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Iran: manifestations dans plusieurs universités du pays

octobre 1, 2022
Iran: manifestations dans plusieurs universites du pays
Iran: manifestations dans plusieurs universités du pays© AFP/JUSTIN TALLIS

Des manifestations ont eu lieu samedi dans plusieurs universités en Iran pour dénoncer la répression meurtrière du mouvement de contestation déclenché par la mort de Mahsa Amini arrêtée par la police des moeurs, il y a 16 jours.

Des rassemblements ont par ailleurs été organisés à travers le monde en solidarité avec le mouvement, dont la répression a fait au moins 83 morts depuis le décès de la Kurde iranienne le 16 septembre, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire strict de la République islamique qui oblige notamment les femmes à porter le voile.

Le pouvoir, qui dément toute implication des forces de l’ordre dans la mort de la jeune femme de 22 ans, a fait arrêter des centaines de manifestants, qualifiés d' »émeutiers ».

« Des étudiants ont manifesté samedi dans des universités pour dénoncer les agissements de la police envers les protestataires », a affirmé l’agence de presse iranienne Fars, sans préciser où ont eu lieu ces manifestations, ni leur ampleur.

L’agence a toutefois indiqué que des rassemblements « ont aussi été organisés sur la place Enghelab (« Révolution » en persan, ndlr) près de l’Université de Téhéran, dans le centre de la capitale, où des heurts ont éclaté entre la police et les manifestants dont certains ont été arrêtés ».

Selon des témoins, de nombreux policiers anti-émeutes avaient pris position plus tôt samedi à différents carrefours de Téhéran.

« Noyée dans le sang »

Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos vérifiées par l’AFP ont circulé samedi montrant des rassemblements dans des universités, notamment à Téhéran et dans la ville sainte de Machhad (nord-est), deuxième ville du pays.

Sur ces images, on peut voir des dizaines de manifestants chantant et scandant des slogans favorables au mouvement de contestation.

« La ville est noyée dans le sang, mais nos professeurs gardent le silence ! », ont scandé des dmanifestants rassemblés devant l’université de Karaj, à l’ouest de Téhéran, selon une vidéo diffusée par l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo.

Vendredi soir, des Iraniens ont manifesté dans la ville de Saqez, dans la province du Kurdistan, d’où était originaire Mahsa Amini, selon une vidéo d’IHR.

« Femmes, vie, liberté », ont lancé des hommes et des femmes en pleine rue en reprenant un slogan phare du mouvement de contestation.

Selon l’agence Fars, environ 60 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre, tandis qu’Iran Human Rights a fait état d’au moins 83 morts.

Plus de 1.200 manifestants ont été arrêtés, d’après un bilan officiel. Des militants, des avocats et des journalistes ont également été interpellés, selon des ONG.

Manifestations de solidarité

A l’étranger, des rassemblements de solidarité, auxquels participe la diaspora iranienne, se tiennent samedi dans plus de 150 villes, selon les organisateurs.

A Rome, un millier de personnes ont défilé au rythme des tambours, réclamant « justice » pour Mahsa Amini.

A Berlin, plus de 1.000 personnes se sont réunies, brandissant des pancartes dénonçant le régime iranien, tandis qu’à Tokyo, des manifestants avaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « On ne s’arrêtera pas ». « Non à la dictature », ont scandé quelque 200 personnes à Lisbonne.

L’ancien Premier ministre iranien Mir Hossein Mousavi, aujourd’hui dans l’opposition, a exhorté les forces de l’ordre à cesser les violences, dans un message publié sur le compte Instagram du site Kaleme qui lui est proche.

« J’aimerais rappeler à toutes les forces de l’ordre leur serment de protéger notre terre, l’Iran, et les vies humaines, les biens, et les droits du peuple », a dit l’ancien responsable qui est en résidence surveillée depuis 2011. « Le sang des oppressés est plus fort que la violence des tyrans. »

Amnesty International a dénoncé une répression « impitoyable » contre le mouvement de contestation, notant le recours à des balles réelles et billes de plomb, des passages à tabac et des violences sexuelles à l’encontre des femmes par les forces de l’ordre.

Les autorités iraniennes accusent, elles, les manifestants de semer le « chaos » et des forces à l’étranger, parmi lesquelles les Etats-Unis, leur ennemi juré, d’être derrière les rassemblements.

Vendredi, elles ont annoncé l’arrestation de « neuf ressortissants d’Allemagne, de Pologne, d’Italie, de France, des Pays-Bas, de Suède, etc ». Selon Téhéran, ils ont été interpellés « sur les lieux d’émeutes ou y ont été mêlés ».

Des violences ont par ailleurs éclaté vendredi dans la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est), où 20 personnes, dont deux colonels des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime, sont mortes dans des heurts, selon les autorités. Il n’était pas clair dans l’immédiat si ces affrontements étaient liés au mouvement de contestation.

Celui-ci est le plus important depuis les manifestations de novembre 2019, provoquées par la hausse des prix de l’essence, qui avaient été sévèrement réprimées.

Par Le Point avec AFP

Canada: Détecter les « faux Autochtones » dans les universités

avril 11, 2022

Il y a eu le cas d’Alexandra Lorange à l’UQAM. Puis celui de Carrie Bourrassa à l’Université de la Saskatchewan. La remise en cause de leurs identités autochtones a contribué à soulever une question fondamentale : comment les universités peuvent-elles vérifier l’identité autochtone affirmée par leurs professeurs et leurs étudiants?

L’Université Queen’s, à Kingston, a embauché un groupe d’experts pour mettre en place des balises afin de vérifier l’identité autochtone des professeurs. Photo: Radio-Canada/Frédéric Pepin

Plusieurs universités canadiennes tentent de mettre en place des lignes directrices pour éviter l’embauche de gens qui se présentent comme Autochtones sans l’être vraiment. Un défi, car les questions d’identité sont très sensibles dans le monde autochtone.

Ces dernières années, des cas de fraude ont été dévoilés par les médias. Ainsi, l’identité métisse, anichinabée et tlingite de Carrie Bourassa, professeure de l’Université de la Saskatchewan, a été remise en cause par CBC en octobre 2021.

Il y a aussi eu Alexandra Lorange, cette chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal, qui se prétendait atikamekw, avant que deux généalogistes ne remettent en cause ses racines autochtones.

Les origines autochtones de Carrie Bourassa ont été remises en cause dans un article de CBC. Photo:(Youtube.com)

Pour éviter ce genre de situation, l’Université du Manitoba a mis en place des mécanismes de vérification. Catherine Cook, vice-présidente (autochtone), soutient l’Université dans son travail d’identification.

Dans cet établissement, la première requête consiste à demander si le candidat possède une carte de bande délivrée par le gouvernement fédéral. L’auto-identification sans preuve ne suffit pas.

La carte de statut d’Indien est désormais exigée comme preuve par certaines universités. Photo: Radio-Canada/ Ben Nelms (CBC)

Ceux qui n’ont pas de carte doivent fournir d’autres documents. La plupart du temps, ils ne sont pas inscrits parce qu’ils ont perdu leur statut en raison de mariages mixtes ou d’adoptions, parce qu’ils ont été forcés d’y renoncer ou à cause des pensionnats ou encore de la rafle des années 60.

Ces gens sont des Autochtones sans statut. On sonde alors la communauté à laquelle ils se disent affiliés et on demande à la communauté si elle est prête à se porter garante pour le candidat, explique Mme Cook.

Au Manitoba, les gens se connaissent bien, les liens entre les gens sont très forts, alors on est très à l’aise avec notre manière de faire, ajoute-t-elle.

« Il faut être un peu plus courageux quand on demande aux gens qui ils sont. »— Une citation de  Catherine Cook, vice-présidente (autochtone) à l’Université du Manitoba

Selon elle, demander des documents prouvant le statut d’Indien des professeurs revient à demander le diplôme d’un professeur qui dit dans son CV être détenteur d’un doctorat.

Quand tu postules, tu devrais te sentir capable et à l’aise de prouver que tu es autochtone, précise encore Mme Cook.

Guy Freedman, président et associé principal du cabinet d’expert-conseil First People’s Group établi à Ottawa, a été embauché par l’Université Queen’s pour mettre au point, là aussi, des mécanismes permettant de confirmer que les futurs employés s’identifiant comme Autochtones le sont bel et bien.

Guy Freedman, président et associé principal du cabinet d’expert-conseil First People’s Group établi à Ottawa, a été embauché par l’Université Queen’s pour mettre au point des mécanismes permettant de confirmer l’identité autochtone des professeurs. Photo : Gracieuseté : Guy Freedman

En juin 2021, un rapport anonyme montrait du doigt six professeurs dans cette université, alléguant qu’ils n’étaient pas Autochtones. À l’époque, l’université avait soutenu ses professeurs.

Les vérifications sont importantes pour M. Freedman, qui estime qu’il n’est pas normal que certaines personnes profitent de bourses ou d’occasions professionnelles réservées spécifiquement aux Autochtones, alors qu’ils ne le sont pas.

Pour M. Freedman et Mme Cook, les communautés doivent absolument participer au processus. Une sorte de délégation de pouvoir qui est, selon Mme Cook, extrêmement importante pour les communautés.

Cette manière de faire leur redonne une certaine autonomie. On trouvait ça important que tout le processus soit géré par des Autochtones, détaille-t-elle.

« Ce n’est pas au gouvernement de décider qui on est, c’est aux communautés de le faire. »— Une citation de  Catherine Cook, vice-présidente (autochtone) à l’Université du Manitoba

Vérifications pour les étudiants aussi

À l’Université Laval, on s’intéresse en ce moment à vérifier l’identité autochtone des étudiants qui postulent à des bourses qui leur sont réservées.

La sénatrice Michèle Audette et conseillère principale en matière de réconciliation et d’éducation autochtone à l’Université Laval. Photo: Radio-Canada/Aexandre Millette-Gagnon

Désormais, les candidats doivent prouver qu’ils sont inscrits ou qu’ils sont membres d’une nation autochtone clairement identifiée par l’établissement.

Il y a aussi une liste précise de documents que peuvent présenter les étudiants, comme la carte de bande ou une déclaration de la communauté.

La sénatrice Michèle Audette, qui est aussi conseillère principale en matière de réconciliation et d’éducation autochtone à l’Université Laval, a planché sur ces questions. Elle prône une participation des nations.

« Ce débat [sur l’identité autochtone, NDLR] doit se faire chez nos leaders, et pas dans les universités. [En attendant], on doit s’accoter sur des outils qui sont désuets. »— Une citation de  Michèle Audette, conseillère principale en matière de réconciliation et d’éducation autochtone à l’Université Laval

Elle ajoute : On n’est pas obligé de prétendre être quelque chose qu’on n’est pas. On apprécie les alliances. Lorsqu’elle repense à certaines personnes qui se sont réclamées Autochtones sans l’être, elle confie s’être sentie trompée.

Pour ce qui est de la situation des Autochtones non inscrits, elle indique que l’université n’a encore rien mis en place, mais qu’elle réfléchit à la meilleure décision à prendre.

Selon Mme Cook, il est important d’aller plus loin que la simple autodéclaration. Si aucune balise claire n’est fixée, on court le risque de voir des situations de fraude comme on en a vu se reproduire, croit-elle.

Contre-idées

Sébastien Malette, professeur à l’Université Carleton qui milite pour la reconnaissance des Métis de l’Est et dont l’identité autochtone est contestée, rappelle que la notion d’indianité est une construction juridique.

Mise au point

Cet article a été mis à jour pour mieux refléter le contexte de cette prétention identitaire à l’Université Carleton.

Selon lui, l’utilisation des cartes d’Indien pour déterminer l’identité des Autochtones n’est pas pertinente. Ces cartes proviennent d’organisations reconnues au niveau gouvernemental et certaines d’entre elles ont été reconnues au fil du temps. Il est tout à fait possible que certaines organisations non reconnues le deviennent plus tard. En attendant, ses membres sont discriminés, argumente-t-il.

Le professeur de l’Université Carleton Sébastien Malette pense qu’utiliser la carte de bande pour déterminer l’identité autochtone n’est pas une bonne solution. Photo : Radio-Canada

Quant à l’idée de sonder les communautés pour attester de l’affiliation d’un membre non inscrit, c’est tout aussi problématique, croit-il.

« On tombe dans la notion un peu trop romantisée de communauté. C’est penser que l’expérience autochtone et que le critère de la communauté sont homogènes. »— Une citation de  Sébastien Malette, professeur à l’Université Carleton

M. Malette croit que l’autodétermination et la démonstration de présence de liens ancestraux seraient suffisantes.

Avec Radio-Canada par Delphine Jung

Canada: Des universités défient Québec en planifiant une rentrée en présence pour février

janvier 15, 2022

Le ministère les appelle à observer ses directives, qui commandent un retour en classe d’ici le 31 janvier.

Le pavillon Henry-F.-Hall de l'Université Concordia, à Montréal.

L’Université Concordia fait partie des établissements d’enseignement ayant décidé de repousser la rentrée en présence au-delà du 31 janvier. Photo: Radio-Canada/Martin Thibault

Des établissements d’enseignement postsecondaire visiblement inquiets de la déferlante du variant Omicron du coronavirus ont décidé unilatéralement d’outrepasser la date limite fixée par le gouvernement Legault pour renouer avec les cours en classe.

En théorie, le retour en présence sur les campus devrait être réalisé d’ici le lundi 31 janvier. Or, certains établissements ont annoncé cette semaine qu’ils entendaient maintenir leurs cours à distance jusqu’en février.

C’est le cas de l’Université Concordia, à Montréal. L’établissement a annoncé sur son site web jeudi que la rentrée en présence n’aura lieu que le jeudi 3 février, soit trois jours après la date limite fixée par Québec.

De même, les étudiants et professeurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) ne devraient pas retourner en classe avant la mi-février. Sur son site web, l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT écrit même que l’enseignement à distance sera privilégié tant que 75 % des étudiants n’auront pas reçu leur dose de rappel contre la COVID-19.L'entrée principale de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue à Rouyn-Noranda.

Le campus de Rouyn-Noranda de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Photo: Radio-Canada/Andrei Audet

En outre, au moins un établissement d’enseignement collégial, soit le Cégep régional de Lanaudière, a confirmé dans les derniers jours qu’il entendait reporter sa rentrée. Ainsi, les cours reprendront le 7 février, en présence. D’ici là, il n’y aura pas de cours à distance; le calendrier a simplement été décalé.

Québec demande aux établissements de se conformer

Le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, avait pourtant prévu une « période de transition » de deux semaines pour permettre aux cégeps et aux universités de renouer avec les cours en classe au-delà du lundi 17 janvier – date initialement fixée par le premier ministre Legault, le 30 décembre dernier.

Ce sursis avait été décrété le 7 janvier après l’annonce par certains établissements, comme l’Université de Montréal et l’UQAM, d’une rentrée en présence le lundi 24 janvier, voire le lundi suivant, le 31 janvier.

Le gouvernement Legault a tenu à rappeler les règles du jeu vendredi soir. Dans une communication transmise à Radio-Canada, le cabinet de la ministre McCann a appelé les établissements rétifs à se conformer aux directives qui leur ont été communiquées dès le 30 décembre dernier.Gros plan de Danielle McCann en conférence de presse.

La ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann Photo: Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

Le retour en présence sur les campus devra s’effectuer dès le 17 janvier, a-t-il rappelé, soulignant qu’il avait déjà fait preuve de flexibilité en donnant aux cégeps et aux universités la possibilité de compléter ce retour d’ici le 31 janvier.

En entrevue à l’émission Midi info, sur ICI Première, la ministre McCann avait elle-même rappelé plus tôt dans la journée que le 31 janvier représentait la date ultime pour renouer avec le retour en classe des étudiants dans les établissements d’enseignement postsecondaire.

Des étudiants veulent retourner en classe

Le report de semaine en semaine de la rentrée en présence au cégep et à l’université ne plaît pas à tout le monde.

En Abitibi, par exemple, une lettre ouverte a commencé à circuler vendredi pour demander à l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT de faire marche arrière et d’amorcer un retour en présentiel entre le 17 et le 31 janvier, car de nombreux étudiants préféreraient largement vivre un retour en classe comme les mesures gouvernementales le permettent.

Concrètement, la mesure exigée par l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT ciblant une couverture vaccinale de 75 % pour la troisième dose […] empêcherait des cohortes complètes d’avoir un enseignement en présentiel, et ce, pour encore plusieurs semaines, écrivent ses auteurs, ajoutant que Québec n’a jamais fait mention d’une mesure aussi extrême.

Sans compter qu’il est évident, selon eux, que la qualité de l’enseignement reçu en ligne n’équivaut pas à celle des cours en présentiel.

« Pour certains étudiants, le parcours universitaire tire à sa fin. Malheureusement, pendant les trois dernières années de celui-ci, ils n’ont eu que deux sessions complètes en présentiel, ce qui nuit beaucoup à la qualité de la formation qu’ils ont reçue. Il est assez navrant de sortir avec un diplôme et un titre, mais sans l’intégralité des compétences qui auraient dû être développées pendant cette formation. »— Une citation de  Extrait de la lettre ouverte à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

La lettre avait été signée vendredi soir par plus de 70 étudiants, selon ses auteurs. Ceux-ci font front commun contre la position officielle de l’Association générale étudiante de l’UQATAGEUQAT, l’association étudiante locale, qui a déclaré sur Facebook cette semaine que cette mesure lui semblait satisfaisante.

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue UQAT et Concordia s’expliquent

L’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT s’est justifiée par courriel vendredi soir en soulignant que plusieurs de ses activités de recherche […] se sont poursuivies en présentiel sans interruption aucune et que le retour de l’enseignement en présentiel sera amorcé dès le 24 janvier en commençant par les cours comprenant une composante pratique ou expérientielle.

De plus, l’accès aux campus et centres est possible en suivant les mesures sanitaires et les services aux étudiants, dont le soutien psychosocial, l’aide à la réussite et le soutien technopédagogique, sont disponibles en présence ou à distance, a fait valoir la directrice des communications de l’université, Stéphanie Duchesne.

Celle-ci a également rappelé que des représentants de l’Association générale étudiante de l’UQATAGEUQAT et des quatre syndicats de l’université avaient été consultés. En outre, le ministère est au courant des orientations qui ont été prises par l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT, assure Mme Duchesne.

L’Université Concordia, pour sa part, a précisé vendredi soir par courriel que sa session d’hiver [avait] commencé le 6 janvier, soit un jeudi, et que, pour des raisons de planification, il [était] plus cohérent de reprendre les cours en personne un jeudi afin de faciliter la structure des cours.

Le retour en personne est donc prévu dans la semaine du 31 janvier, a fait valoir sa porte-parole, Vannina Maestracci.

Avec Radio-Canada par

Jérôme Labbé

Jérôme Labbé

Canada: La rentrée en présence au cégep et à l’université pourra être repoussée au 31 janvier

janvier 7, 2022
Des personnes assises à des tables dans un grand local vitré.

Les étudiants du Québec devront suivre leurs cours en ligne pour les premières semaines de la session d’hiver 2022. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Québec accorde une « période de transition » de deux semaines supplémentaires pour permettre aux cégeps et aux universités de compléter le retour en présence de leur personnel et de leurs étudiants. Ainsi, l’enseignement pourra continuer d’être offert à distance jusqu’au lundi 31 janvier.

Le 30 décembre dernier, le premier ministre François Legault avait annoncé en conférence de presse que la rentrée en présence dans les écoles, les cégeps et les universités ne serait pas permise avant le lundi 17 janvier en raison de la propagation rapide du variant Omicron du coronavirus.

Depuis, plusieurs établissements d’enseignement postsecondaire ont toutefois annoncé que leurs cours devraient être suivis à distance au-delà de cette date – certains d’entre eux, comme l’Université de Montréal et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), ayant même reporté la rentrée en présence au 31 janvier.

La communication transmise vendredi aux cégeps et aux universités par le ministère de l’Enseignement supérieur – qui avait prévenu plus tôt cette semaine qu’il aurait le dernier mot – vient leur donner une marge de manœuvre.

Cela dit, il n’est pas impossible que certains établissements ayant prévu un retour en classe avant le 31 janvier décident de repousser celui-ci. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait vendredi l’Université Laval, à Québec, et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Entretemps, la formation à distance demeure obligatoire pour les services d’enseignement, à moins que l’acquisition ou l’évaluation des connaissances prévues au programme d’études de l’étudiant nécessite la présence de celui-ci en classe ou en milieu de travail dans le cadre d’un stage, rappelle le ministère.

Dates de reprise des cours en présence dans les universités du Québec (en date du 7 janvier, à 19 h ) :

  • Lundi 17 janvier : Université de Sherbrooke, Bishop’s, UQO, UQAR, Polytechnique, ÉTS
  • Jeudi 20 janvier : Concordia
  • Lundi 24 janvier : UQAM, McGill, UQAT
  • Lundi 31 janvier : Université de Montréal, HEC Montréal, UQTR, Université Laval, UQAC

Cette « période de transition », d’abord révélée par le quotidien Le Devoir, a été confirmée par Radio-Canada vendredi soir.

Par courriel, le porte-parole Bryan St-Louis a fait savoir que le ministère de l’Enseignement supérieur [travaillait] de concert avec les autorités de santé publique afin de suivre l’évolution de la situation sanitaire et de s’assurer que la reprise des activités sur les campus est sécuritaire.

La session d’automne 2021 s’est bien déroulée et les éclosions dans les établissements d’enseignement supérieur ont été peu nombreuses et contrôlées, a-t-il rappelé.

Par ailleurs, il n’y a pas qu’au Québec que la rentrée en présence fait débat. Dans plusieurs autres provinces, des universités ont décidé de prolonger l’enseignement à distance pour protéger leurs communautés. C’est le cas en Ontarioen Colombie-Britanniqueen Alberta et en Saskatchewan.

Jérôme Labbé

Par Radio-Canada avec Jérôme Labbé

Canada: La rentrée dans les collèges et universités soulève des inquiétudes

juillet 23, 2021

Le retour à la normale aux collèges et aux universités suscite de l’inquiétude parmi les étudiants. Le 19 juillet dernier, la province a demandé aux établissements collégiaux et universitaires de se préparer à un retour en classe sans limite d’accueil.

Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d'Oshawa

© University of Ontario Institute of Technology Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d’Oshawa

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, il est important que le gouvernement présente des directives claires afin d’assurer la sécurité des étudiants.

Il faut un plan concret pour un système de ventilation, de nombreux établissements datent de centaines d’années et doivent avoir un système de ventilation adéquat», explique Kayla Weiler, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ).

Elle aimerait également qu’une limite d’accueil soit imposée dans les salles de classe.

Alain Simard, professeur d’immunologie à l’École de médecine du Nord de l’Ontario, souligne que les universités demeurent les mieux placées pour prendre leurs décisions en matière de sécurité, mais des recommandations gouvernementales ne seraient pas de trop.

On ne peut pas obliger une personne à se faire vacciner, mais on pourrait empêcher les personnes non vaccinées d’aller dans des salles de classe afin de protéger les droits des personnes qui ne veulent pas être infectées», a-t-il expliqué.

Plusieurs organismes et étudiants s'inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Plusieurs organismes et étudiants s’inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

La Dre Hsiu-Li Wang, médecin hygiéniste de la région de Waterloo, a fortement recommandé la vaccination obligatoire dans les résidences de sa région.

Dans une lettre adressée aux établissements collégiaux et universitaires le 22 juillet, elle explique que l’adoption de réglementation de vaccination serait la meilleure façon de combattre les éclosions dans les campus.

La double dose du vaccin chez la population étudiante sera l’outil le plus puissant dans la prévention de la propagation dans la prochaine année scolaire», explique-t-elle.

Avec Radio-Canada par Marwa Siam-Abdou 

Canada: Québec priorise un retour en classe pour les étudiants des cégeps et universités

mai 26, 2020

 

Le campus étudiant de l'UQAM à Montréal.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le campus étudiant de l’UQAM à Montréal.
Québec prépare le terrain en vue de la rentrée scolaire pour les établissements d’enseignement supérieur. S’il n’étudie pas la possibilité d’une session complète à distance, le ministère de l’Éducation n’omet pas le scénario d’une reprise des cours majoritairement virtuelle.

Plusieurs directions de cégeps et d’universités au Québec, comme l’Université Laval ou encore l’Université du Québec à Rimouski, ont d’ores et déjà indiqué qu’une bonne partie des cours se fera probablement en ligne.

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Si les consignes de santé publique doivent être maintenues – comme la distance de deux mètres à respecter entre les individus ou encore l’interdiction de rassemblement –, certains cours pourraient en effet se dérouler à distance, selon le ministère de l’Éducation.

Dans un document transmis aux partenaires du réseau, et dont Radio-Canada a obtenu copie, Québec étudie le scénario d’un retour en classe impliquant une présence sur les campus de 30 à 35 % des étudiants seulement.

Tout dépendant de l’état de la situation en septembre prochain, les cégeps et universités pourraient aussi accueillir 50 % des étudiants sur place; le reste de la session se ferait alors à distance, selon un autre scénario.

Un retour en classe impliquant la présence complète de tous les étudiants est aussi envisagé par le ministère, qui dit vouloir favoriser la présence des étudiantes et étudiants sur les campus.

L’idée d’une session complètement virtuelle n’est donc pas évaluée pour l’instant.

En présentant ces différentes options, le ministère de l’Éducation entend déterminer des lignes directrices communes pour tous les établissements.

Et peu importe le scénario qui sera retenu, le gouvernement Legault désire que des mesures sanitaires rigoureuses

soient mises en place et qu’une attention particulière soit accordée aux étudiants qui ont un handicap, qui vivent de l’anxiété ou qui ont des contraintes technologiques et matérielles.

Québec veut également s’assurer que les directions des universités et cégeps seront prêtes à réagir si jamais une deuxième vague de COVID-19 devait survenir. Le ministère leur demande d’élaborer un plan pour assurer la continuité des services, advenant la nécessité d’un confinement rapide d’une partie ou de l’ensemble des membres de la communauté.

Certains assouplissements mis en place par le ministre Jonathan Roberge au printemps pour faire face à la crise dans les cégeps pourraient demeurer. Le calendrier scolaire pourrait ainsi compter un minimum de 60 jours plutôt que 82 et la mention incomplet, qui signifie que le cours n’a pu être complété pour des raisons en dehors du contrôle de l’étudiant, pourrait être accordée.

En cas de retour à la normale, la cote de rendement au collégial – communément appelée cote R – serait quant à elle comptabilisée à nouveau et l’épreuve uniforme de langue d’enseignement et littérature serait maintenue.

Pour les écoles primaires et secondaires, le gouvernement Legault a déjà indiqué que la rentrée scolaire devrait se faire en personne. Si les règles de santé publique sont toujours en vigueur, il faudra toutefois songer à une présence partielle, soit un jour sur deux, selon l’un des scénarios envisagés.

Radio-Canada par Valérie Boisclair avec la collaboration d’Alex Boissonneault

Brexit : les universités britanniques invitées à s’installer en France

février 21, 2017

L’université Paris-Seine propose à Oxford et d’autres établissements de rejoindre son futur campus international.

Depuis le Brexit, en juin 2016, la question des financements européens agite les universités britanniques.

Depuis le Brexit, en juin 2016, la question des financements européens agite les universités britanniques. PAUL HACKETT / REUTERS
Voilà une opération séduction qui tranche avec le divorce compliqué qui se profile entre le Royaume-Uni et l’Union européenne : l’université Paris-Seine a lancé le 14 février (jour de Saint-Valentin) un appel à manifestation d’intérêt à destination des universités britanniques. Le consortium Paris-Seine, une communauté d’établissements qui regroupe notamment une grande école de commerce, l’Essec, et l’université de Cergy-Pontoise, propose ainsi aux institutions d’outre-Manche de venir s’installer sur son futur campus international situé sur les bords de l’Oise pour y développer un « partenariat scientifique et académique ».

Depuis le vote en faveur du Brexit, le 23 juin 2016, les universités britanniques ont souvent exprimé leurs inquiétudes concernant les financements de recherche de l’Union européenne, dont le pays est le deuxième bénéficiaire, et la libre circulation des étudiants et chercheurs internationaux. Certaines d’entre elles ont décidé de ne pas attendre l’activation de l’article 50 du traité européen, qui déclenchera la sortie du Royaume-Uni de l’UE, pour établir ou renforcer leurs liens avec des universités européennes, comme le racontait le Guardian en septembre 2016. Le quotidien britannique avait interrogé des présidents d’universités, des étudiants et des chercheurs pour évaluer les perspectives des universités face aux incertitudes du Brexit.

« De nombreuses universités ont nommé au sein de leurs exécutifs des responsables de la question du Brexit, nous discutons avec eux », explique François Germinet, président de l’université de Cergy, qui s’est rendu mi-février en Grande-Bretagne avec des représentants de l’université Paris-Seine, pour rencontrer l’université de Warwick (Coventry).

Lire aussi :   Malgré le Brexit, les facs britanniques s’accrochent à Erasmus

L’idée d’un campus satellite d’Oxford en France écartée

De son côté, le directeur général de l’Essec, Jean-Michel Blanquer, a consulté l’université d’Oxford vendredi 17 février, suscitant des rumeurs d’ouverture d’un campus « satellite » en France. Cette information diffusée par le Telegraph a été rapidement démentie sur Twitter.

« Depuis le Brexit, nous avons des discussions informelles avec les institutions britanniques, très inquiètes des conséquences de la sortie de l’Union européenne. Nous poursuivrons ces discussions jusqu’en juillet [quand s’achèvera l’appel à manifestation d’intérêt]. Mais rien n’est encore acté », tempère le directeur de l’Essec.

« Oxford et Cambridge sont des marques mondiales, et elles ne feraient jamais rien pour compromettre leur image. Cependant les universités vont devoir revoir clairement leur stratégie, car en ces temps de graves incertitudes, les autres pays [européens] voient là une opportunité pour venir puiser dans le vivier de talents de l’enseignement supérieur et la recherche britannique », décrypte, pour Le Monde, John Gill, rédacteur en chef du Times Higher Education, spécialisé dans l’enseignement supérieur.

Les noms des établissements britanniques réceptifs à ce « geste d’affection français », comme l’écrit le Times Higher Education, seront rendus publics en septembre, et les dossiers retenus seront dévoilés en 2018. Bien après l’ouverture des négociations entre Londres et la Commission européenne sur la tournure que prendra le Brexit, prévue dans les prochaines semaines.

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 Lemonde.fr par Marine Miller , Journaliste au Monde

États-Unis: Le port d’armes entre en vigueur dans les universités au Texas

août 1, 2016

Une nouvelle loi autorisant le port d’armes à feu dans les universités du Texas est entrée en vigueur lundi. Parallèlement la ville d’Austin, capitale de l’Etat, commémorait le massacre de 14 personnes par un étudiant sur le campus de l’Université du Texas en 1966.

Autoriser les étudiants âgés de plus de 21 ans et possédant un permis de port d’armes à venir armés en classe et dans la plupart des bâtiments des universités publiques permettra à ces derniers d’intervenir en cas de fusillade, arguent les partisans de la loi.

La multiplication des armes sur le campus de l’université du Texas à Austin, un des plus grands des Etats-Unis avec 214’000 étudiants inscrits va accroître le risque de violences, considèrent les détracteurs du texte. Parmi eux figurent de nombreux enseignants de cette université.

Huit Etats américains autorisent désormais le port d’arme dissimulée sur des campus d’université, comme l’Oregon, le Colorado ou encore le Wisconsin. Et 18 l’interdisent spécifiquement.

Armés pour éviter des tueries
Selon le gouverneur du Texas, le républicain Greg Abbott, un criminel peut déjà pénétrer sur le campus avec une arme. La loi pourrait permettre d’éviter de nouvelles tueries en donnant la possibilité à des étudiants de s’interposer, un argument martelé par le lobby des armes après chaque fusillade.

« La loi autorisant le port d’arme sur le campus concerne uniquement ceux qui ont suivi un entraînement spécial et dont les antécédents ont été contrôlés », ont expliqué les services du gouverneur.

Le président de l’Université du Texas, Gregory Fenves, a donné son aval à l’entrée en vigueur de la loi à contrecœur. Il a expliqué qu’il ne pouvait pas s’y opposer. Trois de ses enseignants se sont cependant pourvus en justice le mois dernier pour tenter de la bloquer.

Le procureur général, un républicain, a toutefois d’ores et déjà annoncé qu’il défendrait le texte. Celui-ci ne contrevient pas à la Constitution, estime-t-il.

Unis privées pas concernées
En vertu de la nouvelle législation, chaque université publique de cet Etat du sud des Etats-Unis doit permettre le port dissimulé d’une arme à feu, mais elle peut limiter les lieux où cela s’applique. La loi ne s’impose pas aux universités privées du Texas, qui ont pour la plupart choisi de ne pas l’appliquer en invoquant la sécurité des étudiants.

Cette nouvelle loi est entrée en vigueur le jour même de l’inauguration sur le campus d’UT Austin d’une sculpture en hommage aux victimes de la fusillade de 1966.

Charles Whitman, un ancien tireur d’élite de l’armée, avait tué 14 personnes sur le campus mais est responsable de la mort de 17 personnes au total ce jour-là. Il a été abattu après avoir tiré pendant plus de 90 minutes depuis la tour de l’horloge de l’université.

Romandie.com avec(ats / 02.08.2016 02h46)