Posts Tagged ‘urgence’

Ukraine : les autorités prorusses appellent les civils à quitter Kherson

octobre 22, 2022

Les évacuations sont en cours depuis mercredi, mais l’appel de samedi revêt un caractère d’urgence accrue.

Des civils attendent d’être évacués, à l'intérieur de la gare de Dzhankoi, en Crimée.

Les évacuations sont en cours depuis mercredi, mais l’appel de samedi revêt un caractère d’urgence accrue. Photo : Getty Images

Les autorités prorusses de la région de Kherson, annexée par la Russie dans le sud de l’Ukraine, ont appelé samedi tous les civils à quitter « immédiatement » la capitale régionale, face à l’avancée des forces de Kiev.

Tous les habitants civils de Kherson doivent immédiatement quitter la ville, a indiqué samedi sur Telegram l’administration d’occupation prorusse de la région, en évoquant une situation tendue sur le front et un danger accru de bombardements massifs.

Les évacuations vers la rive gauche du fleuve Dniepr, qui borde Kherson, sont en cours depuis mercredi. Mais l’appel de samedi revêt un caractère d’urgence accrue. Environ 25 000 personnes ont déjà été évacuées, a indiqué samedi un responsable de Kherson, Kirill Stremousov, à l’agence de presse russe Interfax.

Évacuation de civils à la gare de Dzhankoi, en Crimée.

Les évacuations sont en cours depuis mercredi, mais l’appel de samedi revêt un caractère d’urgence accrue. Photo: Getty Images/Stringer

Frappes russes dans plusieurs régions en Ukraine

Si Kiev enregistre des avancées sur le terrain, elle subit toujours de lourdes représailles par les airs, avec des tirs de roquettes russes sur l’ensemble de son territoire, que le président Volodymyr Zelensky dénonce comme une campagne de terreur.

L’agresseur continue de terroriser notre pays. Pendant la nuit, il a lancé une attaque massive, avec 36 tirs de roquettes, a dénombré samedi le président ukrainien, sur les réseaux sociaux.

Les forces russes ont procédé à une nouvelle attaque avec des missiles sur des installations énergétiques des principaux réseaux dans les régions occidentales de l’Ukraine, a annoncé samedi l’opérateur ukrainien Ukrenergo sur les réseaux sociaux.

Un homme transporte des cartons d'un centre commercial détruit à Boutcha, en Ukraine.

En plus des zones urbaines, les forces russes ont ciblé les principaux réseaux énergétiques des régions occidentales, selon les autorités ukrainiennes. Photo : Getty Images/Paula Bronstein

Plus d’un million de foyers sont sans électricité en Ukraine à la suite de frappes russes sur des infrastructures énergétiques dans le pays, a détaillé samedi un conseiller de la présidence ukrainienne, Kyrylo Timochenko.

À ce jour, 672 000 abonnés ont été déconnectés dans la région de Khmelnytskyi, 188 400 dans la région de Mikolaïv, 102 000 dans la région de Volyn, 242 000 dans la région de Cherkasy, 174 790 dans la région de Rivne, 61 913 dans la région de Kirovograd et 10 500 dans celle d’Odessa, a-t-il dénombré.

« S’il n’y a plus de courant, d’électricité et d’eau en Ukraine, cela peut déclencher un nouveau tsunami migratoire. »— Une citation de  Denys Chmygal, premier ministre ukrainien

M. Chmygal a lancé cette mise en garde dans un entretien à paraître dimanche au journal allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

Un électricien travaille à la réparation d'une ligne électrique.

Un électricien travaille à la réparation d’une ligne électrique endommagée par des bombardements au-dessus d’un ancien champ de bataille dans la région de Kharkiv. Photo : Reuters/Clodagh KilcoyneI

La Russie veut offrir à l’Ukraine un hiver froid, au cours duquel les gens pourraient littéralement mourir gelés. Cela pourrait conduire à une catastrophe humanitaire planifiée, comme l’Europe n’en a jamais vu depuis la Deuxième Guerre mondiale, a averti M. Chmygal, qui doit participer lundi à Berlin au forum économique germano-ukrainien.

Dans une gare de la ville de Dzhankoy, dans le nord de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014, des habitants de Kherson montaient dans un train pour le sud de la Russie, a constaté vendredi un journaliste de l’AFP.

Nous quittons Kherson, car de lourds bombardements ont commencé là-bas, nous avons peur pour nos vies, a déclaré Valentina Yelkina, une retraitée qui voyage avec sa fille.

Une autre habitante de Kherson, Yelena Bekesheva, 70 ans, a déclaré qu’elle était en route pour Moscou. Nous n’avons pas immédiatement pris la décision [de partir], mais ensuite nous y avons été invités par nos amis et nos proches, a-t-elle déclaré à l’AFP.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’était félicité vendredi soir dans une vidéo des bons résultats de son armée dans cette région très stratégique où, a-t-il affirmé, plus de 30 blindés russes ont notamment été capturés.

Kherson est la première ville importante à avoir été prise par les forces russes au début de leur offensive lancée le 24 février.

Sur le terrain, un conseiller de la présidence ukrainienne, Kyrylo Timochenko, a fait état vendredi de 88 localités reprises aux forces russes dans la région de Kherson.

Des restrictions d’énergie sont désormais appliquées de force dans plusieurs régions ukrainiennes, dont la capitale Kiev et sa région, selon Ukrenergo.

Parallèlement, les Ukrainiens ont déjà volontairement réduit leur consommation d’électricité de 5 % à 20 % en moyenne certains jours et dans certaines régions, a pour sa part précisé à l’AFP le patron d’Ukrenergo, Volodymyr Kudrytsky.

Deux personnes ont été tuées samedi dans les frappes ukrainiennes contre la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, a par ailleurs affirmé samedi le gouverneur de la région, Viatcheslav Gladkov.

Les bombardements ont visé des infrastructures civiles dans la ville de Chebekino, a précisé M.  Gladkov sur Telegram. Environ 15 000  personnes sont restées sans électricité, a-t-il indiqué.

La Russie a dénoncé à la mi-octobre une augmentation considérable des tirs ukrainiens sur plusieurs régions russes frontalières, dont celle de Belgorod, mais aussi celles de Koursk et de Briansk.

Avec Radio-Canada

Canada: Une victime de viol refoulée à l’urgence de Fredericton

septembre 12, 2022
L'affiche à l'entrée de l'Hôpital régional Dr Everett Chalmers, à Fredericton.

La femme s’est présentée à l’urgence de l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers de Fredericton. Photo : Joe McDonald/CBC

Une femme de Fredericton est encore sous le choc après s’être rendue à l’urgence de l’hôpital local pour subir un examen médico-légal après une agression sexuelle et avoir reçu la consigne de prendre rendez-vous le lendemain.

Elle s’est fait dire qu’aucune infirmière qualifiée du programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle n’était sur place ou de garde ce soir-là pour effectuer l’examen à l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers.

La victime de 26 ans, dont l’identité n’est pas dévoilée, a raconté qu’on lui avait dit de rentrer chez elle en pleine nuit, de ne pas prendre de douche ni de se changer et d’utiliser la salle de bain le moins possible, pour aider à préserver toute preuve.

« Je voulais vraiment ne pas avoir à préserver mon corps dans l’état où il était pendant encore 12 heures. J’avais l’impression qu’on me demandait de garder cette expérience. Que je pouvais le sentir sur moi. »— Une citation de  La victime

Elle a rappelé la police pour obtenir des conseils sur ce qu’elle pouvait faire. Ce n’est que lorsqu’un agent est intervenu que l’hôpital a appelé une infirmière pour l’aider, a-t-elle indiqué.

Aucune femme qui a été violée ne devrait jamais se faire dire de revenir le lendemain pour obtenir de l’aide après avoir trouvé le courage de demander de l’aide, plaide la victime.

Une trousse d'examen médico-légal des agressions sexuelles.

Une trousse d’examen médico-légal des agressions sexuelles.Photo: CBC

Une expérience traumatisante

Elle a décidé de parler de son expérience, ajoute-t-elle, pour s’assurer que cela n’arrive à personne d’autre.

L’agression a eu lieu en août, pendant la longue fin de semaine de la fête du Nouveau-Brunswick, lorsqu’elle est allée à un rendez-vous avec un homme qu’elle avait rencontré en ligne.

Elle est rentrée chez elle vers 22 h 30 et a décidé d’appeler le service de police de Fredericton pour lui demander ce qu’elle devait faire lorsqu’elle a vu tout ce sang.

L’agent à qui elle a parlé lui a recommandé d’aller à l’hôpital pour se faire examiner, bien que ce soit ultimement son choix.

Il lui a également mentionné qu’elle pourrait obtenir une trousse médico-légale pour recueillir des preuves au cas où elle déciderait de porter des accusations contre l’homme.

« Le policier m’avait dit que je ne devrais pas avoir à attendre longtemps. Les mots qu’il a utilisés étaient qu’ils traitent cela aussi sérieusement que si vous aviez une blessure par balle. »— Une citation de  La victime

La femme a attendu anxieusement dans la salle d’attente d’urgence de l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers. Une infirmière l’a finalement amenée dans la zone de triage et a commencé à lui poser des questions de routine.

Je l’ai interrompue et je lui ai dit que j’étais là pour une trousse de viol.

L’infirmière l’a ensuite emmenée dans une pièce calme avec une porte, où elle pouvait être seule, tandis qu’ils ont contacté une infirmière du programme des infirmières examinatrices des cas d’agression sexuelle (programme SANE).

Après environ de 15 à 20 minutes, elle a pu parler au téléphone avec une infirmière du programme qui lui a dit qu’elle était très courageuse d’être venue.

Toutefois, personne n’était de garde jusqu’au soir suivant à 20 heures, a déclaré la représentante du programme, mais elle était disposée à se déplacer pour lui faire passer l’examen elle-même le lendemain matin.

Sachant qu’il aurait pu y avoir de l’aide disponible et qu’il n’y avait personne autour, c’était difficile à entendre, se souvient la femme. Et j’étais un peu sous le choc de prendre rendez-vous pour voir quelqu’un pour ce traumatisme.

« Je voulais vraiment que ce soit fini. Et se faire demander d’attendre jusqu’au lendemain, c’était comme me demander de continuer à vivre cette expérience pendant 12 heures de plus, comme si c’était comme un rhume que je pourrais affronter demain. »— Une citation de  La victime

Elle ajoute avoir été surprise que l’hôpital ne lui offre pas de rester.

La police rappelée

Elle a alors rappelé la police peu après 1 heure du matin, depuis sa voiture dans le stationnement.

« Quand j’ai parlé à la police [la première fois], ils m’ont dit que c’était une grosse affaire, qu’elle serait traitée comme telle et que j’obtiendrais les soins médicaux dont j’avais besoin.  »— Une citation de  La victime

La victime a parlé au même agent, qui, selon elle, a été très surpris d’apprendre qu’elle avait été renvoyée chez elle sans aucun soin. Ça n’aurait pas dû t’arriver, lui aurait-il dit.

Son partenaire policier a également été surpris, à un point tel qu’il est allé directement à l’hôpital pour la rencontrer et parler ensuite aux infirmières.

Une autopatrouille de la police de Fredericton.

La victime d’agression sexuelle affirme avoir obtenu la collaboration de la police de Fredericton dans ses demandes. Photo : Archives

Il lui a dit que si personne n’était disponible à l’hôpital Chalmers cette nuit-là, ils pourraient avoir à conduire jusqu’aux hôpitaux d’Oromocto ou de Woodstock. Selon la victime, le policier lui a assuré qu’il allait trouver un endroit où elle pourrait être vue.

Personne à l’hôpital Chalmers ne lui avait mentionné que d’autres options existaient.

Après environ 30 minutes, l’agent est sorti pour lui dire que l’hôpital Chalmers avait appelé une infirmière et qu’elle arriverait sous peu.

Je suis très reconnaissante que la police ait pu trouver quelqu’un… pour m’aider ce soir-là, confie-t-elle.

La police de Fredericton a confirmé qu’un agent avait fourni de l’aide et fait un suivi auprès de l’hôpital Chalmers au nom d’une personne qui avait signalé un crime sexuel grave. Le dossier est maintenant entre les mains de la GRC, précise-t-elle.

Le Service de police de Fredericton prend très au sérieux toute allégation d’agression sexuelle et encourage les membres du public à demander de l’aide s’ils en ont fait l’expérience le plus rapidement possible. Nous sommes très fiers de la façon dont notre agent a géré la situation ce soir-là, a répondu la force dans un courriel.

Le réseau Horizon au courant de la situation 

Margaret Melanson, présidente intérimaire et chef de la direction du Réseau de santé Horizon, a confirmé qu’elle est au courant de cette situation.

Mes pensées sont certainement avec la victime en ce moment, déclare-t-elle dans un courriel.

En ce qui concerne le programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle, il est conforme aux normes de pratique que si un examen en personne ne peut être effectué immédiatement, le patient a alors la possibilité de retourner à la maison, dans un environnement confortable où il peut y avoir du soutien, plutôt que d’attendre à l’urgence, a indiqué Mme Melanson.

Margaret Melanson.

La présidente-directrice générale par intérim du Réseau de santé Horizon, Margaret Melanson Photo : Radio-Canada

Dans ces situations, et conformément aux protocoles du programme, les patients recevront de l’information sur la façon de préserver toute preuve jusqu’à ce qu’une trousse de collecte de preuves puisse être administrée en personne par l’infirmière en service du programme. Cela se fait habituellement dès que l’infirmière est disponible, souvent au plus tard le lendemain, a-t-elle poursuivi.

Le programme est offert dans 12 des 23 hôpitaux de la province, seulement ceux ouverts 24 heures sur 24. Mais les infirmières du SANE peuvent se rendre dans d’autres hôpitaux.

Environ 80 infirmières du Nouveau-Brunswick ont reçu une formation spéciale tenant compte des traumatismes pour traiter les survivantes de violence sexuelle et utiliser des trousses de preuve en cas d’agression sexuelle.

Roxanne Paquette, coordonnatrice du programme des infirmières examinatrices en cas d’agression sexuelle pour les réseaux Horizon et Vitalité, n’a pas répondu à une demande d’entrevue.

Radio-Canada d’après un reportage de Bobbi-Jean MacKinnon et des informations de Sarah Déry, de CBC

Les infirmières d’urgence sonnent l’alarme dans les hôpitaux du Québec

septembre 29, 2021

MONTRÉAL — Les infirmières d’urgence sonnent l’alarme au sujet de la pénurie de personnel qualifié dans les urgences du Québec. Une situation qui entraîne de nombreuses ruptures de service à travers la province.

© Fournis par La Presse Canadienne

Dans un communiqué publié mercredi matin, l’Association des infirmières et infirmiers d’urgence du Québec (AIIUQ) se dit «extrêmement préoccupée» par le manque de personnel et ses conséquences «pour les établissements, les équipes de soins et les patients».

L’association rappelle que l’urgence de l’Hôpital de Gatineau est partiellement fermée et fonctionne en mode réduit depuis juin. D’autres pertes de service ont été récemment observées à l’Hôpital du Suroît, à l’Hôpital de Coaticook, au Centre multiservices de santé et de services sociaux de Port-Cartier et à l’Hôpital de Senneterre.

Les infirmières d’urgence craignent également que la situation s’aggrave au cours des prochaines semaines en raison de la quatrième vague de la pandémie de COVID-19.

Selon l’association, la pénurie d’infirmières spécialisées entraîne six impacts majeurs, soit l’intégration de personnel non qualifié dans les urgences; une hausse des ratios infirmière-patients; une réduction des activités de soins; une réduction de la formation continue des infirmières; une augmentation du temps supplémentaire obligatoire; et un exode du personnel infirmier vers d’autres secteurs d’activité et vers le privé.

Toujours selon le communiqué, l’AIIUQ dit saluer «la volonté politique» du gouvernement de s’attaquer à l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre dans le réseau. Elle aurait toutefois aimé voir «des engagements concrets» pour réduire le temps supplémentaire obligatoire et pour améliorer la conciliation travail-famille difficile des infirmières.

L’association estime que les primes financières non récurrentes n’auront qu’un effet à court terme, sans régler le problème.

Avec La Presse Canadienne

Chili : émeutes à Santiago, l’état d’urgence décrété

octobre 19, 2019

 

Le président chilien Sebastian Pinera a confié à un militaire la responsabilité d’assurer la sécurité après une journée de violences et d’affrontements nés de protestations contre l’augmentation des prix des transports.

Chil

Le bâtiment emblématique de la multinationale de l’énergie ENEL en feu suite aux émeutes à Santiago du Chili le 18 octobre REUTERS/Ramon Monroy

Le président chilien Sebastian Pinera a décrété vendredi soir l’état d’urgence à Santiago et a confié à un militaire la responsabilité d’assurer la sécurité après une journée de violences et d’affrontements nés de protestations contre l’augmentation des prix des transports. «J’ai décrété l’état d’urgence et, à cette fin, j’ai nommé le général de division Javier Iturriaga del Campo à la tête de la défense nationale, conformément aux dispositions de notre législation concernant l’état d’urgence», a déclaré Sebastian Pinera dans un message au palais gouvernemental.

Santiago du Chili a été le théâtre de violentes confrontations une bonne partie de la journée de vendredi entre les forces de l’ordre et des manifestants, qui ont obligé les autorités à boucler toutes les stations de métro. Les affrontements se sont multipliés à la tombée de la nuit et plusieurs bâtiments ont été pillés et incendiés.

Avant que les stations de métro ne soient bouclées, des appels à monter dans les trains sans billet avaient circulé, pour protester contre l’augmentation des prix des tickets de métro, passés de 800 à 830 pesos (1,04 euro) aux heures de pointe, après déjà une première augmentation de 20 pesos en janvier dernier. «L’ensemble du réseau est fermé en raison des émeutes et des destructions qui empêchent les conditions minimales de sécurité pour les passagers et les travailleurs», a annoncé sur Twitter le gestionnaire du métro, après des attaques contre presque l’intégralité des 164 stations, où beaucoup de barrières et tourniquets ont été détruits.

Le métro de Santiago, le plus étendu (140 km) et le plus moderne d’Amérique du sud, devrait rester clos ce week-end et pourrait rouvrir progressivement la semaine prochaine. En attendant, beaucoup d’habitants de Santiago ont dû rentrer chez eux à pied, parcourant parfois de longue distances, ce qui a provoqué des scènes de chaos et de désespoir.

En divers endroits de la ville, des manifestants ont érigé des barricades et se sont heurtés à la police, qui a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes, des scènes de bataille de rue plus vues depuis longtemps dans la capitale chilienne. Le président Sebastian Pinera a qualifié les manifestants de délinquants. «Ce désir de tout casser n’est pas une protestation, c’est criminel», a-t-il déclaré dans une interview à la radio.

Jeudi, 133 personnes avaient été arrêtées pour des dégradations dans les stations de métro, où les dommages se montent selon le gestionnaire à 400 à 500 millions de pesos (630.000 euros). Les transports en commun sont très utilisés à Santiago, une ville très polluée et congestionnée.

Par Le Figaro avec AFP

Le chef de l’ONU appelle à une action urgente pour éviter une «catastrophe» climatique

juin 30, 2019

Gu

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres (au centre). KARIM SAHIB / AFP

Le dérèglement climatique progresse plus vite que prévu, a alerté dimanche 30 juin le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Le dérèglement climatique progresse plus vite que prévu, a alerté dimanche 30 juin le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à Abou Dhabi, appelant à une action urgente afin d’éviter une «catastrophe».

«Nous sommes ici car le monde est confronté à une grave urgence climatique», a déclaré Antonio Guterres à l’occasion d’une réunion de deux jours sur le climat aux Emirats arabes unis, devant préparer un sommet en septembre à New York.

«Le dérèglement climatique a lieu maintenant (…) Il progresse même plus vite que ce que prévoyaient les meilleurs scientifiques mondiaux» et «devance nos efforts pour lutter contre», a affirmé le chef de l’ONU. «Chaque semaine apporte son lot de nouvelle destruction liée au climat», a-t-il encore déclaré, citant les «inondations, sécheresses, canicules, incendies et méga tempêtes».

«Le changement climatique va plus vite que nous», a prévenu M. Guterres, qui a convoqué un sommet à New York le 23 septembre car des pays ne respectent pas certaines dispositions de l’accord de Paris de 2015 visant à limiter le réchauffement à +2°C d’ici la fin du siècle.

«Nous savons que même si les promesses de (l’accord de) Paris sont pleinement tenues, nous serons toujours confrontés à au moins +3°C d’ici la fin du siècle, une catastrophe pour la vie telle que nous la connaissons», s’est alarmé M. Guterres.

La situation continuera à se dégrader à moins que «nous agissions maintenant avec ambition et urgence», a-t-il ajouté.

Le groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec) a rendu en 2018 un rapport choc démontrant que le fait de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu’à +2°C permettrait de réduire fortement les impacts négatifs.

Limiter la hausse des températures globales à +1,5°C impliquerait de réduire de près de 50% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 2010, ont calculé les experts du GIEC, et donc de réduire drastiquement et rapidement le recours aux énergies fossiles. Mais certains pays très polluants, comme l’Arabie saoudite, premier pays exportateur de pétrole, ont mis en question les conclusions du rapport, suscitant des tensions lors des négociations, notamment lors de la dernière rencontre jeudi à Bonn, en Allemagne.

Le sommet du 23 septembre aux Nations unies est présenté comme la première réunion de dirigeants mondiaux sur le changement climatique depuis l’accord de Paris en 2015. Il sera suivi de la conférence annuelle de l’ONU sur le climat (COP) qui se tiendra en décembre au Chili.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Cameroun: situation humanitaire «urgente», selon l’ONU

mai 13, 2019

 

Au Cameroun, « il y a urgence » à accroître l’aide humanitaire et à la financer, a déclaré lundi le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires Mark Lowcock, lors d’une réunion informelle inédite du Conseil de sécurité sur ce pays.

« Un Camerounais sur six a besoin d’aide humanitaire, de protection », soit 4,3 millions de personnes, notamment des enfants et des femmes, a-t-il dit lors de cette session organisée par les Etats-Unis en dépit de l’opposition de Yaoundé et des membres africains du Conseil.

« Huit régions sur les dix du pays sont touchées par la crise humanitaire », a-t-il ajouté.

Il s’agit de la première réunion du Conseil de sécurité sur ce dossier alors que les grandes puissances avaient privilégié jusqu’alors les pressions bilatérales sur le président Paul Biya pour inverser le cours des choses.

La crise a débuté en 2016 avec des revendications pour davantage de représentativité anglophone dans ce pays à majorité francophone, avec un retour au fédéralisme. Une minorité de contestataires réclamait l’indépendance et la proclamation d’un nouvel Etat, l’Ambazonie.

Face à l’intransigeance de Yaoundé et à la répression des manifestations pacifiques, le conflit s’est durci. Fin 2017, une partie des séparatistes a pris les armes et des combats les opposent depuis à l’armée.

Aujourd’hui, « 500.000 personnes sont des déplacés internes, la plupart restant cachées dans des forêts » et « plus de 600.000 enfants sont privés d’éducation » dans les régions anglophones du nord et du sud concernées, a précisé Mark Lowcock.

Face à la dégradation de la situation humanitaire, « nous avons besoin d’une riposte plus globale », notamment de financement international, a-t-il souligné. Les besoins sont de 300 millions de dollars mais seulement 38 millions ont été mis à disposition, a indiqué le responsable de l’ONU.

Selon le centre d’analyses géopolitiques International Crisis Group, en vingt mois le conflit a fait 1.850 morts.

Le Nigeria accueille 35.000 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, selon l’ONU.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un A380 d’Air France obligé d’atterrir en urgence après une avarie

septembre 30, 2017

Un A380 d’Air France à l’aéroport d’Abidjan, le 28 juillet 2014 / © AFP/Archives / SIA KAMBOU

Un appareil A380 d’Air France qui assurait la liaison Paris-Los Angeles a dû se poser en urgence au Canada en raison d’une importante panne sur l’un de ses moteurs, sans dommages pour ses 520 occupants.

Pour une cause encore inconnue, l’appareil, un très gros porteur A380 construit par l’avionneur européen Airbus, qui avait décollé à 11H30 de Paris, a subi un « grave dommage » sur l’un de ses quatre réacteurs, a indiqué un porte-parole de la compagnie à l’AFP, et les pilotes ont alors décidé de le dérouter.

Il a atterri sur l’aéroport militaire de Goose Bay au Canada et « l’ensemble des 520 personnes à bord (496 passagers et 24 membres d’équipage, NDR) ont été évacués sans dommages ni blessés », a poursuivi le porte-parole.

Le déroutage a eu lieu alors que le vol passait au-dessus du Groenland, l’avion s’est posé à Goose Bay à 15H42 GMT, soit 17H42 heure française, a précisé le porte-parole.

L’atterrissage s’est passé « normalement » sur cette base militaire, qui est un aéroport dit de dégagement sur les routes aériennes transatlantiques.

Air France a immédiatement envoyé du personnel depuis Montréal et New York sur place pour s’occuper des passagers.

La compagnie est en train « d’examiner toutes les solutions » pour acheminer les passagers au plus vite vers les Etats-Unis, a ajouté le porte-parole. Aucune explication sur la cause de l’avarie moteur n’a pu être donnée dans un premier temps.

Les images diffusées par les internautes sont assez spectaculaires, l’enveloppe entourant le réacteur ayant totalement disparu.

– Un oiseau ? –

« Les passagers du vol #AF66 Paris-Los Angeles du jour vont se souvenir de leur voyage longtemps », a tweeté Iskandar (@AlexBeaurepaire) en montrant deux photos d’un réacteur dénudé, son capot arraché, avec la partie avant (soufflante) disparue.

Dans un autre tweet, Miguel Amador (@theamadoor) a aussi posté un petite vidéo apparemment filmée en vol par le hublot, où l’on voit le réacteur dénudé par l’arrière, avec le texte « avarie de moteur à mi-chemin au dessus de l’Atlantique #airfrance #airfrance66 #AF66 », et où il évoque la possibilité de la rencontre avec un oiseau.

Les A380 d’Air France sont équipés de réacteurs GP7200, spécialement conçus pour ces énormes oiseaux des airs et réalisés par l’association des deux motoristes américains General Electric et Pratt and Whitney (United Technologies Corp).

Le GP7200 est issu des programmes de réacteurs à grande capacité GE90 de General Electric et PW4000 de Pratt and Whitney. Air France a été la première compagnie a choisir ce réacteur en 2001 lorsqu’elle a commandé ses gros porteurs. Il est entré en service en 2009 dans la compagnie.

Air France exploite au total 10 A380, des très gros porteurs équipés de quatre réacteurs.

Airbus a présenté au salon du Bourget en juin dernier une version améliorée de son avion emblématique, appelée « A380Plus », destinée à optimiser sa rentabilité pour tenter de relancer les ventes.

L’A380 est en panne de commandes depuis près de deux ans et le constructeur européen a annoncé que les livraisons seraient ramenées à 8 avions en 2019. Malgré cela, le patron d’Airbus Tom Ender, a indiqué récemment qu’il croyait toujours à l’avenir du gros porteur qui « sera avec nous pour de très longues années ».

En 2016, le groupe avait déjà annoncé une réduction de la cadence de production du géant des airs à un exemplaire par mois à partir de 2018, contre 27 au total en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 30 septembre 2017 22h30)                

Le cyclone Enawo fait trois morts à Madagascar

mars 8, 2017

Formée dans l’océan Indien, la tempête tropicale doit encore passer au-dessus de la capitale. Jusqu’à 700 000 personnes pourraient être affectées par son passage.

Le cyclone Enawo, le 7 mars 2017, lors de son passage sur Madagascar. Crédits : CC BY 2.0
Les forts vents et les pluies torrentielles qui ont accompagné, mardi 7 mars, l’arrivée du cyclone tropical Enawo sur l’île de Madagascar ont fait au moins trois morts, selon un premier bilan provisoire publié en soirée par les autorités locales.

Dans le seul district de Maroantsetra (nord-est), Enawo a fait « 468 personnes déplacées, trois morts dont deux enfants, quatre écoles endommagées et six blessés à la suite d’un glissement de terrain », a indiqué le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) dans un bref communiqué.

Formé dans l’océan Indien, le cyclone a frappé mardi à la mi-journée les côtes nord-est de Madagascar, dans la région d’Antalaha, accompagné de pluies diluviennes et de vents soufflant en rafales jusqu’à 290 km/h.

Lire aussi :   La famine menace le sud de Madagascar frappé par la sécheresse

Quelques vidéos publiées sur les réseaux sociaux montraient des arbres couchés par les bourrasques de vent, des routes inondées et des toitures de tôle arrachées des bâtiments.

Les autorités malgaches ont décrété l’alerte rouge aux vents et aux inondations pour toute la moitié nord du pays. Dès lundi, le Bureau national de gestion des risques et catastrophes avait conseillé aux habitants des zones menacées de « quitter les bas quartiers, d’aller se réfugier en hauteur et de faire des stocks d’eau et de nourriture ».

Matériel d’urgence pour 500 familles

« S’il garde sa puissance et continue sur sa lancée, ses vents pourraient provoquer des dégâts significatifs dans toute l’île, ainsi que de graves inondations et glissements de terrain », redoute Getachew Taa’, responsable de la Fédération des Croix-Rouge et Croissant-Rouge pour l’Afrique de l’Est. Selon la Croix-Rouge, Enawo est le plus puissant cyclone qui frappe Madagascar depuis le cyclone Giovanna en 2012.

Cette année-là, Giovanna et la tempête tropicale Irina avaient tué 112 morts et sinistré 90 000 habitants.

Lire aussi :   Vanille de Madagascar, le goût amer de la spéculation

Selon le dernier bulletin de Météo Madagascar publié mardi, Enawo continuait à se déplacer vers le sud de la Grande île en direction de la capitale, qu’il devrait atteindre dans la journée de mercredi. La Croix-Rouge malgache avait déployé 500 volontaires dans la zone d’impact d’Enawo, autour d’Antalaha, ainsi que des vivres et du matériel d’urgence pour 500 familles. Jusqu’à 700 000 personnes pourraient être affectées par le passage du cyclone, a précisé la Croix-Rouge.

Le cyclone Enawo frappe Madagascar alors que l’île souffre déjà d’une intense sécheresse qui a entraîné une hausse du prix du riz, l’aliment de base, et de graves pénuries alimentaires, notamment dans le sud.

Lemonde.fr

Haïti: nécessité d’une réaction majeure après l’ouragan Matthew

octobre 10, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Une importante mobilisation de la communauté internationale est nécessaire en Haïti pour faire face à l’ampleur des destructions causées par l’ouragan Matthew, a indiqué lundi le secrétaire général des Nations unies.

Au moins 1,4 million de personnes ont besoin d’une assistance d’urgence, plus de 300 écoles ont été endommagées tandis que des cultures et des réserves alimentaires ont été détruites, a relevé Ban Ki-moon.

Une réaction majeure est nécessaire, a-t-il déclaré à des journalistes.

Les Nations unies ont lancé lundi un appel d’urgence pour collecter 120 millions de dollars destinés à couvrir les besoins de Haïti, pays le plus pauvre de la Caraïbe, pendant les trois prochains mois.

Certaines villes et villages ont presque été entièrement rayés de la carte, a souligné M. Ban. Ces chiffres et les besoins augmentent à mesure que davantage de régions touchées deviennent accessibles.

Le dernier bilan de la protection civile haïtienne faisait état lundi matin d’au moins 372 morts.

Je lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle fasse preuve de solidarité et de générosité –et qu’elle travaille conjointement de manière efficace pour faire face à cette urgence, a ajouté le responsable onusien.

L’ouragan Matthew a frappé la côte méridionale d’Haïti le 4 octobre, en catégorie 4 sur une échelle Saffir-Simpson qui en compte cinq. Il soufflait alors à 230 km/h.

Le patron des opérations humanitaires de l’ONU Stephen O’Brien a relevé de son côté que l’ouragan avait déclenché la pire crise humanitaire en Haïti depuis le séisme meurtrier de janvier 2010 (plus de 200.000 morts).

Et, depuis octobre 2010, le pays est confronté à une épidémie de choléra,- maladie introduite dans le pays par des Casques bleus népalais arrivés après le séisme -, qui a fait plus de 10.000 morts.

L’ONU a pour la première fois reconnu mi-août avoir une responsabilité morale envers les victimes du choléra et leurs familles, annonçant qu’elle allait leur accorder une aide matérielle directe.

De son côté, l’Unicef a estimé que la scolarité d’environ 100.000 enfants allait pâtir des conséquences de l’ouragan car leurs écoles ont soit été endommagées, soit ont été réquisitionnées pour servir d’abri d’urgence.

L’organisation s’emploie à organiser la livraison de salles de classes temporaires et de matériel scolaire.

Formé au large du Venezuela, Matthew a traversé la mer des Caraïbes et affecté la Colombie, la Jamaïque, Cuba, la République dominicaine (au moins quatre morts), les Bahamas et enfin les Etats-Unis (au moins 20 morts). Il a été rétrogradé dimanche en tempête post-cyclonique.

Romandie.com avec(©AFP / 10 octobre 2016 23h57)

Des milliers de personnes risquent de mourir de faim dans les zones assiégées de Syrie

février 29, 2016

Genève – La privation forcée de nourriture pourrait faire des milliers de morts dans les zones assiégées de Syrie, a déclaré lundi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein.

Plus de 450.000 personnes sont actuellement prises au piège dans des villes et des villages de Syrie – et parfois depuis des années, a rappelé M. Zeid à l’ouverture du Conseil des droits de l’Homme à Genève.

La nourriture, les médicaments et d’autres produits d’aide humanitaire d’urgence sont bloqués de façon répétée. Des milliers de personnes risquent de mourir de faim, a-t-il estimé.

La privation délibérée de nourriture est sans conteste interdite en tant qu’arme de guerre. Et par extension, le siège (de localités) l’est également, a rappelé le Haut-Commissaire qui s’exprimait dans la Salle des droits de l’homme au Palais des Nations.

Mettant à profit la cessation des hostilités décrétée samedi, l’ONU a annoncé qu’elle allait renforcer ses opérations humanitaires pour porter assistance dans les cinq prochains jours à plus de 150.000 personnes bloquées dans des localités syriennes assiégées par l’un ou l’autre des belligérants.

Le coordinateur des affaires humanitaires de l’ONU en Syrie, Yacoub el-Hillo, a annoncé dimanche soir la livraison d’aide dès lundi et dans les jours suivants à la ville rebelle de Mouadamiyat al-Cham, dans la banlieue de Damas, assiégée par les forces gouvernementales.

Au total, l’ONU prévoit, en plus des opérations en cours, de livrer dans les cinq prochains jours de l’aide pour environ 154.000 personnes vivant dans des localités assiégées de Syrie, a-t-il ajouté.

Les Nations unies attendent le feu vert des parties au conflit pour aider environ 1,7 million de personnes situées dans des zones difficiles d’accès, a-t-il précisé.

Les évacuations sanitaires doivent être inconditionnelles, a encore déclaré M. Hillo. L’ONU appelle toutes les parties à assurer un accès inconditionnel, libre et régulier à la totalité des quelque 4,6 millions de personnes se trouvant dans des localités difficiles d’accès ou assiégées dans toute la Syrie.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a de son côté réclamé lundi l’accès à ces zones afin d’acheminer de l’aide médicale.

Toutefois, beaucoup de demandes ne sont pas approuvées par les autorités syriennes, a souligné Elizabeth Hoff, représentante de l’OMS en Syrie. En 2015, l’OMS a déposé 102 demandes: 30 ont été approuvées et 72 sont restées sans réponse, a-t-elle révélé.

Le conflit en Syrie a fait en l’espace de cinq ans 270.000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

Romandie.com avec(©AFP / 29 février 2016 13h10)