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Cascade de départs à Twitter après l’ultimatum d’Elon Musk

novembre 18, 2022

L’entreprise a aussi annoncé que tous ses bureaux étaient fermés jusqu’à lundi.

Une photo montre la main d'une personne qui tient un téléphone intelligent sur lequel on voit le compte Twitter d'Elon Musk. Derrière cela, on voit le logo de Twitter en grand format.

Depuis qu’Elon Musk a officiellement racheté Twitter, le 27 octobre dernier, les licenciements et départs au sein du personnel se multiplient. Photo: AFP/Getty Images/Chris Delmas

Les départs se multipliaient à Twitter jeudi, au lendemain d’un ultimatum d’Elon Musk, propriétaire et patron de Twitter depuis trois semaines. Il a demandé au personnel rescapé de la première vague de licenciements de choisir entre se donner « à fond, inconditionnellement », ou partir. Par ailleurs, l’entreprise a annoncé que tous ses bureaux étaient fermés jusqu’à lundi.

Je suis peut-être exceptionnelle, mais […] je ne suis pas inconditionnelle, a par exemple tweeté Andrea Horst, dont le profil LinkedIn affiche encore Responsable de la chaîne d’approvisionnement (survivante) à Twitter.

Elle a ajouté le mot-clic #lovewhereyouworked (aime l’endroit où tu as travaillé), comme des dizaines d’autres personnes qui travaillaient pour Twitter, annonçant leur choix sur la plateforme.

Selon plusieurs médias américains, des centaines de membres du personnel de l’entreprise ont choisi de partir. La moitié des 7500 personnes employées par le groupe californien ont déjà été licenciées il y a deux semaines par le multimilliardaire. Il faut ajouter quelque 700 personnes qui avaient déjà démissionné pendant l’été, avant même la confirmation de l’acquisition par Elon Musk.

Les bureaux fermés jusqu’à lundi

Jeudi soir, de nombreux utilisateurs et utilisatrices du réseau social, notamment d’anciens collaborateurs et collaboratrices, des journalistes et des analystes, se demandaient donc si la fin de Twitter était proche.

Et… nous venons d’atteindre un nouveau pic d’utilisation de Twitter, lol, a ironisé Elon Musk, qui a racheté la plateforme pour 44 milliards de dollars américains (59 milliards de dollars canadiens) le 27 octobre.

Il a aussi tweeté un drapeau de pirate à tête de mort et un mème (image parodique), montrant un homme au visage d’oiseau bleu, posant devant une tombe aussi masquée d’un oiseau bleu, comme si Twitter assistait, hilare, à son propre enterrement.

Dès jeudi soir, le mot-clic #RIPTwitter était en tête des tendances du réseau social au Canada.

Jeudi après-midi, Twitter a prévenu son personnel que les bâtiments de l’entreprise étaient temporairement fermés et inaccessibles, même avec un badge, d’après un courrier interne publié par plusieurs médias américains.

Les bureaux rouvriront le lundi 21 novembre. Merci pour votre flexibilité. Merci de continuer à vous conformer au règlement interne en vous abstenant de discuter d’informations confidentielles sur les réseaux sociaux, avec la presse ou ailleurs, indique le message.

L’ultimatum d’Elon Musk

Mercredi, Elon Musk a demandé individuellement aux personnes qui travaillent pour le réseau social de s’engager à travailler de longues heures à haute intensité pour bâtir un Twitter 2.0 révolutionnaire et réussir dans un monde de plus en plus concurrentiel.

Seule une performance exceptionnelle vaudra une note suffisante, a-t-il précisé dans ce courrier interne consulté par l’AFP.

Les membres du personnel avaient jusqu’à jeudi après-midi pour cliquer sur la case oui, sous peine de devoir quitter Twitter avec une indemnité correspondant à trois mois de salaire.

Une méthode qui détonne même aux États-Unis, où le droit du travail est moins protecteur que dans beaucoup de pays développés.

Jeudi soir, des messages anti-Elon Musk ont été projetés sur la façade du siège de l’entreprise à San Francisco, juste à côté du logo, dont Elon Musk, ferme-laStop au Twitter toxiqueKaren de l’espace ou En avant vers la faillite, d’après des photos de Gia Vang, une journaliste de l’antenne locale de la chaîne NBC.

Des dizaines de travailleuses et travailleurs actuels et surtout passés se sont retrouvés jeudi soir dans un Spaces, les salons audio de la plateforme, pour se soutenir et évoquer de bons souvenirs.

Certaines personnes qui ont choisi de rester ont évoqué leur attachement indéfectible au réseau social et leur désir de le voir survivre et même renaître.

Bravo à tous les travailleurs et travailleuses de Twitter. Vous avez bâti un lieu de connexion vital et vous méritiez tellement mieux. […] Merci, a publié l’élue démocrate de New York Alexandria Ocasio-Cortez.

Je n’ai pas de mots, je suis juste reconnaissante de pouvoir dire que j’ai réussi à avoir l’emploi de mes rêves et à accomplir plus que je n’aurais jamais cru possible. Ça a été une grande aventure, a écrit jeudi Deanna Hines-Glasgow, une ancienne employée de Twitter.

À tous les Tweeps [surnom du personnel de twitter] qui ont décidé qu’aujourd’hui serait leur dernier jour : merci d’avoir été des collègues incroyables à travers les hauts et les bas. J’ai hâte de voir ce que vous ferez ensuite, a déclaré Esther Crawford, directrice des produits en développement de la plateforme, une des rares responsables qui n’a ni démissionné ni été congédiée, et qui soutient encore publiquement le fantasque dirigeant.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse

Elon Musk a pris le contrôle de Twitter et licencié des dirigeants

octobre 27, 2022
Elon Musk dans un hall d'immeuble portant un lavabo

Elon Musk au siège de Twitter avec un lavabo Photo : Twitter Account of Elon Musk/AFP / –

Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, a pris le contrôle de Twitter jeudi après avoir conclu l’acquisition du réseau social pour 44 milliards de dollars, selon plusieurs articles de la presse spécialisée américaine.

Après des mois d’une saga à rebondissements, l’homme le plus riche au monde a immédiatement licencié le patron, Parag Agrawal, et deux autres dirigeants, le directeur financier Ned Segal et la responsable des affaires juridiques Vijaya Gadde, selon des sources anonymes du Washington Post.

Twitter n’a pas répondu à une sollicitation de l’AFP dans l’immédiat.

Elon Musk avait jusqu’à vendredi pour conclure l’acquisition du réseau social, faute de quoi un procès aurait eu lieu en novembre.

L’opération traîne en effet depuis l’annonce fin avril d’une offre d’acquisition à 44 milliards de dollars(Nouvelle fenêtre), acceptée à contrecœur par Twitter.

L’entrepreneur a cherché à s’en extraire unilatéralement début juillet, accusant l’entreprise de lui avoir menti, mais le conseil d’administration de la société a saisi la justice.

Au début du mois, à quelques jours de l’ouverture d’un procès que Twitter semblait bien parti pour gagner, Elon Musk a finalement proposé de conclure la transaction au prix initialement convenu.

Les signes que l’opération allait avoir lieu dans les temps impartis par la justice s’étaient multipliés cette semaine.

L’homme le plus riche au monde s’est notamment rendu au siège de Twitter à San Francisco mercredi et s’est rebaptisé Chief Twit sur son profil – twit voulant dire crétin en anglais.

Et la bouse de New York Stock, où Twitter est coté, a indiqué que l’action de l’entreprise serait suspendue vendredi avant l’ouverture de la séance.

Que sera Twitter avec Musk?

Jeudi, Elon Musk a tenté de rassurer les annonceurs en affirmant qu’il voulait permettre à toutes les opinions de s’exprimer sur le réseau social, sans pour autant en faire une plateforme infernale où tout serait permis.

Elon Musk se retourne vers la caméra, en complet.

Elon Musk a affirmé qu’il comptait assouplir la modération des contenus sur Twitter. Photo : Getty Images/Dimitrios Kambouris

Il est important pour l’avenir de la civilisation d’avoir une place publique en ligne où une grande variété d’opinions peuvent débattre de façon saine, sans recourir à la violence, a-t-il écrit dans un message spécifiquement adressé aux marques, qui rapportent l’essentiel des revenus de Twitter.

Se présentant comme un ardent défenseur de la liberté d’expression, l’entrepreneur a déjà indiqué qu’il entendait assouplir la modération des contenus, ravivant les inquiétudes sur un possible regain d’abus et de désinformation sur la plateforme.

Il a, par exemple, ouvert la porte à un retour de Donald Trump, évincé de Twitter peu après l’assaut du Capitole en janvier 2021.

De quoi rebuter les annonceurs, qui préfèrent généralement adosser leurs pubs à des contenus consensuels.Dans son message, Elon Musk assure qu’il n’a pas engagé le rachat parce que c’était facile ou pour se faire de l’argent, mais pour essayer d’aider l’humanité.

Les utilisateurs doivent pouvoir choisir ce qu’ils voient sur le réseau selon leurs préférences, de la même façon que vous pouvez par exemple voir des films ou jouer à des jeux vidéo pour tous les âges, a-t-il précisé.

Elon Musk veut par ailleurs renforcer la lutte contre les pourriels. Il a aussi fait des allusions cryptiques à X, sa vision d’une application à tout faire (messagerie, réseau social, services financiers…), comme WeChat en Chine.La culture d’entreprise risque de changer en profondeur, et rapidement, souligne Adam Badawi, professeur de droit de l’université de Berkeley.

Des licenciements massifs annoncés

Selon un article du Washington Post la semaine dernière, l’homme d’affaires a indiqué à des investisseurs qu’il comptait, à terme, licencier quasiment 75 % des 7500 employés de Twitter.

Logo Twitter

Elon Musk envisage de sortir Twitter de la bourse Photo: AP/Richard Drew

Cela a foutu un coup à pas mal de gens, note un employé, qui a parlé à l’AFP sous couvert d’anonymat. Il a calculé, d’après les chiffres en interne, que plus de 700 salariés avaient déjà quitté le groupe californien depuis juin. Ce sont plutôt des départs volontaires, soit pour des raisons éthiques, soit pour des raisons bassement financières, parce qu’une entreprise non cotée, c’est moins intéressant, estime-t-il.

Le dirigeant a en effet prévu de sortir Twitter de la Bourse.

Au début du mois il avait pourtant déclaré lors d’une conférence qu’il était essentiel que Tesla soit coté à Wall Street, parce que si le public n’aime pas ce que fait Tesla, le public peut acheter des actions et voter différemment.

C’est très important que je ne puisse pas juste faire ce que je veux, avait-il ajouté, hilare.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

France-Haine en ligne : Twitter sommé de communiquer ses moyens d’agir

juillet 6, 2021

La justice française ordonne à la plateforme de communiquer à des associations des documents détaillant comment elle lutte contre la haine en ligne.

Twitter devra clarifier ses moyens de lutte contre la haine en ligne.
Twitter devra clarifier ses moyens de lutte contre la haine en ligne.© Maud Dupuy / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La justice française a ordonné mardi à la société Twitter de communiquer à des associations de lutte contre les discriminations, dans un délai de deux mois, des documents détaillant ses moyens de lutte contre la haine en ligne. Six associations avaient assigné le réseau social à Paris en mai 2020, estimant que l’entreprise manquait de façon « ancienne et persistante » à ses obligations de modération. Elles ont demandé en référé (urgence) qu’une expertise soit ordonnée dans le but d’engager, par la suite, un procès sur le fond.

Dans sa décision, le tribunal a ordonné à Twitter international de transmettre, depuis mai 2020, « tout document administratif, contractuel, technique ou commercial relatif aux moyens matériels et humains mis en œuvre dans le cadre du service Twitter pour lutter contre la diffusion des infractions d’apologie de crimes contre l’humanité, l’incitation à la haine raciale, à la haine à l’égard de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation ou identité sexuelle, l’incitation à la violence, notamment l’incitation aux violences sexuelles et sexistes, ainsi que des atteintes à la dignité humaine ».

La société devra aussi, ajoute le tribunal, détailler « le nombre, la localisation, la nationalité, la langue des personnes affectées au traitement des signalements provenant des utilisateurs de la plateforme française », « le nombre de signalements », « les critères et le nombre des retraits subséquents ». Le juge a par ailleurs ordonné à Twitter de communiquer « le nombre d’informations transmises aux autorités publiques compétentes, en particulier au parquet ». Les associations appuyaient leur demande sur la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) de 2004.

Par Le Point avec AFP

Quand Buhari contre-attaque et coupe Twitter au Nigéria

juin 23, 2021
Le président Muhammadu Buhari du Nigeria lors d’une réunion avec le président Donald Trump dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 30 avril 2018, à Washington.

Censuré pour n’avoir pas respecté les règles édictées par Twitter, le président n’a pas hésité à recourir à des mesures de représailles qui pénalisent les 40 millions d’usagers de son pays. Une attitude qui alimente les soupçons de déni de démocratie.

Dans les années 1980, apparaissait, dans les quartiers populaires d’Abidjan, une nouvelle race de jeunes : les ziguéhis. Le muscle ferme, les articulations souples, les coups de poings et de pieds faciles, ils imposaient leur volonté par un phrasé court, percutant, qui bien évidemment souffrait peu la contradiction. Quand on a les moyens de son verbe, les débats ne sont jamais longs. Abreuvés des codes westerns (le plus rapide), des films de kung-fu (le plus fort) et de la mythologie du guerrier africain (le plus brave), ils faisaient régner un semblant d’ordre qui, en général, ne servait que leur image et leurs intérêts.

Ziguéhi un jour, ziguéhi toujours

Justement, Muhammad Buhari a pris le pouvoir au Nigeria dans les années 1980, comme un ziguéhi. D’abord par un coup d’État, ensuite en imposant un arsenal de mesures d’austérité économique et sociale à faire pâlir les fonctionnaires les plus retors du FMI. Et bien évidemment, aucune de ces mesures ne pouvait être contestée, même pas au second degré avec la plume de Wole Soyinka ou avec un saxophone sibyllin comme celui de Fela Anikulapo Kuti. Les ziguéhis abidjanais criaient : « Tenter-regretter ! » Pour Buhari 1er, c’était « Tenter-emprisonner ». Justice expéditive et prison – dans le meilleur des cas – pour tous ceux qui osaient. Mais « c’est fer qui coupe fer » : le général s’est fait balayer par un autre général.

Et puis les années ont passé. La plupart des ziguéhis sont morts avant leurs 50 ans, phénomène naturel chez les pauvres en Afrique. Buhari lui, est toujours vivant et en activité après ses 75 ans, phénomène naturel chez les politiciens en Afrique. L’homme a fait comme beaucoup d’anciens putschistes : il a troqué le treillis contre le boubou pour devenir Buhari II, président « démocratiquement élu ». Déjà, son pote Obasanjo (ils ont renversé Gowon ensemble, en 1976) avait fait pareil. Notons au passage cette spécialité nigériane de recycler de l’ancien putschiste en président de démocratie. Fela qui s’élevait contre Buhari disait « demo-crazy » (Teacher Don’t Teach Me Nonsense, 1986). Car ziguéhi un jour, ziguéhi toujours.

Formules désastreuses et simplistes

Alors, il a gardé ses anciennes « vertus » : le sens de la formule facile, péremptoire, et les allergies graves à la contradiction. La première marche bien avec Twitter, outil moderne et incontournable de communication. Tout dire en 280 signes (exactement ce qu’il y a avant cette parenthèse, vous pouvez compter) est jouissif quand il faut mettre du complexe et du subtil dans des phrases simples. Ce qui fait de Twitter un instrument puissant aux mains d’artistes, de lettrés et d’hommes de culture. Mais l’oiseau bleu est aussi idéal pour le processus inverse, c’est-à-dire simplifier les choses complexes et subtiles, parfois jusqu’à les vider de tout sens. Ce qui en fait un instrument puissant aux mains des caricaturistes et des populistes de tous bords.

AVEC LA MÊME ARDEUR À MULTIPLIER LES TWEETS RÉDUCTEURS PATINÉS DE MENACES ET DE HAINE, ON PEUT DIRE QUE BUHARI EST DE LA MÊME… TRUMP

Ces dernières années, Trump en était l’exemple le plus abouti. Il a ventilé un nombre incalculable de formules désastreuses et simplistes. Avec la même ardeur à multiplier les tweets réducteurs patinés d’acrimonie, de menaces et de haine, on peut dire que Buhari est de la même… Trump. Conséquence pour les deux : get out ! Mais leurs chemins de désormais ex-twittos divergent à partir de la deuxième « vertu » du ziguéhi. Trump, tout aussi allergique à la contradiction, était le président d’une democracy. Buhari est le chef d’une « demo-crazy ». Là où le premier s’est contenté de bouder tout rouge dans les couloirs de la Maison-Blanche, le second a vu rouge tout court et a coupé Twitter dans un pays qui compte 40 millions d’utilisateurs. C’est le jour où Trump a dû amèrement regretté de ne pas être à la tête de ce qu’il appelait tendrement shit hole country. Je dédie cet article à la mémoire de Fela Anikulapo Kuti.

Par  Gauz

Écrivain ivoirien, auteur de « Debout payé » (2014), « Camarade papa » (2018), et « Black Manoo » (2020).

La Russie veut des bases de données de Facebook et Twitter sur son territoire

mai 26, 2021

LA RUSSIE VEUT DES BASES DE DONNÉES DE FACEBOOK ET TWITTER SUR SON TERRITOIRE

© Reuters/Dado Ruvic 

MOSCOU (Reuters) – Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux doivent disposer d’ici le 1er juillet en Russie de bases de données sur leurs utilisateurs russes, sous peine d’amendes, a déclaré mercredi l’agence fédérale russe de surveillance des communications, Roskomnadzor, citée par l’agence Interfax.

Dans le cadre des efforts plus larges déployés par Moscou pour exercer un contrôle accru sur les grandes entreprises technologiques, la Russie envisage d’adopter une loi qui obligerait les entreprises technologiques étrangères à ouvrir des filiales en Russie sous peine de sanctions telles que des interdictions de publicité.

Google et Facebook ont reçu mardi des amendes pour ne pas avoir supprimé des contenus jugés illégaux par Moscou, tandis que Twitter est la cible depuis mars de mesures visant à ralentir l’accès à son réseau.

Facebook, Twitter et d’autres doivent localiser en Russie leurs bases de données sur les utilisateurs russes d’ici le 1er juillet ou s’exposer à une amende pouvant aller jusqu’à 18 millions de roubles (200.000 euros) pour non-respect de la législation, a déclaré mercredi Milos Wagner, directeur adjoint de Roskomnadzor.

Facebook, Twitter et Roskomnadzor n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Facebook et Twitter ont déjà été condamnés en février 2020 à une amende de 4 millions de roubles (45.000 euros) chacun pour avoir enfreint une loi russe de 2015 exigeant que toutes les données concernant les citoyens russes soient stockées dans le pays.

Avec Reuters par (Alexander Marrow etAnastasia Teterevleva, version française Laura Marchioro)

États-Unis: Expulsé de Twitter, où ira maintenant Donald Trump?

janvier 11, 2021

WASHINGTON — Donald Trump a été réduit au silence sur les principaux réseaux sociaux après l’assaut lancé par ses partisans contre le Capitole des États-Unis la semaine dernière. Reste maintenant à voir s’il sera capable de se procurer un nouveau mégaphone virtuel pour rejoindre ses millions de fidèles.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’application Parler, très populaire dans les cercles de la droite, était un choix évident, du moins jusqu’à ce que Google, Apple et Amazon décident de sévir. Les deux premiers l’ont chassée de leurs boutiques numériques et le troisième l’a expulsée de ses services d’hébergement dans la nuit de dimanche à lundi.

Le PDG de Parler a indiqué que cela pourrait empêcher son application de fonctionner pendant une semaine, mais il rêve peut-être en couleurs. Même s’il déniche un nouvel hébergement pour son produit, sans moyen de l’installer sur les téléphones intelligents, on imagine difficilement Parler gagner en popularité.

Disponible depuis deux ans, Parler prétend compter 12 millions d’utilisateurs. La firme Sensor Tower évoque plutôt dix millions d’abonnés, dont huit millions aux États-Unis. En comparaison, M. Trump était suivi par 89 millions de personnes sur Twitter.

M. Trump pourrait quand même se tourner vers Parler, où ses fils Eric et Donald fils sont déjà présents. Parler a toutefois frappé un mur vendredi dernier quand Google l’a retirée de sa boutique virtuelle après la publication de messages «incitant à poursuivre la violence aux États-Unis». Apple a fait de même samedi, après avoir donné à Parler 24 heures pour répondre à des plaintes selon lesquelles elle était utilisée «planifier et organiser d’autres activités illégales et dangereuses». Ces problèmes de sécurité publique devront être résolus avant le retour de l’application, a dit Apple.

Un message demandant un commentaire et une réaction a été envoyé à Parler dimanche.

Amazon a asséné un autre coup samedi, quand il a informé Parler qu’elle devrait se trouver un nouvel hébergement en ligne à compter de minuit, dimanche. Dans une lettre tout d’abord dévoilée par Buzzfeed, Amazon rappelle à Parler 98 exemples de messages qui «incitaient clairement à la violence», ajoutant que la plateforme représentait «un risque bien réel pour la sécurité publique».

Le PDG de Parler, John Matze, a dénoncé «une campagne coordonnée pour étouffer la concurrence. Nous avons connu trop de succès trop rapidement», a-t-il prétendu dans un message transmis samedi, ajoutant que Parler ne serait pas disponible pendant une semaine, «pendant que nous reconstruisons tout».

«(Tout le monde) nous a abandonnés la même journée», a déclaré M. Matze dimanche au réseau Fox News. La compagnie essaie de revenir en ligne le plus rapidement possible, «mais si Apple n’approuve pas et si Google n’approuve pas, personne ne veut travailler avec nous», a-t-il dit.

Perdre accès aux boutiques d’Apple et de Google, dont les systèmes sont utilisés par des centaines de millions de téléphones à travers le monde, limite grandement la portée de Parler, même si le service demeure disponible en ligne. Parler devra toutefois se trouver un nouveau logis, après la décision d’Amazon Web Services.

M. Trump pourrait décider de lancer son propre service, mais cela ne se fera pas instantanément. Des experts de la liberté d’expression anticipent aussi une pression accrue sur tous les réseaux sociaux pour combattre le discours incendiaire après l’explosion de violence de mercredi dernier, quand une foule avivée par M. Trump a pris le Capitole d’assaut, faisant cinq morts.

Le professeur Ethan Zuckerman, de l’Université du Massachusetts à Amherst, s’attend à ce que la fermeture des comptes de M. Trump sur les réseaux sociaux ait un impact important, à commencer par la fracturation du secteur le long de lignes idéologiques.

«M. Trump attirera un grand public là où il ira, a-t-il dit. Cela pourrait vouloir dire davantage de plateformes s’adressant à des publics plus isolés idéologiquement.»

– Par Frank Bajak et Barbara Ortutay, The Associated Press avec La Presse Canadienne

Portrait : Emmanuel Lubanzadio, responsable de la politique publique de Twitter pour l’Afrique subsaharienne

décembre 12, 2020

Originaire de la République démocratique du Congo et de nationalité allemande, Emmanuel Lubanzadio est, depuis janvier 2020, responsable de la politique publique de Twitter pour l’Afrique subsaharienne. À ce poste stratégique, il travaille pour l’un des réseaux sociaux les plus influents au monde mais, explique-t-on, garde la tête froide et reste discret. Par son parcours, il souhaite notamment inspirer les jeunes africains.

Basé à Dublin, Emmanuel Lubanzadio, en tant que responsable de la politique publique de Twitter pour l’Afrique subsaharienne, fait partie de l’équipe de politique publique Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) de Twitter à Dublin.

Le travail de « Twitter Public Policy » est axé sur les problèmes de politique posés par la propagation continue de la technologie numérique et des services de communication sur le Web à travers le monde. Ces questions vont de la liberté d’expression, de la sécurité en ligne, de la propriété intellectuelle, du droit d’auteur, de la vie privée et de la liberté sur Internet. L’équipe chargée des politiques gère et dirige également le travail de responsabilité sociale des entreprises de Twitter, en collaborant avec des ONG actives dans les domaines de l’inclusion numérique, de la liberté d’expression, de la sécurité en ligne et des services d’urgence / reprise après sinistre. Dans le contexte d’événements civiques tels que les élections, Public Policy veille à ce que les acteurs politiques trouvent une place naturelle sur Twitter.

Depuis la nomination d’Emmanuel Lubanzadio, Twitter, dans le but de prévenir le suicide et l’automutilation pendant cette période de pandémie, a déployé une nouvelle fonctionnalité au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud pour inciter les personnes ayant des pensées suicidaires à demander de l’aide. Commentant cette nouvelle fonctionnalité, Emmanuel Lubanzadio a déclaré que la communauté des médias sociaux peut être une source importante de soutien en temps réel pour toute personne aux prises avec des pensées d’automutilation ou suicide.

En outre, le 25 mai 2020, Twitter avait annoncé qu’il avait introduit un nouvel emoji dédié à l’Afrique, spécialement lancé à l’occasion de la Journée de l’Afrique. L’emoji représente le drapeau de l’Union africaine.« Nous sommes heureux de nous associer à l’Union africaine pour lancer cet emoji spécial commémorant la Journée de l’Afrique. Twitter est le lieu où les communautés se rassemblent et suivent les événements mondiaux. Avec cet emoji, nous voulons aider les gens à célébrer l’héritage africain et à partager leurs points de vue sur tout ce qui se passe sur le continent, tout en rendant ces conversations colorées et engageantes », avait expliqué Emmanuel Lubanzadio.

Emmanuel Lubanzadio, indique Policy Center for The New South, a grandi en Allemagne dans une famille congolaise de cinq enfants. Pendant son enfance, ses voyages en République démocratique du Congo (RDC) étaient rares, mais il a beaucoup entendu parler de la politique africaine, un sujet récurrent chez lui. Sa première rencontre avec un pays africain autre que la RDC a eu lieu en 2014 au Ghana, où il a vécu et travaillé comme « Junior Professionnal » pour Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), l’Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ) sur un projet avec le Centre international de formation au maintien de la paix Kofi Annan. Au sein du GIZ, il a géré des projets concernant la construction de la démocratie, les soins de santé, la bonne gouvernance, la numérisation et le renforcement des capacités en Afrique et au Moyen-Orient. Il a également mené des stratégies de plaidoyer, assuré la gestion des parties prenantes et conseillé le personnel de projet, les responsables gouvernementaux et les donateurs multilatéraux, y compris l’Union européenne, l’ONU et la Banque mondiale.

L’expérience américaine

Avant d’être nommé directeur des relations gouvernementales de Frenesius en juin 2017, Emmanuel Lubanzadio a été assistant de recherche chez Fresenius Kabi, de 2015 à 2016, où il a soutenu le département des relations gouvernementales dans la gestion des relations avec les principaux acteurs politiques, mené des recherches sur le droit de la propriété intellectuelle, les politiques d’accès aux marchés et examiné l’impact des accords de libre-échange sur la disponibilité de médicaments abordables. Il a également contribué à la composition de documents de position et à d’autres activités de sensibilisation auprès des politiciens du monde entier. Le document de position est le document par lequel une organisation expose, de façon officielle, ses vues sur un sujet, dans un contexte donné. Par ailleurs, Emmanuel Lubanzadio a été plébiscité leader émergent du programme des leaders émergents d’’Atlantic Dialogues en 2019 et Atlantik Bruecke Young Leader (2019).

Mélange de réalisme et d’optimise

Interrogé par Policy Center For The New South, Emmanuel Lubanzadio a décrit sa personnalité comme un «mélange de réalisme et d’optimisme». Policy Center for the New South, anciennement OCP Policy Center, est un groupe de réflexion marocain basé à Rabat au Maroc, qui s’efforce de promouvoir le partage des connaissances et de contribuer à une riche réflexion sur les questions-clés des relations économiques et internationales.

Sur ses impressions personnelles de l’Afrique, Emmanuel Lubanzadio a rappelé : «Chaque pays est différent, même si parfois les personnes en dehors du continent perçoivent l’Afrique comme un seul pays simplement parce que la majorité de ses citoyens sont Noirs. L’Afrique est si riche de sa beauté et de sa diversité, de sa culture, de ses langues, de ses ethnies et de ses religions ». Ainsi, en ce qui concerne l’Afrique, dernière frontière de croissance du monde, il a déclaré : «Certaines régions d’Afrique peuvent voir des lacunes en matière d’infrastructures ou de soins de santé, par exemple. Bien que cela puisse paraître décourageant, les choses progressent absolument dans cette région en raison des personnes créatives, fortes et résilientes qui résident sur le continent. Les personnes qui font la grande Afrique sont sa jeunesse et la société civile en général».

Inspirer les jeunes

Les sujets qui  touchent le plus Emmanuel Lubanzadio sont la liberté d’expression, les droits numériques, le chômage des jeunes et le manque de perspectives pour de nombreux jeunes. «Le continent africain compte 200 millions de jeunes, la plus grande population de jeunes au monde, explique-t-il. C’est là que réside mon cœur, en termes de leur implication dans le processus de prise de décision dans le domaine de la politique et l’accès aux moyens de gagner sa vie », a-t-il expliqué à Policy Center For The New South.

Par son parcours, Emmanuel Lubanzadio aimerait inspirer les jeunes, en montrant qu’ il est toujours possible de «réussir». Interrogé sur ses propres modèles, Emmanuel Lubanzadio a désigné ses  parents : «J’ai le plus grand respect pour eux. Ils ont cherché une vie meilleure et ont travaillé dur pour que mes frères et sœurs et moi puissions être inspirés et avoir des opportunités ». Emmanuel Lubanzadio aime lire des biographies, comme l’Autobiographie de Malcom X, écrite par Alex Haley.

Citoyen du monde

Emmanuel Lubanzadio se considère comme un citoyen du Monde. « Je suis un Allemand avec des racines en Afrique qui a fait ses études aux États-Unis et en Europe. Des gens comme moi seront souvent aux prises avec la question de l’identité. J’ai connu de nombreux conflits culturels, mais je suis fier de mes racines. J’ai une passion pour l’Afrique et je suis également Européen, combiné à l’optimisme que j’ai appris aux États-Unis, grâce à cette idée que vous pouvez être qui vous voulez. Je trouve cela magnifique. J’ai eu ce privilège qui définit certainement qui je suis, un citoyen du monde avec des racines dans des régions où je prends le meilleur de tout », a-t-il fait savoir à Policy Center For The New South.

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

États-Unis: Twitter désactive une vidéo de Trump qui utilisait une musique de Linkin Park

juillet 19, 2020

 

Le groupe de rock américain a envoyé une lettre de mise en demeure contestant l’utilisation, sans autorisation, de sa musique.

Le réseau social américain Twitter a désactivé une vidéo de campagne de Donald Trump qui avait été publiée par le responsable des réseaux sociaux de la Maison Blanche, Dan Scavino, et retweetée samedi par le président américain.

Dans cette vidéo figurait une reprise de «In the End», tube du groupe Linkin Park qui a contesté l’utilisation sans autorisation de sa musique. À la place de cette vidéo, on peut maintenant lire le message suivant : «ce média a été désactivé suite à un signalement du détenteur des droits d’auteur».

Le groupe de rock américain a dit ne pas avoir autorisé Donald Trump ou son équipe de campagne à utiliser sa musique. «Linkin Park n’a pas soutenu et ne soutient pas Trump, pas plus qu’il n’autorise son organisation à utiliser notre musique. Une lettre de mise en demeure a été envoyée», a tweeté le groupe.

Ce type de scénario n’est pas une première. Avant Linkin Park, les Rolling Stones avaient menacé Donald Trump de le poursuivre en justice s’il continuait d’utiliser une de leurs chansons, «You Can’t Always Get What You Want», lors d’événements de campagne.

Plusieurs autres artistes se sont opposés à l’utilisation de leur musique par Donald Trump. Le groupe de rock Queen s’était ainsi insurgé contre l’utilisation d’une des chansons les plus connues du répertoire rock – «We Are the Champions» – lors d’une apparition sur scène de Donald Trump à la convention républicaine en 2016.

Par Le Figaro avec AFP

Bill Gates, Elon Musk… un piratage massif vise les comptes Twitter de personnalités et d’entreprises

juillet 15, 2020

De nombreux comptes ont été touchés mercredi par ce qui s’apparente à une vaste arnaque aux cryptomonnaies. Le réseau social a dit «examiner» la situation.

 

Les comptes Twitter de personnalités américaines, dont Bill Gates, Elon Musk ou encore Joe Biden et Barack Obama, et de grandes entreprises comme Apple et Uber ont été victimes mercredi après-midi d’un piratage massif aux cryptomonnaies. Des messages, rapidement effacés par les comptes visés, invitaient notamment les internautes à faire parvenir des bitcoins à des adresses spécifiques, prétendant renvoyer en échange le double des montants transférés. «Joyeux mercredi! J’offre des bitcoins à tous mes abonnés. Je double tous les paiements envoyés à l’adresse bitcoin ci-dessous», ont notamment pu lire les usagers de Twitter sur le compte d’Elon Musk, le fantasque patron de Tesla.

Les comptes du co-fondateur de Microsoft Bill Gates, du patron d’Amazon Jeff Bezos, du candidat démocrate à l’élection présidentielle Joe Biden ou encore de l’ancien maire de New York Mike Bloomberg, ont affiché pendant un temps des messages au contenu similaire. «Nous pouvons confirmer que ce tweet n’a pas été envoyé par Bill Gates. Cela semble faire partie d’un problème plus large auquel Twitter est confronté. Twitter est au courant et travaille à la restauration du compte», a indiqué une porte-parole de M. Gates à l’AFP.

Twitter a effet dit «examiner» la situation et a assuré qu’un communiqué serait prochainement diffusé. L’action de l’entreprise chutait de 4% à Wall Street dans les échanges électroniques après la clôture.

Par Le Figaro avec AFP

Le compte Twitter de Scotland Yard piraté

juillet 20, 2019

 

La police de Londres a été la cible dans la nuit de vendredi à samedi de pirates informatiques qui ont utilisé son compte Twitter et sa messagerie électronique pour diffuser des messages énigmatiques ou injurieux.

«FUCK THE POLICE», peut-on lire dans un courrier électronique envoyé dans la nuit par la messagerie du service de presse de Scotland Yard, parmi d’autres emails plus ou moins compréhensibles.

Son compte Twitter (1,22 million d’abonnés) appelait dans le même temps à la libération de «Digga D», un rappeur de 19 ans, emprisonné l’an dernier avec quatre autres personnes pour avoir voulu attaquer un gang rival avec battes de baseball et machettes, selon l’agence Press Association. Les messages pirates publiés sur Twitter ont depuis été supprimés.

Scotland Yard explique que le piratage semble n’avoir concerné qu’un service externe gérant ses outils de communication. La police de Londres «utilise un fournisseur en ligne appelé MyNewsDesk pour publier des communiqués de presse et autres contenus», indique Scotland Yard dans un communiqué.

«A ce stade, nous pensons que le seul problème de sécurité concerne l’accès à notre compte MyNewsDesk», ajoute la police londonienne, assurant que sa propre «infrastructure informatique» n’a pas été piratée.

Par Le Figaro.fr avec AFP