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Covid-19 : l’Unicef plaide pour garder les écoles ouvertes

mars 4, 2021

Plus de 168 millions d’enfants ont été privés de scolarité en présentiel depuis presque une année à cause des confinements dus à la Covid-19. L’Unicef note une situation d’urgence catastrophique en matière d’éducation.

Environ 214 millions d’enfants de par le monde, soit 1 sur 7, ont manqué plus des trois quarts de leur scolarité en présentiel, d’après de nouvelles données publiées le 3 mars par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). « Pour plus de 168 millions d’enfants dans le monde, les écoles sont entièrement fermées depuis presque une année entière à cause des confinements dus à la Covid-19 », selon l’organisation onusienne.

Il ressort de l’analyse des fermetures d’écoles que 14 pays ont gardé leurs écoles en grande partie fermées entre mars 2020 et février 2021. Deux tiers de ces pays sont situés en Amérique latine et dans les Caraïbes, où près de 98 millions d’élèves sont concernés. Sur ces 14 pays, c’est le Panama qui a fermé ses écoles le plus longtemps. Viennent ensuite El Salvador, le Bangladesh et la Bolivie.

« Alors que la pandémie de Covid-19 a commencé il y a presque un an, ces chiffres nous rappellent de nouveau la situation d’urgence catastrophique en matière d’éducation que les confinements ont créée dans le monde. Chaque jour, le retard pris par les enfants qui ne peuvent suivre une scolarité en présentiel s’aggrave, les plus marginalisés d’entre eux étant les plus durement touchés », explique Henrietta Fore, directrice exécutive de l’Unicef. « Pour ces enfants, nous ne pouvons nous permettre d’entrer dans la deuxième année d’enseignement en présentiel restreint ou même inexistant. Il faut faire tout ce qui est possible pour garder les écoles ouvertes ou leur accorder la priorité dans les plans de réouverture », a-t-elle renchéri.

La « salle de classe de la pandémie »

Les fermetures d’écoles ont des effets dévastateurs sur l’apprentissage et le bien-être des enfants. Les plus vulnérables et ceux qui ne peuvent accéder à l’enseignement à distance risquent davantage de ne jamais reprendre le chemin de l’école, voire de subir un mariage forcé ou de devoir travailler.

D’après les dernières données de l’Unesco, plus de 888 millions d’enfants dans le monde continuent de voir leur scolarité perturbée à cause de la fermeture intégrale ou partielle de leur école.

Pour la majorité des élèves, l’école est un lieu indispensable où ils peuvent interagir avec leurs camarades, obtenir un soutien, accéder à des services de santé et de vaccination et à un repas nutritif. Plus les écoles restent fermées longtemps, plus les enfants sont privés de ces aspects essentiels de l’enfance.

Pour attirer l’attention sur la situation d’urgence en matière d’éducation et sensibiliser à la nécessité, pour les gouvernements, de garder les écoles ouvertes, ou de leur accorder la priorité dans les plans de réouverture, l’Unicef a dévoilé mercredi la « salle de classe de la pandémie », une maquette de salle de classe composée de 168 pupitres vides, représentant chacun 1 million d’enfants vivant dans les pays dont les écoles sont fermées depuis près d’un an – un poignant rappel des salles de classe restées fermées aux quatre coins du monde.

« Cette salle de classe représente les millions de lieux d’apprentissage qui restent vides – beaucoup depuis presque une année entière. Au dos de chaque chaise vide se trouve un sac à dos vide – qui incarne la mise en suspens du potentiel d’un enfant », explique Henrietta Fore. Et de poursuivre : « Nous ne voulons pas que les portes closes et les bâtiments fermés masquent le fait que l’avenir de nos enfants est indéfiniment mis en mode « pause ». Cette installation est un message aux gouvernements : nous devons accorder la priorité à la réouverture des écoles et nous devons tout faire pour qu’elles rouvrent en meilleur état qu’avant ».

À mesure que les élèves reprennent le chemin de l’école, ils auront besoin d’un appui pour se réadapter et combler leur retard en matière d’apprentissage. Les plans de réouverture des écoles doivent prévoir des mesures de rattrapage de l’apprentissage perdu.

L’Unicef demande instamment aux gouvernements de privilégier les besoins uniques de chaque élève, grâce à des services complets de rattrapage, de santé et de nutrition et des mesures de santé mentale et de protection en milieu scolaire visant à favoriser le développement et le bien-être des enfants et des adolescents.

Soulignant que les pays ont été identifiés en fonction du nombre de jours d’instruction entre le 11 mars 2020, date de référence pour la fermeture intégrale des écoles, et février 2021. Les données rendent compte de la fermeture des écoles au cours des 11 derniers mois. Les pays qui comptaient moins de 10 jours d’ouverture complète des écoles et moins de 12 jours d’ouverture partielle ont été considérés comme ayant des écoles fermées depuis près d’un an. L’analyse porte sur l’enseignement allant du niveau pré-primaire au deuxième cycle du secondaire.

Avec Adiac-Congo par Josiane Mambou Loukoula

Congo-Cuvette : 90 % de la population défèque toujours à l’air libre en 2020 selon l’Unicef

novembre 19, 2020

C’est le triste constat fait par l’UNICEF à l’occasion de la journée mondiale des toilettes ce 19 novembre. Malgré toutes les conséquences néfastes sur la santé des enfants, cet organisme remarque qu’aucune politique n’a été menée pour réduire ce pourcentage. Les populations semblent s’accommoder avec cela et relève des avancées positives dans la partie Sud et Brazzaville dans l’usage des toilettes.

Un peuple ambitieux est celui qui rêve de l’avenir et s’applique à s’adapter au temps par l’abandon des pratiques négatives. En 2020, et détentrice de tous leviers du pouvoir politico-économique, la région de la Cuvette dans le Nord du Congo, refuse d’évoluer dans les mentalités.

C’est le triste constat fait par l’UNICEF à l’occasion de la journée mondiale des toilettes. Dans un rapport, cet organisme épingle les pouvoirs publiques du pays qui ne ménagent aucun effort dans l’amélioration des conditions de vies des populations de cette partie du pays.

Ces populations en 2020 trouvent encore logique chier dans la nature en lieu et place des toilettes. Quand bien-même, certains ont des toilettes dans leur parcelle, ils préfèrent chier à l’air libre. Un grand travail doit se faire pour pousser ces populations à s’arrimer au train de l’évolution et abandonner des pratiques rétrogrades.

A Oyo, dans la plus belle ville de la Cuvette, même les militaires en charge de la sécurité présidentielle défèquent à l’air libre

L’UNICEF constate par contre, des avancées énormes dans la capitale Brazzaville et dans la partie Sud du pays.

Avec Sacer-infos par Pascal Nguie

Démission du numéro 2 d’Unicef, accusé de comportement inapproprié envers des femmes

février 22, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – Le numéro deux d’Unicef, le Britannique Justin Forsyth, a démissionné de ses fonctions après avoir été accusé de comportement inapproprié envers des femmes alors qu’il travaillait pour l’organisation Save the Children, a annoncé jeudi l’Unicef.

La directrice d’Unicef, « Henrietta Fore, a accepté aujourd’hui la démission de son adjoint Justin Forsyth », indique un communiqué. Ce dernier travaillait depuis deux ans à Unicef.

« Nous sommes reconnaissants envers M. Forsyth pour son travail au cours des deux dernières années pour défendre les enfants les plus vulnérables et aider la mission de l’Unicef à sauver des vies d’enfants. Cette mission est désormais plus importante que jamais », ajoute le communiqué de la patronne du Fonds des Nations unies pour l’enfance.

L’Unicef a assuré n’avoir pas été au courant des accusations de comportement inapproprié qui avaient été portées contre Justin Forsyth avant qu’il ne soit engagé au Fonds.

Trois employées de Save the Children ont accusé Justin Forsyth alors qu’il dirigeait cette ONG britannique d’avoir eu à leur égard un comportement déplacé. Ce dernier leur aurait envoyé des messages inappropriés et aurait fait des commentaires sur leur tenue vestimentaire.

Ces accusations sont survenues dans le sillage du vaste scandale touchant l’organisation britannique Oxfam, incluant des faits de prostitution en Haiti.

Oxfam est une confédération d’une vingtaine d’organisations humanitaires qui emploie 10.000 personnes à travers le monde et plusieurs dizaines de milliers de volontaires.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a édicté une règle de tolérance zéro pour tout comportement sexuel inapproprié qui serait commis au sein de l’organisation ou de ses agences.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2018 17h46)                                            

Une Américaine nommée à la tête de l’Unicef

décembre 22, 2017

La nomination d’Henrietta Fore comme directrice générale de l’Unicef a été annoncée le 22 décembre 2017 / © AFP/Archives / MARWAN NAAMANI

Une Américaine, première femme à avoir dirigé l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), a été nommée à la tête de l’Unicef, agence onusienne chargée de la protection de l’enfance, a annoncé l’ONU vendredi.

Henrietta Fore, 69 ans, va succéder à Anthony Lake qui était en poste depuis 2010.

En annonçant cette nomination opérée par le secrétaire général des Nations unies, un porte-parole de l’instance internationale a relevé que Mme Fore avait travaillé dans les secteurs public et privé aux Etats-Unis ainsi que pour des organisations non gouvernementales tout au long d’une carrière de quatre décennies.

Outre la direction de l’USAID, elle a également été chargée de l’aide internationale au sein du département d’Etat américain.

Elle est actuellement PDG de Holsman International, un groupe industriel et financier.

M. Guterres s’était engagé lors de sa prise de fonctions en début d’année à nommer davantage de femmes à des postes de responsabilité au sein de l’ONU. Seulement environ un quart de ces emplois sont pour l’heure occupés par des femmes.

Romandie.com avec(©AFP / 22 décembre 2017 19h17)                

Arrivée des premières aides à l’aéroport de Saana depuis 3 semaines

novembre 25, 2017

Déchargement de cartons de vaccins à l’aéroport de Sanaa, le 25 novembre 2017 / © AFP / MOHAMMED HUWAIS

Un avion chargé d’aide humanitaire affrété par l’Unicef a atterri samedi à Sanaa, pour la première fois depuis le renforcement début novembre d’un blocus imposé par la coalition sous commandement saoudien au Yémen.

Cette coalition militaire est intervenue au Yémen en mars 2015 pour stopper la progression des rebelles yéménites Houthis face aux forces gouvernementales.

Elle avait imposé un blocus total au Yémen après le tir le 4 novembre d’un missile balistique par les rebelles en direction de l’Arabie saoudite. L’engin avait été intercepté au dessus de l’aéroport international de Ryad.

Après des appels pressants de l’ONU, la coalition avait annoncé mercredi la réouverture du port de Hodeida (ouest) et de l’aéroport de Sanaa, tous les deux contrôlés par les rebelles, pour l’aide humanitaire.

Samedi matin, 1,9 million de vaccins sont parvenus dans la capitale yéménite, a indiqué sur Twitter la représentante de l’Unicef au Yémen, Meritxell Relano.

Selon l’Unicef, ces vaccins doivent servir a protéger 600.000 enfants contre la diphtérie, une maladie en progression au Yémen.

La diphtérie est venue s’ajouter à une épidémie de choléra. Entre le 27 avril et le 8 novembre, l’OMS a enregistré 913.741 cas suspects de choléra et 2.196 décès liés à cette maladie, même si le nombre de cas est en diminution depuis plusieurs semaines.

Le photographe de l’AFP a constaté sur le tarmac de l’aéroport des piles de cartons remplis de vaccins.

Trois autres avions affrétés par le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont également atterri samedi à Sanaa avec à bord des travailleurs humanitaires.

« Je confirme que notre avion a atterri ce matin à Sanaa », transportant du personnel, a indiqué à l’AFP la porte-parole du CICR pour le Moyen-Orient Iolanda Jaquemet.

Un porte-parole du PAM a indiqué qu’un bateau transportant de l’aide attendait encore l’autorisation d’entrer dans le port de Hodeida.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le conflit au Yémen a fait, depuis l’intervention de la coalition militaire arabe, plus de 8.750 morts et 50.600 blessés, dont de nombreux civils.

Le pays connaît « la pire crise humanitaire de la planète », selon l’ONU qui a averti que sept millions de Yéménites se trouvent au bord de la famine en raison de la poursuite du conflit.

Réagissant à l’arrivée des premières aides, un responsable de l’Autorité de l’aviation civile dépendante des rebelles houthis a réclamé la réouverture de l’aéroport de Sanaa à tous les vols civils et humanitaires, estimant que les quantités délivrées ce samedi étaient insuffisantes.

Dans une déclaration sur la chaîne al-Massira proche des rebelles, leur chef Abdel-Malek al-Houthi a appelé ses partisans à rester mobilisés face à toute « nouvelle escalade saoudienne ».

La guerre au Yémen oppose les forces gouvernementales du président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui ont été chassées en septembre 2014 de Sanaa, aux rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme).

Romandie.com avec(©AFP / 25 novembre 2017 16h20)                

Yémen: l’ONU s’attend à 300.000 cas de choléra fin août

juin 23, 2017

A Sanaa, au Yémen, le 9 juin 2017, une mère tient son fils qui pourrait être atteint du choléra / © AFP/Archives /

L’épidémie de choléra au Yémen, qui a déjà fait près de 1.300 morts, pourrait atteindre le seuil des 300.000 cas à la fin août, a averti vendredi le Fonds des Nations unies pour l’enfance.

« Nous atteindrons probablement 300.000 cas à la fin août », contre près de 193.000 actuellement, a déclaré aux médias à Genève la représentante de l’Unicef, Meritxell Relano, jointe par téléphone.

Elle a rappelé que l’épidémie avait déjà fait 1.265 morts, dont un quart étaient des enfants, et que la moitié des cas suspects enregistrés jusqu’à aujourd’hui (192.983) sont des enfants.

Le choléra est réapparu en avril après une première épidémie l’an dernier.

Le Yémen est un pays qui s’effondre, a averti l’ONU fin mai.

Depuis le début du conflit, 17 millions de personnes sont confrontées à des pénuries alimentaires, dont près de 7 millions sont proches de la famine, dans un pays très dépendant de l’importation de nourriture.

Plus de 8.000 personnes sont mortes depuis le lancement en mars 2015 d’une campagne militaire par plusieurs pays conduits par l’Arabie saoudite contre les rebelles houthis soutenus par l’Iran, qui contrôlent la capitale Sanaa.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2017 13h49)                

Somalie: plus d’un million d’enfants menacés de malnutrition aiguë

mai 2, 2017

Des Somaliennes pèsent leurs enfants souffrant de malnutrition dans un centre médical près de Mogadiscio, le 11 avril 2017 / © AFP/Archives / MOHAMED ABDIWAHAB

Plus d’un million d’enfants sont menacés de malnutrition aiguë cette année en Somalie, pays au bord de la famine, et courent des risques très élevés de mourir, a averti mardi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

« La projection du nombre d’enfants qui souffrent ou souffriront de malnutrition aiguë a augmenté de 50% depuis le début de l’année, à 1,4 million », a déclaré une porte-parole de l’Unicef, Marixie Mercado, précisant qu’il s’agissait de projections pour 2017.

Plus de 275.000 d’entre eux « souffrent ou souffriront de malnutrition aiguë sévère en 2017 », a-t-elle précisé lors d’un point de presse.

La malnutrition aiguë sévère est la forme la plus visible et la plus extrême de la dénutrition. Elle est illustrée par « un enfant fragile et squelettique qui a besoin d’un traitement urgent pour survivre », selon l’Unicef.

Les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère courent des risques neuf fois plus élevés de mourir que les enfants bien nourris.

En 2011, la dernière famine en date en Somalie a tué au moins 260.000 personnes, dont la moitié d’enfants de moins de 5 ans, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

La Corne de l’Afrique est touchée par une grave sécheresse, qui a déplacé plus de 615.000 personnes en Somalie depuis novembre dernier, alors que le pays comptait déjà quelque 1,1 million de déplacés, selon l’ONU.

« La combinaison sécheresse, maladies et déplacements est mortelle pour les enfants, et nous avons besoin de faire beaucoup plus, et plus rapidement, pour sauver des vies », a affirmé le représentant de l’Unicef en Somalie, Steven Lauwerier, cité dans le communiqué.

L’Unicef déplore également que « les femmes et enfants qui se déplacent, bien souvent à pied, vers des lieux où ils espèrent trouver de l’assistance, sont souvent victimes de vol ou pire, tant durant le trajet que dans les camps ».

L’appel de fonds d’urgence de l’ONU de 720 millions de dollars (660 millions d’euros) pour la Somalie est financé à hauteur de 58%, a indiqué mardi un porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, Jens Laerke.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2017 12h57)                

Guerre au Yémen: 1.400 enfants tués, 2.000 écoles hors d’usage (Unicef)

janvier 11, 2017

Sanaa – Près de 1.400 enfants yéménites sont morts et quelque 2.000 écoles sont hors d’usage depuis l’escalade de la guerre au Yémen en mars 2015, a annoncé mercredi à Sanaa le Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef).

« Depuis l’escalade du conflit, les Nations unies ont pu vérifier que près de 1.400 enfants ont été tués et plus de 2.140 blessés », a déclaré à la presse la représentante au Yémen de l’Unicef, Meritxell Relano.

« Près de 2.000 écoles au Yémen ne peuvent plus servir parce qu’elles ont été détruites, endommagées, servent à accueillir des familles de déplacés ou sont utilisées à des fins militaires », a-t-elle ajouté.

Mme Relano a notamment cité la mort confirmée mardi d’un enfant près d’une école au nord de Sanaa lors d’un raid aérien qui en a blessé quatre autres.

Un responsable militaire et une source médicale yéménites ont donné un autre bilan de ce raid attribué à la coalition arabe sous commandement saoudien, parlant de cinq morts, dont deux enfants, et de 13 blessés.

L’attaque a visé un marché près de l’école al-Falah dans le secteur de Nihm, au nord-est de la capitale, sous contrôle des rebelles chiites Houthis.

« Les écoles doivent être des zones de paix, des sanctuaires où les enfants peuvent apprendre, grandir, jouer et être en sécurité », a poursuivi la représentante de l’Unicef.

Elle a renouvelé l’appel du Fonds à toutes les parties en conflit et à celles qui ont de l’influence sur les protagonistes à « protéger les enfants et à cesser les attaques contre les infrastructures civiles ».

– 1.363 enfants soldats –

Mme Relano a également appelé les belligérants à faciliter les livraisons de l’aide humanitaire et à cesser de recruter des enfants soldats. D’après elle, 1.363 enfants ont été enrôlés par les parties en conflit.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le conflit au Yémen a fait plus de 7.350 morts et 39.000 blessés en 20 mois, des chiffres qui incluent les civils et les combattants.

Cette guerre oppose les rebelles Houthis soutenus par l’Iran aux forces progouvernementales appuyées par la coalition arabe sous commandement saoudien.

Mme Relano a détaillé par ailleurs les interventions de l’Unicef l’an dernier en faveur des enfants au Yémen, « en dépit de la situation difficile sur le terrain », et ses plans d’action pour 2017.

En 2016, a-t-elle dit, l’Unicef a apporté une assistance médicale à plus d’un million d’enfants de moins de cinq ans, ainsi qu’à plus de 550.000 mères enceintes ou qui allaitent.

L’Unicef a contribué à une campagne de vaccination contre la polio qui a touché près de 5 millions d’enfants et soigné 237.000 autres des effets d’une malnutrition aiguë.

L’organisation projette notamment de porter ce chiffre à 320.000 en 2017 et de proposer des soins médicaux à 1,3 million d’enfants.

Romandie.com avec(©AFP / 11 janvier 2017 12h33)

Nigeria : l’Unicef fait libérer 876 enfants détenus par l’armée

octobre 29, 2016

L’armée arrête fréquemment des civils ayant vécu dans des zones contrôlées par Boko Haram, une pratique contestée par les organisations de défense des droits de l’homme.

Des soldats de la 7e division de l’armée nigériane se préparent à quitter la ville de Maiduguri, située dans l’Etat de Borno, le 4 avril. Crédits : STEFAN HEUNIS / AFP
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a fait libérer 876 enfants détenus par l’armée nigériane, qui les soupçonne d’être liés à la secte islamiste Boko Haram, a déclaré vendredi 28 octobre Manuel Fontaine, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Les enfants, dont la durée de détention n’a pas été précisée, étaient détenus dans des casernes de la ville de Maiduguri, dans l’Etat de Borno.

L’armée arrête fréquemment des civils ayant vécu dans des zones contrôlées par Boko Haram, une pratique contestée par les organisations de défense des droits de l’homme, à plus forte raison quand les détenus sont mineurs.

« Centres de réhabilitation »

Ces organisations reprochent à l’armée l’absence de charges pesant contre les détenus et le fait que les enfants soient souvent acheminés vers des « centres de réhabilitation » qu’elles qualifient de prisons. « Nous craignons qu’il y ait des enfants qui soient détenus pour la simple raison qu’ils étaient auparavant détenus par Boko Haram », a déclaré M. Fontaine.

Si l’armée nigériane n’a fait aucun commentaire, des responsables ont toutefois expliqué avoir besoin d’interroger des civils pour déterminer s’ils sont liés à l’insurrection armée qui s’efforce depuis sept ans de fonder un Etat islamique.

Lemonde.fr avec AFP

Le lait maternel, « premier vaccin des nouveau-nés », selon l’Unicef

août 2, 2016

Le lait maternel est d’une importance vitale pour l’enfant, un nouveau-né devrait pouvoir en bénéficier dès la première heure de son existence et connaître sans le moindre délai le contact charnel avec sa mère. Tel est le message que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) veut faire passer, à l’occasion de la semaine mondiale de l’allaitement qui se tient jusqu’au 7 août.

L’Unicef publie un rapport à partir d’un ensemble d’études réalisées sur les cinq continents, toutes en faveur de la tétée précoce. Elles montrent que près d’un enfant sur deux, soit 77 millions de bébés à travers le monde, n’est pas mis au sein assez rapidement. Le premier lait ou « colostrum » est très riche en nutriments et en anticorps. Les enfants allaités très rapidement ont de ce fait moins de risques d’être victimes de diarrhées, qui peuvent leur être fatales, et de pathologies respiratoires, en particulier dans les pays en voie de développement.

« Plus la mise au sein est tardive, plus le risque de mortalité augmente lors du premier mois de vie, au moment où l’enfant est le plus vulnérable aux maladies », notent les experts. Chaque minute compte. Le risque de mortalité du nourrisson augmenterait de 41 % lorsque la première tétée est repoussée de deux à vingt-trois heures, de 74 % au-delà de vingt-quatre heures.

Les enjeux sanitaires sont considérables. En 2015, la moitié des enfants qui n’ont pas atteint l’âge de 5 ans sont décédés au cours de leur première année. Un allaitement précoce peut être une « question de vie ou de mort », alertent les experts de l’Unicef.

« Si tous les bébés étaient uniquement nourris de lait maternel de leur naissance jusqu’à 6 mois, environ 800 000 vies seraient sauvées chaque année », estime France Beguin, experte en nutrition pour l’Unicef. « Le lait maternel est le premier vaccin des tout-petits. C’est la première et la meilleure façon de les protéger contre les infections et les maladies », rappelle-t-elle.

Sur la même ligne, l’Organisation mondiale de la santé préconise un allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de l’enfant, puis partiel jusqu’à ses 2 ans. L’Unicef regrette pour sa part que moins de la moitié des petits soient encore au sein à cet âge, une proportion qui ne varie guère depuis 2000.

Le Fonds insiste sur les bienfaits à long terme de ce mode d’alimentation sur le développement cognitif de l’enfant et même sur ses performances scolaires. Son plaidoyer en faveur de la tétée est sans restriction: celle-ci peut même concerner les mères séropositives pour le VIH, tout en donnant au bébé des traitements antirétroviraux. En guise d’argument supplémentaire, il avance un gain économique de plusieurs milliards de dollars par an.

L’allaitement, qui est inscrit sur la liste des Objectifs de développement durable de l’Organisation des nations unies, s’améliore depuis quinze ans, mais encore trop lentement. En Asie du Sud par exemple, où la tétée précoce est passée de 16 % dans les années 2000 à 45 % en 2015, 21 millions de nourrissons n’en bénéficient toujours pas.

Au niveau mondial, la mise au sein rapide est passée de 32 % dans les années 2000 à 45 % en 2015. Manifestement, des freins nombreux persistent dans les pays développés comme dans ceux en voie de développement.

L’un des points d’achoppement tient au fait que « l’allaitement n’est pas seulement une affaire de femmes », affirment d’emblée les experts de l’ONU . Ils en déduisent donc que celles-ci devraient recevoir l’aide des gouvernements, des communautés, de leurs proches et des employeurs, mais sans détailler les mesures de soutien qui pourraient changer la donne. Ils reprochent surtout au personnel soignant, de ne pas jouer suffisamment son rôle de conseil auprès des jeunes mères.

Le rapport souligne aussi le poids des traditions culturelles et familiales. Dans certaines parties du monde, les coutumes veulent que l’on donne d’abord au nouveau-né de l’eau sucrée, voire du thé, du beurre, du miel, du lait animal… Il arrive même que le colostrum soit considéré comme dangereux et jeté. Les auteurs épinglent au passage l’offensive des producteurs du lait de substitution, qui tend à transformer la perception de l’alimentation des bébés dans les pays en développement.

L’allaitement est d’ailleurs « une des rares questions de santé publique dont les tendances sont plus positives dans les pays en voie de développement que dans les pays riches », estiment-ils. C’est en Afrique de l’Est et australe que la mise au sein est la plus rapide, avec 59 % des bébés allaités dès la première heure contre 55 % pour l’Union européenne. Cependant, le taux le plus faible concerne l’Afrique de l’Ouest et centrale, où près de la moitié des bébés échappent à cette première tétée vitale.

Lemonde.fr par  Martine Valo (New York, Nations unies, correspondante)