d’arrêt à l’organisation des élections générales, censées clore la période de transition ouverte par la chute de l’ex-président Compaoré, chassé par un soulèvement populaire en octobre 2014.

Romandie.com avec(©AFP / 24 septembre 2015 11h46)

Burkina: Hollande met en garde ceux qui s’opposeraient au retour au processus de transition

septembre 20, 2015

Tanger (Maroc) – Le président français François Hollande a mis en garde dimanche dans la soirée ceux qui s’opposeraient au retour au processus de transition au Burkina Faso, lors d’une conférence de presse donnée à la fin d’un déplacement de deux jours à Tanger (Maroc).

Nous soutenons entièrement le dialogue engagé par des chefs d’Etat africains pour revenir au processus de transition. Je mets en garde ceux qui voudraient s’y opposer, a-t-il déclaré.

Quelques minutes après dans la soirée, les médiateurs de la Cédéao ont proposé à Ouagadougou un projet d’accord politique de sortie de crise au Burkina Faso, prévoyant de restaurer le président Kafando, renversé jeudi par un coup d’Etat militaire, et d’amnistier les putschistes.

Par ailleurs, cet accord, qui devrait être présenté mardi à l’Union africaine (UA) à l’occasion d’une session extraordinaire, prévoit de maintenir les élections législatives et présidentielle, au plus tard le 22 novembre, et d’y inclure les candidats pro-Compaoré exclus ces derniers mois suite à une loi votée par l’Assemblée intérimaire.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2015 21h03)