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Canada: L’Ontario fracasse son record de vaccination

avril 21, 2021

Plus de 136 000 Ontariens ont été vaccinés au cours des dernières 24 heures – un nouveau sommet provincial, mais le nombre de nouveaux cas de coronavirus remonte au-dessus de la barre des 4000.

Un Torontois du quartier à risque Jane et Finch reçoit sa première dose du vaccin de Moderna, le 20 avril.

© /CBC/Evan Mitsui Un Torontois du quartier à risque Jane et Finch reçoit sa première dose du vaccin de Moderna, le 20 avril.

Santé publique Ontario confirme 4212 nouvelles infections et 32 décès de plus mercredi.

Toronto recense 1249 nouveaux cas, suivi des régions de Peel (771), York (386), Hamilton (276) et Durham (214).

Vaccination

Après avoir ouvert la vaccination aux 40 ans et plus qui pouvaient recevoir à partir de mardi le vaccin d’AstraZeneca en pharmacie et dans certains cabinets de médecin, la province a fracassé son record d’immunisation.

Au total, 136 695 doses des vaccins d’AstraZeneca, Pfizer et Moderna ont été administrées au cours des dernières 24 heures.

C’est plus de 20 000 doses de plus que le dernier sommet qui avait été atteint en Ontario.

Hospitalisations

Le nombre d’hospitalisations baisse légèrement, se chiffrant à 2335 (-25).

En revanche, il y a 17 patients de plus aux soins intensifs (total : 790).

Il y a 4204 nouvelles guérisons. Le nombre de cas actifs diminue de 24, pour un total de 42 917.

De son côté, le premier ministre Doug Ford s’est placé en isolement préventif, parce qu’un membre de son équipe avec qui il a été en contact étroit a contracté la COVID-19.

Près de 51 900 tests de dépistage ont été effectués au cours des dernières 24 heures.

Avec CBC/Radio-Canada

Pandémie: la vaccination connaît des ratés, contaminations record en Inde

avril 8, 2021
Pandemie: la vaccination connait des rates, contaminations record en Inde
Pandémie: la vaccination connaît des ratés, contaminations record en Inde© AFP/Pascal GUYOT

Défiance vis-à-vis du vaccin AstraZeneca et problèmes d’approvisionnement font patiner les campagnes de vaccination contre le coronavirus, qui continue sa progression mortelle, notamment en Inde avec un record de contaminations.

Jeudi, plusieurs pays ont annoncé limiter les injections du vaccin d’AstraZeneca au lendemain de rapports confirmant un lien avec de rares mais graves cas de caillots sanguins: les Philippines ont suspendu son utilisation pour les moins de 60 ans, l’Australie pour les moins de 50 ans.

La veille déjà, l’Italie et l’Espagne avaient choisi la prudence, annonçant réserver le vaccin du laboratoire anglo-suédois aux plus de 60 ans, tandis que la Belgique le destine désormais aux plus de 55 ans et le Royaume-Uni aux plus de 30 ans.

La région de Castille-et-Leon, dans le nord-ouest de l’Espagne, a elle totalement suspendu son utilisation, tout comme le Danemark, tandis que plusieurs autres pays de l’Union européenne avaient déjà décidé de ne plus administrer ce vaccin en-dessous d’un certain âge, comme la France et l’Allemagne.

Ces décisions ont été prises malgré l’appel de la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides aux 27 Etats membres de l’UE à « parler d’une seule voix », afin de ne pas nourrir la défiance contre ce vaccin sur lequel Bruxelles table pour mener à bien sa campagne, en retard par rapport aux Etats-Unis ou au voisin britannique.

L’Allemagne discute sur le Spoutnik V

L’Allemagne a annoncé jeudi vouloir discuter avec Moscou de possibles livraisons de son vaccin contre le Covid-19 Spoutnik V, sans attendre le feu vert de Bruxelles.

« J’ai expliqué au nom de l’Allemagne au Conseil des ministres de la Santé de l’UE, que nous discuterions de manière bilatérale avec la Russie, tout d’abord pour savoir quand et quelles quantités pourraient être livrées », a déclaré le ministre de la Santé Jens Spahn, selon qui la Commission européenne refuse de négocier au nom des Vingt-Sept l’achat de Spoutnik V.

Le commissaire européen Thierry Breton s’est montré très réservé sur l’utilité pour l’UE de recourir aux vaccins chinois ou russe, estimant qu’ils n’aideront pas l’UE « à atteindre (son) objectif d’immunité (de la population) d’ici l’été 2021 ».

L’UE n’est pas la seule à s’inquiéter des ratés de sa campagne: l’Australie n’a pas atteint son objectif de quatre millions de doses administrées (elle en est à un million) tandis que l’Indonésie a dénoncé jeudi des retards pris dans la livraison de plus de 100 millions de doses d’AstraZeneca, du fait notamment de restrictions aux exportations observées par l’Inde.

Ce dernier pays, qui abrite le plus grand fabricant de vaccins au monde (SII), a décidé de privilégier l’immunisation de sa propre population, alors qu’il connaît un record de contaminations. Plus de 126.000 nouvelles infections ont été enregistrées au cours des dernières 24 heures. Or seules 87 millions de doses ont été administrées jusqu’ici pour une population de 1,3 milliard d’habitants et selon les médias locaux, plusieurs Etats sont confrontés à une pénurie de sérum, comme le Maharashtra où se trouve la mégapole Bombay.

Le ministre de la santé de cet Etat a averti mercredi que les stocks risquaient d’être épuisés dans les trois jours. « Nous devons dire aux gens que, puisque les vaccins ne sont pas arrivés, ils doivent rentrer chez eux », a déclaré Rajesh Tope.

Au moins 708,4 millions de doses de vaccins anti-Covid ont été administrées dans le monde, selon un comptage réalisé jeudi par l’AFP à partir de sources officielles.

Inégalités d’accès

Mais de fortes inégalités subsistent entre pays à « revenu élevé » au sens de la Banque mondiale, qui concentrent près de la moitié des doses administrées, et pays à « faible revenu », où n’ont été administrées que 0,1 % des doses.

L’Afrique demeure « en marge », avec seulement « 2 % des vaccins administrés dans le monde », a déploré jeudi la directrice pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) Matshidiso Moeti. Amnesty International a dénoncé le « quasi-monopole » des pays riches sur les vaccins face à une pandémie qui a fait plus de 2,89 millions de morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP.

Aux Etats-Unis, la vaccination « est en pleine effervescence », s’est réjoui le président Joe Biden, assurant qu’à partir du 19 avril tous les adultes américains seraient éligibles.

Pays le plus endeuillé avec près de 560.000 morts, les Etats-Unis en sont à plus de trois millions d’injections quotidiennes en moyenne sur les sept derniers jours.

Pour autant, le nombre d’infections quotidiennes a recommencé à augmenter et reste à un niveau très élevé (plus de 74.000 nouveaux cas mercredi).

Des pays comme l’Argentine, l’Inde, le Qatar, Cuba ou encore la Tunisie ont annoncé un renforcement des restrictions en vigueur dans l’espoir d’enrayer la hausse des contaminations. L’Ontario, province la plus peuplée du Canada, se reconfine à partir de jeudi.

Au Brésil, plus de 4.000 personnes sont mortes du Covid-19 mardi et plus de 3.800 mercredi.

L’institut de référence en santé publique Fiocruz a estimé mardi « absolument nécessaire » le confinement pour faire face à la saturation des hôpitaux. Mais le président d’extrême droite Jair Bolsonaro l’a exclu.

La Pologne a annoncé jeudi 954 décès dus au Covid-19, un record journalier. L’Iran a elle franchi la barre des deux millions de cas confirmés.

Par Le Point avec AFP

Canada: Vaccination sans rendez-vous : les Québécois répondent à l’appel

avril 8, 2021

C’est le début de la vaccination sans rendez-vous au Québec pour les citoyens de 55 ans et plus. Près d’une quarantaine de cliniques à travers la province permettent désormais à ceux qui le désirent de recevoir le vaccin d’AstraZeneca contre la COVID-19.

Il y avait une longue file d'attente jeudi matin au stade olympique afin de mettre la main sur un précieux coupon permettant de se faire vacciner.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Il y avait une longue file d’attente jeudi matin au stade olympique afin de mettre la main sur un précieux coupon permettant de se faire vacciner.

À Québec, les coupons donnant accès à un rendez-vous ont rapidement trouvé preneurs ce matin.

Moins d’une quinzaine de minutes après l’ouverture, à 6 h, la clinique située à L’Ancienne-Lorette, soit l’une des deux cliniques pour la vaccination sans rendez-vous dans la Capitale-Nationale, avait distribué 300 coupons.

À l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, 960 coupons ont été donnés avant 7 h du matin.

Les détenteurs de coupons pourront recevoir leur vaccin la journée même.

En Outaouais, où les cas de COVID-19 et les hospitalisations qui en découlent sont à la hausse, la file n’a pas tardé à se former à l’entrée du Palais des Congrès de Gatineau. Dès 7 h, une centaine de personnes attendaient pour obtenir un rendez-vous.

Du côté de Montréal, où 7 cliniques accueillent les Québécois de 55 à 79 ans, des centaines de personnes étaient en file avant l’ouverture, à 8 h, devant le stade olympique.

Les personnes désirant se faire vacciner avec l’AstraZeneca devront faire la file à l’extérieur, ont expliqué les autorités sanitaires Si cette file est évaluée à plus d’une heure d’attente, les personnes se verront remettre un coupon précisant l’heure à laquelle revenir.

Et peu importe le lieu de résidence : les cliniques de sans rendez-vous accueillent les visiteurs de n’importe quelle région du Québec, a précisé une porte-parole de la santé publique.

Certaines cliniques du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord débuteront leur campagne de vaccination sans rendez-vous vendredi seulement.

Les résidents de l’Abitibi-Témiscamingue n’y auront toutefois pas droit : le vaccin d’AstraZeneca ne peut être inoculé en raison de la transmission des variants qui a cours dans cette région, a indiqué la santé publique.

Daniel Fullum, de Repentigny, était heureux d'avoir pu mettre la main sur un précieux coupon.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Daniel Fullum, de Repentigny, était heureux d’avoir pu mettre la main sur un précieux coupon.

L’engouement pour la vaccination sans rendez-vous est une bonne nouvelle pour les autorités québécoises, qui tente de mettre les bouchées doubles afin de freiner la transmission des variants et d’endiguer la troisième vague.

D’autant plus qu’il s’agit du vaccin d’AstraZeneca, dont l’efficacité et la sûreté avaient récemment été remises en cause.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, qui a lui-même reçu le vaccin d’AstraZeneca, a encouragé les Québécois à s’inscrire au sans rendez-vous, considérant la récente résurgence du virus et de ses variants. Ceux qui décideraient de ne pas se faire vacciner avec AstraZeneca s’exposent à attendre longtemps avant de recevoir leur première dose, a-t-il expliqué mercredi en point de presse.

Il revient aux Québécois de faire «un choix éclairé», a-t-il ajouté.

Le Comité consultatif national sur l’immunisation a recommandé de ne pas avoir recours à ce vaccin pour les adultes de moins de 55 ans, en raison de cas graves, quoique rares, de caillots sanguins survenus après l’inoculation du vaccin en Europe. À la fin mars, plusieurs provinces avaient suspendu son utilisation pour cette tranche d’âge.

Le lien entre ce vaccin et l’apparition de caillots sanguins rares causés par une faible numération plaquettaire est néanmoins de plus en plus difficile à ignorer, ont déclaré mercredi l’Agence européenne des médicaments (EMA) et l’Agence britannique de réglementation des médicaments et des produits de santé. Elles sont toutefois incapables d’expliquer l’origine exacte de ces caillots et continuent de souligner que les bénéfices du vaccin surpassent de loin les risques.

En date de mercredi, un total de 1 636 310 doses de vaccin contre la COVID-19 avaient été administrées dans la province. Les autorités sanitaires ont reçu jusqu’à présent 2 358 095 doses.

Le Canada s’attend à recevoir environ 6,4 millions de doses d’AstraZeneca d’ici la fin juin.

Avec CBC/Radio-Canada

France: Le stade de l’Olympique lyonnais transformé en vaccinodrome géant

avril 3, 2021

D’ici lundi, 9 000 personnes auront reçu une première dose de vaccin contre le Covid dans l’immense Groupama Stadium de Lyon.

Vaccination avec vue sur le Groupama Stadium.
Vaccination avec vue sur le Groupama Stadium.© Catherine Lagrange

À70 ans, Magda pénètre pour la première fois dans le Groupama Stadium, antre de l’Olympique lyonnais. L’herbe vert fluo, les gradins tricolores, l’immense arène sont pour elle un éblouissement et valent bien une petite photo souvenir. Si cette habitante de Saint-Symphorien-sur-Coise, à l’autre extrémité du département du Rhône, a pu entrer dans le stade fermé au public depuis plus d’un an, ce n’est pas en raison de la reprise des matchs, mais pour être vaccinée. Arrivée en voiture dans la matinée, Magda a dû patienter pendant une bonne heure en raison d’un bug informatique qui a perturbé un temps les opérations. La retraitée a ensuite suivi le parcours balisé par des sapeurs-pompiers pour remplir son dossier administratif. Et la voilà enfin qui prend place dans l’un des 38 box de vaccination aménagés pour l’occasion dans les salons VIP du Groupama Stadium, qui accueillent habituellement, les soirs de match, les personnalités invitées.

Stan, pompier volontaire de 20 ans, prend Magda en charge et lui demande de remonter la manche de sa veste. La septuagénaire a un petit mouvement de recul. « C’est vous qui allez me piquer ? » demande-t-elle, surprise par l’âge du jeune homme. Stan la rassure, lui explique qu’il a reçu une formation pour vacciner. Trois secondes plus tard, la dose de vaccin Moderna est administrée à la retraitée. « Je n’ai rien senti », sourit-elle, soulagée. Elle a déjà son rendez-vous pour sa deuxième injection. Ce sera le 2 mai. « Je n’ai eu aucun problème pour prendre rendez-vous, confie-t-elle. J’avais même le choix entre plusieurs dates. » Magda est ensuite invitée à prendre un quart d’heure de repos afin de prévenir d’éventuelles réactions. Puis la dernière étape de ce parcours la conduit à un nouvel arrêt administratif « pour entrer dans les données du ministère de la Santé », explique Serge Delaigue, contrôleur général des sapeurs-pompiers du Rhône qui supervise les opérations.closevolume_off

« Tout se passe pour le mieux »

Le docteur Naïma Baladi, médecin-chef des sapeurs-pompiers de Lyon, surveille le bon déroulement des opérations.© Catherine Lagrange

Dans son box avec vue imprenable sur ce stade flambant neuf de 60 000 places, Stan n’en est pas à son coup d’essai. « Nous sommes arrivés très tôt ce matin et nous avons suivi une formation de trois heures pour apprendre le protocole, pour apprendre à piquer et avoir le droit de vacciner », confie le jeune homme. Il a bien eu une petite appréhension lors de sa première injection sur un patient, mais maintenant son geste est assuré. Et, à l’entrée des box, le docteur Naïma Baladi, médecin-chef des sapeurs-pompiers de Lyon, surveille le bon déroulement de la campagne. « Tout se passe pour le mieux », se félicite-t-elle en expliquant que les seringues sont préparées par le personnel médical. Dans le box voisin, Marie, élève infirmière, vaccine elle aussi à la chaîne : « On a la chance de travailler dans un super équipement. Je pense que c’est la première fois, mais aussi la dernière, que je peux pénétrer dans les salons VIP du stade de l’OL. »

Il y a quelques jours, quand Jean-Michel Aulas a proposé à la préfecture du Rhône de mettre son stade et ses équipes au service de la campagne de vaccination, l’offre a été rapidement acceptée. Le président de l’OL confie que l’opération a suscité « un engouement incroyable » chez ses équipes. « À l’OL, notre raison d’être, c’est d’apporter du lien social. Aujourd’hui, il est rompu à cause de la crise sanitaire, mais on peut retrouver ce lien en mettant à disposition nos infrastructures et votre bonne volonté. »

C’est ainsi que 200 personnes du club se sont mobilisées de façon bénévole en ce week-end de Pâques pour encadrer l’opération. Cinq cents personnes au total avec les pompiers et l’agence régionale de santé (ARS). « Et tout cela, dans la bonne humeur, avec le sentiment de servir à quelque chose », explique Jean-Michel Aulas, amusé de voir les gens jouer aux touristes en prenant son grand stade en photo sous toutes les coutures. « À une époque où tout le monde souffre, ça fait du bien de voir des gens heureux de se faire vacciner. »

9 000 personnes vaccinées en trois jours

Ce samedi, ils sont 3 000 à avoir décroché un rendez-vous au Groupama transformé en plus grand vaccinodrome de France. À la fin de ce week-end de trois jours, 9 000 personnes y auront reçu leur première injection. « Il y a énormément d’inscriptions, mais il reste des places disponibles pour ce week-end et les week-ends prochains », assure Thierry Suquet, le préfet délégué pour la défense et la sécurité. « Les réservations sont toujours possibles sur Doctolib. »

Dernière étape de l’opération de vaccination, l’enregistrement des données pour le ministère de la Santé.  © Catherine Lagrange

Une opération coup de poing qui sera réitérée les 17 et 18 avril prochains, ainsi que pendant deux week-ends du mois de mai pour la deuxième injection. « C’est un véritable coup d’accélérateur », estime Jean-Yves Grall, directeur général de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, les yeux rivés sur la courbe montante des taux d’incidence du Rhône, espérant que « cette manifestation, sur deux week-ends, sera de nature à augmenter et accélérer une vaccination indispensable pour protéger ».

Une opération d’envergure montée avec le secteur privé, qui s’ajoute à celle organisée avec la ville de Lyon et les hospices civils de Lyon au stade de Gerland, transformé dans la nuit de mercredi à jeudi en super vaccinodrome. Là-bas, grâce au travail d’une centaine de personnes, le rythme d’injections quotidiennes est passé de 400 à 2 000, sept jours sur sept. « Et d’autres centres devraient encore ouvrir prochainement, dans la métropole lyonnaise comme dans la région », promet encore le docteur Grall

Avec Le Point par la correspondante à Lyon, Catherine Lagrange

Covid-19 : déplacements limités partout en France, fermeture des écoles, vaccination… Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron

mars 31, 2021

Pour tenter d’endiguer la «troisième vague» de l’épidémie, le chef de l’État a annoncé mercredi soir de nouvelles restrictions qui s’appliquent à tout le territoire métropolitain.

Emmanuel Macron a tranché. Face à la «troisième vague» de l’épidémie de Covid-19, le chef de l’État s’est résolu à étendre les «mesures de freinage» à l’ensemble du territoire et à aménager le calendrier scolaire. Devant la nouvelle flambée épidémique, le président appelle «à la mobilisation de chacun» au mois d’avril, «où beaucoup se joue»

Après un an de restrictions, il s’agit de «fournir chacun un effort supplémentaire», pour «protéger» les «malades» et «nos enfants», a-t-il insisté mercredi soir lors d’une allocution solennelle depuis l’Élysée. La nouvelle stratégie sanitaire de l’exécutif sera défendue jeudi par le premier ministre, devant le Parlement, et soumise à un vote consultatif des députés et des sénateurs.

● Les restrictions de déplacement étendues à l’ensemble du territoire

C’est la fin des mesures «localisées». «Plus aucune région n’est épargnée», a assuré le chef de l’État, insistant sur la puissance du variant anglais. En conséquence, la limitation des déplacements en journée, qui concernait depuis le 18 mars 19 départements en zone rouge, va être étendue à l’ensemble du territoire métropolitain. À partir de samedi soir, et pour quatre semaines, il ne sera plus possible de se déplacer dans un périmètre de plus de 10 km, sauf motif impérieux, a annoncé le chef de l’État.

L’attestation ne sera pas nécessaire pour ces déplacements dans un périmètre de 10 km en journée. Pendant les horaires du couvre-feu, de 19h à 6h, ou pour des déplacements dépassant les 10 kilomètres, une attestation sera en revanche exigée.

● Une tolérance pour se déplacer pendant le week-end de Pâques

Les Français pourront choisir leur lieu de confinement. Qu’il s’agisse d’un changement de région ou d’un retour en France depuis un pays étranger, une tolérance sera de mise pour les déplacements qui se feront durant ce week-end de Pâques. Les «contrôles et sanctions» seront en revanche «renforcés sur la voie publique pour limiter les rassemblements» et pour «encadrer la consommation d’alcool».

● Les écoles fermées pendant trois semaines, les vacances de printemps unifiées

C’est le retour des cours à distance. Un an après une fermeture inédite des écoles, les établissements scolaires n’accueilleront plus d’élèves la semaine prochaine. Jusqu’au samedi 10 avril, les cours pour les élèves de primaire, collèges et lycées se feront en «distanciel». Les vacances de printemps débuteront ensuite le 12 avril pour une durée de deux semaines pour toutes les zones. Enfin, à partir du 26 avril et pour une semaine, les cours reprendront en «présentiel» à l’école primaire et en maternelle, et à distance dans pour les collégiens et les lycéens. Le 3 mai marquera la réouverture générale des établissements scolaires avec des jauges adaptées.

De leur côté, les étudiants pourront continuer à se rendre à l’université pour une journée par semaine.

● Tous les dispositifs maintenus pour les parents qui doivent garder leurs enfants

En conséquence de la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées pendant trois semaines, le chef de l’État a rappelé que les parents concernés qui doivent garder leurs enfants et ne peuvent pas télétravailler «auront droit au chômage partiel». Pour les salariés, commerçants, indépendants, entrepreneurs et entreprises, «tous les dispositifs seront prolongés».

● La vaccination étendue aux plus de 50 ans le 15 mai

«Vacciner, vacciner, vacciner sans répit.» Une fois encore, Emmanuel Macron souhaite accélérer sur la vaccination en fixant de nouveaux objectifs : les personnes de plus 60 ans pourront se faire vacciner le 16 avril, celles de plus de 50 ans y auront accès au 15 mai. Enfin, tous les Français qui souhaitent se faire vacciner pourront le faire dès la mi-juin. Une «stratégie spécifique» sera aussi adoptée pour «toutes les professions les plus exposées», comme les enseignants et les forces de l’ordre.

● Des renforts supplémentaires en réanimation

Emmanuel Macron a salué «l’action remarquable de nos soignants, en particulier des équipes de réanimation et de soins critiques», et annoncé qu’ils «sont et seront appuyés dans les prochains jours par des renforts supplémentaires». Le nombre de lits en réanimation, qui a déjà été porté à 7000, devrait atteindre un peu plus de 10.000, a-t-il ajouté.

● Tous les commerces non essentiels fermés en France

Conséquence de l’élargissement à tout l’Hexagone des mesures de restriction imposées dans 19 départements, tous «les commerces seront fermés dans tout le territoire métropolitain selon la liste déjà définie», a précisé Emmanuel Macron. Seuls resteront ouverts les commerces considérés comme essentiels.

● Le télétravail doit être «systématisé»

Concernant le télétravail, qui «est sans doute la mesure la plus efficace» selon le chef de l’État, il sera «systématisé». «J’appelle tous les travailleurs et employeurs à y avoir recours à chaque fois qu’ils le peuvent», a déclaré Emmanuel Macron.

● Culture, bars, restaurants… Une réouverture progressive à partir de la «mi-mai»

Lieux de culture et de sport, bars, restaurants, cafés, commerces… Grâce aux «efforts d’avril» et au «déploiement de la vaccination», Emmanuel Macron souhaite «rouvrir progressivement le pays» à partir de la «mi-mai». «Nous allons bâtir, entre la mi-mai et le début de l’été, un calendrier de réouverture progressive», assorti de «règles strictes», promet-il, afin de «retrouver progressivement une vie normale».

● Des «erreurs» commises mais «nous avons bien fait» de ne pas reconfiner

Le chef de l’État a admis avoir commis «des erreurs» dans sa gestion de la crise sanitaire. Mais sur la stratégie de ne pas reconfiner au mois de janvier, contrairement à plusieurs pays européens, Emmanuel Macron considère qu’il a «bien fait». «Nous avons permis à des centaines de milliers de travailleurs de garder la tête hors de l’eau sans jamais perdre le contrôle de l’épidémie», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que «croire en la responsabilité des Français» n’est «jamais un pari».

Par Le Figaro par Loris Boichot, Jim Jarrassé, Dinah Cohen et Coline Vazquez

Le Royaume-Uni veut vacciner tous les adultes avant de partager les vaccins avec d’autres pays

mars 30, 2021

LE ROYAUME-UNI VEUT VACCINER TOUS LES ADULTES AVANT DE PARTAGER LES VACCINS AVEC D'AUTRES PAYS

© Reuters/CLODAGH KILCOYNE 

LONDRES (Reuters) – La Grande-Bretagne se concentrera sur la vaccination contre le COVID-19 de l’ensemble de sa population adulte avant de distribuer son excédent de doses à d’autres pays, comme l’Irlande voisine, a déclaré mardi le ministre britannique des Entreprises Kwasi Kwarteng.

« Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une crise, et il est tout à fait normal que nous nous concentrions sur la gestion de cette crise dans notre propre pays et sur la sécurité de nos concitoyens, afin que nous puissions retrouver un mode de vie normal », a déclaré Kwasi Kwarteng sur Sky News.

La Grande-Bretagne s’est retrouvée dans un conflit avec l’Union européenne sur les livraisons de vaccin contre le COVID-19, ce qui a conduit Bruxelles à durcir la semaine dernière ses règles sur l’exportation des vaccins.

« Je pense que nous devons nous concentrer sur la sécurité de la Grande-Bretagne, nous voulons également coopérer avec d’autres pays, mais la principale priorité est de déployer le vaccin », a dit le ministre britannique des Entreprises.

Il a ajouté que la Grande-Bretagne travaillait avec les pays européens pour s’assurer que leurs citoyens étaient vaccinés et qu’il ne s’agissait pas d’une compétition avec l’UE.

Cependant, lorsqu’on lui a demandé si la Grande-Bretagne pouvait aider l’Irlande, Kwasi Kwarteng a répondu : « S’il y a des doses de vaccin excédentaires, alors nous pouvons les partager, mais il n’y a pas d’excédents pour le moment, nous avons toujours une énorme quantité de gens à vacciner. »

Plus de 30 millions de Britanniques ont reçu une première dose de vaccin contre le COVID-19 dans le cadre de la campagne vaccinale la plus avancée en Europe, qui a pour objectif de vacciner tous les adultes d’ici la fin du mois de juillet.

Avec Reuters par (Guy Faulconbridge et Michael Holden, version française Anait Miridzhanian, édité par Blandine Hénault)

France/Covid-19 : Jean Castex espère dépasser les 10 millions de personnes vaccinées mi-avril

mars 13, 2021

«Les labos nous font quelques misères dans le respect des délais de livraison», a toutefois déploré le premier ministre lors d’une visite dans un centre de vaccination.

Jean Castex a dit samedi espérer dépasser l’objectif des 10 millions de personnes vaccinées contre le Covid-19 au 15 avril tout en déplorant que « les labos » fassent « quelques misères dans le respect des délais de livraison ».

« On va avoir en avril un défi lourd à relever car on aura beaucoup de vaccins », a dit le premier ministre à l’occasion d’une visite dans un centre de vaccination à Saint-Maixent-L’Ecole (Deux-Sèvres), avant de se rendre à l’École nationale des sous-officiers d’active qui forme les sous-officiers de l’armée de Terre. « On s’est fixé l’objectif de 10 millions de vaccinations au 15 avril et je ne désespère pas qu’on le dépasse. Mais il faut être prudent car les labos nous font quelques misères dans le respect de délais de livraison. Il faut s’adapter », a-t-il poursuivi, alors qu’AstraZeneca vient d’annoncer de nouveaux retards.

Très critiquée pour la lenteur des livraisons de vaccins en Europe et les retards du groupe AstraZeneca, la Commission européenne, qui a négocié les contrats au nom de ses 27 États membres, a annoncé jeudi qu’elle étendait jusqu’à fin juin son mécanisme de contrôle des exportations de vaccins et table sur une montée en puissance des livraisons au deuxième trimestre.

La veille, Jean Castex avait admis que la situation hospitalière était « extrêmement tendue en Île-de-France » en raison de l’augmentation du nombre de personnes en réanimation, et estimé qu’il fallait se « tenir prêt à tout moment à prendre des mesures » supplémentaires. Pour l’heure, l’exécutif a écarté le reconfinemet le week-end ou complet en Île-de-France. Le gouvernement a déjà annoncé des transferts importants de malades du Covid-19 d’Île-de-France d’où trois ont déjà été évacués vers d’autres régions, tout en continuant à accélérer la vaccination.

Vendredi, Le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, a affirmé qu’il y avait « entre 20 et 30 % de déprogrammation » des activités non urgentes pour faire de la place aux patients Covid, ajoutant : « Ça se joue au lit près ». La France a passé vendredi la barre des 90.000 morts du Covid-19 depuis son commencement il y a un an.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: C’est parti pour la vaccination de masse à Montréal

mars 1, 2021

De premiers Montréalais de 80 ans et plus qui vivent à domicile ont commencé lundi à recevoir le très attendu vaccin contre la COVID-19 dans divers lieux de la ville, dont le stade olympique et le Palais des congrès.

Lyette Saucier, 84 ans a été surprise par la piqûre du vaccin, lundi, au stade olympique. Heureusement, la douleur s’est rapidement dissipée.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Lyette Saucier, 84 ans a été surprise par la piqûre du vaccin, lundi, au stade olympique. Heureusement, la douleur s’est rapidement dissipée.

Les premiers vaccinés sont essentiellement des personnes âgées de plus de 85 ans, qui ont été les premières à pouvoir réserver leur place la semaine dernière. La prise de rendez-vous a ensuite été élargie aux 80 ans et plus puisque des places demeuraient disponibles.

Le directeur de la campagne provinciale de vaccination contre la COVID-19, Daniel Paré, a d’ailleurs annoncé lundi en entrevue à l’émission Tout un matin que tous les septuagénaires de Montréal et de Laval peuvent désormais prendre un rendez-vous à leur tour.

«On a concentré des vaccins dans cette région-là pour cette semaine, considérant le nombre de cas de COVID-19. Cette semaine, on voulait vraiment donner un petit « blitz ». C’est pour ça qu’on rouvre ce nouveau groupe prioritaire», a fait valoir M. Paré.

Une file d'attente s'est rapidement formée lundi matin au stade olympique. Le CIUSS de l'Est-de-Montréal affirme que beaucoup de gens se sont présentées jusqu'à 90 minutes avant leur rendez-vous. La distanciation physique n'était pas au rendez-vous.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Une file d’attente s’est rapidement formée lundi matin au stade olympique. Le CIUSS de l’Est-de-Montréal affirme que beaucoup de gens se sont présentées jusqu’à 90 minutes avant leur rendez-vous. La distanciation physique n’était pas au rendez-vous.

La campagne de vaccination de masse, qui s’est mise en branle jeudi dernier à Laval et dans les Laurentides, commence également lundi dans la région de Lanaudière. En Montérégie, elle ne débutera toutefois pas avant le 11 mars.

À Montréal, une quinzaine d’endroits accueillent des aînés, dont le stade olympique et le Palais des congrès, qui sont tous deux en mesure d’immuniser 3000 personnes par jour. Le stationnement à ces deux endroits est gratuit pour quiconque vient se faire vacciner.

Au stade olympique, la campagne de vaccination semble avoir été victime de son succès, et de l’impatience des aînés, lundi matin. Une file d’attente s’est rapidement formée dans la rotonde, de sorte que des employés ont dû offrir des chaises aux gens.

Un employé distribue des chaises aux personnes contraintes d'attendre avant d'entrer. Plusieurs d'entre elles sont mécontentes de la tournure des événements.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Un employé distribue des chaises aux personnes contraintes d’attendre avant d’entrer. Plusieurs d’entre elles sont mécontentes de la tournure des événements.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal affirme que beaucoup de personnes se sont présentées jusqu’à 90 minutes avant leur rendez-vous.

Pour éviter cette situation, les gens sont priés «de se présenter à l’heure de leur rendez-vous, et non pas en avance», a indiqué le CIUSSS dans un communiqué. «Le respect de cette directive est nécessaire pour assurer le respect des consignes sanitaires en vigueur», précise-t-il.

Une fois les chaises distribuées, les gens ont pu s'asseoir dans la rotonde du stade en attendant leur tour.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Une fois les chaises distribuées, les gens ont pu s’asseoir dans la rotonde du stade en attendant leur tour.

Au Patro Villeray, où des vaccins sont aussi offerts, aucune attente considérable n’était toutefois signalée lundi avant-midi. Plusieurs personnes interrogées avant de s’y engouffrer se disaient soulagées devant la perspective d’être enfin vaccinées.

«On se sent heureux d’avoir le vaccin», a déclaré un homme qui arrivait pour son rendez-vous. «Peut-être qu’on va être plus protégés. Alors, ça va nous donner un peu d’assurance, aussi. En tout cas, il faut le faire», a commenté une autre femme.

Une infirmière auxiliaire venue prêter main-forte pour la vaccination, Cera Tofan, abondait dans le même sens. «Il faut passer à cette étape. Le plus rapidement c’est, mieux c’est pour tout le monde», a-t-elle indiqué. «On veut gagner cette immunité collective tellement désirable.»

Il a fallu au moins une heure avant que des mesures visant à assurer le respect de la distanciation physique soient mises en place dans la rotonde du stade.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Il a fallu au moins une heure avant que des mesures visant à assurer le respect de la distanciation physique soient mises en place dans la rotonde du stade.

«On trouve que ça roule bien»

Au Palais des congrès, une bonne affluence pouvait aussi être constatée en milieu de matinée. «On trouve que ça roule bien», a commenté Francine Dupuis, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

«C’est sûr que, comme c’était la première journée, on a commencé un peu en retard. On n’était pas tout à fait à point. On a eu quelques petits accrocs sur le plan informatique. Mais maintenant, ça roule bien, et on pense que ça va être de plus en plus efficace et que les gens auront moins d’attente», a-t-elle indiqué.

Mme Dupuis invite elle aussi les gens qui ont des rendez-vous à se présenter tout au plus 10 minutes avant l’heure prévue pour recevoir leur vaccin.

«Ça ne sert à rien d’attendre dans la file; ils vont de toute façon être vaccinés. Et ça fait moins d’attente, surtout pour les personnes qui ont des marchettes ou des chaises roulantes», a-t-elle souligné.

Selon Mme Dupuis, le gouvernement a pensé entreprendre la campagne de vaccination de masse auprès des septuagénaires, avant de se raviser, par crainte que cela pose des problèmes de logistique.

Mme Dupuis affirme que les pages horaires offertes pour les prochaines semaines sont actuellement «restreintes», parce que Québec n’a pas pu offrir une «assurance totale» que les doses attendues arriveront. «Mais au fur et à mesure qu’on nous confirme les arrivées [de vaccins], on ajoute des plages de rendez-vous», assure-t-elle.

Le nombre de vaccinateurs suffit à répondre à la demande en ce moment, puisque les centres de vaccination ne fonctionnent pas encore à leur pleine capacité. «Quand tous les sites montréalais vont être à pleine capacité, ça pourrait poser un problème», a-t-elle toutefois convenu.

Au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, une centaine de personnes supplémentaires sont recherchées pour différentes tâches, dit-elle. «C’est très complexe, c’est beaucoup de logistique. Il faut les former ces gens, il faut leur montrer le système informatique; il faut qu’ils s’approprient ça, détaille-t-elle. Donc, il faut de la formation pour ne pas que les gens fassent d’erreurs.»

«C’est la lumière au bout du tunnel»

En entrevue à Tout un matin, Ginette Senez, directrice par intérim de la gestion extrahospitalière de la pandémie au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, a expliqué que les aînés qui se rendent au Palais des congrès doivent se laver les mains avant de s’enregistrer avec leur carte d’assurance-maladie avant d’être dirigés vers la salle de vaccination.

«On a d’abord une évaluation, on donne son consentement, on change de table et on procède à la vaccination comme telle», a-t-elle résumé. «Par la suite, on se rend à la salle d’attente […], on attend 15 minutes, on ressort de la salle, on prend le rendez-vous pour notre deuxième dose et on quitte.»

Les gens qui seront vaccinés aujourd’hui recevront le vaccin de Pfizer-BioNTech, a précisé Mme Senez.

«On vaccine avec le vaccin qui nous est rendu disponible. En ce moment, nous avons beaucoup plus de doses de Pfizer que de Moderna. Concernant AstraZeneca, nous ne l’avons pas encore», ajoute-t-elle en référence à ce vaccin et à sa version indienne, Covishield, qui ont tous deux été approuvés vendredi dernier par Santé Canada.

Selon Mme Senez, le vaccin de Moderna, qui nécessite une manipulation un peu moins délicate que celui de Pfizer-BioNTech, est davantage utilisé dans des situations où le vaccin doit être déplacé. Il est notamment utilisé en ce moment pour vacciner les aînés vivant dans des habitations à loyer modique (HLM).

Daniel Paré a par ailleurs indiqué lundi qu’une aide devrait être bientôt offerte aux personnes âgées qui n’ont pas de moyen de transport pour se rendre aux centres de vaccination, comme le demandait en fin de semaine le Réseau FADOQ.

Les personnes admissibles à un vaccin sont invitées à prendre rendez-vous en ligne à l’adresse Québec.ca/vaccinCOVID ou par téléphone au 1 877 644-4545.

Avec Radio-Canada par  François Messier 

Canada: Gisèle Lévesque, première vaccinée de la COVID à Québec

décembre 14, 2020
Une dame âgée, tout sourire dans une chaise

Gisèle Lévesque deviendra la première citoyenne de Québec à recevoir une dose du vaccin contre la COVID-19 développé par Pfizer-BioNTech. PHOTO : COURTOISIE

Gisèle Lévesque, 89 ans, sera la première personne à Québec à recevoir le vaccin développé par Pfizer et BioNTech.

Les yeux du Québec seront sans doute tournés vers elle lorsque l’aiguille s’enfoncera dans son bras, faisant de Gisèle Lévesque la première citoyenne de Québec à se faire inoculer le vaccin.

Pourtant, celle qui franchira la première cette étape importante en vue d’en finir avec la pandémie de COVID-19 ne s’émeut pas de ce passage prochain à l’histoire avec un petit h.

On m’a choisie, bien oui!Gisèle Lévesque

Ce sont là les premiers mots prononcés par Mme Lévesque lorsqu’elle a appris qu’elle serait, entre toutes, la première à recevoir un vaccin.

Nous sommes fières et très heureuses pour notre tante Gisèle, explique Justine, sa nièce. C’est un moment historique qu’elle vit à 89 ans, d’être la première personne vaccinée dans la Capitale-Nationale.

Mme Lévesque n’habite pourtant pas au CHSLD Saint-Antoine depuis très longtemps. Son arrivée dans l’établissement s’est faite au mois de mars, lorsque la pandémie n’en était encore qu’à ses balbutiements.

La dame, qui n’a ni mari ni enfant, a pu compter sur ses nièces Jessica et Justine pour l’accompagner dans les épreuves, nombreuses, que lui réservait 2020 : un séjour à l’hôpital qui a mené à sa prise en charge dans un CHSLD, le départ forcé de son appartement, l’anxiété de la pandémie et la déprime du confinement.

Aujourd’hui, c’est à notre tour de prendre soin d’elle, et nous sommes heureuses pour elle qu’elle puisse vivre ce moment important, soulignent ses nièces dans un mot transmis aux médias par le CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Les premières doses de vaccin doivent atterrir au Canada au cours de la journée samedi. La campagne de vaccination prévue au CHSLD Saint-Antoine doit commencer lundi, mais le CIUSSS indique qu’elle pourrait être avancée, en fonction du moment où les doses parviendront dans la capitale nationale.

Gisèle Lévesque deviendra la première d’une longue série. Quelque 500 personnes doivent recevoir le vaccin chaque jour dans la première phase de la campagne de vaccination dans la région.

Avec Radio-Canada

Les premières doses du vaccin contre la COVID-19 sont arrivées au Canada

décembre 13, 2020

Les premières doses du vaccin de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19, homologué par Santé Canada mercredi dernier, sont arrivées au Canada dimanche soir, aux alentours de 20 heures, à l’aéroport de Mirabel. Le reste des 30 000 doses devrait suivre lundi

Les premières doses du vaccin de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 sont arrivées au Canada dimanche soir, aux alentours de 20 h, à l'aéroport de Mirabel.

© Marie-Josée Paquette-Comeau/ Radio-Canada Les premières doses du vaccin de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 sont arrivées au Canada dimanche soir, aux alentours de 20 h, à l’aéroport de Mirabel.

Une information que s’est empressé de confirmer le premier ministre Justin Trudeau sur son compte Twitter.

En entrevue à l’émission Rosemary Barton Live, à CBC, le major-général Dany Fortin, responsable de la logistique entourant la campagne de vaccination, avait indiqué plus tôt dans la journée que l’opération de livraison des vaccins se déroulait selon le plan.

Un flou à propos du moment exact et des endroits où le produit tant attendu serait reçu avait toutefois été délibérément entretenu par mesure de sécurité, les autorités voulant éviter de susciter l’intérêt des groupes criminalisés.

Des voitures de police se sont notamment rendues sur les lieux quelques minutes après l’atterrissage du Boeing 757 pour sécuriser le périmètre.

Arrivés sur le sol canadien, ces vaccins seront livrés aux 14 premiers centres de distribution du pays, dont un a été établi dans chacune des 10 provinces, et qui sont au nombre de deux au Québec, en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique.

Il faudra ensuite un jour ou deux entre le moment où les doses seront reçues et celui où elles pourront être administrées. Ce temps est nécessaire pour déballer les vaccins, les décanter et procéder au mixage, selon ce qu’avait déjà fait savoir le major-général Fortin.

Chaque personne vaccinée devra recevoir deux doses du vaccin, qui seront administrées à trois semaines d’intervalle.

Zones prioritaires

Grâce à cette première livraison, le Québec doit recevoir 4000 doses, qui seront distribuées dans des CHSLD de Montréal et de Québec, notamment le Centre gériatrique Maimonides, dans l’ouest de l’île de Montréal, ainsi que le Centre d’hébergement Saint-Antoine, à Québec.

Toutes les précautions ont été prises pour pallier les effets secondaires que pourrait avoir le produit sur les premiers vaccinés, selon Francine Dupuis, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, auquel est affilié le CHSLD Maimonides.

D’ici le 4 janvier, un peu plus de 55 000 doses devraient être envoyées au Québec, dont la priorité est de vacciner les résidents des CHSLD, qui sont près de 40 000, puis les travailleurs de la santé.

L’Ontario s’attend pour sa part à recevoir environ 100 000 doses du vaccin d’ici la fin du mois de décembre, qui serviront à immuniser les résidents des foyers de soins de longue durée et des maisons de retraite situées dans les régions les plus touchées par la pandémie, ainsi que le personnel qui prend soin d’eux.

De Puurs au Canada

Le vaccin a d'abord été acheminé à Cologne, en Allemagne.

© UPS Le vaccin a d’abord été acheminé à Cologne, en Allemagne.

Les doses destinées au Canada sont parties vendredi de Puurs, en Belgique. Elles se sont dirigées vers Cologne, en Allemagne, où elles ont été chargées à bord d’un appareil de la compagnie UPS Airlines. Elles ont ensuite transité par le siège social de Pfizer, à Louisville, au Kentucky.

Pour s’assurer que les vaccins sont conservés à la température de -70°Celsius requise pour leur permettre de conserver leur efficacité, ils ont été acheminés dans des boîtes réfrigérées conçues spécialement par l’entreprise.

Chaque boîte est munie d’un capteur GPS permettant de connaître à tout moment son emplacement. Les boîtes ont également été pensées pour pouvoir conserver leur cargaison intacte pendant 10 jours si elles ne sont pas ouvertes.

D’ici la fin décembre, 249 000 doses du vaccin devraient être envoyées au Canada. Le nombre de doses sera livré au prorata de la population de chacune des provinces.

Compte tenu des réactions allergiques signalées au Royaume-Uni après l’administration du vaccin, Santé Canada indique que les personnes ayant des allergies à l’un des ingrédients du vaccin de Pfizer-BioNTech ne devraient pas le recevoir.

Elle leur recommande de parler aux professionnels de la santé de toute allergie grave ou de tout autre problème de santé avant de recevoir ce vaccin.

Avec CBC/Radio-Canada