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Au Bangladesh, 52 morts dans l’usine en feu, le propriétaire arrêté

juillet 10, 2021

Le propriétaire d’une usine d’alimentation au Bangladesh, dont l’incendie aura duré plus de 24 heures et tué 52 personnes, a été arrêté pour homicide, et pourrait également être poursuivi pour emploi illégal d’enfants.

Un homme montre la photo de sa fille disparue dans l'incendie d'une usine où elle travaillait, près de la morgue de Dacca le 10 juillet 2021

© Munir Uz zaman Un homme montre la photo de sa fille disparue dans l’incendie d’une usine où elle travaillait, près de la morgue de Dacca le 10 juillet 2021

Une usine alimentaire en feu à Rupganj, ville industrielle proche de Dacca, le 9 juillet 2021© Munir Uz zaman Une usine alimentaire en feu à Rupganj, ville industrielle proche de Dacca, le 9 juillet 2021

La police a annoncé avoir arrêté samedi Abul Hashem et quatre de ses fils, ainsi que trois autres responsables de cette usine de Rupganj, ville industrielle proche de Dacca, qui fabriquait notamment des bonbons, des nouilles et des jus de fruit.

Les pompiers ont mis plus de 24 heures à venir à bout du feu qui s’était déclaré jeudi dans ce bâtiment où étaient stockés notamment du plastique et des produits chimiques inflammables.

Lorsque les secours sont arrivés au troisième étage, ils ont trouvé 48 cadavres. Les travailleurs n’avaient pu s’enfuir car la porte d’accès à l’escalier principal, qui aurait pu leur permettre de se réfugier sur le toit, était fermée à clé, ont indiqué les pompiers.

Selon le chef de la police locale, Jayedul Alam, non seulement cette porte était verrouillée, mais de nombreux règlements de sécurité n’étaient pas respectés dans l’usine.

« C’est un meurtre délibéré », a-t-il déclaré à l’AFP.

Avant son arrestation, le propriétaire a suggéré que l’incendie pourrait être « le résultat d’une négligence de la part des ouvriers », estimant qu’une cigarette mal éteinte pouvait être à l’origine du feu.

Une femme passe, le 10 juillet 2021, devant la carcasse de l'usine dont l'incendie a fait 52 morts, à Rupganj, dans la banlieue de Dacca

© Munir Uz zaman Une femme passe, le 10 juillet 2021, devant la carcasse de l’usine dont l’incendie a fait 52 morts, à Rupganj, dans la banlieue de Dacca

– Enfants payés 20 cents/h –

La ministre du Travail Monnujan Sufian a par ailleurs indiqué qu’une enquête avait été lancée sur l’emploi d’enfants dans cette usine.

Elle a dit à l’AFP avoir parlé à l’hôpital à deux survivants de l’incendie âgés de 14 ans, et une femme a expliqué à l’AFP que son enfant de 11 ans, qui travaillait dans l’usine, était porté disparu.

Laizu Begum, après des heures d’attente devant l’usine en flammes, a expliqué à l’AFP être sans nouvelle de son neveu, âgé de 11 ans, qui travaillait au troisième étage.

« Nous avons entendu dire que la porte du troisième étage était verrouillée. Quand nous avons vu comme l’incendie était énorme, nous avons réalisé qu’il était probablement mort », a-t-elle raconté, en pleurs.

Devant la carcasse calcinée de l’usine, l’AFP a parlé à une trentaine de survivants et de parents des victimes, qui ont confirmé que des enfants travaillaient dans cette usine, pour 20 takas (20 centimes d’euro) de l’heure.

Une femme montre la photo de sa fille qui travaillait dans une usine qui a pris feu, le 10 juillet 2021 près de la morgue de Dacca

© Munir Uz zaman Une femme montre la photo de sa fille qui travaillait dans une usine qui a pris feu, le 10 juillet 2021 près de la morgue de Dacca

Bilal Hossain, père de Mitu Akter, une adolescente de 14 ans qui n’a toujours pas été retrouvée, allait de la police aux médecins devant la morgue, à la recherche des restes de sa fille.

« J’ai envoyé ma petite fille à la mort! Comment vais-je annoncer ça à sa mère? », s’est-il lamenté.

La ministre, parlant des enfants survivants qu’elle a vus à l’hôpital, a indiqué que le plus jeune lui avait dit avoir 14 ans.

La loi au Bangladesh permet aux mineurs de travailler à partir de 14 ans, mais dans des emplois non dangereux, ce qui n’était pas le cas de cette usine, a expliqué Mme Sufian.

« S’il est prouvé qu’il employait des enfants, nous poursuivrons non seulement le propriétaire, mais aussi les inspecteurs du travail », a-t-elle ajouté.

Les incendies et les effondrements de bâtiments sont relativement fréquents au Bangladesh, un pays pauvre d’Asie du Sud, en particulier dans son importante industrie textile, en raison d’un manque de respect des normes de sécurité. Et les réformes promises dans ce domaine par le gouvernement tardent à se concrétiser.

Une femme montre la photo de son neveu de 11 ans disparu dans l'incendie de l'usine où il travaillait, le 10 juillet 2021 à la morgue de l'hôpital de Dacca

© Munir Uz zaman Une femme montre la photo de son neveu de 11 ans disparu dans l’incendie de l’usine où il travaillait, le 10 juillet 2021 à la morgue de l’hôpital de Dacca

En 2013, l’effondrement du Rana Plaza, un complexe de neuf étages qui abritait des usines de confection à Dacca, avait fait plus de 1.100 morts.

Ce nouveau drame illustre selon les syndicats combien la législation sur le travail est peu respectée. 

Pour l’Organisation Internationale du Travail, l’incendie « illustre la nécessité urgente » que les autorités et l’industrie du bâtiment du Bangladesh s’assurent que les usines respectent les normes de sécurité.

Le gouvernement doit « régler avec plus de vigueur les manquements à la sécurité sur les lieux de travail à travers le pays », a demandé l’agence onusienne.

Avec AFP par sa/tw/leg/ia/cac/sg

Canada-Québec: Le restaurant Le Grec va construire une usine à Trois-Rivières

février 20, 2021

Le célèbre restaurant Le Grec de Trois-Rivières a su tirer son épingle du jeu pendant la pandémie grâce à la production de milliers de pizzas congelées. La demande étant très forte, l’équipe planche sur un projet d’usine de production de pizzas congelées qui verra le jour en 2021 à Trois-Rivières.

Le restaurant Le Grec de Trois-Rivières a célèbré son 60e anniversaire en 2019.

© /Facebook / Le Grec – Restaurant & Produits Le restaurant Le Grec de Trois-Rivières a célèbré son 60e anniversaire en 2019.

Le chantier est même déjà commencé dans le parc industriel Carrefour 40-55.

«C’était prévu dans quelques années», a expliqué la copropriétaire du restaurant, Ionna Yannopoulos, en entrevue à En direct.

«On voulait prendre un peu plus de temps, mais finalement, on a forcé la note et ça fait des épiciers et des clients d’épicerie heureux à travers le Québec pour le moment. On va avoir une capacité de production de beaucoup augmentée en usine tout en respectant la fameuse recette et le fameux goût de la pizza du Grec.»

Cette usine verra le jour possiblement au printemps. Les propriétaires ne s’avancent pas sur une date, mais précisent que le projet avance bien et à grands pas.

Une douzaine d’emplois seront créés à l’ouverture. «C’est une question de démarrage, puis de connaissance du mode usine alimentaire. C’est appelé à se développer selon nos capacités financières et les moyens qu’on aura pour aller de l’avant de plus belle, avec plus de volume, éventuellement», a ajouté Mme Yannopoulos.

Une forte demande

L’usine aura pour but de répondre à la demande grandissante pour ce produit à travers le Québec et même le Canada.

Ce nouveau produit, disponible dans une quarantaine d’épiceries, de la Mauricie, de Lanaudière et de Québec, fait travailler tous les cuisiniers réguliers à temps plein et les ventes qu’il engendre assurent la pérennité de l’entreprise.

«Nous, en sortant du 60e anniversaire en 2019, on voguait sur une vague de popularité et nos affaires allaient bien en service de restauration qu’on connaît depuis toujours. Le projet des pizzas congelées a été devancé dans notre développement des affaires conséquemment à la COVID», a expliqué Ionna Yannopoulos.

Elle a souligné que les cuisiniers «ont de la pizza derrière la cravate depuis la COVID». Les pizzas surgelées ont permis à la direction de garder le lien d’emploi avec presque tous les cuisiniers.

Avec Radio-Canda par Sébastien St-Onge avec les informations de Gabriel Gagnon et Francis Dubé

Dons et stratégies autour du coronavirus

avril 10, 2020

Amazon crée un laboratoire pour dépister ses employés

Le géant du commerce en ligne Amazon affirme avoir créé son propre laboratoire pour tester ses employés américains au nouveau coronavirus, sur fond d’inquiétudes croissantes sur leur santé. Le groupe, qui employait 750.000 personnes au début de l’année dans le monde entier avant de gonfler ses effectifs pour répondre à la flambée de la demande, a affirmé avoir renforcé ses moyens pour réaliser des dépistages.

«Des employés d’Amazon avec différents savoir-faire — chercheurs scientifiques, chefs de programme, spécialistes en approvisionnement, ingénieurs en informatique — ont mis en suspens leur emploi quotidien pour rejoindre une équipe consacrée à cette initiative», a indiqué le groupe dans un post de blog jeudi soir.

Les Petits Chanteurs à la Croix de bois offrent leur album aux résident des EHPAD

La célèbre chorale des Petits Chanteurs à la Croix de bois a souhaité apporter, elle aussi, sa contribution en ces temps de crise sanitaire. Un exemplaire digital de leur album Comme un chant d’espérance va ainsi être offert aux résidents de tous les EHPAD de France, qui pourront aussi demander à recevoir à titre gratuit un exemplaire physique du CD.

Malgré le virus, des milliers de saisonniers roumains en partance vers l’Allemagne

Des milliers de saisonniers roumains attendaient vendredi de monter dans des avions pour l’Allemagne en pleine pandémie de coronavirus, malgré la fermeture des frontières en Europe et après un renforcement des normes sanitaires. Début avril, l’Allemagne a décidé de permettre l’entrée sur son territoire aux étrangers désireux de participer aux récoltes, après avoir initialement interdit leur arrivée pour tenter d’endiguer la propagation du Covid-19.

«Trois charters avec près de 600 passagers (au total) à leur bord attendent le feu vert du ministère des Transports pour pouvoir décoller vers l’Allemagne», a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’aéroport international de Bucarest, Valentin Iordache.

Entré avec un casque blanc dans l’édifice toujours en travaux, Mgr Aupetit a pu se coiffer de sa calotte violette pour diriger la prière, accompagné par le recteur de la cathédrale Mgr Patrick Chauvet et de Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris,

Le Portugal va prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er mai

Le Portugal ne doit pas «baisser la garde» face à la pandémie de coronavirus, a affirmé vendredi le président Marcelo Rebelo de Sousa en annonçant son intention de prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er mai. Le premier ministre Antonio Costa a lui aussi défendu le maintien des mesures de confinement car «la levée de l’état d’urgence enverrait un message erroné au pays».

«Je prendrai l’initiative de renouveler l’état d’urgence jusqu’au 1er mai», a déclaré le chef de l’État. «En ce moment décisif, nous ne pouvons pas baisser la garde», a souligné Marcelo Rebelo de Sousa. En vigueur depuis le 19 mars et jusqu’au 17 avril inclus, l’état d’urgence sera formellement prolongé en fin de semaine prochaine pour deux semaines de plus, a-t-il précisé.

Les Nord-Irlandais appelés à dénoncer les violations du confinement

La police nord-irlandaise a annoncé vendredi avoir lancé un formulaire en ligne où les citoyens peuvent dénoncer les personnes enfreignant les consignes officielles de distanciation sociale en pleine pandémie de nouveau coronavirus.

Ce formulaire permet de signaler des personnes effectuant des déplacements «non essentiels», des réunions publiques ou privées de personnes n’appartenant pas au même ménage ou des bars restant ouverts malgré les interdictions en vigueur depuis le 28 mars dans la province britannique, a précisé la police dans un communiqué.

«Nous voulons résoudre les situations où ces restrictions ont été violées sans avoir à recourir aux pouvoirs de police ou infliger des amendes», a expliqué un responsable de la police, Alan Todd. «Cependant, en cas de violation, nous voulons que les membres du public puissent nous le dire aussi facilement que possible», a-t-il ajouté.

La première usine de cercueils d’Europe augmente la cadence

La France compte ses morts et les commandes affluent. Pour répondre à la demande, l’usine haute-saônoise du groupe OGF, numéro un français des services funéraires, s’est réorganisée pour fabriquer 410 cercueils par semaine contre 370 en temps normal. Pour suivre le rythme, les 120 salariés du site sont passés de 35 à 39,5 heures de travail hebdomadaire. «Il faut faire tenir les équipes. Mais si besoin, elles sont prévenues et sont d’accord pour venir travailler aussi le samedi», abonde Didier Pidancet, chef d’équipe au pré-triage du bois.

Créée en 1910, l’usine de Jussey produisait du charbon de bois et du parquet avant de se spécialiser dans la fabrication de cercueils à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. C’est désormais l’une des deux usines du groupe OGF qui détient un quart du marché français du secteur et fournit les professionnels PFG, Roblot et Dignité Funéraire, soit plus de 1000 points de vente dans l’hexagone.

Quelque 8000 cercueils sortent chaque année de ce site de 10 hectares où sont écorcés et tranchés les billots de chêne, séchées et découpées les plaques de bois, puis assemblés et vernis les cercueils. Le bois, du chêne essentiellement, provient des vastes forêts alentour. «On est serein, on a trois mois de stocks de bois, de colle, de clous et de vernis devant nous», note Emmanuel Garret, directeur du site. «On nous demande un peu plus de grandes tailles», note le directeur qui se refuse à y voir un effet de l’épidémie de Covid-19 qui tue d’avantage les personnes en surpoids.

Rungis : l’opérateur funéraire prendra les frais à sa charge

L’opérateur funéraire OGF, en charge de la gestion de l’accueil des cercueils à Rungis et visé par une polémique sur les tarifs pratiqués, a annoncé qu’il prendrait «à sa charge tous les frais». «Le groupe OGF ne veut pas ajouter à la douleur des familles et annonce qu’il prendra à sa charge tous les frais relatifs à ce funérarium temporaire, à compter de ce jour et jusqu’à sa fermeture», écrit-il dans un communiqué, dénonçant «une polémique tout à fait injustifiée et déplacée».

Et de préciser : «En conséquence, aucune entreprise de Pompes Funèbres ne peut facturer des frais pour l’utilisation de ce dépositoire et les services qui y sont rendus».

Amélie, médecin: «Je porte une blouse de peintre, un masque de soudeur, et des gants d’entretien»

Ils sont ceux que l’on applaudit. Le Figaro fait chaque jour le portrait des héros ordinaires de cette période extraordinaire de crise du coronavirus.
Ce vendredi, nous rencontrons Amélie, jeune médecin de 30 ans, diplômée depuis quelques semaines à peine. Elle n’imaginait pas débuter sa carrière dans ces conditions.

Avec Le Figaro par Aude Bariéty, Margaux d’Adhémar et Luc Lenoir

Soudan: 23 morts dans une explosion et l’incendie d’une usine

décembre 3, 2019

Au moins 23 personnes sont mortes et plus de 130 ont été blessées mardi dans l’incendie d’une usine du nord de Khartoum, provoqué par l’explosion d’un camion-citerne contenant du gaz, a indiqué le gouvernement soudanais.

Une épaisse fumée noire s’est élevée dans le ciel durant l’incendie, tandis que le secteur a été bouclé par la police, selon des témoins. Un réservoir de gaz était encore en flammes au moment de l’arrivée d’un photographe de l’AFP sur les lieux, où des pompiers étaient en action. L’ambassade indienne à Khartoum a indiqué sur son site que 50 ressortissants indiens étaient employés par l’usine et que certains d’entre eux figurent parmi les victimes, sans fournir de détails.

Dans un communiqué, le gouvernement a rapporté que «23 personnes ont été tuées et plus de 130 blessées dans un incendie dans une zone industrielle», provoqué par «l’explosion d’un camion-citerne contenant du gaz». Selon les premières informations recueillies sur place, il manquait du matériel de sécurité dans l’usine, a rapporté le gouvernement. «Il y avait aussi des produits inflammables mal rangés, ce qui a permis la propagation du feu», a-t-il ajouté, précisant qu’une enquête avait été ouverte.

Les blessés ont été transportés vers plusieurs hôpitaux et des docteurs qui ne travaillaient pas ont été appelés en renfort, selon un comité de médecins constitué dans le cadre du mouvement de contestation ayant secoué le Soudan de décembre 2018 à août 2019.

Par Le Figaro avec AFP

Explosion dans une usine textile au Bangladesh: 13 morts (nouveau bilan)

juillet 4, 2017

Dhaka – Le bilan de l’explosion dans une usine textile du Bangladesh s’est alourdi mardi à au moins 13 morts et de nombreux blessés, le dernier désastre en date à frapper l’industrie textile au Bangladesh qui pèse 30 milliards de dollars.

Plusieurs dizaines d’employés étaient présents lundi soir dans cette usine de six étages située dans une zone industrielle en périphérie de Dacca lorsque qu’une chaudière a explosé. La déflagration a fait s’effondrer une partie du bâtiment.

Les autorités ont mis fin aux opérations de recherche de survivants, qui ont duré près de 22 heures, après que les secouristes eurent découvert deux corps dans les toilettes près de la salle où se trouvait la chaudière détruite. Cette découverte porte à 13 le bilan des morts.

« Nos cinq pompiers ont achevé les recherches dans la totalité de la partie où se trouvent les débris », a déclaré à l’AFP un responsable local Mahmud Hasan.

L’explosion s’est produite pendant des travaux de maintenance de la chaudière au moment où la majorité des 5.000 employés de l’usine étaient en congés en raison des célébrations de l’Aïd el-Fitr.

« Si cela s’était produit aujourd’hui, il y aurait probablement eu plus de morts », a déclaré à l’AFP Mesba Faruqui, directeur des opérations de l’usine.

L’un des employés blessés soigné dans un hôpital du quartier a accusé de « négligence » les responsables de l’usine qui n’ont pas remplacé la chaudière alors que selon lui, elle « émettait sans cesse des signaux d’alerte » avertissant d’un danger.

La cause de la catastrophe n’était pas claire. Le gouvernement a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête sur l’explosion,

L’usine située dans le quartier industriel de Gazipur est la propriété de Multifabs, qui fabrique des vêtements pour des marques comme Littlewoods et Aldi, selon son site internet.

En avril 2013, l’effondrement du Rana Plaza avait fait plus de 1.100 morts et mis en lumière la face sombre de la sous-traitance. Les grandes marques textiles se sont depuis engagées à renforcer la sécurité dans cette industrie.

Romandie.com avec(©AFP / 04 juillet 2017 19h43)                                            

Le café est un combustible pouvant faire tourner des usines

novembre 12, 2016

Traversée d’une Afrique bientôt électrique (6). Lean Energy Solutions produit 40 tonnes par jour de briquettes des déchets agricoles, qui remplacent le gaz ou le diesel. Coca-Cola ou Unilever sont preneurs.

Les briquettes sont chargées dans la chaudière pour alimenter le foyer. Ici dans l’usine de textile de Spinners & Spinners, au Kenya.

Les briquettes sont chargées dans la chaudière pour alimenter le foyer. Ici dans l’usine de textile de Spinners & Spinners, au Kenya. Crédits : Matteo Maillard
Imaginons une scène du quotidien kényan. Un homme est attablé dans un des nombreux cafés bondés et bruyants du centre de Nairobi, la capitale. Il porte un pull rouge seyant tout en sirotant son soda glacé. Il ne se doute pas un instant qu’en effectuant ces gestes simples, revêtir ce pull et boire ce soda, il participe à une petite révolution verte pour les industries : la briquette écologique. Pour comprendre son origine, reculons de quelques mètres, derrière le comptoir où un barista s’agite devant sa machine à expresso. Les grains de café qu’il moud proviennent des hauts plateaux au centre du pays, dans la région du Mont Kenya. Là, dans les cultures de caféiers, des femmes en cueillent les fruits. Puis un procédé mécanique débarrasse la graine de son enveloppe. Cet exocarpe, impropre à la consommation, est écarté et jeté.

Faire tourner une usine avec les coques des graines de café

Mais depuis 2006, Lean Energy Solutions, une entreprise kényane, récupère ces déchets pour les valoriser. Elle a fourni aux ouvrières des plantations de grandes bâches en plastique noir et, contre rémunération, leur demande de verser les coques de café sur celles-ci afin qu’elles sèchent au soleil. Elles seront ensuite transportées par camion dans l’une des usines de briquettes de la société. Dans celle de Kiambu, près de Nairobi, il n’y a même pas besoin de transport. L’usine se trouve en face d’une fabrique de café. Depuis celle-ci, un convoyeur d’une cinquantaine de mètres a été construit au-dessus des bâtiments. Il transporte les coques, rachetées à moindre coût, jusque dans une grande salle où elles s’empilent sur plusieurs mètres.

Des empoyés de Lean Energy chargent le compresseur avec la sciure de bois et les coques de café. Ici dans l’usine de Kiambu de Lean Energy, près de Nairobi.

Des empoyés de Lean Energy chargent le compresseur avec la sciure de bois et les coques de café. Ici dans l’usine de Kiambu de Lean Energy, près de Nairobi. Crédits : Matteo Maillard

Puis les déchets végétaux du café sont mélangés à d’autres débris organiques récupérés par l’entreprise : la sciure de bois, la bagasse de canne à sucre et les résidus de charbon. Encore humide, le mélange traverse un immense séchoir au bout duquel un compresseur l’agglomère en des rondins friables, plus communément appelés briquettes à cause de leur important pouvoir calorifique. Chaque jour, dans cette usine, 80 tonnes de débris servent à produire 40 tonnes de briquettes que quatre camions porteront aux entreprises qui les achètent.

Un ouvrier remplit le séchoir des débris organiques. Crédits : Matteo Maillard

Lean Energy a passé des contrats avec douze sociétés basées au Kenya et deux en Tanzanie qui ont toutes installé une chaudière industrielle à cet effet. Parmi les clients les plus importants, on compte les géants de l’agroalimentaire Unilever, Coca-Cola, Pepsi-Cola et des sociétés de textile comme Spinners & Spinners. C’est dans les bâtiments de cette dernière que nous nous rendons pour observer comment des graines de café peuvent faire tourner une usine.

Crédits : Infographie Le Monde

La chaudière est une immense fournaise en fonte. Deux opérateurs la chargent de pelletées de briquettes afin de maintenir la pression entre 7,5 et 8,5 bars, jour et nuit. L’eau froide bout rapidement et produit une vapeur à 250 degrés qui se faufile à travers les conduits de l’entreprise de textile jusqu’au département des teintures où, par imprégnation et vaporisage, le pull de notre buveur de soda prend sa jolie teinture rouge carmin.

La fabrique de textiles de Spinners & Spinners à Nairobi.

La fabrique de textiles de Spinners & Spinners à Nairobi. Crédits : Matteo Maillard

D’ailleurs, qu’en est-il de son soda ? Il faut, pour le savoir, faire 350 kilomètres en direction de l’est du Kenya, dans l’usine Coca-Cola de Kisumu. Là, une chaudière semblable a été installée à l’extérieur du bâtiment. Comme pour l’autre, deux opérateurs de Lean Energy se chargent de l’alimenter. La vapeur produite est utilisée dans l’usine pour nettoyer les bouteilles en verre vides et dans la transformation du sirop concentré en boisson gazeuse.

La sciure de bois et les coques de café sont compressées pour faire les briquettes, dans l’usine de Kiambu de Lean Energy, à Nairobi.

La sciure de bois et les coques de café sont compressées pour faire les briquettes, dans l’usine de Kiambu de Lean Energy, à Nairobi. Crédits : Matteo Maillard

« Auparavant, toutes ces usines utilisaient des chaudières au mazout ou au diesel, explique Dinesh Tembhekar, directeur de Lean Energy. Pour les convaincre, nous leur avons proposé d’installer à nos frais notre chaudière à briquettes à côté de leur usine afin de produire une vapeur écologique qu’on leur vendait 25 % moins cher que leurs dépenses en mazout. Ainsi, ils étaient doublement gagnants. »

Dinesh Tembhekar, directeur de Lean Energy dans les nouveaux locaux.

Dinesh Tembhekar, directeur de Lean Energy dans les nouveaux locaux. Crédits : Matteo Maillard

Cette stratégie verte a permis à Lean Energy de signer des contrats de huit ans avec ces compagnies et de bénéficier d’une ligne de crédit de l’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique). « Produire une tonne de briquettes revient à créer 12 jours de main-d’œuvre pour un Kényan et à réduire d’une tonne les émissions de C02, poursuit-il. Les industries locales n’ont plus besoin d’importer du diesel ou du mazout des pays du Golfe. Tout est fait sur place, et reste sur place ».

Lean Energy emploie 400 personnes à travers le pays, dont une majorité de femmes en travail temporaire

Lean Energy emploie 400 personnes à travers le pays, dont une majorité de femmes en travail temporaire Crédits : Matteo Maillard

Modèle de succès kényan dans les énergies renouvelables, Lean Energy emploie 400 personnes à travers le pays, dont une majorité de femmes en travail temporaire. « Chaque année nous grandissons de 40 % et doublons notre personnel », lance M. Tembhekar. Une croissance insolente qui lui a permis d’installer son entreprise dans de nouveaux locaux et d’établir des partenariats avec le groupe français Schneider Electric. Désormais, elle investit aussi le marché du solaire en proposant des éclairages publics photovoltaïques et, à l’instar de D. Light ou de M-Kopa, des kits solaires domestiques pour les foyers kényans sans électricité.

Prochaine étape ? « Le marché rwandais puis, peut être, ougandais », confie-t-il à discrétion. Musique d’avenir ambitieuse. « Le continent est vaste, regorge de solutions énergétiques vertes et de ressources inépuisables. » Il tapote sur le bureau puis se redresse sur sa chaise. « Vous voulez un café ? »

Inde: Incendie dans une usine de fabrication de vestes

novembre 11, 2016

New Delhi – Treize ouvriers indiens sont morts dans leur sommeil vendredi dans l’incendie de l’atelier de confection en périphérie de New Delhi où ils étaient employés, selon la police.

Des ouvriers dormaient dans une fabrique de vestes en faux cuir située dans un petit bâtiment résidentiel lorsque le feu a pris en pleine nuit, probablement causé par un court-circuit ou une cigarette.

L’incendie s’est déclaré vers 04H30 du matin (23H00 GMT jeudi) dans une zone résidentielle de Sahibabad, à l’est de la capitale indienne, a déclaré à l’AFP Bhagwat Singh, porte-parole de la police locale.

Treize personnes qui étaient en train de dormir sont mortes et deux ou trois autres sont soignées à l’hôpital, a-t-il ajouté.

Alertés par les cris d’horreur des personnes piégées à l’intérieur, les habitants du quartier se sont précipités aussitôt sur le lieux du sinistre.

Nous avons commencé à éteindre le feu nous-mêmes avec des seaux et des tuyaux d’arrosage, a relaté Shahabudin Ali, un riverain, affirmant que les pompiers n’étaient arrivés sur place que deux heures plus tard.

Abbas Hussain, un pompier intervenu sur les lieux, a indiqué à l’AFP que deux personnes avaient pu échapper aux flammes car elles s’étaient réveillées peu après le départ des flammes.

Deux (employés) se sont réveillés par chance et disent avoir hurlé à leurs camarades de se réveiller tout en courant vers la terrasse. Mais les autres ne se sont pas réveillés, peut-être était-ce déjà trop tard, a dit M. Hussain.

Les deux survivants ont échappé à l’incendie en sautant d’un balcon.

L’atelier semblait être installé là illégalement, sans posséder les autorisations nécessaires, selon les premières récurrente dans cette zone.

Nous sommes mal payés et devons vivre dans des conditions inhumaines pour épargner de l’argent, a confié Nawaz Alam, un travailleur migrant employé dans une fabrique illégale de jeans voisine.

Je préférerais travailler dans une vraie usine mais je n’arrive pas à avoir un travail, a-t-il ajouté.

Les incendies dans les usines sont relativement fréquents en Inde en raison du non respect des règles sur la sécurité au travail.

Huit ouvriers ont péri le mois dernier dans une explosion dans une fabrique de pétards dans l’Etat du Tamil Nadu (sud). En 2014, un gigantesque incendie dans une usine de ce type au Madhya Pradesh (centre) avait tué 15 personnes.

La catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, où 1.138 personnes étaient mortes dans l’effondrement du bâtiment, avait mis en lumière le coût humain des biens bon marché et relancé le débat éthique sur le choix des sous-traitants des entreprises occidentales.

Romandie.com avec(©AFP / 11 novembre 2016 13h10)

Retrouvé vivant après deux jours sous les gravats au Pakistan

novembre 7, 2015

Un adolescent a été sorti vivant des décombres d’une usine, plus de deux jours après l’effondrement du bâtiment, ont annoncé samedi des responsables locaux. La famille croyait l’avoir inhumé après une méprise lors de l’identification d’un corps.

Sa famille le croyait mort : elle avait déjà identifié un autre corps retrouvé dans les décombres comme étant celui de l’adolescent et procédé à l’inhumation de la dépouille dans le village de ses ancêtres, à 265 km de Lahore.

« Avec la bénédiction de Dieu, Muhammad Shahid, 18 ans, a été extrait 50 heures après l’effondrement du bâtiment », a annoncé un haut responsable de l’administration à Lahore, Muhammad Usman.

Depuis le drame mercredi soir, 37 corps ont été retrouvés et une centaine de rescapés ont pu être secourus hors des gravats de l’usine de quatre étages fabriquant des sacs de polyéthylène dans la zone industrielle de Sundar, à 45 km du centre de Lahore.

Enquête ouverte
Le sauvetage du jeune homme a donné lieu à des scènes d’émotions sur le site où les secouristes se sont mis à crier « Allah Akbar (Dieu est grand) et ont repris espoir.

Environ 150 personnes se trouvaient sur les lieux lorsque le bâtiment s’est effondré. On ignorait combien de personnes, mortes ou éventuellement survivantes, se trouvaient encore sous les décombres. Selon des ouvriers, nombre d’enfants travaillaient dans l’usine.

Les autorités de la province ont indiqué qu’une enquête avait été ouverte, et qu’un rapport était attendu d’ici à deux semaines.

Romandie.com avec

Espagne: six morts et trois blessés graves dans l’explosion de l’usine de feux d’artifice

septembre 1, 2015

Saragosse (Espagne) – Encore trois personnes se trouvaient mardi soir dans un état grave ou très grave au lendemain de l’explosion dans une usine de feux d’artifice à Saragosse (Espagne) qui a déjà fait six morts, selon le gouvernement régional.

Une femme est dans un état très grave et deux personnes, un homme de 25 ans et une femme de 45 ans, sont dans un état grave et se trouvent en unité de soins intensifs, selon un nouveau bilan diffusé par le gouvernement régional d’Aragon. Un des six blessés est sorti de l’hôpital le matin.

Selon cette source l’accident a été entraîné par une première déflagration, dans une poudrière.

Elle a ensuite provoqué une réaction dans un autre bâtiment, à 40 mètres, puis encore davantage de destructions dans les baraques où se trouvaient les explosifs, a expliqué à l’AFP un porte-parole du gouvernement régional.

L’explosion, intervenue lundi en début d’après-midi, a tué six personnes, dont une victime retrouvée mardi dans les décombres. Elle en a blessé six autres.

L’entreprise Pirotecnia Zaragozana S.A. est située à moins de 10 km de l’aéroport de Saragosse. Fondée en 1860, elle avait été rachetée en janvier 2015 par le groupe français de pyrotechnie Étienne Lacroix.

L’usine emploie plus de 40 personnes à la fabrication de feux d’artifice et exporte vers l’Europe et au Canada, selon son site internet.

Les producteurs de feux d’artifice sont traditionnellement très sollicités en Espagne en août, pour des fêtes religieuses célébrées dans de nombreuses communes.

Romandie.com avec(©AFP / 01 septembre 2015 18h05)

Italie: sept morts dans l’explosion d’une usine de feux d’artifice

juillet 24, 2015

Rome – Sept personnes ont été tuées dans l’explosion, vendredi, d’une usine de feux d’artifice dans la banlieue de Bari, au sud de l’Italie, ont indiqué les médias, citant les services de secours.

Selon l’édition locale du quotidien La Repubblica, une camionnette aurait explosé en premier, déclenchant ensuite une série d’explosions au sein même de l’usine qui produisait des feux d’artifices pour les fêtes locales.

Les explosions ont duré une heure environ et les secouristes, dont les pompiers, ont dû intervenir également avec deux Canadair pour éviter que l’incendie ne se propage à une forêt proche de l’usine.

Les explosions ont également fait plusieurs blessés, dont au moins un avec de très graves brûlures, sur environ 90% de la superficie du corps, selon la même source.

Le président italien Sergio Mattarella a fait part de son émotion et réclamé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet accident, le plus tôt possible.

Des explosions de ce genre se produisent régulièrement en Italie et chaque année plusieurs personnes trouvent la mort dans ce type d’incidents.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2015 19h58)