Posts Tagged ‘Ukraine’

Les boîtes noires du Boeing abattu en Iran seront envoyées en Ukraine

janvier 18, 2020

Les deux boîtes noires du Boeing d’Ukraine Airlines abattu par un missile le 8 janvier près de Téhéran seront envoyées en Ukraine, rapporte samedi l’agence de presse iranienne Tasnim.

Les autorités iraniennes sont également d’accord pour que des experts français, canadien et américain examinent les données contenues dans ces enregistreurs, ajoute l’agence.

L’Iran dit avoir abattu par erreur cet avion de ligne ukrainien à bord duquel se trouvaient 176 personnes, toutes décédées.

«Grâce au savoir-faire de pays comme la France, le Canada et l’Amérique, nous essaierons de lire (l’enregistreur de données) à Kiev», a déclaré à l’agence Tasnim le directeur des enquêtes accident de l’Organisation de l’aviation civile iranienne, Hassan Rezaifar. «Si cette tentative échoue, la boîte noire sera envoyée en France», a-t-il ajouté.

Les deux enregistreurs de voix et de données ne seront pas décodés en Iran, a encore déclaré Hassan Rezaifar.

Consensus

Un porte-parole du Bureau d’enquêtes et analyses (BEA) français a indiqué que les discussions étaient toujours en cours entre l’Iran, l’Ukraine, la France, le Canada et les Etats-Unis.

«On ne nous a pas demandé officiellement de nous occuper des boites d’enregistrement», a-t-il dit.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau, dont le pays comptait 57 ressortissants à bord, avait demandé vendredi à l’Iran d’envoyer les enregistreurs de vol en France.

«L’Iran n’a pas le niveau d’expertise technique ni surtout les équipements nécessaires pour être en mesure d’analyser rapidement ces boîtes noires endommagées», a dit Justin Trudeau. «Il y a un début de consensus sur le fait que (…) (la France) serait le bon endroit où envoyer ces boîtes noires afin d’en tirer des informations exactes de manière rapide et c’est ce que nous encourageons les autorités iraniennes à accepter», a-t-il ajouté.

Par Le Figaro avec Reuters

Ukraine : Macron et Merkel saluent la libération d’échange de prisonniers

décembre 29, 2019

Dimanche a eu lieu l’échange de 200 prisonniers entre Kiev et les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine.

Un prisonnier, Ivan Katyshev, retrouvant sa mère Lyudmila.
Un prisonnier, Ivan Katyshev, retrouvant sa mère Lyudmila. GENYA SAVILOV / AFP

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont salué dimanche 29 décembre la libération et l’échange de prisonniers intervenus dans l’est de l’Ukraine entre forces gouvernementales ukrainiennes et séparatistes pro-russes. Il s’agit d’environ 200 personnes.

Les images de l’échange de prisonniers entre séparatistes pro-russes et ukrainiens
Un important échange de prisonniers entre Kiev et les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine a eu lieu le dimanche 29 décembre, a annoncé la présidence ukrainienne.

«Ce développement est conforme à l’engagement pris le 9 décembre dernier, lors du sommet de Paris en format ‘Normandie’, de faciliter la libération et l’échange de personnes faites prisonnières dans le cadre du conflit d’ici la fin de l’année», ont souligné Emmanuel Macron et Angela Merkel dans un communiqué.

Cet accord sur les prisonniers avait été conclu le 10 décembre dernier par le dirigeant russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodimir Zelenski lors d’une réunion placée sous l’égide de Macron et Merkel. Conformément aux décisions du sommet de Paris, (la décision) doit désormais s’accompagner de la mise en œuvre totale et intégrale du cessez-le-feu, ainsi que le Groupe de Contact Trilatéral l’a réaffirmé le 18 décembre.

Plus tôt, le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande ont jugé «positif l’échange de détenus».

La présidence ukrainienne a indiqué que 76 de ses ressortissants avaient ainsi retrouvé leurs foyers, cinq ans après le début du conflit. Les séparatistes des républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk ont dit pour leur part aux agences russes s’être vues respectivement remettre 61 et 63 personnes.

Les forces de Kiev combattent les séparatistes dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine depuis 2014. Ce conflit a fait plus de 13.000 morts et des combats sporadiques se poursuivent malgré un accord de cessez-le-feu.

Par Le Figaro avec Reuters

États-Unis/ Destitution Trump : les principales déclarations de Gordon Sondland

novembre 20, 2019

Auditionné mercredi par le Congrès, l’ambassadeur américain pour l’Union européenne a affirmé avoir suivi les ordres du président dans le dossier ukrainien.

L’ambassadeur américain pour l’Union européenne, Gordon Sondland, a assuré mercredi devant le Congrès avoir suivi les «ordres» de Donald Trump dans le dossier ukrainien, admettant que le président américain avait conditionné une invitation à la Maison –Blanche pour Volodymyr Zelensky à des enquêtes sur les démocrates. Voici ses principales déclarations:

  • Sur Rudy Giuliani, l’avocat de Trump

– «Le ministre (de l’Energie Rick) Perry, l’ambassadeur (en Ukraine Kurt) Volker et moi avons travaillé avec M. Rudy Giuliani sur le dossier ukrainien à la demande expresse du président des Etats-Unis. Nous ne voulions pas (mais) nous avons suivi les ordres du président».

– «Même si nous n’étions pas d’accord sur la nécessité d’impliquer M. Giuliani, à l’époque nous ne croyions pas que son rôle était déplacé».

– «M. Giuliani exprimait les souhaits du président des Etats-Unis et nous savions que ces enquêtes étaient importantes pour le président».

Trump a bien conditionné une invitation de Zelensky à des enquêtes sur les démocrates

L’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne, Gordon Sondland, déclare au Congrès avoir suivi les « ordres » de Donald Trump dans le dossier ukrainien, selon son témoignage dans l’enquête en destitution contre le président républicain.

  • Donnant-donnant

– «Les demandes de M. Giuliani constituaient un donnant-donnant pour organiser une visite du président Zelensky à la Maison-Blanche».

– «Y a-t-il eu un “donnant-donnant”?. S’agissant de la demande d’un appel à la Maison-Blanche et d’une rencontre à la Maison-Blanche, la réponse est oui».

– «Au début, la requête était très générale concernant une enquête sur la corruption (en Ukraine). Au fur et à mesure, des points plus précis ont été ajoutés au menu, dont (la compagnie gazière ayant employé le fils de l’ex-vice-président Joe Biden, NDLR) Burisma et l’ingérence dans l’élection de 2016, le Comité national démocrate, et pendant ce temps il devenait de plus en plus difficile de garantir une rencontre à la Maison-Blanche parce que des conditions supplémentaires étaient ajoutées».

– «Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire que les enquêtes devaient être ouvertes ou conclues, la seule chose que j’ai entendu de M. Giuliani est qu’elles devaient être annoncées publiquement d’une certaine façon et cette façon changeait régulièrement».

  • Suspension de l’aide militaire

– «J’étais totalement opposé à toute suspension de l’aide» militaire à l’Ukraine.

– «En l’absence d’explication crédible pour sa suspension, je suis parvenu à la conclusion que la reprise de l’aide sécuritaire n’interviendrait pas tant qu’il n’y aurait pas une déclaration publique de l’Ukraine s’engageant à mener les enquêtes».

– «Le président Trump ne m’a jamais dit directement que l’aide était conditionnée (à l’annonce d’enquêtes). L’aide était ma déduction personnelle basée sur le principe que deux plus deux font quatre (…) C’était clair pour tout le monde qu’il y avait un lien».

– (Lors d’une échange téléphonique avec M. Trump) «Je crois que je lui ai posé une question ouverte. “Que voulez-vous de l’Ukraine?” C’était une conversation très courte et brusque. Il était de mauvaise humeur. Et il a dit “Je ne veux rien, rien, je ne veux pas de donnant-donnant. Dites à Zelensky de faire ce qu’il faut”, ou quelque chose comme ça».

  • Diplomatie parallèle

– «L’Ukraine faisait partie de mon portefeuille depuis mes débuts comme ambassadeur américain. Toute allégation que j’ai “forcé” l’entrée dans les relations avec l’Ukraine est tout simplement fausse».

– «La suggestion que nous étions engagés dans une diplomatie irrégulière ou louche est absolument fausse».

– «Nous avons tenu les dirigeants du département d’Etat et les autres au courant de ce que nous faisions. Le département d’Etat soutenait totalement notre implication dans les affaires ukrainiennes, et savait qu’un engagement (de l’Ukraine) à lancer des enquêtes était un de nos objectifs».

Interrogé sur le fait qu’il aurait dit à M. Trump «le président Zelensky est à vos pieds» en utilisant la formule nettement plus vulgaire «he loves your ass» (littéralement «il aime votre cul»): «Quand on communique le président Trump et moi, il y a beaucoup de gros mots».

Le Figaro.r avec AFP

États-Unis/Destitution de Trump: premières auditions publiques au Congrès le 13 novembre

novembre 6, 2019

 

Les premières auditions publiques de témoins dans l’enquête en vue de destituer Donald Trump démarreront la semaine prochaine avec des diplomates, ont annoncé mercredi les démocrates qui soupçonnent le président américain d’avoir abusé de ses pouvoirs dans l’affaire ukrainienne.

Avec ces auditions retransmises à la télévision, l’enquête pour constituer un dossier d’accusation («impeachment») contre Trump au Congrès entrera dans une nouvelle phase. Ces diplomates pourraient offrir des témoignages publics embarrassants après avoir déjà été entendus à huis clos lors d’auditions-fleuves par les commissions qui mènent l’enquête à la Chambre des représentants. «Ces auditions publiques seront l’occasion pour les Américains de jauger les témoins par eux-mêmes, de décider de la crédibilité des témoins mais aussi de découvrir les informations de première main sur les méfaits du président», a déclaré à des journalistes le chef démocrate de la commission du Renseignement, Adam Schiff.

Dénonçant une «mascarade», la Maison Blanche refuse de coopérer à l’enquête et met en doute la crédibilité des témoins, dont plusieurs sont des diplomates de carrière. Les auditions débuteront le 13 novembre avec William Taylor, chargé d’affaires américain à Kiev, et George Kent, un haut responsable du département d’Etat spécialiste de l’Ukraine. Les parlementaires entendront ensuite le 15 novembre l’ex-ambassadrice des Etats-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch, que Trump avait critiquée lors de l’appel à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky au coeur du dossier.

Les démocrates ont commencé à publier les comptes-rendus des premiers entretiens à huis clos. Celui de William Taylor est attendu mercredi. Lors de son audition, le 11 octobre, Marie Yovanovitch avait indiqué s’être sentie menacée en découvrant le contenu de l’appel entre Donald Trump et le président ukrainien. Lors de cet échange téléphonique, le 25 juillet, Trump avait demandé à Zelensky d’enquêter sur un de ses rivaux démocrates, Joe Biden, et son fils Hunter. Convaincus de tenir, avec cette demande, la preuve d’un «abus de pouvoir», les démocrates se sont engagés sur la voie périlleuse d’une enquête pour «impeachment» à la Chambre, où ils sont majoritaires. Les républicains détiennent la majorité au Sénat.

Au cours du même appel, Trump avait critiqué Marie Yovanovitch alors qu’elle avait été rappelée à Washington. «Il va lui arriver des choses», avait-il déclaré.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Un proche de Trump admet avoir conditionné l’aide à l’Ukraine à une enquête sur Biden

novembre 5, 2019

 

L’ambassadeur américain auprès de l’UE a admis avoir conditionné une aide militaire destinée à l’Ukraine à l’ouverture d’une enquête sur l’un des rivaux démocrates du président, Joe Biden.

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L’ambassadeur Donald Sondland arrive au Capitole le 17 octobre dernier pour témoigner devant le Congrés. Olivier Douliery / AFP

L’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne a admis avoir conditionné une aide militaire destinée à l’Ukraine à l’ouverture d’une enquête sur l’un des rivaux démocrates de Donald Trump, Joe Biden, dans un témoignage révélé mardi 5 novembre aux parlementaires qui mènent l’enquête pour destituer le président américain.

Selon son témoignage, l’ambassadeur Gordon Sondland, longtemps proche allié de Donald Trump, a déclaré aux élus avoir expliqué à un proche conseiller du président ukrainien Volodomyr Zelensky que cette enveloppe d’aide militaire ne serait «sans doute» pas débloquée tant que l’Ukraine n’annoncerait pas publiquement qu’elle allait enquêter sur les affaires des Biden dans le pays. «J’ai présumé que la suspension de l’aide avait été liée à une déclaration suggérée (par des proches de Donald Trump) contre la corruption» et qui mentionnerait l’entreprise employant Hunter Biden, le fils de Joe Biden, a-t-il déclaré le 17 octobre.

ParLe Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump a bien demandé au président ukrainien d’enquêter sur Biden

septembre 25, 2019

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Donald Trump durant la 74e session de l’Assemblée générale de l’ONU SAUL LOEB / AFP

La transcription de l’appel passé entre les deux chefs d’État confirme que le président américain a demandé une enquête sur son rival démocrate.

La Maison-Blanche a publié la transcription de l’appel entre Donald Trump et le président ukrainien, mercredi 25 septembre. Celle-ci a permis d’établir que le président américain a bien demandé à son homologue d’enquêter sur le démocrate Joe Biden, le favori pour l’investiture démocrate en vue de la prochaine présidentielle.

Donald Trump a demandé à son homologue ukrainien Volodimir Zelenski lors d’un appel téléphonique en juillet de déterminer si l’ancien vice-président Joe Biden avait mis fin à une enquête sur une entreprise où travaillait son fils, selon un résumé de l’appel publié par le département de la Justice.

«On parle beaucoup du fils de Biden, du fait que Biden a arrêté la procédure, et beaucoup de gens veulent savoir, ce serait donc formidable si vous pouviez faire quelque chose avec le procureur général», a déclaré le président américain selon ce résumé. «Biden s’est vanté d’avoir arrêté l’accusation, alors si vous pouviez vous renseigner (…) Tout ça me semble horrible», a-t-il ajouté.

Une enquête ouverte par la Chambre des représentants

Mardi, la Chambre américaine des représentants, à majorité démocrate, avait ouvert une enquête pour «impeachment» à l’encontre de Donald Trump, première étape d’une procédure de destitution contre le président des États-Unis, qu’elle accuse d’abus de pouvoir. La Chambre examine si Donald Trump a cherché à obtenir l’aide de l’Ukraine pour obtenir des informations susceptibles de nuire à Joe Biden. «Le président doit rendre des comptes. Personne n’est au-dessus de la loi», avait déclaré la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Au cœur de toute l’affaire, il y a une conversation téléphonique organisée cet été entre les dirigeants ukrainien et américain. Un mystérieux lanceur d’alerte, membre des services de renseignement américains, a fait peu après un signalement auprès de sa hiérarchie pour sonner l’alarme sur cet appel. Les démocrates, confortés par plusieurs fuites dans la presse, soupçonnent Donald Trump d’avoir tenté de pousser le président Zelensky à enquêter sur la famille Biden, en utilisant notamment une aide militaire comme moyen de pression.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Ukraine: passé à tabac, un journaliste succombe à ses blessures

juin 20, 2019

 

Un journaliste et militant anticorruption tabassé par des inconnus en mai dans le centre de l’Ukraine a succombé jeudi à ses blessures, a annoncé la police qui enquête sur un possible lien entre l’attaque et ses activités professionnelles.

Violemment pris à partie le 4 mai dans la ville de Tcherkassy, Vadym Komarov, journaliste et militant, avait été grièvement blessé à la tête et restait depuis dans le coma. Il est décédé à l’hôpital, a indiqué dans une vidéo le chef de la police nationale, Vadym Kniazev. Les enquêteurs étudient trois hypothèses dont la première serait un crime lié aux activités journalistiques de la victime, a précisé à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Artem Chevtchenko.

Les deux autres hypothèses sont celles d’un crime crapuleux et d’un conflit personnel, a-t-il précisé. Depuis mai, la police a interrogé plus de 1300 personnes, mais les assaillants n’ont toujours pas été identifiés, selon Kniazev. Selon la presse locale, Komarov, qui travaillait notamment sur la corruption et le crime organisé dans sa ville, avait déjà été victime d’attaques ces dernières années. L’organisation Reporters Sans Frontières s’est dite «choquée» par sa mort.

«Nous exigeons de la police une enquête rapide et de trouver les coupables», a écrit sur Facebook Oksana Romaniouk, directrice de l’ONG ukrainienne IMI (Institut of mass information) spécialisée dans la défense des droits des médias. Les journalistes disposent d’une liberté de parole relative en Ukraine, qui dispose d’un paysage médiatique pluraliste, mais la sécurité reste une préoccupation : les attaques contres les professionnels de l’information ne sont pas rares et les enquêtes souvent n’aboutissent pas. Parmi les derniers cas les plus retentissants figure l’assassinat d’un journaliste russo-bélarusse chevronné, Pavel Cheremet, tué en juillet 2016 à Kiev, où il habitait, par l’explosion d’une bombe placée dans sa voiture. Son meurtre n’a toujours pas été élucidé.

En 2000, Guéorgui Gongadzé, fondateur du site d’informations respecté Ukraïnska Pravda, avait lui été enlevé puis retrouvé décapité dans une forêt de la région de Kiev. Cette affaire avait provoqué une vague de manifestations et éclaboussé jusqu’au président du pays à l’époque, Leonid Koutchma, mais ses commanditaires n’ont jamais été retrouvés. L’Ukraine, une ex-république soviétique, figure à la 102e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse 2019 établi par l’organisation Reporters sans frontières.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Trois enfants tués par une mine dans l’Est séparatiste de l’Ukraine

septembre 30, 2018

Kiev – Trois enfants ont été tués et un autre blessé dimanche par l’explosion d’une mine dans l’Est séparatiste de l’Ukraine, territoire frappé par la guerre depuis 2014 et l’un des plus couverts en engins explosifs au monde.

L’accident s’est produit dans la ville industrielle de Gorlivka, 30 kilomètres au nord du bastion des rebelles de Donestk, a précisé à l’AFP un haut responsable séparatiste, Edouard Bassourine.

L’enfant blessé a été hospitalisé, a-t-il ajouté.

« J’ai été projeté sur le côté et je suis tombé. Un éclat est arrivé dans ma main, il a frôlé ma tête. Heureusement, il ne m’a pas tué », a déclaré à l’AFP Dmitri, 10 ans, qui a survécu à l’explosion.

Selon le maire de Gorlivka, Ivan Prikhodko, interrogé par l’AFP, les enfants étaient « allés se promener dans la zone de contact » entre les bélligérants, où « il y a une grande concentration de munitions ».

« Il s’agit quasiment d’une zone tampon. Comme l’a expliqué l’enfant ayant survécu, ils y avaient trouvé une maison abandonnée et étaient juste à la recherche d’aventures », a-t-il précisé.

« Nous sommes confrontés en permanence (au problème des mines) et je pense que ce sera comme ça pour un bon moment », a ajouté le maire.

Selon un rapport de l’ONU publié fin 2017, 220.000 enfants courent un grand risque d’être touchés par des mines et d’autres armes explosives dans l’est de l’Ukraine, en proie à un conflit entre séparatistes prorusses et forces gouvernementales qui a fait plus de 10.000 morts depuis 2014.

Des accords de paix signés en 2015 à Minsk ont permis une réduction considérable des violences mais des zones entières restent tapissées de mines antipersonnelles et de munitions non explosées, y compris parfois près des écoles et des terrains de jeu.

L’UNICEF avait exhorté fin 2017 les belligérants à autoriser le lancement d’activités de déminage et de remise en état des infrastructures.

Romandie.com avec(©AFP / 30 septembre 2018 15h25)                                                        

Tempête russo-ukrainienne sur la mer d’Azov

septembre 26, 2018

Un employé marche dans le port ukrainien de Marioupol le 14 août 2018 / © AFP / Aleksey FILIPPOV

Dominant une mer étincelante sous le soleil de plomb, les grues du port ukrainien de Marioupol restent immobiles: son activité se trouve en grande partie paralysée en raison de ce que Kiev dénonce comme un blocus russe de la mer d’Azov.

Cette petite mer se trouve dans une zone sous haute tension, entre la péninsule ukrainienne de Crimée annexée par la Russie en 2014 et l’est de l’Ukraine, théâtre d’une guerre avec les séparatistes prorusses.

Une nouvelle crise s’amplifie, Kiev et les Occidentaux accusant la Russie d' »entraver » délibérément la navigation des navires commerciaux via le détroit de Kertch, seule voie maritime vers la mer d’Azov.

« Je n’ai rien vu de pareil depuis que j’ai commencé à travailler ici » il y a 23 ans, soupire Serguiï Kostyrko, un docker, montrant le principal quai de Marioupol, vide. « Les cargos sont devenus trop rares dans notre port ».

L’Ukraine critique une tentative de Moscou d’étouffer ses ports, cruciaux pour les exportations de sa production métallurgique, voire de préparer une offensive contre Marioupol, dernière grande ville sous contrôle de Kiev dans l’est.

Moscou cherche à « bloquer les ports ukrainiens de la mer d’Azov, faire monter la tension et – on ne peut pas l’exclure – lancer une offensive militaire sur Marioupol », a lancé en juillet le président Petro Porochenko.

– Quais vides –

Fin août, Washington a dénoncé un « harcèlement du transport international » affectant des « centaines de navires commerciaux ». Début septembre, la représentation de l’UE en Ukraine a elle aussi accusé Moscou d' »entraver et retarder le passage » des cargos.

L’Ukraine critique une tentative de Moscou d’étouffer ses ports, cruciaux pour les exportations de sa production métallurgique / © AFP / Aleksey FILIPPOV

Moscou renvoie la responsabilité à Kiev, sa porte-parole Maria Zakharova assurant que « les contrôles effectués par la Russie visent exclusivement à assurer sa sécurité »: « Nous avons vu en pratique ce dont sont capables les éléments radicaux ukrainiens ».

Les difficultés sont apparues avec la construction par Moscou d’un très controversé pont de 19 kilomètres dans le détroit de Kertch reliant la Crimée annexée à la Russie.

L’installation de ses arches en 2017 a d’ores et déjà « coupé la voie à une partie des navires, trop grands pour passer en-dessous », a déclaré à l’AFP Oleksandre Oliïnyk, directeur du port de Marioupol.

Cette année, les garde-frontière russes ont commencé à retenir des bateaux, officiellement pour des contrôles.

« Les contrôles prennent trois ou quatre heures, mais l’attente peut prendre cinq jours » contre « un maximum de dix heures » auparavant, déplore M. Oliïnyk.

Et ces retards infligent des pertes importantes aux armateurs et aux ports, qui perdent leurs clients. Chaque jour d’attente d’un cargo coûte « de 5.000 à 15.000 dollars » à ses propriétaires, dit M. Oliïnyk. « Un jour, les armateurs finiront par nous dire: basta, cela ne nous intéresse plus! »

Sur les sept premiers mois de l’année, les recettes des ports de Marioupol et Berdiansk ont chuté presque d’un quart par rapport à la même période en 2017, selon des médias.

Carte de l’Ukraine avec les zones contrôlées par les séparatistes et de la Crimée annexée par la Russie / © AFP / Jochen GEBAUER, Jonathan JACOBSEN

– Présence militaire –

La tension monte y compris sur le plan militaire dans les eaux peu profondes de la mer d’Azov qui baignent le sud du Donbass, région ukrainienne où le conflit armé avec les séparatistes prorusse a fait plus de 10.000 morts en quatre ans.

Kiev et l’Occident accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes, ce qu’elle dément, malgré de nombreuses preuves du contraire.

Rien qu’en mai, Moscou a transféré cinq de ses navires militaires de la Caspienne vers la mer d’Azov, se « donnant une nouvelle capacité d’attaque », selon une publication du centre d’analyse Jamestown Foundation le même mois.

En juillet, Kiev a affirmé qu’une quarantaine de vedettes de combat russes se trouvaient déjà en mer d’Azov.

« La présence de forces armées russes est devenue provocatrice et agressive », a déclaré récemment à Kiev l’envoyé spécial américain Kurt Volker.

En réponse, l’Ukraine a transporté par terre en septembre deux navettes blindées d’artillerie dans le port de Berdiansk et, selon son ambassadeur aux Etats-Unis, négocie avec Washington l’obtention de deux embarcations de patrouille de classe Island.

Dimanche, deux navires ukrainiens sont entrés dans la mer d’Azov par le détroit de Kerch vers Berdiansk, port censé devenir, selon le président Porochenko, « une nouvelle base des forces navales ukrainiennes ».

Romandie.com avec(©AFP / (26 septembre 2018 12h19)

Ukraine: Donetsk rend hommage à son « président » assassiné

septembre 2, 2018

Des dizaines de milliers de personnes se sont recueillies le 2 septembre 2018 sur le cercueil du principal dirigeant séparatiste prorusse de l’est de l’Ukraine Alexander Zakhartchenko, tué dans un attentat. / © AFP / ALEKSEY FILIPPOV

Applaudissements, larmes et des « merci! » lancés en direction du cortège funéraire: des dizaines de milliers de personnes ont rendu hommage dimanche à Donetsk au principal dirigeant séparatiste prorusse de l’est de l’Ukraine, Alexandre Zakhartchenko, tué vendredi dans une explosion.

Zakhartchenko, 42 ans, « président » de la République populaire autoproclamée de Donetsk (DNR), est la personnalité la plus prééminente parmi les insurgés prorusses tués en quatre ans de conflit. « Un héros » et un « frère », selon un proche du président russe Vladimir Poutine.

La foule d’admirateurs, dont de nombreux en larmes, une fleur à la main, s’était massée dans les rues pour voir passer le cercueil, en route vers le cimetière. Il avait été exposé plus tôt, durant quelques heures, dans un théâtre.

Selon les autorités locales, une centaine de milliers de personnes se sont déplacées pour ce dernier hommage. Parmi elles, se trouvait le président de la république séparatiste d’Ossétie du Sud, Anatoli Bibilov, et Alexandre Zaldostanov, patron des « Loups de la nuit », club de motards pro-Poutine dont des membres ont combattu dans l’est de l’Ukraine.

Dans un communiqué diffusé par l’agence de presse officielle de DNR, un proche conseiller de M. Poutine, Vladislav Surkov, a parlé du séparatiste comme d’un « frère ».

« Tu es un vrai héros et c’est un honneur immense d’être ton ami », a également déclaré M. Surkov, appelant Zakhartchenko « Sacha », le diminutif de son prénom.

Des dizaines de milliers de personnes ont assisté aux funérailles d’Alexander Zakharchenko « président » de la République populaire de Donetsk, le 2 septembre 2018. / © AFP / Aleksey FILIPPOV

Vladimir Poutine avait présenté ses condoléances vendredi à la famille de Zakhartchenko et aux habitants de l’est de l’Ukraine.

Les transports publics ont été temporairement suspendus dans la ville, où un deuil de trois jours a été proclamé, et des hommes armés en treillis coordonnaient la circulation dans le centre de Donestk.

D’énormes pancartes ont été érigées avec des portraits de Zakhartchenko et sur l’une d’elles, l’un de ses slogans: « Nous avons une mère patrie: la Russie ».

« Ils nous ont pris une partie de notre âme », lâche Oksana, une femme de 41 ans qui refuse de révéler son nom. « Il était comme un membre de la famille. C’est une perte personnelle pour moi ».

Dans la foule, nombreux sont ceux à accuser l’Ukraine de la mort de leur leader.

Alexander Timofeev, ministre du Revenu de la République autoproclamée de Donetsk le 2 septembre 2018 devant le cercueil du « président » Alexander Zakharchenko, tué dans une explosion / © AFP / Aleksey FILIPPOV

« Nous n’oublierons jamais cette tragédie, nous ne pardonnerons jamais », assure Sergueï Kapustin, 35 ans.

– A Kiev, on célèbre –

A Kiev, plusieurs dizaines de militants politiques ont eux célébré la mort de l’ennemi juré des autorités pro-occidentales, en dressant une table devant l’ambassade de Russie.

Ils y ont bu du vin pétillant et mangé du poulet devant des portraits de Vladimir Poutine, Zakhartchenko, et l’idole de la chanson soviétique, Iossif Kobzon, décédé également cette semaine. Ils leur ont ensuite jeté des os de poulet.

Les autorités rebelles et Moscou soupçonnent Kiev d’être à l’origine de l’explosion, tandis que l’Ukraine attribue cet assassinat aux querelles internes au mouvement rebelle, « pantins soutenus et financés » par Moscou selon les mots d’une porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Ukraine : Donetsk rend hommage à son « président » assassiné / © AFP / Sergey Volskiy

Alexandre Zakhartchenko était devenu un chef de guerre dès le début du conflit entre les séparatistes et l’armée ukrainienne. En novembre 2014, quelques mois après que les territoires rebelles de l’est de l’Ukraine eurent proclamé leur indépendance, il était élu président de la DNR avec plus de 81% des suffrages.

Sa mort marque la fin des dirigeants historiques des territoires séparatistes.

Moscou a qualifié cet assassinat de « provocation », estimant qu’il allait entraîner une aggravation des tensions dans la région.

Le conflit entre séparatistes prorusses et armée ukrainienne a fait plus de 10.000 morts depuis son déclenchement en 2014.

Kiev et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes de l’Est de l’Ukraine, ce que Moscou dément avec véhémence.

Romandie.com avec(©AFP / (02 septembre 2018 18h05)