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RDC : Gabriel Kyungu wa Kumwanza, figure politique du Katanga, est décédé

août 22, 2021
Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président fondateur de l’Unafec.

Le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga est mort samedi à l’âge de 82 ans des suites d’une « courte maladie », a annoncé son parti, l’Unafec.

Gabriel Kyungu wa Kumwanza est décédé des suites d’une « courte maladie » en Angola, où il était hospitalisé, a déclaré l’Union nationale des Fédéralistes congolais (Unafec) dans un communiqué signé de son secrétaire général, Mukalay Lama. « J’appelle tous les hauts cadres, cadres, combattantes et combattants, à rester calmes, sereins et surtout disciplinés pendant ce moment très difficile que traverse notre cher parti », ajoute le texte, pleurant la mort du « monument national » qu’était Gabriel Kyungu.

« Baba wa Katanga »

Président fondateur de l’Unafec, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, surnommé « Baba wa Katanga », était président de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga (sud-est) depuis février dernier.

Enseignant de formation, il fait son apparition sur la scène publique en 1965 en tant que syndicaliste, représentant de sa profession. Puis, élu député, il est l’un des 13 célèbres parlementaires arrêtés au début des années 1980 sous le régime dictatorial du maréchal Mobutu à cause de leurs opinions politiques.

Par la suite, il sera nommé deux fois gouverneur du grand Katanga par Mobutu puis, sous la présidence de Laurent-Désiré Kabila (1997-2001), ambassadeur plénipotentiaire de la RDC aux Emirats arabes unis.

Parmi les fondateurs de l’UDPS

Sous Joseph Kabila (2001-2019), il a été par deux fois président de l’assemblée provinciale du Grand Katanga (région riche en minerais divisée en quatre provinces – Tanganyika, Haut-Lomami, Lualaba et Haut-Katanga – en 2015).

Porte-étendard du fédéralisme, Gabriel Kyungu wa Kumwanza était aussi parmi les fondateurs de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), formation d’opposition créée sous Mobutu et actuellement parti au pouvoir, auquel appartient le président Félix Tshisekedi. Une riche carrière politique qui lui a valu d’être traité par ses détracteurs de traître prêt à lâcher ses alliés par intérêt.

Son nom a aussi été cité dans des événements sources de tensions persistantes entre « Katangais » et « Kasaïens », quand des Baluba du Kasaï, accusés de voler les emplois des autochtones, avaient été tués par centaines et chassés par dizaines de milliers du Katanga, en 1992. Mais il était paradoxalement considéré ces derniers temps comme un défenseur des Kasaïens, capable d’empêcher certains Katangais de s’attaquer à ces voisins perçus comme des « envahisseurs ».

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC: la police disperse des opposants à un 3e mandat du président Kabila

avril 20, 2016

Lubumbashi (RD Congo) – La police a dispersé mercredi à Lubumbashi, dans le sud-est de la RD Congo, quelque 5.000 opposants hostiles à un troisième mandat du président Joseph Kabila ou à un report de la présidentielle au delà de novembre 2016, a constaté un correspondant de l’AFP.

Un groupe d’environ 5.000 personnes s’était rassemblé aux abords du siège provincial de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti de l’opposant Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza, avant d’être dispersé par la police à coup de grenades lacrymogènes vers 09h30 (07h30 GMT).

Kabila doit partir, venez nous tuer, nous sommes fatigués du régime, scandaient en swahili ces opposants, des jeunes gens essentiellement, jetant des pierres aux forces de l’ordre.

Interrogé par l’AFP, le général Jean-Bosco Kalenga, commandant provincial de la police, a déclaré que la police était en train de disperser les délinquants qui perturbent l’ordre public, promettant de faire un bilan plus tard.

La tension est retombée à la mi-journée après que les agents de la police aient appelé les habitants au calme: Il n’y a pas de guerre, vaquez à vos occupations, criaient-ils à l’aide des mégaphones, selon le correspondant de l’AFP.

Cependant, la police a indiqué avoir interpellé quatre délinquants accusés d’avoir pillé un bistrot, ce que rejette l’Unafec.

Mardi à Kinshasa, le siège de l’Unafec avait été vandalisé et M. Kyungu a accusé le pouvoir de soutenir des actes anti-démocratiques.

Dans la soirée à Lubumbashi, deuxième ville du pays, les portrait de l’ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, passé à l’opposition en septembre, ont été arrachés par des policiers devant le bureau provincial de l’Unafec, selon des témoins.

MM. Kyungu, Katumbi et Kabila sont tous originaires de l’ancienne province du Katanga.

Le climat politique est très tendu en République démocratique du Congo en raison de l’incertitude liée à la quasi-certitude du report de la présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année.

L’opposition accuse M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, de manœuvrer pour se maintenir à la tête du pays au-delà du terme de son mandat.

Mardi, répondant au sénateur américain John McCain dans une lettre dont une copie a été transmise à l’AFP, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a jugé les délais pour les élections objectivement intenables.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2016 13h38)

RDC: huit arrestations au siège d’un parti d’opposition à Lubumbashi

novembre 10, 2015

Lubumbashi (RD Congo) – Huit militants d’un parti congolais récemment passé à l’opposition ont été arrêtés mardi par l’armée à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, selon des témoins et cette formation.

L’armée affirme que ces arrestations résultent de la traque de membres du service d’ordre de ce parti, l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), recherchés pour avoir incendié la maison d’un dissident du parti, ce que dément l’Unafec.

Vers 11H00 (09H00 GMT), selon des témoins, des soldats ont fait irruption au siège de l’Unafec où ils ont arrêté huit personnes et déchiré à l’extérieur du bâtiment la grande affiche à l’effigie de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Unafec et de l’Assemblée provinciale de la province du Haut-Katanga, dont Lubumbashi est la capitale.

Un journaliste de l’AFP a constaté que l’affiche avait effectivement disparu.

Selon les témoins, les soldats ont tiré des rafales en l’air et des grenades lacrymogènes pour disperser la foule qui se pressait autour du siège du parti, occasionnant une bousculade ayant fait plusieurs blessés.

Le général Philémon Yav, chef de la région militaire basée à Lubumbashi, a confirmé des arrestations au siège de l’Unafec sans en préciser le nombre.

Les militaires sont allés (…) prêter main forte à la police qui était à la recherche de jeunes (Nzulu, le service d’ordre de l’Unafec) qui ont mis le feu cette nuit à la maison d’un ancien (proche de M. Kyungu) qui a fait défection du parti, a-t-il déclaré à l’AFP.

Interrogé par l’AFP, M. Kyungu a rejeté ces allégations et mis le général au défi de prouver ses dires, accusant l’armée d’avoir passé à tabac les huit militants arrêtés.

Selon le général Yav, quelques autres Nzulu ont également été arrêtés ailleurs en ville.

L’Unafec appartient au G7, groupe de sept partis dont les dirigeants ont été exclus de la majorité en septembre après avoir mis en garde le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, contre la tentation de s’accrocher à son poste.

Le climat politique est très tendu en RDC. L’opposition accuse le chef de l’État de chercher à contourner par tous les moyens l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter.

La présidentielle devant avoir lieu avant la fin novembre 2016 paraît aujourd’hui incertaine et M. Kabila s’apprête à convoquer un dialogue national en vue d’élections apaisées qu’une grande partie de l’opposition dénonce comme une manoeuvre dilatoire.

A Kinshasa, l’ONG de défense des droits de l’Homme Action congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) a appelé à la libération de trois militants d’un parti d’opposition, les Forces novatrices pour l’union et la solidarité (Fonus) détenus selon elles à l’Agence nationale de renseignement.

Joseph Olenghankoy, président des Fonus, a déclaré à l’AFP que ces trois personnes (deux membres des jeunesses du mouvement et une coordonnatrice septuagénaire), avaient été arrêtés le 5 novembre.

Nous avons la confirmation qu’ils ont été arrêtés, a déclaré à l’AFP José Maria Aranaz, directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme en RDC.

Nous sommes très préoccupés par la multiplication d’arrestations arbitraires contraires à l’esprit de l’organisation d’un processus électoral crédible, a-t-il ajouté.

Dans une déclaration publiée lundi à New York, le Conseil de sécurité de l’ONU demande au gouvernement congolais et à ses partenaires nationaux de veiller à ce que les élections se déroulent sans encombre dans les délais prévus par la Constitution, en particulier la présidentielle.

Romandie.com avec(©AFP / 10 novembre 2015 17h41)