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Des ressortissants de pays arabes parmi les victimes de l’attentat d’Istanbul

janvier 1, 2017

Istanbul – Au moins trois Jordaniens et deux Tunisiens font partie des 39 tués dans une attaque dans une boîte de nuit d’Istanbul dans la nuit de samedi à dimanche, lors de laquelle de nombreux ressortissants de pays arabes ont également été blessés, selon les autorités.

Citée par l’agence progouvernementale Anadolu, la ministre turque de la Famille, Fatma Betül Sayan Kaya, a affirmé que des ressortissants de l’Arabie saoudite, du Maroc, du Liban et de Libye, figuraient parmi les victimes, sans donner de précision sur leur nombre.

A Amman le ministère jordanien des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle Petra, a indiqué que trois Jordaniens avaient été tués et quatre blessés dans l’attentat d’Istanbul.

Le ministère tunisien des Affaires étrangères a lui rapporté que deux de ses ressortissants avaient trouvé la mort dans l’attaque.

Par ailleurs, un Libanais est porté disparu et trois ont été blessés dans l’attaque, a indiqué à l’AFP le consul du Liban à Istanbul, Hani Chmaitili.

L’ambassade du Maroc à Ankara a pour sa part indiqué que trois de ses ressortissants ont été légèrement blessés.

Trente-neuf personnes, dont au moins 15 étrangers, ont été tuées et 65 blessées lors de cette attaque qui s’est produite dans la boîte de nuit Reina, l’une des plus huppées d’Istanbul.

Les autorités n’ont pas précisé les nationalités des étrangers qui ont trouvé la mort dans l’attentat.

Parmi les victimes, il y a des étrangers et des Turcs, mais la plupart sont des étrangers, a dit la ministre turque de la Famille. Il y a des Saoudiens, des Marocains, des Libanais, des Libyens, a-t-elle ajouté, citée par Anadolu.

L’agence a par la suite précisé que la ministre évoquait une majorité de ressortissants arabes parmi les blessés.

Côté européen, le ministère belge des Affaires étrangères a confirmé qu’une personne possédant la double nationalité belge et turque avait été tuée. Et Paris a indiqué que trois Français avaient été blessés dans l’attaque.

Par ailleurs, le ministère israélien des Affaires étrangères a fait état d’une ressortissante tuée et d’une autre personne blessée.

Romandie.com avec(©AFP / 01 janvier 2017 14h03)

172 Tunisiens détenus par une milice de Fajr Libya en Libye

mai 18, 2015

Tunis – La Tunisie tente de négocier la libération de 172 Tunisiens détenus en Libye par un groupe de la coalition de milices islamistes Fajr Libya en représailles à l’arrestation à Tunis de l’un de ses chefs, a annoncé lundi la diplomatie tunisienne.

On va tenter et faire les efforts pour résoudre ce problème au niveau politique. Je suis optimiste. Au ministère des Affaires étrangères, il y a un suivi de près matin et soir. Je serai chargé de ce dossier, a déclaré à la radio Shems-Fm le secrétaire d’Etat tunisien chargé des Affaires arabes et africaines, Touhami Abdouli après l’arrestation d’au moins 172 Tunisiens.

Le consul tunisien à Tripoli, Ibrahim Rezgui a indiqué dimanche soir sur une autre radio, Jawahra FM, que des ressortissants tunisiens avaient été arrêtés.

Samedi, nous avons reçu des plaintes de ressortissants tunisiens nous informant des arrestations et de la détention d’un nombre important de citoyens tunisiens par une phalange alliée aux forces de Fajr Libya et aux forces de Misrata qui s’appelle Katibat el-Madfayia wel sawarikh, a-t-il dit.

Ils sont environ 172, ce nombre pourrait être revu à la hausse. Ils sont retenus dans le local de la katibat à Salaheddine (dans la région de Tripoli). Nous sommes en contact continu avec les autorités libyennes, a ajouté le consul.

Selon lui, les Tunisiens ont été pris par la milice en représailles à l’arrestation à Tunis jeudi d’un de leurs chefs (Walid el-Klibi). Les autorités tunisiennes mènent une enquête sur ce Monsieur, la justice va dire son mot et si elle voit qu’il n’a rien à se reprocher elle va ordonner sa libération.

Contactés par l’AFP, Le porte-parole du parquet tunisien et le cabinet du Premier ministre Habib Essid n’ont pas souhaité s’exprimer sur ce sujet.

Depuis la chute du régime de Kadhafi, en 2011, la Libye est déchirée par la lutte entre différents groupes armés, dont des milices jihadistes. Sur le plan politique, deux gouvernements se disputent le contrôle du pays, l’un, reconnu par la communauté internationale dans l’est du pays, l’autre à Tripoli sous contrôle de Fajr Libya.

Depuis l’été 2014, à mesure que la Libye basculait dans le chaos, la Tunisie a appelé à plusieurs reprises ses dizaines de milliers de ressortissants à quitter ce pays.

Un diplomate et un employé de l’ambassade tunisienne à Tripoli avaient déjà été détenus en 2014 pendant plusieurs mois par une milice libyenne avant d’être libérés.

Par ailleurs, un groupe se réclamant de l’Etat islamique en Libye a lui revendiqué l’assassinat de deux journalistes tunisiens en janvier dernier.

Romandie.com avec(©AFP / 18 mai 2015 12h47)

La branche libyenne de l’État islamique annonce l’exécution de deux journalistes tunisiens

janvier 8, 2015

L'est de la Libye abriterait des camps d'entraînement de l'EI.
L’est de la Libye abriterait des camps d’entraînement de l’EI. © AFP

La branche libyenne de l’organisation État islamique, implantée dans l’est du pays, a annoncé jeudi l’exécution de deux journalistes tunisiens portés disparus depuis le 8 septembre dernier.

Les deux journalistes tunisiens, Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari, enlevés le 8 septembre 2014 en Libye, ont été exécutés par la branche libyenne de l’État islamique. Dans un communiqué comportant des images des deux hommes, publié sur des forums jihadistes, le groupe terroriste affirme avoir « appliqué la loi d’Allah » à leur encontre.

L’authenticité des images n’a pas pu être vérifiée de source indépendante et les autorités tunisiennes n’étaient pas joignables dans l’immédiat. Dans ce communiqué signé du service de communication de la province de Barqa, le groupe accuse les deux Tunisiens de « travailler pour une chaîne satellitaire qui combat la religion ».

Arrêtés deux fois

Outre le texte, une image montre les deux jeunes hommes au moment de leur arrestation aux côtés d’un homme armé en treillis, le visage encagoulé. La quatrième et dernière photo, légendée « Application de la loi de Dieu à l’encontre de Chourabi et Ktari », n’est pas nette. Mais on peut y deviner un tir partant en direction d’une personne qui semble être agenouillée, ainsi que l’emblème « Il n’y a de dieu que Dieu et Mahomet est son prophète ».

Sofiène Chourabi, un blogueur très actif durant la révolution tunisienne de 2011, et Nadhir Ktari, un photographe, ont disparu dans la région d’Ajdabiya (est de la Libye) le 8 septembre dernier. Cette disparition est intervenue quelques jours après une première arrestation des deux hommes, qui travaillaient sans autorisation, par un groupe armé.

Jeuneafrique.com avec AFP