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Canada: 2e décès d’un étudiant à l’Université d’Ottawa en moins d’un mois

mai 24, 2019

 

Dans un message destiné à la communauté universitaire, mercredi, le recteur de l’Université d’Ottawa a déploré le « décès tragique » d’une membre de la population étudiante. Jacques Frémont avait envoyé une communication similaire le 26 avril dernier.

Dans le cas le plus récent, la personne est décédée dans sa résidence étudiante, alors que l’autre s’était produit dans une résidence à l’extérieur du campus, selon le recteur.

Sans dévoiler les circonstances des événements, M. Frémont encourage les membres de la communauté universitaire à s’adresser à des services d’aide psychologique s’ils en ressentent le besoin.

Le nouveau Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO) — qui entrera en fonction le mois prochain — redouble d’ailleurs d’efforts pour s’assurer que les services de santé mentale sur le campus soient plus accessibles.

Je trouve qu’on a beaucoup de pression avec [les études universitaires]. On veut tellement bien se représenter que, des fois, on oublie même de prendre soin de soi-même, qu’on se laisse de côté. Il y en a plusieurs qui se retrouvent dans des situations de détresse, ils ne savent pas quoi faire, estime Natasha Lyne Roy, commissaire aux affaires francophones de la SÉUO.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation
 

L’Université d’Ottawa offre des ressources en matière de mieux-être et de santé mentale aux étudiants qui pourraient avoir de la difficulté à s’adapter à la réalité scolaire.

On parle de milliers d’étudiants qui vont se prévaloir d’un service quelconque. Que ce soit des rencontres individuelles avec un conseiller professionnel ou notre plateforme de thérapie en ligne ou même juste naviguer notre site web pour des ressources en santé mentale, explique Geneviève Brabant, chef du Service d’appui au succès scolaire (SASS).

Elle ajoute que le niveau de risque est évalué chaque fois qu’une demande est formulée par un étudiant, question de s’assurer que le bien-être de celui-ci n’est pas en danger. Le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes de 15 à 29 ans.

L’idée, c’est d’aider les étudiants [pour] qu’ils soient bien branchés sur les services offerts pour augmenter leur capacité à demander de l’aide s’ils en ont besoin.

Geneviève Brabant, Université d’Ottawa

Seize intervenants travaillent au SASS pour une population étudiante de plus de 40 000 personnes. Les listes d’attente seraient parfois longues pour une consultation, dans les moments critiques de la vie universitaire.

J’ai entendu plusieurs étudiants au début de la session [dire] que ça avait pris vraiment longtemps et qu’ils ne savaient pas quoi faire, réplique Natasha Lyne Roy.

Elle-même a consulté la clinique de santé de l’Université d’Ottawa pour obtenir les services d’un psychologue en mars, mais elle n’aura pas de réponse avant le mois de juillet.

C’est quand même long, surtout pour quelqu’un dans une situation critique, déplore l’étudiante, qui a dû consulter au privé et payer de sa poche.

Le nouveau syndicat étudiant veut maintenant créer un comité d’aide avec des étudiants formés pour intervenir directement auprès de ceux en détresse. Il a aussi tenu un référendum en avril au cours duquel les étudiants de l’Université d’Ottawa ont voté en faveur d’une hausse des cotisations pour les soins en santé mentale.

L’institution d’enseignement ajoutera le même montant et décidera de la façon dont l’argent sera investi.

CBC/Radio-Canada avec les informations d’Audrey Roy

Canada/I.-P.-É: une ado de ado de 13 ans à l’université

mai 3, 2018
© Fournis par thecanadianpress.com
CHARLOTTETOWN – L’école élémentaire était une véritable torture pour Vivian Xie. À l’âge de 7 ans, Vivian savait déjà additionner, soustraire et multiplier des nombres impairs et des décimales, pendant que ses camarades commençaient à peine à maîtriser les formes géométriques de base.«Je les surpassais au chapitre de la quantité de savoir que je possédais», a expliqué l’adolescente lors d’un entretien téléphonique.

Vivian a appris à lire et à écrire en mandarin à l’âge de 2 ans, avant que sa famille ne quitte la Chine à destination de Charlottetown. Aujourd’hui âgée de 13 ans, elle vient de compléter sa première année à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI).

Cette adolescente amicale et mature n’avait que 12 ans lorsqu’elle a entamé ses études universitaires, et si la tendance se maintient, elle pourrait obtenir son diplôme en biologie avant d’avoir le droit de conduire une voiture.

Jusqu’à présent, l’université n’a rien pour lui faire peur: elle a complété son premier semestre avec des notes supérieures à 91 pour cent dans toutes les matières.

«Je m’attendais à un peu plus de stress qu’au secondaire, a-t-elle confié. Des fois, j’ai eu l’impression (qu’à l’université), je n’avais pas assez de travail.»

Quand elle n’étudiait pas pour ses examens, Vivian lisait pour prendre de l’avance. Elle a engrangé quelques crédits avec une mineure en anthropologie. Et elle s’est fait quelques amis en chemin.

Larry Hale, qui enseigne la biologie à l’UPEI et qui a été son professeur au dernier semestre, estime qu’elle n’est en rien différente des autres nouveaux étudiants.

«J’ai un peu été pris par surprise quand je l’ai rencontrée, a-t-il admis. Elle était vraiment comme quelqu’un qui arrive du secondaire. Elle se comporte de manière très mature.»

Même si elle est incroyablement douée pour son âge, Vivian assure que son enfance n’a pas été tellement différente de celle des autres enfants.

Mais au lieu de faire du sport comme ses camarades, Vivian passait ses après-midi à la bibliothèque. Elle aime lire, peindre et dessiner, et aussi jouer au ping-pong. Elle a assisté à des fêtes d’anniversaire et à des événements de financement avec ses amis plus âgés.

Vivian affirme que son amour de l’apprentissage lui vient de sa grand-mère, qui enseignait la biologie au secondaire.

«Elle m’enseignait, quand j’étais très jeune, de la matière de niveau secondaire, a-t-elle dit. Et elle faisait ça à mon insu. On allait au parc et elle inventait un jeu et je ne savais même pas que j’étais en train d’apprendre.»

Elle assure que ses parents n’ont jamais fait pression sur elle pour accélérer ses études.

«Tant qu’elle suit la bonne voie, le reste ne m’intéresse pas. Je veux qu’elle soit en santé, qu’elle soit heureuse et qu’elle contribue à la société», a expliqué sa mère, Hai Yan Jiang, lors d’un entretien téléphonique pendant lequel Vivian a servi d’interprète.

La difficulté de sauter des années scolaires

Ses parents ont toujours appuyé sa quête de savoir. Son seul obstacle: le système d’écoles publiques de l’Île-du-Prince-Édouard.

Même si elle excellait dans toutes les matières, elle explique que les responsables scolaires s’inquiétaient de sa socialisation avec des élèves plus âgés si on lui permettait de sauter plus d’une année.

C’était l’idée de Vivian de sauter des années, mais le directeur de l’école préférait en discuter avec ses parents plutôt qu’avec elle.

«Le directeur préférait vraiment la voix de mes parents à la mienne», a-t-elle expliqué.

Sa frustration demeure palpable. En décembre, elle a écrit au quotidien «Charlottetown Guardian» pour réclamer un système plus flexible.

«Imaginez que vous jouez à un jeu vidéo excitant. Vous avez battu le champion et vous êtes prêts pour l’étape suivante, mais vous découvrez que vous devez d’abord attendre que tous les joueurs aient complété ce niveau. Imaginez l’ennui que vous ressentiriez et la perte de motivation à continuer à jouer, a-t-elle écrit. C’est comme ça que ça fonctionne dans notre système d’éducation actuel.»

Si on veut que les enfants croient qu’ils peuvent décrocher la Lune, poursuit-elle, on doit leur permettre de s’envoler dès qu’ils sont prêts. Le système scolaire, ajoute Vivian, devrait être plus ouvert à la possibilité de faire sauter une ou plusieurs années aux élèves doués.

«Je m’ennuyais profondément pendant mes premières années au primaire, dit-elle dans sa lettre. Je saisissais les concepts plutôt facilement et j’attendais que l’année soit finie au lieu d’apprendre. Même s’il était simple de sauter une classe, aller encore plus loin était pratiquement impossible. Au bout d’un moment, mon intérêt a fondu de manière exponentielle.»

Au moment d’entrer en première année du primaire à Charlottetown, Vivian affirme qu’elle avait une meilleure connaissance d’elle-même que ses camarades et qu’elle comprenait les mathématiques avancées. À la fin de l’année, elle a appris l’anglais à l’école. Elle a commencé à exceller dans tous ses cours et, en deuxième année, elle avait l’impression d’en savoir plus que tous ses camarades.

En quatrième année, elle a décidé qu’elle avait besoin d’accélérer sa scolarité.

Sa famille et elle ont alors déménagé à Halifax pour qu’elle fréquente une école privée où elle pourrait sauter sa quatrième année. Après plusieurs tests, dit Vivian, on l’a classée en deuxième secondaire.

Après un bref passage dans une école secondaire de la Colombie-Britannique, où elle habitait avec sa soeur aînée, Vivian est revenue à l’Île-du-Prince-Édouard pour fréquenter l’université. Elle espère devenir vétérinaire avant l’âge de 20 ans.

Elle a refusé une offre de l’Université de Victoria en raison de la «réputation extraordinaire du programme de médecine vétérinaire» de l’UPEI, explique-t-elle.

Vivian s’accroche encore à quelques souvenirs de son enfance — comme son livre préféré, «Alice au pays des merveilles», et quelques peluches —, mais elle assure n’avoir eu aucune difficulté à s’adapter à ses camarades de classe plus âgés.

Elle a réussi à se faire quelques amis après avoir assisté à des cours avec des jeunes de 18 à 22 ans.

«La plupart d’entre eux ont obtenu leur diplôme et se sont trouvé un emploi, a-t-elle dit. Et ils ne font pas beaucoup la fête, alors je ne me sens pas trop exclue.»

La Presse canadienne

Niger: le gouvernement menace de fermer tous les restaurants et cités universitaires

avril 29, 2018

Le pont sur le fleuve Niger à Niamey. © Vincent Fournier/J.A.

Le gouvernement du Niger a menacé dimanche de fermer les cités et restaurants de toutes les universités du pays à partir de lundi 18h00 (heure locale), si la crise en cours depuis des mois à l’université de Niamey se poursuit.

« Les cours reprennent progressivement dans les lycées et collèges » mais « le gouvernement constate avec regret la persistance du boycott des activités académiques » à l’université de Niamey, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Assoumana Malam Issa, lisant un communiqué officiel à la télévision d’État.

« Le gouvernement appelle avec insistance les étudiants à la reprise des activités académiques au plus tard le lundi 30 avril 2018, faute de quoi les cités et restaurants universitaires de toutes les universités (du pays) seront fermés à partir de (lundi) 18h00 », a prévenu M. Malam Issa, également ministre de la Culture.
Ils resteront fermés « jusqu’à la reprise effective des activités académiques » mais les transports et les facultés « resteront ouverts », a-t-il précisé.

Le Niger compte huit universités (une par région) totalisant plus de 37.000 étudiants. Celle de Niamey est la plus importante avec 23.000 étudiants.

« Grève illimitée »

L’Union des scolaires nigériens (USN), qui recrute du primaire jusqu’à l’université, a lancé « une grève illimitée » le 20 avril pour exiger l’annulation de l’exclusion en mars de cinq étudiants, la réouverture du campus de Niamey, fermé depuis le 18 avril, et « l’abrogation » d’une décision du rectorat autorisant les forces de l’ordre à assurer la sécurité de l’université.

Les étudiants exigent également l’apurement de « plusieurs mois d’arriérés de bourses ».

L’université de Niamey avait été paralysée par une grève d’un mois des enseignants qui protestaient contre « l’agression » le 7 février d’un des leurs par des étudiants. Les enseignants avaient mis fin à leur mouvement le 17 mars, après avoir obtenu l’exclusion de cinq responsables syndicaux étudiants et le recours aux forces de l’ordre pour sécuriser le campus.

Évoquant une « altercation mineure » et non une agression, les étudiants avaient jugé ces exclusions « disproportionnées, illégales et arbitraires » et entamé un mouvement de grève.

Le campus de Niamey a été fermé le 18 avril après des heurts violents entre étudiants et forces de l’ordre faisant des blessés des deux côtés. De nombreux étudiants ont été arrêtés, selon l’USN.

Jeuneafrique.com

Turquie: fusillade dans une université, quatre morts

avril 5, 2018

Une ambulance dans la province de Diyarbakir en Turquie le 3 novembre 2017 / © AFP/Archives / ILYAS AKENGIN

Au moins quatre personnes ont été tuées jeudi en Turquie lorsqu’un homme a ouvert le feu dans une université à Eskisehir (ouest) avant d’être interpellé, a rapporté l’agence de presse Dogan.

Selon l’agence de presse étatique Anadolu, l’assaillant, un employé de l’Université Osmangazi, a tué un vice-doyen, deux membres du corps enseignant et un ou une secrétaire de l’établissement pour des raisons inconnues.

Plusieurs ambulances et des véhicules de police ont été dépêchés sur place, a rapporté l’agence Dogan, tandis que les télévisions montraient des employés et des étudiants de l’Université en larmes ou la tête entre les mains.

Cité par le quotidien Hürriyet, le recteur de l’université, Hasan Gönen, a confirmé que quatre de ses employés avaient été tués. Selon lui, le tireur est entré dans le bureau du doyen qui n’y était pas à ce moment-là, avant d’en sortir et d’abattre quatre personnes avec une arme de poing.

Après avoir semé la mort dans l’établissement, l’assaillant a pris la fuite, mais a été rattrapé par des policiers, selon M. Gönen.

Dogan a indiqué que le suspect avait été conduit au commissariat pour y être interrogé, ajoutant que ses motivations n’étaient pour l’instant pas connues.

Si la Turquie a été visée par plusieurs attentats ces dernières années, ce type de fusillade est relativement rare dans le pays.

Des ONG tirent régulièrement la sonnette d’alarme sur l’augmentation du nombre d’armes en circulation en Turquie.

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2018 15h28)                

Canada/Québec: la présidente du CA de l’UQAM, Lise Bissonnette, démissionne

janvier 31, 2018

 Elle dénonce le « fatalisme » qui nuit au développement du réseau de l’Université du Québec

Lise Bissonnette
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Lise Bissonnette

Usée par le « fatalisme » de la classe politique, la présidente du conseil de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Lise Bissonnette, tire sa révérence. Elle a donné sa démission, mardi soir, en dénonçant « l’iniquité flagrante » favorisant les universités à charte aux dépens de celles du réseau de l’Université du Québec.

« Je n’entrevois pas aujourd’hui de terme heureux à nos combats, mais ils doivent se poursuivre. Ce qui menace l’UQAM et les établissements analogues, ce n’est pas la fatalité, elle n’existe jamais. C’est le fatalisme dont la tentation rôde en nos propres espaces », indique Mme Bissonnette dans sa lettre de démission transmise au Devoir et au premier ministre du Québec, Philippe Couillard. Elle a annoncé sa démission aux membres du conseil d’administration réunis en assemblée mardi soir.

Après cinq années aux commandes du C. A. de l’UQAM, Lise Bissonnette avait le coeur lourd en envisageant le cinquantième anniversaire de fondation de l’établissement — qui sera célébré en septembre 2019. « J’aurais abordé les célébrations avec des sentiments mêlés, barbouillés », indique-t-elle.

Le réseau de l’UQ a été créé en 1968 pour rendre l’enseignement supérieur accessible aux francophones de la classe moyenne — qui étaient nettement sous-scolarisés. Les dix universités de l’UQ sont établies dans toutes les régions du Québec. L’UQAM, elle, est née en 1969.

Lise Bissonnette a étoffé les arguments avancés dans une entrevue récente au Devoir : les établissements du réseau de l’UQ sont considérés comme des universités de seconde zone. Ils font un travail « extraordinaire » malgré un « mépris » généralisé de la classe politique et économique, selon elle.

« C’est un réseau qui est mal aimé et qui est négligé », affirme Mme Bissonnette en entrevue. Les disparités dans la rémunération des recteurs — les dix dirigeants les moins bien payés sont ceux du réseau de l’UQ — ne sont que la pointe de l’iceberg, selon elle.

Infrastructures à deux vitesses

Un indice évident de la politique de « deux poids, deux mesures » envers l’UQ se trouve dans le Plan québécois des infrastructures de 2017-2027, explique-t-elle. Les huit universités dites « privées » (même si elles sont largement financées à même les fonds publics) recevront plus de 3 milliards de dollars pour leurs projets d’infrastructures. Les dix établissements de l’UQ, eux, recevront ensemble 850 millions durant la même période.

Même politique « injuste », selon elle, dans la distribution du Fonds d’investissement stratégique canadien (FIS), qui a généré 730 millions pour les établissements postsecondaires québécois : à Montréal, en excluant les collèges, la somme disponible a atteint plus de 380 millions pour les universités, souligne Lise Bissonnette. L’UQAM a obtenu 10,5 millions, l’Université de Montréal a obtenu 250 millions, McGill, 75 millions, et Concordia, 37 millions.

Autre signe du parti pris du gouvernement envers les universités à charte, selon Mme Bissonnette : le feu vert donné à la création d’un campus de HEC Montréal (affilié à l’Université de Montréal) au centre-ville, à deux pas de l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM. Québec a accordé des fonds de 94 millions pour le projet, en pleine période de restriction budgétaire, même s’il est évident que HEC vient concurrencer l’ESG sur son terrain, souligne Lise Bissonnette.

La clientèle cible de ces écoles de gestion, ce sont les gens d’affaires ou du milieu de la finance qui travaillent au centre-ville. Or, le campus actuel de HEC Montréal a pignon sur rue de l’autre côté du mont Royal, chemin de la Côte-Sainte-Catherine. D’où la décision d’aménager un nouveau bâtiment de HEC au centre-ville, souligne Lise Bissonnette.

La ministre aux aguets

La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, dit être en désaccord total avec la présidente du C. A. de l’UQAM. Au moment d’écrire ces lignes, Mme David n’était pas au courant de la démission imminente de Lise Bissonnette, mais elle rejetait les accusations de mépris envers le réseau de l’UQ.

« Mme Bissonnette a toutes sortes d’opinions, mais je ne peux pas être d’accord avec elle. S’il y en a une qui défend le réseau de l’UQ et l’UQAM, c’est moi. Je n’arrête pas de plaider pour le réseau de l’UQ », dit la ministre David.

C’est un réseau qui est mal aimé et qui est négligé

Lise Bissonnette

Plus de 86 % de l’enveloppe du Plan québécois des infrastructures consiste en du maintien d’actifs répartis sur une base mathématique par des fonctionnaires, explique-t-elle. La taille des bâtiments, le degré de vétusté des immeubles et le nombre d’étudiants guident notamment les décisions d’investissement.

Des critères similaires servent à arbitrer les projets retenus en vertu du FIS fédéral — le gouvernement québécois a transmis une liste de 276 projets à Ottawa, qui en a retenu 101, selon la ministre David.

Mission : refaire le monde

« Les collèges et les universités n’ont pas eu autant qu’ils l’auraient voulu pour toutes sortes de raisons, dit-elle. Il y a eu des déceptions partout. »

Il y a eu des gestionnaires d’université heureux, aussi. Le campus des sciences de l’Université de Montréal a été annoncé en grande pompe par les premiers ministres Trudeau et Couillard, en décembre 2016. « Le projet était très, très avancé quand je suis arrivée », souligne Hélène David.
Les analyses se poursuivent pour deux projets phares de l’UQAM, indique la ministre : celui du pavillon Sanguinet, qui hébergerait des services de l’ESG, ainsi que le nouveau pavillon des arts.

L’UQAM mérite à son tour d’obtenir sa part du gâteau pour les infrastructures, fait valoir Lise Bissonnette. « […] ce qui m’enchante le plus, c’est la force intellectuelle de notre université, son aptitude sans cesse renouvelée à vouloir refaire le monde en s’imposant d’abord de le repenser », écrit-elle.

Étudiante en éducation, Mme Bissonnette a vu naître cette institution dans le climat de frénésie sociale de mai 68. « Ce côté un peu frondeur est resté dans l’ADN de l’UQAM. Moi, je trouve ça très bien. »

Ledevoir.com par Marco Fortier

Congo: Grève générale dans l’Éducation nationale ce 13 novembre 2017

novembre 12, 2017

 

Pour dire NON au terrorisme d’État à savoir: les violences policières dans les écoles, collèges, lycées et Université ;

Pour exiger la restitution des fonds destinés aux générations futures volés par Sassou Nguesso et compagnie ;

Pour exiger le paiement des arriérés de salaires pour les uns, le recrutement dans la fonction publique pour les autres ;

Pour exiger le paiement des bourses des étudiants ;

Pour exiger la sécurité et les meilleures conditions de scolarité dans les établissements scolaires ;
TROP C’EST TROP …Grève générale sur l’ensemble du territoire national à partir du 13 novembre 2017.

Avec les 800 millions de dollars  de Rodolphe Adada, on peut payer la bourse des étudiants, la pension des retraités et les arriérés de salaires du CHU  de Brazzaville.

 

 

Brazzanews.fr avec les Indignés.242.com

 

L’université d’Oxford retire un portrait de Aung San Suu Kyi

septembre 30, 2017

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, le 20 juin 2012 à l’Université d’Oxford, en Angleterre / © AFP/Archives / BEN STANSALL

La prestigieuse université britannique d’Oxford a décidé de retirer de ses murs un portrait de la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, ancienne étudiante de l’établissement, dont le pays est accusé par l’ONU de se livrer à une épuration ethnique.

« Nous avons reçu au début du mois de septembre un nouveau tableau que nous avons décidé d’exposer. Le tableau d’Aung San Suu Kyi a quant à lui été mis en lieu sûr », a indiqué l’université dans un communiqué refusant de lier cette décision à la situation actuelle en Birmanie.

Le portrait d’Aung San Suu Kyi avait été peint en 1997 par l’artiste chinois Chen Yanning. Il est remplacé par un tableau du peintre japonais Yoshihiro Takada intitulé « Morning Glory ».

Aung San Suu Kyi avait étudié entre 1964 et 1967 la politique, l’économie et la philosophie au sein de la prestigieuse université.

Récompensée par le Prix Nobel de la paix en 1991 pour sa résistance pro-démocratique face à la junte militaire, la frêle « Dame de Rangoun » avait, en 2012, reçu un doctorat honoris causa en droit de la part d’Oxford.

Les Rohingyas, plus grande population apatride au monde, sont traités comme des étrangers en Birmanie, un pays à plus de 90% bouddhiste. Victimes de discriminations, ils ne peuvent ni voyager ni se marier sans autorisation, et n’ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et les hôpitaux.

L’ONU considère que l’armée birmane et les milices bouddhistes se livrent à une épuration ethnique contre cette communauté musulmane dans l’Etat Rakhine (ouest), région historiquement troublée.

Romandie.com avec(©AFP / 30 septembre 2017 12h26)                

Congo: grève de l’Université Marien Ngouabi, chasse à l’homme contre le maître-assistant Didier NGalebaye

septembre 3, 2017

 

Didier NGALEBAYE est parmi les responsables des syndicats des Enseignants de l’Université Marien Ngouabi.

Ce jeune professeur de philosophie a à son actif quelques ouvrages, son intransigeance éthique sur les questions sociétales lui a déjà valu quelques soucis avec le pouvoir en place. Comme à son accoutumée, le pouvoir lui a souvent reproché cette intransigeance éthique, trahissant selon certains dignitaires du pouvoir ses origines mbochis. C’est pourquoi son frère, Directeur central de la DGPN de Jean-François Ndenguet avait été écarté en 2014 juste avant les manoeuvres pour le référendum illégal de changement de la constitution.

Didier NGALEBAYE a fui sa maison depuis  l’après-midi du 1er septembre 2017 suite à des menaces de mort par des éléments de la police qui ont visité son domicile dix fois en 3 heures. Sa femme et ses enfants traumatisés sont partis se réfugier dans une église.

La dictature lui reproche de soutenir la grève des enseignants de l’université Marien Ngouabi.
Didier NGALEBAYE et sa famille sont en danger de mort.

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Canada: une université escroquée de 12 millions de dollars par phishing

septembre 1, 2017

Des pirates informatiques se faisant passer pour un important fournisseur de l’université ont envoyé des courriels à trois employés du service de facturation leur demandant de modifier des informations bancaires en ligne en cliquant sur un lien / © AFP/Archives / GEOFF ROBINS

L’université canadienne MacEwan à Edmonton (ouest) a été escroquée de près de 12 millions de dollars canadiens (8 millions d’euros) après avoir effectué des virements à partir de liens dans des courriels frauduleux, a-t-on appris vendredi.

Des pirates informatiques se faisant passer pour un important fournisseur de l’université ont envoyé des courriels à trois employés du service de facturation leur demandant de modifier des informations bancaires en ligne en cliquant sur un lien, a expliqué David Beharry, porte-parole de l’université.

Au total, l’université a fait trois virements distincts de respectivement 1,9 million, 22.000 et enfin 9,9 millions de dollars au mois d’août, résultat d’une « erreur humaine » des employés qui pensaient envoyer l’argent au bon fournisseur dont les pirates avaient usurpé l’identité, selon l’établissement.

Inquiet de ne pas être payé, le fournisseur a relancé l’université qui s’est alors aperçue de la fraude et a alerté les autorités bancaires « pour localiser et récupérer les fonds », a expliqué M. Beharry.

L’université, en collaboration avec les autorités, est parvenue à « geler 11,4 millions de dollars » dans trois comptes bancaires distincts à Montréal et Hong Kong, mais « 400.000 dollars restent introuvables ».

« Les potentielles conséquences financières sur l’université ne seront pas connues avant que l’enquête ne soit terminée », a déclaré le porte-parole.

La direction de l’université doit poursuivre en justice les propriétaires des comptes frauduleux pour espérer récupérer l’argent.

L’établissement affirme avoir mis en place une campagne de communication interne pour avertir des risques des pratiques d’hameçonnage (ou phishing) et va multiplier le nombre de personnes habilitées pour l’approbation d’un paiement électronique des factures.

L’escroquerie constitue l’un des plus gros montants extorqués au Canada via des techniques d’hameçonnage, selon les médias locaux.

Romandie.com avec(©AFP / 01 septembre 2017 17h54

Éducation: seulement six universités africaines dans le classement de Shanghaï

août 17, 2017

L’université de Cape Town, en Afrique du Sud, fait partie des 500 meilleures universités au monde selon le classement de Shanghai. © Ian Barbour/CC/Flickr

Le nouveau cru du classement de Shanghaï, qui recense les 500 meilleures universités au monde, a été dévoilé le 15 août 2017. Et à l’instar des années précédentes, le continent africain demeure largement sous-représenté parmi les heureuses élues.

Avec seulement six universités, dont cinq en Afrique du Sud et une en Égypte, le continent africain fait figure de parent pauvre du classement. Très loin derrière les États-Unis, qui occupent chaque année les premières places avec les universités de la Ivy League (Harvard, Stanford, Berkeley…), l’Europe, ou encore l’Asie qui monte en puissance d’année en année.

La première université africaine, celle de Witwatersrand en Afrique du Sud, apparaît ainsi dans la tranche des 200-300 meilleurs établissements. Elle est suivie des universités de Cape Town (301-400), de Stellenbosch (401-500), de Johannesburg (401-500), et de KwaZulu-Natal (401-500). Une composition similaire aux années précédentes, qui avaient également prédominer les universités sud-africaines. À noter néanmoins : la présence depuis 2011 dans le classement de l’université du Caire, en Égypte.

Pour établir chaque année leur short-list, les chercheurs de l’université Jiao tong de Shanghai se focalisent sur une série de critères, tels le nombre de prix Nobel ou d’articles publiés dans des revues scientifiques de référence. Une méthodologie souvent décriée par les contempteurs du classement, car elle se focaliserait uniquement sur la recherche au détriment de l’enseignement à proprement dit.

Jeunafrique.com