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Canada-Santé en Ontario : « Le système est sur le point de s’effondrer »

juillet 25, 2022
Une équipe des urgences transporte un patient sur une civière.

Des urgences de l’Ontario sont forcées de fermer leurs portes, dernièrement. Celle de l’Hôpital Western, au centre-ville de Toronto, a passé près de devoir fermer en fin de semaine dernière. (Archives) Photo : Istock

Samedi, l’urgence de l’Hôpital Western, au centre-ville de Toronto, a passé bien près de devoir fermer ses portes. Dans la province, des salles d’urgence ferment temporairement en raison d’un manque de personnel dans plusieurs régions et depuis quelques semaines déjà. La situation est critique, selon bien des intervenants.

Pour moi, [la situation à l’hôpital Western] est une indication que le système est sur le point de s’effondrer, selon la députée du Nouveau Parti démocratique provincial Marit Stiles.

Ça va prendre des morts pour réveiller le gouvernement, affirme Cathryn Hoy, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIIO).

Nous travaillons avec une fraction du personnel que nous avions auparavant, ajoute le Dr Kashif Pirzada, urgentologue à Toronto.

On ferme des départements, on ferme des secteurs dans des départements, on perd nos travailleurs, renchérit le Dr Michael Howlett, président de l’Association canadienne des médecins d’urgence (ACMU).

Selon eux, les solutions à ces problèmes sont évidentes, mais le gouvernement n’est pas à l’écoute.

Un système à risque

Mme Hoy explique comment la direction de l’Hôpital Western a contourné le problème de manque de personnel afin de garder l’urgence ouverte : Ce sont des médecins, des médecins résidents et des étudiants [en soins infirmiers] de 3e ou 4e année qui ont fait le travail d’infirmières autorisées.

Celle-ci offre un exemple de ce qui est actuellement en jeu : Pouvez-vous imaginer s’il y avait eu un carambolage majeur sur la 401 [en fin de semaine] et qu’un nombre élevé de patients était envoyé à des urgences sans infirmières?

Un portrait du Dr Kashif Pirzada.

Le Dr Kashif Pirzada est urgentologue à Toronto. Photo : Radio-Canada

Le Dr Pirzada rappelle que le système subit une grande pression. Il y a une énorme charge sur le système hospitalier, en particulier au cours des deux dernières semaines. Les gens attendent 6 à 8 heures, parfois plus, pour voir un médecin aux urgences.

Le problème des conditions de travail

Le Dr Howlett affirme que le problème n’est pas nouveau, que les solutions sont évidentes et que, malgré tout, rien n’est fait. On doit travailler à améliorer de beaucoup les environnements de travail afin de travailler sur la rétention [du personnel].

Selon le Dr Pirzada, les effectifs sont beaucoup plus bas qu’avant. Nous avons eu beaucoup de gens – des infirmières et des médecins – qui quittent le terrain et trouvent un travail plus facile ailleurs.

Mme Hoy est d’accord. Les infirmières démissionnent, elles prennent leur retraite, elles vont ailleurs pour un meilleur salaire, de meilleures conditions de travail. Il faut que ça s’arrête. Je ne sais pas quoi dire de plus. La preuve est là. Ils ferment les urgences!

Un portrait de Cathryn Hoy.

Cathryn Hoy est la présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIIO). Photo : Radio-Canada

Le gouvernement doit arrêter de s’attendre à ce que les infirmières paient les pots cassés chaque fois.

Le réseau d’hôpitaux University Health Network (UHN), qui gère l’Hôpital Western entre autres, abonde dans le même sens dans un communiqué publié samedi. Les professionnels de la santé continuent de relever le défi, mais cela a été une tâche très longue et difficile et les employés sont fatigués.

« [Les infirmières] sont épuisées, elles sont fatiguées, certaines d’entre elles n’ont pas pris de vacances depuis trois ans, leur santé mentale est terrible. »— Une citation de  Cathryn Hoy, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIIO)

Des solutions évidentes

Le Dr Howlett affirme que la liste de solutions est simple et établie depuis longtemps. Nous sommes conscients de cette situation depuis plusieurs années maintenant. Notre association en parle depuis plus d’une décennie.

En plus des problèmes liés aux conditions de travail, le Dr Howlett ajoute à la liste : On doit ouvrir la porte à plus de diplômés étrangers et s’assurer qu’ils puissent intégrer le système rapidement. […] On doit retirer les barrières interprovinciales pour les infirmières, les médecins, tous les travailleurs [de la santé], pour qu’ils puissent se déplacer là où les besoins sont les plus criants.

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Le Dr Pirzada s’explique mal comment on a pu en arriver à ce point. Nous n’avons vu aucun leadership pour corriger ces problèmes structurels. Nous n’entendons rien de neuf des hauts dirigeants [des hôpitaux] ou des dirigeants politiques.

Pour Mme Stiles, c’est une question de pénurie de main-d’œuvre. Il s’agit d’un gouvernement qui n’a pas pris la situation au sérieux ou aussi rapidement qu’il le fallait. J’aimerais voir la nouvelle ministre [de la Santé, Sylvia Jones] proposer des solutions.

Marit Stiles

Marit Stiles est la députée du NPD provincial dans Davenport. Photo: Radio-Canada

Le Dr Pirzada affirme que le travail des infirmières doit être récompensé. Donnez-leur une prime de danger. Donnez-leur plus d’argent pour faire les travaux difficiles. C’est là que nous en avons besoin en ce moment.

Il y a deux semaines, les ministres de la Santé des différentes provinces ont demandé plus d’argent au gouvernement fédéral.

Les salaires de tous les employés du secteur public ontarien, ce qui comprend les infirmières, sont plafonnés à une augmentation de 1 % par année par le gouvernement de Doug Ford.

Le ministère de la Santé de l’Ontario n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada.

Radio-Canada par avec des informations de Yanick Lepage

Canada: Les urgences débordent en Mauricie et au Centre-du-Québec

juillet 7, 2022
L'entrée du CHAUR à Trois-Rivières.

Les patients des urgences sont souvent confrontés à de longues heures d’attente. (Archives) Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

La situation dans les urgences est difficile un peu partout dans la province, et la Mauricie et le Centre-du-Québec n’y échappent pas. La nouvelle vague de COVID-19 et les vacances estivales du personnel viennent compliquer la situation dans les hôpitaux.

Le taux d’occupation dépasse les 100 % dans la majorité des urgences. Le taux à l’hôpital de Trois-Rivières frôle les 150 % alors que celui de Drummondville s’établit à 153 %.

La moyenne québécoise est de 128 %, c’est donc dire qu’il y a en ce moment plus de personnes que de lits disponibles dans les hôpitaux. Au total, 65 hôpitaux ont des taux supérieurs à 100 %.

L’attente peut prendre de longues heures. Des gens rencontrés par Radio-Canada mercredi ont confié avoir attendu plus de douze heures sur place. Certains affirment même avoir pris l’initiative de quitter la salle d’attente sans avoir consulté de médecin en raison du délai.

Shawinigan n’est pas épargnée

L’achalandage est aussi important à l’hôpital du Centre-de-la-Mauricie. Les employés absents en raison de la COVID-19 s’ajoutent aux vacances et à l’augmentation du nombre de patients orphelins, sans médecin de famille, constate le Dr Frédéric Picotte, médecin de famille et médecin d’urgence à Shawinigan.

On a un plus grand volume de patients dans les urgences cette année. Il y a aussi à cause des congés COVID et des vacances, des délais d’attente sur civière qui sont plus longs. Avant que le patient qui vient d’être hospitalisé puisse monter à l’étage c’est plus long, ça met plus de pression sur les gens à l’urgence, explique-t-il.

« Il faut essayer d’être diligent, il faut être compréhensif. Ce n’est pas toutes les années qu’on a les vacances, une [pandémie] de COVID, puis une crise en ressources humaines. »— Une citation de  Dr Frédéric Picotte, médecin de famille et médecin d’urgence à Shawinigan

Une situation difficile, selon le syndicat

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Patricia Mailhot, constate que la situation est pénible sur le terrain.

« C’est très difficile, on sent l’inquiétude des professionnels en soins, on sent la fatigue, ils font énormément de temps supplémentaire pour venir combler les besoins, malgré qu’il y a eu quelques fermetures de lits ici et là. »— Une citation de  Patricia Mailhot, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec

Elle affirme que la COVID-19 explique en partie le manque de main-d’oeuvre, mais qu’il y a aussi des congés maladie et des mamans incapables de revenir au travail en raison du manque de garderie, sans compter la période des vacances estivales.

Les autorités de la santé ont repensé l’offre de service en prévision de l’été, mais Patricia Mailhot juge qu’elles devront en faire davantage.

L’organisation du CIUSSS devra prendre, au niveau des services, des décisions, parce qu’il faut faire avec le personnel qu’on a. On ne peut pas demander aux professionnelles de faire du temps supplémentaire à raison de 20, 30 heures et plus par semaine, a-t-elle expliqué en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Radio-Canada avec les informations d’Amélie Desmarais

Canada-Décès évitables aux urgences : les médecins-chefs québécois sonnent l’alarme

juin 6, 2022
Des civières alignées à l'urgence de l'hôpital Anna-Laberge

Plus d’un million de patients se retrouvent sur une civière aux urgences chaque année. Photo : Radio-Canada

Une soixantaine de médecins-chefs aux urgences exigent l’ouverture de lits d’hospitalisation plutôt que leur fermeture partielle durant la période estivale. Ils estiment que la qualité des soins est compromise, certains décès seraient même causés par la situation chaotique dans les urgences.

Lors d’une rencontre de presse à la fin du mois d’avril dernier, la sous-ministre adjointe à la Santé, Lucie Opatrny, disait avoir bon espoir que les établissements de santé puissent octroyer les vacances d’été au personnel hospitalier.

Évidemment, il faut aussi contrebalancer ça avec la volonté qu’on a de rehausser les activités pour faire du rattrapage dans tous les différents secteurs où il y a du rattrapage à faire, disait-elle. On pense, par exemple, aux listes d’attente pour une chirurgie.

Mais, alors que les vacances d’été débutent à peine, les chefs médicaux responsables des services d’urgence dans les hôpitaux du Québec expriment leurs inquiétudes de ne pas pouvoir assurer des services sécuritaires pour la période estivale.

On ne peut rester silencieux devant la détérioration fulminante des services rendus dans nos urgences et la pression à laquelle nos équipes font face, écrit la représentante du Regroupement des chefs d’urgence du Québec (RCUQ), la médecin Marie-Maud Couture.

Des constats

Dans une lettre obtenue par Radio-Canada et envoyée ces derniers jours aux PDG des établissements de santé du Québec, l’ensemble des chefs médicaux d’urgence du Québec dressent une série de constats et de suggestions.

Selon eux, il est devenu quotidien que plus de 50 % des civières au permis d’une urgence soient occupées par des patients hospitalisés en attente d’un lit à l’étage [et que] ces patients séjournent plus de 24 à 48 heures à l’urgence, en raison de la congestion hospitalière.

Selon les données disponibles compilées par Radio-Canada, le pourcentage de patients sur civière qui séjournent plus de 24 heures aux urgences est passé d’environ 17 % à l’arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec (CAQ) en 2018 à près de 22 % l’an dernier.

Depuis le début des vacances dans le milieu de la santé, il y a une semaine, ce taux a oscillé entre 24 % et 32 %.

Plus d’un million de patients se retrouvent sur une civière aux urgences chaque année. Plusieurs nécessiteront une hospitalisation.

De l’avis des chefs d’urgence, l’augmentation des délais d’admission entre les urgences et les unités de soins est associée à un plus grand risque de mortalité et de complications pour les patients.

« Plusieurs décès potentiellement évitables ont été rapportés par les chefs d’urgence au cours des derniers mois, faute d’accès à une civière et aux soins requis par la condition. »— Une citation de  Marie-Maud Couture, représentante du Regroupement des chefs d’urgence du Québec

Un médecin de la région de Montréal qui souhaite qu’on taise son identité abonde dans le même sens. Le fait que des patients âgés restent à l’urgence faute de lits ailleurs accélère clairement la mortalité et la morbidité, affirme-t-il.

Selon la représentante du RCUQ, la médecin Marie-Maud Couture, nos urgences se voient forcées de délaisser leur mission pour devenir des unités de débordement hospitalier. Les patients sur civières refoulent jusque dans les espaces prévus pour la clientèle ambulatoire. Le manque de capacité créé par cette congestion vient même jusqu’à retarder la prise en charge et l’évaluation des nouveaux patients.

Une prise en charge insuffisante

Dans leur missive, les médecins-chefs estiment que la prise en charge des cas non urgents par leurs collègues médecins de famille est insuffisante.

Le fardeau de la réorientation de la clientèle non urgente vers la première ligne pèse lourd sur nos équipes; […] la première ligne n’est pas en mesure de répondre à cette demande, avisent-ils.

Ces derniers considèrent inacceptable que les directions autorisent la fermeture des lits en courte durée pour la période estivale et qu’elles ne [se] sentent pas imputables de l’iniquité d’accès de la population aux services d’urgence.

Il est impératif que les directions générales soient également imputables de cette qualité et sécurité de soins désormais compromises, ajoutent-ils.

Appelé à réagir, le président du Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires de Laval (SIIIAL-CSQ), Déreck Cyr, rappelle que ses membres vivent depuis des mois des situations d’épuisement à l’urgence de la Cité de la Santé, des TSO (temps supplémentaire obligatoire) fréquents et des arrêts de travail.

Selon lui, une des solutions est de retirer de la responsabilité du personnel de l’urgence les 15 lits de débordement qui se sont ajoutés aux 49 civières au permis de l’urgence.

5 mesures exigées par les chefs des urgences

Nous exigeons que tout établissement dont l’urgence présente une congestion récurrente de ses civières par des patients en attente d’un lit ou par des patients de plus de 24 heures soit contraint aux mesures suivantes, mesures qui seront soumises également au ministre de la Santé :

1. Le déploiement de protocoles de surcapacité aux étages directement proportionnels aux taux d’occupation de l’urgence et basés sur le nombre de lits dressés au permis.

2. Un taux d’occupation de 150 % devrait obligatoirement être associé à un taux d’occupation de 150 % sur les unités de soins.

3. Une notification à l’équipe ministérielle dès l’atteinte de 24 heures pour un patient à l’urgence, avec l’explication des délais associés au séjour du patient à l’urgence, de même que la direction imputable des délais.

4. Le recours aux unités de chirurgies d’un jour, de salle de réveil et de cliniques externes pour accueillir tout patient en situation de débordement et en attente d’un lit à l’étage lors de congestion à l’urgence.

5. Le recours à la surcapacité dans les unités d’hébergement et les milieux de réadaptation pour la clientèle de type NSA (niveau de soins alternatif).La sensibilisation du comité des usagers hospitaliers à la réalité des urgences et l’implication de ces membres dans les comités de fluidité hospitalière. 

Avec Radio-Canada par Daniel Boily et Davide Gentile

Canada-Québec: Après la COVID-19, la grippe contribue à engorger les urgences

mai 7, 2022

Un faible taux d’efficacité du vaccin contre la grippe contribue à l’achalandage des urgences.

L’entrée de l'urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Le taux d’occupation des civières a frôlé 200 % à l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Depuis mercredi, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal invite la population à éviter les urgences des hôpitaux de ce secteur de la métropole, en particulier à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, où le taux d’occupation des civières a frôlé 200 %.

Diverses raisons expliquent le niveau élevé d’occupation des civières de l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, notamment la recrudescence de l’activité virale, des maladies respiratoires, incluant la grippe, nous a dit le porte-parole de l’établissement.

Or, les premières données disponibles sur l’efficacité du vaccin contre la grippe administré depuis l’automne tendent à expliquer en partie la fréquentation des urgences.

Les données américaines suggèrent une efficacité très faible [16 %] pour protéger contre les infections des voies respiratoires, explique le Dr Pierre-Marc Gervais, directeur principal – services pharmaceutiques à l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires.

En début de semaine, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) confirmait une tendance à la hausse de l’activité grippale au Québec. Une saison de la grippe tardive, exceptionnelle à cette période-ci de l’année, a commencé au début du mois d’avril. Le virus de l’influenza A(H3N2) circule.

Les experts estiment que les bénéfices escomptés d’une vaccination contre la grippe qui serait effectuée en ce moment seraient faibles considérant le temps requis pour développer une immunité à la suite de la vaccination, explique par courriel la porte-parole du MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux, Marie-Claude Lacasse.

Selon le Dr Pierre-Marc Gervais, avec un vaccin plus efficace, une réflexion différente aurait eu lieu, c’est certain.

Un taux d’efficacité de 60 % aurait été considéré comme élevé. En 2019-2020, par exemple, l’efficacité vaccinale globale au Canada contre tout type d’influenza causant une consultation ambulatoire avait été de 58 %.

Plusieurs régions affichent un achalandage élevé des urgences.

1,5 million de doses

Selon les données du MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux, 1,5 million de doses du vaccin contre la grippe ont été administrées depuis le mois d’octobre 2021.

Plus de 500 000 doses seront vraisemblablement à nouveau jetées cette année, compte tenu des 2 millions commandées. En 2020-2021, un peu plus de 1 622 000 doses avaient été administrées et près de 20 % des doses, jetées.

Du côté des pharmaciens, plus de 580 000 doses ont été administrées (…) et au moins 120 000 doses supplémentaires auraient été administrées à des gens qui ne sont pas inclus dans le Programme de vaccination (donc gratuité) , souligne le Dr Pierre-Marc Gervais de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires. Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ceux de l’année dernière.

Les couvertures vaccinales contre la grippe saisonnière pour la saison 2021-2022 sont de 77,7 % chez les résidents des CHSLDCentre d’hébergement et de soins de longue durée publics et privés, de 75,4 % chez les résidents des RPArésidence privée pour aînés, de 11,6 % chez les femmes enceintes et de 23 % chez les travailleurs de la santé, révèlent les données les plus récentes du Ministère.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily et Davide Gentile

Mauricie et Centre-du-Québec: Vers une modulation des services dans les urgences de la région, dit le pdg du CIUSSS MCQ

janvier 12, 2022
Le mot urgence au-dessus de la porte d'entrée de l'urgence de l'hôpital de Trois-Rivières.

L’urgence de l’hôpital de Trois-Rivières ne serait pas touchée, selon le pdg du CIUSSS MCQ. (Archives)

Photo: Radio-Canada/Luc Lavigne

Avec 187 hospitalisations en raison de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec, alors que les autorités de la santé avaient prévu 140 lits dédiés aux patients qui ont contracté la maladie, le délestage rend de nombreux services désormais presque inaccessibles pour la population. La réduction de services pourrait d’ailleurs se poursuivre, notamment aux urgences de la région.

Selon le président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), Carol Fillion, l’intensité des services à l’urgence pourrait être modulée. Concrètement, cela signifierait que certains services ne se donneraient plus la nuit ou que d’autres urgences pourraient être mises à contribution.

S’il fallait que je prenne ce type de décision, c’est sûr que je me serai pilé sur le cœur. Je vous dis, en toute honnêteté, on fait tout pour ne pas arriver à modifier ce type de service, a affirmé M. Fillion, au micro de l’émission Toujours le matin.

Ce dernier a indiqué que les grandes urgences doivent être protégées, comme celles de Trois-Rivières, où les traumas sont traités, de Shawinigan, de Drummondville, de Victoriaville et de La Tuque.

Pour le moment, le CIUSSS n’envisage pas de transférer des patients vers d’autres régions pour recevoir des soins. Carol Fillion a dit croire en la capacité du système régional à soigner ses patients et estimer que la complémentarité des services offerts dans chacun des établissements est un avantage.

Par exemple, des services en néonatalogie ont dû être donnés à Drummondville dernièrement plutôt qu’à Victoriaville.

Nos installations réussissent présentement et on prend les décisions pour continuer de faire ça de façon à ce que les gens de la Mauricie et du Centre-du-Québec reçoivent leurs soins en Mauricie et au Centre-du-Québec, a poursuivi le pdg du CIUSSS MCQ.Carol Fillion assis dans un bureau.

Carol Fillion, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (Archives) Photo: Radio-Canada/Josée Ducharme

Prêt à faire des choix difficiles

Avec la surcharge du réseau hospitalier et l’absence de centaines de professionnels de la santé, Carol Fillion a indiqué que le CIUSSS était prêt à appliquer le protocole de soins visant à choisir les patients qui recevront des soins au détriment d’autres.

Présentement, on a la capacité de donner les servies à la hauteur des besoins de la population. Ce que les médecins sont à travailler, parce que ce sont nos experts, c’est justement quels seraient les critères que l’on devrait utiliser si on arrive à faire ce choix-là.

« Les choix qu’on a faits en Mauricie et au Centre-du-Québec, avant de parler de trier qui devrait avoir les soins, c’est de déterminer quels sont les soins qui sont essentiels présentement. »— Une citation de  Carol Fillion, président-directeur général du CIUSSS MCQ

Parmi eux, les services chirurgicaux, d’hébergement, de protection de la jeunesse et de traitement de la COVID-19.

Malgré que le CIUSSS MCQ est passé au niveau maximal du plan de délestage, il semble que ce ne soit pas suffisant. Mardi, Radio-Canada rapportait que le ministère de la Santé songe à créer un niveau supérieur, le palier 5. Le CIUSSS a indiqué que les cas les plus urgents sont évalués chaque jour et que les soins psychosociaux, de réadaptation et les soins à domicile sont réévalués.

Le guide ultime, c’est si les conséquences sur notre usager ou la personne qui est là sont irréversibles ou si ça nous permet d’attendre par un soin compensatoire ou par un autre type de soins, a expliqué Carol Fillion.

Des lieux de débordement

Par ailleurs, le pdg a indiqué que des lieux de débordement ont déjà été ouverts pour traiter des patients atteints de la COVID-19 et que d’autres pourraient bientôt ouvrir. Des partenaires privés ont été sollicités comme des résidences pour aînés ou des ressources intermédiaires.

Des discussions sont également en cours avec certains hôtels de la région, mais le problème de main-d’œuvre pour nous assurer de la sécurité et des services aux personnes complique les démarches en ce sens.

Avec Radio-Canada

Canada: Fini les masques en libre service dans les urgences

mars 3, 2020
Les masques sont désormais distribués par le personnel dans les urgences de la région.
© Mireille Chayer/Radio-Canada Les masques sont désormais distribués par le personnel dans les urgences de la région.
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a décidé de retirer des salles d’urgence de la région tous les masques de type chirurgical qui étaient disponibles en libre service pour les patients.

C’est à la suite d’une directive provinciale demandant d’effectuer une meilleure gestion des quantités de masques que le CIUSSS en est arrivé à cette décision. Dans certaines urgences, des gens prenaient plusieurs masques en vue de se protéger contre le coronavirus, et ce, même s’ils n’en avaient pas besoin.

De notre côté, il n’y a pas de cas particuliers qui se sont produits. On ne dénote pas de vol ou quoi que ce soit, mais on sait que ça s’est produit ailleurs, mentionne la porte-parole du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Amélie Gourde.

Les masques en tissus sont dorénavant distribués par le personnel aux personnes présentant des symptômes s’apparentant à ceux de la grippe.

Les ventes de masques sont en hausse à plusieurs endroits. Certains redoutent même une pénurie. Pourtant, selon plusieurs experts, leur efficacité est moindre.

Ce qu’on veut faire, c’est que les gens aussi comprennent que le masque en tant que tel, ce n’est pas une mesure de protection contre le COVID-19 ou contre les autres virus, indique Amélie Gourde.

Se laver les mains demeure une manière très efficace de se prémunir contre plusieurs virus.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada/COVID-19: les urgences pourraient être rapidement débordées, selon des experts

février 22, 2020

 

© THE CANADIAN PRESS/Ryan Remiorz
OTTAWA — Les urgences dans les hôpitaux canadiens, déjà aux prises avec un temps d’attente très long, pourraient bien avoir du mal à faire face à une véritable propagation du nouveau coronavirus au pays, craignent des experts médicaux.

Le risque de contracter le COVID-19 au Canada en ce moment est extrêmement faible. Les responsables de la santé publique ont été loués pour leurs efforts visant à détecter et à isoler les neuf cas confirmés dans le pays jusqu’à présent.

Le cas récemment confirmé d’une Canadienne âgée de la trentaine qui a contracté le virus en Iran soulève des inquiétudes quant à une possible augmentation de cas non détectés dans le monde.

Le Canada a pris des mesures importantes pour prévenir le genre de tragédie qui a frappé l’Ontario lors de l’épidémie de SRAS en 2003. Pas moins de 44 personnes avaient alors perdu la vie. Le gouvernement a ensuite fondé l’Agence de la santé publique du Canada dont le rôle est de coordonner une intervention à l’échelle nationale.

Mais si une pandémie devait se propager au Canada aujourd’hui, les médecins des urgences craignent que les hôpitaux canadiens déjà surchargés ne soient pas en mesure de gérer l’afflux de patients, ce qui pourrait contribuer à la propagation de la maladie.

Le médecin en chef du Canada, la Dre Theresa Tam, reconnaît que la capacité hospitalière est un élément essentiel des plans de préparation du Canada, mais ajoute que c’est aussi quelque chose que le pays a l’habitude de gérer pendant les très mauvaises saisons de la grippe.

Avec La Presse canadienne

Naufrage au Nigeria: deux survivants retrouvés sur un total estimé de 128 passagers

mars 20, 2013

LAGOS – Le bateau qui a chaviré récemment au large du Nigeria transportait un total estimé de 128 passagers et deux survivants seulement ont été retrouvés jusqu’ici, a indiqué mercredi un responsable des services de secours.

On estime que le bateau transportait 128 personnes, mais seulement neuf corps ont été retrouvés et il y a deux survivants jusqu’à présent, a déclaré un porte-parole de l’agence nationale de gestion des urgences, Yushau Shuaib.

L’accident s’est produit il y a deux ou trois jours et une confusion persiste sur la provenance du bateau, a-t-il ajouté.

L’accident a eu lieu à 40 miles nautiques au large de la ville de Calabar, dans le sud du Nigeria, selon M. Shuaib. Des éléments semblent indiquer que le bateau venait peut-être du Congo, mais cela n’a pas été confirmé pour l’instant, a-t-il ajouté, sans pouvoir donner plus de détails.

Les deux survivants retrouvés seraient togolais, selon une source des services de secours ayant requis l’anonymat.

Ce genre d’accident est fréquent en Afrique, avec des bateaux en mauvais état souvent surchargés de passagers.

Romandie.com avec (©AFP / 20 mars 2013 12h56)