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Platini, finalement suspendu 4 ans, démissionne de l’UEFA

mai 9, 2016

Lausanne (awp/afp) – La suspension de Michel Platini de toutes fonctions liées au football a été réduite lundi de six à quatre ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS), une décision immédiatement suivie par l’annonce de la démission du président de l’UEFA.

Le TAS a reconnu dans son communiqué la « validité » du contrat oral liant la Fifa à Michel Platini, pour 1,8 million d’euros, mais « n’est pas convaincu par la légitimité » de ce versement effectué en 2011 pour un travail de conseiller achevé en 2002 auprès de Joseph Blatter, à l’époque président de la Fifa.

Quelques minutes après cette annonce du TAS, qui avait été dévoilée en primeur par ses avocats, l’ancien meneur de jeu de l’équipe de France a annoncé dans un communiqué sa « démission » de ses fonctions de Président de l’UEFA, afin de « pouvoir poursuivre (son) combat devant les tribunaux suisses ».

Cette démission prend donc effet immédiatement alors que ses avocats avaient auparavant indiqué qu’il remettrait cette démission « à l’occasion du prochain congrès de l’organisation ».

Blatter, son ex-mentor devenu son ennemi, a pour sa part « pris acte » de la décision auprès de l’AFP, sans faire de commentaire.

La Fédération française de football a quant à elle salué en Platini un « homme qui a toujours oeuvré dans l’intérêt du football ».

Le TAS a également réduit de 80.000 à 60.000 francs suisses (72.000 à 54.000 euros) l’amende infligée par la Fifa au patron du football européen.

Le 21 décembre, le Français avait initialement été suspendu huit ans par la justice interne de la Fifa, une peine réduite à six ans en appel en février.

Mis en cause à la suite de la révélation de ce paiement de 1,8 million d’euros reçu en 2011 de la Fifa, en rémunération d’un travail de conseiller de Joseph Blatter, alors président de l’instance mondiale, Platini avait été jugé coupable par la Fifa « d’abus de position », de « conflit d’intérêts » et de « gestion déloyale ». Seule la charge de « corruption » avait été écartée.

Romandie.com avec (AWP / 09.05.2016 12h31)

Dopage : l’Euro s’éloigne pour Mamadou Sakho

avril 28, 2016

Mamadou Sakho, le 20 décembre 2015.

Mamadou Sakho, le 20 décembre 2015. Matt Dunham / AP
Le défenseur international français Mamadou Sakho, écarté par Liverpool car visé par une enquête pour une possible infraction au code antidopage, a été suspendu trente jours à titre conservatoire par l’UEFA, a annoncé l’instance européenne, jeudi 28 avril. La date de l’audience du joueur sera annoncée ultérieurement. La décision finale sera prise par la commission de contrôle, d’éthique et de discipline de l’UEFA, a indiqué l’instance dans un communiqué.

Cette suspension provisoire court jusqu’au 28 mai, seize jours après l’annonce de la liste des 23 sélectionnés par Didier Deschamps pour l’Euro 2016 en France (10 juin-10 juillet), le 12 mai. Le patron des Tricolores doit rendre sa liste à l’UEFA au plus tard d’ici au 30 mai à minuit. « Il y a une épée de Damoclès au-dessus de Sakho mais rien n’empêche, dans la pratique, le sélectionneur de le retenir, dans un premier temps, dans sa liste et qu’il la rende le plus tard possible à l’UEFA », indique-t-on à la Fédération française de football (FFF).

Contrôle positif le 17 mars

Mamadou Sakho, âgé de 26 ans (28 sélections, 2 buts depuis 2010), a subi un contrôle positif lors du huitième de finale retour de Ligue Europa contre Manchester United le 17 mars. La substance à laquelle Mamadou Sakho a été contrôlé positif n’avait pas été précisée dans le bref communiqué de son club. Selon l’agence Associated Press (AP), il s’agit d’une substance brûleuse de graisse. Le joueur formé au Paris Saint-Germain est régulièrement sujet à des problèmes de poids, et ce depuis le début de sa carrière.

Samedi, Liverpool avait indiqué que l’UEFA menait une enquête et qu’en attendant, Sakho n’était pas suspendu mais que, d’un commun accord, il avait été décidé qu’il ne joue plus jusqu’aux conclusions de ces investigations.

Quelle sélection possible pour le 12 mai ?

Sakho, joueur volontaire, précieux sur les coups de pieds arrêtés offensifs mais parfois coupable de bévues ou d’erreurs de placement en défense, était en ballottage défavorable avec Laurent Koscielny pour former avec Raphaël Varane la charnière centrale titulaire durant l’Euro. Au-delà de sa présence ou non sur le terrain, celui qui avait inscrit un doublé du match retour de barrage qualificatif à la Coupe du monde 2014, face à l’Ukraine, occupe une place importante dans le groupe de Didier Deschamps.

Les possibilités de remplacement de Mamadou Sakho dans la liste des 23 ne sont pas nombreuses pour le sélectionneur français. Son remplaçant naturel, le Barcelonais Jérémy Mathieu, a subi une déchirure du ménisque interne lors de son dernier match avec les Bleus face à la Russie en mars, et Aymeric Laporte et Kurt Zouma, autres prétendants, sont également blessés. Le défenseur de Manchester City Eliaquim Mangala, en disgrâce ces derniers mois, et le Lyonnais Samuel Umtiti, que Deschamps n’a jamais appelé chez les Bleus, pourraient donc en profiter.

Lire aussi :   Les affaires de dopage toquent à la porte du football

Les ennuis s’accumulent pour Didier Deschamps

A un mois et demi de l’ouverture de la compétion, Didier Deschamps connaît une période particulièrement délicate. Lui qui accueillera ses joueurs à partir du 17 mai pour le début du stage préparatoire à l’Euro. Le 13 avril, le sélectionneur et le président de la FFF, Noël Le Graët, avait mis un terme au feuilleton Karim Benzema en annonçant que le meilleur buteur en activité des Tricolores ne participerait pas au tournoi. Suivant l’opinion publique, Didier Deschamps se privait ainsi de son meilleur atout offensif, mis en examen en novembre pour complicité de tentative de chantage et participation à une association de malfaiteurs dans l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena.

Le 16 avril, le JDD a révélé que Didier Deschamps était sous la menace d’une expertise judiciaire et soupçonné d’un éventuel recel d’abus de biens sociaux dans le cadre de l’enquête sur les agents et transferts de l’Olympique de Marseille. Le juge en charge du dossier, s’intéresse au montant de l’indemnité de départ versée, en juillet 2012, à celui qui a entraîné durant trois saisons le club phocéen.

Le 20 avril, le Canard enchaîné a publié des écoutes téléphoniques, ordonnées par les juges marseillais, attestant de conversations entre Didier Deschamps et son agent Jean-Claude Bernès. Le sélectionneur avait à cette occasion été particulièrement véhément à l’encontre de Vincent Labrune, président de l’OM depuis 2011.

Lemonde.fr

« Panama papers » : le contrat douteux signé par Gianni Infantino, le nouveau patron de la FIFA

avril 5, 2016

Le président de la FIFA Gianni infantino, le 31 mars.

Le président de la FIFA Gianni infantino, le 31 mars. Fernando Vergara / AP
Le 26 février, dans son discours de candidat à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino avait promis de restaurer la réputation de l’instance planétaire, minée par des scandales de corruption. Six semaines après l’élection du Suisse à la tête de l’organisation faîtière du ballon rond, son nom apparaît dans les « Panama papers ».

Selon les informations du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l’Helvète a signé en 2006 et 2007 des contrats commerciaux, au nom de l’Union des associations européennes de football (UEFA), avec une entreprise offshore détenue par des hommes d’affaires, actuellement inculpés par la justice américaine dans le cadre de l’enquête sur le scandale de la FIFA.

En septembre 2006, la société Cross Trading a ainsi acheté à l’UEFA les droits télévisés de la Ligue des champions pour la période 2006-2009 pour 111 000 dollars. En mars 2007, elle a également obtenu pour une saison les droits de la Coupe de l’UEFA et de la Supercoupe d’Europe pour 28 000 dollars. Derrière Cross Trading figurent les hommes d’affaires argentins Hugo et Mariano Jinkis, placés en détention provisoire et inculpés en mai 2015 par le parquet fédéral de New York pour avoir versé des dizaines de millions de dollars de pots-de-vin en échange de droits de diffusion de compétitions FIFA en Amérique du Sud.

311 170 dollars de droits télévisés

Implantée dès 1998 sur l’île de Niue, dans le Pacifique, avant de s’exporter aussi aux Seychelles et dans le Nevada, Cross Trading a revendu pour 311 170 dollars les droits télévisés de la Ligue des champions (2006-2009) au groupe télévisé équatorien Teleamazonas. La société a par ailleurs vendu les droits de la Coupe de l’UEFA et de la Supercoupe d’Europe au même groupe pour 126 000 dollars. Cross Trading a ainsi réalisé une marge de un à trois, voire de un à quatre, grâce à ces transactions, selon les documents consultés par la Süddeutsche Zeitung.

Cross Trading a été créée notamment grâce au cabinet d’avocats de l’Uruguayen Juan Pedro Damiani, membre fondateur du comité d’éthique de la FIFA depuis 2006. Ce dernier fait actuellement l’objet d’une enquête interne de la Fédération internationale.

Les deux contrats scellés entre la société offshore et l’UEFA ont été paraphés par Hugo Jinkis et par… Gianni Infantino, alors directeur de la division des affaires juridiques de l’UEFA (2004-2007), un poste qu’il a occupé avant de devenir secrétaire général de l’institution, puis le bras droit de son président, Michel Platini, en 2009.

En septembre 2015, la Süddeutsche Zeitung a demandé à l’UEFA si l’un de ses responsables a ou avait eu, au cours des vingt dernières années, des relations commerciales avec une ou plusieurs des quatorze personnes inculpées par la justice américaine dans le cadre de son enquête sur la FIFA, ou avec leurs entreprises. Le journal avait notamment envoyé à l’instance européenne la liste des prévenus, sur laquelle figuraient Hugo et Mariano Jinkis. L’UEFA a assuré qu’elle n’a ou n’avait jamais eu « aucune relation commerciale avec les personnes mentionnées ou leurs entreprises. »

Cinq jours après l’élection de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA, la Süddeutsche Zeitung a posé la même question au nouveau patron du football mondial, en s’appuyant sur les documents des « Panama papers ». Le 8 mars, la porte-parole de la FIFA assurait que « Gianni Infantino n’a jamais eu affaire personnellement ni en tant que secrétaire général de l’UEFA, en son temps, avec l’une des personnes ou organisations nommées. » La Süddeutsche Zeitung relance alors l’institution en posant la même question et en visant la période où auparavant Gianni Infantino occupait la fonction de directeur de la division des affaires juridiques de l’UEFA. « II n’a eu affaire dans aucune de ses fonctions à l’UEFA à l’une des personnes ou organisations nommées », a indiqué la FIFA.

« Nous ne savions pas qui étaient les véritables propriétaires »

Le 23 mars, le journal envoie par email à l’UEFA les contenus du contrat signés en 2006 par Gianni Infantino et Cross Trading. Six jours plus tard, l’UEFA admet la conclusion de cet accord. Selon la Süddeutsche Zeitung, cet accord inclurait par ailleurs, via un « hospitality sales agreement » la société Traffic Sports Europe, dirigée par le Brésilien José Hawilla. Ce dernier a été inculpé par la justice américaine et a plaidé coupable de fraude et d’obstruction à la justice, acceptant au passage de rembourser la bagatelle de 151 millions de dollars au gouvernement des Etats-Unis.

Pourquoi l’UEFA a-t-elle vendu des droits télévisés à des prix inférieurs au prix du marché ? D’autant que Cross Trading a vendu ces droits à Teleamazonas, dès juillet 2006, soit deux mois avant la conclusion de son contrat avec l’instance européenne. Selon des documents recueillis par la Süddeutsche Zeitung, l’UEFA avait scellé un accord similaire avec Cross Trading pour la période 2003-2006. Selon le journal allemand, les Jinkis ont gagné près de 600 000 dollars grâce aux droits télévisés accordés par l’UEFA pour l’Equateur.

Contactée par la Süddeutsche Zeitung, l’UEFA précise que « tous les contrats devraient être examinés, avant signature, par la division des affaires juridiques. » « Nous ne savions pas qui étaient à l’époque les véritables propriétaires de Cross Trading », ajoute l’instance européenne. Gianni Infantino a-t-il fait preuve d’une légèreté coupable en paraphant ces documents sans savoir avec qui précisément il faisait affaire? De son côté, la FIFA récuse tout soupçon d’irrégularité.

Monica Almeida ; Catherine Boss ; Mauritius Much ; Frederik Obermaier ; Bastian Obermayer ; Thomas Kistner (pour la Süddeutsche Zeitung) (Adaptation de Rémi Dupré et Adrien Pécout pour Le Monde)

 Lemonde.fr par Adrien Pécout , Journaliste au Monde

FIFA : Sepp Blatter règle ses comptes avec Platini et l’UEFA

octobre 28, 2015
Joseph Blatter, le président de la FIFA, en mai 2011. ARND WIEGMANN / REUTERS

Joseph Blatter, le président de la FIFA, en mai 2011. ARND WIEGMANN / REUTERS

Depuis le 8 octobre, le Suisse Joseph Blatter, 79 ans, ne met plus les pieds au siège de la Fédération internationale de football, imposant bâtiment perché dans les hauteurs de Zurich. Suspendu provisoirement pour quatre-vingt-dix jours par le comité d’éthique de son organisation, le président de la FIFA a été condamné à la même peine que son ancien protégé et actuel rival Michel Platini, patron de l’Union des associations européennes de football (UEFA) et candidat à sa succession, lors du congrès électif du 26 février 2016.

« Nous sommes tous extrêmement tristes ! assurait au Monde l’entourage du patriarche, quelques jours après l’annonce de sa sanction. Mais il est étonnamment alerte et très très positif et confiant. Il reste un battant ! » Décidé à se défendre, le roué Valaisan s’est longuement confié, mercredi 28 octobre, à l’agence de presse russe Tass.

En « roue libre », Joseph Blatter accuse directement Michel Platini et l’UEFA d’être en partie responsables de la « crise » qui secoue la FIFA. « Je suis devenu la première cible des attaques car depuis trois ans déjà, et spécifiquement après le Mondial 2014 au Brésil, l’UEFA ne me voulait pas comme président, déclare le septuagénaire, en poste depuis 1998. Seule l’UEFA a essayé de m’écarter. Ils n’y sont pas parvenus. Malgré ce tsunami, j’ai été réélu président [le 29 mai]. Et qui a été impliqué dans ces attaques contre le président de la FIFA ? Les politiques. L’Union européenne. » Il égratigne notamment le « Parlement européen », qui a réclamé son départ.

« La victime de tout ceci est finalement Platini »

Joseph Blatter affirme notamment que Michel Platini « n’avait pas le courage de se présenter à la présidence. » « Si vous ouvrez les journaux, si vous allumez la télévision, tous les jours, il est dit : Blatter doit s’en aller.” La victime de tout ceci est finalement Platini. Malheureusement, Platini était dans le même bateau [que moi] », glisse-t-il, revenant sur la suspension prononcée à son encontre par le comité d’éthique, qu’il qualifie de « non-sens ». « C’était la pression des médias qui voulaient se débarrasser du président de la FIFA. Ils [les membres du comité d’éthique] ont voulu dire : “Nous, comité d’éthique, nous ne sommes pas au service du président, nous sommes totalement indépendants. C’est faux. Ils peuvent être indépendants, mais ils n’ont pas besoin d’être contre moi. » Le dirigeant a d’ailleurs rappelé qu’il avait « installé » les membres dudit comité d’éthique, déplorant le fait de n’avoir pas été « auditionné ».

Le natif de Viège estime que ses relations avec Platini se sont dégradées à cause du « virus anti-FIFA qui affectait l’UEFA des années avant [sa] présidence. » « En 2007, lorsqu’il fut élu président de l’UEFA, nous étions les meilleurs amis. Et un an après, lors de l’Euro 2008 en Suisse, j’ai été mis en cause par l’UEFA. Et depuis je ne vais plus aux compétitions de l’UEFA », explique-t-il, regrettant de n’avoir pas « eu le courage de dire » qu’il devait s’en aller après le Mondial 2014. Les cinq autres confédérations continentales l’auraient alors prié de « rester ».

Tout en attaquant Michel Platini, le patron de la FIFA pointe un conflit plus diplomatique, qui découlerait, selon lui, de la défaite de l’Angleterre et des Etats-Unis – ces « mauvais perdants » –, le 2 décembre 2010, lors du vote d’attribution des Mondiaux 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar. « Vous travaillez pour l’agence Tass et vous savez quels sont les problèmes entre votre pays et les Etats-Unis. La Coupe du monde ou le président de la FIFA est un ballon au milieu du jeu des grandes puissances », assure-t-il.

N’ayant pas choisi son interlocuteur par hasard, l’Helvète garantit que la Russie ne « perdra jamais la Coupe du monde », louant le travail réalisé en amont par l’hôte du Mondial 2018. « L’Angleterre n’avait eu qu’un seul vote. Ils ont été éliminés au premier tour. Personne ne voulait de l’Angleterre (…) Il y a un an, j’ai parlé avec M. Poutine. Vladimir Vladimirovich est un bon ami de Joseph Josephovich, explique en souriant le Suisse. Ce que j’aime avec la Russie, c’est que je continue d’avoir le plein soutien du président Poutine dans les situations difficiles. »

« Tout allait bien jusqu’à ce que Sarkozy dise que ce serait bien d’aller au Qatar »

Celui qui rêvait de recevoir un jour le prix Nobel de la paix rapporte qu’il y aurait eu un « accord » pour que les Mondiaux 2018 et 2022 soient respectivement attribués à la Russie et aux Etats-Unis, « les deux plus grandes puissances politiques ». « Et tout allait bien jusqu’au moment où Sarkozy a tenu une réunion avec le prince héritier du Qatar, qui est aujourd’hui émir [Tamim Ben Hamad Al-Thani]. Et au déjeuner qui a suivi [à l’Elysée, le 23 novembre 2010] avec M. Platini il a dit que ce serait bien d’aller au Qatar. Et ceci a complétement changé la donne. Il y a eu un vote à bulletins secrets. Quatre suffrages européens se sont finalement écartés des Etats-Unis [dont celui de Michel Platini, qui a publiquement reconnu qu’il avait voté pour l’émirat], et le résultat a été de quatorze voix [pour le Qatar] contre huit [pour les Etats-Unis] (…). Si les Etats-Unis avaient eu le Mondial, nous aurions seulement parlé du merveilleux Mondial 2018 en Russie et nous n’aurions pas parlé de tous ces problèmes à la FIFA. »

Alors qu’il a fait appel de sa suspension auprès de la commission de recours de la Fédération internationale et entend saisir le « tribunal », « Sepp » Blatter espère pouvoir retrouver sa couronne afin de superviser l’élection de son successeur. « Si Dieu est avec moi, j’espère que je reviendrai comme président de la FIFA, confie-t-il. Alors je pourrais au moins diriger le Congrès. C’est mon rêve. »

Le Valaisan en a profité pour tacler Gianni Infantino, secrétaire général de l’UEFA, candidat déclaré à sa succession et possible suppléant de Michel Platini en cas de disqualification de ce dernier : « Il y a des gens en Europe, notamment dans sa partie nordique, qui disent que s’ils lancent Infantino, c’est la fin de l’Europe. La plupart des fédérations n’aiment pas Infantino. Mais, tout ce que je devrais aimer en lui, vient du fait qu’il est issu du même village que moi.»

Le quasi-octogénaire a également envoyé un message aux sept candidats qui briguent sa succession : « Au moins 140 fédérations ne peuvent pas exister sans la FIFA. Et ces gens veulent quelqu’un qui arrive avec la même idée que le football n’est pas seulement la Ligue des champions. C’est très important pour mon héritage que la personne qui vienne essaye de poursuivre le développement du football. » Avant de décocher une ultime flèche au président de l’UEFA : « Je pense que la plupart des candidats présents aimeraient faire cela, à l’exception de Platini. »

.lemonde.fr par Rémi Dupré Journaliste au Monde 

Présidence de la FIFA : Gianni Infantino candidat avec le soutien de l’UEFA

octobre 26, 2015

Gianni Infantino, numéro 2 de l’UEFA, est désormais candidat à la présidence de la FIFA. DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Gianni Infantino, numéro 2 de l’UEFA, est désormais candidat à la présidence de la FIFA. DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Le secrétaire général de l’UEFA Gianni Infantino se lance dans la course à la présidence de la FIFA. C’est le comité exécutif de l’UEFA qui l’a fait savoir, lundi 26 octobre, en apportant son soutien au Suisse :

« Nous sommes ravis que Gianni se présente. Il est en pleine procédure pour présenter les parrainages nécessaires et fera un communiqué plus tard. »

Parallèlement, le président de la Fédération libérienne de football, Musa Bility, a lui aussi annoncé, lundi, qu’il avait déposé sa candidature à la présidence de la FIFA.

Appel rejeté

Dans son communiqué, l’UEFA semble lâcher son président, Michel Platini, actuellement suspendu mais toujours candidat à la tête de la FIFA. Il y a dix jours, l’institution avait pourtant apporté son « soutien total » à la candidature de son président.

Par ailleurs, un des deux appels de M. Platini déposés auprès de la FIFA a été rejeté, ont rapporté, lundi, les avocats du président de l’UEFA.

Michel Platini conteste sa suspension de quatre-vingt-dix jours dans l’affaire d’un paiement controversé de 1,8 million d’euros, en février 2011, reçu de Sepp Blatter, président démissionnaire de la FIFA, pour un travail de conseiller achevé en 2002.

Une élection très incertaine

Les candidats ont jusqu’à ce lundi minuit pour déposer leurs parrainages. Pour l’heure, en comptant Gianni Infantino, ils sont huit en lice :

  • Michel Platini, l’ex-favori. Il est aujourd’hui dans une situation inconfortable. Bien que suspendu jusqu’au 5 janvier, l’ex-meneur des Bleus a maintenu sa candidature en attendant la décision finale de la justice sportive.
  • Cheikh Salman, membre de la famille royale de Bahreïn. Président de la Confédération asiatique de football (AFC) depuis 2013, il connaît bien la FIFA, pour en occuper l’un des postes de vice-président.
  • Tokyo Sexwale, ancien compagnon de prison de Nelson Mandela, et homme d’affaires sud-africain. Il n’est pas issu du sérail du football.
  • Le prince Ali, demi-frère du roi jordanien Abdallah. Il avait poussé Joseph Blatter au second tour en mai. Il était alors soutenu par l’UEFA.
  • Jérôme Champagne, ancien secrétaire général adjoint de la FIFA.
  • David Nakhid, ex-capitaine de la sélection nationale de Trinité-et-Tobago, passé par le Grasshopper Zurich.
  • Musa Bility, président de la Fédération de football du Liberia. Il a annoncé sa candidature lundi, au dernier jour possible.

L’élection est prévue pour le 26 février à Zurich. Elle n’a jamais été aussi ouverte et indécise, alors que la FIFA croule sous les affaires et les scandales.

Lemonde.fr