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Twitter a pris « des mesures » après la désactivation du compte de Trump

novembre 3, 2017

San Francisco – Le réseau social Twitter a annoncé vendredi « avoir mis en place des mesures de protection » après que l’un de ses employés a brièvement désactivé jeudi le compte du président américain Donald Trump, très actif sur le réseau.

Ces mesures de prévention doivent « éviter que cela ne se reproduise. Nous ne pourrons pas rendre publics tous les détails de notre enquête interne ou les mises à jour de nos mesures de sécurité mais nous prenons cela sérieusement et nos équipes sont à pied d’oeuvre », indique le groupe sur son compte @Twitter Government.

Vers 19H00 (23H00 GMT) jeudi, les visiteurs du compte @realDonaldTrump ont été accueillis par le message: « Désolé, cette page n’existe pas ». La coupure a duré 11 minutes, selon Twitter.

Dans un premier temps, le réseau social a indiqué sur son propre service que ce compte avait été « désactivé par inadvertance à cause d’une erreur humaine commise par un employé de Twitter ». Avant de rectifier plus tard: cette manoeuvre a été effectuée à dessein par un employé –non identifié– pour son dernier jour de travail.

Le président n’a pas réagi à cette coupure intempestive pendant presque douze heures, tweetant néanmoins sur d’autres sujets dans l’intervalle, avant de tweeter vendredi matin : « Mon compte Twitter a été désactivé pendant 11 minutes par un employé voyou. Je pense que les nouvelles sont enfin en train de se répandre et d’avoir un impact ».

Cette anecdote a enflammé le réseau social, certains qualifiant l’employé de « héros », tandis que d’autres s’inquiétaient.

Le compte personnel @realDonalTrump est le moyen de communication de prédilection du président américain et affiche plus de 41,7 millions d’abonnés. Son compte officiel, @Potus qui a 20,9 millions d’abonnés, est peu utilisé.

Romandie.com avec(©AFP / 03 novembre 2017 19h40)                                            

Réseaux sociaux: Facebook caracole, Twitter mord la poussière

juillet 27, 2017

San Francisco – Le contraste est flagrant: alors que Facebook poursuit sa croissance et fait la joie des investisseurs, Twitter perd de l’argent et s’effondre en Bourse. Pour les analystes, Facebook sait bien mieux que son concurrent fidéliser les utilisateurs et attirer les annonceurs.

Dans ses résultats trimestriels publiés mercredi, Facebook a annoncé une nouvelle hausse de ses recettes publicitaires, élément le plus scruté par Wall Street car elles constituent la quasi-totalité de ses revenus. Elle atteignent désormais 9,2 milliards de dollars et s’appuient encore davantage sur les appareils mobiles.

Et même si le groupe a prévenu que sa croissance allait ralentir cette année, notamment parce que le réseau social n’a concrètement plus de place pour insérer des pubs dans le fil d’actualités, l’action a clôturé jeudi à Wall Street en hausse de près de 3% à plus de 170 dollars, soit dix fois ce qu’elle valait il y a cinq ans.

A l’inverse, Twitter s’est effondré de près de 15% après ses résultats annoncés jeudi. Le réseau social continue à perdre de l’argent et a même creusé sa perte au second trimestre, à 116 millions de dollars. Son chiffre d’affaires a également reculé.

Plus de dix ans après sa création, et malgré sa notoriété, Twitter cherche toujours les moyens de monétiser sa fréquentation.

De plus, et c’est cela qui semble inquiéter le plus les investisseurs, Twitter a du mal à attirer de nouveaux utilisateurs. Le réseau comptait 328 millions de « twittos » actifs au deuxième trimestre, 5% de plus qu’il y a un an mais autant que sur les trois premiers mois de l’année.

Autre mauvais signe, ses recettes publicitaires sont en baisse, à 489 millions de dollars (-9% sur un an).

– Contraste cruel –

« Le contraste ne saurait être plus cruel » avec Facebook, note l’analyste Jan Dawson, de Jackdaw Research.

Plus de deux milliards de personnes sont désormais actives mensuellement sur Facebook, plus qu’en début d’année et 17% de plus qu’à la même période de 2016.

Pour les analystes, Facebook, à la différence de Twitter, a su se renouveler sans cesse depuis sa création en 2004 et ainsi fidéliser ses utilisateurs et en attirer de nouveaux.

Facebook introduit régulièrement de « nouvelles fonctionnalités », relève l’analyste Trip Chowdry, de Global Equities, comme le partage de souvenirs, la possibilité de trouver des amis situés à proximité, des retrospectives annuelles de publications etc…

Le groupe a aussi lancé des direct vidéo et a confirmé mercredi qu’il allait continuer à investir dans des contenus vidéos pour faire venir encore davantage d’annonceurs.

Ironie du sort, Twitter s’est aussi lancé dans la vidéo en streaming et permet depuis l’an dernier de poster des vidéos jusqu’à 140 secondes. Mais ces efforts ne permettent toujours pas au groupe de gagner de l’argent.

Facebook a aussi la bonne idée de racheter des plateformes à succès, comme le site de partage de photos Instagram (2012) ou le service de messagerie WhatsApp (2014), poursuit M. Chowdry, de Global Equities. Des rachats qui apportent des utilisateurs et des débouchés publicitaires. Facebook vient aussi de commencer à introduire des publicités sur son service de messagerie Messenger.

Twitter et Facebook « cherchent tous deux à convaincre les annonceurs de mettre des publicités sur leurs plateformes » mais Facebook est « en position de force » car il met en avant ses techniques de « ciblage de publicité » et ses outils pour mesurer l’efficacité des pubs, note Jan Dawson, « tandis que Twitter se contente de dire aux annonceurs qu’il a une plateforme formidable pour y mettre de la pub ».

Facebook peut bien mieux que Twitter cibler les annonces publicitaires car ses usagers partagent bien plus d’informations personnelles (âge, centres d’intérêts, voyages, photos…) que ceux de Twitter. Facebook investit beaucoup dans l’intelligence artificielle pour analyser les données et cibler les pubs.

Twitter n’a pas une « audience de masse », et sa base d’utilisateurs, ce sont surtout « le showbiz et les politiciens », insiste Trip Chowdry.

La notoriété de Twitter, dont son patron Jack Dorsey continue de prêcher l’optimisme, ne suffit pas. Même le fait que le président américain soit un twitto hyperactif « n’aide pas », note l’analyste Rob Enderle (Enderle Group).

Roamndie.com ave(©AFP / 27 juillet 2017 22h10)                                            

Le compte Twitter en arabe de la chaîne qatarie Al-Jazeera suspendu

juin 17, 2017

Doha – La télévision qatarie Al-Jazeera a annoncé samedi que son compte Twitter en langue arabe avait été « suspendu » dans le cadre d’une « campagne organisée ».

« Le compte Twitter principal de Al-Jazeera a été suspendu et nous travaillons à résoudre ce problème », a écrit le directeur de la chaîne en arabe, Yasser Abouhilalah sur les réseaux sociaux.

Un message de suspension apparaît lorsque les utilisateurs tentent de se connecter à ce compte Twitter en arabe.

D’autres comptes Twitter de la chaîne étaient en revanche toujours actifs.

« Aucune autre télévision dans le monde (…) ne fait face à une telle conspiration » contre elle, a poursuivi M. Abouhilalah.

La suspension du compte Twitter en arabe de la chaîne intervient dans un contexte de fortes tensions entre le Qatar et ses voisins du Golfe dont l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Ryad et plusieurs de ses alliés de la région ont rompu le 5 juin toutes leurs relations avec le Qatar qu’ils accusent de « soutenir le terrorisme » mais surtout de se rapprocher de leur grand rival régional l’Iran.

Dans la foulée, Ryad a aussi fermé les bureaux d’Al Jazeera en Arabie saoudite.

Le 8 juin, Al-Jazeera s’était dite victime d’une vaste cyberattaque visant l’ensemble de ses systèmes.

Romandie.com avec (©AFP / 17 juin 2017 11h08)                   

Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube s’allient pour identifier les contenus terroristes

décembre 5, 2016

San Francisco – Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube (filiale de Google/Alphabet) ont annoncé lundi un partenariat à l’échelle mondiale visant à identifier plus rapidement les contenus à caractère terroriste sur leurs plateformes, et ainsi freiner leur propagation.

Les quatre entreprises américaines ont prévu de créer une base de données commune comprenant les empreintes digitales numériques de photos ou vidéos de propagande et de recrutement retirées de leurs plateformes, d’après un message commun relayé sur leurs sites respectifs.

En partageant ces informations les unes avec les autres, nous pouvons utiliser (ces empreintes numériques) pour aider à identifier des contenus potentiellement terroristes sur nos plateformes grand public respectives, expliquent-elles.

Aucun message ne sera toutefois retiré ou bloqué automatiquement: il reviendra à chaque entreprise d’évaluer si les contenus identifiés enfreignent ses propres règles.

Chacune décidera également indépendamment des images et des vidéos qu’elle décide d’ajouter à la base commune. Elles précisent vouloir commencer avec les images et vidéos les plus extrêmes et flagrantes retirées de leurs plateformes, et donc les plus susceptibles de violer les règles de toutes nos entreprises.

Microsoft, Facebook, Twitter et YouTube disent aussi vouloir examiner comment impliquer des entreprises supplémentaires à l’avenir, mais insistent sur le fait que chacun d’entre eux continuera de traiter de manière indépendante les demandes d’informations ou de retrait de contenus émanant des gouvernements ou des forces de l’ordre.

L’initiative intervient alors que les Etats-Unis, la Commission européenne et une série d’autres gouvernements ont multiplié les appels ces derniers mois à ce que les réseaux sociaux intensifient leur lutte contre la propagande jihadiste en ligne.

Suite à ces appels, Twitter a notamment indiqué avoir suspendu depuis mi-2015 plus de 360.000 comptes faisant la promotion du terrorisme, et il a observé une diminution de l’usage de sa plateforme par les jihadistes, selon Sinead McSweeney, vice-présidente chargée des politiques publiques du réseau social dans la région Europe/Moyen-Orient/Afrique.

Dans un commentaire transmis par courriel à l’AFP, elle a précisé qu’une grande partie des suspensions de comptes effectuées par Twitter avaient été détecté par des moyens techniques comme des outils anti-spams, mais que le partage d’empreintes numériques avec la base de données commune se ferait manuellement et de manière périodique.

Il n’y a pas une seule approche qui convienne à tous pour s’attaquer à ce type de matériel; chaque plateforme est différente, a-t-elle souligné.

La plupart des réseaux sociaux interdisent dans leurs règles d’utilisation les contenus appelant à la violence ou faisant l’apologie du terrorisme.

Même s’ils ont amélioré leurs outils de détection automatique, les acteurs du secteur réaffirment régulièrement n’avoir pas d’algorithme magique pour identifier les contenus problématiques et se reposent beaucoup sur le signalement par leurs utilisateurs des contenus litigieux.

La diffusion en ligne de contenus de nature terroriste est un problème pressant qui nécessite une attention particulière des entreprises technologiques, et justifie donc l’initiative commune annoncée lundi, a relevé une des entreprises participantes.

Elle a toutefois insisté sur le fait que cela ne représentait pas une nouvelle norme pour s’attaquer à tous les types de contenus litigieux en ligne (violence, pornographie, etc.).

Romandie.com avec(©AFP / 06 décembre 2016 02h44)  

Twitter va supprimer 350 emplois dans le monde

octobre 27, 2016

Le site de microblogs américain Twitter, sujet de nombreuses rumeurs de reprise, a annoncé jeudi qu’il allait supprimer 9% de ses effectifs au niveau mondial, soit un peu moins de 350 emplois. Le but est de devenir rentable.

Le restructuration « va se concentrer sur la réorganisation des équipes de vente, partenariats et marketing », souligne dans un communiqué le groupe, qui n’a jamais dégagé de bénéfice net depuis sa création il y a dix ans. « Nous devenons plus stricts sur la façon dont nous investissons dans nos activités et nous nous fixons comme objectif d’aller vers la rentabilité en 2017 », a commenté le directeur financier Anthony Noto.

« Nous avons l’intention d’investir pleinement dans nos priorités absolues, tout en accordant une moindre priorité à certaines initiatives et en simplifiant la façon dont nous opérons dans d’autres secteurs », a-t-il ajouté sans préciser quelles initiatives étaient concernées.

Il y a un an, le groupe avait déjà annoncé le licenciement de quelque 336 employés, réduisant ainsi ses effectifs à l’échelle mondiale d’environ 8%.

Au-dessus des prévisions
Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 8% à 616 millions de dollars (605,13 milllions de francs). Ce résultat est au-dessus des prévisions des analystes qui prévoyaient 606 millions de dollars, a précisé l’entreprise. La croissance était de 20% au trimestre précédent et de 58% l’an dernier.

Le groupe a un peu réduit sa perte nette à 103 millions de dollars contre 132 millions l’an dernier. Mais son bénéfice par action ajusté et hors élément exceptionnel, la référence à Wall Street, ressort à 13 cents (20 cents un an plus tôt) là où les analystes attendaient 9 cents.

A la Bourse de New York, le titre grimpait dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la séance officielle.

Romandie.com avec(ats / 27.10.2016 14h39

Twitter a suspendu 235.000 comptes faisant la promotion du terrorisme en 6 mois

août 18, 2016

San Francisco (awp/afp) – Le réseau social américain Twitter a annoncé jeudi avoir suspendu 235.000 comptes sur les six derniers mois dans le cadre de sa lutte contre les publications faisant la promotion du terrorisme.

Ajouté aux suspensions déjà évoquées en février, quand Twitter avait donné un chiffre pour la première fois, cela porte à 360.000 le total des comptes à contenus terroristes suspendus depuis mi-2015.

Les règles d’utilisation du réseau social américain interdisent les menaces violentes et la promotion du terrorisme. Il avait affiché en février sa volonté d’intensifier ses efforts pour les appliquer, montrant ainsi qu’il ne restait pas inactif face aux appels gouvernementaux à freiner la propagande djihadiste sur internet.

« Les suspensions quotidiennes sont en hausse de 80%, comparé à l’an dernier, avec des pics de suspensions suivant immédiatement les attaques terroristes » qui se sont multipliées ces derniers mois, souligne Twitter dans le message publié jeudi sur son blog officiel.

Tout en reconnaissant que le travail n’est « pas fini », le réseau social affirme que « nos efforts continuent d’avoir des résultats importants, y compris un déplacement important de ce type d’activité en dehors de Twitter ».

Il dit aussi avoir amélioré le temps nécessaire pour suspendre les comptes qui lui sont signalés et la durée pendant laquelle ils restent actifs sur son réseau. Ces actions réduisent énormément le nombre d’abonnés que les comptes peuvent accumuler et empêche de recréer immédiatement un compte sur sa plateforme.

Comme en février, Twitter dit avoir augmenté ses équipes chargées d’examiner les contenus signalés, et avoir amélioré les outils de détection qui lui ont permis d’identifier de manière automatique plus d’un tiers des comptes finalement suspendus.

Il réaffirme toutefois qu’il n’y a « pas d’algorithme magique » pour identifier les contenus terroristes sur internet.

C’est ce qu’ont aussi indiqué dans le passé d’autres grands acteurs d’internet.

Comme Twitter, Facebook et YouTube comptent beaucoup sur les utilisateurs pour leur signaler les contenus litigieux. Ils sont ensuite examinés par des équipes qui décident s’il faut les retirer, voire fermer le compte.

Facebook a lui aussi indiqué par le passé que quand ces équipes trouvaient des contenus ou des comptes pro-terroristes, elles utilisaient des outils dédiés pour repérer d’autres comptes associés.

Romandie avec (AWP / 18.08.2016 19h33)

Twitter s’emballe sur une rumeur (démentie) de fermeture de… Twitter

août 11, 2016

San Francisco (awp/afp) – Malgré une avalanche de messages sur son propre réseau affirmant le contraire, Twitter a assuré jeudi n’avoir aucun plan de fermeture de son service.

L’avenir du site de microblog fait réellement l’objet de spéculations étant donné la faible croissance de son nombre d’utilisateurs, ses pertes persistantes et son incapacité à contrôler les abus sur sa plate-forme.

L’entreprise a toutefois assuré à l’AFP qu’il n’y avait rien de vrai dans la toute dernière rumeur qui évoque une fermeture l’an prochain, prétendument motivée par le cyber-harcèlement de certains utilisateurs à l’intérieur du service, et propagée à l’aide du réseau lui-même.

Les commentaires, réactions, mais aussi des messages se moquant de la peur provoquée par l’idée d’un monde où les tweets auraient disparu, se sont multipliés avec le mot clé #SaveTwitter (sauvez Twitter).

« Les gens qui croient que Twitter fermera en 2017 sont les mêmes que les gens qui pensaient que la fin du monde aurait lieu en 2012 », a notamment écrit un utilisateur sur le compte @ChocMilkSheikh.

Certains messages se sont indignés à l’idée de tuer Twitter à cause des cyber-harceleurs, d’autres ont publié des images ou des extraits vidéo de chaos, misère et confusion.

Des utilisateurs ont aussi ironisé sur le fait qu’ils allaient se retrouver obligés d’avoir de réelles interactions sociales avec les gens ou le monde autour d’eux.

« Si Twitter ferme, nous allons tous devoir vraiment faire quelque chose de nos vies », relevait ainsi un message publié sur le compte @ColleensAnatomy.

Romandie.com avec(AWP / 11.08.2016 21h24)

Des associations étrillent la modération de Twitter, YouTube et Facebook

mai 11, 2016

Pixels / Quentin Hugon
Messages racistes, vidéos négationnistes ou commentaires homophobes : pendant une semaine, à la fin de mars, les associations SOS Racisme, SOS Homophobie et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont procédé à un premier « testing » commun des pratiques de modération sur Twitter, YouTube et Facebook. Les résultats sont sans appel : seule une toute petite minorité des contenus haineux est supprimée, mais avec des différences significatives d’une plate-forme à l’autre.

Moins mauvais élève des trois, Facebook a supprimé 53 des 156 contenus qui lui avaient été signalés, soit un tiers. La modération du premier réseau social au monde a été plus efficace pour les signalements concernant des messages homophobes (15 suppressions sur 26 signalements) que sur l’antisémitisme (4 suppressions pour 16 signalements) ou le négationnisme (zéro suppression pour 3 signalements).

Loin derrière, YouTube n’a supprimé que 16 des 225 contenus qui lui avaient été signalés (7 %). Sur 115 commentaires racistes, seuls 9 ont été supprimés par la plate-forme. Et aucun des 10 contenus (vidéos et commentaires) négationnistes relevés par les associations n’ont été mis hors ligne. Pour Twitter, les résultats sont catastrophiques : seuls huit messages ont été supprimés sur les 205 signalés. Sur 109 messages homophobes dénoncés, deux ont été enlevés – et des textes appelant à « brûler les homos » ou demandant « la mort pour les juifs et les bougnoules » ont été laissés en ligne.

Des chiffres particulièrement embarrassants pour Twitter, qui inaugurait mardi 11 mai son nouveau siège français à Paris, en présence d’invités de marque, dont le premier ministre, Manuel Valls. Ce dernier a, à plusieurs reprises ces dernières années, critiqué la diffusion de messages haineux sur Internet. En avril 2015, il fustigeait notamment « les propos antisémites, racistes, les propos de haine, qui se répandent [sur les réseaux sociaux], souvent sans être inquiétés. C’est inacceptable. Internet est un espace de liberté mais Internet, ce n’est pas une zone de non-droit », affirmait le premier ministre, annonçant la création future d’une nouvelle « unité nationale de lutte contre les contenus illicites » au ministère de l’intérieur.

« Manque de volonté criant »

Plus généralement, selon les trois associations, le rapport montre « un manque de volonté criant des principales plates-formes Internet à lutter contre la haine en leur sein, en totale contradiction avec la législation française et souvent leurs propres conditions générales d’utilisation ». Ces dernières prohibent en effet les appels à la violence et à la haine, le racisme ou l’homophobie – mais en pratique, ces conditions d’utilisation sont loin d’être appliquées de manière systématique.

Aucun de ces services n’examine, en effet, l’ensemble des millions de messages qui y sont publiés. Comme les y autorise la loi française, seuls sont lus par les équipes de modération les messages qui sont signalés par les internautes comme étant illégaux. Facebook, Twitter ou YouTube doivent en revanche supprimer dans un délai raisonnable les contenus qui sont contraires à la loi et qui leur sont signalés. En Europe, les centres de modération de Twitter, Google (propriétaire de YouTube) et Facebook sont principalement situés à Dublin, où ces entreprises ont leurs sièges.

SOS Racisme, SOS Homophobie et l’UEJF comptent discuter des résultats de ce premier « testing en ligne » avec les représentants des trois résaux sociaux dès dimanche 15 mai, à l’occasion des Assises contre la haine sur Internet, qui se dérouleront à Paris, avec une quinzaine d’autres associations. Devraient notamment y être évoquées diverses idées de mesures proposées en conclusion du rapport de testing. Parmi celles-ci, la mise en place d’outils de suivi des signalements, l’obligation de prouver son identité lors de l’inscription sur un réseau social, ou encore l’utilisation de technologies actuellement en place pour la lutte contre les vidéos piratées pour bloquer la republication de vidéos appelant à la haine.

« Empêcher l’enfermement algorithmique »

Outre ces mesures « techniques », les trois associations souhaitent aussi que les réseaux sociaux inscrivent dans les conditions d’utilisation l’interdiction des contenus négationnistes — une interdiction qui n’existe pas en droit américain. Enfin, une proposition, dont la mise en œuvre serait particulièrement délicate, demande que les grandes plates-formes « éditorialisent leurs contenus pour empêcher l’enfermement algorithmique des contenus haineux ». En clair, elles demandent que Facebook, Twitter et YouTube agissent manuellement sur leurs algorithmes de recommandation pour discriminer les articles ou vidéos haineuses… Une demande qui figure quasi mot pour mot dans la liste des 80 propositions pour lutter contre le terrorisme présentées cette semaine par… Manuel Valls.

Mais les plates-formes américaines refusent fermement, depuis des années, de modifier la manière dont elles recommandent des contenus à la demande des gouvernements, citant à la fois les risques d’importantes dérives et de censure politique, mais aussi la protection du secret industriel entourant le fonctionnement de leurs algorithmes.

Par le passé, des associations sont cependant parvenues à contraindre les géants américains à changer leur manière de fonctionner : en 2013, après une victoire judiciaire de l’UEJF face à Twitter au tribunal de Paris, le réseau social avait dû mettre en place un module de signalement des contenus accessible sur son site.

Lemonde.fr

Azealia Banks quitte à son tour les réseaux sociaux

mars 10, 2016

La rappeuse américaine Azealia Banks, le 17 avril 2015 à Indio en Californie

La rappeuse américaine Azealia Banks, le 17 avril 2015 à Indio en Californieafp.com/Karl Walter

La rappeuse américaine Azealia Banks a supprimé ses comptes des différents réseaux sociaux, où elle se faisait remarquer avec ses commentaires acerbes dans un univers qu’elle juge « répugnant ».

Lena Dunham, Christophe Willem et maintenant Azealia Banks. La rappeuse américaine a fait savoir sur Twitter ce mardi: « J’ai finalement pris la décision de m’éjecter des réseaux sociaux », qualifiant la culture médiatique américaine de « carrément répugnante et vide de sens ».

L’artiste new-yorkaise de 24 ans, dont le titre 212 a connu un succès fulgurant avec plus de 100 millions de vues du clip sur YouTube, a ensuite fermé son compte Twitter et cessé de partager publiquement ses photos sur Instagram. Sa page Facebook est vide de toute publication depuis le mois d’août.

La chanteuse s’était fait remarquer en multipliant les attaques contre des stars du rap. Elle avait notamment reproché à la chanteuse australienne Iggy Azalea, de ne pas s’intéresser au sort des Noirs aux Etats-Unis. Lors de l’affaire Michael Brown, la rappeuse avait tweeté: « C’est marrant de voir des gens comme Igloo Azalea rester silencieux quand ce genre de choses arrive… La culture noire est cool, mais les problèmes des noirs le sont moins, hein? »

Un soutien pour Donald Trump

Azealia Banks avait aussi accusé Eminem d’être sexiste, et Nicki Minaj de se plaindre de discrimination raciale à mauvais escient.

Dernièrement, Azealia Banks a même apporté son soutien au candidat des primaires républicaines Donald Trump, affirmant qu’il ferait un bon président, en comparaison d’Hillary Clinton et Bernie Sanders: « Je pense que Trump est le seule à avoir les c……. pour gérer cette position, déclarait-elle sur Twitter. Hillary est trop coincée et Bernie n’a aucune influence. »

Lexpress.fr

 

Lutte contre les « contenus terroristes » : Twitter a fermé 125 000 comptes

février 5, 2016

Depuis la mi-2015, le réseau social a accru ses efforts en augmentant la taille de ses équipes chargées d’examiner les contenus qui lui sont signalés.

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Twitter, photo d’illustration © JOCHEN ECKEL/ JOCHEN ECKEL