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Les Faiseurs d’histoire se mettent à l’ouvrage pour les 400 ans de Trois-Rivières

juillet 5, 2022
La rue des Ursulines.

La rue des Ursulines, dans le quartier historique de Trois-Rivières. Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

Le collectif Les Faiseurs d’histoire lance un ouvrage historique sur Trois-Rivières, de sa fondation à aujourd’hui. La contribution citoyenne joue un rôle prépondérant dans la mise en œuvre de cet ouvrage, faisant du citoyen un conteur de certains pans occultés de l’histoire de Trois-Rivières.

Il s’agit, selon l’historien Yannick Gendron, d’un chantier historique collaboratif, visant à réaliser une synthèse historique de la Ville. Il veut mettre en lumière l’histoire des minorités culturelles ayant nourri le développement de la ville.

L’histoire des villes, de manière générale, dans les années 50, 60, 70 était tenue par les communautés religieuses, de sorte qu’on présente une histoire très masculine qui tourne autour de l’organisation paroissiale, occultant l’histoire des minorités, affirme l’historien, précisant qu’il s’agissait de la morale de l’époque.

Ce chantier historique accouchera d’un classique qu’il faut garder dans sa bibliothèque en 2034 pour marquer les 400 ans de Trois-Rivières, selon Yannick Gendron.

Les Autochtone et les gens de Trois-Rivières ont cohabité pendant longtemps, raconte M. Gendron, soulignant que les peuples autochtones ont transmis leurs savoirs aux Trifluviens en matière de construction de canaux.

« À Trois-Rivières, on était connu pour avoir les meilleurs canaux et c’est un savoir transmis par nos aïeux autochtones. »— Une citation de  Yannick Gendron, historien

Le collectif entend aller chercher ces anecdotes qui ont façonné la ville, mais qui n’ont pas été mises de l’avant. Selon M. Gendron, il s’agit d’un clérico-conservatisme astreignant dont on est libéré aujourd’hui.

L’histoire sera écrite avec nos valeurs en tant que communauté, fait savoir l’historien qui décide de chercher les angles morts afin de les mettre en valeur.

Une initiative qui se veut inclusive

Avec à sa tête René Beaudoin, Nathalie Bouchard, Alexandra Carignan, Jacinthe De Montigny, Yannick Gendron, Alain Gervais, Daniel Robert, Pierre Saint-Yves et Alain Tapps, l’organisme regroupe des historiens et des passionnés d’histoire. Ils projettent de rencontrer les citoyens ainsi que des organismes de Trois-Rivières, témoins d’histoires susceptibles d’enrichir les savoirs en lien avec le passé de la ville.

Il s’agit pour eux de recueillir des informations différentes qui touchent des histoires de familles et de quartiers, peu connues, mais importantes, insiste M. Gendron

En chaque personne, il y a un potentiel historique de connaissances, de savoir qu’on peut partager, croit-il. On réfléchit à une façon de faire pour mettre tout ça en place. On réfléchit à des personnages qui ont coloré notre environnement, mais sont restés dans l’ombre pour toutes sortes de raisons.

Avec Radio-Canada

Anne Merline Eugène

par Anne Merline Eugène

Canada: Neuf logements détruits par un incendie à Trois-Rivières

juillet 3, 2022

Un incendie jette à la rue neuf ménages à Trois-Rivières Photo: Radio-Canada/Julie Grenon

Un incendie majeur a complètement détruit deux immeubles à logements à Trois-Rivières la nuit dernière.

Le brasier s’est déclaré vers 1 heures 30 du matin dans un des deux bâtiments de neuf logements au total au coin des rue Sainte-Julie et Monseigneur Cooke.

Lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux, ils ont constaté que les flammes se propageaient rapidement à l’immeuble voisin et affectaient même la structure.

À l’arrivée des pompiers, on a procédé à une attaque agressive, mais malheureusement l’incendie a pris beaucoup d’ampleur, très rapidement. On est monté en cinquième alarme pour pouvoir avoir une bonne force de frappe. On a eu l’aide de nos voisins de Bécancour et de Saint-Étienne, explique Mathieu Ouellette, chef aux opérations à la Direction de la sécurité incendie et sécurité civile à la Ville de Trois-Rivières.

Heureusement, aucune personne n’a été blessée. Les résidents des neuf logements ont été évacués et pris en charge par la Croix-Rouge.

Un pompier a été transporté en ambulance pour traiter un coup de chaleur.

La cause de l’incendie reste encore a déterminer et une enquête est en cours. Selon des témoins, des explosions sont survenues.

Au début j’ai entendu des booms. Je pensais que c’était des feux d’artifice, mais on sortant j’ai vu que le feu était pris sur les balcons de l’immeuble voisin. On a tout de suite appelé les pompiers et on a fait le tour pour évacuer tout le monde, relate un voisin qui habite l’immeuble de l’autre côté de la rue.

Avec Radio-Canada par Raphaëlle Drouin

Alzheimer : Carpe diem reçoit 2,5 M$ pour changer la vocation de son église

juin 28, 2022
L'église Très-Saint Sacrement de Trois-Rivières sous un air d'été

L’église Très-Saint-Sacrement acquise par Carpe Diem sera transformée en un centre multifonctionnel dédié à l’ensemble de la communauté Photo : Radio-Canada/Simon Laganière

La Maison Carpe Diem poursuivra sa mission auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer dans un tout nouvel espace à la fine pointe de la technologie. L’église du Très-Saint-Sacrement sera transformée en un centre multifonctionnel ouvert tant aux patients vivant avec des pertes cognitives qu’à l’ensemble de la communauté.

L’organisme en a fait l’annonce, mardi, en compagnie de représentants du gouvernement du Québec. Le ministère de la Culture et des Communications investit 2,5 M$ dans ce projet de requalification du patrimoine culturel à caractère religieux.

Propriétaire de l’église depuis 2021, Carpe Diem y mènera des formations et des activités de recherche. Le rez-de-chaussée pourra également accueillir un centre culturel dédié aux arts de la scène, un café et un espace événementiel.

Au Québec, il y a diverses églises qui ont été transformées en projet multifonctionnel. La particularité ici, c’est que l’aspect multifonctionnel ouvert à la communauté est associé à des services aux personnes âgées , explique la directrice de Carpe Diem, Nicole Poirier.

Un lieu novateur et rassembleur

L’organisme veut en faire un lieu de rencontre entre les résidents de la maison et les gens du quartier afin de changer le regard sur le vieillissement et la maladie d’Alzheimer.

Il y a un regard trop misérabiliste. On les exclut, on les enferme. Notre approche est tout le contraire, insiste Nicole Poirier. On veut vraiment que les gens de Carpe Diem puissent prendre leur café avec des gens de la communauté, pas un café juste pour Alzheimer ou un quartier juste pour Alzheimer. Non, on est capable de vivre ensemble quand on connaît bien la maladie.

La valeur du projet est évaluée à 9 millions de dollars.

Ça va générer des bénéfices humains, sociaux et économiques , a déclaré le député de Trois-Rivières, Jean Boulet. Il espère que Carpe Diem inspirera d’autres requalifications de lieux patrimoniaux.

Concrètement, l’enveloppe financière prévoit des travaux de restauration des murs de fondation et du parvis, ainsi que l’ajout d’un débarcadère. On prévoit également le rejointoiement de la maçonnerie, le remplacement du revêtement de toiture et la protection en cas d’incendie.

Radio-Canada avec les informations de Magalie Masson

Canada-Québec: Un homme happé mortellement à Trois-Rivières

juin 25, 2022
Une voiture sur un terrain

Accident d’auto mortel au coin des rues François-Nobert et Magnan Photo: Radio-Canada/Hugo Mercier

Un homme a perdu la vie cet après-midi à Trois-Rivières. Il a été renversé par la voiture d’une voisine qui venait de lui demander de l’aide pour transporter ses pneus d’hiver.

L’accident s’est produit sur un terrain privé, dans l’entrée d’une résidence de la rue François Nobert. Selon la Police de Trois-Rivières, la conductrice a confondu le frein et l’accélérateur.

Elle a demandé de l’aide à son voisin pour la guider vers le cabanon. Le monsieur lui a fait signe de reculer, mais la dame, de ce que l’on comprend, a confondu la pédale d’accélérateur et la pédale de frein, explique le sergent Luc Mongrain de la Police de Trois-Rivières.

La voiture a reculé sur l’homme, et a parcouru une bonne distance dans les cours arrière de résidences, enfonçant des clôtures sur son passage.

La victime est restée coincée sous le véhicule.

Selon des témoins, la conductrice a demandé de l’aide autour d’elle pour venir en aide à la victime.

La conductrice a été transportée à l’hôpital pour soigner un choc nerveux.

Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’accident

Avec Radio-Canada par Julie Grenon

Canada-Québec: Un registre des prix des logements réclamé à Trois-Rivières

juin 18, 2022
Un homme prend la parole, entouré de quatre personnes.

Un avis juridique donne le feu vert à la Ville pour établir un registre qui rendrait public le prix des logements. Photo : Radio-Canada/Magalie Masson

Des organismes communautaires de la région ont enfin obtenu les documents pour exiger un registre des prix des logements à Trois-Rivières.

En octobre dernier, le Regroupement des organismes d’éducation populaire autonome de la Mauricie (ROÉPAM), Infologis Mauricie, COMSEP, BAIL Mauricie et plusieurs autres organismes avaient demandé à la Ville de créer un tel registre, mais le maire Jean Lamarche ne savait pas si la municipalité en détenait le pouvoir.

Après avoir consulté des avocats du cabinet Cain Lamarre, le regroupement a obtenu sa réponse. Un avis juridique donne le feu vert à la Ville pour établir un registre qui rendrait public le prix des logements. Les propriétaires seraient sous le coup de l’obligation de divulguer le prix de location de leurs loyers chaque année.

Les locataires pourraient quant à eux s’y référer pour accepter ou refuser une augmentation de prix. Une façon, selon le coordonnateur du ROÉPAM, Marc Benoît, de protéger la population de la spéculation sur les coûts des loyers.

Normalement, dans un bail, le propriétaire doit inscrire le prix du loyer des 12 derniers mois, mais beaucoup de propriétaires ne l’inscrivent pas en disant qu’ils l’oublient. Le locataire n’a donc pas accès à l’information et cette omission du propriétaire n’est pas considérée illégale. Avec un registre, il n’y aurait pas d’ambiguïté, l’information serait accessible à tous, espère Marc Benoît.

Près de 5 000 $ en moins pour les organismes communautaires

Les organismes communautaires ont commandé un avis juridique, mais également un projet de règlement pour faciliter la tâche aux élus dans l’adoption du registre. Pour ce faire, ils ont déboursé près de 5 000 dollars, mais ça en valait le coup, selon Marc Benoit.

« Ça représente beaucoup d’argent pour les organismes qui auraient pu être investi ailleurs. Cela dit, je pense qu’on ne peut pas regretter ça, car la crise que la population trifluvienne vit présentement, on ne l’a jamais vu et les organismes sont débordés, épuisés.  »— Une citation de  Marc Benoît, coordonnateur du Regroupement des organismes d’éducation populaire autonome de la Mauricie

Trois-Rivières pourrait devenir un modèle

Si la Ville de Trois-Rivières adoptait un registre des prix des logements, elle représenterait la première municipalité au Québec à le faire.

L’attaché de presse du maire de Trois-Rivières a décliné notre demande d’entrevue. Il dit vouloir prendre connaissance des documents avant de s’exprimer.

Avec Radio-Canada par Magalie Masson

Canada-Québec/Projet immobilier : Olymbec prévoit démolir l’ancien pensionnat des filles de Jésus

juin 15, 2022
Le projet de construction des unités locatives

Olymbec souhaite démolir l’ancien pensionnat des filles de Jésus, situé non loin du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap afin de construire un complexe de 180 unités locatives Photo : Radio-Canada

Un projet immobilier majeur pourrait venir changer le visage du secteur bas-du-cap à Trois-Rivières. Olymbec souhaite démolir l’ancien pensionnat des filles de Jésus, situé tout juste à côté du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap afin de construire un complexe de 180 unités locatives. La population aura tout de même son mot à dire lors d’une présentation publique lundi soir à l’hôtel de ville.

Olymbec voit grand pour ce terrain situé en bordure du fleuve Saint-Laurent. Le promoteur immobilier souhaite ériger une tour de 10 étages, qui serait l’une des plus hautes dans ce secteur de la ville. Mais pour ce faire, l’ancien pensionnat des filles de Jésus devra passer sous le pic des démolisseurs. Une demande de permis de démolition a été faite afin de raser presque la totalité du bâtiment.

En fait, il ne resterait que la façade de l’immeuble construit à la fin des années 30. Les annexes, ajoutées dans les années 80, seraient quant à elles, démolies. Le comité sur la gestion et l’aménagement du territoire à la ville de Trois-Rivières a donné son aval à l’avancement du projet puisque la partie construite dans les années 80 a peu de valeur patrimoniale.

Le président du comité et conseiller municipal Pierre-Luc Fortin soutient que la réhabilitation du bâtiment aurait demandé des sommes considérables. Le plus important c’était de conserver ce qu’il y a de plus beau, c’est-à-dire la façade. Ce n’est pas nécessairement l’ensemble du bâtiment qui a une valeur patrimoniale importante.

C’est entre 40 à 50 millions de dollars qu’Olymbec pourrait débourser pour ce projet qui comprendrait une piscine creusée et un stationnement extérieur de 170 places. Une rencontre est d’ailleurs prévue lundi le 20 juin à l’hôtel de ville de Trois-Rivières afin de présenter le projet à la population.

Le plan du projet de construction des 180 unités locatives

Olymbec ne garderait que la façade de l’immeuble construit à la fin des années 30. Les annexes ajoutées dans les années 80, seraient quant à elles, démolies Photo : Radio-Canada

Pas de logements abordables

Selon ce qui a été confirmé à Radio-Canada, l’immeuble ne devrait pas inclure de logements à prix modique ou sociaux. Selon le conseiller Fortin, les règles de la ville ne peuvent pas contraindre un promoteur à en inclure. Ce que dénonce la coordonnatrice de COMSEP Sylvie Tardif, qui soutient que le bâtiment sera construit dans un secteur où les besoins sont grands. Oui c’est une bonne nouvelle d’avoir plus d’appartements qui s’ajoutent. Mais jamais, dans ces projets-là, il y a une volonté d’offrir du logement social. On ne nous écoute pas. Est-ce qu’on ne pourrait pas penser qu’il y a une quinzaine d’unités sur les 180 qui pourraient servir à des personnes âgées en situation de pauvreté.

En ce qui concerne l’échéancier, Olymbec se montre prudent et soutient que la mouture actuelle pourrait changer en fonction de la fluctuation des prix. La compagnie ajoute que la beauté du site, situé au bord du fleuve Saint-Laurent, saura convaincre la clientèle de s’amener dans le bas-du-cap.

La prochaine étape est donc la présentation à la population, qui pourra donner son avis lundi. D’ailleurs, Patrimoine Trois-Rivières, un organisme à but non lucratif indépendant de la ville, sera présent. Son président Philippe Charette soutient avoir été informé des grandes lignes par un fonctionnaire, mais sans plus. Suite à la rencontre publique, un rapport sera présenté aux élus qui décideront si oui ou non, le projet pourra aller de l’avant.

Avec Radio-Canada par Raphaël Brouillette

Canada-Québec: Uber fera son arrivée avec quelques jours de retard à Trois-Rivières

juin 14, 2022
Une femme tient un téléphone intelligent sur lequel l'application d'Uber est en marche.

Le déploiement d’Uber est retardé de deux jours dans la région.(Archives) Photo : CBC/Julia Page

Le lancement du service de transport Uber est retardé de deux jours en Mauricie. Déjà présente dans le Grand Montréal, à Québec et Gatineau, le déploiement de l’application était prévu mardi à Trois-Rivières, mais a été reporté à jeudi. L’entreprise évoque une question technique pour expliquer ce retard.

On prépare un concours pour les nouveaux chauffeurs. Ça a engendré quelques délais, a expliqué Jonathan Hamel, gestionnaire des affaires publiques d’Uber au Québec, en entrevue à l’émission Toujours le matin. Les détails de ce concours devraient être dévoilés jeudi. « Je pense que ça va faire parler », croit M. Hamel.

Le représentant d’Uber n’a pas voulu s’avancer sur le nombre de chauffeurs qui seront en service à partir de jeudi. Pour Trois-Rivières, il s’est contenté de dire que quelques dizaines de personnes ont levé la main pour être chauffeurs.

Un homme pose devant une affiche d'Uber.

Le gestionnaire des affaires publiques d’Uber au Québec, Jonathan Hamel. (Archives) Photo : Radio-Canada

Un recrutement difficile?

Depuis les dernières semaines, Uber multiplie les démarches pour recruter le plus de chauffeurs possible. On met beaucoup d’efforts pour faire en sorte que les gens s’inscrivent sur l’application.

Il y a deux semaines, une opération charme s’est tenue à Trois-Rivières. L’entreprise prévoit aussi des incitatifs financiers pour ses recrues. Elle compte offrir un montant de 1000 $ aux 100 premiers chauffeurs qui vont compléter au moins 20 courses au cours des trois prochaines semaines.

Difficile de dire si ces initiatives pourront faire la différence. M. Hamel a rappelé que les chauffeurs ne sont pas des employés d’Uber. Ce sont donc eux qui décident quand ils souhaitent travailler. Jeudi, je n’ai aucune idée de combien il y aura de chauffeurs sur la route.

Ce sont les premières journées d’opération qui risque d’être les plus difficiles. M. Hamel a mentionné que le nombre de chauffeurs dans une région augmente généralement au fil des mois. Cette semaine, il y aura probablement moins de chauffeurs qu’il va sûrement en avoir pendant les fêtes, s’est-il permis d’ajouter.

Radio-Canada par Charles-Antoine Boulanger

Canada: Partenariat entre les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières

juin 14, 2022
Des navires amarrés au port de Québec en été.

Les ports de Québec (photo), Montréal et Trois-Rivières s’entendent sur la création d’un groupe de travail visant à améliorer l’efficacité de leurs installations. (Archives) Photo : Radio-Canada/Hugo Pothier

Les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières s’entendent sur un partenariat dans le but de rendre leurs installations plus compétitives et plus vertes.

Motivée par des enjeux stratégiques, environnementaux et économiques, l’entente entraîne la création d’un groupe de travail qui va offrir des recommandations aux trois administrations portuaires d’ici la fin de l’année.

Dans le cadre de cette nouvelle relation, nous souhaitons développer des chaînes logistiques et d’approvisionnement parmi les plus durables et les plus écoresponsables au niveau mondial et interprovincial, explique le président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard, dans un communiqué publié mardi.

Cette annonce survient quelques jours après que M. Girard a annoncé vouloir rendre les terminaux du port « plus verts et technologiques ».

Les ports de Québec, Montréal et Trois-Rivières emploient plus de 3000 navires et manutentionnent 72,4 millions de tonnes de marchandises chaque année.

Avec Radio-Canada par Jérémie Camirand

Canada-Québec: L’industrie du mariage est plus que florissante en 2022

juin 11, 2022
Deux mains de mariés dont l'une met une bague à l'autre.

De nombreuses cérémonies de mariage ont été reportées depuis 2020. Photo : Shutterstock/ Kirlyv

Après deux ans de pandémie, de nombreux mariages pourront être enfin célébrés cet été. Les entreprises offrant des services font des affaires d’or, mais sont aussi débordées. Pour la majorité, il est impossible de prendre de nouvelles réservations avant 2023.

Pour plusieurs futurs mariés et membres de leur cortège, repousser la date du mariage a eu pour conséquence que les vêtements ne font plus. Si bien que les ateliers de couture sont submergés. Chez Aiguille et bouton d’or, à Drummondville, la propriétaire, Caroline Lemieux, raconte que plusieurs clients arrivent désespérés, mais que des solutions existent.

Quand c’est une fermeture dans le dos, on est capable de tout découdre ça, d’aller poser un lacet [à la place], donne-t-elle en exemple. Mais si le vêtement est devenu réellement trop petit, il faudra le refaire en entier et souvent, ça ne vaut pas tant la peine. Caroline Lemieux suggère de ne pas s’y prendre à la dernière minute parce que, en ce moment, les retouches occupent l’agenda pratiquement jusqu’au mois d’août.

Une allée menant jusqu'à l'autel de mariage.

L’industrie du mariage connaît une saison chargée. Photo : Istock

Pas de nouvelles réservations avant 2023

Les carnets de commandes débordent du côté des fleuristes. L’entreprise Il était une fleur, à Trois-Rivières, doit refuser des mariages pour la première fois de son histoire. Elle ne peut plus offrir de services pour les futurs mariés d’ici le mois d’octobre et, déjà, elle a commencé à prendre des réservations pour l’année 2023.

Cette situation prévaut également chez les hôteliers, qui affichent complet pour 2022. À l’auberge Le baluchon, à Saint-Paulin, la directrice des ventes de groupes, Caroline Lemire, raconte qu’on y célèbre deux mariages chaque fin de semaine depuis le mois d’avril et que la saison se prolonge jusqu’à la fin du mois d’octobre.

L’inflation vient toutefois influer sur le budget des futurs époux, même si leur mariage est réservé depuis trois ans. Le prix du menu a été révisé depuis ce temps. La directrice souligne que les clients demeurent compréhensifs et qu’elle parvient à trouver un terrain d’entente. C’est certain que l’établissement en absorbe une partie et le client aussi.

Comme l’auberge travaille beaucoup avec les produits locaux, elle parvient à maintenir des tarifs intéressants, puisqu’ils sont moins soumis à la valeur marchande internationale et que les frais de transport sont moins élevés.

Radio-Canada avec les informations de Pascale Langlois

Canada-Québec: Fini la vaccination à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières

juin 7, 2022
L'affiche indiquant l'entrée du centre de vaccination à la bâtisse industrielle.

L’engouement pour la vaccination contre la COVID-19 a baissé dans les dernières semaines (Archives). Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

Le centre de vaccination contre la COVID-19 à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières fermera ses portes à la fin du mois. Les Trifluviens qui souhaitent se faire vacciner devront maintenant se rendre dans les locaux de l’ancien concessionnaire KIA, au 3790, boulevard Gene H.-Kruger à partir du 1er juillet prochain.

L’engouement a un peu baissé pour la vaccination. Nous, on s’ajuste aux besoins de la population, explique Philippe Lehoux, agent d’information au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

Le déménagement vise aussi à faire de la place à l’Exposition agricole de Trois-Rivières. Lors de sa prochaine édition en juillet, l’Expo pourra réintégrer les locaux qu’elle avait l’habitude d’utiliser.

Le CIUSSS assure que l’offre vaccinale dans la région ne changera pas. À Trois-Rivières, la vaccination restera offerte les vendredis et les samedis avec et sans rendez-vous. Il n’y a rien qui change, c’est seulement le local, maintient M. Lehoux.

Le CIUSSS ne prévoit pas de réintégrer la Bâtisse industrielle pour le moment.Des bureaux à cloisons à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières.

Le centre de vaccination à la Bâtisse industrielle a accueilli de nombreuses personnes. Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

Signe que l’engouement diminue, 4617 doses ont été administrées dans la semaine du 9 mai 2022, alors que 1452 l’ont été dans la semaine du 30 mai.

Au plus fort de la pandémie, seulement à Trois-Rivières, 14 889 doses avaient été distribuées dans la semaine du 9 janvier.

La clinique de Saint-Tite déménage aussi

De son côté, la clinique de vaccination de Saint-Tite, actuellement située au 375, rue Adrien-Bélisle, déménagera temporairement pour la saison estivale.

À partir du 16 juin et jusqu’au 29 septembre inclusivement, la vaccination sera offerte sans rendez-vous, tous les jeudis de 11 h à 17 h au CLSC de Saint-Tite, situé au 750, rue du Couvent.

Le déménagement libérera le local actuel pour permettre notamment la tenue des camps de jour de la Ville.

Le centre de vaccination sera de retour au Centre communautaire Armand-Marchand au début du mois d’octobre.

Toujours temps de se faire vacciner

Le CIUSSS continue d’encourager la population à se faire vacciner. Les derniers chiffres pour la Mauricie et le Centre-du-Québec indiquent que 64 % de la population a reçu sa 3e dose de vaccin alors que 17 % a obtenu sa 4e dose.

Avec Radio-Canada par Charles-Antoine Boulanger