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France: François Bayrou renvoyé au tribunal dans un procès pour diffamation

mai 19, 2017

Bayrou

François Bayrou, le 18 mai 2017, au palais de l’Elysée. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE/FRENCH-POLITICS POUR « LE MONDE »

L’affaire remonte au 28 septembre 2015, lorsque le maire de Pau avait critiqué l’association El Sistema France pendant un conseil communautaire de Pau-Pyrénées.

François Bayrou, le garde des sceaux nouvellement nommé, aura lui-même affaire à la justice. Le nouveau ministre de la justice a été convoqué, vendredi 19 mai, à un procès pour diffamation fixé au 10 janvier 2019 devant la 17e chambre correctionnelle de Paris. « M. Bayrou sera présent », a fait savoir son avocat, Mario Stasi.

La plainte émane d’El Sistema France, créée en 2010 dans la Loire-Atlantique. L’association à but non lucratif s’inspire du programme d’éducation musicale El Sistema, développé au Venezuela en 1975, qui propose l’apprentissage de la musique classique comme un outil d’inclusion sociale à destination d’enfants défavorisés.

L’affaire remonte à 2015

Selon la plainte consultée par l’Agence France-Presse (AFP), l’affaire remonte au 28 septembre 2015. Ce jour-là, lors du conseil communautaire de Pau-Pyrénées, qui rassemble les élus des quatorze communes de l’agglomération paloise, le maire François Bayrou critique vertement les motivations de l’association, qui propose alors de lancer à Pau un projet de ce type.

Le maire (MoDem) de Pau se lance dans une diatribe contre l’association, diffusée sur Web-TV Pau-Pyrénées, visible sur DailyMotion. Selon la plainte, il accuse El Sistema France de « s’enrichir indûment en instrumentalisant des expériences humanistes et musicales à son profit » et « en tentant d’extorquer des contributions financières aux communes qu’elle démarche ».

Mise en examen automatique

L’association porte plainte pour diffamation publique. Une instruction est ouverte et, comme c’est automatiquement le cas en matière de diffamation, François Bayrou est mis en examen le 30 novembre 2016, puis renvoyé devant le tribunal correctionnel le 3 avril 2017.

Interrogé par l’AFP, l’avocat de M. Bayrou a répondu que son client n’avait fait que « mettre en exergue les agissements peu scrupuleux d’une association ». « Le tribunal a déjà en sa possession tous les éléments qui confirment ses déclarations », a-t-il ajouté. Me Stasi a précisé que François Bayrou avait lui-même déposé une plainte pour « dénonciation calomnieuse » en février 2017.

Lemonde.fr

Rwanda : un ex-chef de milice condamné à la perpétuité pour son rôle dans le génocide

avril 21, 2017

Audition d’un ancien chef hutu à la CPI à La Haye en 2011 © JERRY LAMPEN/AP/SIPA

Bernard Munyagishari, un ancien chef de milice dans la province de Gisenyi, dans le nord-ouest du Rwanda, a été condamné ce jeudi à la prison à vie par un tribunal de Kigali pour son implication dans le génocide des Tutsis en 1994.

La Haute Cour à Kigali a déclaré coupable ce jeudi 20 avril Bernard Munyagishari de crimes de génocide et de meurtres constitutifs de crimes contre l’humanité. Il a en revanche été acquitté du crime de viol.

Né en 1959, l’homme « a été condamné à la prison à perpétuité […] ; il a 30 jours pour faire appel », a déclaré à l’AFP le porte-parole des Cours et tribunaux du Rwanda, Emmanuel Itamwa, après le verdict.

Bernard Munyagishari était en 1994 président pour la préfecture de Gisenyi des tristement célèbres extrémistes hutu Interahamwe, l’aile de la jeunesse du parti présidentiel de l’époque (MRND) et fers de lance du génocide.

Commune rouge

Il était poursuivi pour des faits qui se sont déroulés en 1994 en différents endroits de la préfecture de Gisenyi, notamment au cimetière connu sous le nom de Commune rouge, où les Tutsis étaient jetés dans des fosses communes pendant le génocide, qui a fait environ 800 000 morts entre avril et juillet 1994 selon l’ONU.

La Cour a suivi le procureur, qui avait requis la peine maximale le 21 février alors que la défense avait plaidé l’acquittement.

L’ex-chef de milice est le deuxième accusé du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) transféré au Rwanda après le pasteur pentecôtiste Jean Uwinkindi. Celui-ci a fait appel, après avoir été condamné lui aussi à la perpétuité en première instance.

Jeuneafrique.com avec AFP

France: Le Pen au tribunal pour réintégrer son parti d’extrême droite

octobre 5, 2016

Nanterre – Le fondateur du parti d’extrême droite français Front national, Jean-Marie Le Pen, s’est à nouveau présenté devant un tribunal mercredi, espérant l’annulation de son exclusion du FN, décidée par sa fille Marine en raison de ses dérapages racistes récurrents.

Le vieux tribun, 88 ans, qui a cofondé le FN en 1972 et l’a présidé pendant 40 ans, est arrivé au tribunal de Nanterre, près de Paris, en déclarant à la presse vouloir la victoire, celle de la justice dans ce nouveau round judiciaire contre sa fille.

Il souhaite que les juges annulent son exclusion du FN, lui rendent son titre de président d’honneur et lui octroient deux millions d’euros en réparation du très grave préjudice porté à sa dignité.

Le tribunal rendra sa décision le 17 novembre.

Depuis qu’elle a pris les rênes du FN en 2011, sa fille, Marine Le Pen, tente de normaliser l’image du parti. Cette stratégie dite de dédiabolisation lui a permis de progresser dans les urnes et, selon les sondages, lui assure de se qualifier pour le second tour de la présidentielle de 2017.

Dans cette logique, elle a peu à peu pris ses distances avec son père, condamné à plusieurs reprises pour ses déclarations racistes ou antisémites.

La rupture a été définitive en avril 2015, quand le tribun a de nouveau qualifié les chambres à gaz de détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale, ce qui lui a valu une nouvelle condamnation.

A l’été 2015, Marine Le Pen l’a fait exclure du FN à l’issue d’un long bras de fer qui lui valu de perdre trois premières manches judiciaires contre son père.

Le tribunal de Nanterre avait annulé la suspension de l’octogénaire, qui a pu retrouver son statut d’adhérent du parti. Puis le vote par correspondance destiné à le priver de son titre de président d’honneur a lui aussi été suspendu, une décision confirmée en appel. Reste l’exclusion.

Le Front national, par la voix de son avocat, Me Georges Sauveur, s’est attaché mercredi à rappeler la gravité des provocations de Jean-Marie Le Pen qui justifient une exclusion. Aujourd’hui, c’est M. Le Pen qui est devenu un détail de l’histoire du Front national, a-t-il conclu.

Détail’ Nous sommes tous destinés à ça, quand nous partirons dans une caisse en bois, a ironisé Jean-Marie Le Pen à la sortie de l’audience, en faisant remarquer qu’en écoutant la défense du FN, il avait cru entendre l’avocat du MRAP, association antiraciste et l’un de ses principaux adversaires devant les tribunaux depuis des décennies.

Autant que sa vie durera, Jean-Marie Le Pen sera président d’honneur du FN, a martelé son avocat, Me Frédéric Joachim, qualifiant de dérisoires, ridicules les griefs à son encontre et évoquant un parricide.

Dans l’attente de son hypothétique réintégration au FN, Jean-Marie Le Pen fait durer le suspense sur son éventuel soutien à sa fille et au FN pour la présidentielle et les législatives de 2017.

Pour l’instant non, avait-il lâché mercredi dernier lors d’un dîner avec ses soutiens, même s’il pourrait s’y résigner.

Romandie.com avec(©AFP / 05 octobre 2016 18h31)

Congo-Brazzaville: Procès de Paulin Makaya

juin 27, 2016

Procès cousu de toutes pièces fallacieuses contre un Opposant

Paulin MAKAYA , ce matin devant les juges de Denis Sassou Nguesso.Le dossier plaidé aujourd’hui s’est tenu presqu’à huit clos et sous haute protection des gendarmes qui ont restreint les accès à la salle d’audience et expulsé les militants et sympathisants venus très nombreux. Aucun appareil électronique ne pouvait être utilisé sous peine de sanction, mais BrazzaNews a pu prendre quelques images.

Dans le combat pour la justice et la liberté, la désobéissance est juridiquement et moralement acceptable et Saint Augustin a dit: <<à une loi injuste, nul n’est tenu d’obéir>>. Voilà la ligne de défense des brillantissime et excellentissime avocats du Leader de l’UPC qui se sont appuyés sur la Constitution du 20-01-2002 incluant les actes de la Conférence Nationale Souveraine du 10 juin 1992 ainsi que de la Charte permanente de Droit International.

L’accusation n’a produit aucune preuve tangible au-delà de tout doute raisonnable mais a requis la peine maximale de 5 ans et le paiement d’une amende de 5.000.000 Frs CFA. Mise en délibération, le verdict sera prononcé le 25 juillet 2016.

Clément Mierassa, représentant Mr Bowao empêché, est venu apporter son soutien moral au Président de l’UPC qui reste confiant parce que innocent devant l’éternel.

Ref-image: Paulin MAKAYA dans le boxe des accusés, lundi 27 Juin 2016

Photo de BrazzaNews.
-Image :@BrazzaNews

Afrique du Sud: Jacob Zuma bientôt devant les tribunaux

juin 25, 2016

Jacob Zuma, triste et pensif ?

Ce scandale est un véritable boulet que Jacob Zuma traîne depuis décembre 2007. Alors qu’il était chef du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, il avait été inculpé de 783 charges de corruption, fraude fiscale et racket pour la signature d’un contrat d’armement de 4,8 milliards de dollars conclu en 1999.

Mais, en 2009, quelques semaines, seulement, avant l’élection de M. Zuma à la présidence de l’Afrique du Sud, le parquet avait décidé de retirer ces poursuites, pour vice de forme.

Fin avril dernier, après une longue bataille judiciaire menée par l’opposition, la justice sud-africaine avait déclaré « irrationnel » l’abandon de ces charges, rouvrant la porte à leur rétablissement.
Le parquet et le président avaient décidé de faire appel mais ils ont, finalement, été déboutés, vendredi, 24 juin. Résultat, Zuma doit, donc, comparaître pour répondre de ses actes de corruption.

« La demande d’appel est rejetée. Nous avons réétudié notre jugement et nous avons conclu que l’appel n’avait pas de chance raisonnable d’aboutir », a indiqué, vendredi, le juge, Aubrey Ledwaba, de la Haute Cour de Pretoria.

L’Alliance démocratique (DA), principal parti d’opposition, n’a pas tardé à réagir à ce nouveau rebondissement. « Les poursuites contre le président Zuma doivent reprendre et il doit comparaître devant un tribunal », a, immédiatement, demandé le parti dans un communiqué.

Ni la présidence ni le parquet n’ont dans l’immédiat réagi. C’est l’embarras total et au sein de l’ANC, on serait, déjà, en train de concocter un Plan B sans Zuma car il risque de ne pas terminer, en 2019, son mandat à la tête de l’Afrique du Sud.

Les 783 chefs d’inculpation de corruption sont liés à une énorme commande d’armement public de 4,8 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) conclue à la fin des années 90 par le gouvernement sud-africain avec plusieurs entreprises, dont le Français, Thomson-CSF (devenu Thales), le Suédois, Saab, et le Britannique, BAE Systems.

Jacob Zuma était accusé d’avoir accepté des pots-de-vin de la part de fabricants d’armes internationaux, avant que les charges ne soient abandonnées in extremis.

Cette menace de poursuites intervient au moment où le président Zuma est, déjà, embourbé dans plusieurs scandales et à quelques semaines, seulement, d’élections municipales, qui s’annoncent serrées dans plusieurs grandes villes.

Selon de récents sondages menés par Ipsos South Africa, l’ANC pourrait perdre, le 3 août, la capitale, Pretoria, ainsi que, les villes de Johannesburg et Port Elizabeth (Sud-Est), au profit de la DA. Ce serait un coup de tonnerre qui sonnerait le glas du désormais chancelant pouvoir de Zuma.

« C’est évidemment un coup dur pour Jacob Zuma en vue des municipales, car cela va donner de nouvelles cartouches à l’opposition qui entrevoyait déjà une percée », estime l’analyste politique indépendant, Daniel Silke.

Ces derniers mois, l’opposition, mais aussi, quelques vétérans au sein de l’ANC avaient demandé la démission de Jacob Zuma, reconnu coupable, en mars, d’avoir violé la Constitution en utilisant 20 millions d’euros d’argent public pour rénover sa résidence privée.

La pression devrait, donc, s’accentuer sur le président sud-africain qui, pour l’heure, fait front et bénéficie, officiellement, toujours, du soutien de son parti.
Mais, selon des analystes, cela pourrait changer si Jacob Zuma, dont le second mandat expire en 2019, était, effectivement, poursuivi par la justice.

« L’image du président a récemment été ternie et cette décision ne peut pas arriver à un pire moment pour lui. Le parti ne pourra pas garder un président poursuivi pour corruption », confirme Mcebisi Ndletyana, professeur de sciences politiques à l’Université de Johannesburg.

Pour Daniel Silke, la décision de vendredi confirme « l’indépendance » du système judiciaire sud-africain. « Mais la question maintenant concerne le rôle du parquet. Va t-il protéger ou non Jacob Zuma? », s’interroge-t-il.
« Toute tentative de contester (cette décision de justice) serait un gâchis spectaculaire d’argent public », prévient la DA.

La saga judiciaire pourrait, néanmoins, continuer si le parquet ou le président décide de saisir la plus haute juridiction du pays, la Cour Constitutionnelle, pour contester le jugement de la Haute cour de Pretoria.

Mais, nul doute que ce serait une fâcheuse manœuvre qui ternirait encore plus l’image de Jacob Zuma dont la saleté est inversement proportionnelle à l’image qu’on se faisait de ce successeur, à la tête de l’Etat, de Nelson Mandela, l’Homme Juste !

Afriqueeducation.com

RDC: l’opposant Katumbi condamné à 3 ans de prison pour un conflit immobilier

juin 22, 2016

Lubumbashi (RD Congo) – L’opposant congolais Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle censée avoir lieu cette année en République démocratique du Congo, a été condamné mercredi à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière, ce qui le rend pour l’heure inéligible.

Le jugement a été rendu par un tribunal de paix de Lubumbashi, dans le sud-est de la RDC. La cour a donné raison à un ressortissant grec accusant l’opposant au président Joseph Kabila de faux et usage de faux pour l’acquisition d’un immeuble dont le plaignant estime qu’il devait lui revenir en héritage.

M. Katumbi a quitté la RDC en mai sous la menace d’un procès pour atteinte à la sûreté de l’État à la suite d’une enquête diligentée par le parquet général du pays sur des soupçons de recrutement de mercenaires.

L’affaire l’opposant au ressortissant grec a été connue au cours du week-end.

Le ministère public a requis cinq ans de prison contre M. Katumbi, ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga passé à l’opposition en septembre, et la privation de ses droits civiques pendant cinq années supplémentaires après l’exécution de sa peine.

Mercredi matin, le président du tribunal de paix de Kamalondo-Lubumbashi a annoncé lors d’une audience la condamnation de M. Katumbi à 36 mois de détention et au versement d’un million de dollars de dommages-intérêts au plaignant.

Un certain flou a prévalu dans les heures suivantes sur la validité de cette condamnation, un des deux autres juges du tribunal refusant de signer l’acte de condamnation, selon un journaliste de l’AFP sur place.

En fin d’après-midi, le journaliste de l’AFP a vu revenir au greffe l’acte dûment signé par les trois membres de la cour.

Interrogé par l’AFP, Me Mumba Gama, avocat de l’opposant, a estimé, pour le déplorer, que le juge avait finalement signé sous la pression.

Mercredi matin, un journal de Kinshasa avait annoncé avant même que la décision ne soit rendue publique que M. Katumbi avait été condamné à 36 mois de prison ferme.

L’équipe de défense de M. Katumbi, qui avait récusé la compétence du tribunal, n’avait pas fait part en fin d’après-midi de son intention d’interjeter appel.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2016 17h41)

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo dément tout lien avec les « escadrons de la mort »

juin 21, 2016

Simon Gbagbo devant la cour d’assises d’Abidjan, le 1er juin.

Simon Gbagbo devant la cour d’assises d’Abidjan, le 1er juin. Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP
Poursuivie pour crimes contre l’humanité, l’ancienne première dame ivoirienne Simone Gbagbo a catégoriquement nié avoir été en contact avec des escadrons de la mort pendant la crise post-électorale de 2010.

Lire aussi : Jugée pour « crimes contre l’humanité », Simone Gbagbo plaide non coupable

Jugée par la cour d’assises d’Abidjan depuis le 31 mai, Mme Gbagbo est soupçonnée d’être impliquée dans des tirs d’obus sur le marché d’Abobo, un quartier favorable à Alassane Ouattara – le rival de son mari à la présidentielle. Elle aurait également, selon l’accusation, orchestré la répression sanglante des femmes d’Abobo et participé à une cellule de crise qui planifiait et organisait des attaques menées par des milices et des forces armées proches du régime.

Au cours de l’audience de lundi, l’un des avocats de la partie civile a demandé à Simone Gbagbo si elle avait eu « connaissance d’un document qui parle d’une cellule d’éradication de la peste ». Selon l’avocat, ce document élaborait « une stratégie pour exterminer un groupe d’individus ». « Je n’ai pas connaissance d’un tel document », a répondu sèchement l’épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo, allant jusqu’à accuser l’un des avocats d’en être « le rédacteur ».

Les éléments « remis par l’accusation » sont contestés par les avocats de la défense, qui rappellent que des papiers ont été saisis, au domicile du couple lors de leur arrestation le 11 avril 2011, de « façon illégale », mettant en doute « l’authenticité » de certaines pièces versées au dossier.

« Etiez-vous en contact avec les escadrons de la mort ? », a encore demandé l’avocat de la partie civile. « Je n’étais en contact avec aucun escadron de la mort. Je n’aime pas les armes. Je n’ai pas une âme de guerrière », a répété l’ex-première dame, ajoutant : « Les combats que j’ai menés, c’est avec ma bouche. » « Je n’ai envoyé personne aller faire la guerre », a-t-elle affirmé.

Simone Gbagbo comparaît alors qu’elle purge déjà une première peine de vingt ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », prononcée l’an dernier. L’audience doit se poursuivre mardi, avec l’intervention de la défense.

La crise post-électorale en Côte d’Ivoire de 2010-2011, qui a fait plus de 3 000 morts en cinq mois, avait été provoquée par le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Lemonde.fr avec AFP

Afghanistan: 7 morts dans une attaque des talibans contre un tribunal

juin 5, 2016

Puli Alam (Afghanistan) – Sept personnes ont péri dimanche lors d’une attaque des talibans contre un tribunal afghan, la troisième depuis la désignation de leur nouveau chef fin mai, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Ce nouvel assaut contre l’institution judiciaire afghane a secoué Puli Alam, chef-lieu de la province de Logar, à environ 70 km au sud de Kaboul. Il met en lumière la détermination des talibans à poursuivre le combat sous la houlette du mollah Haibatullah, nommé à leur tête il y a une dizaine de jours, après la mort du mollah Mansour tué dans un tir de drone américain au Pakistan.

Dans la matinée de dimanche, trois talibans qui portaient des uniformes de policiers ont pénétré dans la cour d’appel de Puli Alam et ils ont ouvert le feu à bout portant sur des procureurs, des juges et des policiers, a déclaré le gouverneur de Logar, Mohammed Halim Fedaï.

Malheureusement, sept personnes ont été tuées et 23 autres blessées, a-t-il indiqué.

Le premier président de la cour d’appel, qui venait tout juste de prendre ses fonctions, figure parmi les personnes tuées, selon M. Fedaï.

Les insurgés ont ouvert le feu alors que les magistrats étaient réunis pour décider du sort de six talibans tout juste arrêtés.

Le bilan a été confirmé par Ashiqullah Majidi, le directeur de l’hôpital provincial.

Le porte-parole habituel des talibans, Zabiullah Moudjahid, a revendiqué l’attaque sur son compte Twitter. C’est une opération menée en représailles à l’exécution de six talibans condamnés à mort et pendus au mois de mai, a-t-il précisé.

Le représentant spécial de l’ONU en Afghanistan Nicholas Haysom a condamné l’attaque, estimant que les magistrats et les civils ne sauraient être considérés comme des combattants et ne doivent donc pas être visés.

Les talibans s’en prennent régulièrement aux dépositaires de l’autorité de l’Etat et aux symboles du gouvernement central, comme les tribunaux ou les ministères. Et sous la houlette du mollah Haibatullah, ils semblent peu enclins à reprendre le chemin des négociations, interrompues depuis l’été dernier.

Pour preuve, le 25 mai, dès la désignation du mollah Haibatullah connue, un kamikaze taliban s’est fait exploser au passage d’un minibus transportant des employés d’un tribunal près de Kaboul. Onze personnes ont péri.

Une deuxième attaque contre un tribunal, cette fois à Ghazni, dans l’est du pays, a fait six morts mercredi.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juin 2016 15h30)

Johnny Depp interdit d’approcher sa femme Amber Heard

mai 27, 2016

La star hollywoodienne Johnny Depp a reçu vendredi d’un tribunal l’interdiction d’approcher sa femme Amber Heard. Celle-ci a demandé le divorce et l’accuse de violences conjugales.

D’après une porte-parole du tribunal de Los Angeles jointe par l’AFP, « le juge a émis une ordonnance » demandée par la comédienne de 30 ans qui interdit à Johnny Depp de l’approcher à moins de 100 mètres jusqu’au 17 juin. Le juge du tribunal de Los Angeles, Carl Moor, a pris cette décision après avoir reçu un dossier de 40 pages de documents et photos, lors d’une audience à huis clos.

L’actrice, qui est apparue vendredi au tribunal avec des bleus au visage, a demandé le divorce et une pension alimentaire plus tôt cette semaine après 15 mois de mariage, citant des « différends irréconciliables ». Johnny Depp, ex-compagnon de Vanessa Paradis avec qui il a deux enfants, n’était pas présent au tribunal.

Avec un œil au beurre noir
D’après Joseph Koenig, l’un des avocats de la comédienne, apparue dans « Magic Mike XXL » et « The Danish Girl » l’an dernier, Amber Heard « traverse un moment difficile, elle vient de passer plusieurs journées très longues ». Dans les documents accompagnant sa demande d’ordonnance, elle affirmait que « pendant toute la durée de notre relation, Johnny m’a agressée verbalement et physiquement ».

Le site internet d’informations sur les célébrités, TMZ, a publié vendredi une photo de la comédienne avec un oeil au beurre noir, qu’elle aurait présentée au tribunal. L’image a été prise peu après que Johnny Depp lui a jeté son téléphone à la figure samedi soir, affirme TMZ, qui a ajouté que l’acteur aurait offert à Amber Heard d’acheter son silence.

D’après le site internet, Amber Heard dit faire face à un danger immédiat de la part de son époux, qui est pourtant en tournée de promotion pour son nouveau film hors de la métropole californienne. L’avocate de Johnny Depp, Laura Wasser, s’est refusée à tout commentaire.

Romandie.com

5 militaires retraités jugés à Conakry pour « offense au chef de l ‘ Etat »

mars 11, 2016

 

5 militaires guinéens retraités dont le secrétaire général du syndicat des retraités militaires et veuves, le colonel Jean Dougo Guilavogui et 4 de ses camarades ont comparu ce vendredi devant le Tribunal de première instance de Mafanco, situé dans la banlieue de Conakry, a-t-on appris de source judiciaire.
Ils devront répondre des chefs d’accusation portant sur une « offense au chef de l’Etat et attroupement non autorisé».

Ces officiers interpellés en septembre 2015, vont devoir s’expliquer devant cette Cour, sur les accusations portées contre eux.

Avant leur interpellation, ils avaient saisi l’opinion par voie de presse, sur le sort de 4000 militaires admis à faire valoir leur droit à la retraite à la faveur de la réforme entreprise au sein des Forces armées.

Le secrétaire général du bureau des retraités avait accusé ouvertement le gouvernement guinéen de n’avoir pas fait assez dans la mise en œuvre des conditions d’accompagnement des 4000 retraités militaires, qui ont quitté l’armée, il y a environ 3 ans.

Leurs avocats pensent que leurs clients ont été détenus sans la moindre « preuve ».
Ils s’attendent donc à leur libération au terme de ce procès, renvoyé au 15 mars prochain.

Apanews.net