Posts Tagged ‘UE’

Covid-19 : l’UE ouvre ses portes aux voyageurs entièrement vaccinés

mai 19, 2021

Les États membres de l’UE sont parvenus à un accord concernant la circulation de voyageurs étrangers en Europe : cela concerne les personnes vaccinées.

Les représentants des États membres se sont mis d’accord mercredi pour permettre l’entrée dans l’Union européenne aux voyageurs de pays tiers ayant reçu les doses nécessaires de vaccins anti-Covid autorisés au niveau européen. À l’approche de la saison touristique estivale, les ambassadeurs des 27 ont approuvé cette recommandation proposée par la Commission européenne, qui n’est toutefois pas d’application contraignante pour les États. Mais l’UE tente de coordonner ses mesures aux frontières extérieures, étant donné leurs conséquences sur la libre circulation au sein du bloc.

L’UE a fermé ses frontières extérieures en mars 2020 pour les voyages dits non essentiels et établi à partir de juin une liste restreinte, révisée régulièrement, de pays tiers dont les résidents – vaccinés ou non – peuvent entrer dans l’Union. Les représentants des États membres ont aussi accepté mercredi d’assouplir le critère du taux d’incidence du virus pris en compte pour élaborer cette liste. Le taux est relevé de 25 à 75 cas (pour 100 000 habitants sur les 14 derniers jours).

La liste, qui compte actuellement sept pays (AustralieIsraëlNouvelle-ZélandeRwandaSingapour, Corée du Sud, Thaïlande, plus la Chine en attente de réciprocité), devrait significativement s’allonger en conséquence. Parallèlement, les États membres se sont mis d’accord pour mettre en place un mécanisme d’urgence coordonné pour suspendre rapidement les arrivées d’un pays tiers en cas de détérioration de la situation sanitaire due à l’apparition de variants.

Avec Le Point

UE-Côte d’Ivoire : 1 milliard d’euros pour le cacao ivoirien, vraiment ?

février 28, 2021
Cacao

Si l’annonce de l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Côte d’Ivoire a fait du bruit, il y a encore loin de la parole aux actes : seuls 25 millions d’euros sont à ce jour confirmés.

C’est ce que l’on appelle un effet d’annonce. En fin de semaine dernière, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Côte d’Ivoire, Jobst von Kirchmann, a mentionné une enveloppe pouvant aller jusqu’à un milliard d’euros destinée à la filière ivoirienne de l’or brun sur la période 2021-2027 pour l’aider à devenir plus durable.

La déclaration, faite à nos confrères de Reuters et qui a marqué les esprits, intervenait un mois après une réunion mi-janvier à Abidjan entre les autorités ivoiriennes – la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de fèves – et l’UE – son premier acheteur – pour discuter de l’avenir de leurs relations commerciales cacaoyères.

Et pour cause : l’UE prévoit de présenter d’ici à l’été 2021 une nouvelle réglementation visant à interdire l’importation de produits liés à la déforestation et à rendre obligatoire un « devoir de vigilance » pour les acteurs privés. Une réforme qui va bousculer le secteur de l’or brun et l’obliger à renforcer ses contrôles sur l’origine des fèves – un sujet hautement sensible – s’il veut continuer à avoir accès au marché européen. D’autres réunions sont d’ailleurs prévues en mars à Bruxelles et Abidjan.

Beaucoup d’incertitudes

C’est dans ce cadre que l’UE défend la mise en œuvre d’un projet Team Europe – cacao durable devant apporter une « enveloppe budgétaire très importante », a indiqué en janvier l’ambassadeur avant d’évoquer le chiffre choc d’un milliard un mois plus tard, en réunissant l’ensemble des financeurs potentiels : les États européens, la Banque européenne d’investissement (BEI), les institutions de développement nationales (AFD, KfW, GIZ,…) et même les chocolatiers privés.

Sauf que, dans les faits, il reste encore beaucoup d’incertitudes. « L’exercice de programmation 2021-2027 pour la Côte d’Ivoire est toujours en cours et sera conclu cette année. En ce moment aucune décision n’a encore été prise », a indiqué une porte-parole de l’UE sollicitée par Jeune Afrique.

« Si elle devait être retenue, un montant important serait alloué à cette importante priorité [la Team Europe], mais aucun chiffre ne peut être fourni à ce stade », a-t-elle ajouté.

Pour l’heure, la seule aide confirmée, annoncée fin janvier, se monte à 25 millions d’euros, une somme bien modeste face aux ambitions affichées. Et elle n’est pas destinée à la seule Côte d’Ivoire, mais aussi au Ghana et au Cameroun.

Enjeux multiples et complexes

La majeure partie de la somme (17 millions) financera de l’assistance technique « dans des domaines tels que la surveillance de la déforestation, la fourniture de services analytiques et consultatifs, la facilitation des politiques, les interventions spécifiques tout au long de la chaîne de valeur et le soutien aux investissements », précise l’UE.

Les 8 millions restant doivent « soutenir des réformes législatives substantielles en Côte d’Ivoire » afin de « créer un nouveau cadre juridique pour la production et le commerce du cacao ».

« Un apport de 200 millions d’euros serait déjà énorme », souligne un bon connaisseur du secteur, expliquant que l’enveloppe pourrait gonfler si les prêts ciblés aux États étaient inclus dans le dispositif. Localement, un acteur du secteur met, lui, en avant la difficulté pour l’UE de soutenir efficacement la filière face aux enjeux multiples et complexes que sont la déforestation, le travail des enfants et le revenu des producteurs.

Sollicité par Jeune Afrique, le Conseil café cacao, organisme de régulation du secteur en Côte d’Ivoire, n’a pas donné de suite avant la publication de cet article.

Avec Jeune Afrique par Estelle Maussion

L’UE déplore le refus «inamical» de Londres de reconnaître son ambassadeur

janvier 25, 2021

«C’est le premier signal adressé par le Royaume-Uni depuis son départ et il augure assez mal de la suite des événements», dit le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

L’Union européenne déplore le refus «inamical» du Royaume-Uni d’accorder le statut diplomatique à sa représentation à Londres et espère résoudre ce différend de «manière satisfaisante», a déclaré lundi 25 janvier le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

Le sujet a été discuté au cours d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles et «l’unité a prévalu pour considérer que ce geste n’est pas des plus amicaux», a commenté Josep Borrell. «C’est le premier signal adressé par le Royaume-Uni depuis son départ de l’UE et il augure assez mal de la suite des événements», a averti le responsable espagnol. «Nous avons 143 représentations de l’UE a travers le monde et toutes ont le statut diplomatique conformément à la Convention de Vienne qui permet la réciprocité. C’est la norme», a-t-il affirmé. «Le Royaume-Uni serait le seul pays au monde à ne pas accepter de reconnaître à la représentation de l’UE le statut diplomatique auquel elle a droit», a-t-il souligné, ajoutant avoir «bon espoir de résoudre ce différend de manière satisfaisante pour les deux parties».

Le Royaume-Uni a de son côté annoncé jeudi la nomination de Lindsay Croisdale-Appleby comme représentant du pays auprès de l’UE. Des négociations sont en cours pour déterminer si l’ambassadeur de l’UE à Londres Joao Vale de Almeida et son équipe doivent bénéficier d’une immunité diplomatique complète en vertu de la Convention de Vienne, au même titre que les diplomates d’un État souverain, comme le soutient Bruxelles, ou de l’immunité conférée aux organisations internationales, une position privilégiée par Londres.

Le Royaume-Uni est sorti de l’Union européenne le 31 janvier 2020, et à l’issue d’une période de transition de onze mois s’est affranchi de toutes les règles européennes en quittant le 31 décembre le marché unique et l’union douanière.

Par Le Figaro avec AFP

Attentats : les 27 veulent renforcer les frontières extérieures de l’UE

novembre 13, 2020

Ils se sont dits déterminés à faire aboutir «avant la fin de l’année» les négociations actuellement en cours pour une législation européenne visant à faire retirer dans l’heure les «contenus à caractère terroriste» en ligne.

Les ministres des 27 pays de l’UE ont appelé à «renforcer» la sécurité de l’espace Schengen de libre circulation et les frontières extérieures de l’Union européenne, dans une déclaration conjointe adoptée vendredi 13 novembre à la suite des attentats survenus en France et en Autriche.

Ils se sont aussi dits déterminés à faire aboutir «avant la fin de l’année» les négociations actuellement en cours pour une législation européenne visant à faire retirer dans l’heure les «contenus à caractère terroriste» en ligne.

Cinq ans après les attentats jihadistes du 13 novembre 2015, les ministres ont rendu hommage aux 130 personnes tuées à Paris et Saint-Denis et condamné «dans les termes les plus forts» les récentes attaques survenues notamment en France et en Autriche.

«Nous réaffirmons notre détermination à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour lutter contre cette terreur barbare de façon globale, avec tous les outils dont nous disposons», ont souligné les ministres dans leur déclaration.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19: l’UE approuve un contrat pour le vaccin Pfizer/BioNTech

novembre 11, 2020

Le contrat prévoit l’achat de 300 millions de doses. Les premières pourraient être livrées d’ici à la fin de l’année 2020.

La Commission européenne a annoncé mercredi avoir approuvé un contrat avec l’américain Pfizer et l’allemand BioNTech, pour acheter jusqu’à 300 millions de doses de leur vaccin contre la Covid-19. Il s’agit du quatrième contrat de ce type entre l’Union européenne et des groupes pharmaceutiques.

Pfizer et BioNTech ont annoncé dans un communiqué qu’ils prévoyaient les premières livraisons de leur vaccin «fin 2020, sous réserve du succès clinique et de l’obtention des autorisations des régulateurs».

Portefeuille diversifié

Les deux laboratoires avaient annoncé lundi que leur vaccin était «efficace à 90%» contre les infections au Covid-19. «La Commission a travaillé à construire un portefeuille diversifié de vaccins potentiels basés sur différentes technologies», a expliqué mercredi un porte-parole de la Commission, lors d’une conférence de presse. Il a souligné que les livraisons interviendraient seulement quand le vaccin aura prouvé qu’il est «sûr et efficace».

L’UE a déjà signé trois contrats pour précommander d’éventuels vaccins: avec le suédo-britannique AstraZenaca et l’américain Johnson & Johnson (jusqu’à 400 millions de doses auprès de chacun), ainsi qu’avec le duo franco-britannique Sanofi-GSK (jusqu’à 300 millions de doses). L’UE a également conclu des accords préliminaires avec l’allemand CureVac et l’américain Moderna.

La Commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a expliqué mercredi qu’elle n’était pas en mesure d’indiquer une date pour l’arrivée des premiers vaccins. «Il y a encore plusieurs étapes à franchir avant de pouvoir annoncer un calendrier», a-t-elle déclaré à la presse. La distribution de tout vaccin sera notamment suspendue au feu vert du régulateur, l’Agence européenne des médicaments (EMA). L’UE a jusqu’ici évoqué «début 2021» pour la disponibilité des premières doses.

Mais Mme Kyriakides a souligné que l’arrivée d’un «vaccin sûr et efficace ne sera pas une solution miracle qui fera disparaître la Covid-19 du jour au lendemain (…) Il faudra encore continuer avec les mesures (de gestes barrières ou restrictions, NDLR) jusqu’à ce qu’on ait atteint une part significative de la population» vaccinée.

Par Le Figaro avec AFP

Covid-19 : les voyageurs du Canada, de Tunisie et de Géorgie ne seront plus admis dans l’UE

octobre 21, 2020

Le Canada, la Tunisie et la Géorgie ont été retirés de la liste des pays dont les voyageurs sont autorisés sur le territoire de l’Union européenne, en raison de leur situation épidémiologique, a appris l’AFP de sources européennes mercredi 21 octobre. Les représentants des 27 membres de l’UE ont décidé en revanche d’ajouter Singapour à cette liste, qui n’avait pas été modifiée depuis août et passe ainsi de 11 à 9 pays. La procédure devrait être formellement entérinée d’ici vendredi.

«En raison d’une forte hausse des cas d’infection au Covid-19, la Géorgie, le Canada et la Tunisie ont été retirés de la liste», a-t-on indiqué de source diplomatique européenne, ajoutant que «Singapour va être ajouté à la liste en raison d’une amélioration des taux d’infection».

Pour lutter contre la propagation de la pandémie, l’UE a décidé à la mi-mars d’interdire les voyages «non essentiels» sur son territoire en provenance de pays tiers. Les 27 se sont ensuite entendus en juin sur une liste de 15 pays faisant exception à cette règle. La liste a été réduite à 11 pays en août. Elle comporte désormais l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Corée du Sud, la Thaïlande, l’Uruguay et Singapour, ainsi que la Chine, mais sous réserve de confirmation de la réciprocité pour ce dernier pays.

Par Le Figaro avec AFP

UE: le record de Nice, plus long sommet de l’histoire, en passe d’être battu

juillet 20, 2020

En 2000, le sommet qui réunissait à l’époque quinze dirigeants européens avait duré 85 heures, laissant Jacques Chirac, président de séances, épuisé.

Quatre jours et une quatrième nuit de négociation: les dirigeants européens, réunis à Bruxelles sur le plan de relance de l’UE, sont en passe de battre le record du sommet de Nice de 2000 qui avait duré 85 heures.

Déjà à cette époque, alors que l’UE ne comptait que 15 membres, la bataille dans la cité balnéaire de la Côte d’Azur opposait les petits contre les grands et les Etats du Nord contre ceux du Sud pour l’arrivée des pays de l’Est de l’Europe. Le sommet s’était ouvert peu après 15H00 locales, le jeudi 7 décembre. Il avait été précédé par une conférence entre les 15 membres de l’UE et les pays alors candidats à l’adhésion –principalement d’Europe de l’est–. En tenant compte de cette conférence, le sommet a démarré près de cinq heures plus tôt, peu avant 10H00 locales et a duré près de 91 heures. Au menu des négociations à 15: la réforme des institutions de l’UE dans la perspective de son élargissement. «Ce fut un grand marchandage pour parvenir à l’accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi 11 décembre à 4H26 du matin –selon une alerte de l’AFP d’alors– dans l’épuisement général», ont raconté plusieurs participants. Il s’agissait de s’entendre sur l’introduction de décision à la majorité des Etats membres et non plus l’unanimité dans certains domaines politiques précis afin d’éviter les blocages et sur une nouvelle répartition de la pondération des voix entre les pays.

«Pas normal de finir à 5 heures du matin»

Contrairement à aujourd’hui, il n’existait pas de président du Conseil européen, sorte de chef d’orchestre du sommet, un rôle assuré actuellement par l’ex-Premier ministre belge, Charles Michel. Le dirigeant français, Jacques Chirac, présidait alors les séances. Lors du quatrième jour, il faisait tout pour parvenir à un accord et mettait sur la table à un rythme effréné toutes les questions en suspens. Résultat: la délégation belge, vexée de ne pas voir suffisamment considérée sa position sur les droits de vote de son pays, claqua la porte de la séance. Elle avait en effet été contrainte de décrocher par rapport aux Pays-Bas, devenant un plus petit pays en terme de voix. A plusieurs reprises, le sommet manqua de capoter. Mais, finalement la Belgique abandonna la résistance.«Pour leur faire accepter le décrochage vis-à-vis des Pays-Bas, on lui a vendu tous les conseils européens à Bruxelles», rappelle un des participants. Epuisé, Chirac appela alors à une réforme des méthodes de travail de l’Union. «Ce n’est pas normal de finir à 5 heures du matin», avait-il alors remarqué.

Traiteur contre cantine

Mais rien n’a changé. Les séances de travail de nuit continuent, les sommets se sont multipliés et avec 27 pays membres de l’Union, il est encore moins facile de trouver un compromis. Un détail reste du marathon de Nice: le buffet offert par la présidence française, préparé par un traiteur français de renom connu pour ses macarons, se souviennent les journalistes qui ont couvert l’évènement. Ce temps est révolu. Désormais, les repas sont servis à la cantine du batiment du Conseil européen par une société spécialisés et ils sont payants. Et pour le sommet extraordinaire consacré à la relance de l’économie, la pandémie a frappé: il était impossible d’organiser une salle de presse pour des raisons de sécurité sanitaire et la presse a donc été priée de rester à la maison.

Par Le Figaro avec AFP

Plan de relance européen : vers un échec des négociations ?

juillet 19, 2020

Les Vingt-Sept sont réunis depuis vendredi en sommet à Bruxelles pour tenter de s’entendre sur un plan de relance post-coronavirus.

L’ombre d’un échec plane sur le sommet européen qui se tient à Bruxelles depuis trois jours. Les dirigeants des vingt-sept États membres apparaissent profondément divisés sur le plan de relance économique post-coronavirus.

D’abord prévue à midi dimanche, la reprise du sommet a été reportée à un horaire inconnu pour laisser place à de multiples rencontres entre groupes de dirigeants, sous différents formats. «Pas avant 17h30», selon un porte-parole du Conseil européen. «À ce stade, il s’agit (…) de clarifier s’il est réellement possible de parvenir à un accord», s’est lamentée une source diplomatique espagnole. Les chances de trouver un accord n’étaient «pas fameuses», résumait une autre source diplomatique européenne.

«J’ai rarement vu en 7 ans des positions aussi diamétralement opposées, sur beaucoup de points», a observé le Luxembourgeois Xavier Bettel. Selon lui, trois points principaux sont «à clarifier» : le volume du fonds de relance, la façon d’administrer les fonds, et la corrélation avec le respect de l’État de droit. Et l’unanimité nécessaire des Vingt-Sept rend un compromis particulièrement difficile.

Dimanche matin, la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union, n’écartait pas le risque d’un échec des négociations. «Il y a beaucoup de bonne volonté (…) mais il est aussi possible qu’aucun résultat ne soit obtenu aujourd’hui», a-t-elle déclaré. De son côté, le président français Emmanuel Macron avait prévenu que les «compromis» ne pouvaient pas se faire «au prix de l’ambition européenne».

Les deux dirigeants ont retrouvé dès le début de matinée le président du Conseil européen, Charles Michel, chef d’orchestre du sommet, pour décider de la marche à suivre, après 48 heures de discussions qui n’ont pas permis de faire plier les Pays-Bas et leurs alliés «frugaux» (Danemark, Suède et Autriche, ainsi que la Finlande), très réservés sur ce projet. Ces cinq pays se sont également retrouvés de leur côté, avant de rencontrer les pays du sud, l’Italien Giuseppe Conte, l’Espagnol Pedro Sanchez et le grec Kyriakos Mitsotakis.

Réunion «très dure» samedi

Le deuxième jour de discussion, sous haute tension, s’était achevé dans la nuit de samedi à dimanche sur une réunion «très dure», selon plusieurs sources, entre le président français, la chancelière allemande et les dirigeants des quatre «frugaux» et de la Finlande.

Sur la table des négociations, un fonds constitué par une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros pour relancer l’économie européenne, qui affronte une récession historique, adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027) de 1.074 milliards d’euros.

Charles Michel tentait de «tester» une nouvelle proposition chiffrée dimanche avant de rouvrir la séance plénière. Une option est de modifier la répartition entre prêts et subventions en augmentant la part des premiers à 300 milliards (contre 250 dans la proposition initiale) sans réduire la part des subventions directement destinées aux États pour soutenir leurs plans de relance.

France et Allemagne ont indiqué ne pas vouloir descendre sous la barre de 400 milliards pour la partie subventions. Les «frugaux» préfèrent nettement les prêts, que chaque État doit personnellement rembourser, aux subventions.

Par Le Figaro avec AFP

Les voyageurs venus des États-Unis, du Brésil et de Russie pas admis dans l’UE à ce stade

juin 26, 2020

 

Les pays européens doivent se prononcer sur une proposition de liste d’une quinzaine d’États dont les voyageurs seront admis dans l’Union au 1er juillet, qui exclut les États-Unis et qui inclut la Chine sous condition, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques. Cette liste a été élaborée lors d’une réunion des ambassadeurs des pays de l’UE et de l’espace Schengen vendredi soir. Certains d’entre eux ne se sont pas prononcés, et les capitales ont samedi jusqu’à 18 heures pour donner une réponse, selon plusieurs sources européennes, après quoi la présidence croate de l’UE décidera de la marche à suivre.

La liste proposée contient quatorze pays: Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay. S’y ajoute la Chine, sous condition de réciprocité, c’est-à-dire à condition qu’elle accueille sur son sol les voyageurs venant de l’UE, selon une source diplomatique. Sont aussi admis les voyageurs d’Andorre, Monaco, du Vatican et Saint-Marin.

La liste ne comprend donc pas les États-Unis, pays le plus touché par la pandémie de coronavirus, tant en nombre de morts que de cas, avec 124.732 décès pour 2,4 millions de cas. Pas plus que le Brésil ou la Russie. Elle devrait être révisée toutes les deux semaines, selon une source européenne.

Si le contrôle des frontières reste une compétence de chaque État, l’UE s’efforce de se coordonner le plus possible sur la question des voyageurs à autoriser sur son sol, en raison de la libre circulation qui reprend dans l’espace Schengen, avec la levée des restrictions décidées pour lutter contre le coronavirus. Les voyages non essentiels vers l’UE sont interdits depuis la mi-mars. Cette mesure doit être levée progressivement à partir du 1er juillet, en privilégiant les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l’UE, où la pandémie a reflué, voire meilleure.

Certains pays touristiques se montrent désireux de rouvrir sans tarder. La Grèce a pour sa part commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud. «Nous demandons instamment qu’un accord soit conclu rapidement», avait déclaré dans la journée la porte-parole du gouvernement espagnol, Maria Jesus Montero.

La proposition européenne fixe plusieurs critères épidémiologiques pour qu’un pays soit sur la liste des admis, notamment un taux de nouveaux cas de Covid-19 proche ou en-dessous de 16 pour 100.000 habitants (moyenne dans l’UE) sur les 14 derniers jours. Mais également une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par un pays pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de tests. Plusieurs Etats membres ont toutefois jugé «problématique» la fiabilité des données épidémiologiques fournies par des pays tiers, notamment la Chine

Par Le Figaro avec AFP

Vaccin: des pays européens signent un accord garantissant 300 millions de doses pour l’UE

juin 13, 2020

 

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca.

Allemagne, France, Italie et Pays-Bas ont signé un accord avec le groupe pharmaceutique AstraZeneca pour garantir la fourniture à l’UE de 300 millions de doses d’un éventuel vaccin contre le coronavirus, a annoncé samedi le gouvernement allemand.

Les quatre pays ont signé un accord avec le groupe, né en 1999 de la fusion du Suédois Astra et du Britannique Zeneca, qui prévoit l’approvisionnement de l’ensemble des pays membres de l’Union européenne dès qu’un vaccin contre le Covid-19 sera découvert, a indiqué le ministère allemand de la Santé. Le développement d’un vaccin pourrait être achevé avec succès d’ici la fin de l’année, ont précisé à l’AFP des sources gouvernementales allemandes.

Les doses «doivent être distribuées à tous les États membres qui veulent participer, en fonction de la taille de leur population», selon le ministère. «Pour que les vaccins soient disponibles en grand nombre très rapidement après leur éventuelle approbation cette année ou l’année prochaine, les capacités de production doivent être garanties par contrat dès maintenant», a-t-il fait valoir.

La Commission européenne avait défendu vendredi l’idée auprès des pays de l’UE de se regrouper pour garantir un accès privilégié à un futur vaccin. Elle plaidait notamment pour la mise en place de contrats d’achats anticipés.

Au moment où les laboratoires tentent de trouver un vaccin en un temps record -douze à 18 mois, contre plusieurs années en temps normal-, ces avances sur paiement leur permettraient d’investir dans les capacités de production, alors que les essais cliniques sur les humains ne sont pas encore finalisés. Cet engagement donnerait le droit aux Etats membres d’acheter un certain nombre de doses à un certain prix une fois le vaccin disponible, en contrepartie du risque pris en matière d’investissements.

Les principaux groupes pharmaceutiques sont engagés dans une course pour développer un vaccin contre le coronavirus, qui a jusqu’à présent fait plus de 417.000 morts et infecté plus de 7,4 millions de personnes dans le monde.

Par Le Figaro avec AFP