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Canada: Le vaccin contre la COVID-19 ne sera pas obligatoire en Alberta, assure Jason Kenney

janvier 8, 2022
Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney.

Le premier ministre rappelle que son gouvernement a retiré de la loi albertaine le pouvoir de forcer les habitants de la province à se faire immuniser. Photo : La Presse Canadienne/Jason Franson

Le premier ministre Jason Kenney assure que la province n’a pas l’intention de rendre obligatoire le vaccin contre la COVID-19.

Vendredi, le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, a déclaré que la vaccination obligatoire, qui est du ressort des provinces, sera la seule manière de ramener le Canada « vers une situation et une vie normales ».

Il a dit croire personnellement qu’on va en arriver là un jour.

En réaction à ces déclarations, Jason Kenney a rappelé sur Twitter que son gouvernement avait retiré la vaccination obligatoire de l’arsenal législatif l’an dernier. La province ne reviendra pas sur cette décision, point final, a écrit le premier ministre albertain vendredi.

Nous encourageons fortement les gens qui sont admissibles à se faire vacciner, mais cela reste un choix personnel, a-t-il précisé.

À lire aussi :

Cet été, Jason Kenney avait assuré à plusieurs reprises que l’Alberta n’aurait pas recours au passeport vaccinal. En septembre, la province avait finalement mis en place un programme d’exemptions de restrictions pour les commerces et lieux exigeant une preuve de vaccination ou un test négatif à l’entrée. 

Vendredi, l’Alberta a passé à nouveau le cap des 500 hospitalisations pour la première fois depuis novembre. Le nombre de patients aux soins intensifs, lui, est stable à 64.

Toujours dans son bilan publié vendredi, la province a signalé 6257 nouvelles infections au SRAS-CoV-2, un nombre record.

Par Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Canada/COVID-19 : l’Ontario recense 9571 nouveaux cas et déplore 6 autres décès

décembre 24, 2021

L’Ontario avait signalé 5790 cas, jeudi.

Une famille passe dans la rue près d'une manifestante antivaccin.

Parents et enfants à Toronto pour le vaccin contre la COVID-19. Photo: La Presse Canadienne/Chris Young

La COVID-19 se propage à la vitesse grand V en Ontario, qui recense 9571 nouveaux cas selon le dernier bilan des autorités sanitaires.

Alors que le Québec a franchi les 9000 nouveaux cas jeudi, l’Ontario rejoint ce palier avec un jour de décalage.

Avant l’arrivée du variant Omicron, le sommet provincial était de 4812 infections (16 avril 2021).

Selon les répartitions géographiques, 2456 nouveaux cas ont été recensés à Toronto mercredi. La région de Peel est passée de 491 cas à 1113. Dans la région de Halton, les nouveaux cas ont presque triplé, passant de 259 jeudi à 745, vendredi. Il y a également 604 nouvelles infections dans la région de York et 349 dans la région de Durham.

Le nombre de tests de dépistage effectués ne cesse d’augmenter (72 439) depuis le début de la semaine, tout comme le pourcentage de tests positifs (18,7 %).

Mercredi, le taux de positivité des tests de dépistage se situait à 16 % (sur 68 191 tests).

Dans la foulée de la publication du bilan, le ministère de la Santé de l’Ontario a exhorté la population à redoubler de prudence à quelques heures de Noël.

« Les jours et les semaines à venir exigeront une vigilance constante. Pendant le temps des Fêtes, veuillez célébrer en toute sécurité, vous faire vacciner et suivre les mesures de santé publique […] »— Une citation de  Alexandra Hilkene, porte-parole du ministère de la Santé

Hospitalisations

Les hôpitaux de la province accueillent 68 nouveaux malades de la COVID-19, tandis que les soins intensifs ont donné leur congé à cinq patients. 508 patients sont présentement traités à l’hôpital à cause de la COVID-19.

Bien que les unités de soins intensifs de la province restent stables, nous nous attendons à ce que le nombre d’admissions augmente dans les semaines à venir, à mesure qu’Omicron se répand, en particulier chez les personnes non vaccinées, a déclaré le ministère de la Santé de l’Ontario.

En prévision d’une augmentation des hospitalisations, la porte-parole du ministère assure que 600 lits en soins intensifs sont immédiatement disponibles et près de 500 autres lits sont disponibles pour une capacité de pointe si nécessaire.

Vaccination

En date du 24 décembre, au moins 11 379 811 Ontariens ont reçu deux doses du vaccin contre la COVID-19, soit 82% de la population de la province.

Parmi eux, 2 567 601 personnes ont déjà reçu une troisième dose de rappel.

229 743 nouvelles doses ont été administrées depuis le dernier bilan, en baisse par rapport à la veille (253 258 doses).

Sous-évaluation probable

Selon un expert, ces chiffres sous-évaluent grandement le nombre de nouvelles infections quotidiennes dans la province, car les cliniques de dépistage dans plusieurs régions ne suffisent pas à la tâche.

Selon toute vraisemblance, il faudrait multiplier ces chiffres au moins par trois ou quatre pour avoir une idée plus précise de ce qui se passe réellement, estime le docteur Fahad Razak, membre du comité scientifique qui conseille le gouvernement ontarien sur la COVID-19.

L’interniste à l’hôpital St. Michael’s, à Toronto, croit que même dans le meilleur des cas, les cliniques de dépistage ne décèlent probablement qu’environ la moitié de toutes les nouvelles infections en Ontario.

« Vous devez présumer que toute personne que vous rencontrez est porteuse de l’Omicron. »— Une citation de  Fahad Razak, interniste à l’hôpital St. Michael’s de Toronto

Il s’agit vraiment d’essayer de nous protéger autant que possible pendant la flambée et de protéger le système de santé, souligne-t-il, c’est l’objectif le plus important.

Par Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

Canada-Québec: Le vaccin contre la COVID-19 mis au point par Medicago est efficace à 71 %

décembre 7, 2021
Un homme protégé travaille avec des plantes dans une usine.

L’étude montre aussi que les effets secondaires du vaccin sont limités.(Archives) Photo: Gracieuseté : Medicago

Après des difficultés de recrutement, Medicago a finalement conclu la troisième phase de ses essais cliniques sur son vaccin candidat contre la COVID-19. Rendus publics par la société biopharmaceutique de Québec, les résultats montrent une efficacité globale du vaccin de 71 %, ce taux d’efficacité passe à 75,3 % quand le variant Delta est en cause.

Les résultats de cette phase 3, réalisée auprès de 24 000 personnes, seront soumis à Santé Canada dans les prochains jours. Avec ces données, Medicago souhaite voir l’autorité réglementaire canadienne approuver son vaccin candidat au plus tôt. Une homologation rapide permettrait à la société de procéder à la mise en marché de son vaccin au début de l’année prochaine.

Medicago a dû faire face à des défis de taille dans son processus en vue de valider l’efficacité de son vaccin candidat. D’abord au moment du lancement de la troisième phase de l’essai clinique en mars dernier, des vaccins étaient disponibles sur le marché, ce qui a complexifié le recrutement de participants. La société biopharmaceutique a donc dû changer ses plans et recruter en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

Autre sujet d’inquiétude pour les chercheurs de la société, les variants sont apparus alors que le vaccin candidat avait été concocté pour combattre le virus originel.

Mais malgré ces complications, Medicago se dit satisfaite du déroulement de son étude et surtout des résultats.

Nathalie Charland, directrice sénior aux affaires scientifiques et médicales chez Medicago, explique que leur vaccin candidat a finalement un bon niveau d’efficacité contre différents variants, et cela, peu importe la sévérité de la maladie : on a eu la moitié de Gamma la moitié de Delta. Pour les deux, on a de très bons résultats dans un environnement changeant et on est très fiers de ces résultats-là aujourd’hui.

Les serres dans la société biopharmaceutique de Québec.

Le Canada, qui a fourni 173 millions de dollars à Medicago pour développer ce vaccin, a déjà promis de faire l’acquisition d’au moins 76 millions de doses. Photo : Radio-Canada/Carl Boivin

Effets secondaires limités

L’étude montre aussi que les effets secondaires du vaccin sont limités : rougeurs sur le point de l’injection, fatigue, maux de tête et courbatures. Nathalie Charland précise que rien de majeur n’a été signalé en ce qui concerne les effets secondaires .

En plus de soumettre ses résultats à Santé Canada afin d’obtenir l’homologation de son vaccin candidat, Medicago discute avec le Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDASecrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques) aux États-Unis, avec la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency au Royaume-Uni, ainsi qu’avec l’Organisation mondiale de la santé (OMSOrganisation mondiale de la santé).

La société de Québec a bon espoir de voir son vaccin approuvé. Le Canada qui a fourni 173 millions de dollars à Medicago pour développer ce vaccin a déjà promis de faire l’acquisition d’au moins 76 millions de doses.

Selon Nathalie Charland, Medicago a déjà commencé à produire des vaccins dans son usine de Caroline du Nord aux États-Unis afin d’être prête à fournir des doses dès qu’elle aura obtenu le feu vert de Santé Canada. Pour l’heure, c’est un sentiment de fierté qui l’habite : si le candidat vaccin est approuvé, ce sera le premier vaccin sur plante à usage humain qui sera approuvé.

Nathalie Charland, directrice des affaires scientifiques et médicales chez Médicago

Plus d’informations

Chercheur clinicien au CHUCentre hospitalier universitaire de Québec, Marc Dionne estime que Medicago pouvait difficilement faire mieux dans le contexte où l’étude de phase 3 a été menée pendant que des variants ont fait leur apparition et que d’autres vaccins étaient disponibles sur le marché.

L’équipe de M. Dionne, comme d’autres équipes de chercheurs aux pays, a collaboré avec Medicago dans le recrutement de participants pour valider le vaccin candidat. Il sait ce que la société a dû traverser pour arriver à conclure cette étude.

Selon lui , reste à voir comment Santé Canada réagira devant les données fournies par Medicago : c’est certain que Santé Canada va vouloir éventuellement avoir plus d’informations sur la protection pour les malades les plus vulnérables parce que maintenant avec les vaccins homologués, on a des données sur la protection contre les hospitalisations et même contre les décès.

Pour Nathalie Charland, Medicago est consciente de la situation et mise sur les données accumulées lors des deux premières phases de l’essai pour convaincre Santé Canada : on espère qu’en combinant les résultats de la phase 2 et de la phase 3, ça satisfasse les demandes de Santé Canada. Actuellement, les discussions sont toujours en cours.

Avec Radio-Canada par Guylaine Bussière

Le Canada devrait travailler à l’équité vaccinale, et non à des restrictions inutiles

décembre 3, 2021
Des personnes attendent, assises sur des chaises de plastique, sous un soleil de plomb.

Des Sud-Africains attendent de recevoir une dose de vaccin contre la COVID-19, à Lawley, vendredi. Photo : Associated Press/Jerome Delay

Devant l’émergence et la propagation rapide du nouveau variant Omicron, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’inutilité des mesures de restriction imposées aux frontières par Ottawa et demander que le Canada travaille plus activement à augmenter la couverture vaccinale dans le monde.

Docteurs, spécialistes en maladies infectieuses et experts sur la question des droits de la personne sont unanimes : le gouvernement fédéral a la capacité d’augmenter et d’accélérer ses envois de doses de vaccins aux pays les moins nantis et il devrait le faire, tout comme il devrait encourager les compagnies pharmaceutiques à lever temporairement les brevets qui protègent les recettes de vaccins afin d’en accroître la production dans le monde.

Selon eux, il en va de l’intérêt du Canada lui-même

« Si vous n’en avez rien à faire de l’altruisme et que vous n’en avez que pour vos propres intérêts… Eh bien, il est dans votre intérêt que tout le monde soit vacciné le plus tôt possible sur cette planète. »— Une citation de  Dr Ross Upshur, professeur à l’École de santé publique Dalla Lana, à l’Université de Toronto

Peu après que l’Afrique du Sud eut annoncé avoir découvert l’existence d’un nouveau variant, le Canada a fermé ses frontières aux pays d’Afrique australe, où des cas avaient été détectés. Depuis, des États comme le Nigeria ou les Pays-Bas ont détecté des cas sur leur territoire qui sont antérieurs à la découverte d’Omicron par des scientifiques sud-africains, suggérant qu’il circule déjà à travers le monde, y compris au Canada.

Tous les jours depuis la détection d’Omicron, l’Afrique du Sud a d’ailleurs vivement dénoncé les restrictions la visant comme étant injustes et caduques. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a qualifié Omicron de préoccupant, a fait de même, mettant en garde contre les faibles taux de vaccination et de dépistage dans de nombreux pays.

L’OMSOrganisation mondiale de la santé a un objectif très clair : 70 % de la population mondiale devrait avoir reçu deux doses de vaccin d’ici la moitié de l’année 2022. Mais le monde est loin de cette cible, une quarantaine de pays – majoritairement en Afrique – présentant un taux de vaccination de moins de 10 % actuellement.

Vous avez raison de vouloir protéger les habitants de votre pays, mais je vous mets en garde : personne ne pourra dormir sur ses deux oreilles tant que l’Afrique ne sera pas vaccinée, a déclaré plus tôt cette semaine la Dre Angelique Coetzee, une des premières à avoir détecté Omicron chez des patients sud-africains.

Prendre des engagements, et les respecter

Pour atteindre son objectif, l’OMSOrganisation mondiale de la santé a mis sur pied le mécanisme COVAX, qui devait permettre de livrer 2 milliards de doses de vaccins contre la COVID-19 avant la fin de l’année, majoritairement à des pays à faible revenu. Or, à un mois de l’échéance, seulement le tiers de ces doses ont été distribuées.

L’OMSOrganisation mondiale de la santé est dans l’impossibilité de respecter ses engagements notamment parce que les pays les plus riches ont choisi de conclure de coûteuses ententes avec les manufacturiers de vaccins pour obtenir leurs doses de manière prioritaire, plutôt que de respecter le mécanisme de distribution.

Jusqu’à ce que COVAX ait accès aux doses dont ils ont besoin, nous continuerons de voir cet énorme écart dans la couverture vaccinale, a résumé Ian Thomson, de l’agence de développement internationale Oxfam Canada.

Le Canada s’est engagé à donner ou à financer l’achat de 200 millions de doses de vaccins d’ici la fin de 2022 via le mécanisme COVAX. Jusqu’à présent, il a fait don de 8,3 millions de doses et ses contributions financières ont permis d’en acheter environ 87 millions, selon Affaires mondiales Canada.

Ian Thomson estime que le Canada a répondu présent en offrant un soutien financier considérable à COVAX. En fait, ce qu’il n’a pas fait, c’est de respecter ces engagements, a-t-il toutefois déploré.

Le Canada fait don de doses de vaccins sur une base continue, à mesure qu’elles sont livrées par les manufacturiers, a expliqué Geneviève Tremblay, porte-parole pour Affaires mondiales Canada, dans un courriel envoyé à CBC.

Selon l’Agence de la santé publique du Canada, près de 6 millions de doses dorment toutefois dans des frigos à travers le pays, et un million de doses ont dû être jetées pour différentes raisons depuis le début de la campagne de vaccination.

La constitution d’un stock de vaccins ne fait rien d’autre que de créer un risque lié aux dates de péremption et à leur détérioration, ce qui est une tragédie compte tenu de cette situation mondiale, a dénoncé le Dr Zain Chagla, médecin spécialisé dans les maladies infectieuses au St. Joseph’s Healthcare de Hamilton et professeur agrégé à l’Université McMaster.

« Nous devons être très conscients du fait que les doses qui arrivent en sol canadien doivent répondre à une demande, sans quoi, elles ne devraient pas se retrouver ici. »— Une citation de  Dr Zain Chagla, médecin spécialisé dans les maladies infectieuses

Le Dr Chagla estime aussi que le Canada pourrait en faire plus pour la levée des brevets qui protégeant les vaccins contre la COVID-19.

Sur cette question, Ian Thomson, d’Oxfam Canada, est du même avis. Nous faisons pression depuis déjà plusieurs mois auprès de l’Organisation mondiale du commerce pour assouplir les règles afin que davantage de fabricants puissent fabriquer des vaccins contre la COVID-19, en particulier dans les pays en développement, a-t-il indiqué.

Ces pays ont la capacité de produire des vaccins, qui pourraient être distribués plus rapidement à leur population, a-t-il ajouté.

Encore là, le premier ministre Justin Trudeau s’est montré en faveur de la levée des brevets canadiens, mais aucune action concrète n’a encore été entreprise en ce sens. Le gouvernement fédéral participe aux discussions à ce sujet, a indiqué Geneviève Tremblay, porte-parole d’Affaires mondiales Canada.

Avec Radio-Canada d’après un texte de Stephanie Dubois, de CBC

États-Unis : les voyageurs aériens devront avoir été testés dans les 24 heures

décembre 3, 2021
Des personnes regardent l'horaire de départ des vols sur un écran dans un aéroport.

Les voyageurs aériens étrangers qui voudront se rendre aux États-Unis devront subir un test de dépistage dans les 24 heures précédant leur départ. Photo : Reuters / Lindsey Wasson

À compter du début de la semaine prochaine, les voyageurs étrangers, y compris les Canadiens, qui voudront se rendre aux États-Unis par avion devront avoir subi un test de dépistage pas plus de 24 heures avant leur embarquement.

L’actuel délai imposé aux personnes adéquatement vaccinées est de 72 heures, mais le président Joe Biden le réduit à 24 heures, dans le cadre d’un train de mesures de santé publique visant à ralentir la propagation du préoccupant variant Omicron.

Des sources ont indiqué à l’agence Reuters et à CNN que la mesure entrerait en vigueur lundi, dès minuit une, heure normale de l’Est. L’heure fixée correspond à l’heure du décollage des avions, précise CNN.

Nous mettons tout en œuvre pour assurer aux gens une protection maximale contre cette pandémie, a expliqué jeudi la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki, lors d’un point de presse avant l’annonce du président Biden en après-midi. Nous mettons en œuvre un plan solide qui s’appuie sur toutes les mesures que nous avons prises à ce jour – nous ne partons pas de zéro.

Une note explicative de la Maison-Blanche ne fait aucune mention toutefois des frontières terrestres, ni si les Canadiens entièrement vaccinés qui roulent vers le sud seraient tenus de montrer un résultat de test négatif. Aucun test de ce type n’est requis actuellement pour entrer aux États-Unis par voie terrestre.

Certains voyageurs canadiens soulignent que de tels tests abordables sont difficiles à trouver en pharmacie, surtout si l’on veut avoir un résultat en moins de 24 heures. Au privé, un test rapide peut coûter jusqu’à 350 $, plaident des voyageurs.

Interpellée là-dessus jeudi, Mme Psaki a déclaré que la Maison-Blanche prenait la question en considération, mais ne pouvait pas dire immédiatement s’il y aurait des exceptions.

Elle a par ailleurs souligné qu’il y avait encore plus de questions que de réponses sur les dangers du variant Omicron, ce qui rend difficile de prévoir des changements futurs des restrictions de voyage pour les étrangers. Je ne m’attendrais pas à une levée des restrictions avant d’en savoir plus sur ce variant, a déclaré Mme Psaki.

L’apparition du nouveau variant préoccupant ne constitue que le plus récent tournant du long chemin vers un semblant de normalité pour les personnes qui voyagent régulièrement entre les deux pays.

Cela fait moins d’un mois seulement que les États-Unis ont levé leurs restrictions sur les voyageurs non essentiels entièrement vaccinés qui arrivent par voie terrestre depuis le Canada et le Mexique.

Le Canada, quant à lui, a pour l’instant exempté les visiteurs américains de ses nouvelles règles plus strictes, qui obligent tous les autres voyageurs aériens étrangers, qu’ils soient vaccinés ou non, à se faire tester à leur arrivée et à s’isoler en attendant les résultats.

Ottawa n’a pas encore décidé si cette exemption accordée aux voyageurs américains allait rester en place la semaine prochaine. Le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos, entend consulter les provinces et les territoires à cet effet, mais son collègue des Transports, Omar Alghabra, a refusé mercredi d’indiquer si une décision était imminente.

Le Canada, qui a commencé à autoriser les citoyens américains entièrement vaccinés à entrer au pays en septembre, continue d’exiger que toute personne pleinement vaccinée, y compris les Canadiens, fournisse également la preuve d’un récent test négatif.

Voici quelques autres éléments de la stratégie américaine en 9 points, décrits mercredi par la Maison-Blanche avant l’annonce de M. Biden :

  • un plan pour étendre l’admissibilité à la troisième dose, avec un vaste effort de sensibilisation pour convaincre près de 100 millions d’Américains;
  • de nouvelles cliniques de vaccination familiale, offrant un guichet unique pour toute la maisonnée;
  • des efforts accrus pour vacciner en toute sécurité les enfants de moins de cinq ans;
  • une plus grande disponibilité des trousses de dépistage à domicile;
  • des équipes d’intervention rapide pour faire face aux éclosions du variant Omicron;
  • 200 millions de nouvelles doses de vaccin données à l’échelle internationale dans les 100 prochains jours.

Avec La Presse canadienne

Canada: Une fillette de 3 ans de Brandon reçoit par erreur le vaccin contre la COVID-19

décembre 3, 2021
Jenna Bardarson et sa fille Dali.

Plus d’une semaine après cet incident, la mère de la petite Dali n’a toujours pas pu obtenir de réponse sur l’impact que le vaccin pourrait avoir sur la santé de sa fille. Photo : Gracieuseté de Jenna Bardarson

Une fillette de trois ans de Brandon, au Manitoba, et sa mère ont reçu par erreur le vaccin contre la COVID-19 alors qu’elles avaient pris rendez-vous pour le vaccin contre la grippe, le 24 novembre.

Au lieu de nous administrer le vaccin contre la grippe, on nous a donné chacune la dose adulte du vaccin [Comirnaty de Pfizer-BioNTech], raconte la mère de la petite Dali, Jenna Bardarson.

Pourtant la mère et son enfant ne sont pas admissibles à recevoir ce vaccin.

Dali et tout enfant de moins de 5 ans ne sont admissibles à aucun des vaccins contre la COVID-19 disponibles actuellement. 

Santé Canada a approuvé, le 19 novembre, la version pédiatrique du vaccin Comirnaty de Pfizer BioNTech, qui est de 10 microgrammes au lieu des 30 microgrammes de la dose adulte.

Mme Bardarson, quant à elle, est déjà doublement vaccinée et ne pourra recevoir sa troisième dose qu’au mois de janvier.  

Elle s’est sentie sous le choc lorsqu’un professionnel de la santé lui a dit qu’une erreur s’était produite.

Je m’inquiétais pour ma fille, car nous commencions à avoir des effets secondaires et autres choses. Je ressentais de la colère et je voulais parler à quelqu’un, relate Mme Bardarson.

Elle mentionne que quelques jours après avoir été vaccinée, les deux ont eu de la fièvre et des maux de tête. Sa fille a même eu des vomissements.

Plus d’une semaine après cet incident, Jenna Bardarson n’a toujours pas pu obtenir de réponse sur l’impact que les vaccins pourraient avoir sur sa santé ou celle de sa fille.

Mme Bardarson ne veut pas que son expérience dissuade d’autres personnes de se faire vacciner, mais elle les encourage à poser des questions et à s’assurer que le bon vaccin est administré.

Elle comprend que les travailleurs de la santé puissent être fatigués et surchargés de travail en raison de la pandémie notamment, mais elle affirme que des erreurs comme celle-ci sont dangereuses.

Dans un courriel envoyé à CBC, le ministère de la Santé et des Aînés du Manitoba a reconnu qu’une femme et un enfant de trois ans ont reçu par erreur une dose pour adulte du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech, et indique avoir enquêté sur l’incident.

De telles erreurs médicales sont rares, mais elles se produisent, est-il écrit.

Le ministère de la Santé affirme que le parent a été informé de l’erreur et a reçu des informations sur les risques, qui dans ce cas étaient faibles.

Le ministère a également indiqué que le personnel de l’Office régional de la santé de Prairie Mountain avait contacté Mme Bardarson pour discuter avec elle et lui fournir une mise à jour de l’enquête.

Un suivi a eu lieu avec la personne chargée de la vaccination et, étant donné qu’elle a immédiatement reconnu l’erreur et l’a signalée à un superviseur, aucune autre mesure corrective n’a été prise, explique Santé Manitoba.

Jenna Bardarson espère que de nouvelles mesures seront mises en place pour s’assurer qu’une situation du genre n’arrive à aucune autre personne.

Santé Manitoba dit dans son courriel qu’une révision des processus existants a été faite afin d’apporter des ajustements qui permettraient d’éviter qu’une erreur similaire ne se produise à l’avenir.

Avec Radio-Canada

Le vaccin de Valneva contre le Covid-19 décroche une commande de l’Union européenne

novembre 10, 2021

Après un premier contrat avorté avec le Royaume-Uni, le laboratoire franco-autrichien vient de conclure un accord avec la Commission européenne. Les premières livraisons pourraient débuter en avril 2022.

C’est sans nul doute un soulagement pour Valneva. La Commission européenne a annoncé mercredi 10 novembre avoir conclu un accord avec le laboratoire franco-autrichien pour l’achat de son vaccin contre le Covid-19. Selon les termes du contrat, la biotech, installée à Saint-Herblain près de Nantes, fournira aux pays membres de l’Union européenne jusqu’à 60 millions de doses de VLA2001 – le nom de son candidat-vaccin à virus inactivé –, au cours des deux prochaines années, dont environ 27 millions de flacons en 2022.

Après le camouflet infligé par le Royaume-Uni, qui avait brutalement rompu son contrat avec l’entreprise pharmaceutique il y a deux mois, et qui prévoyait la fourniture de 100 millions de doses à Londres, la commande de la Commission européenne arrive à point nommé pour Valneva. La société, qui travaille sur l’élaboration de son vaccin contre le Covid-19 depuis le printemps 2020, avait dévoilé mi-octobre des résultats « initiaux positifs » de ses essais cliniques de phase 3 – dernière étape avant la mise sur le marché – pour son produit.

Ce nouveau vaccin viendra compléter l’arsenal mis à disposition par l’Union européenne pour répondre à la crise sanitaire. « Le vaccin Valneva ajoute une autre option à notre vaste portefeuille, une fois que son innocuité et son efficacité auront été prouvées par l’Agence européenne des médicaments », a commenté la commissaire européenne à la santé, Stella Kyriakides.

L’annonce du contrat européen a redonné des couleurs à la société

L’arrivée de ce vaccin à virus inactivé, une technologie plus « traditionnelle » que celle de l’ARN messager utilisée par les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna – les deux solutions les plus administrées aujourd’hui en Europe –, pourrait notamment convaincre certains adultes aujourd’hui réticents à se faire vacciner. Les Etats-membres pourraient également décider de faire don d’une partie de ces vaccins aux pays à revenu faible et intermédiaire, où les taux de vaccination sont encore faibles.

Il reste désormais au laboratoire franco-autrichien à obtenir une approbation des autorités réglementaires européennes afin de débuter la commercialisation de son produit. L’agence européenne des médicaments devrait bientôt dans ce cadre, commencer la revue progressive des données du VLA2001. Sous réserve d’une autorisation, les premières livraisons de vaccins, dont Valneva a déjà entamé la production depuis plusieurs mois, arriveront en avril 2022.

En attendant, l’annonce du contrat européen a redonné des couleurs à la société, qui avait chuté en Bourse après la résiliation du contrat avec Londres. Le titre progressait de plus de 20 % en milieu d’après-midi mercredi.

Avec Le Monde par Zeliha Chaffin

Vaccin Mosquirix : « Le paludisme ne sera plus la première cause de décès chez les enfants »

octobre 12, 2021
Vaccination antipaludique à Yala, au Kenya, en octobre 2021 © A health worker prepares a malaria vaccination for a child at Yala Sub-County hospital, in Yala, Kenya, on October 7, 2021. – World Health Organization (WHO) approved using the malaria vaccine, Mosquirix, on children between 5-month to 5-year old in sub-Saharan Africa and other parts with moderate to high malaria transmission after the malaria vaccine implementation programme (MVIP) in Ghana, Kenya, and Malawi since 2019. © BRIAN ONGORO/AFP

Le 6 octobre, l’OMS a décidé de recommander l’administration d’un premier vaccin antipaludique aux enfants du continent. Entretien avec le Pr Alassane Dicko, qui a dirigé les tests au Mali.

C’est un moment qualifié d’ « historique » par le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanon Ghebreyesus. Ce 6 octobre, son organisation a décidé de recommander l’administration du vaccin antipaludique « Mosquirix » aux enfants du continent. Dès 2015, l’Agence européenne des médicaments (EMA) avait délivré un « avis scientifique positif » sur le vaccin RTS,S/AS01, sur lequel les laboratoires GlaxoSmithKline (GSK) travaillaient depuis plusieurs décennies, après qu’une étude clinique avait été réalisée dans sept pays africains et que les résultats avaient été publiés dans The Lancet. Mais a l’époque, l’OMS avait jugé les éléments en sa possession insuffisants, demandant aux promoteurs du sérum des données complémentaires sur la façon optimale d’utiliser le vaccin.

Une phase de vaccination « pilote » a donc été menée, à partir de 2017, au Kenya, au Ghana et au Malawi, tandis qu’une autre série de tests était menée au Burkina Faso et au Mali, en collaboration avec la London School of Hygiène and Tropical Médecine. Et les résultats observés ont été publiés en août dernier dans la revue The New England Journal of Medecine, motivant la décision de l’OMS.

Au Mali, les recherches étaient centralisées au Malaria Research and Training Center (MRCT), de renommée mondiale, dont les équipes installées à Bougouni et à Ouelessebougou, dans la région de Sikasso, étaient dirigées par Alassane Dicko, assisté de Issaka Sagara. Le professeur, lauréat en 2017 de l’Africa Prize pour ses recherches sur le paludisme, a répondu aux questions de Jeune Afrique sur cette découverte qui devrait sauver des milliers de vie chaque année sur le continent.

COMME LE COVID-19, LE PALUDISME MÉRITE DES DÉCISIONS URGENTES

Jeune Afrique : Comment avez-vous accueilli la décision de l’OMS de donner une recommandation pour l’utilisation du vaccin antipaludique ?

Pr Alassane Dicko : Nous étions convaincus de la qualité des résultats. L’OMS semble avoir tiré les leçons du Covid-19 : on a rapidement trouvé un vaccin, les mécanismes pour le déployer et des décisions politiques appropriées ont été prises aussitôt. Le paludisme mérite aussi des décisions urgentes. On ne doit pas laisser les enfants africains mourir s’il y a une solution qui est disponible, comme celle que nous venons de trouver. Il faut désormais déployer ce vaccin.

Les résultats sont-ils conformes à ce que vous espériez ?

Les résultats vont au-delà des espérances. On ne s’attendait pas à un impact aussi important. Le vaccin permet une réduction de l’ordre de 70 % des formes sévères et de 73 % des décès si on le combine avec la chimio-prévention. C’est extraordinaire, on n’a pas eu de progrès aussi importants en vingt ans de lutte. Malgré tous les outils que nous avons largement déployés – le CTA [combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine], les moustiquaires imprégnées d’insecticides, la CPS –, le paludisme continue à être la première cause d’hospitalisation et de décès des enfants en Afrique. Selon les résultats que nous venons de produire, cela ne sera plus le cas grâce à ce vaccin.

Le vaccin a une certaine efficacité pendant quelques mois, puis celle-ci baisse. Nous aurons donc le maximum d’impact en l’administrant au début de la saison de transmission du paludisme – près de 80% des cas surviennent entre juillet et novembre. C’est comme cela qu’on aura le maximum d’impact.

CERTAINS PARTENAIRES CESSENT DE SOUTENIR LES CAMPAGNES DE LUTTE AU MALI, NOTAMMENT DANS LE NORD DU PAYS

Quelle est l’efficacité du vaccin par rapport à la chimio-prévention ?

Avec le RTS,S, les accès de paludisme sont réduits de 63% par rapport à la CPS. C’est important pour le continent. Il y a une bande en Afrique australe où la CPS ne fonctionne pas parce que les parasites sont résistants aux médicaments. Il faut introduire une vaccination saisonnière dans ces régions. Mais il faut toujours maintenir la chimio-prévention. Car nous n’avons pas encore le vaccin idéal. Les recherches continuent pour trouver des améliorations.

Avez-vous déjà une visibilité sur ces possibles améliorations ?

À Bougouni et Ouelessebougou, on est en train de tester un autre vaccin, qui s’appelle R21, un « cousin proche » de RTS,S. Nous sommes à la phase 3 d’évaluation et nous espérons que ce vaccin va venir s’ajouter à l’arsenal disponible. Comme on l’a vu avec le Covid-19, c’est important d’avoir plusieurs sources de vaccin contre le paludisme.

Quels sont les défis que doit aujourd’hui relever le Mali dans la lutte contre le paludisme ?

Le combat contre les maladies comme le paludisme est une course de fonds et non de vitesse. Le problème, c’est que certains de nos partenaires cessent de soutenir les campagnes de lutte, notamment dans le nord du pays. Avec le Programme national de lutte contre paludisme, nous avons initié une rencontre pour voir comment engager certaines sociétés privées susceptibles de collaborer avec nous. Si nous ne faisons pas ça, nous reviendrons à la case départ. Parce que c’est une maladie infectieuse, qui va continuer à se propager.

Avec jeune Afrique par Bokar Sangaré

Canada: Les infirmières non vaccinées contre la COVID-19 ne pourront plus exercer au Québec

octobre 11, 2021

Le président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a confirmé la suspension imminente du permis des infirmières qui ne sont pas adéquatement vaccinées contre la COVID-19.

La mesure concernerait plus de 4000 infirmières au Québec.

© /Shutterstock / Alliance Images La mesure concernerait plus de 4000 infirmières au Québec.

Cette décision intervient sur les recommandations du ministre de la Santé, Christian Dubé, qui a suggéré à tous les ordres professionnels du milieu de la santé de suspendre le permis d’exercer de leurs membres qui refusent de se faire vacciner à compter du 15 octobre.

Chez les infirmières, 4338 ne sont pas adéquatement vaccinées, et 2807 ne le sont pas du tout, a précisé Luc Mathieu, président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, au micro de l’émission Tout un matin.

À ce nombre s’ajoutent 5716 infirmières dont le statut vaccinal n’est pas encore connu pour des problèmes administratifs et qui seront contactées d’ici mercredi pour clarifier leur situation.

Seules les employées en télémédecine sont exemptées d’obligation vaccinale, a ajouté le président de l’Ordre.

Luc Mathieu, président de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).

© /Radio-Canada Luc Mathieu, président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).

Les infirmières suspendues pourront, par la suite, retrouver leur droit de pratique en fournissant la preuve d’un parcours vaccinal complet. L’Ordre précise qu’il n’exigera pas d’examen pour réintégrer ses rangs, même après plusieurs mois de suspension.

Le décret sur la vaccination obligatoire du personnel de santé a soulevé une multitude de questions, a reconnu M. Mathieu, et ce, jusqu’à tout récemment.

Suspendre ou même limiter le permis d’un membre, ce n’est pas rien. On voulait s’assurer qu’avant de transmettre les informations à nos membres et de prendre une position éclairée, on ait eu des échanges avec les représentants du ministère pour clarifier des choses», a-t-il précisé.

Sa décision a été immédiatement saluée par le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur Twitter, dans un gazouillis où il encourage aussi les infirmières à se faire vacciner, car il n’est jamais trop tard».

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec.

© Paul Chiasson/La Presse canadienne Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec.

Le Collège des médecins avait déjà annoncé qu’il suspendrait le droit d’exercer de ses membres non vaccinés, et ce, jusqu’à ce qu’ils régularisent leur situation.

Cela inclut notamment l’interdiction d’effectuer des téléconsultations et le suivi de résultats d’examens ou de tests de laboratoire», avait indiqué le Collège, considérant que la vaccination est un devoir déontologique et une obligation sociale.»

Une pression additionnelle »

À quelques jours de l’entrée en vigueur de l’obligation de vaccination pour les soignants, la suspension de permis est loin de faire l’unanimité, faisant craindre des difficultés d’organisation pour le secteur infirmier.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente quelque 76 000 membres, estime que la mesure est excessive» et s’engage à contester devant les tribunaux toute décision des ordres professionnels qui pourrait porter un préjudice démesuré à [nos] membres».

Elle n’est pas la seule à exprimer son mécontentement. Nous, on manque déjà de monde, déplore de son côté Nancy Hogan, présidente du Syndicat interprofessionnel du CHU de Québec. La vaccination, ça fait seulement en rajouter qui vont quitter.»

Mme Hogan aurait préféré que d’autres mesures soient envisagées dans un contexte de pénurie de personnel. Elle cite les tests de dépistage de la COVID-19 qui auraient pu être imposés aux infirmières trois fois par semaine, par exemple.

Il faut que le gouvernement donne son plan pour arrêter le TSO [temps supplémentaire obligatoire]», lequel risque de s’accentuer avec la suspension de centaines d’infirmières, craint-elle.

Ses inquiétudes sont partagées par Laurier Ouellet, président du syndicat des professionnels en soins de Chaudière-Appalaches: Ceux qui restent vont être obligés de faire encore plus de temps supplémentaire, anticipe-t-il, ça va être le chaos. Il y a des services qui vont être suspendus, ça c’est sûr.»

Par La Presse canadienne avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

En Guyane, le Covid-19 est hors de contrôle

septembre 24, 2021

Vingt et une personnes sont mortes ces sept derniers jours, un record, dans une région où le vaccin a toutes les difficultés du monde à s’imposer.

En Guyane francaise, l'epidemie de Covid-19 ne connait pas le reflux qu'on constate en metropole.
En Guyane française, l’épidémie de Covid-19 ne connaît pas le reflux qu’on constate en métropole.© Lionel VADAM / MAXPPP / PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/MAXPP

La situation est quasi catastrophique. Sur les sept derniers jours, rapporte le bulletin épidémiologique de Santé publique France, 21 personnes sont décédées du Covid-19 en Guyane. « Jamais la Guyane n’avait enregistré autant de décès et d’admissions en réanimation », note l’ARS, qui souligne que les chiffres dépassent déjà largement ceux remontés lors de la première vague de Covid-19.

130 personnes sont actuellement hospitalisées dans un état grave dans l’un des trois hôpitaux de la région. Une surcharge qui fait craindre aux chefs de service la mise en place, dans les jours prochains, d’un « tri des patients ». Une situation d’autant plus révoltante qu’en Guyane, le vaccin rencontre un succès très faible.

« J’essaie de comprendre pourquoi les gens ne veulent pas être vaccinés alors que nous subissons des vagues de plus en plus graves », a exprimé mercredi sur Guyane La 1e Didier Guidoni, directeur de l’hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni. Dans ce territoire de 300 000 habitants, où un habitant sur deux à moins de 25 ans, la vaccination est toujours à la peine avec « 30,5 % » de vaccinés chez les plus de 12 ans, selon les données officielles.

Le ministre des Outre-Mer sur place

C’est la couverture vaccinale la plus basse des régions françaises, avec la Guadeloupe. «  30 % de la population majeure est certaine de ne pas se faire vacciner », indiquait la dernière étude de l’Institut Pasteur de Guyane, expliquant cette situation par le « manque de confiance dans les autorités locales » et dans « le vaccin », et par un sentiment de « protection » acquise au cours des vagues précédentes de Covid-19.

Le ministre des Outre-Mer, Sébastien Lecornu, est attendu ce vendredi et jusqu’au 28 septembre en Guyane. Il se déplacera samedi à l’hôpital de Cayenne afin de constater la situation et d’adresser un message à l’attention des soignants. Les autorités recensent depuis le début de la pandémie plus de 250 décès liés au Covid-19 en Guyane, dont un quart ces 45 derniers jours.

Par Le Point avec AFP