Posts Tagged ‘Universités’

Canada: La rentrée dans les collèges et universités soulève des inquiétudes

juillet 23, 2021

Le retour à la normale aux collèges et aux universités suscite de l’inquiétude parmi les étudiants. Le 19 juillet dernier, la province a demandé aux établissements collégiaux et universitaires de se préparer à un retour en classe sans limite d’accueil.

Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d'Oshawa

© University of Ontario Institute of Technology Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d’Oshawa

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, il est important que le gouvernement présente des directives claires afin d’assurer la sécurité des étudiants.

Il faut un plan concret pour un système de ventilation, de nombreux établissements datent de centaines d’années et doivent avoir un système de ventilation adéquat», explique Kayla Weiler, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ).

Elle aimerait également qu’une limite d’accueil soit imposée dans les salles de classe.

Alain Simard, professeur d’immunologie à l’École de médecine du Nord de l’Ontario, souligne que les universités demeurent les mieux placées pour prendre leurs décisions en matière de sécurité, mais des recommandations gouvernementales ne seraient pas de trop.

On ne peut pas obliger une personne à se faire vacciner, mais on pourrait empêcher les personnes non vaccinées d’aller dans des salles de classe afin de protéger les droits des personnes qui ne veulent pas être infectées», a-t-il expliqué.

Plusieurs organismes et étudiants s'inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Plusieurs organismes et étudiants s’inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

La Dre Hsiu-Li Wang, médecin hygiéniste de la région de Waterloo, a fortement recommandé la vaccination obligatoire dans les résidences de sa région.

Dans une lettre adressée aux établissements collégiaux et universitaires le 22 juillet, elle explique que l’adoption de réglementation de vaccination serait la meilleure façon de combattre les éclosions dans les campus.

La double dose du vaccin chez la population étudiante sera l’outil le plus puissant dans la prévention de la propagation dans la prochaine année scolaire», explique-t-elle.

Avec Radio-Canada par Marwa Siam-Abdou 

Canada: Québec priorise un retour en classe pour les étudiants des cégeps et universités

mai 26, 2020

 

Le campus étudiant de l'UQAM à Montréal.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le campus étudiant de l’UQAM à Montréal.
Québec prépare le terrain en vue de la rentrée scolaire pour les établissements d’enseignement supérieur. S’il n’étudie pas la possibilité d’une session complète à distance, le ministère de l’Éducation n’omet pas le scénario d’une reprise des cours majoritairement virtuelle.

Plusieurs directions de cégeps et d’universités au Québec, comme l’Université Laval ou encore l’Université du Québec à Rimouski, ont d’ores et déjà indiqué qu’une bonne partie des cours se fera probablement en ligne.

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Si les consignes de santé publique doivent être maintenues – comme la distance de deux mètres à respecter entre les individus ou encore l’interdiction de rassemblement –, certains cours pourraient en effet se dérouler à distance, selon le ministère de l’Éducation.

Dans un document transmis aux partenaires du réseau, et dont Radio-Canada a obtenu copie, Québec étudie le scénario d’un retour en classe impliquant une présence sur les campus de 30 à 35 % des étudiants seulement.

Tout dépendant de l’état de la situation en septembre prochain, les cégeps et universités pourraient aussi accueillir 50 % des étudiants sur place; le reste de la session se ferait alors à distance, selon un autre scénario.

Un retour en classe impliquant la présence complète de tous les étudiants est aussi envisagé par le ministère, qui dit vouloir favoriser la présence des étudiantes et étudiants sur les campus.

L’idée d’une session complètement virtuelle n’est donc pas évaluée pour l’instant.

En présentant ces différentes options, le ministère de l’Éducation entend déterminer des lignes directrices communes pour tous les établissements.

Et peu importe le scénario qui sera retenu, le gouvernement Legault désire que des mesures sanitaires rigoureuses

soient mises en place et qu’une attention particulière soit accordée aux étudiants qui ont un handicap, qui vivent de l’anxiété ou qui ont des contraintes technologiques et matérielles.

Québec veut également s’assurer que les directions des universités et cégeps seront prêtes à réagir si jamais une deuxième vague de COVID-19 devait survenir. Le ministère leur demande d’élaborer un plan pour assurer la continuité des services, advenant la nécessité d’un confinement rapide d’une partie ou de l’ensemble des membres de la communauté.

Certains assouplissements mis en place par le ministre Jonathan Roberge au printemps pour faire face à la crise dans les cégeps pourraient demeurer. Le calendrier scolaire pourrait ainsi compter un minimum de 60 jours plutôt que 82 et la mention incomplet, qui signifie que le cours n’a pu être complété pour des raisons en dehors du contrôle de l’étudiant, pourrait être accordée.

En cas de retour à la normale, la cote de rendement au collégial – communément appelée cote R – serait quant à elle comptabilisée à nouveau et l’épreuve uniforme de langue d’enseignement et littérature serait maintenue.

Pour les écoles primaires et secondaires, le gouvernement Legault a déjà indiqué que la rentrée scolaire devrait se faire en personne. Si les règles de santé publique sont toujours en vigueur, il faudra toutefois songer à une présence partielle, soit un jour sur deux, selon l’un des scénarios envisagés.

Radio-Canada par Valérie Boisclair avec la collaboration d’Alex Boissonneault

Brexit : les universités britanniques invitées à s’installer en France

février 21, 2017

L’université Paris-Seine propose à Oxford et d’autres établissements de rejoindre son futur campus international.

Depuis le Brexit, en juin 2016, la question des financements européens agite les universités britanniques.

Depuis le Brexit, en juin 2016, la question des financements européens agite les universités britanniques. PAUL HACKETT / REUTERS
Voilà une opération séduction qui tranche avec le divorce compliqué qui se profile entre le Royaume-Uni et l’Union européenne : l’université Paris-Seine a lancé le 14 février (jour de Saint-Valentin) un appel à manifestation d’intérêt à destination des universités britanniques. Le consortium Paris-Seine, une communauté d’établissements qui regroupe notamment une grande école de commerce, l’Essec, et l’université de Cergy-Pontoise, propose ainsi aux institutions d’outre-Manche de venir s’installer sur son futur campus international situé sur les bords de l’Oise pour y développer un « partenariat scientifique et académique ».

Depuis le vote en faveur du Brexit, le 23 juin 2016, les universités britanniques ont souvent exprimé leurs inquiétudes concernant les financements de recherche de l’Union européenne, dont le pays est le deuxième bénéficiaire, et la libre circulation des étudiants et chercheurs internationaux. Certaines d’entre elles ont décidé de ne pas attendre l’activation de l’article 50 du traité européen, qui déclenchera la sortie du Royaume-Uni de l’UE, pour établir ou renforcer leurs liens avec des universités européennes, comme le racontait le Guardian en septembre 2016. Le quotidien britannique avait interrogé des présidents d’universités, des étudiants et des chercheurs pour évaluer les perspectives des universités face aux incertitudes du Brexit.

« De nombreuses universités ont nommé au sein de leurs exécutifs des responsables de la question du Brexit, nous discutons avec eux », explique François Germinet, président de l’université de Cergy, qui s’est rendu mi-février en Grande-Bretagne avec des représentants de l’université Paris-Seine, pour rencontrer l’université de Warwick (Coventry).

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L’idée d’un campus satellite d’Oxford en France écartée

De son côté, le directeur général de l’Essec, Jean-Michel Blanquer, a consulté l’université d’Oxford vendredi 17 février, suscitant des rumeurs d’ouverture d’un campus « satellite » en France. Cette information diffusée par le Telegraph a été rapidement démentie sur Twitter.

« Depuis le Brexit, nous avons des discussions informelles avec les institutions britanniques, très inquiètes des conséquences de la sortie de l’Union européenne. Nous poursuivrons ces discussions jusqu’en juillet [quand s’achèvera l’appel à manifestation d’intérêt]. Mais rien n’est encore acté », tempère le directeur de l’Essec.

« Oxford et Cambridge sont des marques mondiales, et elles ne feraient jamais rien pour compromettre leur image. Cependant les universités vont devoir revoir clairement leur stratégie, car en ces temps de graves incertitudes, les autres pays [européens] voient là une opportunité pour venir puiser dans le vivier de talents de l’enseignement supérieur et la recherche britannique », décrypte, pour Le Monde, John Gill, rédacteur en chef du Times Higher Education, spécialisé dans l’enseignement supérieur.

Les noms des établissements britanniques réceptifs à ce « geste d’affection français », comme l’écrit le Times Higher Education, seront rendus publics en septembre, et les dossiers retenus seront dévoilés en 2018. Bien après l’ouverture des négociations entre Londres et la Commission européenne sur la tournure que prendra le Brexit, prévue dans les prochaines semaines.

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 Lemonde.fr par Marine Miller , Journaliste au Monde

États-Unis: Le port d’armes entre en vigueur dans les universités au Texas

août 1, 2016

Une nouvelle loi autorisant le port d’armes à feu dans les universités du Texas est entrée en vigueur lundi. Parallèlement la ville d’Austin, capitale de l’Etat, commémorait le massacre de 14 personnes par un étudiant sur le campus de l’Université du Texas en 1966.

Autoriser les étudiants âgés de plus de 21 ans et possédant un permis de port d’armes à venir armés en classe et dans la plupart des bâtiments des universités publiques permettra à ces derniers d’intervenir en cas de fusillade, arguent les partisans de la loi.

La multiplication des armes sur le campus de l’université du Texas à Austin, un des plus grands des Etats-Unis avec 214’000 étudiants inscrits va accroître le risque de violences, considèrent les détracteurs du texte. Parmi eux figurent de nombreux enseignants de cette université.

Huit Etats américains autorisent désormais le port d’arme dissimulée sur des campus d’université, comme l’Oregon, le Colorado ou encore le Wisconsin. Et 18 l’interdisent spécifiquement.

Armés pour éviter des tueries
Selon le gouverneur du Texas, le républicain Greg Abbott, un criminel peut déjà pénétrer sur le campus avec une arme. La loi pourrait permettre d’éviter de nouvelles tueries en donnant la possibilité à des étudiants de s’interposer, un argument martelé par le lobby des armes après chaque fusillade.

« La loi autorisant le port d’arme sur le campus concerne uniquement ceux qui ont suivi un entraînement spécial et dont les antécédents ont été contrôlés », ont expliqué les services du gouverneur.

Le président de l’Université du Texas, Gregory Fenves, a donné son aval à l’entrée en vigueur de la loi à contrecœur. Il a expliqué qu’il ne pouvait pas s’y opposer. Trois de ses enseignants se sont cependant pourvus en justice le mois dernier pour tenter de la bloquer.

Le procureur général, un républicain, a toutefois d’ores et déjà annoncé qu’il défendrait le texte. Celui-ci ne contrevient pas à la Constitution, estime-t-il.

Unis privées pas concernées
En vertu de la nouvelle législation, chaque université publique de cet Etat du sud des Etats-Unis doit permettre le port dissimulé d’une arme à feu, mais elle peut limiter les lieux où cela s’applique. La loi ne s’impose pas aux universités privées du Texas, qui ont pour la plupart choisi de ne pas l’appliquer en invoquant la sécurité des étudiants.

Cette nouvelle loi est entrée en vigueur le jour même de l’inauguration sur le campus d’UT Austin d’une sculpture en hommage aux victimes de la fusillade de 1966.

Charles Whitman, un ancien tireur d’élite de l’armée, avait tué 14 personnes sur le campus mais est responsable de la mort de 17 personnes au total ce jour-là. Il a été abattu après avoir tiré pendant plus de 90 minutes depuis la tour de l’horloge de l’université.

Romandie.com avec(ats / 02.08.2016 02h46)