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Russie: l’ONU met en garde contre un « péril », Kiev réclame le retrait des troupes russes

février 23, 2022
Russie: l'ONU met en garde contre un "peril", Kiev reclame le retrait des troupes russes
Russie: l’ONU met en garde contre un « péril », Kiev réclame le retrait des troupes russes© AFP/TIMOTHY A. CLARY

Le secrétaire général de l’ONUAntonio Guterres, a estimé mercredi devant l’Assemblée générale des Nations Unies que le monde faisait face « à un moment de péril » avec la crise entre la Russie et l’Occident autour de l’Ukraine, qui a réclamé le retrait des troupes russes.

« Le conflit déclenché par la Russie avec l’Ukraine pourrait se traduire par « une nouvelle crise de réfugiés » avec « jusqu’à 5 millions de personnes supplémentaires déplacées », a averti de son côté l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield.

Pour le chef de l’ONU, « la décision de la Russie de reconnaître la soi-disant +indépendance+ des régions de Donetsk et de Lougansk ? et la suite ? sont des violations de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine et sont incompatibles avec les principes de la Charte des Nations unies ».

Prenant la parole dans la foulée, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a souligné que l’Ukraine n’était pas une menace pour la Russie. « L’Ukraine n’a jamais prévu et ne prévoit aucune opération militaire dans le Donbass » », a-t-il dit.

« Le début d’une guerre à grande échelle en Ukraine sera la fin de l’ordre mondial tel que nous le connaissons », a mis en garde Dmytro Kuleba, en demandant aux membres des Nations unies de ne pas reconnaître l’indépendance des régions de Donetsk et de Lougansk.

« Il faut que la Russie retrouve le chemin de la diplomatie », qu’elle « retire ses troupes, cesse de déstabiliser la région », a réclamé le ministre ukrainien. « Nous voulons la paix ! », a lancé à la fin de son long discours Dmytro Kuleba, vivement applaudi.

La majorité des orateurs, représentant tous les continents, ont critiqué plus ou moins ouvertement les décisions et actions récentes de Moscou.

« Époque d’empires »

« Si la Russie continue sur cette voie, elle pourrait – selon nos estimations – créer une nouvelle crise de réfugiés, l’une des plus importantes auxquelles le monde soit confronté aujourd’hui, avec jusqu’à 5 millions de personnes supplémentaires déplacées par la guerre choisie par la Russie et sa pression exercée sur les voisins de l’Ukraine », a affirmé l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield.

« Parce que l’Ukraine est l’un des plus grands fournisseurs de blé au monde, en particulier pour le monde en développement, les actions de la Russie pourraient provoquer une flambée des prix des denrées alimentaires et conduire à une faim encore plus désespérée dans des endroits comme la Libye, le Yémen et le Liban », a aussi affirmé la diplomate américaine.

Deux jours après une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, Linda Thomas-Greenfield a une nouvelle fois appelé la Russie à faire marche arrière. Moscou est un membre permanent du Conseil de sécurité, doté d’un droit de veto, ce qui lui permet d’annihiler toute tentative dans cette instance pour la condamner.

« Nous sommes en 2022 » et « nous ne reviendrons pas à une époque d’empires et de colonies – ou à l’URSS ou à l’Union soviétique« , a fait valoir Linda Thomas-Greenfield. « Nous avons avancé et devons veiller, comme l’a dit lundi le Kenya au Conseil de sécurité, à ce que +les braises des empires morts n’enflamment pas de nouvelles formes d’oppression et de violence+ », a-t-elle ajouté.

Au préalable, son homologue russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, avait affirmé que la situation aujourd’hui était le résultat du « coup d’Etat de 2014 » qui a conduit à un changement de pouvoir en Ukraine. Depuis, Kiev mène une « répression » à l’égard de la minorité russophone en Ukraine, a-t-il dénoncé, évoquant même – une première à l’ONU – le terme de « génocide » utilisé récemment par le président russe Vladimir Poutine.

Selon lui, l’absence d’action de Kiev en faveur de l’est du pays a poussé « des dizaines de milliers de personnes » à fuir vers la Russie.

Mardi, Antonio Guterres avait rejeté fermement cette assertion d’un « génocide » commis dans le Donbass.

La réunion de l’Assemblée générale à laquelle participent mercredi les 193 membres de l’ONU est une session annuelle sur les « territoires ukrainiens occupés temporairement », organisée depuis l’annexion en 2014 de la Crimée par la Russie.

Par Le Point avec AFP

Washington avertit Moscou: pas de troupes russes en Ukraine

juin 20, 2014

Washington – Les États-Unis n’accepteront pas la présence ni l’intervention de troupes russes dans l’est de l’Ukraine, a averti vendredi la Maison Blanche.

Nous surveillons la situation de près. Nous n’accepterons, sous aucun prétexte, l’emploi de forces militaires russes dans l’est de l’Ukraine, a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest.

Les informations venant de Moscou selon lesquelles le ministère russe de la Défense envisage de créer des cordons militaires dans l’est de l’Ukraine sont également inquiétantes, a ajouté M. Earnest.

Nous n’avons aucune preuve que les unités militaires russes arrivant dans la région sont liées à une quelconque sorte de mission de sécurité à la frontière, a-t-il renchéri.

Plus tôt vendredi, la Russie s’était dite surprise par les accusations de l’Otan sur une concentration de troupes russes à la frontière ukrainienne, assurant qu’il ne s’agissait que de mesures liées à la protection de la frontière, décidées il y a plusieurs semaines.

Un responsable américain a accusé vendredi la Russie d’avoir déployé des troupes supplémentaires près de la frontière avec l’Ukraine et concentré du matériel militaire dans le Sud-Ouest russe pour appuyer les séparatistes de l’Est ukrainien.

Nous avons des informations selon lesquelles la Russie a redéployé un nombre significatif de troupes militaires à la frontière avec l’Ukraine, a déclaré ce responsable, prédisant davantage de soldats russes dans les semaines qui viennent.

Les Occidentaux s’étaient félicités il y a plusieurs semaines d’un retrait des dizaines de milliers de soldats russes massés à la frontière ukrainienne, mais le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen a accusé jeudi Moscou de procéder à un nouveau renforcement de sa présence militaire à la frontière.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2014 20h20)

Ukraine: Washington accueillerait favorablement le retrait des troupes russes

mars 31, 2014

WASHINGTON – Les Etats-Unis accueilleraient favorablement le retrait des troupes russes à la frontière ukrainienne, ont affirmé lundi des responsables américains sans toutefois confirmer des annonces en ce sens formulées par Kiev et Moscou.

Si les informations qui font état d’un retrait des troupes russes de la région frontalière (avec l’Ukraine) s’avèrent justes, cela constituerait une première étape bienvenue, a déclaré la porte-parole du département d’Etat américain, Jennifer Psaki.

Dans cette éventualité, nous encouragerions la Russie à accélérer ce retrait, a-t-elle ajouté dans un communiqué, alors que le secrétaire d’Etat John Kerry est en Israël.

Nous continuons à pousser la Russie à ouvrir un dialogue avec le gouvernement à Kiev afin d’apaiser la situation tout en respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, a-t-elle ajouté.

Je ne peux pas confirmer si les Russes retirent des troupes de la frontière russo-ukrainienne, a de son côté affirmé le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel, ajoutant que c’était une étape nécessaire pour avoir une discussion sérieuse sur les moyens de conduire à une désescalade.

Interrogé sur l’ampleur du déploiement russe à la frontière ukrainienne, le chef du Pentagone a évoqué des dizaines de milliers d’hommes sans plus de précision.

Entre 40.000 à 50.000 soldats russes sont actuellement déployés à la frontière, a de son côté affirmé à l’AFP un responsable américain sous couvert de l’anonymat.

Si ce retrait était confirmé, ce ne serait qu’une fraction de la présence russe à la frontière, loin de ce que doit être fait et que nous devons voir, a renchéri une autre porte-parole du département d’Etat, Marie Harf.

Un retrait partiel des troupes russes massées à la frontière de l’Ukraine a été annoncé en fin de matinée à l’AFP par un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, alors que Kiev craint une invasion de l’est du pays après la perte de la Crimée.

John Kerry s’est par ailleurs à nouveau entretenu par téléphone lundi avec son homologue russe Sergueï Lavrov avant son arrivée en Israël, selon des responsables américains. Les deux hommes s’étaient rencontrés plusieurs heures à Paris dimanche, sans parvenir à un accord sur la crise ukrainienne.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2014 21h51)