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Canada-Québec: Fini la vaccination à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières

juin 7, 2022
L'affiche indiquant l'entrée du centre de vaccination à la bâtisse industrielle.

L’engouement pour la vaccination contre la COVID-19 a baissé dans les dernières semaines (Archives). Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

Le centre de vaccination contre la COVID-19 à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières fermera ses portes à la fin du mois. Les Trifluviens qui souhaitent se faire vacciner devront maintenant se rendre dans les locaux de l’ancien concessionnaire KIA, au 3790, boulevard Gene H.-Kruger à partir du 1er juillet prochain.

L’engouement a un peu baissé pour la vaccination. Nous, on s’ajuste aux besoins de la population, explique Philippe Lehoux, agent d’information au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

Le déménagement vise aussi à faire de la place à l’Exposition agricole de Trois-Rivières. Lors de sa prochaine édition en juillet, l’Expo pourra réintégrer les locaux qu’elle avait l’habitude d’utiliser.

Le CIUSSS assure que l’offre vaccinale dans la région ne changera pas. À Trois-Rivières, la vaccination restera offerte les vendredis et les samedis avec et sans rendez-vous. Il n’y a rien qui change, c’est seulement le local, maintient M. Lehoux.

Le CIUSSS ne prévoit pas de réintégrer la Bâtisse industrielle pour le moment.Des bureaux à cloisons à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières.

Le centre de vaccination à la Bâtisse industrielle a accueilli de nombreuses personnes. Photo : Radio-Canada/Jean-François Fortier

Signe que l’engouement diminue, 4617 doses ont été administrées dans la semaine du 9 mai 2022, alors que 1452 l’ont été dans la semaine du 30 mai.

Au plus fort de la pandémie, seulement à Trois-Rivières, 14 889 doses avaient été distribuées dans la semaine du 9 janvier.

La clinique de Saint-Tite déménage aussi

De son côté, la clinique de vaccination de Saint-Tite, actuellement située au 375, rue Adrien-Bélisle, déménagera temporairement pour la saison estivale.

À partir du 16 juin et jusqu’au 29 septembre inclusivement, la vaccination sera offerte sans rendez-vous, tous les jeudis de 11 h à 17 h au CLSC de Saint-Tite, situé au 750, rue du Couvent.

Le déménagement libérera le local actuel pour permettre notamment la tenue des camps de jour de la Ville.

Le centre de vaccination sera de retour au Centre communautaire Armand-Marchand au début du mois d’octobre.

Toujours temps de se faire vacciner

Le CIUSSS continue d’encourager la population à se faire vacciner. Les derniers chiffres pour la Mauricie et le Centre-du-Québec indiquent que 64 % de la population a reçu sa 3e dose de vaccin alors que 17 % a obtenu sa 4e dose.

Avec Radio-Canada par Charles-Antoine Boulanger

Canada: Québec demande au réseau de la santé de se préparer à une 6e vague et à une 4e dose

mars 23, 2022

La barre des 2000 cas de COVID-19 testés par PCR a été dépassée, hier, pour la première fois depuis mi-février.

Le Dr Luc Boileau, directeur national par intérim de santé publique du Québec, tiendra un point de presse à 14 h. Photo : Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

Le directeur national de la santé publique a demandé, mardi, aux établissements de santé de se préparer « très rapidement » à la probabilité d’une 6e vague de COVID-19 au Québec et à l’administration d’une 4e dose de vaccin pour les aînés, a appris Radio-Canada. Les cas testés en laboratoire sont en hausse.

Même si la 6e vague n’est pas officiellement commencée au Québec, son éventualité préoccupe de plus en plus les autorités à mesure que les cas augmentent dans la province.

Québec annoncera aujourd’hui que la barre des 2000 cas positifs testés par PCR a été dépassée, hier, pour la première fois depuis mi-février, avec 2111 cas.

Le taux de positivité est lui aussi en hausse, à 13,3 %. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que le taux de positivité soit inférieur à 5 % pendant au moins deux semaines avant de relâcher les restrictions.

En Europe, la 6e vague est officiellement commencée depuis le 14 mars.

Une 4e dose dès la semaine prochaine?

Un courriel envoyé aux PDG de Centre intégré de santé et de services sociauxCISSS et de Centre intégré universitaire de santé et de services sociauxCIUSSS, hier, indique qu’ils doivent être prêts très rapidement en envisageant une vaccination dès le début de la semaine prochaine.

Il a été question dans les communications au réseau de la santé de la préparation à une 4e dose de vaccin pour les aînés. Certains Québécois vulnérables ou âgés de plus de 80 ans ont déjà reçu une 4e dose.

Le responsable de la campagne de vaccination, Daniel Paré, doit s’adresser aux directeurs de vaccination à 11 h pour leur demander de se préparer à vacciner dans les milieux de vie pour aînés.

Le directeur national de la santé publique du Québec, Luc Boileau, tiendra un point de presse à 14 h.

Avec Radio-Canada par Thomas Gerbet

Canada-Québec/Des militaires au centre de vaccination : les « jokers » du système de santé

janvier 23, 2022

Après l’appel aux retraités, c’était le dernier recours : demander l’assistance de l’Armée canadienne. Dans un système de santé qui manque cruellement de main d’œuvre, les militaires, tels les jokers d’un jeu de cartes, peuvent jouer n’importe quel rôle qu’on a besoin de leur attribuer.

Trois militaires discutent.

La présence de soldats réservistes permet aux membres du personnel de la santé de se concentrer sur leurs tâches médicales. Photo: Radio-Canada/Myriam Fimbry

Depuis le début de janvier, des soldats réservistes de l’armée canadienne travaillent dans plusieurs sites de vaccination au Québec. Ils ont quitté leurs études ou leur emploi au civil, sur une base volontaire, pour « prêter main-forte », une expression souvent entendue depuis deux ans de pandémie.

Ils permettent aux infirmières ou aux médecins de se concentrer sur leurs fonctions. Leur présence est fort appréciée pour soulager le personnel, même si elle signifie, aussi, que notre système de santé souffre en ce moment d’un terrible manque de ressources.

Ils ne font pas de piqûres, mais ils contribuent à maintenir la cadence. Leurs tâches sont logistiques et administratives, très répétitives, comme c’est souvent le cas dans un centre de vaccination. Il faut entrer 20 fois, 30 fois par heure le même type d’information dans la base de données de Clic Santé, poser les mêmes questions. Il faut désinfecter 20 fois la même chaise. Tendre un nouveau masque à l’entrée, dire c’est par icisuivez cette ligne-là.

Mais pour eux, c’est une mission comme une autre, même s’il n’y a pas de chars blindés à conduire, de sacs de sable à soulever ou d’enfants à sortir d’une maison inondée.

Ils ont déjà retroussé leurs manches pour le déluge du Saguenay de 1996, la crise du verglas de 1998, les inondations de 2017 et de 2019, la crise dans les Centre d’hébergement et de soins de longue duréeCHSLD de 2020, au début de la pandémie… Ils rappellent que c’est leur mandat premier : protéger la population civile canadienne.

Portrait de quelques-uns d’entre eux, rencontrés dans un centre de vaccination de Trois-Rivières.

Écoutez le reportage de Myriam Fimbry à ce sujet à l’émission Désautels le dimanche du 23 janvier 2022, à 10 h.

Cavalier Ève Gauvreau, étudiante en techniques policières

Portrait d'Ève Gauvreau.

Le cavalier Ève Gauvreau est âgée de 21 ans. Photo: Radio-Canada/Myriam Fimbry

C’est sa toute première opération sur le terrain. En tenue de camouflage kaki, avec un petit drapeau canadien sur le bras, Ève Gauvreau est une nouvelle réserviste de la division blindée de Trois-Rivières.

Cavalier, c’est son grade, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec un cheval. Elle conduit plutôt des véhicules blindés lors de ses entraînements. Originaire de Joliette, elle étudie à Nicolet en techniques policières. Quand les Forces armées canadiennes ont cherché des volontaires pour aider les équipes de vaccination, elle a levé la main : Tout de suite, j’ai donné mon nom. J’espérais être choisie.

Tout le monde y donne du cœur et travaille vraiment fort, insiste-t-elle. Je trouvais ça poche un peu de ne pas pouvoir participer. De pouvoir enfin aider, je suis contente.

Assise à une table d’inscription, elle demande la carte d’assurance maladie et vérifie les données dans Clic Santé. Elle règle l’aspect administratif du rendez-vous, pendant que l’infirmière à ses côtés pose les questions d’ordre médical. En deux ou trois minutes, elles passent au suivant. Les gens défilent sans arrêt.Ève Gauvreau travaille sur un ordinateur à côté d'une infirmière.

Les militaires et les travailleurs de la santé travaillent en étroite collaboration. Photo : Radio-Canada/Myriam Fimbry

Comme tous ses collègues de l’armée ici présents, elle peut aussi désinfecter des tables et des chaises. Ce n’est pas comme conduire un char blindé, mais la volonté de se dévouer à une tâche l’emporte. Tout le monde ici a le même objectif : c’est de faire une différence, souligne Ève Gauvreau. Peu importe le travail. Tsé, tout le monde est ici volontiers et arrive à avoir du fun. L’ambiance est vraiment bonne.

Le cavalier Gauvreau (les grades de l’Armée canadienne sont encore toujours masculins) est là depuis une semaine. Elle reconnaît que ce travail administratif répétitif peut sembler bien éloigné de l’esprit d’aventure et de bravoure qui incite parfois les jeunes à revêtir l’uniforme de soldat.

Non, c’est pas comme conduire un véhicule blindé, convient-elle, mais on va être là. Si tout le monde se tannait après une semaine, il n’y aurait plus personne. Puis ça prend du monde tout le temps pour faire ce travail-là.

Arrivée depuis une semaine au site de vaccination de Trois-Rivières, elle est déjà chargée de former une collègue : Marie-Andrée Robitaille, une réserviste de Québec.

Caporal Marie-Andrée Robitaille, musicienne

Portrait de Marie-Andrée Robitaille.

Le caporal Marie-Andrée Robitaille est dans l’Armée canadienne près de 20 ans. Photo: Radio-Canada/Myriam Fimbry

Diplômée du conservatoire de musique de Québec, Marie-Andrée Robitaille joue de la clarinette. Je suis rentrée dans les Forces armées par la musique. Une audition nationale à Ottawa pour un travail d’été, puis un cours de recrue.

Alors qu’elle ne pensait pas rester dans l’armée très longtemps, elle s’y trouve depuis maintenant près de 20 ans, au sein des Voltigeurs de Québec. Les valeurs militaires de travail d’équipe, d’entraide, d’engagement et de loyauté l’ont séduite. J’ai vraiment développé un grand sentiment d’appartenance avec mon unité, qui est le premier régiment canadien-français.

Elle a participé à des parades, à des concerts, à des tattoos, ces grands rassemblements de musiciens militaires venus de partout au Canada.

La voici en formation une journée à Trois-Rivières dans un cubicule de vérification des rendez-vous, en jumelage avec Ève Gauvreau. Beaucoup de choses à apprendre, mais ça se fait très bien.

Partie de Québec à 6 h du matin, la femme de 40 ans rentrera ce soir chez elle, avant de connaître son affectation des prochains jours.

« C’est un travail très répétitif. Je suis vraiment en admiration devant les gens qui font ça depuis des mois. On est vraiment contents de pouvoir libérer un peu ces gens-là. »— Une citation de  Caporal Marie-Andrée RobitailleDes militaires à Trois-Rivières.

L’armée est arrivée en renfort à Trois-Rivières au début du mois. Photo : Radio-Canada/François Genest

Elle voit défiler beaucoup de monde en une journée, sans arrêt. Je me sens très utile, affirme-t-elle. Je suis vraiment contente d’être là, à voir tous les gens qui sont vaccinés ici.

Sa vie civile est bien remplie, notamment en tant que mère d’un garçon de deux ans et demi. Elle s’est proposé de venir en renfort, parce que la vaccination est une cause qui lui tient particulièrement à cœur. En tant que musicienne et en tant que mère. Idéalement, on espère un retour à la vie normale, que les activités culturelles puissent recommencer.

À cause de la pandémie, elle envoie très peu son garçon à la garderie, pour ne pas risquer d’attraper la COVID, mais ça le coupe de la vie sociale, importante à son âge pour son développement. J’ai hâte de pouvoir socialiser mon jeune garçon davantage.

L’opération VECTOR

  • Quelque 250 militaires contribuent présentement à l’effort de vaccination au Québec;
  • Ils sont répartis dans les régions de Montréal, Mauricie–Centre-du-Québec, Estrie, Chaudière-Appalaches et Côte-Nord, dans un total de 14 centres de vaccination;
  • L’opération a été lancée le 3 janvier pour une durée de 30 jours, mais les besoins sont réévalués constamment.

Caporal-chef Pierrick Rouat, avocat en droit international

Portrait de Pierrick Rouat.

C’est le caporal-chef Pierrick Rouat qui a comparé le rôle variable des militaires à celui des jokers d’un jeu de cartes. Photo: Radio-Canada/Myriam Fimbry

Pierrick Rouat a un nom breton; son père est originaire de Brest. Il est réserviste à Trois-Rivières au sein du 12e Régiment blindé du Canada.

D’habitude, dans la vie civile, il est avocat en droit international. Il a longtemps travaillé pour une organisation non gouvernementale, Avocats sans frontières Canada. C’est ainsi qu’il a passé un an au Mali (en 2018-2019) comme conseiller juridique volontaire au sein de la Commission vérité, justice et réconciliation, pour appuyer des enquêtes sur les crimes de guerre et la défense des droits de la personne.

Comme réserviste, l’homme de 28 ans travaille une fin de semaine par mois minimum pour les Forces armées. Il participe à des entraînements pour se maintenir à niveau et à des cours à temps plein pour élargir ses compétences et passer au prochain grade. Même quand on pense qu’on sait, on a encore des choses à apprendre. C’est des défis en continu.

Tous les jeunes militaires rêvent d’être un jour déployés outre-mer. Pierrick Rouat revient justement d’une mission de six mois en Lettonie, dans le cadre de l’opération Réassurance de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN en Europe centrale et en Europe de l’Est. Il était chargé de la coopération civilomilitaire. Un peu comme ici, sur le site de vaccination de Trois-Rivières.

« Je fais de la coordination entre les autorités civiles et l’armée. La mission qu’on a, d’accélérer la campagne de vaccination pour mieux protéger la population, je vais m’y dévouer totalement. »— Une citation de  Caporal-chef Pierrick RouatDes militaires des Forces armées canadiennes, la plupart portant un masque.

Des centaines de militaires avaient déjà été déployés dans des CHSLD de la région de Montréal au printemps 2020. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

C’est la première fois qu’il travaille pour le système de santé du Québec et il ne s’ennuie pas depuis son arrivée, il y a une semaine.

J’ai appris à gérer une équipe sur le plancher de 10 personnes, préparer des horaires, des congés, note-t-il. C’est de la résolution de problèmes personnels et professionnels. J’ai appris à faire la liaison avec les autorités civiles, pour déplacer les membres de mon équipe en fonction des priorités. J’ai appris à utiliser les logiciels d’enregistrement de Clic Santé. J’apprends tous les jours!

Selon lui, l’atout des militaires, c’est d’être capables de faire n’importe quelle tâche, avec le sourire, tout simplement parce que c’est ce qu’on leur demande de faire. Les gestionnaires de la santé apprécient cette flexibilité.

« Dans un jeu de cartes, on est comme les jokers : on peut faire toutes les tâches! Évidemment, toutes les tâches dans le cadre de notre mandat. »— Une citation de  Caporal-chef Pierrick Rouat

L’accueil de la population est excellent, assure Pierrick Rouat. Les gens sont reconnaissants. Ils nous remercient régulièrement. Quand ils ont le temps, ils nous posent des questions.

Par exemple, certains demandent des explications sur les divers symboles cousus sur l’uniforme, sur les grades… Ça fait drôle de voir l’armée, admet un monsieur. On n’est pas habitués. Mais ils sont là pour nous aider.

Caporal-chef Samuel Plamondon, réserviste à temps plein

Portrait de Samuel Plamondon.

Âgé de 22 ans, le caporal-chef Samuel Plamondon rêve d’être envoyé en mission à l’étranger. Photo: Radio-Canada/Myriam Fimbry

Samuel Plamondon ajuste son béret. C’est comme une famille. Je veux montrer à quelle famille j’appartiens, quel régiment. Je suis fier de le montrer. On peut lire sur son béret que cette famille, c’est le 12e Régiment blindé du Canada.

Basé à Trois-Rivières, où il est réserviste à temps plein, il a participé à l’intervention de l’armée lors des inondations de l’été 2019. Il emmenait en char blindé léger les premiers répondants vers des zones difficiles d’accès, ce qui permettait aux pompiers, ambulanciers et policiers d’apporter de la nourriture et des soins. Les populations civiles étaient très heureuses de nous accueillir, se souvient-il avec fierté.

Après ces deux missions en sol canadien, il aimerait bien un jour participer à un déploiement avec les Forces canadiennes à l’étranger : C’est comme un petit rêve d’enfant!

Par Radio-Canada

La vaccination est maintenant obligatoire pour les camionneurs qui entrent au Canada

janvier 15, 2022
Des camions attendent de franchir la frontière canadienne à Sarnia, en Ontario.

Depuis minuit samedi, les camionneurs qui franchissent la frontière canadienne doivent être entièrement vaccinés s’ils veulent éviter une quarantaine de deux semaines. Photo: AFP Via Getty Images/Geoff Robins

Depuis minuit samedi, les camionneurs qui franchissent la frontière canadienne doivent être entièrement vaccinés. Les camionneurs transfrontaliers canadiens qui ne le sont pas devront être placés en quarantaine, et les camionneurs américains pourront être refoulés avec leur cargaison.

L’industrie du camionnage estime que cette mesure mettra à l’écart environ 26 000 camionneurs, soit 15 % des effectifs – alors qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur.

L’impact le plus important devrait se faire sentir dans le panier d’épicerie, prévoient certains analystes. Le secteur agroalimentaire sera le plus touché par les retards de livraison dans de nombreuses épiceries.

C’est un poids de plus sur les chaînes d’approvisionnement qui sont déjà largement éprouvées, indique le professeur émérite à HEC Montréal, Jacques Nantel.

« C’est surtout dans le secteur alimentaire, notamment dans les produits frais [que] cela va avoir un impact [comme] sur les fruits et les légumes. »— Une citation de  Jacques Nantel, professeur émérite à HEC Montréal

Les consommateurs doivent s’attendre à ce que les tablettes des supermarchés soient moins remplies, et que plusieurs produits coûtent plus cher.

Cette mesure crée un fardeau supplémentaire à toute la chaîne d’approvisionnement, mentionne Mélanie Parent, directrice générale de Transports Harold Carruthers inc. et Transport Lau-Ann. Il va y avoir des délais, le transport va en subir, et donc, les entreprises et par la suite, le consommateur, poursuit-elle.

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, persiste et signe, et croit que la décision d’exiger des camionneurs transfrontaliers d’être entièrement vaccinés est nécessaire pour protéger la santé des Canadiens et des camionneurs eux-mêmes.

Mesure exagérée

Mais les camionneurs trouvent la mesure exagérée, parce qu’ils ne sont pas en contact étroit avec beaucoup de gens lorsqu’ils sont aux États-Unis, plaident-ils.

« Pourquoi est-ce que [durant] la première vague, les camionneurs étaient considérés comme des héros, et que là, avec la réalité qu’ils ont, isolés dans un habitacle, ils ne représentent pas de risque de contamination? »— Une citation de  André Durocher, responsable de la sécurité au groupe Trans-West

Alors pourquoi à ce moment-là faire une mesure qui vient pénaliser non seulement l’industrie du camionnage, mais aussi les consommateurs et la population? se demande encore M. Durocher, qui rappelle que les camionneurs ne sont pas moins nombreux que la population générale à être vaccinés contre la COVID-19.

Plus tôt cette semaine, le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ) avait indiqué que cette nouvelle exigence aura des répercussions dans la province, puisque ce refus d’entrée au pays représentera entre 12 000 et 16 000 camionneurs de moins sur la route, alors que l’industrie est déjà aux prises avec une grave pénurie de camionneurs.

Environ 26 000 des 160 000 conducteurs qui effectuent régulièrement des trajets transfrontaliers seront mis à l’écart en raison de l’obligation vaccinale, a prévenu l’Alliance canadienne du camionnage et l’American Trucking Association, qui croit aussi que cela entraînera des hausses de prix des marchandises, comme la nourriture ou les appareils médicaux.

Restrictions imposées par les États-Unis le 22 janvier

Les États-Unis se préparent à imposer des restrictions similaires aux camionneurs canadiens dès le 22 janvier.

Soulignons qu’il y a eu une certaine confusion cette semaine entourant la vaccination obligatoire des camionneurs qui entrent au Canada, pour éviter la quarantaine, lorsque l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a annoncé mercredi le report de la mesure.

Ottawa a fait marche arrière dès le lendemain, précisant que la règle entrerait bel et bien en vigueur à compter de ce samedi, comme annoncé en novembre dernier.

Par Radio-Canada avec des informations de Jérôme Bergeron et de La Presse canadienne

Covid-19: «On court derrière un train qui va plus vite que nous»

janvier 14, 2022
Le Dr Kobinger (sur la photo) juge que le projet du gouvernement Legault d’imposer une taxe santé aux personnes non vaccinées est guidé davantage «par la panique».
Photo: Christopher Black / Who / Agence France-Presse Le Dr Kobinger (sur la photo) juge que le projet du gouvernement Legault d’imposer une taxe santé aux personnes non vaccinées est guidé davantage «par la panique».

« Courir derrière un train en marche », c’est la stratégie peu efficace par laquelle l’humanité s’efforce, dose après dose, à lutter contre la COVID-19 après 22 mois de pandémie, plutôt que d’investir dans la mise au point de vaccins universels.

C’est l’image choisie par le Dr Gary Kobinger, expert mondial des vaccins contre les agents pathogènes infectieux émergents et nouveau directeur du laboratoire national de biodéfense (niveau de sécurité 4) de Galveston, au Texas, pour décrire l’assaut plus ou moins efficace mené actuellement contre le variant Omicron par les différents États.

« Là, on court après un train en marche qui va plus vite que nous, qu’on ne peut ni rattraper ni arrêter. Après plus de deux ans, il est temps de s’asseoir et de dire : “OK, en même temps qu’on court derrière ce train, ajoutons d’autres stratégies pour l’arrêter.” On ignore si le virus va évoluer vers une forme plus sévère ou plus contagieuse. C’est pour ça qu’on doit se préparer au pire et modifier nos stratégies vaccinales », souligne-t-il.

Le co-inventeur du vaccin contre l’Ebola et conseiller de l’Organisation mondiale de la santé sur les agents pathogènes prioritaires estime que la communauté scientifique doit, plutôt que bonifier sans arrêt les vaccins ciblés actuels, poursuivre la recherche fondamentale et collaborer pour créer des plateformes vaccinales universelles contre le SRAS-CoV-2 qui protégeraient l’humanité contre plusieurs coronavirus et divers variants.

Une grande part des fonds qui avaient été alloués à la recherche vaccinale sur la COVID-19 par les États est maintenant massivement détournée vers l’achat de milliards de millions de doses, déplore-t-il.

« Les gouvernements se disent : “À quoi bon financer d’autres avenues, puisqu’on a déjà des vaccins ?” » dit-il. Il existe des vaccins universels et polyvalents notamment contre l’influenza, qui protègent contre les souches les plus courantes des 20 dernières années.

« Développer un vaccin plus universel et plus efficace contre le coronavirus, ça veut dire retourner à la table à dessin et s’éloigner de l’approche actuelle. Ça veut dire rajouter du temps, facilement une année de travail, pour y arriver. Mais en ce moment, les décisions des gouvernements sont plus souvent basées sur la peur que sur la science. »

Une réaction de panique

Le Dr Kobinger juge que le projet du gouvernement Legault d’imposer une taxe santé aux personnes non vaccinées est guidé davantage « par la panique ». « Je ne fais pas de politique, mais je trouve que c’est une réaction précipitée à un processus tout à fait naturel qui va continuer de se produire, soit l’émergence d’un agent pathogène qui s’étend à l’échelle de la planète », affirme-t-il.

Somme toute, il est trop tard pour empêcher la réplication du SRAS-CoV-2 avec les armes actuelles. « C’est une illusion de penser que la vaccination va nous sortir de la pandémie. Elle réussit à diminuer la maladie et à sauver des vies, c’est le but. Mais cet agent pathogène s’est établi dans la population humaine et va désormais faire partie de notre environnement de maladies infectieuses », explique le Dr Kobinger.

 En ce moment, les décisions des gouvernements sont plus souvent basées sur la peur que sur la science— Le Dr Gary Kobinger

L’objectif ne doit pas être de faire disparaître le virus — un but inaccessible, selon lui —, mais plutôt de s’adapter à sa présence et de limiter sa réplication d’ampleur « nucléaire », qui, elle, permet l’émergence de souches encore plus néfastes pour l’humanité.

« On a été trop optimistes dès le départ. Il faut toujours se préparer au pire. Le virus se réplique maintenant à des niveaux stratosphériques dans des communautés où il y a de 20 à 25 % de gens immunosupprimés en raison d’une infection au VIH non traitée, où les gens vivent les uns par-dessus les autres, ou parmi des groupes de personnes déplacées à cause de conflits politiques et des changements climatiques. Voir que les doses de vaccin ne sont pas attribuées en priorité à ces sous-groupes et penser qu’on va sortir de la pandémie, ça ne tient pas sur le plan scientifique », déplore-t-il.

Cela dit, l’ex-directeur du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval croit que l’humanité doit apprendre de l’histoire des coronavirus. Ceux-ci ont toujours côtoyé l’humain, et la plupart demeurent assez inoffensifs. Mais c’est la première fois, dans l’histoire connue, qu’un coronavirus se propage aussi rapidement à travers le globe, convient-il.

 C’est une illusion de penser que la vaccination va nous sortir de la pandémie— Le Dr Gary Kobinger

« Ça fait partie de l’apprentissage qu’il reste à faire, de comprendre que les maladies infectieuses ne disparaissent pas. Elles peuvent disparaître quand l’épidémie est freinée très tôt, comme ça a été le cas pour le SRAS, mais elles peuvent réémerger. On doit continuer de se préoccuper d’autres virus émergents qui continuent d’être présents, notamment du coronavirus causant le SRMO [syndrome respiratoire du Moyen-Orient], qui possède un potentiel de mortalité beaucoup plus élevé que le SRAS-CoV-2. Ça reste important d’endiguer cet autre agent pathogène, pendant qu’on a encore le temps, avant qu’il évolue vers une capacité de transmission aussi grande que le SRAS-CoV-2. »

L’infectiologue demeure relativement confiant face aux prochains mois et croit une éclaircie possible. « Le virus continuera-t-il à causer des perturbations sociales aussi grandes ? Personne ne peut l’assurer. Il évolue vers les voies respiratoires supérieures, où il cause moins de dommages, et non vers les poumons. C’est ce qui caractérise les coronavirus qui causent le rhume. Donc la propagation est accrue, mais la maladie est moins grave. Je pense qu’à l’été, on va se sortir la tête de l’eau, et que c’est probablement une des plus importantes vagues [la cinquième] qu’on aura. Mais personne ne peut l’affirmer [avec certitude]. »

Avec Le Devoir par Isabelle Paré

Novak Djokovic dit être exempté de vaccination après avoir contracté le Covid-19 en décembre

janvier 8, 2022

Sous le coup d’une demande d’expulsion, la star mondiale du tennis a demandé à quitter l’hôtel de Melbourne où il est retenu afin de pouvoir s’entraîner avant l’Open d’Australie.

Des supporteurs de Novak Djokovic devant l’hôtel où le joueur de tennis serbe est retenu, à Melbourne, le 7 janvier 2022.
Des supporteurs de Novak Djokovic devant l’hôtel où le joueur de tennis serbe est retenu, à Melbourne, le 7 janvier 2022. HAMISH BLAIR / AP

Le flou entourant la situation vaccinale de Novak Djokovic commencerait-elle à se dissiper ? Selon un document déposé, samedi 8 janvier, au tribunal par ses avocats, le numéro un mondial du tennis bénéficie d’une exemption de vaccination contre le Covid-19 car il a contracté la maladie en décembre.

« La date du premier test Covid PCR positif a été enregistrée le 16 décembre 2021 », ont-ils déclaré dans un document déposé auprès du tribunal fédéral, qui cherche à faire annuler le rejet de son visa d’entrée en Australie. Djokovic avait atterri à Melbourne, mercredi, dans l’espoir de défendre son titre à l’Open d’Australie (17-30 janvier) et de remporter un 21e titre en Grand Chelem, ce qui constituerait un record. Le Serbe a été placé en rétention au Park Hotel de la capitale de l’Etat de Victoria après l’annulation de son visa, dans la nuit de mercredi à jeudi, car il ne remplissait pas les restrictions d’entrée sur le territoire imposées dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

Activités publiques sans masque après son test positif ?

Selon une publication de la Fédération de tennis de Serbie sur sa page Facebook, consultée samedi par l’Agence France-Presse (AFP), Novak Djokovic a toutefois assisté le 17 décembre, sans masque, à une cérémonie en l’honneur de jeunes joueurs serbes à Belgrade. Dans un communiqué, la Fédération annonçait que « le meilleur joueur de tennis sur la planète »« détenteur de 20 titres en Grand Chelem », avait remis coupes et diplômes à de jeunes joueurs.

« Seuls les enfants récompensés ont assisté à la remise des coupes, qui s’est déroulée dans le Novak Tennis Center » de Belgrade « en raison des mesures sanitaires liées à la pandémie », y lit-on. La publication contient plusieurs photos de « Nole », qui y pose avec des responsables de la fédération et une vingtaine d’adolescents, tous dépourvus de masque. Le joueur a par ailleurs assisté, le jour même où il a été diagnostiqué positif au SARS-CoV-2, à un autre événement public : la présentation d’un timbre à son effigie par la poste serbe. Il a lui-même publié une photo de la cérémonie sur Instagram.

Selon ses avocats, la star mondiale du tennis a demandé à quitter l’hôtel où il est retenu avec d’autres personnes en situation irrégulière afin de pouvoir s’entraîner avant l’Open d’Australie. Il ne sera en tout cas pas expulsé avant lundi, date d’une nouvelle audience devant un juge de Melbourne.

Dans une note envoyée aux joueurs et publiée par plusieurs médias australiens, la Fédération australienne de tennis assurait qu’une personne ayant récemment contracté le Covid-19 pouvait bénéficier d’une exemption à l’obligation d’être entièrement vaccinée. Le gouvernement australien a toutefois précisé que cette disposition n’était valable que pour les résidents australiens, non pour les citoyens étrangers voulant entrer dans le pays. Il a ajouté que le ministère de la santé en avait alerté la fédération dès novembre.

Le patron du tennis australien a vanté un « travail incroyable »

Dans une vidéo interne dévoilée samedi par le quotidien Herald Sun, le patron de la Fédération australienne de tennis, Craig Tiley, a pourtant vanté le « travail incroyable » de son équipe dans le cadre des problèmes de visa rencontrés par Novak Djokovic. La fédération, organisatrice de l’Open d’Australie, a été accusée d’avoir induit les joueurs en erreur lorsqu’elle leur a fait part des obligations en matière de vaccination contre le Covid-19 pour entrer dans le pays.

La veille, jour du Noël orthodoxe, Novak Djokovic s’est exprimé pour la première fois depuis son arrivée en Australie, remerciant ses soutiens « à travers le monde »« Merci à ma famille, à mes proches, à la Serbie, et à tous les gens bons à travers le monde qui m’envoient leur soutien. Merci à Dieu pour la santé », a-t-il écrit sur Instagram dans un message en serbe.

Il a également souhaité un joyeux Noël aux orthodoxes, alors qu’une cinquantaine de personnes étaient réunies sous les fenêtres du centre de rétention où il est supposé se trouver, sa présence n’ayant pas été officiellement confirmée. « Nous venons le soutenir parce que c’est notre Noël et qu’il traverse une période difficile », a commenté Sash Aleksic, dans la foule mêlant militants défendant les droits des migrants, antivax et fans du joueur.

Le président serbe, Aleksandar Vucic, a dénoncé une « cabale politique » et le chef de l’Eglise orthodoxe serbe a assuré à Djokovic dans un message que des millions de fidèles priaient pour lui à travers le monde.

La Tchèque Renata Voracova a dû quitter l’Australie

Deux autres personnes venues participer à l’Open d’Australie font l’objet d’une enquête, a par ailleurs confirmé la ministre de l’intérieur, Karen Andrews. La Tchèque Renata Voracova, qui se trouvait dans le même hôtel que Novak Djokovic, a quitté l’Australie après avoir elle aussi vu son visa annulé, a annoncé samedi le gouvernement.

L’imbroglio australien pose déjà des questions quant à la suite de la saison du numéro un mondial. S’il ne se vaccine pas, il pourrait devoir renoncer à d’autres compétitions, notamment aux Etats-Unis, où le vaccin est également obligatoire pour passer la frontière.

Côté Grand Chelem, le prochain tournoi est Roland-Garros, au printemps. La ministre française des sports, Roxana Maracineanu, a assuré vendredi que « des protocoles sanitaires imposés pour les grands événements par les fédérations » permettent « à quelqu’un comme Novak Djokovic de pouvoir entrer sur le territoire [français] ».

Par Le Monde avec AFP

Canada/COVID-19 : l’accès à la 3e dose vaccinale étendu dès mardi au Québec

janvier 4, 2022
Une pancarte annonçant la vaccination devant l'hôpital; on aperçoit un patient en fauteuil roulant portant un masque, qu'un accompagnateur aide à se déplacer.

Les personnes âgées de 55 à 59 ans peuvent prendre rendez-vous dès aujourd’hui. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Les Québécois âgés de 18 à 59 ans auront graduellement accès à la troisième dose de vaccin contre la COVID-19 dès mardi, à commencer par les plus âgés. Les plus jeunes devront quant à eux attendre au 21 janvier pour prendre rendez-vous.

Ce sont donc les personnes âgées de 55 à 59 ans qui peuvent prendre rendez-vous mardi. Celles qui ont entre 50 et 54 ans pourront en faire autant deux jours plus tard, dès jeudi.

Celles qui ont 18 ans et plus appartenant aux autres catégories d’âge pourront s’inscrire lors de six dates différentes, comprises entre les 10 et 21 janvier.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, veut qu’entre deux et trois millions de personnes par mois reçoivent le vaccin afin qu’en mars, toute la population québécoise soit protégée.

En début de semaine, moins de 20 % des Québécois âgés de 5 ans et plus avaient reçu leur troisième dose.

L’armée en renfort

Lundi, le ministre canadien de la Sécurité publique, Bill Blair, a annoncé que le déploiement de membres du personnel des Forces armées canadiennes afin de soutenir la campagne de vaccination s’amorçait au Québec.

Le ministère de la Défense nationale a précisé que les équipes de reconnaissances effectuent d’abord une évaluation de la situation actuelle afin d’identifier les besoins précis et que, par la suite, le déploiement du nombre approprié de militaires aux endroits ciblés par la province sera effectué.

Durant la première vague de la pandémie de COVID-19, plus d’un millier de membres des Forces armées avaient été déployés dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de la province, devenus des hécatombes à cause de la propagation du virus et du manque de personnel alors que de nombreux travailleurs de la santé tombaient malades.

Avec La Presse canadienne

Canada-Québec: François Legault a reçu sa troisième dose de vaccin contre la COVID-19

décembre 28, 2021
François Legault reçoit un vaccin. On peut voir le vaccinateur à droite.

François Legault a reçu sa dose de rappel lundi après-midi. Photo: La Presse Canadienne/Graham Hughes

Le premier ministre François Legault a reçu sa troisième dose de vaccin contre la COVID-19 lundi à Montréal. Il invite d’ailleurs tous les personnes âgées de 60 ans et plus à prendre rendez-vous.

Depuis lundi matin, les Québécois âgés de 60 ans plus peuvent recevoir une dose de rappel. C’est très important, la troisième dose, a soutenu François Legault, âgé de 64 ans.

Les experts sont très clairs : avec deux doses, on est protégé à 30 % contre le variant Omicron. Avec trois doses, on monte à 75 %.

Les chiffres varient selon les études et les vaccins, mais une dose de rappel offre effectivement une protection plus robuste et plus durable.

Il a une fois de plus invité les Québécois à réduire leurs contacts sociaux au cours des prochains jours. J’ai besoin que tous les Québécois fassent un effort pour que nos hôpitaux ne débordent pas. Donc, je compte sur vous, tout le monde : allez chercher votre troisième dose et soyez prudents.

Comment prendre rendez-vous?

Un homme passe devant un centre de vaccination contre la COVID-19 à Montréal.

Un homme passe devant un centre de vaccination à Montréal. Photo : La Presse Canadienne/Graham Hughes

Pour ce faire, il faut sélectionner l’option Vaccin COVID-19 – 3e dose dans le champ Sélectionnez un service  sur la plateforme de rendez-vous Clic Santé(Nouvelle fenêtre).

Certains centres de vaccination, notamment ceux du Palais des congrès et du Stade olympique de Montréal, offrent aussi un service sans rendez-vous. Cela signifie que les personnes admissibles, y compris les 60 ans et plus, peuvent déjà s’y présenter.

Lors du dernier bilan diffusé par les autorités de santé publique, 28 % des personnes âgées de 60 ans et plus avaient déjà reçu une troisième dose.

D’autres groupes étaient déjà admissibles à l’injection d’une dose de rappel, y compris les usagers des Centre d’hébergement et de soins de longue duréeCHSLD et des résidences privées pour aînés, les travailleurs de la santé et les premiers répondants, certaines personnes dont le système immunitaire est affaibli et les personnes âgées de 65 ans et plus.

La liste complète des groupes admissibles à l’administration d’une dose de rappel d’un vaccin contre la COVID-19 se trouve sur le site web du gouvernement du Québec(Nouvelle fenêtre).

Cette dose de rappel est recommandée afin de permettre au système immunitaire de rétablir un niveau d’anticorps suffisant pour compenser la baisse qui pourrait survenir après quelques mois, peut-on lire sur le site web du gouvernement.

Cette dose augmenterait également la protection contre les nouveaux variants, tels que le variant Omicron.

Avec Radio-Canada

Tunisie : vers un pass vaccinal obligatoire

novembre 29, 2021
À ce jour, plus de 5 millions de Tunisiens ont un schéma vaccinal complet. © FETHI BELAID/AFP

Malgré un taux de vaccination satisfaisant et une baisse des nouveaux cas de Covid-19, la Tunisie reste en état d’alerte en prévision d’une quatrième vague. Et durcit les conditions d’entrée sur son territoire.

Après avoir accusé des retardsla Tunisie ne craint plus les ruptures de stock de vaccins pour les mois à venir. Elle vient de recevoir de la France, par l’intermédiaire de Covax, près de 400 000 doses de Pfizer/BioNtech.

Ce don porte à plus de 3,7 millions le total de doses reçues par le pays grâce à ce dispositif. Quelque 600 000 doses supplémentaires seraient en cours d’acheminement depuis les États-Unis à travers Covax, ainsi que via des commandes.

« Les hésitations des premiers mois de campagne vaccinale étaient liées à la pénurie de vaccins et aux incertitudes du dispositif Covax, mais nous nous sommes rattrapés à travers des achats directs ou des dons », explique Hechmi Louzir, directeur de l’Institut Pasteur de Tunis, à la tête du comité opérationnel de vaccination.

Objectif atteint

« Le circuit est désormais bien rodé, nous avons réussi à administrer les vaccins dans de bonnes conditions en dépit des difficultés. Rien qu’en août nous sommes ainsi parvenus à réaliser 2,8 millions d’injections dans le cadre de campagnes massives, malgré la chaleur et la nécessité impérative de respecter la chaîne du froid, parfois jusqu’à -20 °C », se félicite-t-il encore.

La Tunisie a dépassé ces dernières semaines son objectif de vaccination initialement fixé pour la fin de l’année : plus de la moitié des personnes éligibles (15 ans et plus) ont été vaccinées. 

L’OBJECTIF DES AUTORITÉS SANITAIRES EST DÉSORMAIS DE TOUCHER CEUX QUI N’ONT REÇU AUCUNE DOSE

Près de 10 millions de doses de vaccins anti-Covid-19 ont été injectées. À ce jour, plus de 5 millions de personnes ont un schéma vaccinal complet (vaccin unidose, à deux doses ou à une dose après avoir contracté la maladie).

Près de 1 million de Tunisiens attendraient encore de compléter leur parcours vaccinal à deux doses. Ils sont par ailleurs plus de 270 000 à avoir déjà reçu une troisième dose. Laquelle peut être administrée aux plus de 50 ans cinq mois après l’inoculation de la deuxième.

L’objectif des autorités sanitaires est désormais de toucher ceux qui n’ont reçu aucune dose, en insistant sur les plus de 40 ans, cible prioritaire. « Dans cette frange de la population, nous pouvons faire face à des formes qui peuvent se compliquer », explique Hechmi Louzir. À terme, l’ambition serait de vacciner 70 % de la population.

Anticiper les nouvelles vagues

« On estime que 80 % à 85 % de la population a développé une immunité, une grande partie d’entre elle ayant été en contact avec le virus, de manière symptomatique ou non, via par exemple le variant Delta, qui a largement circulé, détaille Louzir. Je pense que ce niveau nous place relativement à l’abri de nouvelles vagues importantes qui entraineraient des formes graves. »

Selon les indicateurs épidémiologiques, le nombre de nouveaux cas est à la baisse, mais les courbes sont moins rassurantes à l’étranger, même dans les pays où la population est largement vaccinée.

Au vu de la situation que connaît son voisin algérien et après plus de 25 000 décès des suites du Covid-19 sur son territoire, la Tunisie se prépare à l’éventualité d’une quatrième vague via les campagnes de vaccinations, mais aussi en continuant de mobiliser ses hôpitaux.

LE PASS VACCINAL POURRAIT ÊTRE EXIGÉ DÈS LE 22 DÉCEMBRE DANS LES LIEUX CLOS RECEVANT DU PUBLIC

Ils ont reçu l’instruction de ne pas fermer leurs circuits Covid (les personnes contaminées sont placées dans des structures spécifiques pour éviter les contagions) et de garder ouverts les services et lits supplémentaires réservés à la pandémie en cas de recrudescence des cas graves.

Renforcement des contrôles

Un test PCR de moins de 48 heures sera par ailleurs requis dès le 1er décembre pour entrer sur le territoire tunisien à la suite de la propagation mondiale du variant Omicron, identifié en Afrique du Sud. Les voyageurs non ou partiellement vaccinés seront soumis à un confinement obligatoire de 10 jours. Des tests antigéniques aléatoires sont également prévus aux frontières.

Enfin, un passeport vaccinal est désormais opérationnel dans le pays. Téléchargeable sur l’application e-vax, il sera exigé dès le 22 décembre prochain dans les lieux clos recevant du public (restaurants, cafés) et pour certaines professions, sous peine de sanctions.

Avec Jeune Afrique

Canada: La prise de rendez-vous est commencée pour les enfants de 5 à 11 ans

novembre 23, 2021

MONTRÉAL — Les parents qui souhaitent faire vacciner leur enfant de 5 à 11 ans contre la COVID-19 le plus tôt possible peuvent prendre rendez-vous dès maintenant.

© Fournis par La Presse Canadienne

À certains endroits, il était possible d’obtenir un rendez-vous aussi tôt que mercredi dans un centre de vaccination.

Le premier ministre François Legault doit donner davantage de détails sur la vaccination des enfants de cette tranche d’âge en fin de journée, mardi.

Santé Canada a confirmé la semaine dernière qu’elle autorisait l’utilisation de la version pour enfants du vaccin de Pfizer-BioNTech.

Le gouvernement fédéral avait déjà assuré la livraison de 2,9 millions de doses pour les enfants âgés de 5 à 11 ans, assez pour une première dose pour tous les enfants canadiens de cet âge.

Pfizer a livré les premières doses dimanche.

Avec La Presse Canadienne