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Canada(Québec): Pénurie de chauffeurs de taxi à Trois-Rivières: «On n’est pas capable de fournir»

juillet 26, 2021

Les entreprises du milieu des taxis souffrent elles aussi d’une pénurie de main-d’œuvre. Le problème, bien qu’accentué par la COVID-19, est causé par une multitude de facteurs.

Les entreprises de taxi à Trois-Rivières éprouvent à l’heure actuelle une forte pénurie de main-d’oeuvre. Le problème est causé par une multitude de facteurs.

© Olivier Croteau Les entreprises de taxi à Trois-Rivières éprouvent à l’heure actuelle une forte pénurie de main-d’oeuvre. Le problème est causé par une multitude de facteurs.

Le phénomène n’est pas récent, explique Sylvain Roy, de Taxi Coop. Depuis 2018, M. Roy est aux prises avec une multitude de problèmes par rapport aux embauches. «Je mets des annonces partout, je fais de la publicité. Depuis le début de l’été, j’ai eu douze nouveaux. Mais quand ils voient la longueur du processus, ils se découragent», explique celui qui précise que le problème est répandu au Québec. «À Coaticook, ils ont été obligés de fermer parce qu’il n’y avait pas assez d’employés.»

Chez Taxi élite, la pandémie a été carrément dévastatrice. Jacques Demontigny, copropriétaire de l’entreprise, explique que la pandémie et le couvre-feu ont influencé la constance de son personnel. En mars 2020, il a perdu 85 % de son effectif, qui n’est jamais complètement revenu. «Depuis milieu octobre, c’est compliqué. Lorsqu’il y a eu le couvre-feu, les chauffeurs sont partis puisqu’il n’y avait plus de clientèle. Quand la clientèle est revenue, les chauffeurs étaient sur la PCU», explique M. Demontigny. «Pour mon service de jour, j’ai encore 75 % de mes chauffeurs d’avant. Mais pour mon service de nuit, j’ai moins de 25 %.»

C’est ce que confirme aussi M. Roy. «Sur toutes les heures, on a moins de personnel qu’avant. Il y en a qui vendent, il y en a qui prennent leur retraite.»

Cette baisse des chauffeurs affecte la qualité du service. Taxi Coop, de son côté, assure que le temps moyen n’est pas affecté, mais qu’il y a plus de temps d’attente. Taxi Élite, quant à lui, n’arrive pas à reprendre son souffle depuis l’ouverture des bars. «On n’est pas capable de fournir, et là il n’y a pas encore d’amphithéâtre ni d’évènements», calcule M. Demontigny. Les temps d’attente peuvent parfois être de 1 h à 1 h 30 lorsque la demande est forte. «Pendant le Grand Prix, ce ne sera pas drôle», s’inquiète M. Demontigny.

TROP DE BUREAUCRATIE?

Depuis l’an passé, une nouvelle loi exige des mesures plus strictes pour pouvoir exercer le métier de chauffeur de taxi. «Il y a un paquet d’administration» déplore Sylvain Roy.

Le copropriétaire de Taxi élite corrobore: «Ça coûte 300 $ avant de pouvoir commencer à travailler!» De fait, depuis octobre 2020, la loi 17 exige que les chauffeurs acquièrent une formation en ligne au coût d’environ 150 $, un permis au coût d’environ 75 $ ainsi qu’un certificat de casier judiciaire vierge émis par la Sûreté du Québec, au coût de 87 $. «Faut avoir un certificat de dossier judiciaire vierge. Avant, n’importe quel poste de police le donnait pour 20 $. Il faut maintenant passer par la SQ. Ça coûte 87 $ et tu l’auras quand tu l’auras», explique M. Roy. En plus des frais, les chauffeurs doivent aussi s’enregistrer dans un module d’enregistrement des ventes et s’ouvrir un compte commercial. Les temps d’attente sont longs, allant jusqu’à deux mois dans les cas extrêmes. «Ça m’a pris quatre heures au téléphone avec un fonctionnaire», explique M. Roy, en signalant que les longues procédures en découragent plus d’un. Beaucoup de vétérans ont aussi abandonné, n’étant plus à l’aise avec la modernisation des méthodes de travail.

L’embauche est aussi difficile, compte tenu du fait que les entreprises ont peu de contrôle sur les tarifs imposés pour les courses. «Je ne peux pas augmenter le prix [des courses] comme je veux pour être en mesure de rivaliser avec la compétition», précise M. Demontigny, en expliquant que les autres entreprises des autres secteurs peuvent toujours atténuer les problèmes de main-d’oeuvre en augmentant les salaires. «On n’a pas de levier», assure Sylvain Roy. De fait, le prix des courses est régi par la Commission des transports du Québec.

Selon les employeurs, le problème n’est pas prêt de se résorber. Malgré les annonces d’embauche, peu de gens répondent à l’appel. «On met des annonces partout», assure M. Roy.

M. Demontigny, quant à lui, espère qu’il y aura plus de candidats lorsque le marché du travail sera pleinement rétabli de la pandémie. «Ma stratégie d’emploi, c’est d’attendre que la PCU finisse!»

Bien qu’inexistant à Trois-Rivières, le spectre d’Uber plane aussi sur l’industrie du taxi local. Le problème n’effraie pas trop les entreprises pour l’instant, mais reste que, considérant la dégradation de la qualité et de la quantité des effectifs, la possibilité demeure néanmoins plausible.

Avec  Alexis Lambert – Le Nouvelliste

Canada-Québec: L’agriculture urbaine gagne du terrain en Mauricie

juillet 24, 2021

L’agriculture urbaine gagne du terrain en Mauricie et cette fois, des jardins prennent d’assaut les terrains d’organismes et d’entreprises de Trois-Rivières.

Des jardins ont vu le jour sur le terrain de certains organismes à Trois-Rivières.

© /iStock Des jardins ont vu le jour sur le terrain de certains organismes à Trois-Rivières.

Ce sont trois projets qui ont reçu un soutien financier de la part d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières. La Maison des familles du Rivage a implanté un potager près de son bâtiment, la Maison des jeunes Le Chakado a mis sur pied un jardin collectif alors que la microbrasserie Le Temps d’une pinte a décidé d’installer sur son toit un jardin de fleurs comestibles.

Au cœur de ces projets se trouvent des jeunes et leurs parents. Rapidement, ces jardins se sont avérés être des lieux de rencontres intergénérationnels pour les gens qui les animent.

Mes grands-parents faisaient des jardins, d’énormes jardins et j’ai toujours trouvé ça extraordinaire. Alors de partager, de transmettre les traditions à nos enfants et nos petits enfants je trouve ça valorisant pour eux», explique Sylvie Sicard, une bénévole qui s’occupe du jardin de la Maison des familles du Rivage.

Pour Sylvie Sicard, c’est donc l’occasion de passer du temps avec sa petite fille Maëlle et de lui transmettre certaines connaissances. Pour Maëlle cependant, c’est le désir de prendre soin de l’environnement qui la pousse à s’impliquer.

Je trouve que c’est vraiment important. L’environnement, il ne faudrait pas le polluer. Même pour des voisines d’expérience, c’est l’occasion de partager des conseils aux plus jeunes», explique-t-elle.

À la Maison des jeunes Le Chakado, ce sont les adolescents qui la fréquentent qui ont fait la demande pour un jardin, ce qui réjouit l’une des coordonnatrices

Les jeunes, c’est les acteurs qui sont le plus impliqués dans le projet. On a environ une vingtaine de jeunes différents qui se sont impliqués jusqu’à maintenant. Ils sont vraiment persévérants, déterminés. Ils aiment apprendre de nouvelles choses et ils sont contents quand ils voient ce qui pousse et ce qu’ils sont capables de récolter. C’est vraiment une belle réussite pour eux», explique Audrey Charron, coordonnatrice, la Maison des jeunes Le Chakado.

Détermination, c’est le mot tout désigné, selon Audrey Charron. Motivation aussi, car la coordonnatrice n’a pas besoin de tordre un bras à qui que ce soit pour venir arroser le jardin ou arracher les mauvaises herbes.

D’ailleurs, les surplus des récoltes seront offerts à des banques alimentaires, a fait savoir Mme Charron.

Par  CBC/Radio-Canada d’après le reportage de Magalie Masson

Canada: Ça frôle le plein emploi à Trois-Rivières

juillet 24, 2021

Avec un taux de chômage qui est passé de 12,8 % à 4,4 % en un an, la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières affiche un ratio qui avoisine le plein emploi.

Le taux de chômage est passé de 12,8 % à 4,4 % en un an à Trois-Rivières.

© STÉPHANE LESSARD Le taux de chômage est passé de 12,8 % à 4,4 % en un an à Trois-Rivières.

C’est du moins l’opinion de l’économiste régional indépendant, Jules Bergeron, selon qui «il faut remonter à la période fin 2017, début 2018 pour avoir un taux aussi bas».

D’ailleurs, à l’échelle de l’agglomération trifluvienne, la conjoncture de l’emploi de juin 2021, comparée à celle qui prévalait une année plus tôt, se veut fort positive. à

En effet, pendant que le nombre d’emplois bondissait de 13 % sur douze mois, la population en chômage chutait de 64,7 % durant la même période.

En Mauricie, selon les plus récentes données désaisonnalisées de l’enquête sur la population active de Statistique Canada, le nombre de personnes en emploi a atteint 123 700 en juin 2021, ce qui représente une progression de 9000 postes comparativement au mois correspondant de l’an dernier.

«C’est donc dire qu’en l’espace d’une année, il y avait 7,8 % de plus de gens au travail en Mauricie. Fait tout aussi intéressant, il y a aussi un ajout de postes de l’ordre 2,6 % comparativement à mai 2021, soit 3100 emplois supplémentaires», fait remarquer M. Bergeron.

Et le gain de personnes au travail enregistré en juin 2021 comparativement au mois identique de 2020 provient de l’ajout de 5700 postes à temps plein et de plus de 3000 emplois à temps partiel.

«Cela signifie que l’effectif travaillant à temps plein s’établissait à 98 700 personnes en Mauricie, une augmentation de 6,1 % par rapport à juin 2020, alors que le nombre d’individus détenant un poste à temps partiel s’affichait à 24 900, en hausse de 14,7 % depuis un an», a-t-il ajouté.

En comparant le niveau d’emploi avant la pandémie, en mars 2020, celui-ci note toutefois que le nombre de personnes au travail se chiffrait alors à 132 900 personnes.

Un déficit d’emploi en Mauricie

«La région a donc un déficit d’emploi de 9200, et ce, 15 mois plus tard. Malgré une création d’emploi soutenue au cours des derniers mois, la Mauricie est ainsi techniquement encore en rattrapage au chapitre de l’emploi», relève le spécialiste.

Et cette situation affecte, dit-il, tous les types d’emplois, qu’ils soient à temps plein ou à temps partiel. Ainsi, la Mauricie se retrouvait en juin 2021 avec 24 900 personnes ayant un travail à temps partiel alors que 15 mois auparavant, on en dénombrait 27 000, soit 2100 de plus.

Du côté de l’effectif à temps plein, si on pouvait recenser un peu moins de 99 000 postes en juin 2021, cette donnée s’affichait à 105 400 en mars 2020, soit un écart négatif de 6700 postes.

«Il y a donc encore matière à amélioration», affirme M. Bergeron.

La situation du chômage en juin 2021 faisait état d’un ratio de sans-emploi de 5,9 % en Mauricie, soit la présence de 7700 personnes en chômage.

«Il s’agit d’une amélioration significative car, d’une part, le taux de chômage régional atteignait, sur une base désaisonnalisée, 13 % en juin 2020 et que d’autre part, la population à la recherche d’un travail s’établissait à 17 200 personnes à ce moment-là, un recul de 55,2 %», signale-t-il.

Finalement, au chapitre de l’évolution sectorielle, «rien de bien nouveau».

«Le bâtiment et le secteur manufacturier conservent un fort niveau d’activité, et ce, à l’instar du transport ainsi que des services professionnels et techniques. Mais à l’opposé, l’activité du loisir et de la culture demeure en difficulté alors que le commerce, l’hébergement et la restauration améliorent quelque peu leur bilan», a conclu M. Bergeron

Avec Marc Rochette – Le Nouvelliste .

Canada-Québec/11 M$ pour l’aérogare de Trois-Rivières : une élue souhaite la tenue d’un référendum

juillet 16, 2021

Les Trifluviens qui souhaitent la tenue d’un scrutin référendaire concernant l’agrandissement et la rénovation de l’aérogare au coût de 11,1 millions de dollars ont jusqu’au 29 juillet pour en faire la demande.

L'aéroport de Trois-Rivières est situé au nord de l'autoroute 40, près de l'autoroute 55.

© /Radio-Canada L’aéroport de Trois-Rivières est situé au nord de l’autoroute 40, près de l’autoroute 55.

Pour qu’un référendum ait lieu sur la question, il faudrait qu’un peu plus de 8000 personnes remplissent le registre qui a été automatiquement mis en place étant donné l’ampleur de l’emprunt.

La conseillère municipale du district des Forges, Mariannick Mercure, encourage les citoyens à signer le registre. Je trouve ça bien frustrant qu’on n’ait pas consulté [les citoyens] sur ce projet-là», a-t-elle déclaré vendredi en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Mariannick Mercure avait voté contre le règlement d’emprunt destiné lors d’une séance du conseil municipal. Je n’étais pas d’accord qu’on agrandisse [l’aéroport], qu’on ait des idées de grandeur dans ce secteur-là, je ne trouve pas que c’est une bonne idée d’un point de vue environnemental et économique», rappelle-t-elle.

L’élue est réaliste et doute que 8000 personnes signent le registre, mais si jamais on arrivait à atteindre ce chiffre-là, on serait obligés de se requestionner», dit-elle.

Mariannick Mercure souhaite qu’une vraie consultation» ait lieu. Elle déplore que seul un petit sondage» ait été mené et que la Ville ait fait volte-face par rapport aux vols directs vers le Sud. Une majorité des citoyens sondés avait dit être en faveur de vos directs vers les destinations soleil, mais le maire Jean Lamarche a finalement annoncé qu’il n’y en aurait pas.

Outre le fait que je ne pense pas que c’est une bonne idée d’investir 11 millions dans un aéroport en 2021, toute la démarche n’a pas été honnête», explique la conseillère municipale du district des Forges.

Par ailleurs, deux ministres libéraux seront à l’aérogare de Trois-Rivières aujourd’hui pour annoncer un appui financier de la part de Développement économique Canada.

La ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly ainsi que le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, participeront à la conférence de presse en compagnie du maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

Avec CBC/Radio-Canada

Un centre de sport d’action unique au Canada à Trois-Rivières

juillet 14, 2021

L’équipe d’Adrénaline Urbaine dévoilait dernièrement les plans de sa phase 2 de construction d’un centre des sports d’action. L’établissement, unique au Canada, sera situé au cœur du district 55 à Trois-Rivières.

L’établissement de 25 000 m2 est unique au Canada. Il permettra à tous de pratiquer des sports d’action.

© Adrénaline Urbaine L’établissement de 25 000 m2 est unique au Canada. Il permettra à tous de pratiquer des sports d’action.

L’établissement aura une superficie de plus de 25 000 m2 et son ouverture est prévue pour l’hiver 2022. Les amateurs comme les professionnels pourront s’y rendre pour profiter d’une multitude d’installations, notamment un parc à planche à neige intérieur, dont l’existence est possible grâce à une toiture 4 saisons. Afin de célébrer l’arrivée de la planche à roulettes comme discipline olympique, deux skateparks feront aussi partit du centre sportif, dont un extérieur et un intérieur. Des entraîneurs spécialisés seront aussi sur place pour assurer à la fois le parcours des professionnels et l’apprentissage familial.

En plus des trois parcs de planches, les sportifs auront accès à une variété d’activités, afin de promouvoir la diversité. «La surspécialisation d’un sport n’est pas la recette gagnante pour un athlète, c’est pour cette raison que plusieurs zones complémentaires seront offertes», explique Francis-Olivier Jutras, propriétaire et fondateur d’Adrénaline Urbaine. Il y aura un accès à des trampolines olympiques, à de l’escalade et à des parcours à obstacles.

Les administrateurs ont déjà une liste importante d’évènements à leur actif. De fait, dans les quatre dernières années, Adrénaline Urbaine a initié plus de 5000 jeunes aux sports d’action. Elle a aussi été à l’origine de compétitions de sports de planche comme le Défi hors piste. En attendant l’ouverture de leur centre sportif, les entraîneurs et administrateurs de l’entreprise s’occupent toujours du Backyard, leur parc extérieur, où les gens peuvent se rendre pour suivre des cours de planche à roulettes. Toutes ces initiatives vont de pair avec la mission de l’entreprise, qui souhaite démocratiser les sports d’action au même titre que les sports plus classiques comme le soccer, le basketball ou le hockey. Ils souhaitent aussi «éduquer la population sur les bienfaits de la pratique de ces sports comme la persévérance, la confiance en soi, la créativité et les saines habitudes de vie».

Avec  Alexis Lambert – Le Nouvelliste 

Canada-Québec/Pénurie de personnel : des infirmières de l’hôpital de Trois-Rivières sonnent l’alarme

juillet 12, 2021

Faute de personnel en nombre suffisant, les infirmières du département de médecine familiale de l’hôpital de Trois-Rivières sonnent l’alarme.

Les infirmières de l'hôpital de Trois-Rivières sont à bout de souffle et craignent des bris de services.

© /iStock Les infirmières de l’hôpital de Trois-Rivières sont à bout de souffle et craignent des bris de services.

Ce manque de personnel a forcé 40 % des quarts de travail de la fin de semaine dernière à être effectués en heures supplémentaires volontaires ou obligatoires, c’est-à-dire 29 quarts sur les 74 possibles. Seulement quatre infirmières du département n’ont pas eu à faire d’heures supplémentaires lors de cette période.

Ces infirmières qui prodiguent des soins à 70 patients sur deux étages de l’établissement trifluvien sont à bout de souffle et craignent des bris de services.

C’est inconcevable de faire des temps supplémentaires deux fois dans la même semaine, dans le même week-end. […] Vendredi, j’ai fait un TSO, un temps supplémentaire obligatoire, mais j’avais déjà, dimanche, un [temps supplémentaire] de prévu pour dépanner parce qu’ils me l’avaient demandé. J’ai une collègue, elle a fait vendredi, samedi, deux temps supplémentaires obligatoires. », raconte Sophie Cossette, infirmière auxiliaire.

On ne peut pas se permettre de travailler 36 heures en deux jours et être à notre pleine capacité. Ça peut être dangereux pour les patients », poursuit-elle, tout en admettant que les conditions de travail ne font qu’empirer depuis son arrivée dans la profession, il y a 10 ans.

À l’heure actuelle, 37 postes sont à pourvoir au sein de l’équipe et cinq d’entre eux ont été affichés, mais n’ont pas été comblés.

Non seulement l’équipe d’infirmières dit être à bout de souffle, mais le climat qui règne dans le département est loin d’être idéal selon certains.

Le climat est rendu difficile. Les gens sont épuisés. Ce sont tous des parents, des gens qui sont responsables d’une famille ou qui ont d’autres obligations à l’extérieur. Donc, ça vient que c’est très lourd. », avoue Jessica Laquerre, assistante infirmière-chef.

L’assistante infirmière cheffe explique également que lors des périodes où de nouveaux postes sont affichés, d’importantes vagues de départ s’ensuivent. Ces départs inquiètent les infirmières qui craignent de se retrouver seules, devant la pandémie.

Avec le début de la période des vacances, Mme Laquerre ne voit pas comment la situation peut s’améliorer. Elle sent déjà une détresse » au sein du personnel.

On s’imagine mal bien passer à travers fin juillet, tout le mois d’août aussi. »

Par CBC/Radio-Canada avec les informations d’Amélie Desmarais

Canada-Québec: Les Ursulines soulagées de la reprise du monastère de Trois-Rivières

juillet 9, 2021

Après avoir cherché pendant une décennie un partenaire pour la reprise du monastère à Trois-Rivières, les Ursulines sont heureuses de savoir que la conservation des bâtiments est assurée.

Le Musée des Ursulines de Trois-Rivières, au cœur du Vieux Trois-Rivières

© /Facebook / Musée des Ursulines Le Musée des Ursulines de Trois-Rivières, au cœur du Vieux Trois-Rivières

La Ville demeure pour nous le meilleur partenaire pour mettre en valeur le monastère et perpétuer la mémoire des Ursulines», affirme la sœur supérieure de l’Union canadienne des Ursulines, Cécile Dionne, au micro de l’émission Toujours le matin.

La soeur supérieure affirme que les possibilités sont multiples pour poursuivre la mission des ecclésiastiques qui ont oeuvré en éducation, en santé et en culture. Nous ne pouvons pas laisser ce trésor utilisé pour des vocations qui pourraient être nobles, mais pas dans la ligne de ce qu’a été notre travail», affirme soeur Cécile Dionne. Elle précise que ces vocations doivent être adaptées à la réalité d’aujourd’hui.

Face à la possibilité d’en faire un musée plus vaste, la soeur demeure sceptique. Les revenus des musées, c’est toujours déficitaire. Je ne sais pas si la Ville peut faire des miracles en agrandissant un musée qui ne rapporte pas de revenus pour entretenir un bâtiment qui coûte quasi un demi-million d’entretien par année», souligne la soeur supérieure.

Pas seulement des bureaux

Le maire Jean Lamarche répète que le bâtiment est en bon état, mais concède que la rénovation et l’entretien des lieux seront dispendieux. Ça va prendre de l’aide. C’est là que ça devient intéressant de mettre à contribution les autres paliers de gouvernement qui vont aussi, je l’espère, contribuer», affirme-t-il en évoquant la possibilité de subventions ou d’occupation des lieux par ceux-ci.

En entrevue à l’émission Toujours le matin, il assure que l’établissement ne sera pas transformé seulement en bureaux administratifs et que l’avenue de l’Espace bleu est très intéressante».

Le maire ajoute qu’il s’agit d’un patrimoine bâti, mais également d’un patrimoine paysager. Lorsque vous regardez les cartes postales de Trois-Rivières, une fois sur deux, c’est cette rue des Ursulines qui vous revient en image», dit-il. Le patrimoine paysager se retrouve d’ailleurs dans la nouvelle politique du patrimoine présentée mercredi.

 Avec Pascale Langlois 

Québec: Trois-Rivières récolte voit le jour

juillet 8, 2021

Bien connus en Mauricie depuis quelques années, les projets Maski récolte et Des Chenaux récolte font des petits dans la région. En effet, Trois-Rivières récolte entame sa première saison et espère récolter pas moins de 1300 kg d’aliments frais.

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© LA BROUETTE undefined

Le projet qui se déroulera sur le territoire de la Ville de Trois-Rivières vise entre autres à valoriser les surplus agricoles des producteurs maraîchers et des citoyens qui possèdent des arbres fruitiers, et à les distribuer à des organismes oeuvrant en distribution alimentaire.

Pour ce faire, après chaque récolte, les surplus seront divisés en trois parts égales entre le maraîcher ou le citoyen-donateur, les citoyens-cueilleurs et un organisme de la région.

«Des maraîchers ou citoyens propriétaires d’arbres fruitiers font appel à Trois-Rivières récolte. Ensuite, selon les disponibilités et la demande, nous organisons une activité et des citoyens-cueilleurs sont invités à y participer. Ces récoltes permettent notamment de lutter contre les pertes alimentaires et de récupérer des surplus agricoles qui seraient autrement perdus, et ainsi contribuer à la sécurité alimentaire au sein de notre région», explique-t-on par voie de communiqué.

Afin de connaître les besoins de la population à ce sujet, un projet pilote avait d’ailleurs eu lieu à Trois-Rivières à l’automne 2020. Ce dernier avait notamment permis de constater que plus de 85 citoyens étaient volontaires. À cet effet, une quinzaine d’entre eux ont participé à l’une des quatre récoltes organisées.

De plus, six propriétaires d’arbres fruitiers et d’une ferme maraîchère ont fourni leurs surplus, ce qui a notamment permis de cueillir et de partager près de 600 kg de pommes, pommettes, carottes, oignons verts et fenouil lors du projet pilote.

Des organismes œuvrant dans le domaine de la sécurité alimentaire ont également manifesté leur intérêt à recevoir les surplus de récoltes pour leurs usagers.

Pour ceux et celles qui souhaitent participer, le recrutement est en cours sur le site du projet. De plus, des propriétaires d’arbres fruitiers et de fermes maraîchères, de même que des cueilleurs et des organismes sont également recherchés.

Avec  Amélie Houle – Le Nouvelliste 

Canada: Le projet de train à grande fréquence Québec-Toronto démarre

juillet 6, 2021

Les Québécois devraient pouvoir monter à bord d’un train à grande fréquence plus rapide en direction de Toronto d’ici 2030, promet le gouvernement fédéral. Le ministre des Transports a annoncé mardi le début de consultations et le lancement d’un appel d’offres cet automne, en vue de construire une toute nouvelle ligne ferroviaire qui reliera Québec et Montréal à la Ville Reine.

Le ministre des Transports, Omar Alghabra, a déclaré que le processus d’appel d’offres se mettrait en branle prochainement.

© David Kawai Archives La Presse canadienne

Le ministre des Transports, Omar Alghabra, a déclaré que le processus d’appel d’offres se mettrait en branle prochainement.

Le gouvernement de Justin Trudeau avait annoncé un investissement de près de 500 millions de dollars pour faire avancer ce projet, dans son budget du printemps dernier. Le ministre des Transports, Omar Alghabra, a déclaré de passage à la Gare du Palais de Québec mardi que le processus d’appel d’offres se mettrait en branle prochainement.

Le fédéral entamera cet été des consultations avec 36 communautés autochtones dont le territoire sera traversé par le tracé prévu du projet. Une évaluation environnementale sera également menée. Et le gouvernement consultera en outre le secteur privé ainsi que les compagnies ferroviaires qui contrôlent les rails des centres-villes qui seront desservis par ce futur train à grande fréquence.

Aux Québécois et aux Canadiens qui se font promettre ce train rapide depuis des années sans encore l’avoir vu circuler sur les voies ferrées du pays, le ministre Alghabra a assuré que son gouvernement irait bel et bien de l’avant. « Un demi-milliard de dollars [promis dans le dernier budget] en dit beaucoup sur notre engagement envers ce projet », a-t-il insisté, en point de presse aux côtés du maire de Québec Régis Labeaume. Les ministres québécois François-Philippe Champagne et Jean-Yves Duclos de même que l’élu de Québec Joël Lightbound les accompagnaient pour cette conférence aux airs d’annonce préélectorale.

Un départ attendu dans 9 ans

Les consultations et le lancement de l’appel d’offres annoncés mardi ne sont que les premières étapes de cet important projet, dont la construction ne devrait être terminée que d’ici 2030. La facture finale pourrait atteindre entre 6 à 12 milliards de dollars, selon le projet final qui sera retenu a indiqué le ministre Alghabra.

Des voies ferrées dédiées au train à grande fréquence doivent être construites, pour permettre d’éviter de partager les voies existantes avec les trains de marchandise comme à l’heure actuelle. Ce nouveau tracé permettrait de réduire le temps de trajet de 30 minutes entre Québec et Montréal et jusqu’à 90 minutes entre Québec et Toronto, car les trains pourraient ainsi atteindre des vitesses de 177 à 200 km/h ont promis les ministres fédéraux.

L’augmentation de l’offre de trajets au quotidien devrait en outre permettre d’attirer quatre fois plus de voyageurs d’ici 30 ans — l’achalandage de cette ligne de train passant de 4,8 millions de passagers par année à 17 millions en 2059, selon les projections d’Ottawa. Outre Québec, Montréal, Ottawa et Toronto, la nouvelle ligne s’arrêterait en outre à Laval, à Trois-Rivières et Peterborough en Ontario, de même qu’à l’aéroport Jean-Lesage de Québec où une nouvelle gare sera construite.

Un TGV ne serait pas plus rapide

Si le gouvernement fédéral a privilégié une nouvelle ligne de train à grande fréquence, plutôt qu’un train à grande vitesse comme en Europe, c’est qu’un TGV aurait coûté plus cher et aurait mis plus de temps à construire sans pour autant offrir un transport plus rapide. Les distances entre les gares étant relativement courtes, un TGV n’aurait pas eu le temps de rouler à grande vitesse très longtemps avant de devoir ralentir à nouveau à l’approche d’un centre-ville, a expliqué le ministre Alghabra. « Un train à grande fréquence est la meilleure option pour les voyageurs, car il offre une fiabilité, il pourra tout de même rouler jusqu’à 200 km/h et offrira les trajets fréquents dont les Québécois et les Canadiens ont besoin », a-t-il fait valoir, avant de se rendre à Trois-Rivières pour y répéter son annonce. Le ministre reprendra en outre l’exercice mercredi, à la Gare Centrale de Montréal.

Les nouveaux trains seront électriques sur à peu près 90 % du trajet, puis à propulsion diesel dans les espaces urbains puisqu’ils devront y emprunter les voies existantes des compagnies ferroviaires privées qui ne pourront pas fournir l’infrastructure électrique.

Le Parti conservateur n’a pas perdu de temps pour critiquer cette annonce du gouvernement Trudeau, rappelant qu’elle figurait dans le dernier budget. « L’annonce libérale d’aujourd’hui n’était qu’une répétition de l’annonce du processus d’engagement préliminaire pour construire la ligne ferroviaire à grande fréquence décrite dans le budget libéral de 2021 — sans calendrier établi et sans progrès réel vers la fourniture de ce service si nécessaire », a reproché la députée Stephanie Kusie, dans une déclaration écrite fournie par son parti.

Par Marie Vastel avec La Presse canadienne

Canada/Train à grande fréquence : une annonce attendue avec impatience à Trois-Rivières

juillet 6, 2021

Après un premier arrêt à Québec ce matin pour parler du projet de train à grande fréquence (TGF), le ministre des Transports du Canada sera de passage à Trois-Rivières, venant ainsi concrétiser la possibilité que ce nouveau train effectue un arrêt dans la ville.

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© Shaun Best/Reuters Archives

Le ministre des Transports, Omar Alghabra, tiendra une conférence de presse à 14 h à la gare patrimoniale de Trois-Rivières, sur la rue Champflour, pour parler de ce TGF qui effectuerait le trajet entre Québec et Toronto.

Il sera accompagné du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, l’honorable François-Philippe Champagne, du maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, ainsi que de la présidente et chef de la direction de VIA Rail Canada, Cynthia Garneau.

La présidente de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, Me Cassy Bernier, espère que l’annonce d’aujourd’hui permettra d’avoir plus de détails sur l’échéancier du projet et sur les étapes à venir.

On veut des nouvelles plus concrètes», a-t-elle déclaré en entrevue à l’émission Toujours le matin. Pour la chambre, c’est une priorité depuis plusieurs années», rappelle-t-elle.

Selon elle, le train à grande fréquence entraînerait des retombées économiques à Trois-Rivières. Elle croit aussi que la présence d’un arrêt dans la ville aura un bon impact sur l’industrie touristique.

On va être très attentif [à cette annonce]», a déclaré le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec, Jean Boulet, qui est aussi le député caquiste dans la circonscription de Trois-Rivières.

Ça fait tellement longtemps qu’on en parle», souligne-t-il. Il espère, lui aussi, que du concret » sera annoncé aujourd’hui.

Dans le dernier budget fédéral, le Parti libéral du Canada avait annoncé une enveloppe de près de 500 millions de dollars pour aider VIA Rail à adapter ses infrastructures au projet de TGF.

Avec CBC/Radio-Canada