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Bourses de master en développement de solutions de l’Université de Nottingham

mars 19, 2021

Fondé en 2001, ce programme de bourses s’adresse aux étudiants internationaux qui souhaitent faire une différence dans le développement de leur pays d’origine. Nous offrons 105 bourses couvrant 50% ou 100% des frais de scolarité de maîtrise à temps plein. Ceux-ci sont disponibles pour les étudiants internationaux très performants qui vivent en Afrique, en Inde ou dans certains pays du Commonwealth.

Admissibilité

medjouel.com vous informe que pour postuler à cette bourse, vous devez :

-Être domicilié en Afrique, en Inde ou dans l’un des pays du Commonwealth sélectionnés ci-dessous

-Être classé comme étudiant étranger aux fins des frais

-Détenir une offre pour commencer une maîtrise à temps plein (y compris MRes) dans n’importe quel domaine à l’Université de Nottingham au Royaume-Uni en septembre 2021, au sein de la  Faculté de génie , de la  Faculté de médecine et des sciences de la santé , de la  Faculté des sciences ou de la  Faculté des sciences sociales

La priorité est donnée à ceux qui n’ont jamais étudié en dehors de leur pays d’origine. Les étudiants qui étudient actuellement au Royaume-Uni ne sont pas éligibles.

Pays éligibles

Afrique (toutes les nations), Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Bangladesh, Barbade, Belize, Bermudes, Iles Vierges britanniques, Brunei, Iles Caïmans, Dominique, Iles Falkland, Fidji, Gibraltar, Grenade, Guyane, Inde, Jamaïque, Kiribati, Malaisie, Maldives, Montserrat, Nauru, Népal, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Îles Pitcairn, Samoa, Îles Salomon, Sri Lanka, Sainte-Hélène, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Tonga, Trinité-et-Tobago, Tristan da Cunha, îles Turques et Caïques, Tuvalu et Vanuatu.

En plus de la bourse d’études de maîtrise en développement de solutions, vous pouvez postuler à l’un de nos prix régionaux d’ excellence postdoctorale . Vous pouvez être considéré pour plusieurs bourses internationales, mais vous n’en recevrez pas plus d’une.

Comment s’inscrire

Vous devez postuler et recevoir une offre pour étudier une maîtrise à temps plein (y compris MRes) à l’Université de Nottingham avant de postuler pour cette bourse. Recherchez des cours  et découvrez  comment postuler .

Lorsque vous avez reçu votre offre d’étudier avec nous, vous pouvez postuler via la section bourses de notre système de candidature,  MyNottingham .

Si vous avez une offre pour un cours MRes, envoyez un e-mail à l’équipe des bourses sur bourses-assistant@nottingham.ac.uk pour obtenir des instructions sur la façon de postuler.

Les candidatures se terminent à minuit (heure du Royaume-Uni) le 21 mai 2021 .

Exigences relatives aux bourses

Les bourses ne seront attribuées qu’aux étudiants qui acceptent leur offre d’étudier avec nous. Vous n’avez pas besoin de répondre à votre offre avant de postuler pour cette bourse. Les bourses seront attribuées après avoir évalué toutes les demandes de bourse et une bourse de 50% ou 100% des frais de scolarité peut vous être offerte. Nous vous contacterons début juillet 2021 pour confirmer le résultat de votre candidature.

Si vous recevez cette bourse, elle sera déduite des frais de scolarité qui vous sont facturés en tant qu’étudiant à l’Université de Nottingham. Nous ne vous paierons pas directement les bourses de frais de scolarité.

Ce prix ne peut pas être combiné avec une autre bourse régionale de l’Université de Nottingham ou un prix  international d’excellence sportive . Cependant, vous pouvez également recevoir une bourse d’études de votre école universitaire, une  bourse de sport ou une bourse externe de votre pays, où le total combiné ne dépasse pas 100% des frais de scolarité. Cela peut inclure, par exemple, un prix de la Nottingham University Business School et / ou du gouvernement ou d’un autre organisme de financement de votre pays.

Consultez les questions fréquemment posées  et les  conditions générales de bourses  pour plus d’informations.

Postulez via MyNottingham

contact : +44 (0) 115 951 5247

Avec Adiac-Congo par Concoursn

Canada: L’Université de l’Ontario français n’a reçu que 19 demandes d’admission

janvier 21, 2021

  Une affiche de l'Université de l'Ontario français à l'intersection des rues Queen Ouest et Noble, dans le quartier Parkdale de Toronto.

© Jonathan Bouchard/Radio-Canada 

Une affiche de l’Université de l’Ontario français à l’intersection des rues Queen Ouest et Noble, dans le quartier Parkdale de Toronto.

Le Centre de demandes d’admission aux universités de l’Ontario (OUAC) affirme que l’établissement avait reçu seulement 19 demandes en date du 17 janvier. L’objectif énoncé à plusieurs reprises par le recteur André Roy était de 200 étudiants pour la première cohorte dont la rentrée est prévue en septembre 2021.

Des demandes d’admission peuvent toujours être acheminées, mais la date butoir du 17 janvier constitue le premier échéancier dans le calendrier universitaire partout dans la province.

Ces demandes ne signifient pas non plus que les étudiants choisiront l’Université de l’Ontario français s’ils y sont admis. Les étudiants peuvent présenter des demandes d’admission à plusieurs programmes, puis choisir parmi les établissements qui leur présenteront une offre d’admission.

En entrevue à Radio-Canada, le vice-recteur Denis Berthiaume affirmait que l’université avait un plan financier pour lancer ses programmes en septembre prochain, peu importe le nombre d’étudiants inscrits aux programmes.

Le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford avait retiré le financement octroyé à l’Université, ce qui avait donné lieu à une importante mobilisation dans la communauté franco-ontarienne.

L’entente conclue entre le gouvernement fédéral et le gouvernement de l’Ontario en 2019 assure un financement de 126 millions de dollars sur 8 ans pour l’université.

D’autres universités, comme Guelph, Brock et certains campus de l’Université Western ont aussi connu une diminution du nombre de demandes d’admission reçues cette année en comparaison de 2020

Avec Radio-Canada par Katherine Brulotte

Canada: Les cours en ligne ont des impacts négatifs, selon des étudiants universitaires

novembre 24, 2020

Une enquête menée auprès d’étudiants, de professeurs et de bibliothécaires universitaires en Ontario suggère que le passage à l’apprentissage en ligne a eu une incidence négative sur la qualité de l’expérience éducative.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le sondage mené auprès de 2700 personnes a été commandé par la Confédération ontarienne des associations de professeurs d’université et est publié mardi.

Il révèle que 62 % des étudiants et 76 % des professeurs et des bibliothécaires universitaires croient que l’apprentissage en ligne a eu un impact négatif sur la qualité de l’éducation.

Rahul Sapra, président de la Confédération ontarienne des associations de professeurs d’université, a noté que les résultats montrent qu’un engagement significatif entre les étudiants et les professeurs est un élément fondamental du processus d’apprentissage.

«En raison de la pandémie de COVID-19 et de la ruée vers le transfert des cours en ligne, nous avons perdu cette connexion humaine et la qualité de l’éducation en souffre», a déclaré M. Sapra.

L’enquête a révélé que la sécurité financière et l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée sont des points de stress importants pour les deux groupes.

La majorité des étudiants qui ont répondu au sondage se disent préoccupés par leur sécurité financière en raison des frais de scolarité élevés et de la diminution des possibilités de gagner un revenu.

«Depuis le début de la pandémie, les étudiants ont soulevé des inquiétudes quant à la qualité et à l’abordabilité de leur éducation», a souligné Kayla Weiler, représentante de l’Ontario à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. «Ces résultats indiquent en outre que les universités et le gouvernement de l’Ontario doivent prendre des mesures pour améliorer les conditions d’apprentissage et de travail.»

Les autres problèmes qu’ils ont cités sont leur santé mentale et leur capacité à gérer leurs responsabilités non universitaires, y compris la prestation de soins, pendant leurs études.

Les bibliothécaires et professeurs universitaires qui ont participé à l’enquête estiment qu’ils ne répondent toujours pas à leurs propres attentes envers eux-mêmes.

Avec La Presse Canadienne

Canada-Québec: Plus de tricherie à l’université avec la pandémie

novembre 17, 2020

Thomas Marsollais-Leroux et Marianne Blouin commencent à peine leur parcours universitaire qu’ils constatent déjà, à regret, des cas de tricherie liés aux examens à distance – une situation qu’ils trouvent particulièrement frustrante.

La tricherie est en hausse dans les universités de Montréal, malgré les efforts de plusieurs établissements pour encadrer les examens en ligne© /iStock La tricherie est en hausse dans les universités de Montréal, malgré les efforts de plusieurs établissements pour encadrer les examens en ligne

Ces deux étudiants se questionnent sur la valeur du diplôme qu’ils décrocheront une fois leurs études terminées.

Ça sert à quoi de faire tant d’efforts quand tu sais que c’est facile de juste se fier à d’autres gens pour avoir des bonnes réponses?, demande Marianne.Publicitéx

En suivant ses cours en ligne, la jeune femme a constaté qu’il y [avait] beaucoup de plagiat avec les examens en ligne.

Il y a des étudiants qui font des groupes sur Facebook, qui s’envoient des réponses. Ou même récemment, on a été mis au courant d’une conférence téléphonique pendant un examen de plusieurs étudiants qui s’échangeaient les réponses.Marianne Blouin, étudiante

Écho similaire pour Thomas. Oui, malheureusement, il y en a plusieurs qui trichent, constate-t-il. Ça s’envoie des réponses pendant le temps de l’examen.

Nous, c’est sûr qu’on aimerait mieux que ça soit en présentiel, lâche le jeune homme.

Un tricheur raconte

Lors de nos entrevues, un jeune diplômé de l’UQAM a accepté de raconter comment il a triché durant la pandémie. Il a toutefois demandé de rester anonyme par peur de représailles.

Ce pouvait être simplement de sélectionner une question à laquelle je n’avais pas la réponse ou pour laquelle je n’étais pas certain, puis d’aller directement sur Messenger [et] envoyer un message à un ami ou une amie pour savoir si elle [pouvait] m’éclairer sur la question à ce moment-là.Un tricheur anonyme

Ce jeune diplômé raconte avoir participé, pendant des examens, à des groupes de discussion réunissant jusqu’à cinq personnes.

Ses professeurs n’exigeaient pas toujours des étudiants que leur caméra soit ouverte afin de les surveiller. Autrement, il s’agissait de coller des petits papiers autour de l’ordinateur pour être capable d’avoir les notes à portée de main tout en pouvant regarder sans avoir l’air d’avoir directement ses feuilles dans les mains.

Les risques de sanctions ne l’ont pas dissuadé. Je n’ai pas réellement de remords par rapport à ça, dit-il. Je ne me sens pas mal à l’aise. Le but, c’est d’avoir des bonnes notes, et puis des fois, on peut exploiter certaines failles dans le système pour le faire.

Modifier l’approche aux examens

La tricherie en ligne est un phénomène que les établissements universitaires tentent de contenir par divers moyens depuis que la pandémie de COVID-19 a chamboulé leurs habitudes d’enseignement.

À l’UQAM, le nombre total de cas avérés qui ont mené à une sanction s’est élevé à 90 pour la session d’hiver 2020 comparativement à une moyenne de 62 les deux années précédentes.

La directrice au service des communications Jenny Desrochers rappelle que des campagnes de sensibilisation et de prévention sont menées auprès des 39 000 étudiants de l’université.

De plus, nous avons formé les enseignants lors de deux écoles d’été sur le virage de la pédagogie à distance, incluant les modes d’évaluation à privilégier dans les circonstances, souligne-t-elle.

À l’Université de Montréal (UdeM), le nombre de cas avérés qui ont mené à une sanction est passé de 83 pour les sessions hiver-été 2019 à 154 pour la période similaire en 2020.

C’est vrai qu’à l’Université de Montréal comme ailleurs, on a vu une tendance à la hausse de la tricherie, mais on en attrape, des étudiants qui trichent, et il y a des conséquences, rappelle la vice-rectrice aux affaires étudiantes et aux études Louise Béliveau.

Cette dernière cite de nombreux outils mis à la disposition du personnel enseignant lors d’ateliers de formation mis sur pied l’été dernier.

On a des outils qui permettent par exemple aux professeurs de faire des examens différents pour chaque étudiant […]. Un prof peut avoir une banque de questions et puis générer aléatoirement des questions à partir de la banque pour différents étudiants, ou encore générer l’ordre des questions et l’ordre des réponses.Louise Béliveau, vice-rectrice aux affaires étudiantes et aux études de l’UdeM

L’usage d’un logiciel de télésurveillance demeure marginal. Ce n’est pas quelque chose vers quoi on veut aller, mais on le fait pour des examens importants à titre de projet pilote, affirme-t-elle. On parle de six cours sur les milliers de cours à l’université. L’UdeM compte plus de 45 000 étudiants.

À l’ÉTS, le nombre total d’audiences pour des constats d’infraction s’est élevé à 125 dossiers durant la session d’hiver et d’été 2020. Pour la période correspondante de 2019, le total était de 52 et, en 2018, de 74.

 Avec Radio-Canada par Jean-Philippe Robillard, Daniel Boily 

France/Attentat islamiste à Nice : «C’est la France qui est attaquée», dénonce Emmanuel Macron

octobre 29, 2020

Des policiers gardent la rue menant à la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice.

Selon une source policière au Figaro, une première femme, âgée et venue prier de bon matin, a été retrouvée égorgée et «quasiment décapitée» près du bénitier dans l’édifice religieux. Un homme, le sacristain, a également été retrouvé égorgé dans l’église. Une seconde femme, qui avait réussi à se réfugier dans un café voisin, y a perdu la vie, le corps lardé de plusieurs coups de couteaux. L’attaque a également fait plusieurs blessés.

La police municipale a interpellé l’auteur des faits, qui a été transporté à l’hôpital à la suite d’une blessure par balle. Il s’agirait d’un Tunisien de 21 ans qui se nomme Brahim Aouissaoui. Non demandeur d’asile en France, il serait arrivé par Lampedusa fin septembre. Il aurait déclaré avoir agi seul et revendiquerait les faits, sans plus de précisions à l’heure actuelle.

Le président Emmanuel Macron s’est rendu sur place. Devant la basilique Notre-Dame, il a dénoncé une « attaque terroriste islamiste ». Une réunion de crise a par ailleurs été ouverte à l’Intérieur, présidée par le ministre Gérald Darmanin. Le premier ministre Jean Castex a de même quitté l’Assemblée pour participer à la réunion.

Le parquet antiterroriste a ouvert immédiatement une enquête pour «assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle». Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard s’est rendu sur place.

Jean-Yves Le Drian lance « un message de paix au monde musulman »

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a lancé un «message de paix au monde musulman», en soulignant que la France était le «pays de la tolérance», pas du «mépris ou du rejet».

«N’écoutez pas les voix qui cherchent à attiser la défiance. Ne nous laissons pas enfermer dans les outrances d’une minorité de manipulateurs», a-t-il déclaré lors de l’examen du budget de son ministère à l’Assemblée nationale.

L’assaillant est un Tunisien de 21 ans arrivé par Lampedusa

L’attaquant au couteau est un Tunisien de 21 ans qui se nomme Brahim Aouissaoui. Non demandeur d’asile en France, il était arrivé en Europe par Lampedusa fin septembre, où il avait été mis en quarantaine par les autorités italiennes avant d’être visé par une obligation de quitter le territoire italien et laissé libre, a ajouté cette source. Il est sur le territoire français depuis le début du mois d’octobre.

Selon certaines sources judiciaires, son identité n’est pas encore formellement confirmée. Les enquêteurs ne disposeraient pour l’instant que d’un document de la Croix rouge italienne correspondant à l’identité de Brahim Aouissaoui.

«Fermeté et unité, telle est la ligne que nous devons suivre», insiste Macron

Le chef de l’État, devant la basilique Notre-Dame de Nice, a ensuite appelé les Français à «l’unité de tous» et à «ne rien céder à l’esprit de division». «Fermeté et unité, telle est la ligne que nous devons suivre», a-t-il insisté avant de clore son allocution.
Des policiers surveillent les abords de la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice, quelques heures après l’attentat terroriste islamiste.

Macron : «Je veux dire le soutien de la nation tout entière aux catholiques»

Lors de son allocution à la presse, devant la basilique Notre-Dame de Nice, le président Emmanuel Macron a souhaité avant tout «dire le soutien de la nation tout entière aux catholiques de France et d’ailleurs».

Le président français parle aux médias à Nice.
«Après l’assassinat du père Hamel à l’été 2016, c’est une nouvelle fois les catholiques qui sont attaqués dans notre pays, menacés», a ajouté le chef de l’État, se référant à l’assassinat du père Jacques Hamel, égorgé dans son église par des terroristes islamistes le 26 juillet 2016 à Saint-Étienne-du-Rouvray.

«La nation tout entière se tient à leurs côtés et se tiendra pour que la religion puisse continuer de s’exercer librement dans notre pays», a poursuivi le chef de l’État.

«Très clairement, c’est la France qui est attaquée», a poursuivi Emmanuel Macron, notamment accompagné du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, du maire de Nice Christian Estrosi et du président des évêques de France Mgr Éric de Moulins-Beaufort.

Au même moment, un site consulaire français était attaqué en Arabie-Saoudite à Jeddah, a rappelé le chef de l’État – un vigile du consulat français à Jeddah a en effet été blessé au couteau ce jeudi matin. Et «au même moment, des interpellations sur notre territoire se faisaient», a continué le président.

«Si nous sommes attaqués (…) c’est pour les valeurs qui sont les nôtres, pour notre goût de la liberté, pour cette possibilité sur notre sol de croire librement (…). Nous n’y céderons rien», a poursuivi Emmanuel Macron devant la presse, à Nice. Le président a également annoncé le passage de 3000 à 7000 militaires pour l’opération Sentinelle.

Lors de son déplacement à Nice, le président de la République a dénoncé, lors d’un point presse, «une attaque terroriste islamiste».
Emmanuel Macron lors d’un point presse, à Nice, ce jeudi. AFP

De nombreuses églises viennent de sonner le glas à 15 heures, à Strasbourg, Mulhouse, La Rochelle, Nantes, Lourdes et Paris.

Cette décision survient après un appel de la conférence des évêques de France (CEF), qui a invité dans un communiqué les catholiques à prier pour les victimes : «Malgré la douleur qui les étreint, les catholiques refusent de céder à la peur (…) Partout où cela sera possible, le glas des églises de France sonnera aujourd’hui à 15h. Les catholiques seront invités à une prière pour les personnes victimes».

Dans la capitale, le glas de la cathédrale Notre-Dame de Paris, toujours en travaux, a retenti à 15h. Plusieurs passants se sont alors recueillis sur le parvis, tandis que des policiers surveillaient leurs alentours, rapporte notre journaliste Alban Barthélémy sur place :

Le glas de Notre-Dame est sonné par les compagnons et architectes en chef du chantier de sécurisation de la cathédrale, précise une journaliste de Paris Notre Dame, le journal du diocèse de Paris.

À Nantes, l’église Sainte-Croix a également sonné le glas, rapporte un journaliste sur place :

Le glas a également été sonné à Lourdes, tandis que le rosaire était récité pour les victimes de l’attentat.

En janvier 2015, après l’attentat contre le pourtant très anticlérical hebdomadaire Charlie Hebdo, les cloches des églises de France avaient déjà sonné le glas. Après les attentats du 13 novembre 2015, c’est le glas de Notre-Dame de Paris qui avait retenti.

«À la suite de l’attentat de ce matin à la basilique Notre-Dame de Nice, l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, présidera une messe à l’intention des victimes à 15h15 à Saint-Sulpice, après la sonnerie du glas», a annoncé le diocèse de la capitale dans un communiqué.

À 20h30, Mgr Michel Aupetit rencontrera le premier ministre Jean Castex à Matignon. Il donnera une conférence de presse à l’issue de sa rencontre, précise le diocèse.

Selon nos informations, l’individu, né en 1994 et connu des services de renseignements, était vêtu d’une djellaba et d’une veste de treillis. Son arrestation a semble-t-il permis d’éviter une nouvelle tragédie.

L’Arabie saoudite a «condamné avec force» l’attentat survenu à Nice dans la matinée. «Nous condamnons avec force et dénonçons l’attaque terroriste qui a fait des morts et des blessés (…) à Nice, en France», a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères sur Twitter. «Nous réitérons le rejet catégorique du royaume à de tels actes extrémistes qui sont contraires à toutes les religions, les croyances et le bon sens», ajoute le texte.

Il appelle en outre à «rejeter les pratiques qui entraînent la haine, la violence et l’extrémisme».

Trois personnes ont été tuées ce matin. La première des victimes était une femme âgée d’environ 70 ans. La deuxième victime, une trentenaire, a succombé aux nombreux coups de couteau donnés par l’assaillant. Enfin, la troisième victime n’était autre que le sacristain de l’église, Vincent, père de deux filles.

Emmanuel Macron est arrivé à Nice, en compagnie notamment du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti est à ses côtés, ainsi que Christian Estrosi, le maire de la ville.
Éric Dupond-Moretti, Gérald Darmanin, Emmanuel Macron et Christian Estrosi, ce jeudi, à Nice. AFP

La président de la République est actuellement en train de discuter avec des forces de l’ordre présentes sur place. Les policiers municipaux ont effectivement contribué à l’interpellation de l’auteur des faits ce matin.

Le grand imam de la mosquée et université Al-Azhar, l’un des plus hauts dignitaires de l’islam sunnite, a condamné et dénoncé dans un tweet «cet abominable attentat terroriste». «Il n’y a aucune justification pour ces actes terroristes haineux qui contredisent les enseignements tolérants de l’islam et de toutes les religions divines», a-t-il poursuivi. Il met également en garde contre «l’escalade de la rhétorique de la violence et de la haine» et appelle à «la prédominance de la voix de la sagesse».

Les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande ont tous deux dénoncé un acte de «barbarie», Nicolas Sarkozy appelant la France à «faire preuve d’une détermination sans faille» contre «les ennemis de la démocratie», François Hollande affirmant que «la démocratie est notre arme» face au «terrorisme islamiste».

«Je suis proche de la communauté catholique de Nice, en deuil après l’attaque qui a semé la mort dans un lieu de prière et de consolation. Je prie pour les victimes, pour leurs familles et pour le bien-aimé peuple français, afin qu’il puisse réagir au mal par le bien», a réagi officiellement le pape François sur son compte Twitter.

«Dès la nouvelle de cet attentat à Nice, la responsable de la sécurité de la cathédrale pour l’État est d’ailleurs venue me trouver pour voir si nous ne devions pas renforcer notre dispositifconfie à La Vie l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, qui avait été confronté en 2016 à l’assassinat islamiste du père Hamel. Mais nous ne devons pas céder devant la peur. Nous ne devons pas fermer nos églises.»

« C’est un moment de tristesse, dans un moment de confusion. Le terrorisme et la violence ne peuvent jamais être acceptés », a déclaré Matteo Bruni, directeur de la salle de presse du Vatican, ce 29 octobre , rapporte l’agence de presse romaine I.Media. «L’attentat d’aujourd’hui a semé la mort dans un lieu d’amour et de consolation, comme la maison du Seigneur », ajoute-t-il. Le pape selon lui est informé de la situation et se fait proche de la communauté catholique en deuil. «Il prie pour les victimes et leurs proches, pour que la violence cesse, pour qu’on recommence à se regarder comme frères et soeurs et non comme des ennemis, pour que le peuple français puisse réagir uni contre le mal, avec le bien.»La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé la «solidarité» de l’Allemagne avec la France. «Je suis profondément bouleversée par les meurtres cruels dans une église à Nice», a déclaré la dirigeante citée sur le compte Twitter du porte-parole du gouvernement allemand. «Dans ces heures difficiles, l’Allemagne adresse sa solidarité à la nation française», a-t-elle ajouté.

La Turquie a «fermement» condamné l’attaque «sauvage» au couteau de Nice, mettant de côté les vives tensions entre Ankara et Paris pour exprimer sa «solidarité».

«Nous condamnons fermement l’attaque qui a été commise aujourd’hui à l’intérieur de l’église Notre-Dame de Nice (…) et présentons nos condoléances aux proches des victimes», a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

«Il est clair que ceux qui ont commis une telle attaque sauvage dans un lieu de culte sacré ne peuvent s’inspirer de quelque valeur religieuse, humaine ou morale que ce soit», a ajouté le ministère, exprimant sa «solidarité avec le peuple français face au terrorisme et à la violence».

Le premier ministre britannique Boris Johnson s’est dit, dans un tweet en français, «sous le choc» après «l’attaque barbare» qui a fait au moins trois morts dans une église de Nice, dans le sud-est de la France.

«Je suis sous le choc d’apprendre la nouvelle de l’attaque barbare au sein de la basilique Notre-Dame à Nice. Nos pensées vont aux victimes et à leurs familles, et le Royaume-Uni est aux côtés de la France pour lutter contre la terreur et l’intolérance», a-t-il écrit.

L’auteur de l’attaque au couteau a crié «Allah Akbar» en accomplissant son geste, selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP.

Le plan vigipirate est porté au niveau «urgence attentat» sur l’ensemble du territoire national après l’attentat de Nice, vient d’annoncer devant l’Assemblée nationale Jean Castex, précisant qu’un conseil de défense aurait lieu vendredi matin.

Le premier ministre a également dénoncé une «attaque aussi lâche que barbare qui endeuille le pays tout entier».

Deux fidèles, qui connaissaient le sacristain assassiné, témoignent, bouleversées, devant un journaliste de Nice Matin: «C’était un homme calme, très calme. Il ne disait rien, il servait l’église. Il était tout le temps à l’écoute (…).»«Il est urgent que cette gangrène soit stoppée comme il est urgent que nous retrouvions l’indispensable fraternité qui nous tiendra tous debout face à ces menaces», ajoutent les évêques dans leur communiqué.«C’est parce qu’elles se trouvaient dans la Basilique que ces personnes ont été attaquées, assassinées. Elles représentaient un symbole à abattre»commente la CEF dans un communiqué«Ces assassinats nous rappellent le martyre du Père Jacques Hamel. À travers ces actes horribles, c’est tout notre pays qui est touché. Ce terrorisme vise à installer l’angoisse dans toute notre société.» 

La conférence des évêques de France (CEF) a appelé dans un communiqué à un hommage à 15h, invitant les catholiques à prier pour les victimes et toutes les églises du territoire national à faire sonner le glas : «Malgré la douleur qui les étreint, les catholiques refusent de céder à la peur (…) Partout où cela sera possible, le glas des églises de France sonnera aujourd’hui à 15h. Les catholiques seront invités à une prière pour les personnes victimes».

À Rome, les cloches de l’église Saint-Louis-des-Français sonneront également le glas à 15h.Après les départs à Nice d’Emmanuel Macron, Gérald Darmanin (Intérieur) et Éric Dupond-Moretti (Justice), et Jean Castex à l’Assemblée nationale, la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, assure la présidence de la cellule interministérielle de crise à Beauvau, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Le président de la République se rendra à la basilique Notre-Dame de Nice en début d’après-midi, a indiqué l’Élysée à la mi-journée. Il sera accompagné du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, du ministre de la Justice Éric Dupont-Moretti, de Jean François Ricard, chef du parquet national antiterroriste ainsi que de Mgr de Moulin Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, précise l’Élysée dans un communiqué. Emmanuel Macron échangera avec les forces de sécurité et secours mobilisées sur place. Il rencontrera sur place le maire de Nice, Christian Estrosi ainsi que les députés Cédric Roussel et Eric Ciotti.

Selon des sources policières du Figaro, deux heures après l’attaque de la basilique de Notre-Dame de Nice, un homme a tenté d’attaquer des policiers à Avignon, dans le quartier de Montfavet. Il a été abattu par les forces de l’ordre vers 11h15.

«Ma tristesse est infinie en temps qu’humain devant ce que d’autres êtres, dits humains, peuvent commettre», a réagi Mgr André Marceau, évêque de Nice, dans un communiqué ce jeudi en fin de matinée. «À cet instant, toutes les églises de Nice sont fermées jusqu’à nouvel ordre, et placées sous protection policière», indique-t-il.

«Toutes mes prières rejoignent les victimes, leurs proches, les forces de l’ordre en première ligne de cette tragédie, prêtres et fidèles meurtris dans leur foi et leur espérance, ajoute Mgr Marceau. Que l’esprit de pardon du Christ prévale face à ces actes barbares.»

«Je suis profondément choqué et attristé par la nouvelle de l’horrible attentat de Nice. Cette douleur est ressentie par nous tous en Europe, a réagi David Sassoli, président du Parlement européen, sur son compte Twitter. Nous avons le devoir de nous unir contre la violence et ceux qui cherchent à inciter et à répandre la haine.»

«Solidarité avec les famillles des victimes et tous les habitants de Nice, une nouvelle fois frappée au coeur. Restons unis et déterminés de toutes nos forces pour faire face à la menace du terrorisme islamiste sur notre pays», a réagi l’ancien premier ministre et ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

«Pensée de compassion affligée pour les victimes de l’attentat de Nice. Solidarité émue avec les catholiques de France», a réagit ce matin le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur Twitter.
Interrogée par un reporter de Nice Matin, une Niçoise témoigne : «souvent, je passe le matin (dans la basilique), pour mettre un cierge. Cela aurait pu être moi».

Une autre femme, à quelques mètres du drame, s’indigne et crie sa rage, à quelques mètres du drame, rapporte encore Nice Matin. 

Les premières images des agences de presse montrent les forces de l’ordre continuer de boucler le secteur de la basilique Notre-Dame et des riverains sous le choc, après l’attentat terroriste ayant causé la mort de trois personnes.

Les forces spéciales du Raid, unité d’élite de la police nationale du Raid, ont investi la basilique.

«Drame à Nice. Ma prière pour les victimes et leurs proches. Dimanche, pour la Toussaint, nous entendrons le Seigneur : Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. Heureux si l’on vous persécute à cause de moi. Car votre récompense sera grande dans les cieux», écrit l’archevêque du diocèse de Reims et président de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, dans un tweet en hommage aux victimes.

«Ma prière toute spéciale encore pour les diocésains de Nice et Mgr Marceau, leur évêque. Qu’ils sachent se soutenir dans cette épreuve et soutenir ceux qui sont éprouvés dans leur chair», a-t-il ajouté.Prêtre à Versailles, blogueur influent et régulièrement invité sur les plateaux télévisés, l’abbé Pierre-Hervé Grosjean a réagi ce matin sur Twitter à l’attaque survenue dans le secteur de la basilique Notre-Dame de Nice : « Immense peine après l’attentat dans l’église Notre Dame de Nice. Communion avec les prêtres, les paroissiens, le diocèse. Prière pour les défunts, tués parce qu’ils étaient chrétiens. Prière et… immense colère contre ces barbares islamistes, qui viennent nous attaquer si lâchement», a-t-il écrit.

«Les fleurs et les bougies ne suffiront pas», a-t-il poursuivi dans un second tweet. « Nous croyants, nous prierons pour les défunts et leurs proches, pour la conversion du coeur des barbares… mais la mission des politiques, ce n’est pas les fleurs ni les bougies. C’est de nous protéger contre cet ennemi et de le vaincre», a-t-il insisté.

«Aujourd’hui, nous sommes en train de payer un tribut beaucoup trop lourd en étant une fois de plus victimes de l’islamo-fascisme (…) Cela ne fait aucun doute, (…) il n’a cessé de répéter ‘Allah akbar’», a précisé à la presse Christian Estrosi.
«Je condamne avec force l’attentat terroriste qui s’est produit près de la basilique Notre-Dame de Nice. En signe de deuil et de solidarité avec les victimes et leurs proches, j’appelle les musulmans de France à annuler toutes les festivités de la fête du Mawlid», commémoration de la naissance du prophète Mahomet, a réagi jeudi matin sur Twitter le Conseil français du culte musulman (CFCM).

«Mes premiers mots sont des mots de compassion à l’égard des proches et des familles des victimes, ainsi que pour tous ceux de la communauté paroissiale de la basilique Notre-Dame de Nice», a déclaré à la presse le maire de la ville. Il s’est également adressé à «tous les Niçois qui sont sous le coup de l’émotion», et a rendu «hommage aux forces de l’ordre».

Avec Lefigaro par Bénedicte Lutaud, Margaux d’Adhémar, Christophe Cornevin et Steve Tenré

Congo/Université Denis Sassou-N’Guesso : la rentrée académique 2020-2021 se précise

octobre 13, 2020

Reçu en audience le 13 octobre par le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, le coordonnateur du comité de pilotage de l’Université Denis Sassou-N’Guesso (UDSN) de Kintelé, le Pr Théophile Obenga, a indiqué que la structure était prête à environ 95%.

Isidore Mvouba s’entretenant avec Théophile Obenga/Dho

La rentrée académique 2020-2021 au niveau de la deuxième université publique du Congo est envisagée pour le début de l’année prochaine. Coordonnateur du comité de pilotage mis en place pour préparer cette rentrée, le Pr Théophile Obenga a informé Isidore Mvouba du niveau d’exécution des travaux de construction de cette université, notamment les aspects administratifs et règlementaires.

« Je crois que nous sommes presque prêts à 95%. Donc, si on fait des efforts, les uns et les autres, nous allons donner cette belle structure à la jeunesse congolaise et africaine. Le président de la République a construit cette université pour offrir à la jeunesse un enseignement supérieur de très haute qualité », a-t-il expliqué à la presse.

S’agissant de la réception des premiers étudiants, Théophile Obenga a annoncé que cela pourrait avoir lieu tel que prévu d’autant plus que les textes élaborés n’attendent plus que d’être examinés et approuvés en conseil des ministres. Après, s’en suivra la nomination des responsables devant gérer cet établissement.

« Je crois que tout est possible, il suffit de travailler, de s’appliquer. Il faut le dévouement, la rigueur et au bout du compte vous avez le succès. Le peuple congolais a toujours montré des qualités héroïques dans le passé. Nous avons fait de belles choses dans ce pays, il n’y a pas de raison de ne pas réussir une université », a-t-il assuré, précisant que la structure a été largement équipée.

Les défis à venir étant énormes et complexes, Théophile Obenga, a souligné la nécessité de former des jeunes capables de les affronter. Notons que dans un communiqué rendu public le 12 octobre, le coordonnateur du comité de pilotage de cette université a dévoilé le calendrier de dépôt des dossiers pour les étudiants désireux de s’inscrire. Ce calendrier couvre la période allant du 15 au 21 octobre 2020.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama et Oslie Eone Gaiko (Stagiaire) 

Une grande université américaine annule le présentiel une semaine après la reprise

août 17, 2020

 

L’université de Caroline du Nord à Chapel Hill a annoncé lundi le passage aux cours en virtuel pour près de 20.000 de ses étudiants après des dizaines de cas positifs la semaine de la rentrée, se résignant à un choix déjà fait par des centaines d’autres universités. La décision fait écho aux nombreuses villes américaines qui ont opté pour une rentrée hybride (quelques jours par semaine en classe) pour leurs écoles primaires et secondaires, ou 100% virtuelle dans le cas de grandes villes dont Chicago, Houston, Los Angeles et Washington.

177 étudiants de UNC Chapel Hill ayant été testés positifs sont actuellement à l’isolement, et le taux de positivité des tests réalisés sur le campus est passé de 2,8% à 13,6% la semaine dernière par rapport à la semaine précédente, selon une annonce de l’université publique, l’une des plus cotées du pays. 349 étudiants ont été placés en quarantaine. Des foyers ont éclaté dans plusieurs résidences universitaires et dans la maison d’une fraternité, selon le journal étudiant Daily Tar Heel.

Seuls 60% des logements universitaires étaient occupés pour cette rentrée, et 30% des étudiants présents physiquement en cours, mais la direction de l’université a annoncé qu’à partir de mercredi, tous les étudiants du premier cycle (undergraduate, les quatre premières années) passeraient en instruction à distance. Selon le site de UNC, cela concerne plus de 19.000 étudiants. En revanche, les étudiants plus avancés, en master, doctorat et programmes professionnels, soit plus de 10.000 personnes, pourront continuer à venir en personne.

«Nous comprenons l’inquiétude et la colère que ces changements provoqueront chez de nombreux étudiants et parents», ont écrit le président de UNC Chapel Hill, Kevin Guskiewicz, et le recteur Robert Blouin. «Mais nous estimons que les données actuelles présentent une situation intenable». Chapel Hill avait travaillé pendant des mois pour concilier pandémie et rentrée en présentiel. Elle avait distribué des kits contenant masques, gel hydroalcoolique, thermomètre et clé sans contact. Les cours avaient été espacés de 30 minutes. Le masque était obligatoire. La configuration des classes avait été aménagée pour permettre la distanciation. Les rassemblements de plus de 10 personnes en intérieur étaient interdits.

Mais c’est la vie en dehors du campus qui semble avoir été hors de portée des administrateurs de l’université: début août ils avaient écrit aux membres des clubs de fraternités et de sororités pour leur reprocher leur mépris des consignes et l’organisation de fêtes, allant jusqu’à les menacer d’expulsion de l’université. Sur près de 3.000 universités et autres établissements d’enseignement supérieur aux Etats-Unis, 30% ont choisi l’enseignement principalement ou totalement en ligne, 15% un modèle hybride, et 23% principalement ou totalement en personne, le reste n’ayant pas encore annoncé le format, selon les statistiques compilées par la College Crisis Initiative

Par Le Figaro avec AFP

Immigration: des étudiants étrangers «piégés» avec une fausse université

novembre 30, 2019

PHOTO FRANCISCO KJOLSETH, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Plus de 250 étudiants étrangers ont été appréhendés grâce au stratagème de l’agence fédérale de contrôle de l’immigration (ICE).

Des centaines d’étudiants étrangers ont été « piégés » aux États-Unis par l’agence fédérale de contrôle de l’immigration (ICE), qui a mis sur pied et fait fonctionner pendant plus d’un an une fausse université pour détecter des fraudes dans le système d’attribution de visas.

L’organisation avait pris les grands moyens pour donner un vernis d’authenticité à l’établissement, qui montrait sur son site internet des photos trompeuses d’étudiants lisant des livres sur un campus ou dans une vaste bibliothèque.

Les agents d’ICE personnifiant en ligne les dirigeants de l’Université de Farmington faisaient valoir aux candidats potentiels qu’ils recevraient, en échange de frais annuels de l’ordre de 15 000 $, une formation à distance dans le domaine de la gestion ou des sciences appliquées.

Leur inscription devait du même coup leur permettre de bénéficier d’un visa étudiant les autorisant à demeurer légalement au pays.

Dans un document dévoilé en janvier, le département de la Justice avait évoqué pour la première fois le stratagème utilisé, relevant qu’il avait permis d’appréhender une centaine de personnes accusées de vouloir abuser du système de visa en place aux États-Unis pour les étudiants étrangers.

Les autorités avaient alors assuré que les accusés « n’avaient aucune intention d’aller à l’école ou de suivre une seule classe et n’étaient pas de vrais étudiants » puisqu’ils savaient que l’université, théoriquement située en banlieue de Detroit, « n’avait pas de professeurs et pas de classes ».

Plus de 250 étudiants appréhendés

Le Detroit Free Press a révélé il y a quelques jours, évoquant un nouveau bilan de l’agence fédérale, que plus de 250 étudiants étrangers avaient finalement été appréhendés grâce au stratagème d’ICE.

La vaste majorité de ces étudiants, note le quotidien, ont quitté le pays volontairement plutôt que de s’opposer aux procédures d’expulsion engagées contre eux.

Le ministère de la Justice a aussi déposé des accusations contre huit personnes qui ont été incitées par la fausse université à recruter des étudiants. Ils ont reçu, au total, plus de 200 000 $ de dédommagement pour leurs efforts.

Rahul Reddy, avocat du Texas qui a conseillé près d’une centaine des étudiants concernés, indique que la vaste majorité d’entre eux ont été recrutés dans la communauté indienne.

Contrairement à ce que prétend ICE, dit-il, la plupart ont agi de bonne foi en s’inscrivant à l’Université de Farmington.

Ils avaient souvent achevé une première formation au pays après avoir obtenu un visa en bonne et due forme et souhaitaient poursuivre leurs études de manière à pouvoir demeurer légalement au pays.

L’Université de Farmington, relève Me Reddy, figurait sur la liste des établissements accrédités recensés par le département de la Sécurité intérieure, ce qui inspirait confiance, et disait prodiguer ses cours à distance, ce qui réduisait les risques que l’absence de campus soit découverte.

Les étudiants étaient poussés à s’inscrire par les intermédiaires responsables du recrutement, qui étaient conscients de participer à une fraude sans savoir qu’ils étaient payés, en fait, par des agents d’ICE.

Anguille sous roche

Après avoir constaté que les cours ne débutaient pas, nombre des étudiants représentés par Me Reddy ont conclu qu’il y avait anguille sous roche et ont décidé de demander un transfert vers un autre établissement.

Beaucoup d’autres, reconnaît-il, ont cependant décidé de poursuivre leurs « études » en faisant comme si tout était normal.

« Ils auraient dû agir, mais ne l’ont pas fait », a relevé l’avocat, qui accuse ICE d’avoir utilisé un stratagème illégal pour tromper ses clients.

Aucun des étudiants visés par des mesures de renvoi n’a entrepris de contester leur légalité devant les tribunaux, souligne Me Reddy, qui n’exclut pas de piloter un recours judiciaire à ce sujet.

ICE, qui n’a pas donné suite aux demandes d’entrevue de La Presse, a affirmé mercredi au site Vox que la mise sur pied d’une fausse université lui avait permis de recueillir directement des preuves de fraude et de mieux comprendre comment des réseaux se développent pour exploiter les failles du système de visa étudiant.

Une fausse université similaire avait été créée par les autorités fédérales au New Jersey, en 2013. Une vingtaine d’intermédiaires avaient été appréhendés lorsque sa vraie nature avait été divulguée, trois ans plus tard.

La Presse.ca par Marc ThibodeauMarc Thibodeau

Tunisie : environ 100 étudiants pour la première cohorte de l’université franco-tunisienne

octobre 7, 2019

Le lancement de l’Uftam s’est faite le 04 octobre à l’Institut de France à Paris. © Gilles Pécout/Twitter/2019

 

Officiellement inaugurée le 04 octobre, l’établissement veut être le pont de référence entre l’Europe et l’Afrique au niveau de l’enseignement supérieur. Mais le projet, en cours de finalisation, fait grincer des dents.

Un quart de Tunisiens et trois quarts de sub-sahariens : tel est le cocktail de la première promotion de l’Université franco-tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée (UFTAM). À partir de novembre, elle proposera trois masters en métier de l’eau et gestion de l’environnement, en expertise économique des politiques et projets de développement et en sciences des données et nouveau métiers du numérique. Deux certifications – modules de formations courtes et intensives – en ingénierie de projets euro-méditerranéens et en « soft skills » et entrepreneuriat sont également disponibles.

La Guinée, pays étranger le plus représenté

Au total, ce sont une centaine d’étudiants, à raison de 10 à 15 élèves par master, qui inaugureront cette première année. Choisis sur dossier sur des critères d’excellence, les Guinéens seront les étrangers les plus représentés avec environ 10 % du contingent, suivi des Tchadiens (7 %) et des Algériens (5 %). Le Cameroun, le Sénégal et la République centrafricaine sont aussi représentés. Les diplômes de masters coûtent 9 000 dinars par an (environ 2 850 euros).

La formation sera dispensée à parité entre enseignants issus des universités partenaires françaises et tunisiennes. Il s’agit d’une cocréation de diplômes entre les établissements des deux rives de la Méditerranée et non d’un double diplômes classique.

Le master en expertise économique sera par exemple dispensé par des professeurs de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC). Le master en environnement a été élaboré conjointement par Aix-Marseille Université, la Faculté des sciences de Tunis et l’Institut Supérieur des Sciences Biologiques Appliquées de Tunis (ISSBAT). Celui dédiés aux sciences du numérique est géré par l’ENSTA Paris Tech, l’École nationale des ingénieurs de Tunis (ENIT) et Sup’Com Tunisie. Les certifications sont à la charge de l’université Côte d’Azur et les universités de Tunis el Manar et de Carthage.

Durant les deux à trois premières années, les étudiants sélectionnés se retrouveront dans les murs de la Tunis Business School (TBS)

Statut juridique flou

Présente lors de l’inauguration officielle qui s’est tenue vendredi 04 octobre, la ministre française de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, espère que l’UFTAM pourra rapidement proposer un cursus complet allant de la licence au doctorat.

En attendant, l’université fonctionne sous le statut d’association de préfiguration dont les coordinateurs sont Habib Sidhom, président de l’université de Tunis, et Gilles Pécout, recteur de l’Académie de Paris. « Un bureau d’étude est en train de réfléchir au meilleur format juridique pour l’UFTAM. Il devrait rendre son rapport d’ici décembre », précise Samira Karrach, la directrice exécutive de l’UFTAM. Un flou juridique qui est dénoncé notamment par un syndicat tunisien des enseignants. Selon ces derniers, leur ministère de tutelle privilégie les structures privées au lieu de renforcer une université publique aux abois.

Durant les deux à trois premières années, les étudiants sélectionnés se retrouveront dans les murs de la Tunis Business School (TBS), gracieusement mis à disposition par l’université de Tunis, avant de pouvoir profiter d’un campus mis à niveau sur le splendide site entre mer et forêt de Hamam Chaat.

Localisé à El Mourouj, une ville de la banlieue sud de Tunis, le site de TBS, assez difficile d’accès, fait l’objet de premières critiques, notamment pour les étudiants étrangers qui ne bénéficieront pas de résidences à proximité. Des navettes depuis Tunis pourraient être mises en place pour y remédier.

Jeuneafrique.com par Mathieu Galtier

Canada: 2e décès d’un étudiant à l’Université d’Ottawa en moins d’un mois

mai 24, 2019

 

Dans un message destiné à la communauté universitaire, mercredi, le recteur de l’Université d’Ottawa a déploré le « décès tragique » d’une membre de la population étudiante. Jacques Frémont avait envoyé une communication similaire le 26 avril dernier.

Dans le cas le plus récent, la personne est décédée dans sa résidence étudiante, alors que l’autre s’était produit dans une résidence à l’extérieur du campus, selon le recteur.

Sans dévoiler les circonstances des événements, M. Frémont encourage les membres de la communauté universitaire à s’adresser à des services d’aide psychologique s’ils en ressentent le besoin.

Le nouveau Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa (SÉUO) — qui entrera en fonction le mois prochain — redouble d’ailleurs d’efforts pour s’assurer que les services de santé mentale sur le campus soient plus accessibles.

Je trouve qu’on a beaucoup de pression avec [les études universitaires]. On veut tellement bien se représenter que, des fois, on oublie même de prendre soin de soi-même, qu’on se laisse de côté. Il y en a plusieurs qui se retrouvent dans des situations de détresse, ils ne savent pas quoi faire, estime Natasha Lyne Roy, commissaire aux affaires francophones de la SÉUO.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation
 

L’Université d’Ottawa offre des ressources en matière de mieux-être et de santé mentale aux étudiants qui pourraient avoir de la difficulté à s’adapter à la réalité scolaire.

On parle de milliers d’étudiants qui vont se prévaloir d’un service quelconque. Que ce soit des rencontres individuelles avec un conseiller professionnel ou notre plateforme de thérapie en ligne ou même juste naviguer notre site web pour des ressources en santé mentale, explique Geneviève Brabant, chef du Service d’appui au succès scolaire (SASS).

Elle ajoute que le niveau de risque est évalué chaque fois qu’une demande est formulée par un étudiant, question de s’assurer que le bien-être de celui-ci n’est pas en danger. Le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes de 15 à 29 ans.

L’idée, c’est d’aider les étudiants [pour] qu’ils soient bien branchés sur les services offerts pour augmenter leur capacité à demander de l’aide s’ils en ont besoin.

Geneviève Brabant, Université d’Ottawa

Seize intervenants travaillent au SASS pour une population étudiante de plus de 40 000 personnes. Les listes d’attente seraient parfois longues pour une consultation, dans les moments critiques de la vie universitaire.

J’ai entendu plusieurs étudiants au début de la session [dire] que ça avait pris vraiment longtemps et qu’ils ne savaient pas quoi faire, réplique Natasha Lyne Roy.

Elle-même a consulté la clinique de santé de l’Université d’Ottawa pour obtenir les services d’un psychologue en mars, mais elle n’aura pas de réponse avant le mois de juillet.

C’est quand même long, surtout pour quelqu’un dans une situation critique, déplore l’étudiante, qui a dû consulter au privé et payer de sa poche.

Le nouveau syndicat étudiant veut maintenant créer un comité d’aide avec des étudiants formés pour intervenir directement auprès de ceux en détresse. Il a aussi tenu un référendum en avril au cours duquel les étudiants de l’Université d’Ottawa ont voté en faveur d’une hausse des cotisations pour les soins en santé mentale.

L’institution d’enseignement ajoutera le même montant et décidera de la façon dont l’argent sera investi.

CBC/Radio-Canada avec les informations d’Audrey Roy