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Canada-Québec: Après la COVID-19, la grippe contribue à engorger les urgences

mai 7, 2022

Un faible taux d’efficacité du vaccin contre la grippe contribue à l’achalandage des urgences.

L’entrée de l'urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Le taux d’occupation des civières a frôlé 200 % à l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Depuis mercredi, le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal invite la population à éviter les urgences des hôpitaux de ce secteur de la métropole, en particulier à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, où le taux d’occupation des civières a frôlé 200 %.

Diverses raisons expliquent le niveau élevé d’occupation des civières de l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, notamment la recrudescence de l’activité virale, des maladies respiratoires, incluant la grippe, nous a dit le porte-parole de l’établissement.

Or, les premières données disponibles sur l’efficacité du vaccin contre la grippe administré depuis l’automne tendent à expliquer en partie la fréquentation des urgences.

Les données américaines suggèrent une efficacité très faible [16 %] pour protéger contre les infections des voies respiratoires, explique le Dr Pierre-Marc Gervais, directeur principal – services pharmaceutiques à l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires.

En début de semaine, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) confirmait une tendance à la hausse de l’activité grippale au Québec. Une saison de la grippe tardive, exceptionnelle à cette période-ci de l’année, a commencé au début du mois d’avril. Le virus de l’influenza A(H3N2) circule.

Les experts estiment que les bénéfices escomptés d’une vaccination contre la grippe qui serait effectuée en ce moment seraient faibles considérant le temps requis pour développer une immunité à la suite de la vaccination, explique par courriel la porte-parole du MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux, Marie-Claude Lacasse.

Selon le Dr Pierre-Marc Gervais, avec un vaccin plus efficace, une réflexion différente aurait eu lieu, c’est certain.

Un taux d’efficacité de 60 % aurait été considéré comme élevé. En 2019-2020, par exemple, l’efficacité vaccinale globale au Canada contre tout type d’influenza causant une consultation ambulatoire avait été de 58 %.

Plusieurs régions affichent un achalandage élevé des urgences.

1,5 million de doses

Selon les données du MSSSMinistère de la Santé et des Services sociaux, 1,5 million de doses du vaccin contre la grippe ont été administrées depuis le mois d’octobre 2021.

Plus de 500 000 doses seront vraisemblablement à nouveau jetées cette année, compte tenu des 2 millions commandées. En 2020-2021, un peu plus de 1 622 000 doses avaient été administrées et près de 20 % des doses, jetées.

Du côté des pharmaciens, plus de 580 000 doses ont été administrées (…) et au moins 120 000 doses supplémentaires auraient été administrées à des gens qui ne sont pas inclus dans le Programme de vaccination (donc gratuité) , souligne le Dr Pierre-Marc Gervais de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires. Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ceux de l’année dernière.

Les couvertures vaccinales contre la grippe saisonnière pour la saison 2021-2022 sont de 77,7 % chez les résidents des CHSLDCentre d’hébergement et de soins de longue durée publics et privés, de 75,4 % chez les résidents des RPArésidence privée pour aînés, de 11,6 % chez les femmes enceintes et de 23 % chez les travailleurs de la santé, révèlent les données les plus récentes du Ministère.

Avec Radio-Canada par Daniel Boily et Davide Gentile

Mauricie et Centre-du-Québec: Vers une modulation des services dans les urgences de la région, dit le pdg du CIUSSS MCQ

janvier 12, 2022
Le mot urgence au-dessus de la porte d'entrée de l'urgence de l'hôpital de Trois-Rivières.

L’urgence de l’hôpital de Trois-Rivières ne serait pas touchée, selon le pdg du CIUSSS MCQ. (Archives)

Photo: Radio-Canada/Luc Lavigne

Avec 187 hospitalisations en raison de la COVID-19 en Mauricie et au Centre-du-Québec, alors que les autorités de la santé avaient prévu 140 lits dédiés aux patients qui ont contracté la maladie, le délestage rend de nombreux services désormais presque inaccessibles pour la population. La réduction de services pourrait d’ailleurs se poursuivre, notamment aux urgences de la région.

Selon le président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), Carol Fillion, l’intensité des services à l’urgence pourrait être modulée. Concrètement, cela signifierait que certains services ne se donneraient plus la nuit ou que d’autres urgences pourraient être mises à contribution.

S’il fallait que je prenne ce type de décision, c’est sûr que je me serai pilé sur le cœur. Je vous dis, en toute honnêteté, on fait tout pour ne pas arriver à modifier ce type de service, a affirmé M. Fillion, au micro de l’émission Toujours le matin.

Ce dernier a indiqué que les grandes urgences doivent être protégées, comme celles de Trois-Rivières, où les traumas sont traités, de Shawinigan, de Drummondville, de Victoriaville et de La Tuque.

Pour le moment, le CIUSSS n’envisage pas de transférer des patients vers d’autres régions pour recevoir des soins. Carol Fillion a dit croire en la capacité du système régional à soigner ses patients et estimer que la complémentarité des services offerts dans chacun des établissements est un avantage.

Par exemple, des services en néonatalogie ont dû être donnés à Drummondville dernièrement plutôt qu’à Victoriaville.

Nos installations réussissent présentement et on prend les décisions pour continuer de faire ça de façon à ce que les gens de la Mauricie et du Centre-du-Québec reçoivent leurs soins en Mauricie et au Centre-du-Québec, a poursuivi le pdg du CIUSSS MCQ.Carol Fillion assis dans un bureau.

Carol Fillion, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (Archives) Photo: Radio-Canada/Josée Ducharme

Prêt à faire des choix difficiles

Avec la surcharge du réseau hospitalier et l’absence de centaines de professionnels de la santé, Carol Fillion a indiqué que le CIUSSS était prêt à appliquer le protocole de soins visant à choisir les patients qui recevront des soins au détriment d’autres.

Présentement, on a la capacité de donner les servies à la hauteur des besoins de la population. Ce que les médecins sont à travailler, parce que ce sont nos experts, c’est justement quels seraient les critères que l’on devrait utiliser si on arrive à faire ce choix-là.

« Les choix qu’on a faits en Mauricie et au Centre-du-Québec, avant de parler de trier qui devrait avoir les soins, c’est de déterminer quels sont les soins qui sont essentiels présentement. »— Une citation de  Carol Fillion, président-directeur général du CIUSSS MCQ

Parmi eux, les services chirurgicaux, d’hébergement, de protection de la jeunesse et de traitement de la COVID-19.

Malgré que le CIUSSS MCQ est passé au niveau maximal du plan de délestage, il semble que ce ne soit pas suffisant. Mardi, Radio-Canada rapportait que le ministère de la Santé songe à créer un niveau supérieur, le palier 5. Le CIUSSS a indiqué que les cas les plus urgents sont évalués chaque jour et que les soins psychosociaux, de réadaptation et les soins à domicile sont réévalués.

Le guide ultime, c’est si les conséquences sur notre usager ou la personne qui est là sont irréversibles ou si ça nous permet d’attendre par un soin compensatoire ou par un autre type de soins, a expliqué Carol Fillion.

Des lieux de débordement

Par ailleurs, le pdg a indiqué que des lieux de débordement ont déjà été ouverts pour traiter des patients atteints de la COVID-19 et que d’autres pourraient bientôt ouvrir. Des partenaires privés ont été sollicités comme des résidences pour aînés ou des ressources intermédiaires.

Des discussions sont également en cours avec certains hôtels de la région, mais le problème de main-d’œuvre pour nous assurer de la sécurité et des services aux personnes complique les démarches en ce sens.

Avec Radio-Canada

Canada: Fini les masques en libre service dans les urgences

mars 3, 2020
Les masques sont désormais distribués par le personnel dans les urgences de la région.
© Mireille Chayer/Radio-Canada Les masques sont désormais distribués par le personnel dans les urgences de la région.
Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a décidé de retirer des salles d’urgence de la région tous les masques de type chirurgical qui étaient disponibles en libre service pour les patients.

C’est à la suite d’une directive provinciale demandant d’effectuer une meilleure gestion des quantités de masques que le CIUSSS en est arrivé à cette décision. Dans certaines urgences, des gens prenaient plusieurs masques en vue de se protéger contre le coronavirus, et ce, même s’ils n’en avaient pas besoin.

De notre côté, il n’y a pas de cas particuliers qui se sont produits. On ne dénote pas de vol ou quoi que ce soit, mais on sait que ça s’est produit ailleurs, mentionne la porte-parole du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Amélie Gourde.

Les masques en tissus sont dorénavant distribués par le personnel aux personnes présentant des symptômes s’apparentant à ceux de la grippe.

Les ventes de masques sont en hausse à plusieurs endroits. Certains redoutent même une pénurie. Pourtant, selon plusieurs experts, leur efficacité est moindre.

Ce qu’on veut faire, c’est que les gens aussi comprennent que le masque en tant que tel, ce n’est pas une mesure de protection contre le COVID-19 ou contre les autres virus, indique Amélie Gourde.

Se laver les mains demeure une manière très efficace de se prémunir contre plusieurs virus.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada/COVID-19: les urgences pourraient être rapidement débordées, selon des experts

février 22, 2020

 

© THE CANADIAN PRESS/Ryan Remiorz
OTTAWA — Les urgences dans les hôpitaux canadiens, déjà aux prises avec un temps d’attente très long, pourraient bien avoir du mal à faire face à une véritable propagation du nouveau coronavirus au pays, craignent des experts médicaux.

Le risque de contracter le COVID-19 au Canada en ce moment est extrêmement faible. Les responsables de la santé publique ont été loués pour leurs efforts visant à détecter et à isoler les neuf cas confirmés dans le pays jusqu’à présent.

Le cas récemment confirmé d’une Canadienne âgée de la trentaine qui a contracté le virus en Iran soulève des inquiétudes quant à une possible augmentation de cas non détectés dans le monde.

Le Canada a pris des mesures importantes pour prévenir le genre de tragédie qui a frappé l’Ontario lors de l’épidémie de SRAS en 2003. Pas moins de 44 personnes avaient alors perdu la vie. Le gouvernement a ensuite fondé l’Agence de la santé publique du Canada dont le rôle est de coordonner une intervention à l’échelle nationale.

Mais si une pandémie devait se propager au Canada aujourd’hui, les médecins des urgences craignent que les hôpitaux canadiens déjà surchargés ne soient pas en mesure de gérer l’afflux de patients, ce qui pourrait contribuer à la propagation de la maladie.

Le médecin en chef du Canada, la Dre Theresa Tam, reconnaît que la capacité hospitalière est un élément essentiel des plans de préparation du Canada, mais ajoute que c’est aussi quelque chose que le pays a l’habitude de gérer pendant les très mauvaises saisons de la grippe.

Avec La Presse canadienne

Naufrage au Nigeria: deux survivants retrouvés sur un total estimé de 128 passagers

mars 20, 2013

LAGOS – Le bateau qui a chaviré récemment au large du Nigeria transportait un total estimé de 128 passagers et deux survivants seulement ont été retrouvés jusqu’ici, a indiqué mercredi un responsable des services de secours.

On estime que le bateau transportait 128 personnes, mais seulement neuf corps ont été retrouvés et il y a deux survivants jusqu’à présent, a déclaré un porte-parole de l’agence nationale de gestion des urgences, Yushau Shuaib.

L’accident s’est produit il y a deux ou trois jours et une confusion persiste sur la provenance du bateau, a-t-il ajouté.

L’accident a eu lieu à 40 miles nautiques au large de la ville de Calabar, dans le sud du Nigeria, selon M. Shuaib. Des éléments semblent indiquer que le bateau venait peut-être du Congo, mais cela n’a pas été confirmé pour l’instant, a-t-il ajouté, sans pouvoir donner plus de détails.

Les deux survivants retrouvés seraient togolais, selon une source des services de secours ayant requis l’anonymat.

Ce genre d’accident est fréquent en Afrique, avec des bateaux en mauvais état souvent surchargés de passagers.

Romandie.com avec (©AFP / 20 mars 2013 12h56)