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Le gouvernement chinois a volé une masse de données secrètes de l’US Navy

juin 8, 2018

/ © US NAVY/AFP/Archives / Micheal H. LEE

 

Des pirates informatiques au service du gouvernement chinois ont volé une masse de données secrètes à un sous-traitant de la marine américaine, y compris les plans d’un missile anti-navire lancé d’un sous-marin, affirme le Washington Post vendredi.

Les enquêteurs ont indiqué au quotidien que l’attaque contre les serveurs de ce sous-traitant avait été menée en janvier et février par des « hackers » du ministère de la Sécurité d’Etat, installés dans la province du Guangdong.

Le sous-traitant, qui n’a pas été nommé par le quotidien, travaille pour le Naval Undersea Warfare Center, basé à Newport, sur la côte Est des Etats-Unis. C’est le centre chargé de la recherche et du développement des armes sous-marines de la marine américaine.

Les experts estiments que la flotte de sous-marins américains –que ce soit les sous-marins nucléaires d’attaque ou les vaisseaux portant des missiles intercontinentaux nucléaires– donne au pays un avantage encore certain face aux adversaires comme la Russie ou la Chine, qui developpent leur propre flottes de sous-marins à marche forcée.

Le Washington Post affirme que les pirates ont réussi à voler 614 gigabytes de données y compris des capteurs, des systèmes de cryptage et un projet peu connu au nom de code « Sea Dragon ».

Le Pentagone a été avare en informations sur ce projet lancé en 2012 et qui a pour but d’adapter les tehcnologies militaires existantes à de nouveaux usages.

A la demande de l’US Navy, le Washington Post a accepté de ne pas donner de détails sur le nouveau missile anti-navire, mais a indiqué qu’il s’agissait ds’un engin supersonique qui pouvait être lancé à partir d’un sous-marin.

Le porte-parole de la Marine, le capitaine de frégate Bill Speaks, est resté muet sur l’article du quotidien, invoquant des raisons de sécurité. Il s’est contenté d’indiquer que le Pentagone s’adaptait continuellement à la cyber menace.

Les pirates informatiques chinois ciblent continuellement l’armée américaine pour tenter de dérober des secrets sur les matériels ou les procédures. Le Pentagone avait notamment reconnu qu’ils avaient déjà réussi à voler des informations cruciales sur le F-35, l’avion furtif multirôles de 5ème génération déployé ces dernières années mais aussi sur la nouvelle version du fameux système de missiles anti-missiles Patriot.

Ces informations risquent de tendre un peu plus les relations entre Pékin et Washington, qui se sont déjà détériorées en raison du commerce mais aussi de la militarisation par Pékin d’îles disputées en mer de Chine méridionale.

En raison de cette attitude jugée agressive, le Pentagone avait désinvité les forces navales chinoises le mois dernier des grandes manœuvres navales biennales RIMPAC.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juin 2018 00h59)                

Pakistan : vers l’expulsion de la famille de Ben Laden ? |

avril 18, 2012

Les trois épouses et les enfants de l’ex-dirigeant d’Al-Qaïda, feu Oussama Ben Laden, sont sur le point d’être expulsés du Pakistan, où ils vivent depuis cinq ans. Mais leurs pays d’origine se montreraient réticents à l’idée de les recevoir.

Ce n’est plus qu’une question d’heures avant que les membres de la famille d’Oussama Ben Laden ne soient expulsés du Pakistan. Selon leur avocat, les trois veuves et deux des filles les plus âgées de l’ancien chef d’Al-Qaïda avaient été détenues sans motif officiel depuis l’exécution de Ben Laden le 2 mai dernier par un commando de l’US Navy. Elles ont été par la suite condamnées à 45 jours de prison pour séjour illégal dans le pays.

La justice pakistanaise avait alors ordonné que la famille de Ben Laden quitte le territoire une fois la peine purgée. Le mardi 15 avril à minuit ce sont les huit enfants du terroriste, son petit-fils et ses ex-femmes – Khairiah Saber et Siham Saber, de nationalité saoudienne, et la Yéménite Amal Abdulfattah – qui seront expulsés vers leurs pays d’origine.

Leur renvoi a cependant été retardé « pour des problèmes de papiers », selon Muhammad Aamira, leur avocat. Celui-ci a affirmé qu’ils devaient recevoir dans la journée leurs passeports et leurs visas et qu’ils pourraient de ce fait quitter le Pakistan.

« Accord de principe »

Mais il y aurait une autre explication à ces retards de visa : la réticence de l’Arabie Saoudite et du Yémen à recevoir leurs encombrants ressortissants. Selon un responsable pakistanais sous couvert d’anonymat, il y avait « un accord de principe, mais les choses ne sont pas encore finalisées. Les Saoudiens et les Yéménites hésitent à accueillir les veuves et leurs enfants. Le Pakistan fait tout ce qu’il peut pour les convaincre ».

Un autre responsable pakistanais affirmait que les discussions se poursuivaient et que son pays attendait le feu vert des gouvernements en question, sans écarter la possibilité d’une expulsion imminente de la famille de Ben Laden vers une destination inconnue.

Jeuneafrique.com avec AFP 

Le Pakistan rase la maison où Oussama Ben Laden a été tué

février 26, 2012

PESHAWAR, Pakistan (Reuters) – Les forces de sécurité pakistanaises ont commencé samedi à démolir la maison d’Abbottabad dans laquelle l’ancien chef d’Al Qaïda, Oussama ben Laden, a été tué en mai 2011 par un commando américain, a indiqué un responsable de la police locale.

Le mur d’enceinte de la propriété ainsi que la partie supérieure de la résidence avaient déjà été rasés à minuit, a précisé Karim Khan, sans préciser la raison de ces travaux de démolition.

« Oui, nous avons commencé les travaux de démolition sur la maison d’Oussama. Il s’agit d’une opération conjointe des pouvoirs publics locaux et des forces de sécurité », a-t-il dit.

La nuit du 2 mai 2011, des commandos héliportés de l’US Navy ont pris d’assaut la résidence, au dernier étage de laquelle ils ont trouvé le leader d’Al Qaïda, en fuite depuis dix ans, et l’ont abattu de plusieurs tirs dans la poitrine et la tête.

Après avoir abandonné sur place l’un de leurs hélicoptères, trop endommagé pour redécoller, les militaires américains sont repartis en emportant la dépouille de Ben Laden, par la suite inhumée en mer dans l’océan Indien.

L’armée pakistanaise a reconnu n’avoir à aucun moment eu connaissance de l’opération, et Islamabad a réagi avec colère en dénonçant une violation de sa souveraineté.

Selon des habitants d’Abbottabad, la villa, dont l’accès était fermé depuis le raid américain, est entourée de nombreux militaires et d’au moins cinq grues de chantier.

« Après être arrivé sur place, ils ont bouclé la ville de toutes parts et ont empêché les habitants d’entrer ou de sortir du secteur », a rapporté Momin Khan, un résident.

« Ils ont installé de puissants éclairages autour du bâtiment et ont commencé par abattre les murs d’enceinte. Tous les environs étaient bouclés, et il n’y a pas de médias sur place. »

Un haut responsable des autorités locales d’Abbottabad, qui s’exprimait sous le sceau de l’anonymat, n’était pas en mesure de confirmer les raisons de la démolition de la villa.

« Je pense qu’ils ont finalement décidé de s’en débarrasser, puisqu’elle ne servait à rien », a-t-il avancé.

Selon un autre responsable local, les habitants de la ville étaient confrontés à de nombreuses contraintes de sécurité depuis le raid américain. Il a estimé que la destruction était donc préférable, afin de permettre aux gens de reprendre une vie normale.

Les Etats-Unis ont justifié le fait de ne pas avoir informé Islamabad de l’attaque par la crainte que des informateurs au sein du gouvernement pakistanais ne préviennent Oussama ben Laden.

La relation bilatérale entre le Pakistan et les Etats-Unis est tendue depuis lors, et particulièrement depuis une attaque transfrontalière d’hélicoptères de l’Otan le 26 novembre 2011, qui a causé la mort de 24 soldats pakistanais.

Reuters