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Soudan: l’UE réclame une enquête indépendante sur la répression

juin 17, 2019

 

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont réclamé lundi qu’une enquête soit menée avec «indépendance et transparence» sur la répression au Soudan début juin, dans un communiqué publié à l’issue de leur réunion à Luxembourg.

Ils ont répété leur condamnation des «violentes attaques perpétrées au Soudan le 3 juin qui ont fait de nombreux morts et blessés parmi les civils», et estimé que «la responsabilité en incombe clairement au Conseil militaire de transition (CMT) en tant qu’autorité chargée de la protection de la population». Le Conseil militaire, à la tête du pays depuis la destitution du président Omar el-Béchir le 11 avril, a reconnu avoir ordonné la dispersion le 3 juin d’un sit-in de milliers de manifestants devant le QG de l’armée à Khartoum.

Selon un comité de médecins proches de la contestation, quelque 120 personnes ont été tuées dans la répression depuis le 3 juin, la plupart dans la dispersion du sit-in. Les autorités ont parlé elles de 61 morts. Les auteurs de ces violations des droits de l’homme et de ces abus «doivent répondre de leurs actes», ajoutent les ministres.

L’UE appelle «à la cessation immédiate de toutes les violences (…), notamment des exécutions extrajudiciaires, arbitraires et sommaires, des passages à tabac, des violences sexuelles et sexistes». Elle réclame aussi «la levée immédiate» des obstacles à une distribution de l’aide humanitaire, y compris à Khartoum, qui concernerait plus de 8 millions de personnes. Enfin, les ministres apportent leur soutien à l’appel de l’Union africaine en faveur d’une autorité civile de transition.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Décès de migrants en Méditerranée: des avocats veulent traduire l’UE en justice

juin 3, 2019

 

Deux avocats internationaux ont demandé lundi à la Cour pénale internationale (CPI) de poursuivre l’Union européenne et ses Etats membres pour crimes contre l’humanité en raison de la mort de milliers de migrants qui ont péri en Méditerranée en cherchant à fuir la Libye.

Ces avocats, le Franco-Espagnol Juan Branco, et le juriste israélien Omer Shatz, tous deux basés à Paris, ont indiqué avoir transmis une plainte de 245 pages à la procureure de la CPI, Fatou Bensouda. Le dossier, selon eux, fournit «suffisamment de preuves impliquant les hauts responsables et agents de l’UE et des Etats membres dans des crimes contre l’humanité commis en application des politiques migratoires de l’UE en Méditerranée et en Libye» depuis 2014.

Plus de 12.000 personnes sont mortes depuis cette date en Méditerranée centrale, en tentant de rallier l’Europe depuis la Libye, ce qui en fait la route migratoire maritime la plus meurtrière au monde, selon l’ONU. Pour Juan Branco et Omer Shatz, l’UE a eu recours à «une politique migratoire fondée sur la dissuasion et visant à sacrifier les vies des migrants en détresse en mer». Le seul objectif était de «dissuader les personnes se trouvant dans une situation similaire de rechercher un refuge sûr en Europe», accusent les avocats dans leur plainte dont l’AFP a obtenu une copie.

Et lorsque cette stratégie a échoué à cause des opérations de sauvetage des ONG, arguent-ils, l’UE a fait appel aux garde-côtes libyens pour intercepter et renvoyer les migrants dans des camps de détention inhumains en Libye.«Cela en sachant parfaitement que c’était des personnes par ailleurs accusées de crimes de guerre, contre l’humanité… Ils (l’UE) ont volontairement financé ces individus (NDLR: les garde-côtes libyens)», a déclaré à l’AFP Juan Branco, ancien collaborateur de la CPI et journaliste. «Au lieu de secourir immédiatement les civils en détresse en mer, l’UE a facilité la mort de milliers de personnes par noyade», accusent encore les deux avocats.

Il n’est toutefois pas établi comment le bureau de Mme Bensouda traitera de leur plainte qui cible les dirigeants et les agents de l’Union européenne et des Etats membres mais aussi spécifiquement la France, l’Allemagne et l’Italie, trois pays membres de la CPI.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : le nom du Premier ministre dévoilé « dans la semaine »

mai 19, 2019

Félix Tshisekedi, à son arrivée à Windhoek, en Namibie, le 26 février 2019. © DR / Présidence RDC

 

Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, a reçu les ambassadeurs de l’Union européenne puis la présidente de l’Éthiopie, samedi à Kinshasa, à la veille d’une semaine chargée pendant laquelle il devrait annoncer le nom de son Premier ministre.

Le président a profité de ces réunions diplomatiques pour faire passer un message de politique intérieure, d’après son porte-parole, Kasongo Mwema Yamba Yamba. Aux ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne, le président de la République a lancé : « Nous avons la fumée blanche ». Les diplomates ont compris : « Le Premier ministre est trouvé ».

Un proche du chef de l’État a confirmé que le nom de ce Premier ministre devrait être connu dans la semaine.

Le chef du gouvernement doit être à la fois compatible avec l’actuel président et son prédécesseur Joseph Kabila. Félix Tshisekedi est en effet dans une démarche d’« alliance » ou de « coalition » avec le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, qui a conservé tous les autres leviers du pouvoir.

Calendrier chargé

Un nom revient souvent dans la presse congolaise, celui de Sylvestre Ilunga Ilukamba, le patron de la Société national des chemins de fer du Congo (SNCC), qui serait en pole position après l’abandon de la piste de l’homme d’affaires Albert Yuma.

La semaine s’annonce donc chargée en RDC avec le retour annoncé lundi à Lubumbashi de Moïse Katumbi après trois ans d’exil. Le jour du retour de l’ex-opposant à Joseph Kabila, Félix Tshisekedi doit recevoir à Kinshasa le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, première visite d’un haut-responsable européen depuis son élection.

Jeuneafrique.com avec AFP

Budget: 130 millions de plus pour l’aide au développement

septembre 24, 2018

Le montant total prévu pour l’aide publique au développement en 2019 s’élève à 3,08 milliards / © AFP/Archives / TAUSEEF MUSTAFA

Le projet de budget 2019, présenté lundi par Bercy, prévoit près de trois milliards d’euros pour l’aide publique au développement, soit 130 millions de plus que cette année, une augmentation saluée par l’ONG ONE.

Le montant total prévu pour l’aide publique au développement l’année prochaine s’élève à 3,08 milliards, soit une augmentation de 0,5% par rapport à cette année, détaille le projet de budget.

Cette hausse « marque enfin le début de la trajectoire ascendante pour atteindre les 0,55% du revenu national brut (RNB) alloués à l’aide au développement d’ici à la fin du quinquennat, suivant l’engagement du président » Emmanuel Macron, a réagi Friederike Röder, directrice pour l’UE et la France de l’ONG ONE, citée dans un communiqué.

« Cela ne reste toutefois qu’une première étape pour atteindre les 0,7%, engagement international de la France », a-t-elle toutefois souligné, appelant à accorder les fonds « en priorité aux pays les plus pauvres en Afrique, et aux projets ayant pour cible les femmes et les filles ».

Emmanuel Macron s’est engagé à porter à 0,55% du RNB l’aide publique de la France, d’ici 2022.

A 0,43% du RNB cette année, l’aide française reste très inférieure à l’objectif onusien de 0,7% atteint par seulement cinq pays (Danemark, Luxembourg, Norvège, Royaume-Uni et Suède).

Romandie.com avec(©AFP / (24 septembre 2018 15h31)

Fraude aux importations chinoises: l’UE donne deux mois à Londres pour rembourser 2,7 mds d’euros

septembre 24, 2018

L’UE donne deux mois au Royaume-Uni pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane destinés au budget européen / © AFP/Archives / Daniel LEAL-OLIVAS

La Commission européenne a donné lundi « deux mois » au Royaume-Uni pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane destinés au budget européen, lui reprochant d’avoir frauduleusement laissé entrer en Europe des produits chinois soumis à un niveau de taxes inadéquat.

Cette demande, qui s’inscrit dans le cadre d’une procédure dite « d’infraction » engagée par Bruxelles, menace d’exacerber encore les tensions dans le cadre des négociations sur le Brexit, quelques jours seulement après un sommet européen tendu en Autriche.

Londres dispose « d’un délai de deux mois pour agir, à défaut de quoi, la Commission pourrait saisir la Cour de justice de l’UE », explique Bruxelles dans un communiqué.

« Bien qu’il ait été informé des risques de fraude liés à l’importation de textiles et de chaussures originaires de la République populaire de Chine dès 2007 et qu’il lui ait été demandé de prendre des mesures appropriées de maîtrise des risques, le Royaume-Uni n’est pas intervenu de manière efficace pour empêcher la fraude », poursuit la Commission.

Cet ultimatum constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction, qui avait été lancée en mars par l’UE, à la suite d’un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf).

L’Olaf avait révélé qu’entre 2013 et 2016, des montants de droits de douane importants avaient été éludés grâce à de fausses factures, des factures fictives et en présentant des déclarations de valeur en douane incorrectes.

Or, les droits de douane font partie des ressources du budget de l’UE.

L’Olaf, qui estimait alors le préjudice à 2 milliards d’euros, avait recommandé à l’Union de « récupérer l’argent » auprès « du gouvernement du Royaume-Uni ».

D’autres contrôles menés par la Commission ont ensuite fait apparaître « une augmentation considérable de l’ampleur de ce mécanisme de fraude » pour la période comprise entre novembre 2011 et décembre 2017.

Cette fraude a selon elle « entraîné des pertes pour le budget de l’UE s’élevant à 2,7 milliards d’euros ».

L’affaire est d’autant plus inopportune que la proposition de Londres pour sa future relation avec l’UE après le Brexit repose sur un « accord douanier simplifié »: le Royaume-Uni collecterait les droits de douanes sur les biens entrant sur son territoire à destination de l’UE et appliquerait ses propres taxes sur ses importations en provenance de pays tiers.

Bruxelles et Londres prévoient de s’entendre sur un accord de retrait et le cadre de leur futur relation d’ici le moins de novembre, afin de permettre au Royaume-Uni de quitter comme prévu l’UE fin mars 2019.

Romandie.com avec(©AFP / (24 septembre 2018 13h07)

Tensions entre la Côte d’Ivoire et l’ambassadeur de l’Union européenne

septembre 5, 2018

Jean-François Valette, ancien ambassadeur de l’Union européenne à Abidjan. © Twitter/Union européenne en Côte d’Ivoire

Alors que la divulgation d’un sévère rapport interne de l’Union européenne a crispé les relations avec la Côte d’Ivoire, l’ex-ambassadeur de l’UE à Abidjan, Jean-François Valette, confirme ses critiques dans un courrier à Jeune Afrique.

Entre la Côte d’Ivoire et Jean-François Valette, qui vient de quitter ses fonctions d’ambassadeur de l’Union européenne à Abidjan, les relations sont devenues si difficiles que chaque mot est désormais l’objet de bataille. Un face-à-face peu courant dans un univers diplomatique habituellement feutré.

Dernier épisode en date, un confidentiel, publié dans Jeune Afrique n°3005-3006 du 12 au 25 août 2018 intitulé « Valette sur la sellette ». Cet article faisait état de la convocation du diplomate par Fidèle Sarassoro, le directeur de cabinet d’Alassane Ouattara, suite à la fuite d’un rapport interne à l’Union européenne très critique à l’égard de la Côte d’Ivoire. Il relatait notamment que Jean-François Valette avait « dit assumer ce rapport, tout en s’excusant pour la fuite. »

Nouveau pic

Dans un droit de réponse envoyé le 30 août à Jeune Afrique (voir ci-dessous), le diplomate dit « s’inscrire en faux » contre une partie de ces affirmations : « Cela ne correspond pas aux propos que […] j’ai tenus à M. Sarassoro […], je n’avais pas à m’en excuser et je ne l’ai donc pas fait », écrit-il.

Une précision en forme de nouveau pic à l’égard des autorités ivoiriennes. Jean-François Valette réaffirme en effet que le contenu était « l’exact reflet de l’analyse collective des huit ambassadeurs européens présents en Côte d’Ivoire », notamment la France.

Bilan inquiétant de la situation en Côte d’Ivoire

Cela faisait de longs mois que le monde diplomatique abidjanais savait que les relations étaient délétères entre l’ambassadeur de l’Union européenne et la Côte d’Ivoire, mais ce sont huit pages qui ont mis le feu aux poudres.

Ce rapport interne de l’Union européenne daté du 18 avril 2018 et qui a fuité fin juillet sur les réseaux sociaux dresse un bilan inquiétant de la situation en Côte d’ivoire, « un pays moins solide et démocratique que sa bonne image pourrait le laisser penser. » Le texte recense des signaux « qui incitent à la vigilance » : une réduction de la croissance, la multiplication par deux de la dette publique, l’augmentation du déficit public. Il s’inquiète également de « l’hermétisme » des autorités ivoiriennes face aux critiques et d’un pouvoir qui semble « trop faible politiquement pour accepter le jeu démocratique », évoquant de multiples « dérives. »

« Volonté manifeste de nuire »

Un constat sans concession qui a fait bondir les autorités ivoiriennes. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères s’est élevé contre un rapport « inamical », dont la diffusion révélerait « une volonté manifeste de nuire et d’entacher la crédibilité de la Côte d’Ivoire. »

Les attaques personnelles n’ont pas été oubliées. Alors que le ministère ivoirien des Affaires étrangères dénonçait « une série de manquements » et la « discourtoisie » de Jean-François Valette, ce dernier, dans son droit de réponse, se disait surpris de la publication de cette note sur la page Facebook du ministre.

C’est dans ce contexte de forte défiance que Jean-François Valette a quitté ses fonctions le 31 août dernier et a été remplacé par l’Allemand Jobst von Kirchmann. L’Union européenne est un des principaux partenaires de la Côte d’Ivoire.

Jeuneafrique.com

Brexit: Boris Johnson voit l’UE sortir « victorieuse » des négociations

septembre 3, 2018

Londres – L’ancien ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson a critiqué une fois de plus les propositions de Theresa May pour le Brexit, estimant que Bruxelles sortira « victorieuse » des négociations avec Londres.

« Je crains que le résultat inévitable soit une victoire pour l’UE, avec le Royaume-Uni mis au tapis, 12 étoiles tournant symboliquement autour de notre tête à moitié étourdie », écrit l’ancien ministre conservateur dans le quotidien The Telegraph lundi.

Boris Johnson avait claqué la porte du gouvernement dans la foulée du ministre chargé du Brexit David Davis, en désaccord avec le « plan de Chequers » proposé par Theresa May, qui prévoit le maintien d’une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l’UE après le Brexit.

Avec ces propositions, la cheffe du gouvernement a provoqué la fureur des partisans d’un Brexit « pur et dur » mais aussi le scepticisme des dirigeants de l’UE, qui ont mis en doute la viabilité de ce plan.

« Il peut y avoir certains aspects des propositions de Chequers qu’ils prétendent ne pas aimer (…) Mais en réalité, dans cette négociation, l’UE a jusqu’à présent remporté toutes les manches importantes », estime Boris Johnson.

Pour ce fervent « Brexiter », avec les propositions de Chequers, Londres s’est lancé dans la bataille « en agitant un drapeau blanc ».

Tandis que les négociations entre Londres et Bruxelles patinent, en particulier sur la frontière irlandaise, Boris Johnson a accusé le gouvernement de « n’avoir même pas essayé » de régler cette question.

Ses propos font écho à ceux de David Davis qui a estimé dimanche que le « plan de Chequers » était « presque pire que de rester dans l’UE ».

Dans la même veine, 20 députés conservateurs, dont les anciens ministres eurosceptiques Iain Duncan Smith et Priti Patel, ont rejoint « Stand Up 4 Brexit », un mouvement militant pour le « rejet » du plan de Chequers.

Décrivant le projet de Theresa May comme une « humiliation » qui aboutirait à un accord « dicté par Bruxelles », un autre député conservateur, Nick Boles, a publié sur internet une alternative qui verrait notamment le Royaume-Uni annuler dans un premier temps son engagement à payer la facture du divorce, soit plusieurs dizaines de milliards d’euros.

De quoi donner le ton de la rentrée parlementaire, mardi, alors que la Première ministre a promis de maintenir son projet.

Le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, a de son côté appelé Londres à détailler en urgence sa proposition sur l’Irlande.

S’il a ouvert la porte à une prolongations des négociations, qui étaient censées aboutir d’ici à un sommet des dirigeants des pays de l’Union européenne le 18 octobre, M. Barnier a prévenu qu’un accord devait être trouvé « d’ici à mi-novembre », pour avoir le temps d’être ratifié par les parlements britannique et européen avant le Brexit, programmé fin mars 2019.

« C’est possible. Ce dont nous avons besoin ce n’est pas de temps mais de décisions politiques », a-t-il déclaré dimanche au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

M. Barnier a également répété être en désaccord avec certains points du plan de Chequers, notamment celui prévoyant des « règles communes » pour les biens et le secteur agro-alimentaire.

« Si nous laissons les Britanniques choisir à la carte dans notre ensemble de règles, cela aurait des conséquences graves. Alors n’importe quel autre pays tiers pourrait revendiquer que nous leur proposions les mêmes avantages. Ce serait la fin du marché unique et du projet européen! », a déclaré le négociateur.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2018 10h00)                                                        

Bruxelles propose la fin du changement d’heure dans l’UE

août 31, 2018

Genval (Belgique) – La Commission européenne a annoncé vendredi qu’elle allait proposer de mettre un terme au changement d’heure saisonnier dans l’UE, à la suite d’une consultation publique ayant reçu cet été un nombre record de réponses.

« Des millions de personnes ont répondu et sont d’avis qu’à l’avenir, c’est l’heure d’été qui devrait être tout le temps la règle, et nous allons réaliser cela », a expliqué le président de l’exécutif européen, Jean-Claude Juncker, à la chaîne de télévision allemande ZDF.

Environ 4,6 millions de réponses, en provenance des 28 Etats membres, ont été enregistrées au cours de cette consultation publique, qui s’est tenue du 4 juillet au 16 août.

Selon des résultats préliminaires, 84% des répondants, qui se sont exprimés via un questionnaire en ligne, sont favorables à la fin du changement d’heure.

« Lorsque l’on consulte les citoyens sur quelque chose il convient aussi ensuite de faire ce qu’ils souhaitent », a insisté Jean-Claude Juncker vendredi dans son entretien avec la ZDF.

« Le message est très clair », a pour sa part estimé à Bruxelles la commissaire européenne chargée des Transports, Violetta Bulc.

« Nous allons maintenant agir en conséquence et préparer une proposition législative pour le Parlement européen et le Conseil (qui représente les Etats membres, ndlr), qui décideront ensuite ensemble », a-t-elle précisé.

Selon la Commission, les opposants au changement d’heure ont mis en avant des « considérations relatives aux impacts négatifs sur la santé, à l’augmentation du nombre d’accidents de la route ou au manque d’économies d’énergie ».

Effets négatifs

Le changement entre heure d’été et d’hiver, introduit en Europe à l’origine pour réaliser des économies d’énergie, suscite une controverse permanente depuis des années.

Plusieurs pays du nord de l’Europe – Lituanie, Finlande, Pologne et Suède – réclament l’abandon de ce système.

La consultation publique de la Commission fait notamment suite à une résolution adoptée en février par les députés européens, réclamant une « évaluation » détaillée du système de changement d’heure.

« De nombreuses études, si elles n’aboutissent pas à des conclusions définitives, ont indiqué l’existence d’effets négatifs sur la santé des êtres humains » de ces décalages d’une heure, avaient souligné les eurodéputés dans un communiqué.

« La directive actuelle, entrée en vigueur en 2001, fixe pour l’ensemble de l’UE une date et une heure harmonisées pour le début et la fin de la période de l’heure d’été, l’objectif étant d’aider le marché intérieur à fonctionner de façon efficace », rappellent-ils dans un communiqué.

Depuis 1996, tous les Européens avancent leur horloge d’une heure le dernier dimanche de mars et la reculent d’une heure le dernier dimanche d’octobre.

Les résultats de la consultation publique laissent apparaître que les Allemands sont particulièrement intéressés par le sujet, puisque 3,79% de leur population ont répondu au questionnaire.

Ils sont suivis par les Autrichiens (2,94%) et les Luxembourgeois (1,78%). Dans tous les autres pays, moins d’1% de la population s’est manifesté.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2018 10h54)                                                        

Londres appelle Européens et Américains à « aller plus loin » pour contrer la Russie

août 21, 2018

Le chef de la diplomatie américaine Jeremy Hunt prononçant son discours mardi 21 août à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Le nouveau chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, a appelé mardi à Washington les Etats-Unis et les Européens à « aller plus loin » pour contrer la Russie de Vladimir Poutine, demandant notamment un durcissement des sanctions de l’Union européenne.

L’attitude russe, « agressive et malveillante », « sape l’ordre international censé nous protéger », a-t-il dénoncé mardi dans son premier grand discours de politique étrangère depuis sa nomination en juillet, prononcé devant l’US Institute for Peace, un cercle de réflexion américain.

L’empoisonnement début mars à Salisbury, en Angleterre, de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, imputé par Londres aux autorités russes, a plongé les deux pays dans une grave crise diplomatique.

Jeremy Hunt a salué la « réponse forte et unitaire » des capitales occidentales, qui ont expulsé de manière coordonnée de nombreux diplomates russes. Et il a souligné que les Etats-Unis, déjà en première ligne, avaient « été plus loin » en annonçant, « les premiers », des sanctions économiques dans l’affaire Skripal, venues s’ajouter aux mesures punitives pour dénoncer l’annexion de la Crimée par la Russie ou l’ingérence de Moscou dans les élections américaines.

« Aujourd’hui, le Royaume-Uni demande à ses alliés d’aller plus loin en appelant l’Union européenne à faire en sorte que ses sanctions contre la Russie soient exhaustives, et que nous nous serrions vraiment les coudes avec les Etats-Unis », a-t-il lancé. Si les Européens ont déjà pris « des mesures très très fortes », il a rappelé que « cette attaque avait eu lieu sur le sol européen », regrettant que ce soient seulement « les Etats-Unis, et non l’Europe », qui aient à ce stade annoncé des sanctions économiques.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a aussitôt ironisé sur son « collègue britannique » qui a « une estime de soi plutôt élevée »: « Un pays qui quitte l’Union européenne dans le cadre du Brexit entend dicter la politique étrangère de cette même Union européenne ». « Et maintenant, Londres veut aussi dicter la politique étrangère de Washington envers la Russie » en tentant de « convaincre Donald Trump de renforcer les sanctions », a-t-il dit, cité par l’agence Ria Novosti.

– « Brexit chaotique » –

Le message de fermeté affiché par l’administration américaine est régulièrement brouillé par la volonté du président Trump d’améliorer ses relations avec la Russie. Son sommet à Helsinki en juillet, au cours duquel il s’est montré très conciliant avec son homologue russe Vladimir Poutine juste après avoir brusqué ses alliés de l’Otan à Bruxelles, a notamment été très critiqué.

A Washington, avant de rencontrer mercredi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, Jeremy Hunt a ménagé le locataire de la Maison Blanche et sa « manière différente » d’aborder la diplomatie, en estimant qu’il fallait « regarder ce qu’il fait et pas seulement ce qu’il dit ». Tout en mettant le doigt sur certaines ambiguïtés de sa politique étrangère.

« Il est incroyablement important d’avoir un dialogue » avec Moscou, qui est « une grande puissance nucléaire », a-t-il reconnu. « Mais nous devons aussi être francs: la politique étrangère de la Russie sous le président Poutine a rendu le monde plus dangereux », a-t-il prévenu.

Depuis l’autre rive de l’Atlantique, Jeremy Hunt a enfin adressé une nouvelle mise en garde à l’Union européenne au sujet du Brexit.

« Une des plus grandes menaces pour l’unité européenne serait un Brexit chaotique sans accord », a-t-il martelé. « Le risque d’un divorce désordonné » serait « une fissure dans les relations entre alliés européens qui ne se cicatriserait pas avant une génération, une erreur géostratégique pour l’Europe à un moment extrêmement vulnérable de notre histoire », a ajouté celui qui a succédé à Boris Johnson sur fond de désaccords au sein du gouvernement britannique sur la gestion du Brexit.

L’issue des discussions sur le Brexit, qui sont censées déboucher sur un accord de divorce d’ici à la fin octobre avant la séparation prévue pour le 29 mars 2019, reste encore incertaine, Bruxelles restant inflexible malgré le nouveau plan de sortie de l’UE de la Première ministre Theresa May.

« Le moment est désormais venu pour la Commission européenne d’envisager avec un esprit d’ouverture les propositions honnêtes et constructives faites par la Première ministre », estime Jeremy Hunt.

Romandie.com avec(©AFP / (21 août 2018 18h38)

Poutine appelle l’UE à participer à la reconstruction en Syrie

août 18, 2018

Le président russe Vladimir Poutine le 18 août 2018 au château de Meseberg près de Berlin / © AFP / Tobias SCHWARZ

Le président russe Vladimir Poutine a appelé samedi les Européens à participer financièrement à la reconstruction de la Syrie pour permettre le retour chez eux de millions de réfugiés, lors d’une visite en Allemagne.

« Il faut renforcer la dimension humanitaire dans le conflit syrien et je veux dire par là avant tout l’aide humanitaire à la population syrienne, et aider les régions où les réfugiés se trouvant à l’étranger peuvent retourner », a-t-il déclaré avant un entretien avec la chancelière Angela Merkel.

Il y en a un million en Jordanie, autant au Liban, et 3 millions en Turquie, a-t-il énuméré.

L’Allemagne en a accueilli aussi plusieurs centaines de milliers depuis 2015, au plus fort de la crise migratoire, qui a ébranlé la cohésion de l’Union européenne et affaibli politiquement Angela Merkel.

« C’est potentiellement un énorme poids pour l’Europe », a-t-il mis en garde.

« C’est pourquoi il faut tout faire pour que ces gens rentrent chez eux », ce qui veut dire concrètement rétablir les services de base comme l’approvisionnement en eau ou les infrastructures médicales.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine au château de Meseberg près de Berlin le 18 août 2018 / © AFP / Tobias SCHWARZ

La chancelière a estimé de son côté que la priorité en Syrie était « d’éviter une catastrophe humanitaire », sans rentrer dans les détails.

Les deux dirigeants veulent également évoquer le règlement la crise ukrainienne, qui « malheureusement n’avance pas du tout », a jugé M. Poutine.

Le processus de paix des accords de Minsk, parrainé par l’Allemagne et la France, est au point mort, a également constaté la chancelière, soulignant l’absence « de cessez le feu stable » dans l’est de l’Ukraine. Une mission des Nations unies sur place, au menu des discussions avec M. Poutine, « pourrait peut-être jouer un rôle de pacification » dans la région, a-t-elle dit.

La Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes de l’Est ukrainien, ce qu’elle nie.

La coopération économique, en particulier dans le domaine de l’énergie, doit aussi être un thème central des discussions.

Le président russe arrive pour rencontrer Angela Merkel / © AFP / Marion Payet

La Russie et l’Allemagne sont partenaires dans le projet de gazoduc Nord Stream 2, très critiqué par le président américain Donald Trump, qui doit doubler les capacités de livraison par la route de transit via la mer Baltique tout en évitant un transport via l’Ukraine.

« L’Ukraine doit à mon avis jouer un rôle dans le transit de gaz vers l’Europe », même après l’entrée en fonction de Nord Stream 2 prévue en 2019, a déclaré la chancelière.

M. Poutine a de nouveau défendu le projet, « qui répond à la demande croissante de l’économie européenne pour les ressources énergétiques ».

« Je veux souligner ici que Nord Stream 2 est uniquement un projet économique et il ne ferme pas la porte à la continuation du transit de gaz à travers le territoire de l’Ukraine », a-t-il réaffirmé.

En juillet, il avait déjà assuré que la Russie était disposée à maintenir le transit de gaz russe par l’Ukraine après la mise en service du gazoduc, mais sans en dire plus sur les volumes ou les tarifs.

Les deux responsables mènent leurs consultations au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 km au nord de Berlin. Aucune communication n’est prévue à l’issue de la rencontre.

Romandie.com avec(©AFP / (18 août 2018 21h18)