Posts Tagged ‘UDH-YUKI’

Congo/UDH-Yuki : les obsèques de Guy-Brice Parfait Kolélas reportées à une date ultérieure

juin 10, 2021

Prévues pour le 11 juin en France, les obsèques du président fondateur de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), Guy-Brice Parfait Kolélas, ont été reportées, a annoncé le 9 juin à Brazzaville, le chargé de la communication et des médias de ce parti, Justin Nzoloufoua.

Justin Nzoloufoua

« La date du 11 juin retenue pour les obsèques du président de l’UDH-Yuki Guy-Brice Parfait Kolélas a été reportée pour des raisons diverses mais elle sera fixée bientôt en attendant que les diverses parties prenantes se retrouvent c’est-à-dire, la veuve, les enfants, la famille biologique et naturellement la famille politique. Rien et absolument rien ne coince », a-t-il déclaré.

« Vous savez que dans nos familles, lorsque quelqu’un décède, ce n’est pas une seule personne qui décide. Le moment venu, on n’arrêtera une date qui conviendra à tout le monde et ceci ne va pas tarder », a ajouté Justin Nzoloufoua.

Interrogé sur l’avenir du parti, il a laissé entendre que l’UDH-Yuki n’est pas en vacances, elle n’est pas non plus morte. Le parti est dans l’introspection profonde pour que chaque militant puisse intérioriser cette lourde perte.

« Il y a des réunions qui se tiennent. En ce moment toutes les instances travaillent pour pérenniser d’abord la mémoire du président fondateur. Après les obsèques, le parti mettra le cap sur les prochaines échéances électorales. Nous sommes un parti qui a déjà pris part à deux élections présidentielles et il n’y a pas de raison qu’il ne puisse pas continuer sa marche vers sa croissance », a souligné Justin Nzoloufoua.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Congo-Campagne électorale : Guy Brice Parfait Kolelas à la conquête de l’électorat des pays du Niari

mars 10, 2021

Après avoir lancé sa campagne à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, le candidat Guy Parfait Kolelas séjourne actuellement dans la Lékoumou et la Bouenza où il a tenu ce 10 mars des meetings à Sibiti et à Madingou.

Le président de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) a, en effet, organisé deux meetings populaires le 9 mars à Dolisie, dans le Niari et à Nkayi, dans la Bouenza. En compagnie de son allié de circonstance, le président du Rassemblement pour la démocratie et le développement, Jean Jacques Serge Yhombi Opango, Guy Brice Parfait Kolelas tente de séduire les électeurs des pays du Niari, en leur présentant les piliers de son projet de société dénommé : « Plan Parfait pour le redressement du Congo ».

Dans le Niari, le président de l’UDH-Yuki a reçu le soutien du Regroupement des Lissoubistes pour le développement et le progrès de Destin Gavet. Candidat déclaré à l’élection présidentielle du 21 mars, ce dernier a jeté l’éponge pour soutenir le candidat Kolelas.

Une fois élu à la magistrature suprême, le candidat entend appliquer ce projet centré sur le développement des provinces avec la mise en place des entités viables pour la bonne marche du Congo. En effet, le premier pilier sous-tend la moralisation de la vie publique ; le deuxième consiste à mettre en place un bouclier social avec une série de mesures que le candidat prendra en faveur des populations congolaises; le troisième prévoit d’instituer un impôt sur le patrimoine, notamment aux plus riches.

Le quatrième pilier entend apporter des redressements au plan administratif avec l’introduction d’une nouvelle donne centrée sur l’auto-gouvernance territoriale ou la décentralisation intégrale.

Il s’agit, d’après lui, de remettre le pouvoir au peuple. Il prévoit à propos, la création de quatre provinces, dont celle de l’Equateur avec la Likouala, la Sangha, la Cuvette centrale. Celle de Mbé, regroupant la Lékoumou, les Plateaux, la Cuvette-Ouest, la province du Congo central avec Brazzaville, le Pool, et la Bouenza et enfin la province du Littoral avec le Kouilou, le Niari et Pointe-Noire.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo/Présidentielle 2021 : le RDD signe un accord de gouvernement avec l’UDH-Yuki

février 27, 2021

Le président du Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango, a signé le 27 février à Brazzaville un accord de gouvernement avec le président de l’Union des démocrates humanistes (UDH- Yuki), Guy Brice Parfait Kolélas.

Photo : Guy Brice Parfait Kolélas et Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango signant l’accord

« Nous avons discuté ensemble sur différentes questions avant de signer cet accord. Notre alliance actuelle s’inscrit logiquement dans ce registre, celui du combat pour l’alternance démocratique, libre, transparente et apaisée », a déclaré Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango.

Il faut rappeler que la veille de cette signature, le bureau exécutif national du RDD s’est réuni en session ordinaire sur la question du choix du candidat à soutenir.

Dans un communiqué remis à la presse, celui-ci souligne « qu’après une analyse profonde de la situation politique du pays, et bien que ne présentant pas de candidat à l’élection présidentielle de mars 2021, le bureau exécutif national a estimé irresponsable de ne pas soutenir un candidat de notre plateforme politique ».

Selon le même document, en fonction des contacts établis avec certains candidats, le bureau exécutif national du RDD a retenu le candidat Guy Brice Parfait Kolélas et validé le projet d’accord de gouvernement entre l’UDH-Yuki et le RDD. Aussi le secrétariat du bureau exécutif national du RDD a été instruit de créer des conditions idoines pour la réalisation dudit accord.

La signature de cet accord a coïncidé avec la rencontre citoyenne du président de l’UDH-Yuki Guy Brice Parfait Kolélas avec les militants de son parti. « Je les ai rencontrés aujourd’hui pour leur dire ce qu’ils doivent faire pour la sécurisation des résultats bureau de vote par bureau de vote », a-t-il indiqué.

Dans un document intitulé « Cahier sur la sécurisation des bureaux de vote et le canevas de la campagne électorale de l’UDH-Yuki » distribué aux militants de ce parti, le candidat Guy Brice Parfait a expliqué la manière dont il va s’y prendre pour sauver le pays.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Congo/Présidentielle 2021 : Guy Brice Parfait Kolelas attend l’investiture de son parti

janvier 4, 2021

Candidat malheureux à la présidentielle de 2016, Guy Brice Parfait Kolelas a déclaré le 3 janvier à Brazzaville, au cours d’une conférence de presse, qu’il est candidat à la candidature de l’Union des démocrates humanistes (Udh-Yuki) dont il est président.

Guy Brice Parfait Kolelas

« Je suis prêt et je me prépare à affronter cette échéance politique. Je suis candidat à la candidature de mon parti. C’est à lui de me donner le quitus le moment venu », s’est-il exprimé. Par ailleurs, il a déploré la composition de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI).

Pour lui, elle n’est pas équitable. « C’est la même CNEI qui est reconduite. On a à la tête Henri Bouka qui est en même temps juge et partie ; parce qu’il est également président de la Cour suprême. C’est un refus de transparence, alors que le président de la République dans son dernier message sur l’état de la nation devant le parlement réuni en congrès avait assuré que la prochaine présidentielle sera transparente et apaisée », s’est plaint Guy Brice Parfait Kolelas.

Ancien membre du gouvernement entre 2009 et 2015, il compte proposer un projet de société ambitieux sur la décentralisation. Avec lui, le Congo va passer de douze départements à quatre provinces décentralisées dotées chacune de la personnalité juridique et de l’autonomie administrative et financière.

Avec Adiac-Congo par La Rédaction

Congo/Présidentielle 2021 : une nouvelle plate-forme politique de l’opposition en voie de création

novembre 11, 2020

L’Union des démocrates humanistes-Yuki (UDH-Yuki) s’apprête à lancer la plate-forme « Congo, convergence libérale et progressiste » (2CLP) dont l’objectif principal est de regrouper toutes les forces politiques républicaines ayant les mêmes fondements, derrière la candidature de Guy Brice Parfait Kolelas.

Mayick Dedja Lucrèce Nguedi/Adiac

Membre de l’opposition politique congolaise que préside Pascal Tsaty-Mabiala, l’UDH-Yuki veut rassembler plus des formations politiques, des associations de la société civile, des personnalités politiques et leaders d’opinion derrière son président fondateur, à quelques mois de l’élection présidentielle de l’an prochain.

Abordé sur le bien-fondé de cette initiative, le président national de la jeunesse de l’UDH-Yuki, Mayick Dedja Lucrèce Nguedi, pense que chaque parti politique membre de l’opposition congolaise jouit de son autonomie.

« L’opposition congolaise est un ensemble. Il est normal qu’un parti membre ait son candidat. Ce n’est pas le fait que l’on soit membre d’une plate-forme regroupant les partis de l’opposition qu’on va renoncer aux ambitions légitimes de sa formation politique pour soutenir un quelconque candidat », a-t-il lancé, au cours d’un entretien avec Les Dépêches de Brazzaville, précisant que la base de l’UDH-Yuki qui avait plébiscité son président, comme candidat, ne va pas renoncer à son engagement à quelques mois de l’élection présidentielle.

« Dialoguer ou se concerter est un acquis culturel »

Interrogé sur la participation de l’UDH-Yuki à la concertation politique de Madingou, Mayick Dedja Lucrèce Nguedi a rappelé que dialoguer ou se concerter est un acquis culturel pour les bantous. Pour ce faire, il n’est pas mauvais que les filles et fils du pays puissent s’asseoir pour échanger sur un certain nombre de sujets. « Politiques que nous sommes, attendons voir l’ordre du jour, notamment son contenu. Donc, ce ne serait pas une mauvaise chose, le plus important, c’est de s’inviter à la table de discussions, de dire ce que l’on pense, émettre ses points de vue.  Il reviendra ensuite aux décideurs d’en tirer les leçons pour des éventuelles décisions ou non, puisqu’il ne s’agit que d’une concertation », a-t-il fait savoir.

S’agissant de la contribution de l’UDH-Yuki à la concertation politique de Madingou, il a déclaré que Guy Brice Parfait Kolelas avait, à travers le regroupement de l’opposition républicaine, émis quelques suggestions sur des éventuels sujets à déposer sur la table des discussions. Il s’agit, entre autres, de la gouvernance électorale, du découpage des circonscriptions électorales et de l’implémentation de la carte biométrique. « Madibou qui a plus de 50 000 électeurs n’a qu’un siège au niveau de l’Assemblée nationale, alors que les autres arrondissements comme Moungali et Poto-Poto, moins peuplés, ont trois députés. Je crois qu’il faut revoir cette question, il faut redéfinir les questions électorales dans notre pays, le cas par exemple de la mise en place de la carte biométrique. Il est certainement trop tard d’en évoquer aujourd’hui, mais avec un peu de volonté, cela est possible », a poursuivi Lucrèce Nguedi.

Le président national de la jeunesse de l’UDH-Yuki s’est, enfin, félicité de la décision du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation qui a classé cette formation politique parmi les 45, jugées conformes à la loi.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

L’UDH-YUKI: pour un mix d’intelligence économique et politique

janvier 15, 2018

 

De plus en plus, les faits et les événements politiques qui se succèdent dans le pays donnent raison au Président de l’UDH-YUKI qui, au lendemain de l’élection présidentielle controversée de 2016, n’avait pas daigné prendre la posture de « vas t’en guerre » (que lui voulurent certains), mesurant les conséquences dramatiques qu’une telle démarche représenterait et représente de tout temps ; Car, à quoi sert-il d’enjamber des cadavres au nom d’une revendication électorale, soit-elle liée à la magistrature suprême ?

Pendant quelques temps, le Président de l’UDH-YUKI est resté incompris. Quelques candidats à la même présidentielle de 2016 espéraient que lui qui draine des foules donne l’ordre aux populations de « prendre la rue » pour certainement assouvir leurs appétits ; le leader très charismatique du YUKI est resté imperturbable à l’idée de ne pas laisser prospérée une entreprise aussi périlleuse pour les Congolais dont on sait comment elle commence, mais pas comment elle se termine.

Aujourd’hui, deux ans après, tous les observateurs de bonne foi ne tarissent plus d’éloges sur le Président de l’UDH-YUKI pour sa clairvoyance et sa sagesse.

Dans la vie, il faut apprendre de ses erreurs ou des erreurs des autres ; « Errare humanum est, perseverare diabolicum » « l’erreur est humaine, mais persévérer dans son erreur est diabolique ».

C’était sans compter que deux ans seulement après arriverait contre presque toute attente une crise économique et financière très éprouvante pour le Congo qui n’a pas vu venir le danger, pour n’avoir pas diversifié son économie pendant la période d’embellie financière.

Quel serait le visage de notre société après des affres post-électorales en plus de la crise économique et financière qui sévit aujourd’hui, si le Président Guy Brice Parfait Kolelas n’avait pas fait preuve de retenue, de dépassement de soi, de lucidité ?

Mais, à contrario, cette démarche pacifiste et remplie de tempérance ne doit pas être un prétexte fallacieux de perpétuer et de persister dans la mauvaise gouvernance électorale, car encore une fois, il faut apprendre de ses erreurs.

On ne le dira jamais assez que, pour qu’elles ne soient pas conflictuelles, les élections doivent être justes et transparentes, et respecter la volonté populaire.

Depuis quelques années, l’élection présidentielle est devenue dans notre pays la première cause de conflit sanglant pour les paisibles citoyens qui n’aspirent qu’à l’alternance. Devons-nous aller de mascarades en mascarades ? La réponse est naturellement, non.

L’UDH-YUKI insiste sur le fait que la gouvernance électorale doit être assainie dans les meilleurs délais, comme doit l’être d’ailleurs la gouvernance globale du pays. Voilà ce qui nous amène à dire que finalement tout est à assainir dans ce pays, dont plus particulièrement, notre économie.

Notre économie a besoin des bases solides. Celles que nous eûmes avec le Président Massamba-débat ont depuis lors volées en éclat, et qu’il faut par conséquent tout reconstituer.

Les reformes requises aujourd’hui par le Fonds monétaire international (FMI) sont un passage obligé, et elles devront être structurelles pour qu’elles soient solides et puissent permettre un décollage économique régulier et sans anicroches ; telle est la vision de l’UDH-YUKI et de son Président.

Pour réussir à poser ces jalons, il faut de la stabilité dans le pays, et la stabilité n’est pas antinomique à l’alternance démocratique, au contraire.

Pour faire venir les investisseurs et améliorer notre rang dans le classement du « Doing business » de la Banque mondiale, il faut davantage élaguer les nombreuses faiblesses qui sont les nôtres, et donc arrimer le pays vers l’intelligence économique et politique que l’UDH-YUKI prône, pour le plus grand bien des Congolais.

Sans ce mix d’intelligence économique et politique, il sera difficile d’atteindre les sommets de l’émergence.

Cette approche de l’intelligence économique et politique requiert un dépassement de soi, un sursaut national, un sens élevé de patriotisme et une vision prospective. Il ne s’agira plus de « se servir, mais de servir », plutôt que d’être dans l’obscurantisme, il s’agira d’éveiller les consciences, de promouvoir l’excellence et le potentiel de chaque congolais.

Par exemple, ériger Ouesso (Sangha) en zone franche ferait que cette partie du pays se développe très vite, et réduise totalement sa dépendance économique de Brazzaville. Il peut en être ainsi pour Dolisie (Niari), Ewo (Cuvette-Ouest), et Boko (Pool).

Tout n’est donc que volonté politique. Le mix d’intelligence économique et politique est la voie du salut qu’ont empruntées toutes les économies émergentes d’aujourd’hui, à savoir la chine, les Emirats arabes unis, la Corée du sud, le Brésil, l’Inde, l’Afrique du sud.

Par voie de conséquence, il n’y a aucune raison que le Congo, très peu peuplé, aux ressources naturelles abondantes, avec un très bon équilibre climatique, n’emboite pas le pas aux bons exemples d’économies florissantes du monde moderne.

Nous avons évoqué supra des réformes structurelles nécessaires pour notre économie, mais on peut tout autant évoquer la décentralisation intégrale, qui donne l’autonomie économique et de gestion aux grands ensembles territoriaux dans le pays, en les amenant vers une vraie émulation économique.

C’est toute la quintessence du Projet de société du Président de l’UDH-YUKI, « le Plan Parfait pour le redressement du Congo » que nous vous ferons, tout prochainement, le devoir de présenter les différents axes salutaires pour notre pays.

Zenga-mambu.com par Diop MAHOUCKOUS

Congo: « Je ne suis pas un gourou! », assure Guy-Brice Parfait Kolelas

septembre 9, 2017
Guy-Brice Parfait Kolélas © © Steeve Rodric pour JA

Ses relations avec Denis Sassou Nguesso, le pasteur Ntumi ou encore son frère Landry, mais aussi son mysticisme supposé et sa proximité avec le Front nationale, en France… Le député de l’opposition assume ses positions.

Il aurait pu prétendre au statut de chef de l’opposition. D’autant qu’il compte neuf députés, dont lui-même, au sein de la nouvelle Assemblée nationale du Congo. Soit un de plus que l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), jusqu’ici considérée comme la première force de l’« opposition républicaine ». Mais Guy-Brice Parfait Kolélas, 58 ans, leader de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) et ancien ministre de Denis Sassou Nguesso, n’a toujours pas obtenu l’agrément de sa structure politique. « Cela fait quatre mois que nous attendons les documents définitifs », se désole un proche de ce candidat malheureux à la présidentielle de 2016. Avec son charisme de chef traditionnel et son yuki, cette calebasse en argile omniprésente, Kolélas compte bien peser, à sa manière, dans la vie politique de son pays.

Jeune Afrique : Que vous inspirent la reconduction de Clément Mouamba au poste de Premier ministre et la formation, le 22 août, d’un nouveau gouvernement ?

Guy-Brice Parfait Kolélas : C’est du domaine de l’exécutif. Moi, je suis un député. Je considère que le président Denis Sassou Nguesso sait ce qu’il fait. Il est dans ses prérogatives constitutionnelles.

Dans une interview à Jeune Afrique, Pascal Tsaty Mabiala, pressenti comme chef de l’opposition, vous tend la main. Une alliance entre l’UDH-Yuki et son parti, l’UPADS, est-elle envisageable ?

Un groupe parlementaire se forme par affinités politiques. Étant tous deux dans l’opposition, nous sommes appelés à nous souder pour que notre voix porte plus loin. Agir autrement serait suicidaire. Donc je ne ferme pas la porte.

Dans le département du Pool, les élections n’ont pas pu avoir lieu dans toutes les circonscriptions, dont la vôtre. Que s’y passe-t-il vraiment ?

Lorsqu’un État ne parvient pas à assurer la sécurité dans certaines parties de son territoire, cela traduit une perte de souveraineté. J’ignore ce qu’il s’y passe, si ce n’est qu’il s’y joue une crise sécuritaire et humanitaire dont je ne connais ni les tenants, ni les aboutissants.

Il faudrait convoquer un dialogue à Kinkala, chef-lieu du Pool, entre les ressortissants du département : les élus, les sages, les chefs de villages et de congrégations religieuses… À l’issue de ces palabres, nous demanderions au gouvernement de nous autoriser à aller chercher Frédéric Bintsamou [alias le pasteur Ntumi, chef des miliciens Ninjas Nsiloulous qui a repris le maquis après la présidentielle] dans la forêt. Puis nous l’écouterions et transmettrions à l’État ses revendications.

Aujourd’hui, [le pasteur Ntumi] est recherché par l’État. Et je n’ai plus aucun contact avec lui

Frédéric Bintsamou s’était pourtant rapproché de vous lors du scrutin de 2016. Le considérez-vous encore comme un soutien ?

Il a toujours pris position pour les causes qu’il trouvait justes. En 2012, par exemple, lors des législatives, il s’était positionné contre moi à Vindza, préférant soutenir Aimé Emmanuel Yoka – un oncle du président de la République. Tout le monde alors le trouvait encore fréquentable.

Puis vint la présidentielle de 2016, et Ntumi a décidé d’appuyer ma candidature. Qui aurait décliné l’appui d’un conseiller du chef de l’État ? Mais contrairement à ce que certains ont rapporté, il n’a jamais été mon directeur de campagne. Ntumi était un membre de notre équipe. Aujourd’hui, il est recherché par l’État. Et je n’ai plus aucun contact avec lui.

La légende voudrait que vous soyez le « fils » de Denis Sassou Nguesso, votre père mourant [l’ex-Premier ministre Bernard Kolélas, décédé en 2009] vous ayant laissés, vous et votre frère Landry, entre les mains du chef de l’État…

Ce n’est pas une légende. En Afrique, quand un enfant vient au monde, il appartient à tout le monde. Dans ces conditions, lorsque votre père meurt, celui qui reste prend sa place. Et il est vrai que le président était l’un de ses amis proches.

 J’ai toujours dit au chef de l’État que j’aspirais à diriger le Congo. Nul crime de lèse-majesté là-dedans !

Est-ce lui qui vous a « fabriqué » et qui a fait de vous un homme politique ?

Non. Je me suis fait moi-même, tout en bénéficiant des conseils de mon père biologique. Mais il est vrai que mon expérience en matière de gestion de la chose publique doit beaucoup à Denis Sassou Nguesso, qui a signé le décret me nommant ministre de la République. Je lui en suis reconnaissant.

Que répondez-vous à ceux qui considèrent que vous l’avez trahi en vous opposant au changement de la Constitution ?

Un fils doit-il s’abstenir d’avoir de l’ambition ? En ce qui me concerne, je n’ai jamais caché la mienne au président. À Abidjan, durant notre exil [1997-2005], mon père biologique m’avait dit ceci : « Nous rentrerons un jour au Congo. Je te lègue mon combat. C’est à toi de décider si tu le poursuis ou pas. » J’ai hérité de son idéal, que j’assume. Depuis, j’ai toujours dit au chef de l’État que j’aspirais à diriger le Congo, conformément au legs de mon père. Nul crime de lèse-majesté là-dedans ! Denis Sassou Nguesso sait que j’ai toujours été franc avec lui.

Votre frère Landry a quant à lui préféré rester fidèle au président…

Moi, je suis resté fidèle aux idéaux de mon père.

Ancien ministre du Commerce, Landry Kolélas vient d’être nommé haut commissaire à la réinsertion des ex-combattants, avec rang de ministre. Comprenez-vous cette nomination ?

Le chef de l’État a le droit de placer ses gens où il le souhaite. Landry succède au général Norbert Dabira à un poste qui dépend du cabinet présidentiel. Je n’ai aucun autre commentaire à faire sur ce sujet.

Êtes-vous encore en contact avec votre frère ?

Depuis que nos chemins se sont séparés, il y a trois ans, je l’ai rencontré une seule fois, cette année, à la cathédrale [lors d’un hommage au premier cardinal du Congo, Émile Biayenda]. Ce fut le seul contact entre nous.

On vous présente comme un gourou, un chef spirituel. Avez-vous un côté mystique ?

Chez nous, c’est le syncrétisme religieux qui domine : un mélange entre le catholicisme, l’Armée du salut, l’évangélisme, les églises de nos ancêtres… Le bâton que je tiens, par exemple, n’a rien de mystique. C’est l’un des attributs qu’on donne à un chef lorsqu’il est investi – un peu comme Moïse. Avec ce bâton, j’invoque les mânes de nos ancêtres, mais aussi le Tout-Puissant. Je ne suis ni un gourou ni un fétichiste, je suis chrétien. D’ailleurs, j’obtiendrai bientôt mon galon de soldat de l’Armée du salut.

Ma relation avec Dieu et avec les mânes des ancêtres, je la garde donc pour moi

Est-ce en invoquant les mânes des ancêtres que vous communiquez avec votre père ?

Les chrétiens ne parlent-ils pas au Christ vivant ? N’est-il pas vrai que, quand une personne entre en transe, elle peut communiquer avec les esprits et recevoir des messages des anges, ou des ancêtres ? Je crois en la réincarnation… et aux dieux de nos ancêtres.

Voulez-vous dire que votre père vous envoie encore des messages ?

« Si je vous disais tout ce que je sais, on dirait que Kolélas est devenu fou », me confiait-il avant de mourir. Ma relation avec Dieu et avec les mânes des ancêtres, je la garde donc pour moi. Sinon, les gens diront que Parfait Kolélas est un gourou et qu’il est devenu fou. Ce que je vis en privé n’a rien à voir avec la politique.

Après avoir été membre du Parti communiste français, vous êtes devenu proche du Front national (FN). Quels sont vos liens avec cette formation ?

Ce sont mes amis. Je l’assume.

Son caractère xénophobe ne vous gêne-t-il pas ?

Non, car je ne pense pas qu’elle le soit. Dans chaque structure politique, il existe des tendances. Au FN, un courant est effectivement xénophobe, mais un autre ne l’est pas. J’appartiens à ce dernier. Par ailleurs, le malheur des Africains – et surtout des Congolais – n’est-il pas le fait des politiques menées par la droite et le Parti socialiste français depuis plusieurs décennies ? Le FN n’y est pour rien. C’est juste un parti nationaliste.

Jeuneafrique.com par

Congo: Programme relatif aux obsèques des militants de l’UDH-YUKI

juillet 30, 2017

Avec Zenga-mambu.com