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Canada-Québec: Plus de 650 travailleurs de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont retirés du travail, en raison de la Covid-19

décembre 27, 2021

Plus de 650 travailleurs de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont retirés du travail, en raison de la Covid-19. Le manque d’effectifs devient plus criant dans certains milieux de soins.650 travailleurs de la santé absents en raison de la Covid-19 (archives).

© Morsa Images/Getty Images 650 travailleurs de la santé absents en raison de la Covid-19 (archives).

Plus de 650 travailleurs de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont retirés du travail, en raison de la Covid-19.

Le manque d’effectifs devient plus criant dans certains milieux de soins.

D’ailleurs, le CIUSSS MCQ a entamé des démarches lui permettant de recourir à un arrêté ministériel pour les établissements les plus touchés. L’arrêté suspend l’application de la convention collective et permet à l’employeur d’annuler des vacances ou d’obliger le recours au temps supplémentaire.

Mardi, le CIUSSS MCQ devrait annoncer aux syndicats quels établissements et départements seront touchés par ce arrêté.

La présidente du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS MCQ, Marie-Josée Hamelin, constate l’essoufflement dans le réseau. Partout c’est la même chose. Tout le monde fait du temps supplémentaire accoté au plancher. On est obligé de donner les services à la population et c’est correct là». Marie Josée Hamelin poursuit en reconnaissant que le personnel aimerait aussi avoir droit à ses congés et demande à la population de faire sa part.

Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), 42 personnes occupent un des 47 lits réservés aux patients atteints par la Covid-19 dans l’un des quatre centres hospitaliers qui les accueille dans la région.

Les technologistes médicaux au bout du rouleau

Les technologistes médicaux sont surchargés par la nouvelle vague de COVID-19, selon l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

En ce moment, c’est l’hécatombe», constate la représentante nationale pour la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Pascal Leclair-Gingras.

Les technologistes doivent effectuer du temps supplémentaire de jour comme de nuit, pour fournir les résultats de dépistage le plus rapidement possible.

Dans la région seulement, environ 8600 tests ont été analysés les 20, 21 et 22 décembre.

Selon le syndicat, le laboratoire de microbiologie a fonctionné à plus de 360 % de sa capacité en 2021.

Le syndicat demande entre autres au ministre de la Santé de prioriser les analyses à effectuer pour éviter l’engorgement des laboratoires. Des incitatifs financiers sont réclamés pour éviter que les technologistes quittent le réseau et pour en attirer d’autres. L’organisation du travail devrait aussi être revue pour diminuer le recours aux heures supplémentaires.

En décembre, les membres de l’APTS ont voté en faveur d’une entente de principe conclue avec le gouvernement dans une proportion de 55 %. Nos membres nous disent qu’ils l’ont accepté un peu par dépit, particulièrement dans les laboratoires. Ils sont très déçus de ce que le gouvernement leur offre étant donné le rôle important qu’ils ont actuellement», soutient Pascale Leclair-Gingras.

Au CIUSSS MCQ, par courriel, on indique être conscients que la pression est forte sur les technologistes médicaux, tout comme l’ensemble du personnel, dans le contexte de la pandémie».

Avec  CBC/Radio-Canada d’après les informations de Flavie Sauvageau

Canada-Ontario: Des campements de travailleurs pour attirer et retenir la main-d’œuvre en région rurale

décembre 17, 2021

L’entreprise EACOM construit un campement pour accueillir les travailleurs de sa scierie d’Ostrom, près de Gogama dans le Nord de l’Ontario. Une initiative « intéressante », estiment des intervenants, et qui devrait être adoptée par de plus en plus d’employeurs de la région afin de faciliter le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre.

Au cours des 10 dernières années, les travailleurs de la scierie d’EACOM devaient soit trouver un logement dans des communautés environnantes, comme Gogama à environ 50 km.

D’autres habitaient dans les quelques locaux que l’entreprise avait mis à la disposition de ses employés, plus près de la scierie.

Mais ces locaux commencent à battre de l’aile», souligne le directeur des communications d’EACOM, Jean Brodeur, et on avait besoin de trouver un [autre] endroit où ces gens-là peuvent rester.»

[Le logement] est un enjeu à Gogama, dans la communauté la plus proche, il n’y avait pas de disponibilité. C’est vrai dans la plupart des régions où on opère, mais à Gogama, c’était encore plus pressant comme besoin», note-t-il.

Des ouvriers posent les dernières touches sur le nouveau campement des travailleurs de la scierie d'EACOM.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Des ouvriers posent les dernières touches sur le nouveau campement des travailleurs de la scierie d’EACOM.

Mais au lieu de simplement effectuer des rénovations de fond en comble», l’entreprise a choisi de construire un campement modulaire de 44 places.

Il s’agit d’une première pour EACOM, qui a d’autres installations en Ontario, comme à Ear Falls, à Timmins et à Matagami.

Au site du campement lui-même, tout semble bien avancer.

Les chambres sont déjà meublées, des appareils électroménagers comme les machines à laver sont en train d’être installés, quelques coups de marteau résonnent et des ouvriers vissent des détecteurs de monoxyde de carbone dans les murs.

Un ouvrier installe des détecteurs de monoxyde de carbone dans le campement de travailleurs de la scierie d'EACOM à Gogama.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Un ouvrier installe des détecteurs de monoxyde de carbone dans le campement de travailleurs de la scierie d’EACOM à Gogama.

La construction devrait être terminée le 5 janvier, indique l’entreprise, et le campement pourra ainsi accueillir ses premiers occupants.

Le recrutement étranger en vogue

Parmi les premiers à emménager figureront 12 travailleurs qui arriveront de l’étranger au cours des prochains mois.

En 2019, EACOM a pris la décision d’avoir recours plus agressivement» au recrutement à l’étranger pour combler ses besoins en main-d’œuvre.

Présentement, il y a un enjeu majeur de recrutement partout. De notre côté, on côtoie aussi les mines, qui sont de gros employeurs», explique M. Brodeur.

L'entreprise EACOM emploie déjà 66 travailleurs recrutés à l'étranger; une dizaine d'entre eux à la scierie de Gogama.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada L’entreprise EACOM emploie déjà 66 travailleurs recrutés à l’étranger; une dizaine d’entre eux à la scierie de Gogama.

Les industries à Timmins, à Val-d’Or du côté du Québec, ce sont des endroits où il y a du plein emploi, donc c’est de plus en plus difficile de recruter des personnes compétentes dans les communautés.On a besoin d’avoir recours à d’autres régions, à d’autres pays», précise-t-il.

Le logement, une grande préoccupation» pour les recrues

En tout, EACOM a déjà fait venir 66 travailleurs étrangers issus de pays comme le Mexique, le Pérou, l’Ukraine et le Honduras. Ils sont dispersés à travers quatre de ses usines ontariennes et deux québécoises.

À l’usine d’Ostrom, ils sont une dizaine à être déjà à l’œuvre, des employés hautement motivés, très à leurs affaires, ils veulent apprendre», selon M. Brodeur.

Michael Leitch est le chef de l'usine d'EACOM à Gogama.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Michael Leitch est le chef de l’usine d’EACOM à Gogama.

Ces propos sont corroborés par le chef d’usine, Michael Leitch, qui indique que les recrues étrangères aiment bien leur immersion dans la culture et le [nouveau] milieu de travail.»

Pendant leur intégration, un accent particulier doit être mis sur leur sensibilité à la sécurité, parce que tout le monde vient d’endroits différents où la sécurité est perçue différemment.»

Il y a quelques barrières linguistiques qui se sont manifestées, mais ça a été réglé», affirme M Leitch, qui ajoute que l’accueil des premiers travailleurs permet d’ajuster la formation de ceux qui suivront.

Pour la nourriture au campement — qui comprend un réfectoire —, EACOM a retenu des services de traiteur.

Recruter pour le Nord de l’Ontario

Le recrutement étranger est pris en charge par la firme Groupe IVEY basée à Sudbury.

Le cofondateur et président de la firme, Anthony Lawley, dit souvent trouver des candidats motivés, mais non sans faire du marketing», car normalement, les gens ne savent rien de ce qui se trouve au nord de Toronto.»

L’entreprise tient toujours à leur expliquer la réalité de vivre dans le Nord [de l’Ontario] et pas dans les grosses villes.»

Moi-même, je viens de Timmins, donc le froid, la neige, je sais ce que c’est et les membres de notre équipe aussi […] et même là, il y a une grande motivation pour venir travailler au Canada parce qu’ils veulent développer leurs compétences, contribuer à l’économie canadienne et donner une opportunité à leurs enfants et au Canada de grandir au Canada», raconte-t-il.

L’intégration sociale pour retenir les travailleurs

Les candidats retenus par EACOM détiennent des permis de travail qui les lient directement à l’entreprise pendant deux ou trois ans. Ils ne peuvent donc pas changer d’emploi pendant cette période.

Mais après cela, et surtout après l’obtention de la résidence permanente, ils sont libres d’opter pour un changement d’emploi ou de carrière.

Aux usines d’EACOM, le taux de rétention jusqu’à présent est de 100 %, mais Anthony Lawley, qui travaille avec plusieurs autres entreprises nord-ontariennes, reconnaît que les employeurs ont un rôle ultra-important à jouer» dans la rétention des employés recrutés de l’étranger.

Le président du Groupe IVEY, Anthony Lawley (gauche), et le président de la firme de consultance LIRC, Patrice Dubreuil (à droite), sont impliqués respectivement dans le recrutement des travailleurs étrangers et dans l'aménagement du campement d'EACOM à Gogama.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Le président du Groupe IVEY, Anthony Lawley (gauche), et le président de la firme de consultance LIRC, Patrice Dubreuil (à droite), sont impliqués respectivement dans le recrutement des travailleurs étrangers et dans l’aménagement du campement d’EACOM à Gogama.

C’est ça qu’on leur dit. C’est de donner de bonnes conditions de travail, de prendre soin d’eux, de donner de la bonne rétroaction, de les aider aussi à s’intégrer [socialement], par exemple de leur montrer quelles sont les activités d’hiver, la raquette, le patinage», affirme-t-il.

Ils ont besoin de quelqu’un pour les soutenir et les exposer à ces choses-là […]. Il y a beaucoup de choix et si les employés ne sont pas contents, ils peuvent aller trouver un travail ailleurs.»

Le travailleur peut avoir un super bon emploi, mais si la famille n’est pas contente, il n’y a pas d’amis, il n’y a rien à faire, ça peut causer un problème», ajoute M. Lawley.

Les 44 chambres du campement sont déjà meublées.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Les 44 chambres du campement sont déjà meublées.

L’entrepreneur Patrice Dubreuil de Sudbury est du même avis. Un tel environnement permet de créer une certaine loyauté […] entre l’employé et l’employeur.»

Sa firme de consultance s’est chargée de trouver les entreprises responsables de la construction du campement de Gogama ainsi que de la restauration.

Au campement, il est par ailleurs prévu des journées thématiques, signale l’entrepreneur, où des mets typiques de leurs pays d’origine seront au menu, pour que les gens sentent qu’ils peuvent partager [leur] culture avec [leurs] collègues.»

Patrice Dubreuil a récemment construit un campement de 700 places dans la région de Dubreuilville pour les travailleurs de la mine d’Argonaut Gold.

Il dit trouver intéressante cette idée de développer des campements dans les régions du Nord de l’Ontario où justement on n’a pas eu de nouvelles infrastructures depuis longtemps.»

C’est un défi d’attirer des gens d’un peu partout, alors là, en ayant des dortoirs, on offre une façon temporaire pour justement les apprivoiser […], c’est une belle opportunité», avance-t-il.

Les appareils électroménagers sont en cours d'installation au campement des travailleurs de la scierie d'EACOM à Gogama.

© Bienvenu Senga/Radio-Canada Les appareils électroménagers sont en cours d’installation au campement des travailleurs de la scierie d’EACOM à Gogama.

Jean Brodeur indique que des discussions entre EACOM et la communauté de Gogama se poursuivent au sujet du développement d’infrastructures de logement.

Mais il reconnaît qu’il s’agit d’une petite communauté qui n’a pas nécessairement les fonds pour bâtir des immeubles à logements» et que la pression sur le logement à Gogama ne fera que s’accroître en raison d’une nouvelle mine d’or dans la région.

On avait besoin de donner un coup de barre maintenant parce que le problème devenait trop criant, nos problèmes devenaient trop immédiats par rapport au temps que ça aurait pris d’avoir une entente au niveau communautaire.»

Avec Radio-Canada par Bienvenu Senga 

Canada-Québec/ABI: les étudiants et travailleurs réguliers doivent gagner le même salaire, tranche la justice

juin 16, 2021

 

Les étudiants embauchés par l’Aluminerie de Bécancour doivent gagner le même salaire que les travailleurs réguliers, tranche la justice. La Cour d’appel du Québec vient de rejeter l’appel déposé par l’entreprise contre une décision du Tribunal des droits de la personne mentionnant qu’ABI fait preuve de discrimination envers cette classe de travailleurs.

La Cour d’appel du Québec a rejeté l’appel déposé par l’Aluminerie de Bécancour.

© ARCHIVES LE NOUVELLISTE La Cour d’appel du Québec a rejeté l’appel déposé par l’Aluminerie de Bécancour.

Le verdict du Tribunal des droits de la personne, condamnant ABI à verser entre 1 et 2,5 millions de dollars en compensation financière à quelque 230 travailleurs étudiants jugés victimes de discrimination, est ainsi maintenu à la suite de la décision de la Cour d’appel. L’indemnisation pourrait atteindre jusqu’à 15 000 $ ou 20 000 $ par travailleur.

Les parties impliquées ont reçu le verdict de la Cour d’appel mercredi, six mois après l’audition de l’appel logé par ABI. L’entreprise alléguait devant la Cour d’appel que le verdict du Tribunal des droits de la personne contenait des erreurs de droit. Ce verdict, rendu en mai 2018, indique qu’ABI a fait preuve de discrimination envers ses étudiants en leur versant un salaire horaire de 31 $ au lieu des 40 $ alloués aux travailleurs réguliers.

Rappelons que la juge du Tribunal des droits de la personne, Magali Lewis, estime que les étudiants sont victimes de discrimination en raison de leur âge et de leur statut social, ce qui contrevient aux articles 10, 19 et 46 de la Charte des droits et libertés de la personne. Dans son verdict, la juge Lewis indique que «les étudiants sont non seulement exposés aux mêmes risques que les occasionnels et les réguliers, mais ils effectuent le même travail qu’eux, aux tâches des employés qu’ils remplacent». Dans sa défense, ABI expliquait la différence salariale par le fait que les étudiants ne font pas toutes les tâches réalisées par les travailleurs réguliers.

ABI avait tenté de convaincre les trois juges de la Cour d’appel qu’aucune preuve ne venait étayer la position de la juge Lewis concernant le fait qu’être étudiant équivaut à un statut social. Selon ABI, il n’y avait pas plus de preuves de vulnérabilité et de discrimination.

L’entreprise plaidait que le syndicat devait être considéré comme étant solidairement responsable advenant une conclusion de discrimination dans ce dossier, étant donné que cette partie est signataire de la convention collective. Le contrat de travail contient une classification salariale des étudiants.

Selon la juge Lewis, le syndicat des travailleurs ne doit pas être tenu solidairement responsable avec ABI de la discrimination salariale des étudiants.

«Cette mesure a été amenée unilatéralement par ABI à la table de négociations en 1994 comme partie d’une offre finale qui, depuis et même après le dépôt par le syndicat d’une plainte à la commission, a refusé de la retirer des conventions collectives adoptées subséquemment», écrit la juge Lewis dans sa décision.

Les demandes de réactions du Nouvelliste auprès de la direction d’ABI et du Syndicat des métallos sont restées sans réponse. Il est impossible de savoir, pour l’instant, si ABI va porter sa cause en Cour supérieure.

Avec Martin Lafrenière – Le Nouvelliste

Le taux d’infection à la COVID-19 inquiétant chez les travailleurs de la santé du Canada

juin 26, 2020
© Getty

En réponse aux inquiétudes de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers quant au taux élevé d’infection à la COVID-19 chez ses membres, l’Agence de la santé publique du Canada affirme qu’assurer la sécurité de tous les employés du système de santé demeure une priorité pour elle.

La Fédération avait notamment décrié au début de la semaine le manque de protection du personnel soignant dans le contexte de la pandémie. Jusqu’à 19 % des cas d’infection à la COVID-19 au pays, soit 16 000 personnes, sont des travailleurs de la santé. Une enquête nationale pour démontrer que le Canada a échoué dans sa mission de protéger les travailleurs de la santé depuis le début de la pandémie a d’ailleurs été lancée par la Fédération.

L’Agence de la santé publique du Canada désire, elle aussi, déterminer les circonstances qui ont pu mener à un taux d’infection aussi élevé. Selon le Dr Howard Njoo, administrateur en chef adjoint de la santé publique du Canada, il est «très important de faire une analyse plus en profondeur pour regarder [ce qui] peut être les facteurs. C’est ce qui se passe dans les lieux de travail, mais des fois, c’est aussi possible que les travailleurs des soins de santé comme tous les autres individus dans la population générale. »

Le Dr Njoo ajoute que l’Agence continue d’analyser les meilleures façons de protéger les travailleurs de la santé à la lumière des nouvelles données et études sur le coronavirus qui sont rendues disponibles.

Pas de cas d’infection pour les travailleurs d’Horizon

Le Réseau de santé Horizon, au Nouveau-Brunswick, a déclaré jeudi lors de son assemblée générale qu’aucun membre de son personnel n’avait contracté le virus dans son milieu de travail, une information qui contraste avec la situation du côté du Réseau de santé Vitalité. Des employés de l’Hôpital régional de Campbellton, qui relève de Vitalité, ont contracté la COVID-19.

CBC/Radio-Canada avec les informations de Wildinette Paul

Canada-Québec: Les personnes âgées de 60 à 69 ans peuvent retourner au travail, dit Québec

mai 6, 2020
© THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot
Quelques jours après leur avoir dit de rester à la maison, le gouvernement Legault tente maintenant de rassurer les sexagénaires en affirmant qu’il est sécuritaire pour eux de retourner travailler.

«Plusieurs enseignants et éducateurs sont inquiets pour leur santé et ça se comprend», a indiqué la vice-première ministre Geneviève Guilbault, mercredi après-midi, alors qu’elle remplaçait François Legault pour la conférence de presse quotidienne du gouvernement du Québec. «C’est compréhensible que des gens puissent avoir des inquiétudes.»

Tout indique pourtant que les travailleurs âgés de 60 à 69 ans ne pourront pas invoquer leur âge pour éviter de rentrer au travail selon le plan de déconfinement des écoles primaires et des services de garde présenté la semaine dernière, qui prévoit une réouverture graduelle des établissements à compter de lundi.

«La santé publique a établi le facteur de risque à 70 ans et non à 60 ans», a indiqué Mme Guilbault. «À partir de 70 ans, le risque de développer des complications est plus important, […] mais en bas de 70 ans, les gens peuvent retourner travailler […], à condition de respecter les consignes de la santé publique en matière de distanciation et d’hygiène.»

Plus spécifiquement, la vice-première ministre a affirmé que ce sera possible pour les éducateurs et les enseignants âgés entre 60 et 69 ans de reprendre le travail dès la semaine prochaine s’ils respectent ces mesures.

Les syndicats n’ont pas tardé à réagir pour s’étonner du fait que Québec demande aux enseignants et aux éducateurs de revenir travailler auprès des enfants, alors qu’il leur est encore interdit de garder leurs petits-fils et leurs petites-filles.

Dans un communiqué transmis en fin de journée mercredi, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) demande des clarifications.

Alors qu’il y a cinq jours, un document dont la diffusion a été autorisée par le ministre de l’Éducation recommandait aux enseignantes et enseignants de plus de 60 ans de retarder leur retour au travail à septembre 2020, une mise à jour de ce document acheminée aujourd’hui laisse croire que ces personnes devront retourner au travail, écrit-elle.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) parle pour sa part d’improvisation dans son communiqué.

Rappelant que le ministère de la Famille avait lui aussi recommandé à tous leurs employés âgés de 60 ans et plus de demeurer à la maison parce qu’ils étaient considérés à risque, le syndicat estime que cette nouvelle consigne ébranle la confiance des travailleuses et des travailleurs à un moment charnière du déconfinement.

Une question de « contexte »

Interrogé sur ces appréhensions, le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, a expliqué que le contexte n’est pas le même pour quelqu’un de plus de 60 ans qui travaille en garderie que pour un grand-parent qui garde ses propres petits-enfants.

«Dans un contexte de réouverture de garderies, les éducateurs auront de l’équipement de protection personnel, comme des masques, et il y aura des mesures de distanciation sociale», a-t-il illustré, ajoutant que les travailleurs aux prises avec des problèmes de santé seront toujours priés de rester à la maison.

«Ces précautions ne pouvant être assurées en dehors d’un contexte professionnel, il ne faut pas que les gens pensent que grand-maman peut garder ses petits-enfants si elle a 67 ans ou 69 ans», a spécifié le Dr Arruda. «Ce n’est pas le même contexte.»

En date de mercredi, les personnes âgées de 60 ans à 69 ans représentaient 6,5 % des décès et 9,7 % des malades, alors qu’elles constituaient 13,3 % de la population du Québec en général.

Pa Jérôme Labbé

Canada: Trudeau promet toujours de l’aide pour ceux qui devront s’absenter de leur emploi

mars 15, 2020
© Fred Chartrand
 
Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a réitéré de nouveau que son gouvernement viendra en aide aux personnes qui ne pourront se rendre au travail parce qu’elles sont en quarantaine ou devront garder leurs enfants privés d’école ou de garderie en raison de la crise du coronavirus.

M. Trudeau a accordé dimanche des entrevues à divers réseaux de télévision, dont TVA et CTV.

Il a notamment indiqué que des mesures seront annoncées la semaine prochaine pour aider les familles qui n’ont pas accès à l’assurance-emploi en ces temps qui s’annoncent fort difficiles.

Répondant aux questions de l’animateur Pierre Bruneau à TVA, le premier ministre a également défendu la position de son gouvernement de ne pas avoir encore fermé les frontières à tous visiteurs venant de l’étranger, disant vouloir suivre à ce sujet les recommandations des experts de la santé publique.

Certaines mesures supplémentaires pourront toutefois être adoptées. M. Trudeau dit vouloir en discuter avec son ministre de la Sécurité publique Bill Blair. «Rien n’est écarté», a-t-il répondu.  Le chef du gouvernement fédéral estime toutefois que le personnel de santé sera plus utile dans les établissements comme les hôpitaux et les cliniques que dans les aéroports.

Il a toutefois rappelé que les États-Unis et l’Italie, deux pays qui avaient rapidement fermé leur frontière aux Chinois au début de l’éclosion de la COVID-19 sont parmi les pays les plus touchés présentement.

G7

Le président de la France Emmanuel Macron a annoncé que les dirigeants du G-7 tiendront une réunion pour coordonner une réponse économique à la pandémie mondiale de la COVID-19.

Selon la déclaration du président français sur Twitter, le sommet, qui aura lieu ce lundi par visioconférence, servira à coordonner les efforts sur le vaccin et les traitements.

Nous «travaillerons à une réponse économique et financière», a indiqué Emmanuel Macron.

Le Canada fait partie du G-7, avec les États-Unis, la France, l’Italie, la Grande-Bretagne, le Japon et l’Allemagne.

Le premier ministre Justin Trudeau n’a fait aucune déclaration au sujet d’une réunion des dirigeants du G-7.

Encore plus de cas

La situation sur le terrain continue de se dégrader dans l’ensemble du pays.

En Ontario seulement, 39 nouveaux cas confirmés ont été signalés par les autorités de la province, portant ainsi le total à 142 (dont cinq cas considérés comme guéris). Il s’agit d’une augmentation de près de 38 % par rapport à samedi. Les données semblent indiquer qu’une grande partie de nouveaux cas ont été recensés dans le sud de la province.

La Nouvelle-Écosse a annoncé dimanche ses trois premiers cas probables, tous reliés à des voyageurs.

Les autorités de la santé publique de la province ont indiqué que ces trois individus sont en isolement volontaire.

Le premier ministre Stephen McNeil et le docteur Robert Strang, médecin hygiéniste en chef de la province, devraient fournir plus de détails lors d’une conférence de presse cet après-midi à Halifax.

Avec La Pressecanadienne

France: des travailleurs maliens obtiennent des compensations pour discrimination

décembre 17, 2019

 

Vingt-cinq travailleurs maliens, immigrés clandestins et employés illégalement sur un grand chantier à Paris en 2016, ont obtenu mardi des dommages et intérêts notamment pour «discrimination raciale et systémique», devant le conseil de prud’hommes de Paris.

Le conseil des prud’hommes est une instance chargée de régler les conflits entre employeurs et salariés en France. «C’est un tournant, cela crée du droit sur cette question», a indiqué à l’AFP Me Aline Chanu, avocate des 25 travailleurs employés en 2016 sur ce chantier par la société MT Bat Immeubles, placée en août 2018 en liquidation judiciaire. Les ouvriers, employés illégalement sur un chantier du très chic VIIe arrondissement de la capitale française, s’étaient mis en grève, soutenus par le syndicat CGT, après deux accidents graves dont une chute d’un échafaudage non sécurisé. L’employeur avait refusé d’appeler les pompiers alors qu’un ouvrier malien était sans connaissance au sol.

Les ouvriers, qui ont depuis été embauchés par l’entreprise Capron (premier sous-traitant du donneur d’ordre du chantier) réclamaient devant les prud’hommes près de 66.000 euros chacun pour travail dissimulé et «discrimination raciale systémique». Ils ont obtenu chacun 34.000 euros de dommages et intérêts et près de 3.000 euros de salaires en retard. A l’audience, la représentante du Défenseur des droits en France, saisi par les ouvriers, avait estimé que la société sous-traitante MT Bat Immeubles avait «volontairement constitué une équipe composée uniquement de travailleurs sans papiers», à la fois «pour des raisons économiques» et pour les «cantonner» aux tâches les plus pénibles dans des conditions de sécurité «indignes».

Le conseil des prud’hommes reconnait dans son jugement que «tous les travailleurs maliens étaient des manoeuvres assignés aux tâches les plus pénibles du chantier dans des conditions extrêmement dangereuses». Autant de faits qui caractérisent une «discrimination systémique», un concept «encore jamais reconnu dans une quelconque décision de justice», selon Me Chanu.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le Royaume-Uni ouvre ses portes aux travailleurs saisonniers non-UE

septembre 6, 2018

Salon horticole consacré aux fleurs à Harrogate dans le nord de l’Angleterre, le 18 septembre 2015 / © AFP/Archives / OLI SCARFF

Le Royaume-Uni a annoncé jeudi qu’il allait autoriser ses producteurs horticoles à recruter jusqu’à 2.500 travailleurs saisonniers hors UE par an en 2019-2020 afin de pallier la pénurie de main-d’œuvre saisonnière, un problème exacerbé par le Brexit.

Ces travailleurs se verront accorder un visa de six mois dans le cadre de cette mesure réclamée de longue date par les producteurs de fruits et légumes, confrontés à une baisse du nombre de saisonniers européens, originaires principalement de Roumanie et de Bulgarie.

Le projet pilote démarrera au printemps 2019 et s’étendra jusqu’à la fin décembre 2020, quand s’achèvera la période de transition consécutive à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le 29 mars 2019 à 23H00 GMT.

Le ministre de l’Environnement, Michael Gove, a souligné dans un communiqué que son gouvernement avait entendu les « puissants arguments » des cultivateurs en faveur d’une ouverture du marché du travail saisonnier aux ressortissants ne provenant pas d’un pays de l’UE, comme l’ont déjà fait l’Allemagne ou l’Irlande.

Avec la baisse du chômage en Roumanie et en Bulgarie, le nombre de candidats à l’expatriation se réduit en effet, un phénomène amplifié par le Brexit, entre incertitudes administratives, craintes d’agressions xénophobes et surtout baisse de la livre sterling, qui rend moins attractifs les salaires une fois convertis en euros.

Le secteur horticole estime à plus de 80.000 personnes ses besoins annuels en travailleurs saisonniers.

« De la laitue en Est-Anglie aux fraises d’Ecosse, nous voulons garantir que les cultivateurs puissent continuer à croître, vendre et exporter davantage les bons aliments britanniques », a précisé M. Gove.

Son collègue de l’Intérieur, Sajid Javid, a souligné que « ce projet pilote assurera aux agriculteurs un accès à la main-d’oeuvre saisonnière dont ils ont besoin pour rester productifs et rentables durant les périodes d’activité chargées ». Il fera ensuite l’objet d’une évaluation.

Cette annonce a été saluée comme une « victoire majeure » par Minette Batters, présidente du Syndicat national des agriculteurs (NFU), principal syndicat agricole. « Les agriculteurs et les producteurs ont vu la main-d’oeuvre disponible se réduire significativement au cours des dernières années, avec une pénurie atteignant à ce stade 10% cette année », a-t-elle souligné.

Mais pour British Summer Fruits, la principale organisation professionnelle des fruits rouges, la mesure est clairement insuffisante.

Ce nombre de 2.500 « aura peu d’effet sur les manques auxquels les exploitations britanniques sont actuellement confrontées », a regretté Nick Marston, le président du lobby de cette industrie nécessitant quelque 30.000 travailleurs saisonniers chaque année.

« Nos producteurs signalent des manques d’effectifs atteignant déjà 10 à 20%, et environ 10.000 (travailleurs) sont nécessaires dès à présent pour avoir un effet de soutien » à notre activité, a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / (06 septembre 2018 14h52)

Italie: 11 travailleurs migrants meurent dans un accident de la route

août 6, 2018

Rome – Onze ouvriers agricoles étrangers sont morts lundi dans une collision entre la fourgonnette qui les ramenait des champs et un camion de tomates, en pleine saison des récoltes dans le sud de l’Italie, ont annoncé les pompiers.

Samedi, quatre ouvriers agricoles africains avaient déjà été tués et quatre autres grièvement blessés dans une autre collision avec un camion de tomates dont le chargement s’était répandu sur la chaussée.

Les deux accidents ont eu lieu dans la région de Foggia, dans les Pouilles, où des milliers d’ouvriers agricoles africains mais aussi polonais, bulgares ou roumains passent l’été à ramasser les tomates sous un soleil de plomb.

Bien qu’ils soient en général tous en situation régulière, rares sont ceux qui bénéficient des conditions de travail et de rémunération requises par la loi et beaucoup logent dans des squats ou des bidonvilles.

Ils sont souvent à la merci de « caporali » parfois liés aux réseaux mafieux qui font les intermédiaires avec des exploitants agricoles, eux-mêmes soumis à la pression de la grande distribution.

Depuis des années, les syndicats et associations qui viennent en aide aux travailleurs migrants réclament la mise en place d’un système de transports publics pendant la haute saison des récoltes autour de Foggia.

Lors d’une assemblée organisée dimanche, après le premier accident, dans l’un des bidonvilles de la région, des dizaines d’ouvriers agricoles africains ont décidé d’une journée de grève mercredi, a annoncé à l’AFP Aboubakar Soumahoro, délégué du syndicat USB.

« A l’aube, les ouvriers agricoles vont marcher dans les campagnes pour aller jusqu’à Foggia, afin de réclamer des conditions de travail dignes », a-t-il expliqué.

Romandie.com avec(©AFP / 06 août 2018 15h09)                                                        

Congo: Le domaine présidentiel entre travailleurs fictifs et pléthore

juillet 19, 2018

Edgar Nguesso a embauché 6250 travailleurs dont 5700 fictifs au domaine présidentiel

Edgar Nguesso

 

Au Congo, Denis Sassou Nguesso continue de faire fi de la cure d’austérité exigée par le FMI,alors qu’aucune amélioration de la situation chaotique dans lequel se trouve le pays n’est constatée.

Alors que le gabonais Ali Bongo vient de restructuré son propre cabinet, jugé pléthorique pour se mettre en conformité avec les exigences du FMI, le dieu d’Oyo tarde lui à mettre en pratique les mesures similaires au Congo. Le FMI a conditionné son aide au pays à une cure d’austérité drastique et une réduction importante du train de vie de l’État en quasi-faillite à cause des mauvais choix de ses gouvernants.

Non seulement Denis Sassou Nguesso n’ a pris aucune mesure en ce sens, mais continue de procéder à des nominations farfelues dans le but de placer des proches. Il n’a pas davantage appliqué les préconisations de l’inspection générale d’État (IGE) pourtant mandatée par lui-même à plancher sur une réorganisation en profondeur des services de la présidence.

L’IGE qui a recensé l’année dernière, l’ensemble des agents de la présidence a notamment pointé quatre départements techniques truffées,selon elle, « d’emplois fictifs ou de complaisance ». Parmi ces départements figure en bonne place, la direction du domaine présidentiel (DDP) gérée par le colonel et neveu de Denis Sassou Nguesso, Edgar, dont l’animosité avec Kiki est palpable.

Edgar Nguesso a transformé la DDP en véritable ministère qui ne dit pas son nom. Il a embauché plusieurs collaborateurs, dont un directeur du cabinet ainsi que plusieurs conseillers à Brazzaville et dans tous les chefs-lieux des départements du pays. Son DAF, Remy Ayayos a profité de cette position pour renflouer les caisses de son ex équipe AC LEOPARD de Dolisie, qu’il a quitté précipitamment avec l’éclatement de la crise économique.

L’IGE a recensé plus de 6250 employés aux frais du domaine présidentiel dont 90 % seraient fictifs. Physiquement, la DDP ne compte que 550 travailleurs, alors que sa masse salariale indique 6250. Il est évident que cet argent destiné aux 5700 fictifs prend une autre direction.

Denis Sassou Nguesso continue de jouer au ping pong avec l’institution monétaire. «  Tant qu’il va pouvoir payer les salaires avec l’argent caché, et avec l’aide de Total, Sassou résistera » affirme un cadre du FMI

Sacer-infos.com par Stany Franck