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Facebook et Twitter ne s’implanteront pas en Chine (dirigeants)

septembre 5, 2018

Washington – Des dirigeants de Facebook et Twitter ont affirmé mercredi qu’ils n’avaient aucun projet de s’implanter en Chine, où les réseaux sociaux basés au États-Unis sont bloqués.

« Pour aller en Chine, il nous faudrait pouvoir garder nos valeurs et ce n’est pas possible à l’heure actuelle », a expliqué la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, devant une commission du Sénat américain.

Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a fait plusieurs visites récentes en Chine.

Le patron de Twitter, Jack Dorsey, a également indiqué aux membres de la commission qu’il n’avait pas l’intention de développer sa plateforme en Chine.

« Quand nous avons été bloqués, nous avons décidé que le combat n’en valait pas la peine en ce moment, et nous avons d’autres priorités », a-t-il expliqué.

Les deux plateformes sont inaccessibles en Chine, bloquées depuis 2009 par les autorités dans le cadre de leur « grande muraille électronique » visant à contrôler les contenus en ligne.

Un projet de Google de développer un moteur de recherche compatible avec la censure pour se réinstaller en Chine a suscité l’inquiétude des employés du géant de la technologie et la colère des organisations de défense des droits de l’homme, illustrant le dilemme auquel est confronté le secteur pour accéder à des marchés lucratifs.

Le projet de Google, baptisé « Dragonfly », « représenterait une capitulation alarmante de Google concernant les droits de l’homme », ont écrit quatorze associations dont Amnesty International, Human Rights Watch et Reporters sans frontières, dans une lettre ouverte.

L’an dernier, le premier réseau social mondial a discrètement lancé en Chine, par le biais d’un développeur local, une application de partage de photos baptisée « Colorful Balloons » (Ballons de couleur). Et il y a deux ans, Facebook avait été accusé d’avoir développé des outils permettant de filtrer les sujets interdits par la censure chinoise.

Romandie.com avec(©AFP / 05 septembre 2018 18h50)                                                        

Twitter perd des utilisateurs et dévisse en Bourse

juillet 27, 2018

L’action de Twitter en nette baisse à New York alors que le réseau social perd des utilisateurs / © AFP/Archives / NICOLAS ASFOURI

Le réseau social Twitter perdait plus de 17% vendredi à New York, les investisseurs s’inquiétant de la baisse du nombre de ses utilisateurs, malgré un bénéfice d’une ampleur inédite.

Vers 10H30 (14H30 GMT), l’action de l’oiseau bleu abandonnait 17,11% à 35,60 dollars, dans un marché quasiment à l’équilibre (+0,04%).

Cette réaction rappelle celle qui a suivi les résultats de Facebook jeudi, l’action du premier réseau social au monde perdant 19% en une seule séance.

Twitter a eu beau publier vendredi un bénéfice historique de 100 millions de dollars, le troisième trimestre d’affilée dans le vert après plus de dix ans de pertes, les regards se sont concentrés sur la fréquentation de la plateforme.

Le nombre d’utilisateurs actifs mensuels, paramètre publié chaque trimestre par le site de microblog, a ainsi reculé de un million, à 335 millions, alors que le marché l’attendait en légère hausse.

Dans les documents publiés vendredi et durant la conférence téléphonique de présentation, les dirigeants du groupe ont lié ce recul aux multiples initiatives de rationalisation et de nettoyage de la plateforme.

Twitter a fait un grand ménage depuis le début de l’année pour tenter de se débarrasser des utilisateurs qui tenteraient de se servir de ce canal à des fins de propagande ou de prospérer grâce à une économie de faux comptes et de faux abonnés.

Des dizaines de millions de comptes ont été supprimés à cette fin, même si le directeur financier Ned Segal a précisé vendredi qu’il s’agissait d’utilisateurs inactifs, non pris en compte dans la population des utilisateurs actifs mensuels.

Twitter cherche aussi à rationaliser le fonctionnement de sa plateforme pour les utilisateurs, qui ont parfois du mal à faire un tri efficace dans le flux qui se déverse sur le réseau social.

Le groupe de San Francisco entend se positionner en destination légitime pour s’informer, en complément de sa dimension réseau social.

Il agrège désormais des tweets autour d’un événement ou d’une information pour donner aux utilisateurs un aperçu des derniers développements sur le sujet, sans avoir à remonter le fil.

– « En sécurité » –

Il propose également d’envoyer aux utilisateurs des alertes, orientées sur leurs sujets d’intérêt.

Ces initiatives n’ont cependant été annoncées et mises en place qu’en juin à l’occasion de la Coupe du monde de football, soit en fin de trimestre.

Revenu à la tête de l’entreprise mi-2015 après en avoir quitté la direction opérationnelle en 2008, le co-fondateur Jack Dorsey s’est lancé dans une réorientation stratégique avec la rentabilité en priorité.

La stratégie a été validée début 2018, avec la publication du premier bénéfice de Twitter, près de douze ans après sa création.

Avec les mesures prises depuis son retour et plus encore depuis le début de l’année, Jack Dorsey s’attache à faire de Twitter une destination respectable, prisée des annonceurs, et se débarrasser de l’image de grand fatras, parfois terrain d’expression de propagande et de haine, qui lui était régulièrement accolée.

« Nous voulons que les gens se sentent libres de s’exprimer, en sécurité », a assuré M. Dorsey vendredi.

Mais la patience n’est pas la première des caractéristiques des marchés boursiers, qui ont surtout retenu vendredi la baisse du nombre d’abonnés.

Pour M. Dorsey, ce léger repli découle pour partie de l’entrée en vigueur en mai de la directive européenne sur la protection des données (GDPR).

Ce tassement est aussi dû, selon lui, au refus de Twitter de prendre en charge le coût des SMS pour les utilisateurs qui accèdent au réseau par ce biais.

La tarification des SMS induit ainsi une baisse du nombre d’utilisateurs, qui ne souhaitent pas payer pour le service.

Le réseau social a estimé que ces deux facteurs avaient entraîné une perte de 3 millions d’utilisateurs actifs mensuels sur le trimestre.

Durement sanctionné vendredi, le titre est néanmoins un habitué des variations spectaculaires en Bourse et a déjà pris ou perdu, en plusieurs occasions, plus de 10% sur une séance.

Après la publication de vendredi, les analystes de Goldman Sachs ont indiqué qu’ils conseillaient toujours d’acheter le titre, qu’ils voient gagner plus de 50% d’ici un an.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juillet 2018 16h50)

Twitter demande à ses utilisateurs de changer leur mot de passe après une faille

mai 3, 2018

Le réseau social Twitter a demandé à ses utilisateurs de changer leur mot de passe par précaution après avoir découvert une faille dans son propre service / © AFP/Archives / DIPTENDU DUTTA

Le réseau social Twitter a demandé jeudi, dans un tweet, à ses quelque 330 millions d’utilisateurs de changer leur mot de passe par précaution après avoir découvert une faille dans son propre service.

« Nous avons récemment découvert un bug qui stockait des mots de passe non masqués dans un registre interne. Nous avons corrigé ce bug et n’avons pas d’indication sur le fait qu’il y ait eu une intrusion ou une utilisation frauduleuse par qui que ce soit », a écrit Twitter, en recommandant à ses utilisateurs de modifier leur mot de passe « par mesure de précaution ».

Twitter explique l’erreur dans un blog très bref intitulé « Gardez votre compte sécurisé », qui ne dit pas depuis combien de temps cette faille existe ni combien de mots de passe ont été ainsi exposés.

Le président américain Donald Trump est un grand utilisateur de Twitter, l’un de ses moyens de communication favori.

Le groupe indique qu’il « masque les mots de passe à travers un processus de hachage en utilisant une fonction baptisée bcrypt, qui remplace le mot de passe réel par une série aléatoire de chiffres et de lettres qui sont stockés dans le système de Twitter ».

« Cela permet à nos systèmes de valider votre compte sans révéler votre mot de passe, ce qui est une norme de l’industrie », poursuit le blog.

« En raison d’un bug, les mots de passe ont été inscrits dans un registre interne avant d’être soumis au processus de hachage. Nous avons nous-mêmes trouvé l’erreur, supprimé les mots de passe et mettons des mesures en place pour que ce bug ne se reproduise pas », ajoute Twitter.

– « Désolé » –

Le groupe de Jack Dorsey dit être « profondément désolé ». « Nous reconnaissons et apprécions la confiance que vous nous accordez et nous nous engageons à mériter chaque jour cette confiance », dit-il à ses utilisateurs.

L’action Twitter, introduite en Bourse en 2013, perdait 1,14% à 30,32 dollars dans les échanges juste après la clôture.

Cette nouvelle faille dans les données d’un grand réseau social intervient alors qu’aux Etats-Unis comme en Europe, utilisateurs, régulateurs et législateurs s’inquiètent de plus en plus de la façon dont sont conservées, protégées ou utilisées les informations personnelles des usagers.

Facebook est dans la tourmente depuis que la société britannique Cambridge Analytica (CA) est accusée d’avoir récupéré les données de 50 millions d’utilisateurs pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d’influencer le vote des électeurs américains.

Dans un autre scandale, l’agence américaine de crédit Equifax, qui récolte et analyse les données personnelles de clients qui sollicitent un crédit, a été victime d’une intrusion qui a piraté les données personnelles de 147 millions de personnes, aux Etats-Unis mais aussi au Canada et au Royaume Uni.

Le site de microblog Twitter a révélé ce problème jeudi, une semaine après avoir annoncé un bénéfice pour le second trimestre consécutif.

Le bénéfice net a atteint sur la période 61 millions de dollars comparé à une perte de 61,5 millions de dollars il y a un an et à un bénéfice de 91,1 millions au trimestre précédent. Le chiffre d’affaires a progressé de 21% à 665 millions.

Ces deux trimestres consécutifs dans le vert sont venus rassurer sur la santé financière de Twitter, qui a doublé cet automne la longueur des tweets à 280 caractères, et qui n’était auparavant jamais parvenu à être bénéficiaire. Elément clé, les recettes publicitaires ont augmenté de 21% pour atteindre 575 millions de dollars.

Comme Facebook ou Google, son modèle économique est basé sur les recettes publicitaires, ciblées grâce aux données personnelles des utilisateurs.

Interrogé la semaine dernière sur les déboires de Facebook quant à la fuite de données personnelles, le fondateur et patron de Twitter Jack Dorsey avait affirmé: « Nous sommes différents (…) car Twitter est public et toutes nos données sont publiques, ouvertes à tous ».

Il avait en outre expliqué que l’activité du réseau « en termes de données consiste juste à faire en sorte que les données en temps réel soient plus faciles à utiliser pour les marques, les chercheurs ou les organisations ».

Jack Dorsey avait enfin assuré que Twitter ne fournissait « aucune information personnelle identifiable qui ne soit pas déjà visible sur la plate-forme ».

Romandie.com avec (©AFP / 04 mai 2018 00h01)                  

Twitter interdit à son tour certaines publicités liées aux cryptomonnaies

mars 26, 2018

San Francisco – Le réseau social américain Twitter va à son tour interdire sur sa plateforme certaines publicités relatives aux cryptomonnaies, afin de parer aux tentatives d’escroquerie, a-t-il annoncé lundi.

« Nous sommes engagés à assurer la sécurité de la communauté Twitter. Pour cela, nous avons ajouté une nouvelle règle concernant les publicités sur Twitter liées à la cryptomonnaie (qui stipule que) la publicité pour les levées de fonds en cryptomonnaies (Initial coin offerings, ICO) et les ventes de « +jetons virtuels+ seront interdites dans le monde entier », a indiqué Twitter.

Une ICO consiste à créer sa propre monnaie virtuelle et à la vendre à des investisseurs payant avec d’autres cryptomonnaies ou avec des devises traditionnelles.

Facebook et Google ont déjà annoncé des mesures similaires.

Les échanges de devises virtuelles sont soumis à une grande volatilité. Elles sont aussi régulièrement accusées de servir d’outil de blanchiment pour des réseaux criminels et des régulateurs du monde entier tentent de développer des systèmes de supervision plus adaptés et efficaces.

Plusieurs pays ont lancé des initiatives en faveur d’une plus grande régulation de ce marché, qui a connu une véritable explosion en 2017.

La plus célèbre des cryptomonnaies, le bitcoin, est passée lundi sous la barre des 8.000 dollars contre 8.616,25 dollars vendredi soir, accusant une chute de quelque 8%

Lundi, une autre cryptomonnaie, le Litecoin, a aussi mordu la poussière perdant 10% à environ 144 dollars après l’annonce de la fermeture de la plateforme de paiement LitePay.

LitePay avait récemment demandé à la Litecoin Fondation, basée à Singapour et qui oeuvre pour promouvoir cette monnaie, de nouveaux financements, selon le communiqué de la Fondation annonçant lundi la fin de LitePay.

Toutefois, LitePay n’a « pas été en mesure de fournir une idée satisfaisante » de ce qu’elle avait fait des sommes déjà levées, a ajouté l’organisation.

« Nous sommes profondément attristés de voir se clore cette saga de cette façon et présentons nos excuses pour ne pas avoir été assez prudents, ce qui aurait pu permettre de découvrir des problèmes plus tôt », a-t-elle poursuivi.

La Fondation promet de faire mieux à l’avenir « façon à ce que cela ne se reproduise pas ».

Le 7 mars, le gendarme américain des marchés financiers (SEC) a appelé les plateformes électroniques sur lesquelles s’échangent les cryptomonnaies à s’enregistrer auprès de ses services.

La SEC monte depuis plusieurs mois au créneau face à l’explosion du secteur, engageant des actions en justice contre des ICO qui lui apparaissent frauduleuses, lançant des enquêtes sur diverses entreprises impliquées sur ce marché et mettant régulièrement en garde les investisseurs.

La semaine dernière, les ministres des Finances du G20 ont refusé de considérer le bitcoin et les autres cryptomonnaies comme des monnaies souveraines et ont alerté sur leurs possibles « implications sur la stabilité financière ».

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 23h06)                                            

Twitter dégage le premier bénéfice de son histoire

février 8, 2018

New York – Twitter a pour la première fois gagné de l’argent, une nouvelle susceptible d’apaiser les interrogations récurrentes sur son modèle économique et qui enflammait l’action à Wall Street.

Le réseau social a annoncé jeudi avoir dégagé un bénéfice net de 91,1 millions de dollars au quatrième trimestre 2017, contre une perte nette de 167,1 millions à la même période un an plus tôt.

Le chiffre d’affaires trimestriel a progressé de 2% à 732 millions de dollars, supérieur aux pronostics qui étaient de 687 millions.

Cette performance « prouve que Twitter a encore la main », estime Jennifer Grygiel, professeure à l’Université de Syracuse (est). « Beaucoup de personnes en doutaient ».

A Wall Street, le titre flambait de 24,11% à 33,4 dollars dans les premiers échanges.

Depuis son entrée en Bourse en novembre 2013, la plateforme de communication préférée du président américain Donald Trump a enchaîné les pertes à chaque trimestre, avivant les spéculations sur sa vente éventuelle pour survivre face à l’explosion de jeunes pousses aux dents longues et au succès fulgurant — Snapchat et Instagram.

Déterminé à convaincre de sa capacité à transformer sa fréquentation en revenus, notamment par le biais de la publicité et des données vendues aux annonceurs, Twitter s’est fixé pour objectif de renouer avec la rentabilité en 2017.

« Nous avons atteint notre objectif de rentabilité » et réalisé une « fin d’année solide », s’est félicité jeudi le patron Jack Dorsey.

Pour séduire au-delà des personnalités des médias et du monde politique, Twitter a décidé de doubler la longueur maximale des tweets, la faisant passer de 140 à 280 caractères, et nouer des partenariats avec des médias et des organisateurs des événements socio-culturels pour les diffuser en direct en streaming sur la plateforme.

Ces initiatives semblent porter leurs fruits. L’allongement des caractères par exemple « minimise certaines des complexités » dénoncées par les utilisateurs, a expliqué jeudi M. Dorsey, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes. « Plus important encore ça permet aux gens de mieux exprimer leurs pensées et opinions ».

– Encore du chemin –

Jennifer Grygiel estime pour sa part que Twitter reste une « plateforme des médias à part ». « Les influenceurs et les drogués de l’info viennent sur Twitter en raison de sa fonction de microblogging qu’on ne trouve nulle part ailleurs ».

Après avoir douté de sa viabilité, les milieux financiers semblent vouloir également donner une nouvelle chance au réseau social en saluant notamment son recours de plus en plus à l’intelligence artificielle pour répondre aux besoins et attentes des utilisateurs.

Richard Greenfield, analyste chez BTIG Research, cite par exemple la nouvelle fonction repoussant à l’utilisateur les tweets et informations susceptibles de l’intéresser.

L’intelligence artificielle a « rendu l’expérience utilisateur plus intéressante », conclut cet expert.

Twitter a toutefois encore du chemin à parcourir pour s’inscrire durablement dans la rentabilité.

Le nombre d’utilisateurs mensuels, baromètre surveillé de près par les annonceurs, a certes augmenté de 4% en un an à 330 millions mais il a stagné comparé au troisième trimestre et est en dessous des 333 millions attendus par les analystes. Facebook affiche 2,1 milliards d’utilisateurs mensuels.

Le réseau social explique que c’est de tradition d’enregistrer une stagnation des utilisateurs en cette période-là de l’année et qu’il a été affecté par des modifications effectuées par Apple sur son moteur internet Safari. Ces deux facteurs ont réduit le nombre d’utilisateurs de 2 millions.

Twitter affirme également avoir intensifié sa traque de faux comptes, de spams et de « bots » c’est-à-dire des comptes créés sur le réseau social mais non associés à une identité ou une personne réelle.

Le groupe, comme Google et Facebook, est par ailleurs sous le feu des critiques de nombreux parlementaires américains qui estiment qu’il a servi de plateforme à la désinformation venue de Russie pendant la campagne présidentielle américaine de 2016.

Il est régulièrement aussi accusé de laisser prospérer le harcèlement des femmes et des minorités sur sa plateforme.

« Nous sommes déterminés à rendre twitter sûr et sommes (en conséquence) en train de clarifier nos politiques », a tweeté le groupe.

Romandie.com avec (©AFP / 08 février 2018 15h35)                                            

Donald Trump relaie des vidéos anti-musulmans sur Twitter

novembre 29, 2017

Donald Trump fait une déclaration depuis la Maison Blanche à Washington, le 28 novembre 2017 / © AFP / JIM WATSON

Donald Trump a relayé mercredi sur son compte Twitter une série de vidéos anti-musulmans publiées par un parti politique britannique d’extrême droite, suscitant des réactions indignées au Royaume-Uni.

Ces trois vidéos, tweetées par Jayda Fransen, vice-présidente du parti d’extrême droite Britain First, montrent des exactions commises par des personnes présentées comme des musulmans sans donner aucun contexte. Un procédé classique des « trolls » d’extrême droite sur les réseaux sociaux.

La première vidéo, intitulée « Un immigré musulman tabasse un Néerlandais en béquilles », semble avoir été filmée aux Pays-Bas, à une date indéterminée, sans que cela soit avéré.

La deuxième, « Un musulman détruit une statue de la Vierge Marie », a été publiée en 2013 sur YouTube. Selon sa description sur la plateforme de vidéos, elle a été filmée en Syrie et montre un membre de l’organisation jihadiste Etat islamique (EI) détruisant une statue de la Vierge Marie.

La troisième vidéo, « Foule islamiste pousse un adolescent du toit et le bat à mort », a également été mise en ligne en 2013. Particulièrement violente, elle est présentée comme ayant été filmée en Egypte.

Les trois vidéos ont été retweetées par le président américain entre 06h35 et 06h45 du matin (entre 11H35 GMT et 11h45 GMT).

« Le président des Etats-Unis promeut un groupe haineux fasciste, raciste et extrémiste dont les dirigeants ont été arrêtés et condamnés. Il n’est ni un allié ni un ami », s’est insurgé sur Twitter le député travailliste David Lammy (opposition). Il s’est adressé directement à Donald Trump, lui disant qu’il n’était « pas le bienvenu » au Royaume-Uni.

Stephen Doughty, un autre député du Labour, a estimé que ces vidéos étaient « hautement polémiques », tandis que sa consoeur Yvette Cooper a estimé que Trump donnait à Jayda Fransen une « tribune immense ».

Cette dernière s’est félicitée de l’initiative du président américain, tweetant: « Que Dieu vous bénisse Trump! Qu’il bénisse l’Amérique ».

« Trump a légitimé l’extrême droite dans son propre pays, maintenant il essaie de faire de même dans le nôtre », a dénoncé Brendan Cox, mari de la députée travailliste Jo Cox, assassinée en 2016 par un extrémiste qui a été entendu crier à plusieurs reprises « Britain First » lors du crime. « Propager la haine a des conséquences et le président devrait avoir honte de lui-même », a-t-il ajouté sur Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 29 novembre 2017 15h08)

Twitter a pris « des mesures » après la désactivation du compte de Trump

novembre 3, 2017

San Francisco – Le réseau social Twitter a annoncé vendredi « avoir mis en place des mesures de protection » après que l’un de ses employés a brièvement désactivé jeudi le compte du président américain Donald Trump, très actif sur le réseau.

Ces mesures de prévention doivent « éviter que cela ne se reproduise. Nous ne pourrons pas rendre publics tous les détails de notre enquête interne ou les mises à jour de nos mesures de sécurité mais nous prenons cela sérieusement et nos équipes sont à pied d’oeuvre », indique le groupe sur son compte @Twitter Government.

Vers 19H00 (23H00 GMT) jeudi, les visiteurs du compte @realDonaldTrump ont été accueillis par le message: « Désolé, cette page n’existe pas ». La coupure a duré 11 minutes, selon Twitter.

Dans un premier temps, le réseau social a indiqué sur son propre service que ce compte avait été « désactivé par inadvertance à cause d’une erreur humaine commise par un employé de Twitter ». Avant de rectifier plus tard: cette manoeuvre a été effectuée à dessein par un employé –non identifié– pour son dernier jour de travail.

Le président n’a pas réagi à cette coupure intempestive pendant presque douze heures, tweetant néanmoins sur d’autres sujets dans l’intervalle, avant de tweeter vendredi matin : « Mon compte Twitter a été désactivé pendant 11 minutes par un employé voyou. Je pense que les nouvelles sont enfin en train de se répandre et d’avoir un impact ».

Cette anecdote a enflammé le réseau social, certains qualifiant l’employé de « héros », tandis que d’autres s’inquiétaient.

Le compte personnel @realDonalTrump est le moyen de communication de prédilection du président américain et affiche plus de 41,7 millions d’abonnés. Son compte officiel, @Potus qui a 20,9 millions d’abonnés, est peu utilisé.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2017 19h40)                                            

Réseaux sociaux: Facebook caracole, Twitter mord la poussière

juillet 27, 2017

San Francisco – Le contraste est flagrant: alors que Facebook poursuit sa croissance et fait la joie des investisseurs, Twitter perd de l’argent et s’effondre en Bourse. Pour les analystes, Facebook sait bien mieux que son concurrent fidéliser les utilisateurs et attirer les annonceurs.

Dans ses résultats trimestriels publiés mercredi, Facebook a annoncé une nouvelle hausse de ses recettes publicitaires, élément le plus scruté par Wall Street car elles constituent la quasi-totalité de ses revenus. Elle atteignent désormais 9,2 milliards de dollars et s’appuient encore davantage sur les appareils mobiles.

Et même si le groupe a prévenu que sa croissance allait ralentir cette année, notamment parce que le réseau social n’a concrètement plus de place pour insérer des pubs dans le fil d’actualités, l’action a clôturé jeudi à Wall Street en hausse de près de 3% à plus de 170 dollars, soit dix fois ce qu’elle valait il y a cinq ans.

A l’inverse, Twitter s’est effondré de près de 15% après ses résultats annoncés jeudi. Le réseau social continue à perdre de l’argent et a même creusé sa perte au second trimestre, à 116 millions de dollars. Son chiffre d’affaires a également reculé.

Plus de dix ans après sa création, et malgré sa notoriété, Twitter cherche toujours les moyens de monétiser sa fréquentation.

De plus, et c’est cela qui semble inquiéter le plus les investisseurs, Twitter a du mal à attirer de nouveaux utilisateurs. Le réseau comptait 328 millions de « twittos » actifs au deuxième trimestre, 5% de plus qu’il y a un an mais autant que sur les trois premiers mois de l’année.

Autre mauvais signe, ses recettes publicitaires sont en baisse, à 489 millions de dollars (-9% sur un an).

– Contraste cruel –

« Le contraste ne saurait être plus cruel » avec Facebook, note l’analyste Jan Dawson, de Jackdaw Research.

Plus de deux milliards de personnes sont désormais actives mensuellement sur Facebook, plus qu’en début d’année et 17% de plus qu’à la même période de 2016.

Pour les analystes, Facebook, à la différence de Twitter, a su se renouveler sans cesse depuis sa création en 2004 et ainsi fidéliser ses utilisateurs et en attirer de nouveaux.

Facebook introduit régulièrement de « nouvelles fonctionnalités », relève l’analyste Trip Chowdry, de Global Equities, comme le partage de souvenirs, la possibilité de trouver des amis situés à proximité, des retrospectives annuelles de publications etc…

Le groupe a aussi lancé des direct vidéo et a confirmé mercredi qu’il allait continuer à investir dans des contenus vidéos pour faire venir encore davantage d’annonceurs.

Ironie du sort, Twitter s’est aussi lancé dans la vidéo en streaming et permet depuis l’an dernier de poster des vidéos jusqu’à 140 secondes. Mais ces efforts ne permettent toujours pas au groupe de gagner de l’argent.

Facebook a aussi la bonne idée de racheter des plateformes à succès, comme le site de partage de photos Instagram (2012) ou le service de messagerie WhatsApp (2014), poursuit M. Chowdry, de Global Equities. Des rachats qui apportent des utilisateurs et des débouchés publicitaires. Facebook vient aussi de commencer à introduire des publicités sur son service de messagerie Messenger.

Twitter et Facebook « cherchent tous deux à convaincre les annonceurs de mettre des publicités sur leurs plateformes » mais Facebook est « en position de force » car il met en avant ses techniques de « ciblage de publicité » et ses outils pour mesurer l’efficacité des pubs, note Jan Dawson, « tandis que Twitter se contente de dire aux annonceurs qu’il a une plateforme formidable pour y mettre de la pub ».

Facebook peut bien mieux que Twitter cibler les annonces publicitaires car ses usagers partagent bien plus d’informations personnelles (âge, centres d’intérêts, voyages, photos…) que ceux de Twitter. Facebook investit beaucoup dans l’intelligence artificielle pour analyser les données et cibler les pubs.

Twitter n’a pas une « audience de masse », et sa base d’utilisateurs, ce sont surtout « le showbiz et les politiciens », insiste Trip Chowdry.

La notoriété de Twitter, dont son patron Jack Dorsey continue de prêcher l’optimisme, ne suffit pas. Même le fait que le président américain soit un twitto hyperactif « n’aide pas », note l’analyste Rob Enderle (Enderle Group).

Roamndie.com ave(©AFP / 27 juillet 2017 22h10)                                            

Le compte Twitter en arabe de la chaîne qatarie Al-Jazeera suspendu

juin 17, 2017

Doha – La télévision qatarie Al-Jazeera a annoncé samedi que son compte Twitter en langue arabe avait été « suspendu » dans le cadre d’une « campagne organisée ».

« Le compte Twitter principal de Al-Jazeera a été suspendu et nous travaillons à résoudre ce problème », a écrit le directeur de la chaîne en arabe, Yasser Abouhilalah sur les réseaux sociaux.

Un message de suspension apparaît lorsque les utilisateurs tentent de se connecter à ce compte Twitter en arabe.

D’autres comptes Twitter de la chaîne étaient en revanche toujours actifs.

« Aucune autre télévision dans le monde (…) ne fait face à une telle conspiration » contre elle, a poursuivi M. Abouhilalah.

La suspension du compte Twitter en arabe de la chaîne intervient dans un contexte de fortes tensions entre le Qatar et ses voisins du Golfe dont l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Ryad et plusieurs de ses alliés de la région ont rompu le 5 juin toutes leurs relations avec le Qatar qu’ils accusent de « soutenir le terrorisme » mais surtout de se rapprocher de leur grand rival régional l’Iran.

Dans la foulée, Ryad a aussi fermé les bureaux d’Al Jazeera en Arabie saoudite.

Le 8 juin, Al-Jazeera s’était dite victime d’une vaste cyberattaque visant l’ensemble de ses systèmes.

Romandie.com avec (©AFP / 17 juin 2017 11h08)                   

Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube s’allient pour identifier les contenus terroristes

décembre 5, 2016

San Francisco – Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube (filiale de Google/Alphabet) ont annoncé lundi un partenariat à l’échelle mondiale visant à identifier plus rapidement les contenus à caractère terroriste sur leurs plateformes, et ainsi freiner leur propagation.

Les quatre entreprises américaines ont prévu de créer une base de données commune comprenant les empreintes digitales numériques de photos ou vidéos de propagande et de recrutement retirées de leurs plateformes, d’après un message commun relayé sur leurs sites respectifs.

En partageant ces informations les unes avec les autres, nous pouvons utiliser (ces empreintes numériques) pour aider à identifier des contenus potentiellement terroristes sur nos plateformes grand public respectives, expliquent-elles.

Aucun message ne sera toutefois retiré ou bloqué automatiquement: il reviendra à chaque entreprise d’évaluer si les contenus identifiés enfreignent ses propres règles.

Chacune décidera également indépendamment des images et des vidéos qu’elle décide d’ajouter à la base commune. Elles précisent vouloir commencer avec les images et vidéos les plus extrêmes et flagrantes retirées de leurs plateformes, et donc les plus susceptibles de violer les règles de toutes nos entreprises.

Microsoft, Facebook, Twitter et YouTube disent aussi vouloir examiner comment impliquer des entreprises supplémentaires à l’avenir, mais insistent sur le fait que chacun d’entre eux continuera de traiter de manière indépendante les demandes d’informations ou de retrait de contenus émanant des gouvernements ou des forces de l’ordre.

L’initiative intervient alors que les Etats-Unis, la Commission européenne et une série d’autres gouvernements ont multiplié les appels ces derniers mois à ce que les réseaux sociaux intensifient leur lutte contre la propagande jihadiste en ligne.

Suite à ces appels, Twitter a notamment indiqué avoir suspendu depuis mi-2015 plus de 360.000 comptes faisant la promotion du terrorisme, et il a observé une diminution de l’usage de sa plateforme par les jihadistes, selon Sinead McSweeney, vice-présidente chargée des politiques publiques du réseau social dans la région Europe/Moyen-Orient/Afrique.

Dans un commentaire transmis par courriel à l’AFP, elle a précisé qu’une grande partie des suspensions de comptes effectuées par Twitter avaient été détecté par des moyens techniques comme des outils anti-spams, mais que le partage d’empreintes numériques avec la base de données commune se ferait manuellement et de manière périodique.

Il n’y a pas une seule approche qui convienne à tous pour s’attaquer à ce type de matériel; chaque plateforme est différente, a-t-elle souligné.

La plupart des réseaux sociaux interdisent dans leurs règles d’utilisation les contenus appelant à la violence ou faisant l’apologie du terrorisme.

Même s’ils ont amélioré leurs outils de détection automatique, les acteurs du secteur réaffirment régulièrement n’avoir pas d’algorithme magique pour identifier les contenus problématiques et se reposent beaucoup sur le signalement par leurs utilisateurs des contenus litigieux.

La diffusion en ligne de contenus de nature terroriste est un problème pressant qui nécessite une attention particulière des entreprises technologiques, et justifie donc l’initiative commune annoncée lundi, a relevé une des entreprises participantes.

Elle a toutefois insisté sur le fait que cela ne représentait pas une nouvelle norme pour s’attaquer à tous les types de contenus litigieux en ligne (violence, pornographie, etc.).

Romandie.com avec(©AFP / 06 décembre 2016 02h44)