Posts Tagged ‘Tsipras’

Grèce: la Commission salue l’élection de Tsipras, pas de temps à perdre

septembre 21, 2015

Bruxelles – La Commission européenne a salué lundi l’élection du Premier ministre grec sortant Alexis Tsipras, vainqueur des législatives en Grèce tout en invitant le futur nouveau gouvernement à ne pas perdre de temps face aux nombreux défis qui l’attendent.

Nous espérons pouvoir aller vite avec le nouveau gouvernement (dès qu’il) sera en place. Il y a beaucoup de travail à faire et pas de temps à perdre, a déclaré lundi Margaritis Schinas, le porte-parole de la Commission européenne à Bruxelles.

Nous nous attendons à ce que la revue (menée par les bailleurs de fonds pour débloquer de nouveaux fonds, NDLR) ait lieu cet automne, a poursuivi M. Schinas. Les institutions européennes affirmaient jusqu’ici que cet examen des comptes publics et le suivi des réformes aurait lieu courant octobre.

Jusqu’ici nous pouvons dire que tout se passe selon le calendrier prévu, a indiqué la Commission, tout en saluant le travail considérable du gouvernement d’intérim et en espérant la mise en place rapide du nouveau gouvernement.

Après avoir remporté ses deuxièmes législatives en huit mois avec 35,46% des voix, selon les résultats quasi définitifs, Alexis Tsipras, 41 ans, s’apprête à reconduire un gouvernement de coalition avec la droite souverainiste, afin de mettre en oeuvre les difficiles réformes économiques attendues par les créanciers du pays, UE et FMI.

Le président de l’exécutif européen, Jean-Claude Juncker, doit appeler M. Tsipras lundi après-midi avant de le retrouver mercredi à Bruxelles pour un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement consacré à la question des migrants.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2015 12h44)

Grèce: Tsipras s’est entretenu au téléphone avec Hollande

juillet 5, 2015

Athènes – Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s’est entretenu dimanche soir au téléphone avec le président français François Hollande, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale grecque, environ une heure après la publication de résultats partiels du référendum donnant plus de 60% en faveur du non.

Selon la télévision publique Ert, l’entretien entre les deux dirigeants a porté sur les moyens de tonifier les négociations entre Athènes et ses créanciers, UE et FMI, après l’échec des discussions lors de l’Eurogroupe (réunion des ministres des Finances de la zone euro) le 25 juin, qui avait précédé l’annonce du référendum.

De son côté le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a affirmé que la victoire du non en Grèce est un outil qui servira à tendre une main coopérative à nos partenaires, assurant que dès lundi le gouvernement allait oeuvrer pour trouver un terrain d’entente avec l’UE et le FMI.

Nous allons négocier d’une manière positive avec la Banque centrale européenne et la Commission européenne, a indiqué le ministre.

Les électeurs en Grèce ont été appelés dimanche à dire oui ou non à une proposition des créanciers comprenant de nouvelles mesures d’austérité, que le gouvernement avait rejetée le 25 juin.

Quatre jours plus tard, mardi dernier, le gouvernement avait envoyé aux créanciers une proposition comprenant des amendements sur leur proposition mais l’UE et le FMI ont répondu qu’ils attendraient le résultat du référendum pour se prononcer sur la reprise des négociations.

De nombreux dirigeants européens ont mis en garde ces derniers jours les électeurs grecs afin qu’ils ne votent pas non, arguant qu’il s’agirait d’un non à l’Europe.

Toutefois, dimanche, le Premier ministre italien Matteo Renzi a considéré qu’il fallait reprendre les négociations entre Athènes et ses créanciers.

De son côté, le ministre français des Finances Michel Sapin a reconnu qu’il était possible de faire en sorte qu’un accord intervienne dès mercredi, soulignant qu’il y avait une position singulière de la France dans sa relation avec la Grèce.

Nous avons une capacité de dialogue avec la Grèce que l’Allemagne n’a pas pour d’autres raisons historiques, a dit le ministre français.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juillet 2015 22h28)

La Russie comprend bien la politique de Tsipras

juin 29, 2015

Moscou – Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, comprend bien la politique du Premier ministre grec, Alexis Tsipras, et espère que Bruxelles évitera à la Grèce un scénario aux conséquences néfastes, a annoncé lundi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Sergueï Lavrov a exprimé sa compréhension pour les actions entreprises par Alexis Tsipras et espère que Bruxelles évitera un scénario aux conséquences néfastes pour Athènes, indique le ministère dont le communiqué fait suite à une conversation téléphonique entre Sergueï Lavrov et son homologue grec, Nikos Kotzias.

Les deux ministres ont également discuté des perspectives de développement des relations bilatérales, note la diplomatie russe, qui indique qu’Athènes est à l’initiative de la conversation téléphonique.

Tirant les conséquences de l’échec de cinq mois de négociations avec l’UE, la BCE et le FMI, Alexis Tsipras a provoqué la stupeur dans la nuit de vendredi à samedi avec l’annonce d’un référendum sur les exigences de ses créanciers, prévu pour le 5 juillet.

La Grèce a par ailleurs décrété un contrôle des capitaux, justifié selon M. Tsipras par le refus des ministres des Finances de la zone euro de prolonger la programme d’aide à son pays au-delà du 30 juin.

Athènes s’est rapproché de la Russie, où Alexis Tsipras s’est rendu à deux reprises au cours des dernières semaines. Le 19 juin, à l’occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le Premier ministre grec a conclu un accord en vue de la construction d’un gazoduc russe de deux milliards d’euros en Grèce, vu d’un mauvais oeil par l’Union européenne.

Reçu par le président russe, Vladimir Poutine, pendant une heure et demie à cette occasion, M. Tsipras avait dit espérer que ce chantier, dont le financement sera avancé par Moscou, ouvrirait la voie à de vastes possibilités de coopération.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2015 19h15)

Tsipras: un Grexit signerait le début de la fin de la zone euro

juin 19, 2015

Vienne – Une sortie de la Grèce de l’euro (Grexit) signerait le début de la fin de la zone euro, estime le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, dans une interview parue vendredi dans le quotidien autrichien Kurier, avant un sommet exceptionnel à Bruxelles lundi.

Le fameux Grexit ne peut pas être une option, ni pour les Grecs, ni pour l’Union européenne. Ce serait un processus irréversible, ce serait le début de la fin de la zone euro, déclare-t-il dans cet entretien présenté comme exclusif.

Jusqu’à présent, l’Europe s’est toujours orientée vers davantage d’unité. Prendre la direction opposée signifierait l’échec de l’idée européenne, estime le dirigeant grec.

Selon lui, le débat autour d’un Grexit, qui a pris de la consistance ces derniers jours faute d’accord entre Athènes et ses créanciers, a commencé quand on a commencé à appliquer le programme rigide d’économies imposé par l’UE et le Fonds monétaire international.

Malgré les sacrifices consentis par sa population, la Grèce n’est pas devenue plus compétitive, et la dette de l’Etat ne s’est pas réduite. Le concept tout entier doit être revu, souligne M. Tsipras.

Après un nouvel échec des discussions jeudi soir, un sommet exceptionnel des chefs d’Etat et de gouvernement des 19 pays de la zone euro consacré à la Grèce sera organisé lundi soir à Bruxelles.

Faute d’accord d’ici à la fin juin, la Grèce pourrait être dans l’incapacité de rembourser au FMI quelque 1,5 milliard d’euros de prêts arrivant à échéance et pourrait alors être en défaut de paiement.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2015 10h03)