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Somalie: plus d’un million d’enfants menacés de malnutrition aiguë

mai 2, 2017

Des Somaliennes pèsent leurs enfants souffrant de malnutrition dans un centre médical près de Mogadiscio, le 11 avril 2017 / © AFP/Archives / MOHAMED ABDIWAHAB

Plus d’un million d’enfants sont menacés de malnutrition aiguë cette année en Somalie, pays au bord de la famine, et courent des risques très élevés de mourir, a averti mardi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

« La projection du nombre d’enfants qui souffrent ou souffriront de malnutrition aiguë a augmenté de 50% depuis le début de l’année, à 1,4 million », a déclaré une porte-parole de l’Unicef, Marixie Mercado, précisant qu’il s’agissait de projections pour 2017.

Plus de 275.000 d’entre eux « souffrent ou souffriront de malnutrition aiguë sévère en 2017 », a-t-elle précisé lors d’un point de presse.

La malnutrition aiguë sévère est la forme la plus visible et la plus extrême de la dénutrition. Elle est illustrée par « un enfant fragile et squelettique qui a besoin d’un traitement urgent pour survivre », selon l’Unicef.

Les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère courent des risques neuf fois plus élevés de mourir que les enfants bien nourris.

En 2011, la dernière famine en date en Somalie a tué au moins 260.000 personnes, dont la moitié d’enfants de moins de 5 ans, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

La Corne de l’Afrique est touchée par une grave sécheresse, qui a déplacé plus de 615.000 personnes en Somalie depuis novembre dernier, alors que le pays comptait déjà quelque 1,1 million de déplacés, selon l’ONU.

« La combinaison sécheresse, maladies et déplacements est mortelle pour les enfants, et nous avons besoin de faire beaucoup plus, et plus rapidement, pour sauver des vies », a affirmé le représentant de l’Unicef en Somalie, Steven Lauwerier, cité dans le communiqué.

L’Unicef déplore également que « les femmes et enfants qui se déplacent, bien souvent à pied, vers des lieux où ils espèrent trouver de l’assistance, sont souvent victimes de vol ou pire, tant durant le trajet que dans les camps ».

L’appel de fonds d’urgence de l’ONU de 720 millions de dollars (660 millions d’euros) pour la Somalie est financé à hauteur de 58%, a indiqué mardi un porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, Jens Laerke.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2017 12h57)                

Guerre au Yémen: 1.400 enfants tués, 2.000 écoles hors d’usage (Unicef)

janvier 11, 2017

Sanaa – Près de 1.400 enfants yéménites sont morts et quelque 2.000 écoles sont hors d’usage depuis l’escalade de la guerre au Yémen en mars 2015, a annoncé mercredi à Sanaa le Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef).

« Depuis l’escalade du conflit, les Nations unies ont pu vérifier que près de 1.400 enfants ont été tués et plus de 2.140 blessés », a déclaré à la presse la représentante au Yémen de l’Unicef, Meritxell Relano.

« Près de 2.000 écoles au Yémen ne peuvent plus servir parce qu’elles ont été détruites, endommagées, servent à accueillir des familles de déplacés ou sont utilisées à des fins militaires », a-t-elle ajouté.

Mme Relano a notamment cité la mort confirmée mardi d’un enfant près d’une école au nord de Sanaa lors d’un raid aérien qui en a blessé quatre autres.

Un responsable militaire et une source médicale yéménites ont donné un autre bilan de ce raid attribué à la coalition arabe sous commandement saoudien, parlant de cinq morts, dont deux enfants, et de 13 blessés.

L’attaque a visé un marché près de l’école al-Falah dans le secteur de Nihm, au nord-est de la capitale, sous contrôle des rebelles chiites Houthis.

« Les écoles doivent être des zones de paix, des sanctuaires où les enfants peuvent apprendre, grandir, jouer et être en sécurité », a poursuivi la représentante de l’Unicef.

Elle a renouvelé l’appel du Fonds à toutes les parties en conflit et à celles qui ont de l’influence sur les protagonistes à « protéger les enfants et à cesser les attaques contre les infrastructures civiles ».

– 1.363 enfants soldats –

Mme Relano a également appelé les belligérants à faciliter les livraisons de l’aide humanitaire et à cesser de recruter des enfants soldats. D’après elle, 1.363 enfants ont été enrôlés par les parties en conflit.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le conflit au Yémen a fait plus de 7.350 morts et 39.000 blessés en 20 mois, des chiffres qui incluent les civils et les combattants.

Cette guerre oppose les rebelles Houthis soutenus par l’Iran aux forces progouvernementales appuyées par la coalition arabe sous commandement saoudien.

Mme Relano a détaillé par ailleurs les interventions de l’Unicef l’an dernier en faveur des enfants au Yémen, « en dépit de la situation difficile sur le terrain », et ses plans d’action pour 2017.

En 2016, a-t-elle dit, l’Unicef a apporté une assistance médicale à plus d’un million d’enfants de moins de cinq ans, ainsi qu’à plus de 550.000 mères enceintes ou qui allaitent.

L’Unicef a contribué à une campagne de vaccination contre la polio qui a touché près de 5 millions d’enfants et soigné 237.000 autres des effets d’une malnutrition aiguë.

L’organisation projette notamment de porter ce chiffre à 320.000 en 2017 et de proposer des soins médicaux à 1,3 million d’enfants.

Romandie.com avec(©AFP / 11 janvier 2017 12h33)

Nigeria : l’Unicef fait libérer 876 enfants détenus par l’armée

octobre 29, 2016

L’armée arrête fréquemment des civils ayant vécu dans des zones contrôlées par Boko Haram, une pratique contestée par les organisations de défense des droits de l’homme.

Des soldats de la 7e division de l’armée nigériane se préparent à quitter la ville de Maiduguri, située dans l’Etat de Borno, le 4 avril. Crédits : STEFAN HEUNIS / AFP
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a fait libérer 876 enfants détenus par l’armée nigériane, qui les soupçonne d’être liés à la secte islamiste Boko Haram, a déclaré vendredi 28 octobre Manuel Fontaine, directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Les enfants, dont la durée de détention n’a pas été précisée, étaient détenus dans des casernes de la ville de Maiduguri, dans l’Etat de Borno.

L’armée arrête fréquemment des civils ayant vécu dans des zones contrôlées par Boko Haram, une pratique contestée par les organisations de défense des droits de l’homme, à plus forte raison quand les détenus sont mineurs.

« Centres de réhabilitation »

Ces organisations reprochent à l’armée l’absence de charges pesant contre les détenus et le fait que les enfants soient souvent acheminés vers des « centres de réhabilitation » qu’elles qualifient de prisons. « Nous craignons qu’il y ait des enfants qui soient détenus pour la simple raison qu’ils étaient auparavant détenus par Boko Haram », a déclaré M. Fontaine.

Si l’armée nigériane n’a fait aucun commentaire, des responsables ont toutefois expliqué avoir besoin d’interroger des civils pour déterminer s’ils sont liés à l’insurrection armée qui s’efforce depuis sept ans de fonder un Etat islamique.

Lemonde.fr avec AFP

Le lait maternel, « premier vaccin des nouveau-nés », selon l’Unicef

août 2, 2016

Le lait maternel est d’une importance vitale pour l’enfant, un nouveau-né devrait pouvoir en bénéficier dès la première heure de son existence et connaître sans le moindre délai le contact charnel avec sa mère. Tel est le message que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) veut faire passer, à l’occasion de la semaine mondiale de l’allaitement qui se tient jusqu’au 7 août.

L’Unicef publie un rapport à partir d’un ensemble d’études réalisées sur les cinq continents, toutes en faveur de la tétée précoce. Elles montrent que près d’un enfant sur deux, soit 77 millions de bébés à travers le monde, n’est pas mis au sein assez rapidement. Le premier lait ou « colostrum » est très riche en nutriments et en anticorps. Les enfants allaités très rapidement ont de ce fait moins de risques d’être victimes de diarrhées, qui peuvent leur être fatales, et de pathologies respiratoires, en particulier dans les pays en voie de développement.

« Plus la mise au sein est tardive, plus le risque de mortalité augmente lors du premier mois de vie, au moment où l’enfant est le plus vulnérable aux maladies », notent les experts. Chaque minute compte. Le risque de mortalité du nourrisson augmenterait de 41 % lorsque la première tétée est repoussée de deux à vingt-trois heures, de 74 % au-delà de vingt-quatre heures.

Les enjeux sanitaires sont considérables. En 2015, la moitié des enfants qui n’ont pas atteint l’âge de 5 ans sont décédés au cours de leur première année. Un allaitement précoce peut être une « question de vie ou de mort », alertent les experts de l’Unicef.

« Si tous les bébés étaient uniquement nourris de lait maternel de leur naissance jusqu’à 6 mois, environ 800 000 vies seraient sauvées chaque année », estime France Beguin, experte en nutrition pour l’Unicef. « Le lait maternel est le premier vaccin des tout-petits. C’est la première et la meilleure façon de les protéger contre les infections et les maladies », rappelle-t-elle.

Sur la même ligne, l’Organisation mondiale de la santé préconise un allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de l’enfant, puis partiel jusqu’à ses 2 ans. L’Unicef regrette pour sa part que moins de la moitié des petits soient encore au sein à cet âge, une proportion qui ne varie guère depuis 2000.

Le Fonds insiste sur les bienfaits à long terme de ce mode d’alimentation sur le développement cognitif de l’enfant et même sur ses performances scolaires. Son plaidoyer en faveur de la tétée est sans restriction: celle-ci peut même concerner les mères séropositives pour le VIH, tout en donnant au bébé des traitements antirétroviraux. En guise d’argument supplémentaire, il avance un gain économique de plusieurs milliards de dollars par an.

L’allaitement, qui est inscrit sur la liste des Objectifs de développement durable de l’Organisation des nations unies, s’améliore depuis quinze ans, mais encore trop lentement. En Asie du Sud par exemple, où la tétée précoce est passée de 16 % dans les années 2000 à 45 % en 2015, 21 millions de nourrissons n’en bénéficient toujours pas.

Au niveau mondial, la mise au sein rapide est passée de 32 % dans les années 2000 à 45 % en 2015. Manifestement, des freins nombreux persistent dans les pays développés comme dans ceux en voie de développement.

L’un des points d’achoppement tient au fait que « l’allaitement n’est pas seulement une affaire de femmes », affirment d’emblée les experts de l’ONU . Ils en déduisent donc que celles-ci devraient recevoir l’aide des gouvernements, des communautés, de leurs proches et des employeurs, mais sans détailler les mesures de soutien qui pourraient changer la donne. Ils reprochent surtout au personnel soignant, de ne pas jouer suffisamment son rôle de conseil auprès des jeunes mères.

Le rapport souligne aussi le poids des traditions culturelles et familiales. Dans certaines parties du monde, les coutumes veulent que l’on donne d’abord au nouveau-né de l’eau sucrée, voire du thé, du beurre, du miel, du lait animal… Il arrive même que le colostrum soit considéré comme dangereux et jeté. Les auteurs épinglent au passage l’offensive des producteurs du lait de substitution, qui tend à transformer la perception de l’alimentation des bébés dans les pays en développement.

L’allaitement est d’ailleurs « une des rares questions de santé publique dont les tendances sont plus positives dans les pays en voie de développement que dans les pays riches », estiment-ils. C’est en Afrique de l’Est et australe que la mise au sein est la plus rapide, avec 59 % des bébés allaités dès la première heure contre 55 % pour l’Union européenne. Cependant, le taux le plus faible concerne l’Afrique de l’Ouest et centrale, où près de la moitié des bébés échappent à cette première tétée vitale.

Lemonde.fr par  Martine Valo (New York, Nations unies, correspondante)

Angélique Kidjo : « Il faut en finir avec le mariage forcé des fillettes »

juin 27, 2016

Angélique Kidjo, ambassadrice de bonne volonté pour l’Unicef, lors d’une réunion d’information auprès d’enfants éthiopiennes contre le mariage forcé.

Angélique Kidjo, ambassadrice de bonne volonté pour l’Unicef, lors d’une réunion d’information auprès d’enfants éthiopiennes contre le mariage forcé. Crédits : BORIS HEGER/AFP
Les mariages d’enfants illustrent le fardeau extrêmement lourd supporté par les filles les plus pauvres au niveau mondial, et plus particulièrement par celles qui vivent dans les communautés marginalisées des régions rurales d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud, où la pratique est la plus courante.

Ces filles que l’on marie sans leur consentement voient leur enfance volée. J’ai été témoin du mal que cela leur cause.

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Lorsque j’étais enfant, à Cotonou, au Bénin, plusieurs de mes camarades d’école primaire ont été mariées très jeunes. Je n’ai jamais revu certaines d’entre elles, leur nouvelle vie familiale les obligeant à partir loin. D’autres, que j’ai revues plus tard, avaient changé. Leur joie et leur enthousiasme s’étaient envolés. Obligées de devenir trop rapidement adultes, elles avaient perdu leur insouciance. J’ai remarqué qu’elles éprouvaient un sentiment de honte, une prise de conscience aiguë de leur différence par rapport à nous.

Les plus vulnérables au monde

Bien que des progrès aient été réalisés, la diminution des mariages d’enfants est cependant inégale. Les filles des ménages les plus pauvres – ou vivant en zone rurale – ont deux fois plus de risques d’être mariées avant l’âge de 18 ans que les filles des ménages les plus riches ou celles vivant en zone urbaine.

En l’absence de progrès, près de 950 millions de femmes auront connu le même sort d’ici 2030, contre plus de 700 millions aujourd’hui. Et d’ici à 2050, près de la moitié de ces « épouses-enfants » sera africaine.

Le coût à payer est trop élevé – pour les filles dont les droits sont bafoués et pour la société qui a besoin que ces filles deviennent des adultes productives et autonomes.

Les filles mariées sont les personnes les plus vulnérables au monde. Lorsque leur éducation est stoppée net, elles n’ont plus la possibilité d’acquérir les compétences et connaissances nécessaires pour obtenir un bon emploi et subvenir à leurs besoins ainsi qu’à ceux de leur famille. Elles sont isolées socialement. Comme je l’ai observé chez mes anciennes camarades de classe qui ont été forcées de se marier, la conscience même de leur isolement leur est pénible.

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Soumises à leur mari et à leur belle-famille, les filles mariées sont plus exposées à la violence domestique et ne sont pas en mesure de prendre des décisions au sujet d’une sexualité protégée et de la planification familiale. Elles sont ainsi exposées à des risques élevés d’infections sexuellement transmissibles, dont le VIH, ou à une grossesse et à la maternité avant que leur corps et leur psychisme n’aient atteint leur pleine maturité. Et les grossesses à risque sont encore plus dangereuses, car les filles mariées très jeunes sont moins susceptibles de bénéficier des soins médicaux appropriés. Lors de l’accouchement, ces mères encore enfants présentent un risque accru de complications potentiellement invalidantes comme la fistule obstétricale, voire de décès, pour elles-mêmes ou leur bébé.

Perspectives d’avenir réduites à néant

En privant les filles de perspectives d’avenir, cette pratique prive les familles, les communautés et les nations de toutes les contributions qu’elles pourraient apporter en tant que femmes autonomes. Le mariage des enfants entrave les actions nationales liées à la santé maternelle et de l’enfant et à la lutte contre la malnutrition et la déscolarisation. Lorsque les filles sont mariées trop jeunes, elles n’ont pas d’autres possibilités que de transmettre pauvreté, faible niveau d’instruction et problèmes de santé – dont elles sont elles-mêmes victimes – à la génération suivante.

Le problème du mariage des enfants peut paraître insoluble. Ce phénomène existe parce que les sociétés accordent souvent une moindre valeur aux filles, ce qui fait qu’elles ne bénéficient pas des mêmes chances que leurs frères. Parce que la pauvreté ou d’autres conditions défavorables, comme le faible niveau d’instruction, limitent encore davantage leurs possibilités. Le mariage apparaît donc comme la meilleure solution pour assurer leur avenir.

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Mais il existe des stratégies éprouvées pour améliorer les perspectives des filles, préserver leur enfance et leur donner la possibilité d’un avenir meilleur pour elles-mêmes et pour la société dans laquelle elles vivent. Ceci implique d’améliorer l’accès des filles à l’éducation, de les rendre plus autonomes grâce à l’acquisition de connaissances et de compétences, d’éduquer les parents et les communautés, d’accroître les incitations économiques, de soutenir les familles, de renforcer et faireappliquer les lois et les politiques qui fixent l’âge minimum du mariage à 18 ans pour les filles et les garçons.

Contribuer au développement du pays

L’éducation joue un rôle fondamental. Les filles qui sont peu ou pas éduquées ont jusqu’à six fois plus de risques d’être mariées avant l’âge adulte que celles qui ont reçu un enseignement secondaire. Lorsqu’une fille va à l’école, son entourage a plus tendance à la considérer comme une enfant que comme une femme prête à devenir épouse et mère. Et le fait d’aller à l’école rend les filles plus autonomes, leur permettant de développer des compétences et des connaissances ainsi qu’un réseau social qui les aide à communiquer et à défendre leurs intérêts. Les filles instruites sont plus à même de contribuer à la croissance et au développement de leur pays ainsi qu’à la prospérité et au bien-être de leur future famille.

Quinze millions de filles sont mariées chaque année alors qu’elles ne sont encore que des enfants. Ce nombre démesuré souligne l’importance d’investir dans des solutions pouvant avoir des retombées à grande échelle, pour mettre fin plus rapidement à cette pratique. Des investissements ciblés permettant de rendre plus autonomes les filles pauvres et marginalisées, grâce notamment à une meilleure santé, à une éducation et à une protection sociale, peuvent créer d’autres voies pour les filles et leurs familles.

Tout aussi essentiel est le travail lent et patient visant à faire évoluer les normes sociales. Ces évolutions fondamentales et durables proviennent des communautés elles-mêmes et dépendent de la mobilisation des mères et des pères pour trouver des solutions qui auront des retombées importantes sur la vie de leurs filles.

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Lorsque le mariage des enfants ne sera plus qu’un souvenir, nous aurons mis fin à une inégalité qui spolie les filles de leurs droits fondamentaux et leur vole leur enfance. Les filles et les femmes seront plus nombreuses à pouvoir profiter pleinement de leur vie et à offrir le meilleur à leur famille, à leur communauté et à la société – un grand pas en avant dans la rupture du cycle intergénérationnel de la pauvreté et le renforcement des communautés et des nations. Mettre fin au mariage des enfants permettra de transformer la vie des filles et d’engendrer des bénéfices pour tous.

Angélique Kidjo est chanteuse, musicienne et comédienne. Artiste primée de nombreuses fois, elle est ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef depuis 2002.

 

Lemonde.fr par Angélique Kidjo

RCA: nouvelles accusations d’abus sexuels contre des Casques bleus

janvier 5, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – L’ONU a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur de nouvelles accusations d’abus sexuels portées contre ses Casques bleus en République centrafricaine (RCA).

Les victimes présumées sont quatre fillettes soumises à des abus sexuels et une exploitation sexuelle à Bangui par des soldats de trois pays, non précisés, participant à la Mission de l’ONU en RCA (Minusca).

Elles ont été interrogées à Bangui par des enquêteurs de l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, a précisé le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric.

Les autorités centrafricaines ont été informées, ainsi que les pays contributeurs de troupes concernés afin que ceux-ci enquêtent et prennent éventuellement des sanctions contre leurs ressortissants comme le prévoit la procédure.

M. Dujarric n’a pas précisé de quels contingents ils s’agissait ni combien d’hommes étaient impliqués.

Citant un communiqué de la Minusca, il a indiqué que le chef de la Minusca, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, avait réitéré la politique de tolérance zéro appliquée officiellement par l’ONU envers les délits sexuels.

Cette politique n’empêche pas les abus sexuels d’être un problème récurrent dans certaines missions de maintien de la paix de l’ONU.

Ces nouvelles accusations interviennent alors que l’ONU sort à peine d’un scandale retentissant de viols d’enfants impliquant des soldats français déployés sous commandement français en RCA.

A la mi-décembre, un groupe d’experts indépendants avait dénoncé un échec flagrant de l’ONU dans la gestion de cette affaire, qui avait coûté son poste au précédent chef de la Minusca, le Sénégalais Babacar Gaye.

La justice française a entendu début décembre quatre militaires français sur ces soupçons de viols d’enfants commis en 2013 et 2014. En tout, quatorze soldats français étaient mis en cause, de même que des militaires de Guinée équatoriale et du Tchad.

Romandie.com avec(©AFP / 05 janvier 2016 19h17)

Patrice Evra en campagne humanitaire au Sénégal

décembre 26, 2015

Le défenseur international français natif de Dakar (Sénégal), Patrice Evra, a mis à profit la trêve hivernale qu’observe le championnat italien pour venir s’enquérir de l’état d’avancement du projet de protection de l’enfance du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) qu’il finance depuis 2012.

«Je tenais vraiment à venir pendant cette trêve au Sénégal, pour voir ces enfants pendant que certains de mes coéquipiers ont préféré aller à Las Vegas et à Miami. C’est un voyage qui m’a permis de faire un retour au pays natal et de venir prier sur la tombe de mes deux frères disparus», a confié à la presse le joueur de la Juventus Turin (Ligue 1 italienne).

Le centre multi fonctionnel, dont Evra assure une bonne partie du financement, se trouve à Guédiawaye, dans la banlieue de Dakar. Il accueille plus de 500 enfants, garçons et filles. Ce cadre leur offre la possibilité d’être alphabétisés et de retrouver leur famille.

Lors de son séjour, le sociétaire de la Juventus de Turin a passé une matinée au Théâtre national Daniel Sorano avec des jeunes.

L’ancien arrière gauche de Monaco (France) et de Manchester United, finaliste en 2015 de la Ligue des champions avec la Juventus, trouve son engagement humanitaire «plus intéressant que le fait de toujours courir derrière des trophées».

«Chacun a une mission sur cette terre. Avec la maturité, j’ai compris l’importance de m’investir dans ce genre de projet. Et j’ai eu la chance de pouvoir le faire dans mon pays de naissance, et c’est un très grand honneur », a-t-il souligné.

Né à Dakar, il y a 34 ans, Patrice Evra, fils d’un diplomate bissau-guinéen et d’une mère d’origine cap-verdienne, a rejoint très jeune ses parents en Europe.

Apanews.net

 

Soudan du Sud: 16’000 enfants enrôlés de force depuis janvier

novembre 27, 2015

Quelque 16’000 enfants ont été enrôlés de force cette année par les différentes parties en conflit au Soudan du Sud, a dénoncé vendredi l’Unicef. Malgré la signature d’un accord de paix en août, « il y a peu de signe d’amélioration », selon l’agence des Nations unies.

« De graves violations des droits des enfants, dont des assassinats, des enlèvements et des violences sexuelles, continuent à travers le pays », a déclaré un porte-parole de l’Unicef, Christophe Boulierac, lors d’un point de presse à Genève.

M. Boulierac a expliqué que « depuis le début de 2015, la situation des enfants au Soudan du Sud a empiré », avec « un enrôlement et une utilisation constants d’enfants, essentiellement des garçons mais aussi des filles, par les forces et groupes armés ».

Depuis janvier, « environ 16’000 enfants ont été recrutés par les groupes et forces armés », a-t-il dit, précisant « qu’ils sont donc tous encore dans les groupes et forces armés ».

Pas seulement des combattants
Il est courant d’appeler « enfants soldats » les enfants associés aux forces et groupes armés, terme qui évoque l’image de jeunes garçons portant des uniformes et des armes. Mais dans la pratique, l’utilisation de ces enfants est plus large que leur participation à des hostilités en tant que combattants.

Ces enfants peuvent aussi notamment, pas exclusivement, exercer d’autres fonctions comme porteurs ou messagers et sont envoyés dans des zones et situations extrêmement dangereuses du fait des combats. Les filles sont souvent utilisées à des fins sexuelles et pour des mariages forcés.

Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, avant de replonger dans la guerre en décembre 2013 en raison de dissensions politico-ethniques, alimentées par la rivalité entre le chef de l’Etat Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Les combats n’ont jamais vraiment cessé en dépit d’un accord de paix signé le 26 août entre le gouvernement de Juba et les rebelles.

Le conflit, marqué par des atrocités attribuables aux deux camps, a fait des dizaines de milliers de morts et chassé plus de 2,2 millions de personnes de chez elles. Environ 1500 enfants ont été tués, selon l’Unicef.

Romandie.com

Soudan du Sud: plus de 30.000 personnes risquent de mourir de faim

octobre 22, 2015

Plus de 30’000 personnes « vivent dans des conditions extrêmes et risquent mourir de faim » dans les régions du Soudan du Sud les plus ravagées par la guerre civile, a averti jeudi l’ONU. Des dizaines de milliers d’autres sont également au bord de la famine.

Bien que l’état de famine n’y ait pas été officiellement déclaré, le pays traverse sa pire phase en 22 mois d’une guerre marquée par de nombreuses atrocités, rappellent le Programme alimentaire mondial (PAM), le fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et l’Organisation pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

Les zones les plus touchées par le confit qui se traduit notamment par un blocage de l’aide se situent dans l’Etat d’Unité, dans le nord riche en pétrole. En dépit d’un accord de paix signé fin août, des combats intenses s’y déroulent, accompagnés d’enlèvements en grand nombre et de viols de femmes et d’enfants, écrivent les trois agences de l’ONU dans un communiqué commun.

« Sans un accès illimité à l’aide humanitaire, l’insécurité alimentaire peut s’aggraver et se transformer en famine dans certaines parties de l’Etat d’Unité », avertissent-elles.

Le Soudan du Sud est le théâtre depuis décembre 2013 d’une guerre opposant l’armée fidèle au président Salva Kiir à une rébellion dirigée par son ex-vice-président Riek Machar. Le conflit, marqué par des massacres et des atrocités d’une violence inouïe attribués aux deux camps, a fait des dizaines de milliers de morts et chassé quelque 2,2 millions de Sud-Soudanais de leurs foyers.

Enfants touchés
« Depuis le début des combats il y a près de deux ans, des enfants sont victimes du conflit, de la maladie, de la peur et de la faim », rapporte notamment le responsable de l’Unicef pour le Soudan du Sud, Jonathan Veitch.

« Leurs familles se sont montrées exemplaires dans leur soutien mais elles ont épuisé aujourd’hui tous les mécanismes pour faire face. Les agences peuvent leur venir en aide mais seulement si nous avons un accès complet (aux zones affectées). Sinon, de nombreux enfants risquent de mourir », ajoute-t-il.

Une famine n’avait pu être évitée il y a un an que grâce à une intervention massive des organisations humanitaires.

Romandie.com

Boko Haram: près d’1,5 million d’enfants déplacés en six ans

septembre 17, 2015

Un million quatre cent mille enfants ont fui les violences des djihadistes nigérians de Boko Haram et 500’000 l’ont fait au cours des cinq derniers mois, a annoncé vendredi l’Unicef. La région a connu une nette aggravation de l’insécurité au cours de cette période.

« Rien que dans le nord du Nigeria, 1,2 million d’enfants, dont plus de la moitié a moins de cinq ans, ont été contraints de fuir leurs foyers. Deux cent soixante-cinq mille autres ont été déplacés au Cameroun, au Tchad et au Niger », dit l’organisation dans un communiqué.

« Il est inquiétant de voir qu’on continue de tuer, enlever et utiliser des femmes et des enfants comme porteurs de bombes », dit le directeur général de l’Unicef pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, Manuel Fontaine, cité dans le document.

La secte islamiste, qui a pris les armes il y a six ans, tenait une partie du nord-est du Nigeria début 2015, mais l’offensive conjointe menée depuis par le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun, a permis de reprendre l’essentiel de ses positions.

Fragmenté et divisé, le mouvement continue toutefois à s’attaquer à des villages pour assurer sa subsistance et multiplie les attentats sur les lieux de culte, les marchés ou les arrêts de bus. Les actes de guérilla, dont le nombre a culminé entre mai et juillet, sont toutefois moins fréquents depuis le mois dernier avec la saison des pluies.

Aide compromise
L’Unicef, dont les activités dans la région ont été élargies, a vacciné cette année 315’000 enfants contre la rougeole et a fourni de quoi assurer les besoins en eau potable de 200’000 personnes, mais n’a pu mener à bien tous ses projets faute de ressources.

L’organisation, qui avait lancé un appel de fonds de 50,3 millions de dollars pour ses opérations dans la région du lac Tchad en 2015, n’en a perçu que 32%. Ceci laisse plus de 124’000 enfants non vaccinés contre la rougeole, tandis que 208’000 ne sont pas scolarisés et que plus de 83’000 n’ont pas accès à l’eau potable.

« L’afflux de réfugiés et l’insuffisance de ressources compromettent sérieusement notre capacité délivrer une aide vitale sur le terrain », souligne M. Fontaine.

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