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Le Président de l’UA uaFélix Tshisekedi en visite de travail dans trois pays

mai 10, 2021

Avec Voc info TV

Félix Tshisekedi décline sa vision stratégique d’une Union africaine au service des peuples

février 15, 2021

« J’en appelle à une mobilisation générale des leaders occidentaux et des peuples d’Afrique, des hommes, femmes et jeunes, pour la réalisation de la vision portée par l’Agenda 2063 ». Cette exhortation adressée aux membres du corps diplomatique accrédités en RDC, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’a faite le samedi 13 février au Palais de la nation, à la faveur du banquet de restitution du 34e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.

Parlant justement des objectifs de cet agenda 2063 cristallisés autour du crédo « L’Afrique que nous voulons », le nouveau président en exercice de l’Union africaine (UA) a néanmoins reconnu les progrès réalisés dans ce cadre en 2020.  Sa vision panafricaine et stratégique liée à sa mandature à la présidence de l’UA est fondée sur la perspective d’une « Union africaine au service des peuples » et qui met essentiellement en avant la pleine participation des peuples africains au développement du continent. Le respect des principes démocratiques et de bonne gouvernance, la promotion de la justice sociale, le respect de la dignité humaine et la consolidation de la solidarité africaine sont autant de pistes de réflexion qu’entend impulser cette vision stratégique. Les priorités du premier plan décennal (2013-2023) de mise en œuvre de l’Agenda 2063 en constituent des domaines d’intervention, la finalité étant de créer « une nouvelle Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur l’arène internationale ».

Cette vision stratégique de Félix-Antoine Tshisekedi s’articule sur neuf piliers prioritaires avec un accent particulier sur les questions relatives à la sécurité sanitaire, à la lutte contre la covid-19 et la couverture vaccinale. C’est sous le signe de la continuité qu’il place son mandat à la tête de l’UA. Rien, a-t-il déclaré, « n’est plus pressant aujourd’hui que de poursuivre les accomplissements majeurs accomplis dans le cadre des initiatives de promotion de l’intégration régionale intervenues avec le lancement effectif de la Zone de libre-échange continentale africaine ainsi que la campagne Faire taire les armes et la consolidation des initiatives de l’UA dans la lutte contre la covid-19 ». Toutefois, a-t-il indiqué, sa vision stratégique ainsi que le Plan d’action soutenant sa mandature ont été remis au secrétariat de la commission qui en assurera la traduction dans les langues officielles de l’UA avant d’en faire une très large diffusion.

Pour une renaissance africaine

Tirant les enseignements de la pandémie de covid-19 et de ses conséquences désastreuses, le chef de l’Etat a indiqué qu’elle aura offert à l’Afrique « l’occasion de réexaminer ses priorités socio-économiques, de réduire ses dépendances et vulnérabilités externes, d’accroître sa capacité de résilience, en rassemblant et mobilisant les énergies et forces de ses populations ». Il a, par ailleurs, ressassé son leitmotiv d’une « Afrique émancipée qui compte sur elle-même et trouve des solutions endogènes et collectives à ses problèmes ».  Bref, une Afrique qui réunit les conditions de la « Renaissance africaine » chère aux pères fondateurs de l’UA. Sur le plan sanitaire, Félix-Antoine Tshisekedi a appelé au renforcement du système de santé, à l’investissement dans les secteurs de l’éducation et de la recherche scientifique et au développement, par chaque pays, de son capital humain.

Le mandat de la RDC à la tête de l’UA étant placé sous le signe du renforcement des liens de coopération existant avec tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux, sans exclusive, il va sans dire que les Africains sont astreints « à agir ou réagir ensemble, dans une réponse commune ou partagée ». Là-dessus, le président de la République a salué toutes les initiatives internationales visant à promouvoir l’investissement, la croissance et le développement du continent africain à l‘instar des programmes AfricanGrowth et  Millenium challenge corporation (MCC), du Forum Chine-Afrique, de la Ticad, du Pacte du G20, etc.

« L’Afrique que nous voulons doit être une Afrique de paix. Une Afrique où du nord au sud et de l’est à l’ouest, la paix et la sécurité deviendront des cultures communes », a conclu le cinquième président du Congo indépendant qui, par-dessus-tout, tient à réaliser un mandat fructueux à la tête de l’UA avec l’appui et l’accompagnement de toutes les représentations diplomatiques présentes en RDC.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

UA : Moussa Faki Mahamat reconduit à la tête de la Commission, Félix Tshisekedi prend la présidence

février 7, 2021
Félix-Antoine Tshisekedi a reçu en audience Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, le 3 décembre 2020.

Au premier jour de son sommet en visioconférences, l’Union africaine a reconduit à sa tête le Tchadien Moussa Faki Mahamat, en plein débat sur la lutte contre le Covid-19 et l’approvisionnement vaccinal du continent.

« Profondément honoré par ce vote de confiance historique et écrasant », a commenté sur twitter Moussa Faki Mahamat, réélu en fin d’après-midi par 51 États membres sur 55. Il se voit reconduit pour un mandat de quatre ans à la tête de la Commission de l’Union africaine, organe exécutif et institution clé de l’organisation panafricaine.

Au passage, il a félicité Monique Nsanzabaganwa, vice-gouverneur de la Banque nationale du Rwanda, élue son adjointe à la tête de la Commission.

Ancien Premier ministre du Tchad, Moussa Faki Mahamat était seul candidat à sa succession, et faisait face à des accusations -qu’il rejette- « d’une culture de harcèlement sexuel, de corruption et d’intimidation au sein de la commission », selon une récente note de l’International Crisis Group (ICG).

Certains États s’étaient également inquiétés du respect du secret de ce vote organisé à distance et par internet.

« Nationalisme vaccinal »

Organisé exceptionnellement en ligne pour éviter toute contamination, ce sommet se déroule exactement un an après la détection d’un premier cas de Covid-19 en Égypte. À l’époque, l’arrivée de l’épidémie sur le continent avait fait craindre une explosion des fragiles systèmes de santé africains, un scénario apocalyptique qui ne s’est pas réalisé.

L’Afrique reste pour l’instant relativement épargnée, avec 3,5% des cas et 4% des morts officiellement recensés dans le monde, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies de l’UA (Africa CDC).

Mais de nombreux pays sont actuellement confrontés à une seconde vague préoccupante et ont du mal à accéder aux vaccins, alors qu’à raison de deux doses par personne, l’Afrique aura besoin d’1,5 milliard de doses pour vacciner 60% de ses environ 1,3 milliard d’habitants.

« Cette maladie a provoqué beaucoup de souffrance et de difficultés sur notre continent », a déclaré le chef de l’État sud-africain Cyril Ramaphosa, président sortant de l’UA, dans son discours d’ouverture, soulignant que l’urgence sanitaire se doublait d’une « grave crise économique et sociale ».

Les dirigeants africains se montrent de plus en plus agacés face à la course effrénée aux vaccins, dans laquelle ils partent avec un lourd handicap.

Dans une récente interview, Moussa Faki Mahamat a dénoncé le « nationalisme vaccinal » et les « pays riches qui s’arrogent la priorité, certains pré-commandant même plus que ce dont ils ont besoin ».

« Sortir des salles de réunion »

Les débats à huis clos ont démarré par une intervention de Cyril Ramaphosa sur les actuels efforts africains face à la pandémie. Dans son discours il a également appelé le Fonds monétaire international (FMI) à débloquer de nouvelles ressources « pour corriger l’inégalité flagrante des mesures de relance fiscales entre les économies avancées et le reste du monde ».

Son successeur à la présidence tournante annuelle de l’organisation, son homologue de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, s’est engagé à rendre l’UA plus pertinente en la « faisant sortir des salles de réunion ».

Félix Tshisekedi a exposé un programme ambitieux portant à la fois sur la lutte contre la changement climatique, les violences sexuelles, la promotion de la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), ou encore le méga-projet de barrage hydro-électrique Inga dans son pays.

Autre enjeu -interne celui-là- à l’UA, le Nigérian Bankole Adeoye a été élu la tête d’un super département regroupant les Affaires politiques, et le département Paix et sécurité. Il devrait jouer un rôle crucial, aux côtés de Moussa Faki Mahamat, pour tenter de régler de nombreuses crises africaines que l’UA est accusée de négliger.

Le Conseil de Paix et de Sécurité n’a, par exemple, quasiment pas abordé le conflit entre le gouvernement camerounais et les séparatistes anglophones, ou l’essor inquiétant des islamistes radicaux dans le nord du Mozambique.

La crise au Tigré qui secoue depuis trois mois l’Éthiopie, qui abrite le siège de l’UA, fait elle partie des dossiers les plus sensibles.

Dès le déclenchement des combats début novembre, Moussa Faki Mahamat avait appelé à la cessation des hostilités entre le gouvernement d’Addis-Abeba et les autorités dissidentes du Tigré, une région du nord de l’Éthiopie. Mais le Premier ministre éthiopien et prix Nobel de la Paix 2019 Abiy Ahmed a refusé toute médiation de l’UA dans une opération « de maintien de l’ordre » relevant de la souveraineté nationale.

Ce sommet coïncide également avec l’annonce d’une nouvelle politique diplomatique des États-Unis par Joe Biden, qui souhaite renouer des liens avec les institutions multilatérales, notamment l’Union africaine.

Par Jeune Afrique avec AFP

Ce que la réforme de l’Union africaine va changer

février 6, 2021
Au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, en 2016.

Le 34ème sommet de l’Union africaine s’ouvre samedi à Addis-Abeba et devrait notamment reconduire Moussa Faki Mahamat à la tête de la Commission. Il s’agira de la première élection depuis le processus de réformes entamé en 2016.

Ce samedi 6 février s’ouvre, à Addis-Abeba, le 34ème sommet des chefs d’État de l’Union africaine (UA). Au cours de ce rendez-vous, qui se déroulera pour l’essentiel en visioconférence, le Congolais Félix Tshisekedi prendra le relais du Sud-Africain Cyril Ramaphosa à la présidence tournante de l’organisation et Moussa Faki Mahamat devrait être reconduit à la tête de la Commission de l’UA.

Si le Tchadien est l’unique candidat à sa propre succession, cette élection n’est pas pour autant dénuée d’enjeux : il s’agira de la première depuis que le processus de réformes confié au Rwandais Paul Kagame et porté par Moussa Faki Mahamat a été lancé. « Nous sommes à la fin d’un processus qui a commencé en juin 2016 », commente Pierre Moukoko Mbonjo, ex-ministre camerounais des Relations extérieures, qui pilote la cellule de mise en œuvre de la réforme institutionnelle de l’UA. Ces changements sont censés rendre l’organisation plus efficace mais aussi la recentrer sur ses missions prioritaires.

Parité et fiches de poste

S’il est réélu, Moussa Faki Mahamat devra nécessairement être secondé par une vice-présidente – c’est désormais la règle. À l’inverse, si une femme devait reprendre les rennes de cette instance, son vice-président serait un homme. Que Moussa Faki Mahamat soit le seul candidat induit que le mandat du Ghanéen Kwesi Quartey à la vice-présidence ne sera pas reconduit. Kigali, qui vise le poste, a présenté la candidature de l’économiste Monique Nsanzabaganwa, gouverneure adjointe de la Banque nationale du Rwanda. La même règle s’appliquera désormais pour l’élection des commissaires : une parité parfaite devra être respectée, dans le respect des équilibres régionaux.

Les modalités de présélection ont quant à elles radicalement changé et sont d’ores et déjà en cours d’expérimentation. Pour le renouvellement des membres de la Commission, les chefs d’État ont ainsi élaboré des fiches de poste précises pour chaque département retenu. La réforme ayant réduit à six le nombre de commissaires, huit postes sont à pourvoir, dont la présidence et la vice-présidence.

Fin mai, les fiches ont été adressées au conseiller juridique de la Commission, lequel a publié sur le site internet de l’organisation un appel à candidatures ouvert aux ressortissants des États membres de l’Union. Ceux-ci disposaient alors de trois mois pour déposer leurs dossiers sur le bureau du doyen des ambassadeurs – accrédités auprès de l’UA – de leurs régions respectives. Une étape censée inciter les États à se concerter au préalable au niveau régional.

Ensuite, ledit doyen saisit le Conseiller juridique de la Commission, qui lui-même transmet les dossiers à un panel de « sages » composé de personnalités africaines choisies dans chacune des cinq régions du continent. Si celui-ci est supposé compter cinq membres, on n’en recense pour l’instant que quatre, l’Afrique du Nord n’ayant pas encore pu désigner son représentant : le Camerounais Philémon Yang (Centre), l’Éthiopienne Konjit Sinegiorgis (Est), le Namibien Tuliameni Kalomoh (Sud) et le Gambien Hassan Bubacar Jallow (Ouest).

Pouvoir sur les commissaires

Pour assister le panel dans son travail de présélection des dossiers de candidature, l’Union africaine a recruté le cabinet de conseil et d’audit PwC Afrique. Chaque prétendant, soutenu par son gouvernement, est ainsi évalué. La liste définitive, établie à la suite des entretiens, a été envoyée le 7 octobre aux États-membres et en particulier aux dix-huit pays ayant présenté un ou des candidats.

S’agissant du président et de la vice-présidente, le processus de sélection est plus politique. Il prévoit, entre autres étapes, un débat radiodiffusé opposant les candidats. Moussa Faki Mahamat étant le seul candidat en lice, cette confrontation n’aura pas lieu cette année.

L’ORGANISATION NE TIENDRA DÉSORMAIS QU’UN SEUL GRAND SOMMET ANNUEL, AU LIEU DE DEUX

Jusqu’à présent, les États membres de l’UA élisaient non seulement le président de la Commission mais aussi, directement, son vice-président et chacun des commissaires. Cela avait pour conséquence de saper l’autorité du président de la Commission, qui n’avait pas le pouvoir de nommer ou de révoquer un commissaire. Cette situation avait été identifiée comme problématique dès 2007 dans un rapport signé par le Nigérian Adebayo Adedeji, mais dont les conclusions étaient restées lettre morte. Lors du sommet extraordinaire de juin 2018, le problème avait été de nouveau posé dans la proposition de réforme, mais la majorité des États s’était opposée à l’idée de faire du président de la Commission un « dictateur » ayant pouvoir de nommer et révoquer les commissaires.

Décision a également été prise de ne garder qu’un seul grand sommet annuel de l’organisation au lieu de deux. Le sommet anciennement convoqué en juin est censé ne plus être qu’une réunion de coordination entre les communautés économiques régionales.

Il fallait également recentrer l’UA sur ses missions prioritaires. Quatre domaines ont donc été identifiés et serviront de boussole à la nouvelle commission : les affaires politiques ; la paix et la sécurité ; l’intégration économique (Zlecaf) et la représentation globale du continent.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueli

Mandat de Félix Tshisekedi à la tête de l’UA en 2021: le panel a tenu une réunion avec le ministère des Affaires étrangères

novembre 30, 2020

Le Panel chargé d’accompagner le mandat du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, à la tête de l’Union africaine (UA) pour l’exercice 2021-2022, a fait sa première réunion conjointe avec la Task force du ministère des Affaires étrangères, le 20 novembre, au siège dudit ministère.

Pr Alphonse Ntumba Luaba

Consolider la vision stratégique et le Plan d’action pour la présidence de l’UA en 2021 selon les directives reçues du président de la République, tel a été l’objet de cette séance de travail, à en croire le coordonnateur du Panel, Alphonse Ntumba Luaba, qui s’est confié à la presse. Les échanges, a-t-il indiqué, se sont cristallisés essentiellement autour des orientations du chef de l’Etat avec comme premier axe stratégique la consolidation de la paix et de la sécurité, y compris la sécurité sanitaire en cette période post-covid-19. De l’intégration régionale avec, en sus, la continuation du projet de la zone de libre-échange continentale au Grand Inga présenté comme un projet rassembleur et d’industrialisation de l’Afrique, en passant par les questions du genre, de la jeunesse, etc., tout a donc été passé au crible par les participants à cette réunion préparatoire.

Tout en évoquant la détermination et l’engagement du président de la République, Alphonse Ntumba Luaba a indiqué que ce dernier tient à ce que la présidence de l’UA par la RDC à travers sa personne soit un tournant majeur. « Nous voulons qu’il y ait des avancées significatives de l’UA,  de sorte à favoriser l’émergence d’une UA plus attentive au sort des peuples africains et à celui des plus vulnérables de ses enfants », a-t-il martelé.

Le coordonnateur du Panel a pris l’engagement d’accompagner le chef de l’Etat dans la réussite de son mandat à la tête de l’UA conformément à son vœu le plus ardent, celui de stabiliser la RDC, de faire taire totalement les armes en Afrique, y compris à l’est de la RDC et ce, par la prévention et la lutte contre les menaces et les actions terroristes.

Notons que le panel est une structure de réflexion et de travail chargé d’assister le président Félix Tshisekedi dans l’élaboration et la mise en oeuvre de son plan d’action comme président de l’UA, de contribuer à l’analyse, à la rédaction et à la préparation des prises de position continentale du chef de l’État et d’assurer le suivi fonctionnel, administratif et financier des activités de la présidence de l’UA assurée par la RDC

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Coronavirus : l’Union africaine dénonce les discriminations dont sont victimes les Africains en Chine

avril 11, 2020

Moussa Faki Mahamat (Tchad), ancien Premier Ministre de 2003 à 2005, il est président de la Commission de l'Union africaine depuis 2017.

Moussa Faki Mahamat (Tchad), ancien Premier Ministre de 2003 à 2005, il est président de la Commission de l’Union africaine depuis 2017. © Vincent Fournier/JA

 

Les Africains vivant dans la grande métropole chinoise de Canton, dans le sud de la Chine, dénoncent de nombreuses discriminations après plusieurs cas positifs au Covid-19 parmi la communauté nigériane. L’Union africaine a fait part de sa préoccupation et convoqué l’ambassadeur chinois à l’UA.

Expulsions, suspicion, interdictions d’entrée dans les commerces : les discriminations relayées par des Africains établis à Canton (Guangzhou), dans le sud de la Chine, ont conduit Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine, à convoquer l’ambassadeur chinois à l’UA.

« Mon bureau a invité l’ambassadeur de Chine auprès de l’UA, M. Liu Yuxi, pour exprimer notre extrême préoccupation face aux allégations de mauvais traitements infligés aux Africains à Guangzhou et a appelé à des mesures correctives immédiates », a indiqué Moussa Faki Mahamat sur son compte Twitter.

Des discriminations également dénoncées par les ambassadeurs africains en Chine, qui ont fait part part de leur inquiétude au ministère chinois des Affaires étrangères dans une lettre ouverte adressée le 10 avril. « Le Groupe des ambassadeurs africains à Pékin exige immédiatement la cessation des tests de force, de la quarantaine et des autres traitements inhumains infligés aux Africains de la province du Guangdong en particulier et de l’ensemble de la Chine, et exige également que les Africains soient traités de la même manière que les Chinois et les autres ressortissants », dénoncent-ils.

Racisme et suspicion

La tension est ainsi montée à Canton (15 millions d’habitants) après la découverte par les autorités locales d’au moins huit personnes contaminées qui ont fréquenté l’arrondissement de Yuexiu, où vit une importante communauté africaine. Parmi eux figuraient cinq Nigérians. Ils ont déclenché un tollé en Chine après s’être échappés de leur quarantaine pour se rendre dans plusieurs restaurants et lieux publics.

Conséquence, les autorités ont testé ou placé en quarantaine quelque 2 000 personnes avec lesquelles ils avaient été en contact, a rapporté un média d’État. Canton a, jusqu’au dernier bilan établi jeudi, fait état de 114 cas « importés ». Parmi eux figurent 16 Africains, le reste étant des ressortissants chinois.

Cette statistique n’a toutefois pas freiné la suspicion à l’égard de la communauté africaine de la ville. Plusieurs Africains ont indiqué à l’AFP avoir été chassés de leur logement, puis refusés dans des hôtels.

 « On est dans la rue comme des mendiants »

« J’ai dû dormir sous un pont pendant quatre jours sans rien à manger. Je ne peux même pas acheter de nourriture, car aucun magasin ou restaurant ne m’accepte », affirme Tony Mathias, un étudiant ougandais. « On est dans la rue comme des mendiants », peste le jeune homme de 24 ans, qui dit avoir été forcé lundi de quitter l’appartement où il vivait.

Selon Tony Mathias, les policiers n’ont exigé ni dépistage ni quarantaine, mais lui ont tout simplement dit d’aller dans une autre ville. Contactée, la police de Canton a refusé de répondre à ces accusations.

Autre victime : un homme d’affaires nigérian dit avoir été chassé de son appartement cette semaine. « Quand la police nous voit, elle nous interpelle et nous demande de rentrer. Mais où est-ce qu’on peut bien aller? », soupire-t-il.

Quand tu es noir, tu ne peux pas sortir

D’autres assurent avoir été soumis à des dépistages massifs et placés en quarantaine. La Chine, qui a désormais endigué l’épidémie, interdit l’entrée des étrangers sur son territoire, notamment pour prévenir une seconde vague de contamination. La plupart des personnes qui se déplacent dans le pays doivent subir une quarantaine de 14 jours dans leur lieu de destination.

Thiam, un étudiant guinéen, affirme avoir été testé négatif. Selon lui, la police a exigé qu’il soit placé place en quarantaine, même s’il n’a pas quitté Canton depuis le début de l’épidémie en janvier. « Toutes les personnes que j’ai vu être testées sont des Africains. Les Chinois peuvent se déplacer librement. Mais quand tu es noir, tu ne peux pas sortir », dit-il.

« Malentendus »

Denny, un marchand nigérian expulsé de son appartement, dit avoir passé plusieurs jours dehors avant que des policiers ne le conduisent finalement en quarantaine dans un hôtel. « Même si on est testé négatif, la police ne nous autorise pas à rester dans notre appartement. Aucune raison n’est donnée », assure-t-il.

 

L’affaire des cinq Nigérians a entraîné un torrent de commentaires haineux sur les réseaux sociaux. Certains ont même appelé à expulser de Chine tous les Africains.

Interrogé jeudi, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a reconnu des « malentendus » dans les mesures de prévention à Canton.

« Le gouvernement chinois traite tous les étrangers en Chine de la même manière (…) et a une tolérance zéro vis-à-vis des paroles et actes discriminatoires », a-t-il assuré lors d’un point presse régulier. Il a appelé les autorités locales à « améliorer leurs mécanismes et méthodes de travail ».

Par Jeune Afrique avec AFP

 

Le Rwanda va accueillir des Africains retenus dans des camps libyens

septembre 10, 2019

 

Le Rwanda a signé ce mardi un accord avec l’Union africaine (UA) et le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) en vue d’accueillir temporairement des réfugiés et demandeurs d’asile africains bloqués en Libye, un accord que l’UA espère répliquer avec d’autres nations du continent.

«Nous recevrons un nombre initial de 500 (personnes) dans quelques semaines», a déclaré Hope Tumukunde Gasatura, représentante permanente du Rwanda à l’UA, lors d’une conférence de presse à Addis Abeba, aux côtés de représentants de l’organisation panafricaine et du HCR. Ce premier groupe est «composé principalement de personnes originaires de la Corne de l’Afrique», ont précisé l’UA et l’ONU dans un communiqué. Elles seront accueillies dans un centre de transit au Rwanda avant d’être relocalisées dans d’autres pays ou, si elles le veulent, retourner dans leur propre pays.

Germaine Kamayirese, la ministre rwandaise chargée des mesures d’Urgence, a déclaré à la presse à Kigali que certains réfugiés «pourraient recevoir l’autorisation de rester au Rwanda». En raison du chaos qui a suivi la chute de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue un point de passage important pour les migrants originaires d’Afrique subsaharienne cherchant à rejoindre l’Europe.

L’ONU estime que 42.000 réfugiés africains se trouvent actuellement en Libye, a affirmé Cosmas Chanda, représentant du HCR auprès de l’UA. «Nous avons désespérément cherché des solutions pour ces gens (…), de moins en moins de pays à travers le monde sont prêts à accueillir des réfugiés», a-t-il dit.

Le président rwandais, Paul Kagame, avait proposé dès novembre 2017 d’accueillir des Africains bloqués en Libye, dans la foulée d’un reportage de CNN montrant ce qui ressemblait à un marché d’esclaves. La question a une nouvelle fois pris de l’importance dernièrement après la mort en juillet de 40 personnes, tuées par une frappe aérienne sur un centre de détention de migrants à Tajoura, dans la banlieue-est de Tripoli.

Le gouvernement rwandais se dit prêt à accueillir dans son centre de transit jusqu’à 30.000 Africains bloqués en Libye, mais uniquement par groupes de 500, afin d’éviter que le pays ne soit débordé. «C’est un moment historique, parce que des Africains tendent la main à d’autres Africains», s’est réjouie Amira Elfadil, commissaire de l’UA aux Affaires sociales. «Je suis convaincue que cela fait partie des solutions durables». L’UA espère que d’autres pays africains accepteront de fournir une aide similaire.

Depuis 2017, le HCR a «évacué» plus de 4400 réfugiés et demandeurs d’asile depuis la Libye, dont 2900 via un centre de transit au Niger et 425 via un centre de transit en Roumanie. Mais l’agence onusienne a été critiquée pour sa gestion des mécanismes de transit. Le centre de transit au Niger a rapidement été surpeuplé, tandis que les demandes d’asile ont été traitées avec lenteur.

Le Rwanda et le HCR ont «appris de l’expérience au Niger, et nous avons amélioré la procédure», a soutenu Cosmas Chanda, reconnaissant toutefois que «le processus sera très long». Selon Hope Tumukunde Gasatura, les réfugiés et demandeurs d’asile seront accueillis dans des installations qui ont déjà été utilisées par des réfugiés burundais fuyant la crise dont leur pays est le théâtre depuis 2015.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Centrafrique: primauté de la médiation de l’Union africaine, affirme Touadéra

septembre 27, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – La médiation pour une paix en Centrafrique relève de l’Union africaine, a déclaré jeudi le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, jugeant que l’implication récente de la Russie dans des pourparlers avec des groupes armés n’avait qu’un but de « facilitation ».

Lors d’une réunion tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, à laquelle n’assistait pas la Russie, « un appui fort a été donné à l’initiative africaine (pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine), qui fédère toutes les initiatives et qui a le soutien du gouvernement et du peuple centrafricains », a-t-il dit à la presse après la rencontre.

« Nous sommes en train de travailler pour un prochain dialogue avec les groupes armés pour rechercher la paix et la réconciliation », a précisé le président centrafricain.

Fin août, Moscou avait réuni chez son allié soudanais, à Khartoum, quatre des principaux groupes armés pour y signer une « déclaration d’entente ». Cette médiation parallèle a « agacé » les partenaires de la RCA et a été clairement rejetée par la France.

« Dans le cas de la réunion à Khartoum, la Russie n’a joué qu’un rôle de facilitation, tout au moins en matière de logistique », a assuré M. Touadéra, rappelant que son gouvernement n’était pas présent. « Les résultats, les propositions, sont une contribution dans le cadre » de l’initiative de paix menée par l’Union africaine, a-t-il ajouté.

Lors de la réunion, à huis clos, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a demandé que « la coopération entre l’Union africaine, l’Organisation des Nations unies, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et tous les autres partenaires, y compris les membres du Conseil de sécurité actifs dans le pays, (soit) resserrée », selon un communiqué de ses services.

A la tête de la commission Paix et sécurité de l’Union africaine, Ismail Chergui, présent à la réunion, a aussi souligné devant la presse que cette instance était « au centre de tous les efforts ».

« Les efforts notés à Khartoum sont complémentaires et ne sauraient remplacer l’initiative africaine ». Elle est « la seule à pouvoir fédérer tous les efforts devant permettre aux groupes armés de signer un accord de paix avec le gouvernement, de remettre leurs armes et de s’intégrer dans l’effort de développement du pays », a-t-il insisté.

« Nous sommes convenus de redonner une impulsion nouvelle, forte, aux efforts politiques, centrés sur l’initiative de l’Union africaine, qui est le moteur et la référence », a abondé le secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix.

La Centrafrique, que se partagent des groupes armés, est embourbée dans un conflit meurtrier depuis six ans qui a déplacé plus d’un quart de ses 4,5 millions d’habitants.

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2018 00h43)                                                        

Macron en Mauritanie où l’UA a achevé un sommet assombri par des attaques au Sahel

juillet 2, 2018

Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu lundi à Nouakchott avec les dirigeants de la force conjointe du G5 Sahel, en marge du sommet de l’Union africaine (UA) qui s’est achevé le même jour, assombri par des attaques jihadistes dans des pays du Sahel.

« Notre souhait est d’éradiquer dans toute la région le terrorisme » par « la coordination sécuritaire » entre la force conjointe des pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie), l’opération française Barkhane et la mission de l’ONU au Mali, la Minusma, a déclaré M. Macron.

Ces entretiens ont eu lieu après plusieurs attaques meurtrières, qui ont de nouveau frappé le Mali et le Niger depuis vendredi faisant 25 victimes.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait promis samedi de « traquer les terroristes jusque dans leurs derniers retranchements », a déclaré lundi sur France 24 que les « forces armées (maliennes) ont repris du poil de la bête ».

« Nous n’allons pas laisser le Mali aller à vau-l’eau (…). Face à la menace jihadiste, si la barrière du Sahel devait céder, les rives de la Méditerranée seraient débordées », a-t-il dit.

Le président français Emmanuel Macron s’exprime devant ses homologues du G5 Sahel le 2 juillet 2018 à Nouakchott. / © POOL/AFP / Ludovic MARIN

Ce combat est « militaire sur le court terme » mais « à long terme c’est le développement économique et social qui est essentiel car c’est sur le terreau de la pauvreté que se développe le terrorisme », a ajouté Mahamadou Issoufou, le président du Niger.

Le mini-sommet de la force conjointe du G5 Sahel s’est tenu dans le nouveau collège de défense du G5 Sahel, situé aux portes de Nouakchott.

« C’est la première fois au monde que des pays mettent en commun leurs responsabilités régaliennes de formation de leur élite militaire », a souligné le colonel Charles Michel, qui représente l’armée française.

– « Ne pas baisser les armes » –

Des badauds devant une attaque contre des soldats français revendiquée par des jihadistes, à Gao, dans le nord-ouest du Mali, le 1er juillet 2018.n / © AFP / STRINGER

« Ce sont des attaques qui ne doivent pas nous faire baisser les armes », a déclaré dimanche à l’AFP Mouhamadou Issoufou, qui préside le G5 Sahel.

M. Macron, qui devait se rendre mardi au Nigeria, s’est entretenu avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place pour lutter contre les jihadistes et appelée à terme à prendre le relais de la force française Barkhane déployée notamment dans le nord du Mali.

La France soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par des soldats de la force conjointe.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz (c) et le président du Rwanda (d), Paul Kagame assistent avec des délégués àà une session de travail lors du sommet de l’Union africaine, le 1er juillet 2018 à Nouakchott / © AFP / Ahmed OULD MOHAMED OULD ELHADJ

Avant l’ouverture du sommet dimanche, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a appelé à plus d’efficacité dans la lutte antijihadiste: « Il y a encore énormément de failles » dans la sécurité qui doivent être « corrigées ».

– Zlec et francophonie –

Parallèlement aux questions de sécurité liées aux crises sur le continent, dont celles en RDCongo, au Sahara occidental, à la guerre civile au Soudan du Sud, les dirigeants de l’UA ont discuté de la zone de libre-échange continentale (Zlec) qui pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes.

44 pays sur 55 avaient signé en mars à Kigali l’accord sur la Zlec. Cinq nouveaux pays ont signé dimanche: l’Afrique du Sud, la Sierra Leone, la Namibie, le Lesotho et le Burundi. Six pays ont ratifié l’accord, qui entrera en vigueur quand 22 l’auront fait.

Le président rwandais Paul Kagame, président en exercice de l’Union africaine, le 26 juin 2018 à Nairobi / © AFP / SIMON MAINA

« C’est un progrès significatif. Il faut relever des progrès notables vers l’Afrique que nous appelons de nos voeux », a déclaré le président exercice de l’UA, Paul Kagamé, à l’issue du sommet.

En outre, les dirigeants de l’UA ont officiellement décidé de soutenir la candidature du Rwanda pour diriger la Francophonie.

« Nous avons adopté la candidature (….) de Louise Mushikiwabo (chef de la diplomatie rwandaise) au poste de secrétaire général » de la Francophonie », a déclaré le président namibien, Hage Geingob.

La Francophonie s’était invitée à ce sommet avec la candidature du Rwanda pour diriger l’organisation, après quatre ans de mandat de la Canadienne Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession en octobre.

Les dirigeants africains veulent également mieux « coordonner » avec l’Europe au sujet des migrants, a déclaré le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, faisant allusion à la mise en place d’un Observatoire sur la migration basé à Rabat, décidée par le sommet.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 23h29)

Macron en Mauritanie où l’UA poursuit un sommet assombri par des attaques au Sahel

juillet 2, 2018

Photo de famille des dirigeants africains lors du 31e sommet de l’Union africaine, le 1er juillet à Nouakchott, en Mauritanien / © AFP / Ahmed OULD MOHAMED OULD ELHADJ

Le président français Emmanuel Macron est arrivé lundi à Nouakchott où les dirigeants africains poursuivent leurs réunions au dernier jour du sommet de l’Union africaine (UA) dans une atmosphère assombrie par une multiplication des attaques jihadistes dans des pays du Sahel.

Le président Macron a atterri lundi après-midi dans la capitale mauritanienne. « Nous avons une pensée pour nos amis maliens suite aux attaques lâches et odieuses » à Gao (nord) et Sévaré (centre). « Plusieurs soldats français ont été blessés et sont en cours d’évacuation. Ce sont les civils maliens qui sont les premières victimes », a-t-il déclaré.

En marge du sommet de l’UA, M. Macron doit s’entretenir avec les dirigeants des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Niger, Burkina, Tchad, Mali), alors que plusieurs attaques meurtrières ont de nouveau frappé le Mali et le Niger depuis vendredi.

Dix soldats nigériens ont été tués et quatre sont portés disparus dans une attaque attribuée au groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le sud-est du Niger.

Quelques heures plus tôt, au Mali voisin, des soldats français de l’opération Barkhane ont été visés par une opération « terroriste » à Gao (nord), qui a fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils, selon les autorités maliennes. L’armée française a fait état à Paris de quatre blessés dans ses rangs. Un autre attentat perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force antijihadiste du G5 Sahel avait fait trois morts, dont deux militaires de cette force.

– « Ne pas baisser les armes  » –

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz (c) et le président du Rwanda (d), Paul Kagame assistent avec des délégués àà une session de travail lors du sommet de l’Union africaine, le 1er juillet 2018 à Nouakchott / © AFP / Ahmed OULD MOHAMED OULD ELHADJ

« Ce sont des attaques qui ne doivent pas nous faire baisser les armes », a déclaré dimanche à l’AFP le président du Niger, Mouhamadou Issoufou, qui préside le G5 Sahel.

M. Macron doit s’entretenir avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale pour lutter contre les jihadistes.

La France soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par des soldats de la force conjointe.

Avant l’ouverture du sommet dimanche, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a appelé à plus d’efficacité dans la lutte antijihadiste. « Il y a encore énormément de failles » dans la sécurité qui doivent être « corrigées ».

Des badauds devant une attaque contre des soldats français revendiquée par des jihadistes, à Gao, dans le nord-ouest du Mali, le 1er juillet 2018.n / © AFP / STRINGER

– « La Zlec, grand pas pour l’Afrique » –

Parallèlement aux questions de sécurité liées aux crises sur le continent, dont celles en République démocratique du Congo, au Sahara occidental, à la guerre civile au Soudan du Sud, les dirigeants africains parlent de la zone de libre-échange continentale (Zlec).

La création d’une Zlec pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes.

44 pays sur 55 avaient en mars à Kigali signé l’accord. « Cinq nouveaux pays ont signé hier » dimanche: l’Afrique du Sud, la Sierra Leone, la Namibie, le Lesotho et le Burundi.

En plus des quatre pays qui ont déjà ratifié l’accord sur la Zlec (Ghana, Kenya, Rwanda et Niger), deux autres ont déposé leurs instruments de ratification auprès de l’UA, le Tchad et Eswatini (ex-Swaziland). Vingt-deux ratifications sont nécessaires pour l’entrée en vigueur de la Zlec.

Mali / © AFP / AFP

« C’est un grand pas pour l’Afrique, vers l’intégration du continent, le développement économique et social. La Zlec va unifier le marché africain qui est actuellement un marché fragmenté », a souligné dimanche auprès de l’AFP le président du Niger.

– Francophonie-

La Francophonie s’est invitée à ce sommet avec la candidature du Rwanda pour diriger l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), après quatre ans de mandat de la Canadienne Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession en octobre.

Avant l’ouverture, le président du Rwanda Paul Kagame avait fait savoir qu’il tenterait de s’assurer du soutien de ses pairs à la candidature de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

Paris appuie cette démarche, qui permettrait de ramener la direction de l’OIF en Afrique.

« Nous allons nous aligner sur la position de l’Union africaine », a déclaré à l’AFP un responsable d’une délégation ouest-africaine.

En plus de la lutte contre la corruption, thème principal du sommet, la réforme institutionnelle de l’UA, qui vise notamment à garantir son autonomie financière, est également au menu des chefs d’Etat.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 16h18)