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Canada-Québec: Payer pour être dédommagée, le combat d’une locataire trifluvienne

octobre 16, 2021

Une locataire de Trois-Rivières peine à faire exécuter un jugement du Tribunal administratif du logement. Cet été, Renée Lamothe a obtenu gain de cause contre son ancien propriétaire pour des problèmes de punaises de lit. Mais depuis, impossible de le joindre.

Le Tribunal administratif du logement a ordonné au propriétaire de Renée Lamothe de lui verser la somme de 800 $ comme compensation.

© Guillaume Croteau-Langevin/Radio-Canada Le Tribunal administratif du logement a ordonné au propriétaire de Renée Lamothe de lui verser la somme de 800 $ comme compensation.

En juillet 2020, une infestation de punaises de lit a forcé Mme Lamothe et son fils de 8 ans à quitter leur logement, tout en continuant de payer le loyer.

Après avoir intenté un recours devant le Tribunal administratif du logement, ce dernier a ordonné à son propriétaire de lui verser la somme de 800 $ comme compensation.

Toutefois, elle est incapable d’entrer en contact avec lui et doit donc débourser de sa poche des frais d’huissier de 625 $. Un montant important pour la mère monoparentale à faible revenu.

La plupart des gens qui louent dans des loyers comme ça, c’est des personnes vulnérables et ils n’ont pas les capacités de faire ce que j’ai fait. Et je trouve que ça laisse place aux propriétaires de mauvaise foi de nous laisser vivre là-dedans, parce que c’est très difficile après ça, même si tu as gagné, il faut encore des démarches exubérantes», déplore Renée Lamothe qui aimerait que cette situation change.

Renée Lamothe peine à faire exécuter un jugement du Tribunal administratif du logement.

© /Radio-Canada Renée Lamothe peine à faire exécuter un jugement du Tribunal administratif du logement.

Des organismes outrés

Le Groupe pour la défense des droits sociaux de Trois-Rivières dénonce une faille du système. Son coordonnateur, Pierre Blanchet, aimerait que ces frais soient assumés par l’aide juridique quand il est question de personnes vulnérables à faible revenu.

Pour les personnes à l’aide sociale, […] il est très difficile de se mettre de l’argent de côté, une fois le loyer et l’épicerie payés. Il est encore plus difficile d’allouer 625 $ pour des frais d’huissier afin de tenter de récupérer un montant quasi équivalent de dédommagement. Surtout qu’il est fort probable que ce montant ne soit jamais remboursé par le propriétaire.»

Un avis partagé par InfoLogis Mauricie. Malheureusement pour des personnes en situation de précarité financière, ça arrive souvent de devoir simplement abandonner, parce qu’ils n’ont pas les sommes pour payer les huissiers», rapporte la coordonnatrice de l’organisme, Carol-Anne Côté.

La coordonnatrice d'InfoLogis Mauricie, Carol-Anne Côté.

© /Radio-Canada La coordonnatrice d’InfoLogis Mauricie, Carol-Anne Côté.

Elle explique qu’il n’existe pas de programme d’aide financière offert pour les personnes qui vivent cette situation. C’est ce qu’on dénonce en fait aujourd’hui. C’est ce qu’on trouve totalement aberrant que le Tribunal administratif du logement ne puisse pas faire appliquer ses jugements jusqu’au bout pour ces locataires.»

De son côté, le propriétaire indique qu’il est habituel pour les locataires de devoir faire affaire avec un huissier.

Il nie d’ailleurs toujours la présence de punaises de lit dans son immeuble, malgré la décision rendue par le tribunal.

Renée Lamothe, le Groupe pour la défense des droits sociaux de Trois-Rivières et InfoLogis Mauricie revendiquent qu’une aide financière soit offerte aux personnes à faible revenu pour couvrir les frais encourus afin faire respecter un jugement du Tribunal administratif du logement.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Raphaëlle Drouin

Québec-Femmes et toponymie: Trois-Rivières en mode rattrapage

octobre 9, 2021

Bien qu’elles aient contribué autant que les hommes à la construction du Québec moderne, les femmes sont pratiquement inexistantes de la toponymie trifluvienne. À peine 8 % des rues, des parcs ou bien bâtiments publics portent des noms de femmes. Pour corriger la situation, la Ville nommera trois fois plus de lieux en l’honneur de femmes que d’hommes.

La Ville de Trois-Rivières vise la parité toponymique entre les hommes et les femmes.

© ARCHIVES LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD La Ville de Trois-Rivières vise la parité toponymique entre les hommes et les femmes.

«On va continuer de progresser. On va dorénavant choisir pour chaque toponyme référant à un homme ou son oeuvre trois toponymes référant à des femmes et à leurs oeuvres. Et ce, tant que la parité toponymique entre les hommes et les femmes n’aura pas été atteinte», a déclaré Pierre-Luc Fortin, conseiller du district des Estacades et président du Comité de toponymie de la Ville de Trois-Rivières.

Le président du Comité de toponymie et conseiller du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin.

© STÉPHANE LESSARD Le président du Comité de toponymie et conseiller du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin.

Cette mesure de rattrapage est incluse dans la nouvelle politique régissant la toponymie trifluvienne. Elle a été déposée mardi soir à l’occasion de la dernière assemblée publique du conseil municipal avant les élections du 7 novembre prochain. Depuis le début de son mandat en 2017, la conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure, a fait de la place des femmes dans la toponymie trifluvienne son cheval de bataille.

La conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure.

© STÉPHANE LESSARD La conseillère du district des Forges, Mariannick Mercure.

«Je suis vraiment fière qu’on tourne le dos à d’anciennes façons de faire qui laissaient croire que les femmes étaient moins honorables que les hommes», a-t-elle déclaré en assemblée publique.

Ces «anciennes façons de faire» auxquelles la conseillère municipale a fait référence consistaient à honorer dans la toponymie principalement des hommes politiques et d’affaires qui ont marqué leur communauté. «On doit davantage s’ouvrir aux milieux culturels, de la santé ou de l’enseignement où les femmes étaient davantage investies», estime Mariannick Mercure.

À l’époque de la fusion municipale au début des années 2000, seulement 4 % des toponymes honoraient des femmes, rappelle Sylvie Tardif, ancienne conseillère municipale et directrice générale de l’organisme COMSEP. Lors de ses mandats à l’hôtel de ville, elle avait régulièrement prôné une plus grande considération pour la féminisation de la toponymie. Son organisme est aussi grandement responsable de la création de l’Espace Rita-Lafontaine et du Centre Pauline-Julien.

L’ancienne conseillère municipale et directrice générale de COMSEP, Sylvie Tardif.

© FRANÇOIS GERVAIS L’ancienne conseillère municipale et directrice générale de COMSEP, Sylvie Tardif.

«Ce que le conseil municipal a adopté, c’est au-delà de mes espérances. La Ville se donne les moyens pour obtenir la parité un jour», mentionne-t-elle.

«Que cette mesure ait été adoptée de façon unanime juste avant les élections, c’est très apprécié. On ne sait jamais quelle direction peut prendre le prochain conseil.»

Sous la moyenne québécoise

Avec à peine 8 % des lieux nommés en l’honneur de personnes qui sont des toponymes féminins, Trois-Rivières n’est pas si loin de la moyenne québécoise. Sur les quelque 245 000 noms de lieux au Québec, on en retrouve près de 44 000 nommés en l’honneur d’individus, précise la Commission de la toponymie du Québec. Et seulement 4400 le sont en l’honneur de femmes, ce qui représente près de 10 %.

Afin d’aider les municipalités du Québec à choisir des toponymes féminins ou encore originaux (pour éviter les rues Principale ou de l’Église), la Commission de toponymie du Québec met à leur disposition une banque de noms potentiels. On y retrouve des personnes de plusieurs horizons comme les secteurs scientifiques, littéraires, culturels ou sportifs.

«Si on nomme tout le temps des personnalités politiques, c’est sûr qu’on se retrouve avec plus d’hommes», soutient Chantal Bouchard, responsable des relations avec les médias à la Commission de la toponymie du Québec.

Le pouvoir aux élus municipaux

Au Québec, la toponymie est une compétence partagée. Le provincial nomme des lacs, des rivières, des ponts ou des autoroutes, alors que le municipal s’occupe des rues, des parcs et nombreux lieux publics.

Si la quasi-totalité des cours d’eau est déjà nommée, rares sont les inaugurations de ponts ou d’autoroutes au Québec. Ce sont donc les municipalités qui ont la plus grande influence sur la toponymie du Québec, indique Chantal Bouchard.

Si le Québec souhaite une plus grande représentation féminine dans la toponymie, c’est aux élus municipaux qu’incombe la tâche de changer les règles de sélection.

Avec Le Nouvelliste par Gabriel Delisle – Le Nouvelliste

Canada-Festival international de poésie: l’émotion est immunisée contre le virus

octobre 2, 2021

C’est à une autre édition atypique du Festival international de poésie de Trois-Rivières qu’est convié le public depuis vendredi. Une édition qui, pour une seconde année, porte le sceau de la pandémie avec l’absence de poètes étrangers, des lieux de diffusions limités en nombre et quant aux places disponibles et la liste des événements raccourcie par rapport aux sommets de 2019. Malgré le contexte, l’émotion, ingrédient essentiel de l’évènement, est bien là et peut-être plus que jamais.

Le Festival international de la poésie de Trois-Rivières a lancé ses activités vendredi avec l’inauguration du parc Herménégilde Chiasson qui portera le nom de ce poète acadien pour la durée du festival. Sur la photo on reconnaît Gaston Bellemare, président du FIPTR et la directrice générale, Maryse Baribeau.

© Sylvain Mayer Le Festival international de la poésie de Trois-Rivières a lancé ses activités vendredi avec l’inauguration du parc Herménégilde Chiasson qui portera le nom de ce poète acadien pour la durée du festival. Sur la photo on reconnaît Gaston Bellemare, président du FIPTR et la directrice générale, Maryse Baribeau.

«L’atmosphère ne sera pas la même, convient le président et fondateur Gaston Bellemare, mais il est très important qu’on le présente parce que les gens en ont besoin. Le public a compris ce que nous disons depuis le début: l’évènement est à eux. Et disons que dans les circonstances actuelles, la poésie est particulièrement précieuse.»

La gestion du FIPTR a été on ne peut plus complexe et même problématique. Les normes sanitaires ont changé et continuent de fluctuer. «Ce n’est pas compliqué, ça change d’un jour à l’autre. Là, on sait qu’il va nous falloir prévoir du personnel aux portes de chaque établissement pour s’assurer qu’on respecte partout les normes. Encore tout dernièrement, le propriétaire d’un établissement m’expliquait qu’il était heureux d’accueillir un poète dans son restaurant mais que celui-ci devrait rester assis pour lire ses poèmes parce que debout, il serait tenu de porter un masque. Peux-tu imaginer un poète en train de lire sa poésie avec un masque dans la figure?», ricane malgré tout le président.

«Ça entraîne évidemment des situations assez particulières. Au Zénob, espace déjà très restreint mais que les poètes adorent parce que l’atmosphère est toujours exceptionnelle, on va être limité à seulement 15 personnes.»

«C’est évident que tout est compliqué. On ne pourra pas recevoir de poètes de l’étranger. Mais nous, on travaille là-dessus depuis deux ans. Parce que les invités doivent recevoir l’invitation longtemps à l’avance pour être en mesure non seulement d’assurer la logistique mais aussi d’aller chercher l’aide financière de leur université ou d’autres partenaires pour venir. C’est toujours un processus très complexe et en bout de ligne, tout ce travail aura été fait pour rien.»

Par ailleurs, certains invités canadiens ont décliné l’invitation par crainte du virus ou parce qu’ils n’étaient pas adéquatement vaccinés. Il reste qu’en bout de ligne, au dernier décompte officiel, on en recevra 36.

Herménégilde Chiasson à l’honneur

C’est le poète acadien Herménégilde Chiasson qui a été choisi par la direction artistique de l’évènement pour être le poète à l’honneur pour cette 37e édition. L’artiste reçoit l’hommage avec autant de modestie que de plaisir. «J’avoue que je suis toujours mal à l’aise devant ce genre de reconnaissance, dit-il depuis Moncton, mais je suis très heureux que ça me vienne du Festival de Trois-Rivières. C’est toujours très agréable d’y participer. Gaston s’est toujours fait un point d’honneur de présenter des poètes acadiens, ce que j’apprécie vivement.»C’est le poète acadien Herménégilde Chiasson qui est le poète à l’honneur de la 37e édition du Festival international de poésie de Trois-Rivières.© Rachelle Bergeron C’est le poète acadien Herménégilde Chiasson qui est le poète à l’honneur de la 37e édition du Festival international de poésie de Trois-Rivières.

«J’avoue que la première fois que j’y ai pris part, j’ai été très impressionné. Il y avait des poètes de partout dans le monde et j’étais plutôt intimidé mais, on m’a traité comme un écrivain à part entière, sur le même pied que n’importe quel autre invité, Je l’ai beaucoup apprécié.»

Lui qui vit dans une ville, Moncton, dont la population est aux deux-tiers anglophone et où le français n’est peut-être pas toujours reconnu à sa juste valeur, il dit apprécier beaucoup ses séjours trifluviens. À preuve, il calcule être venu une quinzaine de fois au FIPTR. «C’est une grande détente pour moi de me retrouver dans un milieu complètement francophone où la poésie est célébrée. J’ai vécu trois ans à Paris à une certaine époque et le fait d’être replongé dans un milieu où le français a toute la place me fait toujours beaucoup de bien.»

«Non seulement l’accueil de l’organisation est toujours exceptionnel, mais j’aime la chaleur du public de chez vous. Je suis toujours ébloui par la grande écoute dont font preuve les spectateurs lors de nos lectures, par exemple. Ce sont souvent des endroits publics où les gens se retrouvent pour discuter et dès qu’un poète commence à lire ses poèmes, les gens lui offrent un silence et une écoute fabuleuse. C‘est très impressionnant.»

De la poésie d’Herménégilde Chiasson, Gaston Bellemare dit qu’elle part de mots simples pour véhiculer des images qui viennent du cœur et qui s’adressent au cœur. Le poète ne nie pas. «L’accessibilité est quelque chose d’important à mes yeux. Peut-être suis-je inspiré par une certaine poésie américaine qui se veut souvent narrative, qui raconte des histoires ou des moments d’une façon très proches des gens. Je trouve qu’il faut se rendre aussi accessible que possible à ceux qui nous écoutent. Quand le public lit, il peut toujours reprendre des passages à répétition mais à l’oral, on n’a pas ce luxe: il faut établir une connexion immédiate.»

La profondeur émotionnelle de ses écrits est peut-être aujourd’hui accentuée par la pandémie qui nous afflige. «J’ai longtemps eu tendance à écrire sur la politique, le vécu collectif mais la pandémie qui nous a isolés les uns des autres a fait que je me suis tourné davantage vers les petites choses du quotidien. Je suis passé du grand nous au je et j’espère arriver à rejoindre le je de ceux qui vont m’écouter.»

Pendant la durée de l’évènement, du 1er au 10 octobre, la place d’Armes de la rue des Ursulines, devant le Manoir de Tonnancour, portera le nom de parc Herménégilde Chiasson. «C’est un très grand honneur, commente celui qui fut le tout premier poète acadien invité au FIPTR. Il y a tellement d’autres poètes qui écrivent mieux que moi qui l’auraient mérité. Ça m’a fait une drôle d’impression quand Gaston m’a appelé pour me le proposer. J’en suis très fier.»

L’Acadien sera chez nous à partir du 6 octobre pour plusieurs activités de lecture et même un entretien de plus longue durée. On peut savoir où auront lieu ces évènements en consultant la programmation du FIPTR au www.fiptr.com.

Avec François Houde – Le Nouvelliste

Canada-Québec: Collision entre deux véhicules sur l’autoroute 40 à Trois-Rivières

octobre 1, 2021

Les occupants de deux véhicules ont été blessés lors d’une collision survenue vendredi matin sur l’autoroute 40, à Trois-Rivières, dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine.

Les pompiers ont eu recours aux pinces de désincarcération pour sortir les occupants des véhicules de ces derniers.© Sylvain Mayer, Le Nouvelliste Les pompiers ont eu recours aux pinces de désincarcération pour sortir les occupants des véhicules de ces derniers.

Selon la Sûreté du Québec (SQ), l’accident serait survenu vers 9h45, à la hauteur du kilomètre 201, soit près de la sortie du boulevard des Estacades. Les deux véhicules circulaient en direction ouest lorsqu’ils sont entrés en collision, pour une raison qui demeure à déterminer.

La collision a entraîné un capotage des deux véhicules, si bien que les pinces de désincarcération ont été requises pour en extirper les occupants. Ceux-ci ont subi des blessures, mais leur vie ne serait pas en danger, indique la SQ. Le corps policier n’était pas en mesure de préciser combien de personnes prenaient place à bord des deux véhicules.

Un reconstitutionniste de la SQ devait se rendre sur place, vendredi, pour déterminer la cause de la collision. La circulation risque donc d’être entravée le temps que les policiers fassent enquête. 

La SQ n’a avancé aucune hypothèse sur les causes de l’accident, vendredi matin.

Selon le site du ministère des Transports, à 10h45, la sortie du boulevard des Estacades (202) était fermée en raison de cet accident, en direction ouest, pour une durée indéterminée.

Avec  Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste 

Canada-Québec: Tentative de livraison par drone interceptée à la prison de Trois-Rivières

septembre 29, 2021

Deux individus ont été interpellés par les forces de l’ordre alors qu’ils s’apprêtaient à faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone. C’est une opération de filature qui a mené à leur arrestation, peu avant qu’ils ne mettent leur plan à exécution, rapporte la Direction de la police de Trois-Rivières.

La police de Trois-Rivières a déjoué les plans de deux individus qui s’apprêtaient a faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone.

© André Dumont La police de Trois-Rivières a déjoué les plans de deux individus qui s’apprêtaient a faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone.

Les suspects, Guy Pellerin, 61 ans, et Samuel Dumont-Grenier, 29 ans, font face à des accusations en lien avec le trafic de stupéfiants et demeurent détenus jusqu’à leur enquête sur détention, annonce la Direction de la police de Trois-Rivières.

Les deux individus avaient été pris en filature par les enquêteurs de la police de Trois-Rivières. Ces derniers avaient été mis sur leur piste par un renseignement qui leur avait été transmis quant aux plans des deux suspects d’introduire des stupéfiants dans l’établissement de détention du boulevard Parent au moyen d’un drone, indique-t-on.

La livraison devait avoir lieu le vendredi 24 septembre dernier. Or, une équipe de surveillance physique de la Sûreté du Québec a interpellé les individus aux abords de la prison en début d’après-midi avant qu’ils ne commettent leur méfait.

Les suspects ont été arrêtés sur-le-champ. Les enquêteurs ont saisi le drone qui se trouvait dans le véhicule, 200 grammes de haschich, 25 grammes de cannabis, une dizaine de comprimés de métamphétamine, des timbres de nicotine, ainsi qu’un mini téléphone cellulaire, rapporte la Direction de la police de Trois-Rivières. On souligne que le plus jeune des deux suspects, Samuel Dumont-Grenier, était également recherché pour liberté illégale dans un autre dossier.

Avec Sébastien Houle – Le Nouvelliste

Trois-Rivières: un policier dédié à la violence conjugale

septembre 23, 2021

Devant la hausse des féminicides que connaît le Québec, la Direction de la police de Trois-Rivières se dote d’un policier dédié à la lutte à la violence conjugale. Les victimes seront ainsi mieux accompagnées, souhaite le corps policier.La Direction de la police de Trois-Rivières se dote d’un policier dédié à la violence conjugale.

© undefined La Direction de la police de Trois-Rivières se dote d’un policier dédié à la violence conjugale.

«C’est un enjeu social important. Nous le voyons avec les nombreux féminicides commis depuis le début de 2021», mentionne le sergent Luc Mongrain, porte-parole de la Direction de la police de Trois-Rivières.

Le porte-parole de la Direction de la police de Trois-Rivières, le sergent Luc Mongrain.

© STÉPHANE LESSARD Le porte-parole de la Direction de la police de Trois-Rivières, le sergent Luc Mongrain.

«Nous voulons offrir le meilleur soutien aux victimes de violence conjugale. Nous aurons donc un policier en poste pour les cas de violence conjugale et il relèvera de la section communautaire de notre service.»

Cette initiative est financée en bonne partie par des budgets dégagés par le ministère de la Sécurité publique pour lutter contre la violence conjugale. La subvention de Québec, entérinée mardi soir par le conseil municipal de Trois-Rivières, ne vient toutefois pas avec une description de tâches précise. C’est au corps policier d’adapter ses services en fonction de ses réalités.

«Nous partons d’une page blanche», note le sergent Luc Mongrain. «Nous devons définir son rôle plus précisément dans les prochains jours. Tout est à bâtir.»

Après s’être adjoint les services d’une travailleuse sociale pour mieux intervenir auprès de personnes atteintes de troubles de la santé mentale, il s’agit d’une autre initiative permettant d’ajouter des outils aux policiers alors que leur travail se complexifie.

Avec Gabriel Delisle – Le Nouvelliste

Canada-Québec: Deux jours après le scrutin, le bloquiste René Villemure l’emporte dans Trois-Rivières

septembre 22, 2021

Le suspense aura été à son maximum jusqu’à la toute fin. Au terme du dépouillement des bulletins de vote postaux qui s’est tenu mercredi après-midi, c’est le candidat bloquiste René Villemure qui a été élu dans la circonscription de Trois-Rivières.

René Villemure est le candidat bloquiste dans la circonscription de Trois-Rivières aux élections fédérales.

© /Radio-Canada René Villemure est le candidat bloquiste dans la circonscription de Trois-Rivières aux élections fédérales.

Il a terminé devant son adversaire conservateur Yves Lévesque grâce à une majorité de 93 voix.

Il restait encore 2692 bulletins à être comptabilisés avant de connaître l’identité du gagnant. Six paires de scrutateurs se sont affairés à compter les votes restants. Pour assister à l’opération, une dizaine de représentants de candidats étaient sur place.

Trois-Rivières faisait partie de la quinzaine de circonscriptions au pays dont le candidat élu n’était toujours pas connu, et ce, deux jours après le scrutin fédéral de lundi. C’est d’ailleurs à cet endroit que l’écart de voix entre la première position et la deuxième était le plus petit à travers le Canada avant le dépouillement des bulletins de vote spéciaux. Le bloquiste René Villemure détenait une courte majorité de 32 voix sur Yves Lévesques du Parti conservateur.

La lutte a tenu la région, voire même l’ensemble du pays, en haleine au cours des derniers jours. Les candidats bloquiste, conservateur et libéral se sont tour à tour échangé la première place lors de la soirée électorale. Avant le dépouillement de l’après-midi, environ 700 voix séparaient René Villemure du libéral Martin Francoeur, campé en troisième place.

Avec Radio-Canada par Sébastien St-Onge 

Canada-Québec/Marina de Trois-Rivières: le voilier échoué depuis deux ans finalement déplacé

septembre 20, 2021

Une longue saga entre la Marina de Trois-Rivières et un propriétaire de voilier vient finalement de se terminer. En effet, deux ans pratiquement jour pour jour après s’être échoué tout près de la Marina de Trois-Rivières, un voilier de 50 pieds abandonné par son propriétaire a finalement été retiré des eaux du fleuve Saint-Laurent, lundi après-midi au coût de 250 000 $.

Un voilier de 50 pieds abandonné par son propriétaire a finalement été retiré des eaux du fleuve Saint-Laurent lundi, après deux ans.

© OLIVIER CROTEAU Un voilier de 50 pieds abandonné par son propriétaire a finalement été retiré des eaux du fleuve Saint-Laurent lundi, après deux ans.

«C’est finalement la fin de cette saga! De voir enlever ça de notre plan d’eau, cette épave-là qui était dans l’eau depuis deux ans, c’est un soulagement pour nous. […] D’ailleurs, ici, ça aura pris 2 ans, mais il peut arriver dans des situations comme celles-là que des dossiers prennent 10 ans à se régler», souligne d’emblée Mario Cloutier, directeur général de la Marina de Trois-Rivières.

À cet effet, même s’il s’agit de la fin de cette saga pour la Marina de Trois-Rivières, c’est plutôt Transports Canada qui a finalement été mandaté pour prendre en charge l’épave du voilier.

«C’est Transports Canada qui a pris le dossier en main, car le propriétaire ne s’est jamais manifesté. Ils ont donc procédé à des appels d’offres pour trouver une compagnie pour sortir le bateau de l’eau et le démanteler. Donc les frais d’opération d’environ 250 000 $ sont absorbés par Transports Canada et non par la marina», précise M. Cloutier.

Loin d’être une simple opération de retrait des eaux, l’intervention en soi en est plutôt une d’envergure, estime Mario Cloutier.

«On n’est pas impliqué dans l’opération, on ne fait que passer le terrain à Transports Canada, qui a mandaté une compagnie de l’Ontario. Mais ça semble assez compliqué comme opération. Premièrement, ils ont commencé il y a deux semaines par amener l’épave sur le bord. Et pour la sortir de l’eau, ils ont une grue de 350 tonnes. Ce n’est pas simple.»

Une grue de 350 tonnes a été nécessaire pour sortir le voilier de 50 pieds de l’eau.

© JORDAN ELLIOTT Une grue de 350 tonnes a été nécessaire pour sortir le voilier de 50 pieds de l’eau.

Rappelons que le voilier est échoué depuis le 15 octobre 2019 à la Marina de Trois-Rivières. À ce moment, les propriétaires du voilier en question avaient lancé un appel de détresse, demandant refuge à la Marina de Trois-Rivières parce que leur bateau était en train de prendre l’eau et menaçait de couler.

Devant cet appel de détresse, la Marina n’a eu d’autre choix que de prêter assistance au bateau.

«Lorsqu’on leur a prêté main-forte, on a essayé de le sortir, mais notre équipement n’était pas assez fort pour sortir un bateau de ce genre-là. On a donc mentionné au propriétaire les équipements que ça prenait, mais lui ne voulait pas collaborer et payer, donc il a décidé d’abandonner son bateau dans la cour de la marina. On l’a facturé, on a essayé de prendre une entente avec lui, mais plus rien, donc on s’est tourné vers Transports Canada pour qu’il parte de là.»

L’intervention en soi en était une d’envergure.

© OLIVIER CROTEAU L’intervention en soi en était une d’envergure.

Par ailleurs, ce propriétaire de voilier ne semblait pas en être à ses premières frasques avec son voilier avant de s’échouer à Trois-Rivières.

En effet, la Marina avait dès 2019 appris, grâce à la Garde côtière, que le voilier en question était en fait resté échoué pendant l’été 2019 dans la région de Lanoraie et qu’il avait fait l’objet de plus d’une trentaine de signalements à ce moment.

Ce faisant, la Marina trifluvienne avait été informée que ce type de bateau, fait de ferro-ciment, n’était pas assurable. Or pour être entreposé dans une marina, un navire doit être assuré.

Ainsi, la Marina a notamment dû débourser près de 6000 $ pour tenter de mettre le navire en cale sèche.

Avec Amélie Houle – Le Nouvelliste 

Trois-Rivières (Québec): Albatros lance un projet d’écriture en fin de vie

septembre 18, 2021

L’organisme Albatros Trois-Rivières amorcera, au cours de l’automne, un projet d’écriture en fin de vie qui permettra aux personnes malades ou en phase terminale de s’exprimer sur leurs valeurs, leurs pensées et leurs souvenirs. «C’est embryonnaire», précise le directeur général, Denis Benoit, car on ne sait pas, pour l’instant, ce qui adviendra de toutes ces lettres.

De gauche à droite: Armelle Deschamps, lauréate 2020, Denis Benoit, directeur général, Jacqueline Toutant, vice-présidente et Jasmine Paquin, lauréate 2021.

© FRANÇOIS GERVAIS De gauche à droite: Armelle Deschamps, lauréate 2020, Denis Benoit, directeur général, Jacqueline Toutant, vice-présidente et Jasmine Paquin, lauréate 2021.

L’exercice pourrait être salutaire pour ces personnes, car comme l’explique M. Benoit, certaines vivent les derniers moments de leur vie avec sérénité alors que d’autres les vivent dans la colère, explique-t-il.

L’organisme a sollicité l’aide de deux personnes qui viendront former les bénévoles d’Albatros afin de leur permettre d’aider à leur tour les personnes en fin de vie à rédiger ces lettres. Il s’agit de Lucie Lamothe, ancienne cadre supérieure de l’UQTR et Paulette Arcand, bénévole de longue date pour les accompagnements chez Albatros.

Le lancement du projet s’est fait vendredi dans le cadre de l’assemblée générale annuelle d’Albatros Trois-Rivières. L’organisme avait déménagé dans les locaux de l’ancienne école Saint-Jean-Bosco, en 2020, mais n’avait pas pu les inaugurer adéquatement à cause de la pandémie, ce qui a donc été fait vendredi par la même occasion.

L’assemblée générale annuelle s’est tenue avec environ le tiers des membres à cause des mesures sanitaires. Elle a été suivie d’une conférence portant sur les rêves en fin de vie.

Par la suite, l’organisme a remis le prix Soeur-Pearl-Berg (prix créé en l’honneur de la fondatrice d’Albatros) à Jasmine Paquin, présidente de la cellule Albatros, pour l’année 2021. Le même prix a également été décerné pour l’année 2020 à Armelle Deschamps, une bénévole particulièrement engagée. Le prix n’avait en effet pas pu lui être remis l’an dernier en raison des mesures sanitaires.

Notons que le conseil d’administration de la Fondation Albatros compte désormais sur une nouvelle présidente en la personne de Marili B. Desrochers. Cette dernière succède à Yves Gabias qui demeure toutefois membre du conseil.

Présidente de l’entreprise Coefficient RH, Mme Desrochers a été responsable de la Fondation du Collège Laflèche et directrice générale de la Fondation CSSS de Trois-Rivières.

La Fondation Albatros a pour objectif de garantir la pérennité de la Maison Albatros. La campagne majeure de financement lancée en 2019 atteint maintenant 2,3 M$ et l’objectif est de 3 M$.

Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste

Mauricie et au Centre-du-Québec (COVID-19): un rebond de cas à surveiller dans la région

septembre 10, 2021

La semaine avait pourtant bien débuté en ce qui concerne la tendance des nouveaux cas de COVID-19. Toutefois, les récentes données indiquent que la région vit un important rebond qui amène la santé publique à surveiller la situation de près, d’autant plus que le variant Delta est bien présent en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Le variant Delta prend de plus en plus d'ampleur dans la région.

© Sylvain Mayer Le variant Delta prend de plus en plus d’ampleur dans la région.

Du 3 au 8 septembre, la région affichait une vingtaine de nouveaux cas par jour en moyenne, alors que le bilan dévoilé le 10 septembre fait état de 39 cas. La statistique au sujet des personnes hospitalisées se maintenait, elle aussi, autour de trois. Ce chiffre est maintenant de cinq.

«C’est une tendance à laquelle on s’attend avec la rentrée scolaire, la reprise des activités, et ça se traduit aujourd’hui (vendredi). On va voir ce qui va se passer en fin de semaine pour confirmer s’il y a une hausse. On souhaite toujours atteindre un plateau. Mais entre le début de la semaine et aujourd’hui, c’est une différence d’une vingtaine de cas», déclare la directrice régionale de la santé publique, la docteure Marie-Josée Godi.

Avoir cinq hospitalisations ne crée aucune pression sur le réseau de la santé, précise la directrice régionale de la santé publique, mais une recrudescence du nombre de cas laisse entrevoir un impact sur le nombre d’hospitalisations d’ici une dizaine de jours, d’autant plus que le variant Delta a été confirmé dans plus de 50 cas de contamination dans la région.

«Il faut voir la vitesse à laquelle il prend de la place, explique la spécialiste. Au début du mois d’août, le variant Alpha était prédominant. Depuis deux ou trois semaines, c’est le variant Delta. Ce n’est pas une surprise: on l’a vu dans d’autres régions et dans d’autres pays. Et ça crée une certaine préoccupation. Il y a environ 25 % de notre population qui n’est pas vaccinée. Ce variant touche principalement les gens qui ne sont pas vaccinés. C’est possible de voir une remontée des cas.»

Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec.

© Stéphane Lessard Marie-Josée Godi, directrice de la santé publique en Mauricie-Centre-du-Québec.

Ce constat incite la docteure Godi à insister, une fois de plus, sur l’importance de se faire vacciner. Elle s’attend à ce que Santé Canada homologue la vaccination pour les 5-11 ans d’ici quelques semaines, ce qui entraînera le déploiement rapide de plusieurs équipes qui auront la responsabilité d’inoculer cette clientèle.

Les groupes d’âges de 18-29 ans (62,2 %) et de 30-39 ans (64,5 %) affichent toujours les plus faibles taux de vaccination complète dans la région. La mise en place du passeport vaccinal influence toutefois ces clientèles à se faire vacciner.

En outre, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec vit toujours le problème de mauvais comportement au sein de centres de vaccination de la part de personnes qui refusaient le vaccin, mais qui l’acceptent en raison de la contrainte associée au passeport vaccinal.

«Il y a des agents de sécurité pour calmer le jeu. Il y a toujours eu des agents de sécurité qui étaient là pour gérer les files d’attente. On rappelle aux gens de faire preuve de politesse et de courtoisie», indique Catherine Bergeron, agente d’information au CIUSSS régional.

Les propos désagréables prononcés à l’égard d’employés des centres de vaccination n’ont entraîné aucun départ de personnel jusqu’à maintenant.

Vaccination et accouchement

Les visiteurs des centres hospitaliers devront présenter un passeport vaccinal pour pouvoir y entrer d’ici la mi-octobre. Cette situation inquiète des conjoints non vaccinés, dont la partenaire est sur le point d’accoucher. La santé publique assure qu’elle comprend l’inquiétude des parents, mais les recommandations du ministère de la Santé et des Services sociaux en ce sens ne sont pas encore prêtes.

Il est encore trop tôt pour faire des projections concernant l’impact sur les effectifs relié à l’obligation pour le personnel de la santé d’être pleinement vacciné d’ici le 15 octobre. La direction du CIUSSS rappelle qu’il est encore temps pour des employés de recevoir les deux doses du vaccin avant cette date. «On espère que cette mesure soit prise comme une approche bienveillante pour préserver un milieu sain pour offrir des soins», déclare la docteure Godi, en soulignant que le réseau a les ressources nécessaires pour vacciner un grand nombre de personnes.

Avec Martin Lafrenière – Le Nouvelliste