Posts Tagged ‘Tunis’

François Hollande : nous allons « marcher pour les valeurs que la Tunisie représente »

mars 29, 2015

François Hollande entouré de journalistes après avoir voté le 29 mars 2015 à Tulle.
François Hollande entouré de journalistes après avoir voté le 29 mars 2015 à Tulle. © AFP

Après avoir voté pour le second tour des départementales, le président français s’est envolé dimanche matin pour Tunis, où il participera à la marche contre le terrorisme.

« Nous allons marcher pour la Tunisie et pour les valeurs qu’elle représente pour le monde arabe », a déclaré le président de la République François Hollande, à Tulle, où il a voté samedi pour le second tour des départementales avant de s’envoler pour Tunis participer à une marche contre le terrorisme.

« Quatre français ont été tués là-bas. La Tunisie souhaitait la présence de la France et la France souhaitait être a côté de la Tunisie qui, rappelons-le, est à l’origine du Printemps arabe et qui a été, avec des ressortissants d’autres pays, victime d’un acte terroriste odieux », a déclaré François Hollande à des journalistes à la sortie de son bureau de vote.

Stèle à la mémoire des victimes

« Le 11 janvier il y avait eu une manifestation de solidarité pour la France, pour les valeurs qu’elle porte. Aujourd’hui nous allons marcher pour la Tunisie et pour les valeurs qu’elle représente pour le monde arabe », a ajouté François Hollande.

Aux côtés d’autres dignitaires étrangers, il devrait accompagner le président tunisien Béji Caïd Essebsi sur une centaine de mètres le long de l’enceinte du musée, avant d’y inaugurer une stèle à la mémoire des victimes.

Le mussée du Bardo de Tunis a été la cible le 18 mars d’une attaque qui a coûté la vie à 22 personnes – 21 touristes et un policier.

Jeuneafrique.com

Tunisie : un policier tué lors d’affrontements entre la police et un groupe terroriste près de Tunis

octobre 23, 2014

Des éléments 'terroristes' retranchés dans une maison à Oued Ellil, près de Tunis.
Des éléments « terroristes » retranchés dans une maison à Oued Ellil, près de Tunis. © AFP

Oued Ellil, une localité à 70 km de Tunis, est le théâtre d’échanges de tirs entre les forces de l’ordre et des éléments terroristes. Un policier a été tué.

Les affrontements qui se déroulent jeudi 23 octobre à Oued Ellil, localité près de Tunis, ont fait un mort parmi les forces de l’ordre. « Notre agent a succombé à une blessure par balle reçue à l’oeil dans des affrontements avec un groupe terroriste », a affirmé un responsable de la police.

« Les forces de l’ordre encerclent une maison de , NDLR] abritant des éléments terroristes et des échanges de tirs sont en cours », a avait indiqué plus tôt le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui, à la radio Mosaïque FM.

« Dans la matinée, des heurts avaient éclaté entre la police et deux éléments terroristes à Kébili (Sud) », a-t-il ajouté, précisant que le gardien d’une société avait été tué par ces terroristes lors des échanges de tirs avec les forces de l’ordre.

« Les deux terroristes, qui préparaient des opérations dans la région, ont été arrêtés, et deux kalachnikovs ont été saisies », a-t-il ajouté.

Ces violences interviennent à trois jours des élections législatives qui, avec la présidentielle du 23 novembre, sont cruciales pour la stabilité du pays. Les ministères de la Défense et de l’Intérieur ont mis en garde contre des éléments terroristes qui visent à entraver ces scrutins.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ebola : l’anniversaire de la BAD à Abidjan reporté ?

septembre 18, 2014

 

Donald Kaberuka est le septième président de la BAD. L’institution a été délocalisée entre 2003 et 2014 à Tunis, en raison des troubles en Côte d’Ivoire. © Eric Larrayadieu/Africa CEO Forum

Prévu pour début novembre dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire, le 50e anniversaire de la Banque africaine de développement pourrait être reporté. En cause : l’épidémie d’Ebola et la suppression de vols vers certaines capitales africaines.Elle devait marquer le retour de la Banque africaine de développement à son siège statutaire à Abidjan, sur les rives de la lagune Ébrié, après une délocalisation de onze ans à Tunis. Pourtant, la célébration du 50e anniversaire de la BAD prévue pour le 4 novembre prochain pourrait être reportée.

Épidémie d’Ebola et suppression de certains vols vers des capitales africaines obligent, l’événement censé être le point d’orgue des cérémonies organisées depuis le début de l’année en l’honneur de l’institution panafricaine pourrait être décalé de quelques semaines, selon les informations recueillies par Jeune Afrique. Les dirigeants de la Banque et les autorités ivoiriennes discutent d’une nouvelle date pour la tenue de cet événement.

Panique et mobilisation

De nombreuses voix se sont élevées pour fustiger ces interdictions de voyages et de nombreuses autres restrictions constatées depuis le déclenchement de cette épidémie. Début septembre, non seulement l’Union africaine mais également onze dirigeants d’entreprises internationales installées en Afrique de l’Ouest ont appelé la communauté internationale à s’engager dans un effort global plus important contre cette épidémie et à une levée des interdictions de voyager.

Dans un récente étude, la Banque mondiale s’est alarmée des conséquences économiques catastrophiques que pourrait avoir « une réaction de panique alimentée par la peur de la contagion ».

Jeuneafrique.com

Tunisie: des milliers de manifestants réclament la démission du gouvernement

août 24, 2013

TUNIS – Des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Tunis, au premier jour d’une campagne d’une semaine organisée par l’opposition pour faire chuter le gouvernement après un mois de crise politique, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les organisateurs ont revendiqué 60.000 manifestants tandis qu’un responsable policier interrogé par l’AFP a estimé la foule à 10.000 personnes.

Selon les journalistes de l’AFP sur place, la mobilisation était moindre que lors des deux grands rassemblements d’opposition des 6 et 13 août lorsque les détracteurs du pouvoir revendiquaient plus de 150.000 manifestants.

Le rassemblement avait lieu face à l’Assemblée nationale constituante où depuis l’assassinat du député d’opposition Mohamed Brahmi il y a un mois, des élus et des manifestants observent un sit-in pour obtenir la démission du gouvernement dirigé par le parti islamiste Ennahda.

Il faut faire chuter ce gouvernement de la honte, a déclaré devant la foule le député Mongi Rahoui, en dénonçant les assassinats politiques, le terrorisme, le harcèlement des militants politiques et l’appauvrissement du peuple ayant cours sous son autorité.

Bientôt nous irons à la Kasbah (où se trouve le siège du gouvernement) et l’encercleront, a-t-il proclamé.

Le peuple veut la chute du régime, Dégage ou encore Ghannouchi (le chef d’Ennahda, ndlr) assassin, scandaient pour leur part les protestataires.

Avec ce rassemblement, l’opposition entend lancer une semaine du départ dont le but est d’obtenir, par des manifestations pacifiques à travers le pays, la démission du gouvernement et la formation d’un cabinet apolitique.

Il intervient après que la médiation entamée début août par le puissant syndicat UGTT n’a pas permis, une nouvelle fois, de rapprocher les positions d’Ennahda et celles des opposants vendredi.

La crise politique a été déclenchée le 25 juillet par l’assassinat, attribué à la mouvance jihadiste, du député Brahmi, le deuxième du genre en six mois. Le précédent gouvernement dirigé par Ennahda était tombé après le meurtre de l’opposant Chokri Belaïd en février.

Romandie.com avec (©AFP / 24 août 2013 22h09)

Tunisie: un salafiste impliqué dans l’assassinat de l’opposant Brahmi

juillet 26, 2013

TUNIS – Le ministre tunisien de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou a accusé vendredi un salafiste d’implication dans l’assassinat la veille du député de l’opposition Mohamed Brahmi et dans celui de l’opposant Chokri Belaïd il y a près de six mois.

Les premiers éléments de l’enquête ont montré l’implication de Boubaker Hakim, un élément salafiste extrémiste, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

M. Ben Jeddou a ajouté que l’homme était également impliqué dans l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd, tué aussi par balles le 6 février 2013.

L’arme utilisée pour abattre Mohamed Brahmi est la même qui a servi à tuer Chokri Belaïd, a encore dit le ministre.

Romandie.com avec (©AFP / 26 juillet 2013 14h23)

Tunisie : la première action des Femen dans le monde arabe fait scandale

mai 30, 2013
Les forces de sécurité interpellent l’une des militantes Femen à Tunis, le 29 mai 2013. Les forces de sécurité interpellent l’une des militantes Femen à Tunis, le 29 mai 2013. © AFP

Trois militantes Femen européennes ont été arrêtées, le 29 mai, à Tunis, lors de leur première action seins nus dans le monde arabe pour réclamer la libération d’une militante tunisienne et dénoncer la condition de la femme dans le pays.

Face à une foule de journalistes réunis devant le palais de Justice, trois jeunes femmes, deux Françaises et une Allemande, ont protesté, le 29 mai, seins nus, en hurlant « Free Amina », la militante Femen emprisonnée dans l’attente de son procès jeudi à Kairouan (centre) pour port illégal d’un spray lacrymogène. Elles ont été interpellées sans ménagement par les policiers qui les ont mises au sol avant de les traîner au commissariat. Les forces de l’ordre ont aussi empêché une foule scandalisée et en colère de s’en prendre aux militantes.

« C’est la première action que nous menons dans le monde arabe », a affirmé à l’AFP Inna Shevchenko, dirigeante de Femen à Paris. « Ces pays (arabo-musulmans) et ces régimes totalitaires s’en prennent aux femmes. On ne fait pas attention à ce genre de choses (le risque d’emprisonnement) », a-t-elle ajouté, réitérant aussi son soutien à Amina.

>> Lire aussi « Tunisie : trois Femen arrêtées après une action seins nus à Tunis. »

La jeune Femen tunisienne, connue sous le pseudonyme d’Amina Tyler, a été arrêtée le 19 mai à Kairouan après qu’elle eut peint sur un muret proche d’un cimetière le mot Femen. Son avocat a indiqué à l’AFP qu’il restait confiant pour le procès de jeudi, estimant que l’action des Femen ne compliquerait pas le dossier de sa cliente. « Je ne pense pas que cela fera du mal à Amina parce qu’elle est poursuivie dans une affaire de droit commun et elle ne s’est pas déshabillée », a indiqué maître Souheib Bahri.

Les Femen en Tunisie : une provocation inutile ? Décryptage de notre journaliste Laurent de Saint-Périer

« Elles vont bien »

Les trois Femen interpellées devant le Palais de justice « seront placées en état d’arrestation et traduites en justice », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Justice, Adel Riahi, sans préciser les accusations qui pourraient être retenues, alors que l’attentat à la pudeur est passible de six mois de prison.

En début de soirée, les jeunes filles n’avaient pas été libérées et les autorités n’ont donné aucune information sur leur lieu de détention ni sur les procédures en cours. La Consul de France, Martine Gambard-Trébucien, a pu les rencontrer en début d’après-midi : « Elles vont bien », a-t-elle déclaré.

La Tunisie, dirigée depuis la fin 2011 par un gouvernement dominé par les islamistes d’Ennahdha, dispose de la législation la plus libérale du monde arabe concernant les droits des femmes mais l’égalité n’y est pas consacrée. Le parti au pouvoir avait même fait scandale durant l’été 2012 en proposant que la future loi fondamentale évoque la « complémentarité » des sexes, un projet abandonné depuis.

Dans le dernier brouillon du projet de Constitution, daté d’avril, l’article 6 stipule désormais que « tous les citoyens et citoyennes ont les mêmes droits et devoirs ». Et l’article 42 souligne que l’État protège « les droits de la femme et soutient ses acquis (…), garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme (…) et garantit l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard de la femme ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : l’armée combat une « cinquantaine de jihadistes » retranchés sur le mont Chaambi

mai 1, 2013
Des soldats tunisiens à Tunis le 11 février 2013. Des soldats tunisiens à Tunis le 11 février 2013. © Fethi Belaid/AFP

Une cinquantaine de jihadistes sont actuellement retranchés sur le mont Chaambi, dans l’ouest de la Tunisie. L’armée a engagé le combat, les échanges de tirs sont nourris.

Des combats opposent actuellement les forces tunisiennes à un groupe d’une cinquantaine de « salafistes jihadistes bien armés » retranchés sur le mont Chaambi, près de la frontière algérienne, a indiqué, mercredi 1er mai, une source sécuritaire sur le terrain. Le journaliste de l’AFP présent sur place a fait état d’échanges de tirs nourris.

Ces jihadistes ont miné une partie du mont Chaambi, avec des engins artisanaux qui ont blessé une dizaine de gardes nationaux et de militaires depuis lundi. « On a trouvé hier (mardi) des grenades, des engins explosifs de type militaire et artisanal, de la documentation sur la fabrication d’engins artisanaux, des documents codés, des cartes géographiques et des téléphones mobiles ayant servi à passer des appels vers l’étranger », a poursuivi la source.

La gendarmerie en retrait

Contrairement aux deux jours précédents, les opérations sont menées depuis mercredi par l’armée, les unités militaires étant les seules à être équipées de détecteur de mines. La garde nationale – l’équivalent de la gendarmerie – est passée en seconde ligne.

Selon la source interrogée par l’AFP, ce groupe de jihadistes est commandé par un Algérien et deux Tunisiens originaires du chef-lieu régional, Kasserine. Il est considéré comme responsable d’une attaque qui a coûté la vie à un agent la Garde nationale à Bou Chebka, poste frontalier avec l’Algérie. Les forces tunisiennes tentent depuis décembre de le démanteler.

Composé à l’origine de onze combattants, il a été renforcé par « des jeunes de Kasserine et des hommes revenus du Mali », a indiqué cette source qui n’a pas précisé l’origine de ces informations.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : lâcher de centaines de ballons à l’effigie de l’opposant Chokri Belaïd

mars 17, 2013
L'opposant tunisien a été assassiné Chokri Belaïd, le 17 mars 2013 à Tunis. L’opposant tunisien a été assassiné Chokri Belaïd, le 17 mars 2013 à Tunis. © AFP /Fethi Belaid

Un millier de Tunisiens se sont rassemblés dimanche à Tunis pour un lâcher de centaines de ballons à l’effigie de l’opposant tunisien assassiné Chokri Belaïd, à l’issue d’un deuil de quarante jours, a constaté dimanche un photographe de l’AFP.

Un millier de Tunisiens se sont rassemblés dimanche à Tunis pour un lâcher de centaines de ballons à l’effigie de l’opposant tunisien assassiné Chokri Belaïd, à l’issue d’un deuil de quarante jours, a constaté dimanche un photographe de l’AFP.

Des centaines de ballons rouges et blancs, les couleurs de la Tunisie, illustrés avec le visage de l’opposant anti-islamiste se sont élevés dans le ciel de Tunis en début d’après-midi, à quelques mètres de l’endroit où il a été abattu le 6 février à bout pourtant.

Sa veuve, Besma Khalfaoui, ainsi que des personnalités du monde des médias et de la culture étaient présents à cette cérémonie.La foule a scandé des slogans contre le parti islamiste au pouvoir, Ennahda, ainsi que leur cris de ralliement « Qui a tué Chokri Belaïd? ». Samedi, ils avaient déjà été plusieurs milliers à participer à une manifestation à Tunis contre le pouvoir et à la mémoire de l’opposant.

Chokri Belaïd a été assassiné, selon les autorités, par un groupuscule islamiste radical. Des complices présumés ont été arrêtés mais le tireur supposé est toujours en fuite tandis que le commanditaire n’a pas été identifié. Ce meurtre avait exacerbé une crise politique en Tunisie et culminé avec la démission du Premier ministre Hamadi Jebali, qui n’a pas pu convaincre son parti Ennahdha de former un gouvernement apolitique pour mener le pays vers de nouvelles élections.

Un autre islamiste, Ali Larayedh, a formé un nouveau cabinet qui est entré en fonction jeudi, reconduisant une alliance malaisée entre Ennahda et deux partis laïques mais élargie à des indépendants.

Le nouveau Premier ministre a promis qu’une Constitution serait adoptée et que des élections auraient lieu avant le troisième anniversaire de la révolution tunisienne, en janvier 2014.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie: le président entendu comme témoin dans le meurtre de Chokri Belaïd

février 28, 2013
Tunisie: le président entendu comme témoin dans le meurtre de Chokri Belaïd Tunisie: le président entendu comme témoin dans le meurtre de Chokri Belaïd © AFP

Le président tunisien Moncef Marzouki a été entendu jeudi matin comme témoin par le juge d’instruction enquêtant sur le meurtre de l’opposant Chokri Belaïd dont les proches affirment que le chef de l’Etat le savait menacé.

« Le président de la République Moncef Marzouki a reçu ce matin (jeudi) le juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis qui l’a entendu en tant que témoin dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd », a indiqué la présidence dans un court communiqué.

Jeuneafrique.com

Tunisie: la veuve de Chokri Belaïd veut savoir « qui a commandité » le meurtre

février 26, 2013
Tunisie: la veuve de Chokri Belaïd veut savoir 'qui a commandité' le meurtre Tunisie: la veuve de Chokri Belaïd veut savoir « qui a commandité » le meurtre © AFP

La veuve de Chokri Belaïd, l’opposant tunisien tué par balles à Tunis le 6 février, a déclaré qu’elle voulait savoir qui avait commandité l’assassinat de son mari, en réagissant mardi pour la première fois à l’annonce de l’arrestation du tueur présumé lundi à Tunis.

« C’est beau de savoir qui a exécuté mais pour moi c’est très important de savoir qui a commandé, comme cela a été fait, car c’est un crime très organisé », a déclaré Basma Belaïd sur Europe 1.

« On demande un procès et on demande de pousser l’enquête et de tout savoir », a-t-elle affirmé.

Un homme soupçonné d’avoir tué Chokri Belaïd et son complice présumé ont été arrêtés lundi en banlieue de Tunis et appartiennent, selon des sources policières, à la mouvance radicale salafiste.

Le tueur présumé serait actif dans la Ligue de protection de la révolution (LPR) une milice brutale pro-islamiste, au Kram, une banlieue populaire de Tunis voisine de Carthage.

La LPR a été accusée à de nombreuses reprises par l’opposition d’orchestrer des attaques contre des opposants ou des associations pour les intimider.

Ces ligues sont « protégées par le système », a accusé la veuve de Chokri Belaïd qui a demandé « immédiatement » leur dissolution. « Toute la société tunisienne n’a pas arrêté de demander depuis des mois la dissolution de ces ligues », a-t-elle souligné.

« La responsabilité politique d’Ennahda est impliquée », a répété Mme Belaïd, qui a accusé à plusieurs reprises le parti islamiste au pouvoir d’être responsable de l’assassinat de son mari.

« La moindre des choses est d’assurer la sécurité des citoyens. Ennahda est le parti au pouvoir (. . . ), c’est à elle de protéger les citoyens », a-t-elle déclaré, alors que le parti islamiste est régulièrement accusé de faire preuve de laxisme vis-à-vis de sa frange radicale et de la mouvance salafiste.

La mort de Chokri Belaïd a plongé la Tunisie dans une crise politique sans précédent depuis la révolution de 2011, précipitant la démission du Premier ministre Hamadi Jebali.

Le ministre de l’Intérieur, l’islamiste Ali Larayedh, a été chargé vendredi de former un nouveau gouvernement d’ici au 8 mars.

Jeuneafrique.com