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Les Etats-Unis lèvent les restrictions aux voyages internationaux

septembre 20, 2021
Les Etats-Unis levent les restrictions aux voyages internationaux
Les Etats-Unis lèvent les restrictions aux voyages internationaux© AFP/Brendan Smialowski

Les Etats-Unis lèveront le 1er novembre, pour les personnes vaccinées, les restrictions en place depuis mars 2020 sur les voyages internationaux, et dont le maintien agaçait nombre de leurs partenaires, Européens en tête.

En dix-huit mois, le « travel ban » a causé d’innombrables situations personnelles et familiales douloureuses.

En plus de présenter une preuve de vaccination contre le Covid-19, les voyageurs devront se faire tester dans les trois jours précédant leur voyage vers les Etats-Unis, et porter un masque, a indiqué le coordinateur de la lutte contre la pandémie à la Maison Blanche, Jeff Zients.

La levée des restrictions concernera les personnes immunisées avec les vaccins reconnus par l’agence américaine du médicament, la FDA, soit ceux de Pfizer/BioNTech, Moderna et Johnson&Johnson (Janssen).

Elle devrait aussi englober les millions d’Européens et de Britanniques vaccinés avec le sérum AstraZeneca, selon le commissaire européen Thierry Breton, chargé de coordonner l’approvisionnement de l’Union européenne en vaccins anti-Covid.

Dans sa présentation, la Maison Blanche est restée évasive sur la liste des vaccins, renvoyant cette décision aux autorités sanitaires.

Jeff Zients « m’a dit que pour les autres vaccins, pour AstraZeneca notamment, c’est leur agence de santé qui allait décider mais il avait l’air d’être positif et optimiste », a toutefois déclaré M. Breton à l’AFP.PUBLICITÉ

« Dictée par la science »

La Commission européenne a aussitôt salué l’annonce américaine, « une mesure attendue depuis longtemps par les familles et les amis séparés », et « une bonne nouvelle pour les entreprises ».

Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a jugé cette nouvelle « formidable » alors que les vols transatlantiques représentent une part substantielle de ses revenus. Avant la pandémie, il réalisait 40 % de son chiffre d’affaires sur ces liaisons.

Les fédérations du secteur aérien, Airlines for Europe et Airlines for America, ont aussi « applaudi » l’annonce.

Pour la Chambre de commerce américaine, cette mesure « contribuera à favoriser une reprise robuste et durable de l’économie américaine ».

L’annonce arrive en tout cas à point nommé dans un contexte de grande tension entre la France et les Etats-Unis dans une affaire de vente de sous-marins, mais Jeff Zients, sans se prononcer sur une éventuelle visée diplomatique, a insisté sur le fait que la décision elle-même était « dictée par la science ».

Thierry Breton a souligné de son côté que les Américains avaient été sensibles au fait que cette interdiction de voyage n’avait plus « aucun sens ».

L’Europe est « le premier continent du monde non seulement en matière de production de vaccins, en matière d’export (…) mais encore, en ce qui concerne le nombre de personnes (entièrement) vaccinées », a-t-il argué.

Washington lève des restrictions qui concernaient depuis mars 2020 les voyageurs en provenance notamment de l’Union européenne, du Royaume-Uni, ou de Chine, puis s’appliquant plus tard à l’Inde ou au Brésil.

Vingt mois

La Maison Blanche a voulu mettre en place un système global cohérent basé sur « les individus » et non sur des différences de traitement selon les pays de provenance, a expliqué M. Zients.

Alors que le président Donald Trump avait au départ fermé les frontières pour trente jours, les restrictions auront donc duré au total quelque vingt mois.

Au grand dam en particulier des pays européens, ayant rouvert leurs frontières aux Américains vaccinés sans réciprocité.

Le changement de politique signifie que beaucoup de familles et d’amis pourront à nouveau se réunir, après parfois près de deux ans de séparation.

Phil White, un entrepreneur britannique vivant près de San Francisco, a exprimé sa joie à l’AFP, expliquant que sa fille allait enfin pouvoir lui rendre visite depuis Londres en novembre.

« En tant que famille, nous allons être ensemble pour Thanksgiving, ce qui est génial », a-t-il déclaré, ajoutant que la situation avait été « très, très difficile » pour eux.

L’Allemagne et le Royaume-Uni ont loué la décision américaine lundi.

« Une excellente nouvelle – pour les investissements allemands et européens, nos exportations et l’ensemble de la relation transatlantique », a affirmé sur Twitter Olaf Scholz, vice-chancelier allemand et ministre des Finances.

« C’est important pour notre reprise économique, nos familles et nos échanges commerciaux », s’est félicitée la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss sur Twitter.

La Maison Blanche a durci le ton ces dernières semaines face aux résistances contre la vaccination dans le pays et multiplié les annonces pour l’imposer là où les autorités fédérales en ont le moyen, ou au moins pour y inciter fortement.

La levée des restrictions annoncée lundi ne s’applique par ailleurs pas aux frontières terrestres des Etats-Unis avec le Canada et le Mexique, toujours fermées aux voyages « non-essentiels », sauf pour les citoyens américains.

Ces restrictions seront en vigueur au moins jusqu’au 21 octobre, a indiqué Jeff Zients.

Par Le Point avec AFP

Canada-Refus de se faire vacciner: Québec ne doit pas imposer de sanctions, dit le PQ

août 31, 2021

QUÉBEC — L’opposition péquiste approuve l’idée de rendre la vaccination obligatoire pour le personnel de la santé, mais s’objecte à l’idée d’imposer des sanctions aux récalcitrants.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, avait convoqué les médias lundi pour afficher sa position, à la suite de la commission parlementaire de deux jours, tenue la semaine dernière, sur la vaccination obligatoire contre le virus de la COVID-19 décrétée par le gouvernement pour le personnel de la santé en contact avec les patients plus de 15 minutes.

Il a eu un certain mal à expliquer la logique de sa position, en appuyant la décision de contraindre les soignants à se faire vacciner, tout en rejetant la perspective de voir les récalcitrants se faire imposer un congé sans solde, soit le scénario envisagé par le gouvernement pour forcer la main aux employés du réseau.

Le chef péquiste croit que des sanctions trop lourdes pourraient être contre-productives, en éloignant des hôpitaux quantité de soignants, au moment où les pénuries de main-d’oeuvre sont déjà importantes.

Suspendre des employés réfractaires au vaccin pour une période indéterminée «risque d’amener plus de problèmes, plus de bris de services, plus de contestations et peut-être même un taux de vaccination moins élevé que si on continue dans l’approche actuelle», selon lui.

Il dit tourner le dos à une approche «qui mise sur la peur et la coercition», pour privilégier la persuasion et les tests de dépistage quotidiens pour augmenter la proportion de gens vaccinés dans le secteur de la santé.

«Nous croyons à l’éducation, la sensibilisation et la coopération», pour assurer la progression du processus de vaccination, a-t-il fait valoir, estimant que les travailleurs de la santé ayant des réticences envers la vaccination «ne sont pas nombreux».

Dans le secteur public seulement, Québec calcule qu’environ 30 000 employés ne sont pas vaccinés, risquant d’attraper le virus et de contaminer des malades. Le gouvernement a décrété que d’ici le 15 octobre les employés du réseau, du secteur public ou privé, devaient être pleinement vaccinés, ayant reçu deux doses, sous peine de devoir subir des sanctions.

Le PQ va aussi s’opposer à la possibilité d’étendre la vaccination obligatoire à d’autres catégories de travailleurs que ceux de la santé.

Avec Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

Covid-19 en Europe : l’OMS s’inquiète du nombre de morts

août 30, 2021

Face à la stagnation de la vaccination en Europe, l’OMS s’alarme et craint que les morts du Covid-19 explosent d’ici le mois de décembre.

Dans certains pays d'Europe, seul un soignant sur dix est vaccine.
Dans certains pays d’Europe, seul un soignant sur dix est vacciné.© CHRISTOPHE GATEAU / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Si le rythme de la vaccination n’accélère pas en Europe dans les jours et semaines à venir, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) craint de devoir compter encore plus de morts d’ici le mois de décembre. « La semaine dernière, le nombre de morts dans la région a augmenté de 11 %, avec une projection fiable prévoyant 236 000 morts en Europe d’ici au 1er décembre », s’ajoutant au 1,3 million de décès déjà provoqués par la pandémie sur le Vieux Continent, a déclaré le directeur de l’OMS Europe, Hans Kluge, lors d’une conférence de presse. Les pays de la région ont vu les taux d’infection augmenter à mesure que l’ancrage du variant Delta, plus contagieux, s’affirme, en particulier chez les personnes non vaccinées.

Sur les 53 États membres de la région, 33 ont signalé une hausse supérieure à 10 % de l’incidence des cas sur deux semaines, a souligné Hans Kluge. Outre la forte transmissibilité du variant Delta, un « assouplissement exagéré » des restrictions et une augmentation des voyages cet été sont à l’origine de la hausse du nombre de cas. D’autant que le rythme des vaccinations a ralenti. « Au cours des six dernières semaines, le taux a chuté de 14 %, en raison d’un manque d’accès aux vaccins dans certains pays et d’un manque d’acceptation des vaccins dans d’autres », a relevé Hans Kluge, appelant à augmenter la capacité de production et à dépasser les tentations nationalistes en partageant les doses.

Trop peu de soignants européens vaccinés

Si trois quarts des soignants dans l’ensemble de l’Europe sont vaccinés, dans certains pays européens ils ne sont qu’un sur dix, selon l’organisation onusienne. En Europe, seuls 6 % des habitants des pays à revenu faible et à revenu intermédiaire inférieur sont entièrement vaccinés, a-t-il indiqué, rappelant que l’OMS recommandait une couverture vaccinale de 80 % pour tourner la page de la pandémie. Selon des données de l’OMS, en huit mois, près de 850 millions de doses ont été administrées dans la région qui s’étend à l’Asie centrale. Dans la zone, au moins 413,26 millions de personnes sont complètement vaccinées (44,2 % de la population), d’après un comptage de l’AFP lundi.

Au niveau mondial, 5,239 milliards de doses ont été distribuées. Au total, au moins 216,3 millions de personnes ont été malades du Covid-19 dans le monde et au moins 4,5 millions sont décédées depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi lundi par l’AFP à partir de sources officielles. Sur le recours à un rappel ou troisième dose, proposé dans certains pays de la région, comme en Israël ou comme cela va l’être au Danemark – où il sera proposé à certaines personnes immunodéprimées –, l’OMS, qui a pour l’instant demandé un moratoire, ne l’exclut pas.

« L’administration d’une troisième dose pourrait être nécessaire à l’avenir pour des groupes de population spécifiques et/ou dans des contextes précis. Cependant, davantage de données sont nécessaires sur le moment optimal et le dosage des doses de rappel, qui peuvent différer selon les produits vaccinaux », explique un porte-parole de l’OMS Europe.

Hans Kluge presse les Européens d’accepter la vaccination

Pour Hans Kluge, « l’acceptation de la vaccination par la population est cruciale », en particulier alors que les mesures de santé publiques et sociales ont été assouplies dans de nombreux endroits. « Le scepticisme à l’égard des vaccins et le déni de la science nous empêchent de stabiliser cette crise. Ils ne servent à rien et ne sont bons pour personne. »

En cette période de rentrée scolaire, les États membres doivent mettre en place une stratégie vaccinale destinée à maintenir l’enseignement en présentiel, considéré comme vital. Il faudrait « proposer le vaccin contre le Covid-19 aux enseignants et aux autres membres du personnel scolaire en tant que groupe cible des plans de vaccination nationaux », ont indiqué l’OMS et l’Unicef Europe dans un communiqué publié plus tôt ce lundi.

À travers l’Europe, les restrictions sont disparates. Ainsi, l’instauration du pass sanitaire a franchi, lundi, une nouvelle étape en France, devenant obligatoire au travail pour 1,8 million de salariés en contact avec le public dans les restaurants, cinémas, musées, trains grandes lignes, là où il était déjà requis pour les clients.

Par Le Point avec AFP

Vaccination : une Université met 238 étudiants Américains dehors

août 21, 2021

Une Université américaine a désinscrit 238 de ses étudiants, pour ne pas s’être conformés au mandat de vaccination contre le Covid-19, rapporte CNN.

Parce qu'il leur etait reproche de ne pas s'etre conformes au mandat de vaccination, 238 etudiants ont ete desinscrits par l'etablissement d'enseignement superieur. (Photo d'illustration)
Parce qu’il leur était reproché de ne pas s’être conformés au mandat de vaccination, 238 étudiants ont été désinscrits par l’établissement d’enseignement supérieur. (Photo d’illustration)© DAMIEN MEYER / AFP

Aux États-Unis, l’Université de Virginie ne plaisante pas avec les mesures sanitaires, mises en place dans le cadre de la crise du Covid-19. Parce qu’il leur était reproché de ne pas s’être conformés au mandat de vaccination, 238 étudiants ont été désinscrits par l’établissement d’enseignement supérieur, rapporte CNN. L’information a été communiquée vendredi 20 août, par un porte-parole de l’université.

L’Université de Virginie exige que « tous les étudiants qui vivent, apprennent ou travaillent en personne au sein de l’université » soient entièrement vaccinés pour la prochaine année universitaire 2021-2022, selon les mesures en vigueur, précise ledit communiqué.

« Vous n’êtes pas éligible pour suivre des cours »

Parmi les 238 étudiants concernés, seuls 49 avaient déjà finalisé leur inscription pour les cours, nuance toutefois la chaîne d’information américaine. Quant aux 189 restants, « ils n’avaient peut-être pas du tout prévu de retourner à l’université cet automne », argue le porte-parole de l’université, Brian Coy, auprès de CNN. Et celui-ci d’ajouter : « La désinscription signifie que vous n’êtes pas éligible pour suivre des cours. » Il a ensuite précisé que les étudiants avaient encore une semaine pour mettre à jour leur statut. S’ils se conforment au mandat de vaccination dans les temps, ils auront la possibilité de se réinscrire.

Des exemptions religieuses ou médicales possibles

Environ 96,6 % des étudiants de cet établissement d’enseignement supérieur sont vaccinés, précise le site d’information. Au contraire, près de 1 % des étudiants ne sont actuellement pas vaccinés tandis qu’environ 1,3 % d’élèves ont été autorisés à demander des exemptions religieuses ou médicales. « Toute personne non vaccinée et bénéficiant d’une exemption devra effectuer un test une fois par semaine ; mais cette fréquence pourrait augmenter », a précisé Brian Coy, toujours auprès de CNN.

Par ailleurs, le porte-parole de l’Université de Virginie a assuré avoir rappelé – à mainte reprises – aux étudiants non-vaccinés de le faire, entre le 20 mai et le 1er juillet, pour éviter d’être désinscrits. « Ils ont reçu plusieurs e-mails, des appels, des SMS et – dans certains cas – leurs parents ont été contactés. »

Canada-Québec et Lévis n’imposeront pas la vaccination à leurs employés

août 19, 2021

Les villes de Québec et de Lévis n’obligeront pas leurs fonctionnaires à se faire vacciner contre la COVID-19, tant et aussi longtemps que cette mesure ne fera pas l’objet d’une recommandation de la part des autorités sanitaires.

Covid vaccination clinique mobîe la ronde montreal seringue

© Jean-Claude Taliana/Radio-Canada Covid vaccination clinique mobîe la ronde montreal seringue

Les deux municipalités n’emboîteront donc pas le pas, du moins à court terme, à Ottawa et à Toronto qui souhaitent imposer la vaccination à leurs employés. Elles vont continuer à suivre les règles de l’INSPQ et de la CNESST sur les mesures sanitaires en milieu de travail.

Il est clair qu’il n’est pas dans notre intention, pour le moment, d’obliger la vaccination de l’ensemble du personnel. Ça, c’est clair», affirme sans hésitation le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

Gilles Lehouillier n'a pas l'intention d'imposer la vaccination aux employés de la Ville de Lévis.

© /Radio-Canada Gilles Lehouillier n’a pas l’intention d’imposer la vaccination aux employés de la Ville de Lévis.

Selon lui, les mesures sanitaires que la Ville a mises de l’avant sont suffisantes pour contrer la propagation du virus, comme en témoigne l’absence d’éclosion parmi les employés municipaux.

Pas une compétence des villes

Le maire ajoute que de toute façon, la décision d’imposer ou non la vaccination ne relève pas de sa compétence.

Il faudra d’abord que le gouvernement du Québec statue parce que nous, on n’a pas de pouvoir là-dessus. Il y a des droits individuels qu’il faut respecter. Alors, nous, actuellement, on applique à la lettre l’ensemble des règles gouvernementales. C’est ça notre travail», insiste Gilles Lehouillier.

Le maire de Toronto, John Tory, a annoncé jeudi son intention d'imposer la vaccination aux fonctionnaires municipaux.© / CBC Le maire de Toronto, John Tory, a annoncé jeudi son intention d’imposer la vaccination aux fonctionnaires municipaux.

De l’autre côté du fleuve Saint-Laurent, la vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Québec, Marie-Josée Savard, abonde dans le même sens.

On s’est toujours collé aux directives de la santé publique. Alors, au moment où on se parle, l’obligation n’est pas là», rappelle la candidate à la mairie.

Elle précise que la Ville se rangerait derrière les autorités sanitaires si celles-ci décidaient d’imposer la vaccination aux employés municipaux.

Allez vous faire vacciner!»

Les partis d’opposition ne partagent toutefois pas cette position. S’il n’en tenait qu’à lui et à la faisabilité technique de la mesure, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, imposerait la vaccination aux fonctionnaires de la Ville. L’aspirant-maire soutient qu’il s’agit d’une mesure essentielle pour sortir de la pandémie.

Si je suis maire de Québec, moi, je l’exige […] Allez vous faire vacciner! C’est pas compliqué, mais je ne jouerai pas à la police [en allant] vérifier les codes QR à tous les matins. Je veux que tout le monde se fasse vacciner», martèle M. Gosselin.

Jean-François Gosselin appuie la vaccination obligatoire pour tous les employés de la Ville de Québec.

© Pierre-Alexandre Bolduc/Radio-Canada Jean-François Gosselin appuie la vaccination obligatoire pour tous les employés de la Ville de Québec.

Pour le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, qui brigue également la mairie, le temps commence à presser. Il invite l’administration Labeaume à imposer dès maintenant la vaccination à tous les employés municipaux. La Ville, dit-il, doit montrer l’exemple.

Je demande à ce que la Ville de Québec mandate et oblige ses fonctionnaires à se faire vacciner s’ils désirent travailler sur leur lieu de travail […] On est rendu à un point où une minorité impose des comportements à une majorité», fait valoir M. Rousseau.

Commission parlementaire

À court terme, le gouvernement Legault ne prévoit pas rendre la vaccination obligatoire, sauf pour certains travailleurs du réseau de la santé.

Pour l’instant, ça ne fait pas partie des orientations qu’on a données», a rappelé jeudi la vice-première ministre, Geneviève Guilbault.

Québec a annoncé mardi que la vaccination obligatoire ferait l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une commission parlementaire. Cette dernière pourrait débuter dès la semaine prochaine.

Par  Louis Gagné avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc et Marie Maude Pontbriand

Canada-Passeport: Les Québécois vaccinés auront des privilèges dès le 1er septembre

août 10, 2021

QUÉBEC — Les Québécois pleinement vaccinés auront un accès privilégié à certains lieux publics, comme les bars et les restaurants, dès le 1er septembre, en exhibant leur passeport vaccinal.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a confirmé mardi la décision du gouvernement Legault d’aller de l’avant avec l’implantation du passeport vaccinal partout au Québec, exerçant ainsi une pression supplémentaire sur les citoyens qui boudent encore le vaccin contre la COVID-19.

Contrairement à ces derniers, ceux qui auront reçu leurs deux doses de vaccin pourront donc montrer le code QR reçu par voie électronique et fréquenter le gym, leur restaurant préféré ou encore assister à des activités où les contacts sont nombreux, comme les spectacles ou les festivals.

En conférence de presse, le ministre a indiqué que la liste complète des lieux visés sera connue plus tard, durant la semaine du 23 août, mais on sait déjà que les commerces de détail et les services essentiels n’en feront pas partie.

Les établissements ou organismes susceptibles d’utiliser le futur passeport vaccinal recevront d’ici là l’application requise qui leur permettra de faire le tri de la clientèle. Quant à eux, les employés de ces établissements ne seront pas tenus d’être vaccinés.

M. Dubé a justifié l’adhésion du gouvernement au passeport vaccinal par «l’inévitable» quatrième vague d’infections à la COVID-19, qui se manifeste déjà par une hausse récente du nombre de cas et du nombre d’hospitalisations, tout comme la présence croissante au Québec du variant Delta, réputé fort contagieux.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Dans les prochaines semaines, des projets pilotes seront menés en vue de tester cette nouvelle façon de faire, le temps de s’ajuster au besoin pour implanter le passeport vaccinal partout au Québec dès le 1er septembre. À Québec, le projet pilote sera mené à compter de mercredi dans une brasserie, tandis qu’à Laval le passeport sera testé dans un centre de conditionnement physique, la semaine prochaine. 

Les personnes n’ayant pas accès à un téléphone cellulaire pourront réclamer un code QR en format papier.

Preuve que le gouvernement prend la hausse récente du nombre de cas au sérieux, on assistera à un retour des points de presse gouvernementaux hebdomadaires sur la COVID-19.

«Malheureusement, le virus ne prend pas de vacances et on doit se préparer pour la rentrée», a dit le ministre, en conférence de presse, un événement qui a été interrompu pendant quelques minutes en raison de la présence d’un manifestant complotiste.

Le ministre s’est dit fier de constater que le Québec pourrait bientôt faire partie des États où le taux de vaccination est le plus élevé au monde. Au total, à ce jour, 84% des citoyens québécois ont reçu une dose et 70 % une deuxième dose de vaccin.

«Il nous manque 400 000 deuxièmes doses pour atteindre notre objectif initial de 75% de personnes pleinement vaccinées dans toutes les tranches d’âge, alors ça c’est déjà tout un succès», a-t-il précisé, en invitant une fois de plus les récalcitrants à tendre le bras eux aussi d’ici le 1er septembre pour recevoir leur piqûre et se protéger contre le virus. 

On compte actuellement de 8000 à 10 000 nouveaux rendez-vous pris chaque jour pour obtenir une première dose, une performance très encourageante, selon le ministre. 

À son tour, mercredi, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, fera le point sur la prochaine rentrée scolaire, dans le contexte de la quatrième vague.   

Avec Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

Israël : certains enfants de 5 à 11 ans pourront être vaccinés

juillet 28, 2021

La vaccination s’ouvre aux enfants de 5 à 11 ans, présentant « des risques importants de maladies graves ou de décès » après une infection au Covid-19.

Les enfants ages de 5 a 11 ans risquant des complications graves liees au Covid-19 pourront etre vaccines a partir du 1er aout en Israel.
Les enfants âgés de 5 à 11 ans risquant des complications graves liées au Covid-19 pourront être vaccinés à partir du 1er août en Israël.© Vincent Isore / MAXPPP / IP3 PRESS/MAXPPP

Les enfants âgés de 5 à 11 ans risquant des complications graves liées au Covid-19 pourront être vaccinés à partir du 1er août en Israël, ont indiqué des responsables de la santé de l’État hébreu, ce mercredi 28 juillet. Dans un document publié mardi, le ministère israélien de la Santé a donné son feu vert aux caisses d’assurance-maladie pour la vaccination des enfants de 5 à 11 ans qui présentent « des risques importants de maladies graves ou de décès à la suite d’une infection au nouveau coronavirus ».

« Il s’agit d’une autorisation spéciale et chaque vaccination sera étudiée au cas par cas », a indiqué mercredi un porte-parole du ministère à l’Agence France-Presse. « Cette autorisation prend effet au 1er août », a-t-il ajouté. « La vaccination de (tous les) enfants âgés de 5 à 11 ans n’est pas recommandée à ce stade », a ajouté le ministère soulignant qu’elle était réservée aux enfants les plus vulnérables.

Selon la directive du ministère, les enfants atteints de maladies pulmonaires chroniques graves, d’immunodépression sévère, de troubles du développement neurologique, de drépanocytose, d’insuffisance cardiaque, d’hypertension pulmonaire et d’obésité importante pourront se voir administrer une dose de 0,1 ml du vaccin Pfizer, soit trois fois moins que la dose standard.

La vaccination avait été étendue aux 12-16 ans début juin

Environ 55 % de la population israélienne a été entièrement vaccinée grâce à une vaste campagne lancée fin décembre après un accord avec le géant pharmaceutique Pfizer. Celui-ci a livré au pays des millions de doses en échange de données sur les effets de la vaccination dans ce pays de 9,3 millions d’habitants dont les banques de données médicales numérisées permettent des études rapides à grande échelle.

Début juin, les autorités ont étendu la vaccination aux jeunes de 12 à 16 ans. Confronté à une hausse des contaminations ces dernières semaines, l’État hébreu a annoncé un retour partiel au pass sanitaire dès jeudi. Seules les personnes complètement vaccinées, guéries du Covid-19 ou munies d’un test PCR négatif de moins de 72 heures seront autorisées à entrer dans un lieu accueillant plus de 100 personnes, intérieur ou extérieur.

Par Le Point avec AFP

France/Covid-19: « Pour la liberté », des milliers de personnes dans les rues

juillet 24, 2021
Covid-19: "Pour la liberte", des milliers de personnes dans les rues
Covid-19: « Pour la liberté », des milliers de personnes dans les rues© AFP/Fred SCHEIBE

Aux cris de « Liberté, liberté ! », des dizaines de milliers de personnes manifestent dans les rues de France samedi après-midi, contre l’extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour certaines professions, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Plusieurs milliers de personnes, réparties en au moins trois rassemblements, ont commencé à manifester en début d’après-midi à Paris.

Essentiellement constitué de « gilets jaunes », un premier cortège s’est élancé peu après 14H00 de la Place de la Bastille, à destination de la Porte de Champerret (XVIIe). En chemin, des incidents sporadiques ont opposé policiers à moto et manifestants, selon des journalistes de l’AFP.

Sur la place du Trocadéro (XVIe arr.), plusieurs milliers de personnes, rarement masquées, sont réunies à l’appel de Florian Philippot. « Vous êtes des milliers », a lancé le Président des patriotes et ex-n.2 du RN, entre deux « Marseillaise ».

« Liberté, liberté », ont scandé les manifestants, venus de Paris et de province, regroupés autour d’une estrade, entourée de dizaines de drapeaux bleu-blanc-rouge. « Liberté, je ne suis pas ton cobaye », résume un slogan porté sur une pancarte.

Enfin, un 3e cortège, composé de quelques centaines de personnes a quitté les abords du Conseil d’Etat (Ier arr.), à destination de la place des Invalides.

Ces manifestations interviennent alors qu’une très large majorité de français (76 %) approuve la décision du président Emmanuel Macron de rendre obligatoire la vaccination pour les personnels soignants et d’autres professions, avec sanctions à la clef, selon un sondage Elabe pour BFMTV le 13 juillet.

L’extension du pass sanitaire (vaccination complète ou test négatif récent) recueille aussi une majorité d’approbations.

Le pass sanitaire, « nous nous en serions bien passé si le contexte était différent », a dit le ministre de la Santé Olivier Véran, face à des lecteurs du Parisien. « On y mettra fin à la minute où nous le pourrons », a-t-il promis.

En dehors de Paris, des rassemblements ont lieu dans plus d’une centaine de villes en France.

A Marseille, des milliers de personnes, toutes générations confondues, ont ainsi défilé dans une ambiance bon enfant aux cris de « Liberté, Liberté » ou « Macron, ton pass, on n’en veut pas », a constaté l’AFP.

« Je ne ferai pas l’injection », explique aussi Sandra, une infirmière de 49 ans qui refuse de donner son nom. « Notre pays devient totalitaire », juge pour sa part Jean-Claude Dib, 71 ans, chauffeur routier à la retraite qui se dit « prêt à rendre coup pour coup »

Au moins une dizaine de rassemblements ont lieu en Auvergne-Rhône-Alpes.

Des manifestations sont en cours notamment à Valence où ils sont plusieurs milliers, à Lyon, à Auxerre où plusieurs centaines de personnes défilent, à Bourg-en-Bresse, à Grenoble.

Dans la région Grand Est, quelque 4.000 personnes manifestent, selon la police.

Quelques « blouses blanches » dans le cortège, parmi elles Elodie, aide-soignante de 34 ans, dénonce « le chantage sur les soignants envoyés en première ligne » et qu’on « menace » maintenant de « ne plus payer » et de « virer ».

D’autres appels à manifester ont été lancés, entre autres, à Lille, Belfort, Nantes, Montpellier, Bordeaux ou Besançon.

Accélération de la vaccination

Regroupée autour des mots-dièses #manif24juillet, #PassDeLaHonte ou #liberté sur les réseaux sociaux, l’opposition aux mesures gouvernementales pour lutter contre le Covid-19 fédère des manifestants anti-masques, anti-vaccins ou anti-confinement aux revendications protéiformes.

Samedi dernier, plus de 110.000 personnes avaient manifesté dans toute la France contre la vaccination, la « dictature » ou le pass sanitaire, dont 18.000 à Paris réparties en plusieurs cortèges et 96.000 dans le reste du pays, selon le ministère de l’Intérieur.

Pour enrayer la progression du variant Delta, le président Emmanuel Macron a présenté le 12 juillet une série de mesures.

Source de débats et objet de nombreux amendements à l’Assemblée nationale, la présentation d’un pass sanitaire (parcours vaccinal complet ou test récent) est entrée partiellement en vigueur mercredi.

Déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs, son extension pour les cafés, restaurants et trains est prévue au début du mois d’aout.

Avant même l’adoption de ces mesures de durcissement, leur simple annonce par le président Emmanuel Macron a accéléré la vaccination: 58 % de la population totale (39 millions de personnes) avaient vendredi reçu au moins une dose (et 48 % sont complètement vaccinés), contre respectivement 53 % et 40 % le 10 juillet.

Une disposition du nouveau texte, en cours d’examen au Sénat après une adoption en première lecture à l’Assemblée nationale, ouvre la voie à un licenciement pour les travailleurs d’établissements recevant du public qui refuseraient d’obtenir un pass sanitaire.

Le projet de loi prévoit également l’obligation vaccinale pour les soignants, sapeurs-pompiers ou encore les professionnels auprès des personnes âgées.

Par Le Point avec burs-ali-nk/pga/pb

Canada: La rentrée dans les collèges et universités soulève des inquiétudes

juillet 23, 2021

Le retour à la normale aux collèges et aux universités suscite de l’inquiétude parmi les étudiants. Le 19 juillet dernier, la province a demandé aux établissements collégiaux et universitaires de se préparer à un retour en classe sans limite d’accueil.

Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d'Oshawa

© University of Ontario Institute of Technology Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d’Oshawa

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, il est important que le gouvernement présente des directives claires afin d’assurer la sécurité des étudiants.

Il faut un plan concret pour un système de ventilation, de nombreux établissements datent de centaines d’années et doivent avoir un système de ventilation adéquat», explique Kayla Weiler, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ).

Elle aimerait également qu’une limite d’accueil soit imposée dans les salles de classe.

Alain Simard, professeur d’immunologie à l’École de médecine du Nord de l’Ontario, souligne que les universités demeurent les mieux placées pour prendre leurs décisions en matière de sécurité, mais des recommandations gouvernementales ne seraient pas de trop.

On ne peut pas obliger une personne à se faire vacciner, mais on pourrait empêcher les personnes non vaccinées d’aller dans des salles de classe afin de protéger les droits des personnes qui ne veulent pas être infectées», a-t-il expliqué.

Plusieurs organismes et étudiants s'inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Plusieurs organismes et étudiants s’inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

La Dre Hsiu-Li Wang, médecin hygiéniste de la région de Waterloo, a fortement recommandé la vaccination obligatoire dans les résidences de sa région.

Dans une lettre adressée aux établissements collégiaux et universitaires le 22 juillet, elle explique que l’adoption de réglementation de vaccination serait la meilleure façon de combattre les éclosions dans les campus.

La double dose du vaccin chez la population étudiante sera l’outil le plus puissant dans la prévention de la propagation dans la prochaine année scolaire», explique-t-elle.

Avec Radio-Canada par Marwa Siam-Abdou 

France: Des centres de vaccination contre le Covid-19 vandalisés en Isère et dans les Pyrénées-Atlantiques

juillet 19, 2021

Le centre de vaccination de Lans-en-Vercors a été mis « hors d’usage » dans la nuit de vendredi à samedi, tandis que celui de la commune d’Urrugne a été la cible d’un incendie volontaire dans la nuit de samedi à dimanche

Deux centres de vaccination contre le Covid-19 ont été saccagés en moins de quarante-huit heures en France, au cours du week-end du 16 au 18 juillet. Dans le département de l’Isère, un centre de vaccination a été vandalisé à Lans-en-Vercors au cours de la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris auprès du maire de cette commune, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné libéré.

« Le bâtiment communal dans lequel était installé le centre de vaccination est complètement hors d’usage, tous les systèmes de lutte contre l’incendie ont été ouverts », explique le maire de la ville, Michaël Kraemer. Du mobilier, des seringues et des compresses ont également été saccagés.

« 1940 », « ARN = danger », « Vaccin = génocide » : des inscriptions antivaccins ainsi que des croix de Lorraine ont aussi été taguées sur l’édifice et l’office de tourisme. « On fait des raccourcis douteux et ignobles, c’est un manque de culture et de respect total par rapport à l’histoire du Vercors », haut lieu de maquis durant la seconde guerre mondiale, dénonce M. Kraemer.

« Instrumentalisation de certains grands politiques nationaux »

Du matériel municipal stocké dans des garages sous le bâtiment a lui aussi été endommagé tandis que la structure et le parquet du bâtiment sont gorgés d’eau. « On paye aussi le prix de l’instrumentalisation de certains grands politiques nationaux qui pour exister aujourd’hui se servent de la méfiance vis-à-vis de la vaccination », accuse le maire, en établissant un lien avec différents comités anti-passe sanitaire locaux.

La salle communale de cette petite ville de quelque 2 600 habitants devait accueillir ce week-end à nouveau un centre de vaccination, à la suite du regain d’intérêt pour le sérum lié à l’élargissement du passe sanitaire. Le centre de vaccination a été déplacé à la maison de santé de Lans-en-Vercors, explique Le Dauphiné libéré. Une enquête a été confiée à la gendarmerie de Villard-de-Lans qui s’est rendue sur place.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, le chapiteau accueillant le centre de vaccination contre le Covid-19 de la commune d’Urrugne a été l’objet d’un incendie volontaire dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé dimanche le procureur de Bayonne, qui a ouvert une enquête. Sur son compte Twitter, le procureur de la République Jérôme Bourrier a expliqué avoir « saisi le service de police judiciaire de Bayonne d’une enquête de flagrance pour destruction volontaire par incendie ».

Pour le maire d’Urrugne, Philippe Aramendi, le caractère volontaire de l’incendie ne fait aucun doute. « J’ai été appelé à 3 heures du matin et on a constaté que du produit inflammable avait été répandu autour du chapiteau. Heureusement, les pompiers ont rapidement circonscrit les flammes et le chapiteau n’est que partiellement détruit », a-t-il expliqué.

Du « dépit et surtout de la colère »

Le maire de la commune basque s’est dit « habité par un sentiment de dépit et surtout de colère »« Il est peut-être trop tôt pour savoir si nous avons affaire à des antivaccins mais si c’est le cas, c’est attristant, a-t-il ajouté. La vaccination ne fait pas l’unanimité mais de là à en arriver à ce genre de faits, c’est inacceptable ! »

Selon l’élue municipale Danièle Bideondo-Baron, interrogée par Sud Ouest, la commune espère reprendre le cours normal de la campagne vaccinale dès mercredi. « Chacun a le droit d’avoir son opinion sur la vaccination mais cet acte regrettable nuit à l’ensemble des Urrugnards », a expliqué l’adjointe à l’action sociale.

Samedi, le premier ministre, Jean Castex, s’était rendu au Pays basque, à Bayonne et à Anglet, pour visiter notamment un centre de vaccination et discuter avec le préfet des Pyrénées-Atlantiques de la mise en œuvre du passe sanitaire dans ce département où le taux d’incidence est supérieur au seuil d’alerte, mais où 51 % de la population dispose d’une couverture vaccinale complète.

Ces deux actes de vandalisme surviennent alors que près de 114 000 personnes ont manifesté en France samedi, selon le ministère de l’intérieur, contre la vaccination et le passe sanitaire, lequel va être requis dans de nombreux lieux à partir du mois d’août. Ils ont lieu également dans un contexte de rebond brutal de l’épidémie, alimenté par le très contagieux variant Delta : le taux d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) a « augmenté de 80 % sur une semaine, du jamais vu depuis le début de la crise », a affirmé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, dans un entretien publié par Le Parisien.

Par Le Monde avec AFP