Posts Tagged ‘usurpation’

France: Un homme jugé après s’être fait passer pour le neveu de Brigitte Macron

octobre 23, 2021

L’accusé, qui aurait eu l’aide d’une complice, a tenté de bénéficier de nombreux avantages dans le monde entier, rapporte « Le Parisien ».

Un jeune homme et sa complice sont juges mardi 26 octobre au tribunal correctionnel de Paris dans une affaire d'usurpations d'identites liee a la Premiere dame, Brigitte Macron.
Un jeune homme et sa complice sont jugés mardi 26 octobre au tribunal correctionnel de Paris dans une affaire d’usurpations d’identités liée à la Première dame, Brigitte Macron.© THOMAS COEX / AFP

Ce sont de rocambolesques escroqueries dont il devra s’expliquer devant la justice. Comme l’indique Le Parisien, un jeune homme ainsi que sa complice vont être jugés mardi 26 octobre au tribunal correctionel de Paris dans une affaire d’usurpations d’identités liée à la Première dame, Brigitte Macron. Entre mars et avril 2018, l’accusé se serait fait passer pour le neveu de l’épouse du chef de l’État dans des mails frauduleux envoyés sous le nom de Pierre-Olivier Costa, le directeur de cabinet de Brigitte Macron, avec l’adresse « dir.cab@presidence-france.fr ».

Avec cette manoeuvre, le fraudeur aurait tenté de bénéficier de nombreux avantages comme rencontrer l’ambassadrice de France en Birmanie, profiter d’un hôtel de luxe à Marrakech, au Maroc, assister au Grand Prix de Formule 1 d’Australie ou encore se rendre à un concert de musique classique à Hong Kong. 

Le Parisien révèle également qu’une autre identité aurait été usurpée, celle de Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, pour tenter d’obtenir des faveurs dans un palace marocain, auprès de la compagnie Air China, du constructeur automobile Tesla, de la prestigieuse marque Tom Ford ou encore du Ritz, à Paris, pour privatiser la salle de spa.

L’accusé avait déjà été condamné pour des escroqueries

Si un grand nombre de ces escroqueries ont échoué et que le préjudice financier reste limité, les magouilles des deux malfaiteurs ont parfois été jusqu’au bout. Le quotidien explique notamment que le duo a pu profiter d’un hôtel 5 étoiles, avec un accueil VIP et des tarifs réduits pour une suite, à Hong Kong. L’établissement était alors persuadé d’héberger le neveu et la fille de Brigitte Macron.

Reconnu « menteur pathologique, mythomane, fabulateur » par les psychiatres, l’accusé a déjà été condamné à une dizaine de reprises pour des faits d’escroquerie. Par le passé, il avait notamment été mis en examen pour une autre affaire, en 2016, dans laquelle il s’était fait passer pour le fils d’un ministre de François Hollande dont il partageait le patronyme.

Avec Le Point

Thaïlande: un couple d’Italiens arrêté pour avoir usurpé l’identité de George Clooney

juin 16, 2019

 

Un Italien, soupçonné d’avoir usurpé l’identité de la star américaine George Clooney pour créer une griffe de mode et arnaquer des personnes en ligne, a été arrêté avec sa femme en Thaïlande après des années de cavale, a annoncé la police ce dimanche.

Francesco Galdelli, 58 ans, et Vanja Goffi, 45 ans, ont été arrêtés ce samedi dans une maison de la banlieue de Pattaya (centre) lors d’une opération conjointe entre les autorités thaïlandaises et italiennes.

«Durant l’interrogatoire, Francesco a avoué s’être fait passer pour George Clooney et avoir lancé un marque de vêtements en ligne pour arnaquer des personnes», a déclaré la division thaïlandaise de répression du crime dans un communiqué.

Fausse promo et fausses Rolex

En 2010, George Clooney avait témoigné contre le couple, et un complice, lors d’une audience à Milan. On lui avait alors présenté une pile de photos publicitaires le représentant avec les vêtements de cette ligne de mode ainsi que des documents censés arborer sa signature, que la star américaine avait désignés comme des faux.

«C’est un faux, sur cette photo je fume, or moi je ne fume pas», «faux, je n’ai pas une montre comme ça» ou «faux, cette signature n’est pas la mienne», avait-il égrené.

Selon la police, le couple était aussi recherché en Italie pour d’autres forfaits, notamment pour avoir vendu de fausses montres Rolex en ligne. Le couple – recherché sur une notice rouge d’Interpol depuis 2013 – se moquait parfois de leurs victimes en envoyant des paquets de sel à la place des montres.

Ces crimes leur avaient valu le surnom de «Bonnie et Clyde italiens», en référence au couple de célèbres braqueurs américains de la Grande dépression.

La luxueuse résidence du couple était surveillée notamment grâce à un drone, a indiqué la police italienne dans un communiqué. «Ils sont restés en Thaïlande à partir de 2014 et n’ont jamais quitté le pays », a déclaré la police, ajoutant qu’un tribunal les jugerait en vertu des lois thaïlandaises sur l’immigration avant le début de procédures d’extradition.

Pattaya, la station balnéaire thaïlandaise où ils s’étaient réfugiés, est connue pour être un haut lieu de la prostitution et du crime en Thaïlande.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mali et Guinée-Bissau: Sommet des chefs d’Etat de la Cédéao jeudi à Abidjan

avril 20, 2012

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se réuniront le jeudi 26 avril à Abidjan pour un sommet extraordinaire consacré aux crises au Mali et en Guinée-Bissau, a-t-on appris vendredi auprès de la présidence ivoirienne.

« Il y a un sommet extraordinaire des chefs d’Etat jeudi à 10H00 (locales et GMT) à Abidjan sur le Mali et la Guinée-Bissau », a indiqué à l’AFP l’entourage du président ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao.

L’organisation ouest-africaine est confrontée à deux très graves crises à la suite de coups d’Etat dans ces deux pays.

Au Mali, on attend la composition du gouvernement du nouveau Premier ministre de transition Cheick Modibo Diarra. Mais les putschistes qui ont renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré, parti jeudi en exil au Sénégal, sont soupçonnés de ne pas vouloir céder la place aux civils, malgré un accord conclu avec la Cédéao le 6 avril.

La Cédéao a par ailleurs menacé d’envoyer une force militaire régionale dans le nord du Mali, sous contrôle de rebelles touareg et de groupes islamistes armés, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), si la voie du dialogue échoue.

Pour la Guinée-Bissau, l’organisation régionale a condamné jeudi la mise en place d’un « Conseil national de transition », dénonçant une « usurpation du pouvoir » par les putschistes du 12 avril.

Le Portugal, ex-puissance coloniale, a plaidé jeudi soir devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour l’envoi d’une force de stabilisation dans ce pays, à laquelle pourraient contribuer des contingents d’Afrique de l’Ouest et de pays lusophones, notamment des soldats angolais déjà présents dans le cadre d’un accord bilatéral de coopération.

Jeuneafrique.com

Guinée-Bissau : un président de transition désigné, la Cedeao parle « d’usurpation » |

avril 20, 2012

Après un accord entre la junte bissau-guinéenne et les partis d’opposition, la nomination de Manuel Serifo Nhamadjo, candidat au premier tour de la présidentielle avortée, au poste de président de transition a été annoncé jeudi 19 avril. Une décision condamnée par la Cedeao, qui refuse de reconnaître les nouvelles autorités.

Il n’aura fallu qu’une semaine à la Guinée-Bissau pour se doter d’un président intérimaire et d’un Conseil national de transition (CNT), après le coup d’État de la junte militaire du 12 avril. En concertation avec l’ex-opposition, les militaires ont créé la surprise en annonçant jeudi 19 avril la nomination de Manuel Serifo Nhamadjo comme président de transition.

Dissident de l’ancien parti au pouvoir, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), le nouveau chef de l’État était arrivé troisième lors de la présidentielle du 18 mars, recueillant 15,75% des voix, loin derrière l’ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior (48,9%), grand favori du deuxième tour initialement prévu le 29 avril.

Comme le veut l’accord conclu le 18 avril entre la junte et les partis politiques, le CNT a pour mission de « gérer le processus de transition jusqu’à la tenue d’élections présidentielle et législatives dans un délai maximal de deux ans ». Il sera présidé par Braima Sori Djalo, numéro deux du principal parti de l’ex-opposition, le Parti de la Rénovation sociale de Kumba Yala (PRS).

Mais la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ne l’entend, elle, pas du tout de cette oreille. L’organisation régionale a « fermement condamné » jeudi « la mise en place d’un soit-disant « Conseil national de transition » en Guinée-Bissau, et  exprimé « son rejet de cette usurpation du pouvoir par le Commandement militaire », faisant également savoir « qu’elle ne reconnaîtra aucune transition émanant de la junte », selon un communiqué du président de la Commission de l’institution, Désiré Ouédraogo.

Force de « maintien de la paix » ?

La Cedeao « condamne fermement cette initiative illégale qui intervient surtout après l’engagement écrit pris par la Junte, à l’issue de sa rencontre avec la délégation de haut niveau de la Cedeao le 16 avril à Bissau, de se retirer pour permettre un retour immédiat à la normalité constitutionnelle », ajoute le communiqué. Une importante délégation ouest-africaine, dans laquelle figuraient plusieurs ministres et chefs d’état-major de la région, avait fait le déplacement lundi à Bissau afin de rencontrer les auteurs du putsch du 12 avril, qui s’étaient alors engagés rétablir l’ordre constitutionnel dans les plus brefs délais.

La Cedeao avait en outre exigé la libération immédiate du président intérimaire Raimundo Pereira et du Premier ministre Carlos Gomes Junior, tous deux arrêtés par l’armée le 12 avril et toujours détenus une semaine plus tard. Les deux dirigeants renversés seraient « en bonne santé », selon les observations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui a pu les rencontrer mercredi.

Quant à l’ONU, les membres du Conseil de sécurité était en réunion jeudi à New York afin d’étudier la possibilité d’envoyer une « force de maintien de la paix ». Parlant au nom de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), le ministre angolais des Affaires étrangères Georges Rebelo Chikoti a de son côté invité le Conseil de sécurité à « envisager l’adoption de mesures avec pour objectif de rétablir l’ordre constitutionnel et d’obtenir la libération sans conditions des dirigeants arrêtés. (…) Le temps presse et nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre et de laisser la population souffrir à la merci du pouvoir militaire », a-t-il fait valloir.

Jeuneafrique.com avec AFP