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Congo: Le domaine présidentiel entre travailleurs fictifs et pléthore

juillet 19, 2018

Edgar Nguesso a embauché 6250 travailleurs dont 5700 fictifs au domaine présidentiel

Edgar Nguesso

 

Au Congo, Denis Sassou Nguesso continue de faire fi de la cure d’austérité exigée par le FMI,alors qu’aucune amélioration de la situation chaotique dans lequel se trouve le pays n’est constatée.

Alors que le gabonais Ali Bongo vient de restructuré son propre cabinet, jugé pléthorique pour se mettre en conformité avec les exigences du FMI, le dieu d’Oyo tarde lui à mettre en pratique les mesures similaires au Congo. Le FMI a conditionné son aide au pays à une cure d’austérité drastique et une réduction importante du train de vie de l’État en quasi-faillite à cause des mauvais choix de ses gouvernants.

Non seulement Denis Sassou Nguesso n’ a pris aucune mesure en ce sens, mais continue de procéder à des nominations farfelues dans le but de placer des proches. Il n’a pas davantage appliqué les préconisations de l’inspection générale d’État (IGE) pourtant mandatée par lui-même à plancher sur une réorganisation en profondeur des services de la présidence.

L’IGE qui a recensé l’année dernière, l’ensemble des agents de la présidence a notamment pointé quatre départements techniques truffées,selon elle, « d’emplois fictifs ou de complaisance ». Parmi ces départements figure en bonne place, la direction du domaine présidentiel (DDP) gérée par le colonel et neveu de Denis Sassou Nguesso, Edgar, dont l’animosité avec Kiki est palpable.

Edgar Nguesso a transformé la DDP en véritable ministère qui ne dit pas son nom. Il a embauché plusieurs collaborateurs, dont un directeur du cabinet ainsi que plusieurs conseillers à Brazzaville et dans tous les chefs-lieux des départements du pays. Son DAF, Remy Ayayos a profité de cette position pour renflouer les caisses de son ex équipe AC LEOPARD de Dolisie, qu’il a quitté précipitamment avec l’éclatement de la crise économique.

L’IGE a recensé plus de 6250 employés aux frais du domaine présidentiel dont 90 % seraient fictifs. Physiquement, la DDP ne compte que 550 travailleurs, alors que sa masse salariale indique 6250. Il est évident que cet argent destiné aux 5700 fictifs prend une autre direction.

Denis Sassou Nguesso continue de jouer au ping pong avec l’institution monétaire. «  Tant qu’il va pouvoir payer les salaires avec l’argent caché, et avec l’aide de Total, Sassou résistera » affirme un cadre du FMI

Sacer-infos.com par Stany Franck

Koweït: 15 travailleurs du secteur pétrolier tués dans un accident

avril 1, 2018

Koweït – Quinze travailleurs du secteur pétrolier, en majorité asiatiques, ont trouvé la mort quand deux bus sont entrés en collision dimanche dans le sud du Koweït, ont annoncé les autorités.

Mohammed Basri, porte-parole de la Kuwait Oil Company, a indiqué à l’AFP qu’il y avait sept Indiens, cinq Egyptiens et trois Pakistanais parmi les morts.

L’accident a fait trois blessés: deux Indiens et un Koweïtien. Un des deux Indiens est dans un état critique, a ajouté M. Basri.

Un porte-parole des pompiers, le colonel Khalil al-Amir, a indiqué à l’AFP que les victimes travaillaient pour l’entreprise pétrolière Burgan et que l’accident s’était produit près du siège de la compagnie.

Romandie.com avec(©AFP / 01 avril 2018 14h09)                                            

Chassés par les feux, les travailleurs immigrés menacés d’expulsion du Canada

mai 8, 2016

Fort McMurray (Canada) – Comme des milliers de travailleurs immigrés, Jonathan Infante se retrouve sous le coup d’une expulsion du Canada, victime des feux de forêt en Alberta qui le privent de son emploi.

Leur permis de travail est attaché à la société ou à l’entreprise qui les embauchent et, licenciés ou arrivés en fin de contrat, ils deviennent automatiquement des clandestins.

Les énormes feux depuis une semaine en Alberta, dont les plus violents à Fort McMurray près des bassins d’emplois des compagnies pétrolières, ont provoqué l’évacuation de près de 100.000 personnes et la fermeture de tous les commerces, les sociétés de service ou les écoles.

Parmi ces évacués, des dizaines sont arrivés dans un centre d’hébergement à Edmonton, la capitale de l’Alberta, à 400 km au sud de Fort McMurray, parfois encore en tenue de travail, explique celui qui les a accueillis, Marco Luciano.

Ce membre du Comité de défense des droits des travailleurs migrants au Canada raconte à l’AFP qu’ils ont été évacués depuis leur lieu de travail sans avoir le temps ou la possibilité de repasser à leur domicile pour prendre quelques vêtements ou des effets personnels.

Ils ne sont pas sûrs de ce qui va leur arriver car il ont perdu leur travail et leur statut de résident est devenu précaire. Beaucoup s’attendent au pire, ajoute Marco Luciano.

Sans savoir ce qu’il est advenu au Wendy’s de Fort McMurray où il travaillait, Jonathan Infante est inquiet car le salaire de la chaîne de restauration rapide fait vivre sa femme et ses deux enfants restés aux Philippines.

– ‘Attendre de voir’ –

Notre employeur nous a dit d’attendre de voir l’évolution de la situation, dit-il à la sortie d’un centre d’évacuation de Lac La Biche, au nord d’Edmonton.

Pour le Comité de défense des migrants, environ 70.000 étrangers sont détenteurs d’un permis de travail en Alberta, mais il est trop tôt pour savoir combien d’entre eux pourraient perdre ce précieux sésame.

Fort McMurray est une destination de choix pour ces immigrés depuis plus d’une décennie où ils travaillent dans les restaurants, les magasins, les garderies d’enfants ou sur les immenses bases de vie des compagnies pétrolières, des emplois moins bien payés que ceux offerts et réservés par les compagnies pétrolières aux Canadiens.

Le secteur des services a poussé pour assouplir les règles d’emploi des travailleurs étrangers pour leur permettre de se développer pendant la période dorée de l’exploitation avant la dégringolade, il y a deux ans, des cours du brut et les dizaines de milliers de licenciements.

Les services de l’immigration canadienne ont fait savoir qu’ils allaient examiner la situation afin éventuellement de faire exception au principe du renvoi automatique.

Une situation compliquée pour ces étrangers qui ont, pour certains, perdu leurs papiers officiels et passeport dans les incendies sans avoir d’économies pour assurer le quotidien immédiat.

Des ambassades ont cependant offert l’assistance avec par exemple le remplacement des passeports.

Egdon Parra, proche de plusieurs travailleurs étrangers à Fort McMurray, espère que le gouvernement canadien fera preuve de compassion car ce serait une catastrophe si on leur demandait de quitter le Canada.

Les dernières heures ont été éprouvantes et plutôt angoissantes, et le gouvernement doit se souvenir que ce sont des membres importants de la communauté en contribuant à la croissance de l’économie tout en payant des impôts, ajoute Egdon Parra.

Ils ne travaillent pas simplement ici, ils y vivent même si c’est de façon temporaire.

Romandie.com avec(©AFP / 08 mai 2016 11h26)