Posts Tagged ‘UMNG’

Enseignement supérieur : reprise des activités à l’Université Marien-Ngouabi

septembre 27, 2021

Dans une déclaration lue par le porte-parole du  collège intersyndical, Célestin Désiré Niama, le collège a décidé de reprendre avec ses activités académiques, ce 27 septembre.

 La décision de lever la grève illimitée observée depuis plus d’une semaine au sein de l’ Université Marien-Ngouabi a été prise le 25 septembre, à l’issue de la réunion du collège intersyndical. L’objectif était de faire le point sur la situation sociale des travailleurs entraînant l’arrêt de toutes les activités académiques depuis plus d’une semaine.

Après discussion entre les membres pendant plus de quatre heures, le collège a relevé dans sa déclaration des avancées significatives suite aux doléances exprimées auprès du gouvernement, soulignant les démarches entreprises par la coordination du collège intersyndical avec le gouvernement et la présidence de l’Université. 

L’échange entre les deux parties a conduit à l’apaisement du climat social à l’Université Marien-Ngouabi, la signature d’un relevé de conclusions avec le gouvernement ainsi qu’à l’implication du président de l’Université Marien-Ngouabi dans la résolution des problèmes posés par le collège intersyndical, précise la déclaration.   

En rappel, les revendications du collège intersyndical portaient sur le respect du gouvernement des engagements écrits, pris dans le protocole d’accord signé le 1er août 2019, en versant les six quotités restantes sur dix-huit convenues. Le collège exigeait également le paiement des heures diverses dues de 2014 à 2020, le respect de paiement  des salaires des agents de la Fonction publique ainsi que le versement d’une enveloppe spéciale pour la rentrée académique  2021-2022.

Avec Adiac-Congo par Lydie Gisèle Oko

Congo/Université Marien-Ngouabi : une grève illimitée à partir du 20 septembre

septembre 16, 2021

Il y aura arrêt des processus d’inscription, des visites médicales, des examens et des différents concours d’entrée à l’Université Marien-Ngouabi, précise le communiqué final de la réunion de l’intersyndicale de l’alma mater tenue le 15 septembre, à Brazzaville.

L’intersyndicale annonçant la grève illimitée

Après la grève illimitée qui sera déclenchée le 20 septembre, le service ne reprendra à l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) que lorsque le gouvernement respectera ses engagements écrits, pris dans le protocole d’accord signé le 1er août 2019, en versant les six quotités restantes sur les dix-huit convenues, peut-on lire sur le communiqué final.

Aussi, le paiement des heures diverses dues de 2014 à 2020 ; le respect de la concomitance dans le paiement des salaires des agents de l’université et ceux de la Fonction publique ; le versement d’une enveloppe spéciale pour la rentrée académique 2021-2022 allongent la liste des révendications.

L’intersyndicale a, en effet, constaté que le gouvernement ne fait pas sa part de choses dans le cadre du protocole d’accord dont la validité a pris fin le 30 juin 2021. Selon l’intersyndicale, la violation de l’accord par le gouvernement s’explique, entre autres, par le non-versement des quotités, le non-paiement des heures diverses : encadrement des thèses, mémoires, heures complémentaires et de surveillance des examens…

« Les syndicats de l’UMNG ont respecté tous leurs engagements en maintenant la paix sociale au sein de l’alma mater pendant plus de deux ans », souligne le communiqué final. Il convient de souligner que la période où l’intersyndicale  décide d’aller en grève est cruciale. Elle est, en effet, ponctuée d’inscriptions surtout des nouveaux bacheliers dont bon nombre sont candidats aux différents concours, des sessions de rattrapage pour les étudiants… Un terrain d’entente entre les deux parties sera profitable aussi bien aux étudiants qu’aux anciens lycéens qui, cette année, débuteront leurs études universitaires.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Congo/Université Marien-Ngouabi : 10154 dossiers de bourses en examen

août 10, 2021

Les travaux de la sous-commission des bourses nationales, ouverts le 10 août à Brazzaville, par la ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Edith Delphine Emmanuel, consisteront à analyser 6598 dossiers pour les étudiants congolais sur le territoire et 3556 pour ceux qui sont à l’étranger.

La ministre de l’Enseignement supérieur recevant un lot de dossiers de bourse

« Au moment où s’ouvrent ces travaux, la question du cumul des arriérés de bourse au cours de ces dernières années se pose. Je vous invite donc, en marge de l’examen des dossiers à votre disposition, à envisager la manière dont l’état pourrait solder sa dette sociale envers les étudiants », a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, en présence de son collègue de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphébatisation, Jean-Luc Mouthou, ainsi que celui de l’Enseignement technique et professionel, Ghislain Thierry Manguessa Ebome.

L’examen en cours des dossiers de bourse est, selon la ministre, un exercice important qui vise à faciliter la formation des jeunes par le soutien financier de l’Etat.

Pour sa part, la directrice générale des Actions sociales et des œuvres universitaires, Zita Inko, a précisé que, conformément aux textes en vigueur, l’analyse des dossiers portera sur l’attribution, le renouvèlement, la suspension, la suppression ou encore le rétablissement de la bourse.

Dans l’analyse des dossiers, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique a invité au strict respect des dispositions en vigueur, en toute objectivité. « Il s’agira de retenir les étudiants qui méritent parce que répondant aux critères définis par les textes en vigueur », a-t-elle insisté.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Congo/Université Marien-Ngouabi : les étudiants évoquent les conditions de vie difficiles dans les campus

juillet 21, 2021

Lors d’un échange avec la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, le 20 juillet à Brazzaville, les membres des comités de gestion des campus de l’Université Marien-Ngouabi ont fait état des problèmes auxquels ils sont confrontés afin que des solutions soient trouvées.

Les étudiants lors de l’échange avec la ministre en charge de l’Enseignement supérieur

Dans les cinq campus de l’Université Marien-Ngouabi, en effet, les étudiants sont confrontés quasiment aux mêmes problèmes : difficultés d’accès à l’eau potable, insuffisance d’éclairage dans les logements, insuffisance de literie, vétusté des sanitaires, insécurité, manque de matériel de salubrité… Ces manquements rendent la vie difficile aux étudiants résidant aux campus.

Répondant aux préoccupations des étudiants, la ministre Edith Delphine Emmanuel a assuré que le processus d’assainissement lancé, il y a quelques jours dans les campus, sera suivi de la réhabilitation voire de l’extension des résidences universitaires. Elle a exprimé l’engagement du gouvernement d’y améliorer les conditions de vie en mobilisant les moyens nécessaires en cette période de crise financière et sanitaire. A l’immédiat, la ministre a instruit ses collaborateurs à saisir les services d’hygiène pour procéder à la désinfection des campus.

La ministre et l’ambassadeur de Chine

Avant d’échanger avec les étudiants, Edith Delphine Emmanuel s’est entretenue avec l’ambassadeur de Chine, Mâ Fulin. Les deux personnalités ont passé en revue les différents axes de coopération entre le Congo et la Chine dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. Le diplomate chinois a aussi évoqué la participation du Congo à la huitième édition du Forum Chine-Afrique qui aura lieu prochainement à Dakar, au Sénégal.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Thèse de doctorat : Roch Ghislain Etsan développe la problématique de la culture démocratique au Congo

mai 18, 2021

 Roch Ghislain Etsan a obtenu la mention « très honorable », le 17 mai, lors de la soutenance de thèse de doctorat unique en sciences humaines et sociales devant un jury composé des professeurs et maîtres de conférence des universités de France, du Gabon et du Congo.

Roch Ghislain Etsan (au centre) accompagné des membres du jury/Adiac

Le nouveau docteur en sciences humaines et sociales qui dispense, depuis plusieurs années, les cours à l’Université Marien-Ngouabi, a justifié le choix de son sujet par le fait que c’est le résultat d’un itinéraire de sa vie de militant dans les partis politiques mais aussi de son expérience lors d’une mission dans le cadre d’un projet des transferts sociaux dans le district de Makoua, département de la Cuvette.

Selon Roch Ghislain Etsan, ce travail centré sur « La culture démocratique au Congo Brazzaville à travers l’hebdomadaire la Semaine Africaine »  montre que la République du Congo a connu peu  avant les indépendances la démocratie pluraliste, notamment avec comme composante le multipartisme. « La pratique politique ayant conduit au conflit armé de 1959 et à la révolution de 13,14 et 15 août 1963 a condamné le multipartisme au profit du monopartisme jugé comme gage de la cohésion et de l’unité nationale. Ainsi, le Congo fera l’expérience de la démocratie populaire de 1963 jusqu’à la Conférence nationale souveraine », peut-on lire dans ce document de 384 pages.

Par ailleurs, Roch Ghislain Etsan a fait savoir que construire une culture démocratique est un enjeu majeur de la démocratie congolaise. Il ajoute que c’est le devoir d’une élite politique et intellectuelle qui doit répondre aux défis contemporains en intégrant les valeurs d’hospitalité, de partage, d’amour, de solidarité propres aux traditions locales.

Notons que ce travail a été dirigé par Regine Tchicaya-Oboa (maître de conférence, Université Marien-Ngouabi) tandis que  le professeur Joseph Tonda de l’Université Omar-Bongo était le président du jury. Le professeur Patrice Yengo (Ecoles de hautes études en sciences de France), les maîtres de conférence Joseph Itoua et Julien Bambi (Université Marien-Ngouabi) ont fait partie du jury respectivement en tant que rapporteur externe, rapporteur interne et examinateur.

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma

Congo/Université Marien-Ngouabi : vers la dispensation des cours à distance

mai 19, 2020

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua, a évoqué le 18 mai à Brazzaville, l’option de dispenser les cours à distance à l’Université Marien-Ngouabi, en cette période d’état d’urgence sanitaire décrété dans le cadre de la lutte contre le coronavirus (Covid-19).

Le ministre Bruno Jean-Richard Itoua lors du point de presse/Adiac

« Dans les amphithéâtres universitaires, les étudiants de premier cycle sont dans l’ordre de deux mille et plus. Donc, il sera difficile de respecter la distanciation sociale d’un mètre. La force de pouvoir reprendre les enseignements dans un ou deux mois, c’est forcément d’envisager l’enseignement à distance », a indiqué le ministre de l’Enseignement supérieur.

Selon le plan de riposte sous-sectoriel décliné, les enseignements vont se faire par paliers dans le secteur public ou privé pour éviter le risque d’une année blanche.

Depuis quatre ans, les cadres du ministère avaient mis en place un plan de numérisation des enseignements et proposé la création de l’université virtuelle du Congo. « Sur le plan technologique, ce projet est prêt, il ne reste qu’à le mettre en œuvre, c’est-à-dire la mise en place de certaines structures, le recyclage des enseignants, la disponibilité d’accès à internet pour les enseignants, les étudiants et autres. Deux mois seraient suffisants pour entamer ce projet si nous avons la ressource financière », a expliqué le ministre Bruno Jean-Richard Itoua.

Le projet cible également les enseignements en ligne, les vidéo-conférences et la création des espaces publics ouverts ainsi que des points d’accès à internet dans les principales villes du pays.

Selon un rapport déposé auprès du ministre, sur les onze établissements d’enseignement supérieur que compte l’Université Marien-Ngouabi, neuf ont terminé leurs cours du premier semestre. Par contre les instituts et écoles privés de niveau supérieur ainsi que le Centre informatique de recherche de l’armée et de la sécurité (CIRAS) et le Centre inter-Etats d’enseignement supérieur en santé publique d’Afrique centrale (Ciespac) n’ont pas encore fait parvenir leur situation pédagogique et académique au ministre de tutelle.

« L’année académique compte deux semestres. Il faut que tous les établissements d’enseignement supérieur finissent leur premier semestre.  La décision de la reprise est du ressort du gouvernement, de l’avance de notre riposte à l’épidémie et de l’efficacité des mesures prises. Mais nous travaillons pour commencer le deuxième semestre à partir du mois de septembre », a précisé le ministre de l’Enseignement supérieur.

Il a, par ailleurs, confirmé le paiement de la bourse, l’octroi d’une allocation aux étudiants non-bousiers et la distribution des ordinateurs portables à certains étudiants afin qu’ils soient connectés.

 

Avec Adiac-Congo par Fortuné Ibara

Congo: scandale et mauvaises pratiques à la faculté de droit de Brazzaville

juin 5, 2018

 

La faculté de Doit de Brazzaville : le viol permanent du Droit

 

Il est bien lointain le temps où la faculté de Droit avait pour doyen Zacharie SAMBA, Narcisse MAYETELA, Jean-Claude Mavila et Bernard TCHICAYA. Tous modestes maîtres-assistants, hommes intègres, enseignants par vocation, par prêtrise. Leurs enseignements ne transmettaient pas seulement la connaissance, mais aussi la vie. Ce fut l’âge d’or de la faculté de droit.

Redoutée, élitiste jadis, la faculté de droit ne l’est plus. La déchéance de cette grande école a un nom : MOUDOUDOU-MOYEN-MEBIAMA. Trois amis, trois frères tri-ponctués qui dirigent, à tour de rôle, place pour place la faculté de droit depuis bientôt une dizaine d’années. Dix ans de viol permanent du droit : clientélisme, corruption, trafic d’influence intimidation, harcèlement sexuel, monnayage et trafic de notes. Tout se monnaie, tout peut s’acheter en nature ou en argent. Ils sont parvenus à faire de la faculté de droit un Capharnaüm, l’établissement le plus populeux de l’université Marien Ngouabi, avec un effectif de près de 10.000 étudiants dont plus de la moitié en première année.

La surpopulation et la promiscuité n’étant que la conséquence mécanique de la facilité accordée depuis une décennie pour le passage en classe supérieure. Sans mérite aucun.

Le summum de l’incurie est arrivé le vendredi 1er juin 2018. Guy-Clément MEBIAMA, maitre-assistant, a succédé à Godefroid MOYEN depuis un mois, ce dernier a lui-même succédé à Placide MOUDOUDOU en 2014. C’est l’organisation de l’élection du chef de département des Masters dont MEBIAMA avait la charge en tant que nouveau doyen qui a mis à jour le complot des 3M contre l’institution. La date butoir des candidatures était fixée au jeudi 31 mai à 12 heures précises.

Au vendredi matin, jour du vote, un seul enseignant avait porté sa candidature en la personne d’Aimé BALOKI. Coup de théâtre : en plus d’être forclos, d’autorité MEBIAMA a imposé, sans même aller au vote, la nomination de MOUDOUDOU à la tête du département des Masters. Aux dires du nouveau doyen, MOUDOUDOU (NDLR : professeur plagiaire et très contesté au CAMES) ne peut pas descendre des hauteurs de sa science pour s’opposer par la voie des urnes à BALOKI qui est assistant.

A vrai dire, MEBIAMA a évité la débâcle de son ami et frère car les résultats étaient connus d’avance : BALOKI devrait en faire qu’une bouchée. Le bilan de MOUDOUDOU en tant que doyen ne plaidait pas en sa faveur.

Mais pourquoi diantre cet acharnement à devenir Chef de département pour quelqu’un qui a déjà été doyen ? Cette question a valu des menaces virulentes contre Mesmin KOUMBA, responsable de Parcours. MOUDOUDOU, poussé dans ses derniers retranchements, lui a promis de mettre en péril sa carrière d’universitaire au grand dam du corps électoral.

Pour essayer de comprendre : MOUDOUDOU n’a plus de mandat électif et a été éjecté comme un malpropre des Grands travaux. Il s’acharnerait donc pour arrondir ses fins de mois devenus difficiles.

Une dernière piste pour comprendre, et non des moindres. MEBIAMA a pour secrétaire académique Stani ONDZE. L’arrivée de ce dernier aux affaires académiques est préjudiciable aux entreprises mafieuses organisées pendant longtemps par les prédécesseurs de MEBIAMA. En imposant MOUDOUDOU à la tête du département, MEBIAMA veut protéger ses amis alors que sa nomination était accompagnée d’un immense espoir de renouveau. Le rêve d’une faculté de droit dirigée par des personnes intègres est en train de s’effondrer. En voulant isoler ONDZE pour étouffer ses aspirations de renouveau, MEBIAMA se trompe de combat et se place du mauvais côté de l’histoire.

De toute évidence, tel que se présentent les choses, ce n’est pas par MEBIAMA que la faculté de droit connaitra un renouveau. Le nouveau doyen est en effet pris en otage par MOUDOUDOU et MOYEN qui, en réalité, continuent de violer allègrement jusqu’au saignement la faculté de droit.

Avec Brazzanews.fr

Congo: grève de l’Université Marien Ngouabi, chasse à l’homme contre le maître-assistant Didier NGalebaye

septembre 3, 2017

 

Didier NGALEBAYE est parmi les responsables des syndicats des Enseignants de l’Université Marien Ngouabi.

Ce jeune professeur de philosophie a à son actif quelques ouvrages, son intransigeance éthique sur les questions sociétales lui a déjà valu quelques soucis avec le pouvoir en place. Comme à son accoutumée, le pouvoir lui a souvent reproché cette intransigeance éthique, trahissant selon certains dignitaires du pouvoir ses origines mbochis. C’est pourquoi son frère, Directeur central de la DGPN de Jean-François Ndenguet avait été écarté en 2014 juste avant les manoeuvres pour le référendum illégal de changement de la constitution.

Didier NGALEBAYE a fui sa maison depuis  l’après-midi du 1er septembre 2017 suite à des menaces de mort par des éléments de la police qui ont visité son domicile dix fois en 3 heures. Sa femme et ses enfants traumatisés sont partis se réfugier dans une église.

La dictature lui reproche de soutenir la grève des enseignants de l’université Marien Ngouabi.
Didier NGALEBAYE et sa famille sont en danger de mort.

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo : trois journées « université morte » à Brazzaville

avril 13, 2017

Sur le campus de l’Université Marien Ngouabi en mars 2008. © Vincent Fournier pour JA

Enseignants et agents de l’Université publique du Congo à Brazzaville observent depuis mercredi et jusqu’à vendredi, trois journées « université morte » pour essayer de faire entendre leurs revendications salariales, a-t-on appris dans un communiqué publié par leur intersyndicale.

« Le collège intersyndical décide de l’observation de trois journées université morte les 12, 13 et 14 avril pour marquer l’indignation de la communauté universitaire face au traitement dont elle est l’objet de la part de la tutelle », indique la déclaration des syndicats d’enseignants et d’agents publiée mardi 11 avril et relayée par l’AFP.

Parmi les points de contestation, les syndicats dénoncent notamment le décalage des dates de paiement des salaires des agents de l’université par rapport à celles des employés de la fonction publique et le retard dans l’exécution du budget de fonctionnement de l’Université, qui s’élève officiellement à 900 millions de francs CFA (plus d’1,3 million d’euros) par trimestre.

Heures supplémentaires

Par ailleurs, le personnel enseignant réclame le paiement des heures supplémentaires − au-delà des heures statutaires de cours − ainsi que celles effectuées pendant la surveillance des examens par  le personnel non-enseignant.

Aucun cours n’a été dispensé et les administrations de l’université sont restées également fermées mercredi à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, la seule université publique du Congo, fondée en 1971. L’an dernier déjà, l’établissement avait connu un long épisode de grève, pour les mêmes motifs.

Jeuneafrique.com

Congo-Brazza : étudiants et enseignants de l’Université Marien Ngouabi en grève depuis près d’un mois

septembre 29, 2016

Les étudiants, enseignants et autres agents de l’Université Marien Ngouabi, unique établissement d’enseignement supérieur public au Congo, font grève depuis près d’un mois pour revendiquer l’amélioration de leurs conditions de travail. Leurs syndicats ont indiqué mercredi qu’ils comptaient maintenir leur mouvement.

« Nous ne pouvons pas lever la grève sans contrepartie. Elle est maintenue jusqu’au règlement complet de notre situation », a déclaré à l’AFP Didier Ngalebaye, secrétaire général adjoint du Syndicat des enseignants du supérieur. Il déplore le fait que l’État congolais n’a pas versé une subvention pour le deuxième trimestre 2016, qui s’élève à 900 millions de francs CFA, c’est-à-dire à plus de 1,3 million d’euros.

Paiement des bourses 

La grève a été déclenchée conjointement par le collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi et le Mouvement des étudiants du Congo (MEC), le 3 septembre, date qui devait marquer la rentrée 2016-2017. Ce mouvement social paralyse les onze établissements de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville. »Nous réclamons le paiement de deux trimestres de bourses. Nous ne reprendrons pas le chemin de l’université tant que cette bourse ne sera pas versée », a dit à l’AFP un responsable du MEC qui a requis l’anonymat.

Difficultés économiques 

Les autorités congolaises affirment que le pays vit une situation socio-économique difficile due à la baisse du prix du pétrole, une ressource dont le Congo est le quatrième producteur en Afrique subsaharienne. »Ce n’est un secret pour personne, notre principale ressource est aujourd’hui vendue à peu près à la moitié du prix auquel elle l’était il y a deux ans », a expliqué mercredi à la presse Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de l’Enseignement supérieur. « Cela modifie forcément nos engagements, nos équilibres et constitue une difficulté claire ». Les exportations du pétrole représentent en effet plus de 70% des recettes de l’État congolais.

Par Jeune Afrique avec AFP