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Allemagne/Berlin: la police recherche un Tunisien

décembre 21, 2016

La police recherche un Tunisien après la découverte de papiers d’identité dans le camion qui a foncé dans la foule lundi sur un marché de Noël à Berlin, selon Der Spiegel. Agé de 21 ou 23 ans, l’homme serait connu sous trois identités différentes.

Der Spiegel, qui ne site pas ses sources, précise sur son site en ligne que le titre de séjour découvert est au nom d’Anis A., né à Tataouine en 1992. Il aurait été remis à un migrant dont la demande d’asile a été rejetée sans pour autant qu’il puisse être expulsé.

Selon des informations du quotidien Bild et de la Allgemeine Zeitung de Mayence, l’homme est connu sous trois identités et trois âges différents. Il est connu des services de police pour des coups et blessures, mais il a disparu avant d’être jugé. Il est en outre considéré comme dangereux car lié à « un grand réseau islamiste », selon Bild.

 Tunisie fournisseuse de djihadistes
La Tunisie est l’un des plus gros fournisseurs de combattants étrangers aux mouvements djihadistes. Quelque 5500 Tunisiens sont partis ainsi combattre en Syrie, en Irak ou en Libye.

C’était aussi un ressortissant tunisien qui avait précipité un camion dans la foule à Nice le 14 juillet dernier, faisant 86 morts. Là aussi l’attentat avait été revendiqué par le groupe EI.

Deux suspects ont déjà été arrêtés dans cette affaire avant d’être relâchés: l’un, un Pakistanais a été arrêté lundi soir peu après le drame avant d’être relâché mardi. L’autre, interpellé aux premières heures de mercredi, a été remis en liberté dans la matinée, rapporte la presse allemande.

Identifications en cours
Survenu lundi soir dans un lieu très touristique de Berlin et revendiqué mardi soir par le groupe Etat islamique (EI), l’attentat a fait, selon le dernier bilan, douze morts et 48 blessés.

Six morts sont allemands, selon la police. Les identifications des autres victimes se poursuivent. Sur les 48 blessés, 14 étaient mardi soir entre la vie et la mort, selon le ministère de l’Intérieur.

Plus de 500 indices
La police a indiqué examiner plus de 500 indices, parmi lesquels des traces ADN retrouvées dans le camion, des images de vidéo-surveillance et des témoignages divers. En outre, « tous les hommes disponibles sont dehors » pour retrouver l’auteur de l’attentat, a confié un enquêteur au quotidien Bild.

Le chauffeur routier polonais en titre du camion, retrouvé mort dans la cabine et à qui l’assaillant a apparemment volé le véhicule, a probablement cherché à éviter un carnage encore pire en tentant en vain de s’emparer du volant du semi-remorque, selon des médias allemands.

L’autopsie a en tout cas montré que ce Polonais de 37 ans, abattu par balles dans la cabine, était encore vivant au moment où son véhicule a été projeté sur le marché, selon Bild, citant des sources proches de l’enquête. Le corps de cet homme de 120 kg portait des traces de lutte et des coups de couteau.

Romandie.comavec(ats / 21.12.2016 14h51)  

Le président tunisien décrète l’état d’urgence dans son pays

juillet 4, 2015

Le chef de l’Etat tunisien Béji Caïd Essebsi a décrété samedi l’état d’urgence dans tout le pays. Le président a pris cette décision après l’attentat sanglant qui a tué 38 touristes il y a huit jours dans un hôtel en bord de mer.

L’état d’urgence renforce à titre temporaire les pouvoirs de l’armée et des forces de sécurité tout en restreignant le droit de rassemblement sur la voie publique. Il avait été levé en Tunisie en mars 2014, après avoir été sans cesse renouvelé depuis janvier 2011 et la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali, dans la foulée du soulèvement qui avait lancé « le Printemps arabe ».

La Tunisie, qui fait face depuis sa révolution à une progression de la mouvance djihadiste, responsable de la mort de dizaines de policiers et de militaires, a été frappée par deux attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) en l’espace de trois mois.

Cinquante-neuf touristes étrangers y ont péri: 21 au musée du Bardo, à Tunis, en mars dernier, et 38 dans un hôtel en bord de mer à Port El Kantaoui le 26 juin. L’auteur de cette dernière attaque a été abattu.

Police trop lente
Jeudi, le gouvernement a annoncé l’arrestation de 12 personnes soupçonnées d’être liées à cet attentat, précisant que deux autres suspects étaient encore recherchés. Le gouvernement a par ailleurs annoncé qu’il allait fermer 80 mosquées considérées comme illégales ou accusées de diffuser des discours extrémistes.

Dans une interview vendredi à la BBC, le premier ministre Habib Essid a reconnu que la police avait été trop lente lors de l’attentat de Port El Kantaoui, premier aveu officiel de défaillances sécuritaires.

Romandie.com

Tunisie : lâcher de centaines de ballons à l’effigie de l’opposant Chokri Belaïd

mars 17, 2013
L'opposant tunisien a été assassiné Chokri Belaïd, le 17 mars 2013 à Tunis. L’opposant tunisien a été assassiné Chokri Belaïd, le 17 mars 2013 à Tunis. © AFP /Fethi Belaid

Un millier de Tunisiens se sont rassemblés dimanche à Tunis pour un lâcher de centaines de ballons à l’effigie de l’opposant tunisien assassiné Chokri Belaïd, à l’issue d’un deuil de quarante jours, a constaté dimanche un photographe de l’AFP.

Un millier de Tunisiens se sont rassemblés dimanche à Tunis pour un lâcher de centaines de ballons à l’effigie de l’opposant tunisien assassiné Chokri Belaïd, à l’issue d’un deuil de quarante jours, a constaté dimanche un photographe de l’AFP.

Des centaines de ballons rouges et blancs, les couleurs de la Tunisie, illustrés avec le visage de l’opposant anti-islamiste se sont élevés dans le ciel de Tunis en début d’après-midi, à quelques mètres de l’endroit où il a été abattu le 6 février à bout pourtant.

Sa veuve, Besma Khalfaoui, ainsi que des personnalités du monde des médias et de la culture étaient présents à cette cérémonie.La foule a scandé des slogans contre le parti islamiste au pouvoir, Ennahda, ainsi que leur cris de ralliement « Qui a tué Chokri Belaïd? ». Samedi, ils avaient déjà été plusieurs milliers à participer à une manifestation à Tunis contre le pouvoir et à la mémoire de l’opposant.

Chokri Belaïd a été assassiné, selon les autorités, par un groupuscule islamiste radical. Des complices présumés ont été arrêtés mais le tireur supposé est toujours en fuite tandis que le commanditaire n’a pas été identifié. Ce meurtre avait exacerbé une crise politique en Tunisie et culminé avec la démission du Premier ministre Hamadi Jebali, qui n’a pas pu convaincre son parti Ennahdha de former un gouvernement apolitique pour mener le pays vers de nouvelles élections.

Un autre islamiste, Ali Larayedh, a formé un nouveau cabinet qui est entré en fonction jeudi, reconduisant une alliance malaisée entre Ennahda et deux partis laïques mais élargie à des indépendants.

Le nouveau Premier ministre a promis qu’une Constitution serait adoptée et que des élections auraient lieu avant le troisième anniversaire de la révolution tunisienne, en janvier 2014.

Jeuneafrique.com avec AFP

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali prêt à démissionner s’il échoue à former un cabinet

février 9, 2013
Le premier ministre tunisien à Bruxelles en octobre. Le premier ministre tunisien à Bruxelles en octobre. © AFP

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali, en conflit avec son parti islamiste, a déclaré aux médias tunisiens être prêt à démissionner s’il échouait à former un gouvernement de technocrates avant le milieu de la semaine prochaine.

Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali, en conflit avec son parti islamiste, a déclaré aux médias tunisiens être prêt à démissionner s’il échouait à former un gouvernement de technocrates avant le milieu de la semaine prochaine.

« Je présenterai l’équipe au plus tard au milieu de la semaine prochaine. Si elle est acceptée (…) je continuerai à assumer mes fonctions de chef du gouvernement, à défaut, je demanderai au président de la république de chercher un autre candidat pour composer un nouveau gouvernement », a-t-il dit à l’antenne de Shems-FM et à l’agence officielle TAP.

C’est le première fois que M. Jebali, numéro 2 du parti islamiste au pouvoir Ennahda, évoque sa démission. Il est entré ainsi en conflit ouvert avec la direction de son mouvement en annonçant vouloir former un gouvernement apolitique.

Hamadi Jebali, figure modérée dans son parti, a souligné à nouveau qu’il cherchait l’approbation des partis tunisiens mais qu’il excluait de soumettre une équipe remaniée au vote des députés de l’Assemblée nationale constituante (ANC) où Ennahda dispose de 89 des 217 sièges.

S’il est en conflit avec ses troupes, sa proposition a en revanche été bien accueillie par l’opposition et la société civile. M. Jebali a d’ores et déjà promis que ni lui ni les membres d’un éventuel gouvernement apolitique ne seront candidats aux futures élections.

La Tunisie est dirigée depuis l’élection de la Constituante en octobre 2011 par une coalition entre Ennahda et deux petits partis de centre-gauche, dont celui du président Moncef Marzouki.

Les trois alliés entretiennent des rapports très difficiles et ne sont pas parvenu, après des mois de concertations, à un compromis sur une nouvelle équipe gouvernementale ni sur le contenu de la Constitution dont la rédaction est dans l’impasse.

Jeuneafrique.com avec AFP